Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

Auteur : J. Gary Ellison (Page 2 sur 18)

CHASSE AU TRÉSOR

Le premier chapitre de l’Évangile de Jean se ressemble à une chasse au trésor (1:19-51). Tout le monde est à la recherche de celui qui avait été promis dans les Écritures.

  • D’abord, les autorités religieuses voudraient savoir si Jean-Baptiste est le Christ (1:20). 
  • Puis, quand deux des disciples de Jean-Baptiste poursuivent Jésus, ce dernier leur demande : « Que cherchez-vous ? » (1:38). 
  • À son tour, André, l’un de ces deux, annonce à Pierre : « Nous avons trouvé le Messie » (1:41). 
  • Ensuite, Philippe annonce à Nathanaël : « Nous avons trouvé celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes » (1:45). 
  • Dans ce chapitre, Jésus est aussi désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui baptise d’Esprit Saint, le Fils de Dieu, le roi d’Israël et le Fils de l’homme. 

La Bible dit qu’en Christ « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3). Elle parle encore de la richesse insondable de Christ, de la richesse de sa grâce et de sa gloire. Que les gens le sachent ou non, Jésus-Christ est le trésor qu’ils cherchent. Avez-vous trouvé le seul trésor qui rassasie ?

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UN BUT POUR BIEN COURIR

Philippiens 3:1-14

INTRODUCTION

Je suis entré dans un petit magasin que je fréquentais assez souvent. J’ai salué la vendeuse et puisque c’était la première fois de nous voir pendant le nouvel an, elle m’a demandé si le nouvel an allait bien pour moi. Ensuite, avec un air plutôt frustré, elle m’a demandé si le nouvel an avait vraiment changé des choses pour moi. Elle se plaignait en effet que rien n’ait changé, que sa vie suivait la même routine que d’habitude. « Est-ce qu’un chiffre peut changer la vie ? ai-je demandé. Est-ce que une date sur le calendrier peut tout changer ? C’est à nous de changer la vie. »

Nous sommes bien et bel entrés dans la nouvelle année et dans ces quelques jours vous avez pu constater qu’il n’y a rien de nouveau, rien n’a changé. Tout continue d’ordinaire. Le calendrier, les fêtes, les feux d’artifices n’ont rien changé. Nous risquons de passer toute notre existence sans grand changement si nous dépendons d’autres choses pour changer notre vie.

Dans ce passage dans Philippiens 3:1-14, Paul nous donne les principes qui sont nécessaires pour une vie qui vaut la peine de vivre.

1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je n’éprouve aucun ennui à vous écrire les mêmes choses, et pour vous, c’est une sécurité.2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis. 3 Car les vrais circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Christ-Jésus, et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair. 4 Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : 5 circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; 6 quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable. 7 Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. 8 Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, 9 et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. 10 Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, 11 si possible, à la résurrection d’entre les morts.12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. 13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, 14 je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus.

I. NOUS DEVONS CONNAÎTRE NOTRE BUT

Notons que dans les versets 10 et 14, Paul parle de son but (Colombe). Nous devons avoir un but dans la vie, un but qui est plus grand que nous-mêmes, un but qui nous interpelle, un but qui nous donne le zèle pour l’accomplir.

Il y a bien des gens qui n’ont pas de but, pas d’objectif, pas de vision, pas de mission dans leur vie. Ils sont flâneurs, oisifs, fainéants parce qu’ils ne sont pas animés par un but. Ils ne visent pas la cible de la vie, et ceux qui ne la visent pas n’arriveront jamais par hasard à l’atteindre.

Nous devons avoir un but, mais il n’est pas à nous de déterminer notre but ! Pour le chrétien le but est déjà déterminé. Le but n’est pas à nous de fixer parce que nous nous appartenons à un Autre :

1 Corinthiens 6:18-19 « Ne savez-vous pas que … vous n’êtes pas à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été rache-tés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».

Le but nous a été fixé. Nous sommes appelés…

  • Romains 1:7 ; 1 Corinthiens 1:2 ⎯ « appelés à être saints »
  • Romains 8:28 ⎯ « appelés selon son dessein »
  • 1 Corinthiens 1:9 ⎯ « appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Sei-gneur »
  • Éphésiens 4:4 ⎯ « appelés à une seule espérance »
  • Colossiens 3:15 ⎯ « appelés à former un seul corps »
  • 1 Thessaloniciens 2:12 ⎯ « appelés à son royaume et à sa gloire »
  • 1 Thessaloniciens 4:7 ⎯ « appelés à la sanctification »
  • 1 Timothée 6:12 ⎯ « appelés à la vie éternelle »

Ce n’est donc pas à nous de nous fixer notre but ; c’est déjà fixé par Dieu. Dans le verset 12, Paul dit qu’il a été saisi par le Christ-Jésus pour qu’il saisisse l’objectif.

Quel est cet objectif ? Comme nous venons de voir, ce but peut être exprimé de plusieurs manières. Nous pouvons parler de la croissance spirituelle, du progrès dans la sanctification, d’une conformité à la volonté de Dieu, mais dans ce passage, Paul le résume dans une phrase : « Mon but est de le connaître… »

Paul n’a pas dit que c’était son but de croire en Dieu ; il a dit que c’était son but de connaître Jésus-Christ « lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts ».

Nous avons été saisis par Christ-Jésus pour le connaître ! Le but de notre vie, de notre existence en tant que chrétiens est de le connaître. Toute autre chose que nous faisons dans cette vie doit être soumise à cette objectif de connaître Jésus-Christ.

1 Corinthiens 10:31 ⎯ « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. »

2 Corinthiens 5:9 ⎯ « C’est pour cela aussi que nous mettons notre point d’honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions (dans ce corps), soit que nous le quit-tions. »

Est-il votre but de le connaître ? Est-ce que c’est votre passion ? Est-ce ce qui vous anime, enflamme ? Est-ce que vous vivez pour connaître Jésus-Christ ?

C’est à cela que nous avons été appelés. Nous devons l’embrasser, mettre cet objectif devant nous et évaluer notre progrès vers ce but. Embrassons le but de connaître Jésus.

II. NOUS DEVONS RECONNAÎTRE QUE NOUS NE SOMMES PAS ARRIVÉS

Ce qui est aussi grave que de ne pas avoir de but, c’est de croire que nous sommes déjà arrivés. Combien de chrétiens sont ici qui sont déjà arrivés ? Vous êtes déjà par
faits ? Dieu a déjà fait tout ce qu’il veut faire dans votre vie ?

Celui qui se croit déjà arrivé au but n’arrivera jamais. Pouvez-vous imaginer un coureur qui fait la moitié de sa course, s’arrête et se félicite parce qu’il croit avoir achevé sa course ?
Paul a dit trois fois dans quelques versets qu’il n’était pas encore arrive :

« 12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix 

ou que j’aie déjà atteint la perfection…

13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ».

C’est le grand apôtre Paul q
ui parle ! Celui

  • qui a vu le Seigneur sur le chemin vers Damas,
  • qui a reçu des révélations,
  • qui a implanté tant d’églises,
  • qui est monté au troisième ciel,
  • qui a écrit par l’inspiration de l’Esprit Saint toutes ses épîtres…

et il dit qu’il n’est pas encore arrivé !

Nous ne devons pas nous faire d’illusions. Nous avons une course à achever, un combat à combattre, une foi à garder.

Jésus dit que dans les derniers jours, « …en raison des progrès de l’iniquité l’amour du plus grand nombre se refroidira. 13 Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:12-13). Bien des gens vont se retirer de la course avant d’arriver au bout.

Paul a parlé de

  • ceux qui ont abandonné la foi (1 Timothée 4:1),
  • d’autres qui ont fait naufrage en ce qui concerne la foi (1 Timothée 1:19),
  • d’autres qui étaient déchus de la grâce (Galates 5:4).

Nous devons nous rendre compte que nous ne sommes pas encore arrivés. La course est toujours devant nous. Nous ne devons pas jeter l’éponge, laisser tomber les bras.

III. POURSUIVRE LE BUT AVEC UNICITÉ DE CŒUR

Troisièmement, nous poursuivre notre but avec la totalité de notre être.

Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose… (Philippians 3:13 NEG).

A. Nous oublions ce qui est en arrière.

…oubliant ce qui est en arrière… (Philippians 3:13 NEG).

Nous en avons fini avec le passé.

1. Il convient d’oublier les bonnes choses que vous avez faites

Les bonnes choses que vous avez faites peuvent vous empêcher de connaître Christ. Paul parle de plusieurs bonnes choses qu’il avait accomplies :

Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable (Philippiens 3:4-6).

Si vous êtes toujours en train de penser à ce que vous avez achevé dans le passé, vous ne faites rien pour le future. Paul aurait pu se glorifier de son passé mais il l’a considéré comme une perte afin de gagner le Christ.

On ne peut atteindre la ligne d’arrivéeen restant à la ligne de départ.

Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. (Philippiens 3:7-9).

On ne peut atteindre la ligne d’arrivée en restant à la ligne de départ.

2. Encore, il convient d’oublier les mauvaises choses que vous avez faites.

Dans un sens, nous ne devons pas oublier le passé car le passé révèle ce que Christ a fait pour nous :

…souvenez -vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde (Éphésiens 2:12).

Mais dans un autre sens, nous devons nous rendre compte que Dieu lui-même ne tient plus compte des péchés quand il y a confession et repentance :

De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, À qui le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! (Psalm 32:1-2 NEG).

3. Le mal que vous vous êtes fait

Combien nous souffrons du mal que nous nous sommes fait ! Mais nous mettons notre passé sur l’autel de Celui qui fait « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Romaims 8:28 NEG).

4. Le mal que vous avez fait aux autres

Zachée a fait une restitution, preuve de sa repentance. Cela fait partie de la course, mais quand vous avez tout rectifié, vous devez laisser tomber. Ne soyez pas paralysé par le mal que vous avez fait.

5. Le mal que des autres vous ont fait.

Le mot, c’est pardonner. En pardonnant aux autres, nous les libérons et nous nous libérons. Nous nous pouvons avancer en nous figeant dans le passé.

B. Il convient de tendre vers ce qui est en avant.

… et me portant vers ce qui est en avant (Philippians 3:13 NEG).

Nous avons une nouvelle orientation : nous nous orientons vers le futur « pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus ».

Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire (Colossiens 3:1-4).

C’est pourquoi Paul dit,

« …je poursuis (ma course) afin de le saisir… (La Colombe).

Quelques versets plus tard, il nous rappelle que notre citoyenneté est au ciel :

Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d ‘où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s ‘assujettir toutes choses (Philippians 3:20-21 NEG).

C. Courir vers le but

je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus (Philippiens 3:14 NEG).

1. La nécessité de s’entraîner

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir. Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une cou-ronne incorruptible. Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air » (1 Corinthiens 9:24-26).

« Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, en vous empêchant d’obéir à la vérité » (Galates 5:7).

2. L’entraînement et la Parole

« L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4).

La Parole de Dieu est le moyen principal par lequel nous entrons en communion avec lui, lui adresser nos prières, l’entendre nous parler, etc.

…Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples (John 8:31 NEG).

Il convient donc à lire une bonne portion de la Parole de Dieu chaque jour. Il existe bien des méthodes. Stéphane Kapitaniuk couvre la gamme ici. La Parole de Dieu est votre vie !

Courez vers votre but pour pouvoir dire avec l’Apôtre Paul :

« j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la cou-ronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce Jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son apparition » (2 Tim
othée 4:7-8).

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LA VIE NOUVELLE POUR L’ANNÉE NOUVELLE

Le nouvel an nous donne l’illusion d’un nouveau commencement. Nous avons soif de changer, de faire mieux qu’avant. Nous faisons nos résolutions pour la nouvelle année tout en souhaitant que le bien soit à notre portée. Hélas ! Nous finissons trop souvent en avouant :

“Je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas” (Romains 7:18-19).

Jérémie nous pose la question :

“Un Éthiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, Vous qui êtes exercés à faire le mal ?” (Jérémie 13:23).

Aussi réaliste qu’elle soit, la Bible ne nous laisse pas sans espoir. Au contraire, elle promet un nouveau commencement à tous ceux qui viennent à Christ :

“Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige” (Ésaïe 1:18).

Dieu jette au fond de la mer tous nos péchés (Michée 7:19). Il ne s’en souvient plus (Hébreux 8:12). Que c’est merveilleux de savoir que Dieu nous a pardonné nos péchés ! En plus, il nous donne un cœur nouveau et un esprit nouveau, et il met son Esprit en nous pour que nous puissions vivre la vie nouvelle (Ézékiel 36:25-27).

Jésus appelle ce nouveau commencement “la nouvelle naissance”. Nous ne passons pas de notre vie ancienne à la vie nouvelle par un processus d’évolution :

“Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit “ (Jean 3:6).

Le changement dont nous avons besoin ne s’effectue pas par résolutions, mais par la nouvelle naissance : “il faut que vous naissiez de nouveau” (Jean 3:7). Dieu fait de nous de nouvelles créatures dotées d’une nouvelle nature (2 Corinthiens 5:17 ; Galates 6:15 ; Éphésiens 2:24 ; Colossiens 3:10).

L’espoir d’une nouvelle vie, donc, ne se trouve pas dans la nouvelle année, mais en Jésus-Christ. Il vous donnera la vie nouvelle pour le temps et pour l’éternité.

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À L'ÉCOUTE DE LA PAROLE

« La Parole a été faite chair… » (Jean 1:14).

D’habitude nous tournons aux évangiles de Matthieu et de Luc pour considérer la naissance de Jésus-Christ. Nous ne lisons pas dans les autres évangiles de l’Annonciation angélique à la vierge Marie,

  • ni de l’hésitation de Joseph,
  • ni des prophéties d’Élisabeth, d’Anne ou de Siméon,
  • ni de l’apparition des anges aux bergers,
  • ni des Mages venant de l’Orient,
  • ni de la fuite de la sainte famille en Égypte devant le roi meurtrier Hérode… 

Jean résume dans son évangile toute cette histoire de l’entrée dans le monde du Fils de Dieu dans une petite phrase qui est la plus étonnante qui soit : « La Parole a été faite chair ».

La Parole l’expression de Dieu qui était au commencement, qui était avec Dieu, qui était Dieu et qui a fait tout ce qui a été fait (Jean 1:1-3), cette Parole a été faite chair. Le seul unique Dieu est entré dans l’histoire humaine en chair et en os dans la personne du bébé né à Bethléhem. L’enfant dans la crèche était Dieu le Fils.

Ainsi Jean peut-il ajouter que la Parole « a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (1:14). La Parole de Dieu a été faite chair pour que nous puissions contempler Jésus-Christ, l’expression de Dieu. Soyons à son écoute !

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Peut-on prier le Saint-Esprit ou lui adresser des cantiques ?

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Une question m’a été posée au sujet de la prière :

Qu’en pensez vous de nos chants actuels, puisque on a l’habitude de chanter des cantiques adressés à l’Esprit de Dieu en personne. (Saint Esprit descends, par exemple) ? Serait-il d’après vous possible de les maintenir ou plutôt choisir des chants qui s’adressent plutôt à Dieu (trinitaire), au Père ou au Fils, tout en acceptant les chants qui implicitement parle de l’Esprit Saint ?

Au sujet de la prière et des cantiques adressés au Saint-Esprit, je donne la réponse de M. Wayne Grudem dans son livre Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 380-381. Voici ma traduction :

Un survol des prières du Nouveau Testament indique qu’elles ne sont généralement adressées ni à Dieu le Fils, ni au Saint-Esprit, mais à Dieu le Père. Pourtant, un simple comptage de ces prières peut être trompeur, car la majorité des prières qui sont enregistrées dans le Nouveau Testament sont celles de Jésus lui-même qui a constamment prié Dieu le Père, mais évidemment ne s’est pas prié à lui-même comme Dieu le Fils. En outre, dans l’Ancien Testament, la nature trinitaire de Dieu n’avait pas encore été si clairement révélée ; il n’est donc pas surprenant que nous ne trouvions pas beaucoup d’exemples de prières adressées directement à Dieu le Fils ou à Dieu le Saint-Esprit avant l’époque de Christ.

Bien qu’il y ait une tendance claire d’adresser la prière directement à Dieu le Père au travers du Fils (Matthieu 6:9; Jean 16:23; Éphésiens 5:20), il y a des indications qu’il convient aussi d’adresser la prière directement à Jésus. Le fait que c’était Jésus lui-même qui a nommé tous les autres apôtres, suggère que la prière dans les Actes 1:24 lui est adressée : « Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi. » En mourant, Étienne prie: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7:59). La conversation entre Ananias et « le Seigneur », dans Actes 9:10-16 est avec Jésus, parce qu’au verset 17 Ananias dit à Saul, « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus… m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. » La prière « Marana tha – Notre Seigneur, viens ! » (1 Corinthiens 16:22 BFC) est adressée à Jésus, ainsi que la prière dans l’Apocalypse 22:20, « Viens, Seigneur Jésus ! » Paul a également prié « le Seigneur » dans 2 Corinthiens 12:8 concernant son épine dans la chair.

En outre, le fait que Jésus est « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle » (Hébreux 2:17 NEG) qui est capable de « compatir à nos faiblesses » (Hébreux 4:15) nous encourage de nous approcher avec assurance « du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:16). Ces versets nous encourage à venir directement à Jésus dans la prière, tout en attendant qu’il compatisse à nos faiblesse tandis que nous le prions.

Il y a donc justification scripturaire assez claire pour nous encourager à prier non seulement à Dieu le Père (ce qui semble être le norme et qui suit certainement le exemple que Jésus nous a enseigné dans la prière dite dominicale), mais aussi de prier directement à Dieu le Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Les deux prières sont correctes, et nous pouvons prier soit au Père soit au Fils.

Mais devrions-nous prier au Saint-Esprit? Bien que le Nouveau Testament n’enregistre aucune prière adressée directement au Saint-Esprit, rien n’interdise une telle prière, car l’Esprit Saint, comme le Père et le Fils, est pleinement Dieu et est digne de la prière et est puissant pour répondre à nos prières. (Notez également l’invitation d’Ezéchiel au « souffle » ou « Esprit » (dans Ézéchiel 37:9). Dire que nous ne pouvons pas prier le Saint-Esprit, c’est dire que nous ne pouvons lui parler ou nous rapportent à lui d’une manière personnelle, ce qui ne semble guère correcte. Le Saint-Esprit se rapporte à nous d’une manière personnelle

  • puisqu’il est un « Consolateur » ou « Conseiller » (Jean 14:16, 26),
  • les croyants « le connaissent » (Jean 14:17),
  • il nous enseigne (cf. Jean 14:26),
  • il témoigne de nous que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8:16),
  • et il peut être attristé par notre péché (Éphésiens 4:30).

En outre, le Saint-Esprit exerce la volonté personnelle dans la distribution de dons spirituels, « les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Par conséquent, il ne semble pas incorrect de prier directement à l’Esprit Saint à certains moments, en particulier lorsque nous lui demandons de faire quelque chose qui se rapporte à ses zones spéciales du ministère ou responsabilité. En fait, plusieurs cantiques qui ont été bien utilisés à travers l’histoire de l’église, sont des prières à l’Esprit Saint. Pourtant, cela n’est pas le modèle de la prière dans le Nouveau Testament et ne devrait pas devenir l’accent dominant dans notre vie de prière.

Grudem cite aussi J. I. Packer qui dit, « Est-ce correct de prier à l’Esprit ? Il n’y en a pas d’exemple dans les Écritures, mais puisque l’Esprit est Dieu, il ne peut être incorrect de l’invoquer et de s’adresser à lui s’il y en a juste raison » (Keep in Step with the Spirit [Old Tappan, N.J.: Revell, 1984], p. 261).

Il fait référence à plusieurs cantiques en anglais qu’il nomme et inclut dans son livre :

  • « Come, O Come Thou Quickening Spirit » par Heinrich Held, 1664
  • « Come, Thou Almighty King » un cantique trinitaire anonyme de 1757
  • « Come, O Creator Spirit » anonyme, 10e siècle
  • « Spirit of God, Descend Upon My Heart » par George Croly, 1854
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La délivrance dans le Nouveau Testament, une analyse brève

Un frère m’a posé la question suivante :

À quoi sert le don de chasser les démons, s’il suffit d’être né de nouveau ? Pour les non croyants, avant de donner la vie à Jésus, quand et à quel moment ce don serait-il utile ? 

Je vous remercie, frère, du contenu et de l’esprit de votre réponse. Votre question m’a poussé à chercher les occurrences des termes démon, possédé, esprit mauvais/impur dans le Nouveau Testament en grec. De loin l’emploi le plus fréquent se trouve dans les évangiles pendant le ministère terrestre de Jésus. Si j’ai bien trouvé toutes les références, 81 pour cent des références (92/113) sont situés dans la vie terrestre de Christ : 

 

Possession
(δαιμονίζομαι)

Démon(s)
(δαιμόνια)

Esprit(s) impur(s)
(ἀκάθαρτον πνεῦμα)

Esprit(s) mauvais
(τὸ πνεῦμα τὸ πονηρόν)

TOTALE

Matthieu

7

11

2

2

22

Marc

4

13

12

29

Luc

1

23

6

4

34

Jean

1

6

 

 

7

Actes

(cf. 17:18)

2

4

6

1 Corinthiens

4

4

Éphésiens

1

1

1 Timothée

1

1

Jacques

1

1

Apocalypse

 

3

4

 

7

TOTALE

13

63

26

11

113

(Je donne les références à la fin de cette réponse.) 

Dans les Actes, plusieurs Samaritains ont été délivrés de mauvais esprits (Actes 8:17). À Éphèse, plusieurs ont été délivrés par des « miracles extraordinaires » que
Dieu faisait par « les mains de Paul » (19:11-12). Il y a encore trois références dans l’exorcisme raté par les sept fils d’un certain Scéva (19:13-16).

Un autre passage des Actes qui ne mentionne pas de démons mais qui nous enseigne est le suivant :

Actes 19:18-19 NEG Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. 19 Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde : on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent.

Bien que les versets précédents (19:12-16) aient à faire avec des exorcismes, il n’y a aucune indication que ces croyants avaient besoin d’un ministère de délivrance. Ils ont simplement confessé et déclaré ce qu’ils avaient fait, puis ils ont apporté leurs livres de magie et les ont brûlés devant tout le monde.

Dans 1 Corinthiens, Paul fait quatre références aux démons en deux versets successifs. Malgré tous les problèmes dans l’église à Corinthe, Paul n’indique pas que les chrétiens puissent être possédés ; il démontre l’incompatibilité de la vie chrétienne avec l’idolâtrie : manger avec des amis dans un temple païen est synonyme avec la communion avec des démons : « je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons” (10:20-21).

Vous pouvez tracer toutes les références du Nouveau Testament pour trouver il n’existe aucun cas d’un croyant, né de nouveau, qui avait besoin d’être délivré d’une possession démoniaque.

À quoi sert le don de chasser les démons, s’il suffit d’être né de nouveau ?

D’abord, « le don de chasser les démons » n’est pas mentionné dans le Nouveau Testament. Il existe le discernement des esprits (1 Corinthiens 12:10), sujet de diverses interprétations. Il s’agit probablement d’une reconnaissance de la source d’une action, attitude ou aspiration chez un individu. Cette source peut être l’Esprit de Dieu, l’esprit humain (de l’individu lui-même) ou un esprit mauvais.

C’est plutôt dans les évangiles que nous lisons que Jésus donna aux apôtres le pouvoir de chasser des démons (Matthieu 10:1). Il y avait aussi un homme qui chassait des démons au nom de Jésus qui ne faisait pas partie des apôtres (Marc 9:38).

Dans les Actes, les apôtres ont « guéri » des « gens qui ont été tourmenté par des esprits impurs » (Actes 5:16). Philip n’était pas un apôtre, mais beaucoup de Samaritains ont été délivrés sous son ministère. Quand les apôtres Pierre et Jean sont arrivés, ils n’ont pas imposé des mains pour chasser des démons mais pour que ces croyants reçoivent le Saint-Esprit (ce qui démontre que l’œuvre du Saint-Esprit n’est pas limitée à la conversion du pécheur). Les apôtres n’ont jamais exercé un ministère de délivrance vis-à-vis les croyants. Ceux qui ont été délivrés sont normalement devenus croyants par la suite de leur délivrance.

Ce que nous constatons dans le Nouveau Testament, c’est que la délivrance était exercé à la frontière de l’évangélisation, et dans le ministère de Jésus et dans le ministère de l’église naissante (Actes 5:16) et dans l’expansion de l’église dans des territoires païens (Actes 8:17 ; 19:11-12), pas parmi les croyants.

Notons également que ni la délivrance ni la guérison n’est forcément identique avec le salut. Au sujet de la guérison, Jésus a souvent guéri des gens qui n’ont pas répondu convenablement. Un seul lépreux des dix que Jésus avait guéris était reconnaissant (Luc 17:11-19). L’homme qui avait été boiteux pendant 38 ans s’intéresser plus à se sauver la peau que de suivre Jésus (Jean 5:1-15). Jésus semble indiquer dans que la délivrance n’implique pas nécessairement le salut. Si une personne est délivrée mais qu’elle ne suive pas le Seigneur Jésus, « la dernière condition de cet homme est pire que la première » (Luc 11:26 NEG). Par contre, le démoniaque des Géraséniens « priait Jésus de le laisser rester avec lui » et il « publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui » (Luc 8:39 NEG).

En réponse, donc, à la question, « Pour les non croyants, avant de donner la vie à Jésus, quand et à quel moment ce don serait-il utile ? », je répondrais que la délivrance donne en quelque sorte le « bon sens » (Luc 8:35) pour pouvoir répondre à l’appel du salut.

L’exorcisme biblique était plutôt rare par rapport avec les multitudes de ceux qui ont été guéris et de ceux qui sont devenus croyants. La possession démoniaque est assez restreinte en nombres par rapport à la population des non croyants.

Paul donne une liste de personnes qui n’hériteront pas le royaume de Dieu. Nous serions tentés de dire que quelques-uns de ces personnes étaient possédées. Paul ne le dit pas. Il indique tout simplement la condition de ceux qui sont sauvés : ils ont été lavés, sanctifiés et justifiés. Pas possédés.

1 Corinthiens 6:9-11 NEG Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, 10 ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. 11 Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

Ça, c’est l’évangile.

Voir aussi : 

RÉFÉRENCES

  • Matt. 4:24; 7:22; 8:16, 28, 33; 9:32, 33, 34; 10:1, 8; 11:18; 12:22, 24, 27, 28, 43, 45; 15:22; 17:18;
  • Marc 1:23, 26, 27, 32, 34, 39; 3:11, 15, 22, 30; 5:2, 8, 13, 15, 16, 18; 6:7, 13; 7:25, 26, 29, 30; 9:25, 38; 16:9, 17;
  • Luc 4:33, 35, 36, 41; 6:17; 7:21, 33; 8:2, 27, 29, 30, 33, 35, 36, 38; 9:1, 42, 49; 10:17; 11:13, 14, 15, 18, 19, 20, 24, 26; 13:32;
  • Jean 7:20; 8:48, 49, 52; 10:20, 21;
  • Actes 5:16; 8:7; 17:18; 19:12, 13, 15, 16;
  • 1 Co. 10:20, 21;
  • Eph. 6:12;
  • 1 Tim. 4:1;
  • Jas. 2:19;
  • Apo. 9:20; 16:13, 14; 18:2
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La possession démoniaque, la maladie, le salut et la guérison

La question suivante m’a été posée :

Que pensez-vous si je donne ma vie a Jesus et que malade je suis exemple: du cancer (ce n’ai pas mon cas), si cette maladie et due a une possession je devrai normalement être guérit lorsque je donne ma vie à jésus?

En réponse, je dirais qu’il est difficile d’établir une relation entre une maladie et une possession démoniaque. Il faudrait établir trois choses :

  1. que la personne est possédée.
  2. que la personne est malade.
  3. que la maladie est le résultat de la possession démoniaque.

La maladie est assez facile d’établir. Même si l’on peut prouver que la personne est possédée, comment prouver que la possession est la cause de la maladie ? C’est une présomption de notre part. Donc, nous ne pouvons présumer qu’une personne sauvée sera automatique guérie.

La guérison divine n’est pas garantie dans cette vie. Sans parler de la condition physique de l’Apôtre Paul, on peut facilement trouver plusieurs personnes dans la Bible qui était malades mais qui n’était pas possédées. En fait, ils étaient serviteurs du Seigneur :

Elisée était atteint de la maladie dont il mourut…” (2 Rois 13:14 NEG).

Trophime : Paul dit, “…j’ai laissé Trophime malade à Milet” (2 Timothée 4:20 NEG).

Timothée avait des troubles de digestion : “Ne continue pas à ne boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions” (1 Timothée 5:23 NEG).

Epaphrodite a failli mourir de sa maladie : “J’ai estimé nécessaire de vous envoyer mon frère Epaphrodite, mon compagnon d’oeuvre et de combat, par qui vous m’avez fait parvenir de quoi pourvoir à mes besoins. 26 Car il désirait vous voir tous, et il était fort en peine de ce que vous aviez appris sa maladie. 27 Il a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse” (Philippiens 2:25-27 NEG).

Puisque ces hommes n’étaient pas possédés et que la maladie n’est pas forcément due à la possession, il est difficile de dire qu’un démoniaque serait guéri quand il est sauvé.

Voir aussi : 

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Un temps pour tout. Ce n’est pas que de la poésie.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????L’Ecclésiaste – Prédicateur ou Qohélet – cherche à comprendre l’incohérence qui se manifeste souvent sous le soleil – dans le monde des hommes. Il voit l’injustice au lieu établi pour la justice, la méchanceté dans le lieu du jugement (Ecclésiastes 3:16). Il constate que sous le soleil, homme et bête subissent le même sort : l’un meurt comme l’autre pour retourner à la poussière (Ecclésiastes 3:19-20). Les oppressions règnent et personne ne console les opprimés (Ecclésiastes 4:1). L’athée semble avoir raison : si Dieu existe il doit être impuissant.

Mais l’Ecclésiaste entrouvre une fenêtre :

Il y a un temps pour tout,
un temps pour toute chose sous les cieux :

2 un temps pour naître,
et un temps pour mourir ;

un temps pour planter,
et un temps pour arracher ce qui a été planté ;

3 un temps pour tuer,
et un temps pour guérir ;

un temps pour abattre,
et un temps pour bâtir ;

4 un temps pour pleurer,
et un temps pour rire ;

un temps pour se lamenter,
et un temps pour danser ;

5 un temps pour lancer des pierres,
et un temps pour ramasser des pierres ;

un temps pour embrasser,
et un temps pour s’éloigner des embrassements ;

6 un temps pour chercher,
et un temps pour perdre ;

un temps pour garder,
et un temps pour jeter ;

7 un temps pour déchirer,
et un temps pour coudre ;

un temps pour se taire,
et un temps pour parler ;

8 un temps pour aimer,
et un temps pour haïr ;

un temps pour la guerre,
et un temps pour la paix
(Ecclésiastes 3:1-8 NEG).

C’est évident. Pourtant, l’Ecclésiates ne s’intéresse pas qu’à la poésie. Il s’adresse au problème dit théodicée.

Dieu « fait toute chose belle… » (Ecclésiastes 3:11). Quand ça ? En son temps. « Il fait toute chose belle en son temps. » Tout n’est pas beau en ce moment.

Nous vivons le présent et nous souffrons de la myopie : nous ne voyons que le présent qui n’est qu’un instant sur l’étendu de l’éternité. Pourtant, Dieu « a mis dans [notre] cœur la pensée de l’éternité » (Ecclésiastes 3:11 NEG).

« Un temps pour tout. » Dieu fera toute chose belle en son temps. Et les injustices qui nous accablent ? Ne vous inquiétez pas. L’Ecclésiaste nous dit : « Dieu jugera le juste et le méchant ; car il y a là un temps pour toute chose et pour toute œuvre » (Ecclésiastes 3:17 NEG).

La pensée de l’éternité est un don de Dieu parenté avec la foi. Avec la pensée de l’éternité dans notre coeur, nous pouvons voir de loin que « l’Éternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui espèrent en lui ! » (Ésaïe 30:18 NEG).

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Les disciplines d’un homme pieux : La suprématie de la discipline

Disciplines of a Godly ManLa suprématie de la discipline

L’excellence dans tout domaine est le résultat de beaucoup de discipline.  Par exemple, on m’a fait savoir qu’un certain frère est le meilleur ébéniste du pays.  Comment est-il devenu le meilleur ? En travaillant le bois des milliers d’heures. C’est la discipline.

John est un excellent guitariste. Je ne sais pas s’il est meilleur de l’île : cela serait son père ! Mais comment John est-il devenu un très bon guitariste ? Il a passé des heures à apprendre les accords et à entraîner ses doigts jusqu’à ce qu’il puisse bien jouer sans y penser.

Léonardo da Vinci et Michelangelo ont fait des multitudes de sketches avant de devenir des artistes illustres. La quantité de discipline dans leur vie était à la base de la qualité de leurs œuvres. Nous sommes émerveillés par la perfection anatomique des tableaux de da Vinci, mais nous oublions qu’il a une fois dessiné un millier de mains.

Winston Churchill est reconnu comme l’orateur du siècle. Il était un naturel, n’est-ce pas ?  Pas vraiment. Il avait un zézaiement et a dû planifier tout détail de ses discours.

La discipline est tout : elle est la mère du génie.

Thomas Edison a inventé l’ampoule après 1000 échecs.

Jasche Heifitz, le plus grand violoniste de ce siècle, a joué le violon quatre heures par jour de l’âge de trois ans jusqu’à sa mort à l’âge de 75 ans, soit 102 000 heures !

La discipline est tout : elle est la mère du génie.

Paul sur la discipline

La Bible parle d’une discipline spirituelle : en écrivant à Timothée, Paul lui à dit : « Exerce-toi à la piété ». Il y a beaucoup de textes bibliques qui parlent de la discipline, mais en voilà un classique. Le mot « exercer » dérive de l’adjectif « gymnos » qui veut dire « nu » et nous donne le mot « gymnase ». Les athlètes grecs ont participé à la compétition tout nus afin de n’être pas empêchés.

Pourquoi les athlètes grecs ont-il participé aux concours tout nus ?

« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée » (Hébreux 12:1).

Qu’est-ce qui vous enveloppe–vous empêche–de courir pour Christ ?

« Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une couronne incorruptible.  Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’aire.  Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9:25-27).

« Exerce-toi à la piété… Nous travaillons et luttons » (1 Timothée 4:7, 10).

Le verbe lutter dérive du mot grec qui nous donne le verbe « agoniser ». Il faut toute notre force pour être pieux.

Pas de masculinité, pas de maturité ! Pas de discipline, pas de disciples ! Pas de sueur, pas de sainteté !

Pourquoi les disciplines ?

1.  Les vies chrétiennes disciplinées sont l’exception dans le monde actuel.

(Quelle est la différence entre la discipline et le légalisme ? La différence en est une de motivation. Le cœur légaliste dit : « Je fais ceci pour gagner le mérite avec Dieu. » Le cœur discipliné dit : « Je fais ceci parce que j’aime Dieu et je veux lui plaire. »)

2.  Spirituellement, les hommes sont moins inclinés et moins disciplinés que les femmes.

  • Les femmes lisent plus de la littérature chrétienne que les hommes.
  • Les femmes s’intéressent plus à leur bien-être spirituel que les hommes ne s’intéressent à le leur.
  • Un sondage aux États-Unis d’Amérique a indiqué que 71 pour cent des femmes ont cru que la religion pourrait résoudre les problèmes du monde par rapport à 55 pour cent des hommes.
  • Cinquante-neuf pour cent de ceux qui fréquentent l’église typique sont des femmes par rapport à 41 pour cent des hommes.

3.  La discipline fera un impact sur la vie présente et la vie à venir :

« Exerce-toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de choses, tandis que la piété est utile à tout, elle à la promesse de la vie présente et de la vie à venir » (1 Timothée 4:7-8).

La vie présente : notre vie porte une influence sur nos amis, votre épouse, nos enfants.

La vie à venir : ce que nous faisons avec notre vie demeurera un monument à Christ pour toute l’éternité (cf. 1 Corinthiens 3:10-15). Ceux qui minimisent l’importance de la discipline spirituelle maintenant ne le feront pas là -haut !

Questions :

  1. Qu’est-ce qui vous empêche dans votre marche avec Dieu ?  Pourquoi le retenez-vous ?
  2. Qu’est-ce qu’un manque de discipline peut faire à votre vie ?
  3. Comment la discipline vous coûtera-t-elle ? Comparez 1 Corinthiens 9 :25-27. Êtes-vous préparé à payer le prix ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
  4. Quelle est la différence entre la discipline et le légalisme ? Qu’est-ce que vous pratiquez ? Avez-vous besoin de changer ? Si oui, comment le faire ?
  5. Pouvons-nous devenir des hommes de discipline chrétienne ?

Extrait et adapté de R. Kent Hughes, The Disciplines of a Godly Man.

Voir aussi « disciplines » :

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Jésus-Christ, notre précurseur

Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile, 20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 6:19-20 NEG).

Nous employons souvent le terme « précurseur » ou « avant-coureur » pour indiquer Jean-Baptiste, l’avant-coureur de Christ. Pourtant, le nom commun « précurseur », tiré du grec πρόδρομος (prodromos) ne se trouve qu’une seule fois dans le Nouveau Testament, et c’est pour indiquer Jésus, notre précurseur : « Jésus est entré pour nous comme précurseur » (Hébreux 6:20 NEG).

Le précurseur est celui qui vient en avance à un endroit où les autres sont à suivre, ou celui qui est envoyé en avant comme éclaireur pour reconnaître le terrain. En ce sens, le Christ est notre précurseur car il nous a devancés au ciel pour préparer une place pour son peuple :

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. 3 Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi (Jean 14:2-3 NEG).

Nous faisons ce que le peuple juif n’avait pas le droit de faire :
nous entrons dans le lieu très saint.

L’idée d’un précurseur est propre à la dispensation chrétienne. L’économie lévitique de l’Ancien Testament n’avait rien de pareil. Le grand-prêtre était un représentant, pas un précurseur : le peuple ne pouvait le suivre dans le lieu très saint. Là où va le Christ, son peuple peut le suivre. Christ marche devant son peuple pour leur préparer la voie, pour ouvrir les portes du ciel par son sang propitiatoire et son intercession sacerdotale. Le croyant est conduit dans une pleine communion avec Dieu par Jésus-Christ.

et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:12 NEG).

Il est notre plus grand privilège de faire ce que le peuple juif n’avait pas le droit de faire. Nous suivons notre Souverain Sacrificateur, notre Précurseur, dans le lieu très saint :

Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire 20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, 21 et nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu; 22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure (Hébreux 10:19-22 NEG).

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16 NEG).

Référence : “Forerunner” dans International Standard Bible Encyclopedia

Voir aussi sur “Christ” :

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