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Quelques réflexions sur la vie de l'Église

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Doctrine 01 : L’inspiration des Écritures – Part 2

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Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

III. Inspiration

Nous avons considéré la Parole de Dieu comme indiquant (1) la personne de Jésus-Christ, (2) le discours de Dieu et (3) la Parole écrite, c’est-à-dire les Écritures. Nous avons aussi considéré l’importance du canon des Écritures, la liste close des Écritures inspirées du Saint-Esprit.

Nous tournons notre attention maintenant à la signification du terme « inspiration ». Voici un des passages clés :

2 Timothy 3:16-17 (NEG) Toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. 

Que veut dire la Bible en parlant de l’inspiration ? Nous parlons souvent de l’inspiration d’un artiste ou d’un auteur, ou l’inspiration d’un moment ou l’inspiration poétique, etc. En contraste avec cet emploi courant, appliqué aux Écritures, le terme inspiration a une signification distincte, précise et technique.

A. Définition de l’inspiration 

« L’inspiration est l’influence déterminante exercée par le Saint-Esprit sur les auteurs de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament pour qu’ils annoncent et rédigent de façon exacte et autorisée le message reçu de Dieu. Cette influence les a guidés jusque dans l’emploi des mots pour les garder de toute erreur et de toute omission. Une telle inspiration a également été accordée aux écrivains sacrés à propos d’événements ou de faits déjà connus d’eux sans révélation particulière, afin que leur relation en soit telle que Dieu la voulait » (René Pache, L’inspiration et l’autorité de la Bible, p. 41).

« L’inspiration biblique est l’action du Saint-Esprit par laquelle Il a mystérieusement éveillé et rempli l’esprit des auteurs humains, les guidant et les dirigeant de manière à produire un écrit inspiré et infaillible, un texte sacré, un livre de Dieu, avec lequel l’Esprit de Dieu demeure à jamais organiquement uni » (E. Sauer, From Eternity to Eternity, p. 107 dans L’inspiration et l’autorité de la Bible, p. 41).

« Toute Écriture est inspirée (θεόπνευστος, theopneustos)… » Theo-pneustos est le terme grec qui est employé dans le texte de 2 Timothée 3:16-17. Appliqué aux Écritures, ce terme veut dire « soufflée hors par Dieu » ou « soufflée de la part de Dieu » au lieu de « soufflée dans… ».

Dans 1 Pierre 1:11 nous lisons que « L’Esprit de Christ était en eux » (c’est-à-dire les prophètes). Cet Esprit de Christ dans les prophètes les a poussés à parler ou à écrire de la part de Dieu :

2 Peter 1:21 (NEG) car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. 

L’Esprit de Dieu était en les auteurs des Écritures et il a soufflé hors de ces hommes la Parole de Dieu, les Écritures. C’était ces hommes qui ont été poussés par l’Esprit Saint, mais c’était les Écritures qui ont été soufflées par l’Esprit hors des hommes. Le terme inspiration s’applique aux Écritures, et non pas aux auteurs. Nous savons que Balaam, David, et Pierre, par exemple, n’étaient pas du tout infaillibles. Malgré les hommes, Dieu a soufflé hors d’eux sa Parole infaillible et sans erreur (mot technique : inerrance).

B. L’inspiration plénière et verbale des Écritures

Nous parlons d’une inspiration plénière et verbale. Ce n’est pas que les auteurs aient tout simplement été poussés à écrire et laissés à écrire à leur gré. René Pache explique :

« Nous croyons que, dans la rédaction des manuscrits originaux, l’Esprit Saint a guidé les auteurs dans le choix même des expressions, et cela dans toutes les pages de l’Écriture, sans pour autant annihiler leur personnalité » (Pache, p. 65).

Inspiration plénière

Inspiration verbale

La Bible est inspirée dans son entièreté.

La Bible est inspirée dans ses minuties.

1. Que veut dire, au sens de la Bible, l’expression « inspiration plénière » ? Plénier veut dire entier, à son maximum, complet, total. Cette expression signifie que l’inspiration est entière et sans restriction. C’est ce qu’affirment partout les auteurs sacrés :

Matthieu 5:18 (NEG) Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 

Luc 24:25 (NEG) Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! 

Jean 10:35 (DRB) S’il appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est venue (et l’écriture ne peut être anéantie), 

Luc 16:17 (DRB) Or il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi tombe. 

Le terme plénier veut impliquer que l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, l’enseignement spirituel et les récits historiques, les miracles et les généalogies ont tous été inspirés par Dieu : « Toute Écriture… »

Il est vrai que l’Apôtre Paul fait référence d’abord aux Écritures de l’Ancien Testament. Pourtant, il est aussi évident que 

  • Les auteurs du Nouveau Testament étaient conscients de cette même inspiration.
  • Ils reconnaissaient cette qualité dans les écrits des autres apôtres et prophètes (2 Pierre 3:16, voir “Le Canon du Nouveau Testament” ci-dessus).
  • Donc, la qualité d’inspiration s’applique également aux Écritures dites “le Nouveau Testament”.

2. Pourquoi parle-t-on d’une « inspiration verbale » ? Nous voulons dire que Dieu a même suggéré des mots spécifiques afin que chaque mot soit inspiré par lui.

  • L’inspiration plénière signifie que la Bible est inspirée dans son entièreté.
  • L’inspiration verbale signifie qu’elle est inspirée dans ses minuties, les moindres détails.

Considérez les passages suivants :

Exode 4:14-16 (NEG) Alors la colère de l’Éternel s’enflamma contre Moïse, et il dit: N’y a t-il pas ton frère Aaron, le Lévite ? Je sais qu’il parlera facilement. Le voici lui-même, qui vient au-devant de toi; et, quand il te verra, il se réjouira dans son coeur. 15 Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire. 16 Il parlera pour toi au peuple; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu. 

Exode 7:1-2 (NEG) L’Éternel dit à Moïse: Vois, je te fais Dieu pour Pharaon; et Aaron, ton frère, sera ton prophète. 2 Toi, tu diras tout ce que je t’ordonnerai; et Aaron, ton frère, parlera à Pharaon, pour qu’il laisse aller les enfants d’Israël hors de son pays. 

« Tu diras tout ce que je t’ordonnerai… Voici, je mets mes paroles dans ta bouche… tu seras comme ma bouche… Dis… toutes les paroles que je t’ordonne de leur dire ; n’en retranche pas un mot… Prends un livre, et tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites… jusqu’à ce jour. » Jérémie 1:7, 9 ; 15:19 ; 26:2 ; 36:2

  • Voir aussi Ézéchiel 2:9-3:3, 27.

Dans le Nouveau Testament, l’interprétation de l’Ancien Testament est souvent basée sur des mots particuliers :

Passage du Nouveau Testament

Basé sur l’Ancien Testament

Terme clé

Matthieu 22:45

Psaume 110:1

« Seigneur »

Galates 3:16

Genèse 12:7

« ta, tes »

Hébreux 1:5-6

Psaume 2:7 ; 2 Samuel 7:14

« fils »

Hébreux 1:9

Psaume 45:8

« Dieu »

Hébreux 2:6-8

Psaume 8:5-7

« toute chose »

Hébreux 2:11-12

Psaume 22:23

« frères »

Hébreux 3:7-11

Psaume 95:8-11

« aujourd’hui, repos »

Hébreux 6:13-17

Genèse 22:16

« jure »

Hébreux 7:3

Genèse 14:18-20

silence concernant origine

Hébreux 12:26

Agée 2:6

« une fois encore »

Très souvent le sens du passage repose tout entier sur :

  • un mot
  • le singulier ou le pluriel
  • le temps du verbe
  • les détails d’une prophétie
  • la précision d’une promesse
  • le silence du texte sur d’autres points

3.Néanmoins, nous n’acceptons pas l’idée de « dictée mécanique », l’idée que les auteurs de la Bible n’étaient que des dictaphones vivants, enregistrant mécaniquement les paroles de l’auteur divin. Nous reconnaissons la double nature de l’Ecriture : l’inspiration divine de toutes ses pages, aussi bien que le caractère réel des auteurs humains. Les auteurs de la Bible ont remarqué la qualité humaine d’autres auteurs :

  • « David lui-même, (animé) par l’Esprit Saint, a dit… » (Marc 12:36).
  • « …Moïse nous a prescrit… » (Marc 12:19).
  • « …Ésaïe a dit… » (Jean 12:39).

Jean et Luc ont énoncé leurs intentions, leurs buts, en écrivant leur livre (Jean 20:30-31 ; Luc 1:1-4). Luc a fait la constatation d’avoir fait des recherches sur son évangile (1:2-3). Alors, il est clair que la méthode divine d’inspiration n’était pas un procès de dictée mécanique.

C. Déclaration doctrinale

Les Écritures, à savoir l’Ancien et le Nouveau Testament, sont littéralement inspirées de Dieu et constituent la révélation de Dieu à l’homme, la règle infaillible, faisant autorité en matière de foi et de conduite (1 Thessaloniciens 2:13 ; 2 : Timothée 3:15-17 ; 2 Pierre 1:21).

Le terme infaillible veut dire « qui ne peut faire défaut, qui ne peut tromper » (Le Petit Robert). Certains chrétiens immatures cherchent des révélations, des rêves, des paroles du Seigneur, mais 2 Pierre 1:16-19 nous dit que nous avons une parole plus certaine : la Parole de Dieu. Comparer Galates 1:8-9. L’inspiration plénière et verbale implique une inerrance des manuscrits originaux. La science de la critique textuelle avec plus de 5,839 manuscrits grecs du Nouveau Testament et entre 15,000 et 20,000 manuscrits dans d’autres langues anciennes nous assure que nous avons un texte qui dans la providence de Dieu a été soigneusement préservé.

Manuscript Matthieu 1

Papyrus du troisième siècle de Matthieu 1

 

D. Les éléments de l’inspiration

Nous pouvons résumer le processus de l’inspiration en quatre éléments : préparation, élévation, suggestion et surintendance.

Préparation

L’inspiration n’était pas l’activité du moment que l’auteur a pris la plume. Dieu a dirigé le processus entier commençant avec la préparation de l’auteur.

Jérémie 1:5 (NEG) Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. 

Quand Dieu veut inspirer une prophétie comme celle de Jérémie, il commence avant la naissance de l’homme qu’il préparera à écrire la prophétie. Dieu a mis à part l’Apôtre Paul dès le sein de sa mère pour qu’il écrive éventuellement treize épîtres du Nouveau Testament (Galates 1:15).[1]

Élévation

Dieu élève l’homme et lui donne une perspicacité spirituelle, une perspective divine pour comprendre les choses de Dieu. 

Suggestion

En se servant de la personnalité, l’histoire, l’education et le vocabulaire de l’auteur, l’Esprit Saint suggère certains termes pour que l’écrit soit précisément ce que Dieu voulait dire.

Surintendance

Dieu dirige le processus tout entier.

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Le processus de l’inspiration

IV. Ce que la Bible enseigne concernant elle-même

La doctrine de l’inspiration des Écritures porte plusieurs implications importantes pour le croyant.

A. L’autorité de l’Écriture

Les Écritures portent autorité. Toutes les paroles dans l’Écriture sont les paroles de Dieu de telle façon que de ne pas croire ou de désobéir à une parole quelconque de l’Écriture est de ne pas croire ou de désobéir à Dieu.

  1. Toutes les paroles dans l’Écriture sont les paroles de Dieu.
  2. Donc, ne pas croire ou désobéir à une parole quelconque de l’Écriture est de ne pas croire ou de désobéir à Dieu.
  3. Puisque c’est la Parole du Dieu qui ne peut pas mentir (Tite 1:2), nous pouvons faire confiance à la véracité des Écritures.
  4. L’Écriture écrite est notre autorité finale.

B. La clarté de l’Écriture

La Bible est écrite de telle manière que ses enseignements sont compréhensibles à tous ceux qui la lisent en cherchant l’aide de Dieu et qui sont prêts à suivre ses enseignements.

1. La Bible affirme fréquemment sa propre clarté.

Éphésiens 3:3-5 (NEG) C’est par révélation que j ‘ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. 4 En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ. 5 Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ. 

Dans ce passage, l’Apôtre Paul nous dit que 

  • Le mystère de Dieu (c’est-à-dire le plan de Dieu qui avait été caché) n’avait pas été manifesté aux prophètes dans les générations précédents (v. 5).
  • Le plan de Dieu a été révélé maintenant aux saints apôtres et prophètes de Christ (v. 5).
  • Le plan de Dieu a été révélé par l’Esprit de Die (v. 5)u.
  • Cette révélation est maintenant écrite (v. 3).
  • Dieu se sert de “peu de mots” pour transmettre la révélation (v. 3).
  • La révélation peut être lue (v. 4).
  • La révélation peut être comprise (v. 4).

Encore Paul dit à Timothée, 

2 Timothée 2:7 (NEG) Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses. 

Et encore aux Corinthiens,

2 Corinthiens 1:13 (BFC) En effet, dans nos lettres nous ne vous écrivons rien d’autre que ce que vous y lisez et comprenez. Et j’espère que vous parviendrez à comprendre parfaitement ceci. 

2. La capacité de comprendre correctement les Écritures est plus une qualité morale et spirituelle qu’une qualité intellectuelle.

Jean 7:17 (NEG) Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. 

Jean 8:43 (NEG) Pourquoi ne comprenez -vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 

Parfois nous comprenons mal les Écritures parce que nous attendons toujours son accomplissement dans le cas d’une prophétie (cf. 1 Pierre 1:10-12). Parfois nous voulons faire des affirmations là où les Écritures sont silencieuses. Parfois nous interprétons mal un passage à cause de notre contexte historique et culturel.

Pourtant, nous n’avons pas raison de dire que les Écritures sont insuffisantes ou ambiguës.

C. La nécessité de l’Écriture 

La Bible est nécessaire pour la connaissance de l’Évangile, pour maintenir la vie spirituelle, et pour la connaissance de la volonté de Dieu, mais elle n’est pas nécessaire pour savoir que Dieu existe ou pour connaître quelque chose du caractère de Dieu ou de ses lois morales.

  1. La Bible est nécessaire pour connaître l’Évangile (Romains 10:13-17).
  2. La Bible est nécessaire pour maintenir la vie spirituelle (Matthieu 4:4; Deutéronome 32:47; 1 Pierre 1:23-25; 2:2).
  3. La Bible est nécessaire pour une connaissance certaine de la volonté de Dieu.
  4. Mais la Bible n’est pas nécessaire pour savoir que Dieu existe (Psalm 19:1; Actes 14:16-17)..
  5. En outre, la Bible n’est pas nécessaire pour connaître quelque chose du caractère de Dieu ou de ses lois morales (Romains 1:32; 2:14-15).

D. La suffisance de l’Écriture

2 Timothée 3:17 (NEG) afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. 

L’Écriture contient toutes les paroles que Dieu a voulu donner à son peuple à chaque étape de l’histoire rédemptrice, et qu’elle contient maintenant toutes les paroles de Dieu qui sont nécessaires pour le salut, pour se confier parfaitement en Dieu, et pour lui obéir parfaitement.

  1. Nous pouvons trouver tout ce que Dieu a dit à propos de sujets particuliers, et nous pouvons trouver des réponses à nos questions.
  2. L’Écriture qui était donnée à chaque étape de l’histoire rédemptrice était suffisante à chaque étape.
  3. Applications pratiques de la suffisance de l’Écriture.
  • La suffisance de l’Écriture devrait nous encourager dans nos efforts de découvrir ce que Dieu veut que nous pensions (au sujet d’une question doctrinale) ou faisions (dans une situation particulière).
  • La suffisance de l’Écriture nous rappelle que nous ne devons rien ajouter à l’Écriture, et que nous sommes à considérer nulle autre écriture d’une valeur égale à l’Écriture. Exemple : le Livre de Mormone.
  • La suffisance de l’Écriture nous dit que Dieu n’exige pas que nous croyions un enseignement quelconque à propos de lui ou de son œuvre rédemptrice qui ne se trouve pas dans la Bible.
  • La suffisance de l’Écriture nous démontre que nulle révélation moderne de Dieu n’est sur le même pied d’égalité quant à l’autorité que l’Écriture.
  • La suffisance de l’Écriture nous rappelle que rien n’est péché qui n’est pas interdit soit explicitement soit implicitement par l’Écriture.
  • La suffisance de l’Écriture nous dit aussi que rien n’est exigé de nous par Dieu qui n’est pas ordonné dans l’Écriture soit explicitement soit implicitement.
  • La suffisance de l’Écriture nous rappelle que notre enseignement doctrinal et éthique devrait accentuer ce que l’Écriture accentue et rester content de ce que Dieu nous a dit dans l’Écriture.
Source principales :
  • Grudem, Wayne. Systematic Theology
  • Nelson, P. C. Bible Doctrines
  • Pache, René. L’inspiration et l’autorité de la Bible. 
  • Warfield, Benjamin B. The Inspiration and Authority of the Bible

Voir aussi « Doctrine » :


[1] Voir Benjamin B. Warfield, The Inspiration and Authority of the Bible

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Les enfants de Dieu

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Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu… (Jean 1:12, Darby).

Il y a trois mots importants dans ce verset : « donner », « droit », et « enfants ».

Donner

L’Apôtre Jean écrit du don de Dieu. Dieu « donne » l’entrée dans la famille céleste. Cette entrée n’est pas achevée par l’effort humain ; c’est toujours le don de Dieu. Dieu fait don d’être membre de sa famille à ceux qui reçoivent Jésus-Christ son Fils.

Droit

Deuxièmement Jean parle du « droit » d’appartenir à la famille de Dieu. D’eux-mêmes, les gens n’ont pas le droit à une place dans sa famille. C’est au-delà de l’achèvement humain ; ils ne peuvent l’atteindre ni le mériter ; le droit leur est donné. Ils étaient hors de sa famille ; ils n’avaient pas de place. Maintenant ils ont reçu comme don le droit de devenir membres ; ils appartiennent à sa famille.

Enfants

Le troisième mot est « enfants ». Ceux qui sont dans la famille peuvent appeler Dieu « Père ». Les « enfants » possèdent une nature commune qui dérive de leur Père. Ils sont « participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4). Il s’agit d’une nouvelle naissance par laquelle des gens sont nés de nouveau dans la famille céleste. Les croyants ont une place dans la famille céleste grâce à ce que Dieu a fait en eux.

Condition

Il existe également une condition pour recevoir ce droit d’être enfant de Dieu : ce droit n’est donné qu’à ceux qui reçoivent la Parole faite chair, cette Parole qui était avec Dieu au commencement et qui est Dieu (Jean 1:1).

Recevoir Jésus comme « Dieu le Fils unique » est la condition non négotiable pour devenir membre de sa famille

C’est ce que Jean veut dire par la phrase « à ceux qui croient en son nom » (1:12). Recevoir Jésus comme « Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père » (Jean 1:18 NEG) est la condition non négotiable, le sine qua non pour devenir membre de la famille de Dieu. Dieu n’accepte pas dans sa famille des gens qui mettent en question la position prééminente du Fils unique.

Jésus fait bon accueil

Jésus, la Parole faite chair, a pris l’initiative. Il est entré dans le monde qu’il avait créé (Jean 1:10). Il est venu chez les siens mais ils ne l’ont pas reçu (1:11). En contraste avec eux, Jésus reçoit « tous ceux qui l’ont reçu ». Devenir membre de la famille de Dieu n’est pas basé sur lignée, race, position sociale, éducation, histoire personnelle ou n’importe quelle autre condition. Jésus fait bon accueil à tous ceux qui le reçoivent comme le Fils unique de Dieu et Seigneur de leur vie.

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Créés pour l’éternité

Il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité (Ecclésiaste 3:11).

Cette vie n’est que le commencement. Nous passerons beaucoup plus de « temps” à l’autre côté de la mort, dans l’éternité, qu’ici-bas. Quelqu’un a dit que notre existence temporelle n’est qu’une petite parenthèse dans l’éternité. Dieu nous a créés pour vivre éternellement. La Bible dit que Dieu « a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité”.

Notre existence temporelle n’est qu’une petite parenthèse dans l’éternité.

Les choix et les conséquences

La vie terrestre offre bien des choix ; l’éternité n’en offre que deux : le ciel ou l’enfer. C’est votre relation avec Dieu ici-bas qui détermine votre relation avec lui dans l’au-delà. Si vous demeurez en Christ dans cette vie, il vous préparera une place auprès de lui pour toute l’éternité. D’autre part, si vous rejetez son amour, son pardon et son salut, vous serez éternellement séparé de Dieu.

Une vision de l’éternité

Quand vous vivez à la lumière de l’éternité, vous pensez à long terme. La vision de l’éternité remplit votre vie quotidienne. La vie actuelle porte plus d’importance pour vous parce que vous comprenez qu’il existe des conséquences éternelles à tout ce que vous faites sur terre. Vous discernez l’important. Vous rachetez le temps (Éphésiens 5:16). Vous échanger votre vie temporelle pour la vie éternelle (Luc 17:33).

Des promesses pour l’éternité

La Bible donne les promesses les plus précieuses et les plus grandes concernant le ciel :

Ce que nul homme n’a jamais vu ni entendu, ce à quoi nul homme n’a jamais pensé, Dieu l’a préparé pour ceux qui l’aiment (1 Corinthiens 2:9, BFC).

Dieu n’a pas tout révélé, mais nous savons que Jésus nous prépare une place dans la maison de son Père. Nous serons réunis avec nos bien-aimés qui étaient croyants et qui nous ont devancés. Dieu lui-même sera avec nous. Il essuiera toute larme de nos yeux.

La mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Apocalypse 21:4).

Ici bas nous ne sommes pas chez nous. Notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ (Philippiens 3:20). Un des ces jours, Jésus nous dira :

Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde (Matthieu 25:34).

Comme Abraham, nous attendons « la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11:10 NEG). Nous fixons nos yeux sur Jésus et sur la joie qui nous est réservée (Hébreux 12:2).

Créés pour l’éternité, vivons à la lumière de l’éternité.

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Bienvenue, Jésus !

«Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu» (Jean 1:11, Darby).

À la fin d’une longue journée, un homme rentre à la maison dans la belle attente d’être chez lui avec sa famille. Il a égaré sa clé, et la porte est verrouillée. Peu importe, la famille est là. Il frappe à la porte mais il n’y a pas de réponse. De l’intérieur de la maison les siens entrouvrent les rideaux pour le regarder, mais personne ne l’accueil chez lui, personne ne lui ouvre la porte.

« Impossible ! » dites-vous.

Pourtant, c’est vrai. C’est ce qui s’est passé à Jésus. Jean nous dit qu’il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

La tragédie se répète fois après fois. Jésus vient vers nous qui sommes les siens, nous qui avons reçu tellement de bénédictions de sa main et qui avons les Écritures remplies de la révélation de son amour et de ce qu’il a fait pour nous et de ce qu’il attend de nous.

Il vient vers nous qu’il a créés, qu’il aime et pour qui il est mort. Et trop souvent il est toujours vrai que les siens ne le reçoivent pas.

Vous croyez bien qu’il est là, mais ne voulez-vous pas lui ouvrir la porte à votre vie ?

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CHASSE AU TRÉSOR

Le premier chapitre de l’Évangile de Jean se ressemble à une chasse au trésor (1:19-51). Tout le monde est à la recherche de celui qui avait été promis dans les Écritures.

  • D’abord, les autorités religieuses voudraient savoir si Jean-Baptiste est le Christ (1:20). 
  • Puis, quand deux des disciples de Jean-Baptiste poursuivent Jésus, ce dernier leur demande : « Que cherchez-vous ? » (1:38). 
  • À son tour, André, l’un de ces deux, annonce à Pierre : « Nous avons trouvé le Messie » (1:41). 
  • Ensuite, Philippe annonce à Nathanaël : « Nous avons trouvé celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes » (1:45). 
  • Dans ce chapitre, Jésus est aussi désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui baptise d’Esprit Saint, le Fils de Dieu, le roi d’Israël et le Fils de l’homme. 

La Bible dit qu’en Christ « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3). Elle parle encore de la richesse insondable de Christ, de la richesse de sa grâce et de sa gloire. Que les gens le sachent ou non, Jésus-Christ est le trésor qu’ils cherchent. Avez-vous trouvé le seul trésor qui rassasie ?

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UN BUT POUR BIEN COURIR

Philippiens 3:1-14

INTRODUCTION

Je suis entré dans un petit magasin que je fréquentais assez souvent. J’ai salué la vendeuse et puisque c’était la première fois de nous voir pendant le nouvel an, elle m’a demandé si le nouvel an allait bien pour moi. Ensuite, avec un air plutôt frustré, elle m’a demandé si le nouvel an avait vraiment changé des choses pour moi. Elle se plaignait en effet que rien n’ait changé, que sa vie suivait la même routine que d’habitude. « Est-ce qu’un chiffre peut changer la vie ? ai-je demandé. Est-ce que une date sur le calendrier peut tout changer ? C’est à nous de changer la vie. »

Nous sommes bien et bel entrés dans la nouvelle année et dans ces quelques jours vous avez pu constater qu’il n’y a rien de nouveau, rien n’a changé. Tout continue d’ordinaire. Le calendrier, les fêtes, les feux d’artifices n’ont rien changé. Nous risquons de passer toute notre existence sans grand changement si nous dépendons d’autres choses pour changer notre vie.

Dans ce passage dans Philippiens 3:1-14, Paul nous donne les principes qui sont nécessaires pour une vie qui vaut la peine de vivre.

1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je n’éprouve aucun ennui à vous écrire les mêmes choses, et pour vous, c’est une sécurité.2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis. 3 Car les vrais circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Christ-Jésus, et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair. 4 Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : 5 circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; 6 quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable. 7 Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. 8 Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, 9 et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. 10 Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, 11 si possible, à la résurrection d’entre les morts.12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. 13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, 14 je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus.

I. NOUS DEVONS CONNAÎTRE NOTRE BUT

Notons que dans les versets 10 et 14, Paul parle de son but (Colombe). Nous devons avoir un but dans la vie, un but qui est plus grand que nous-mêmes, un but qui nous interpelle, un but qui nous donne le zèle pour l’accomplir.

Il y a bien des gens qui n’ont pas de but, pas d’objectif, pas de vision, pas de mission dans leur vie. Ils sont flâneurs, oisifs, fainéants parce qu’ils ne sont pas animés par un but. Ils ne visent pas la cible de la vie, et ceux qui ne la visent pas n’arriveront jamais par hasard à l’atteindre.

Nous devons avoir un but, mais il n’est pas à nous de déterminer notre but ! Pour le chrétien le but est déjà déterminé. Le but n’est pas à nous de fixer parce que nous nous appartenons à un Autre :

1 Corinthiens 6:18-19 « Ne savez-vous pas que … vous n’êtes pas à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été rache-tés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».

Le but nous a été fixé. Nous sommes appelés…

  • Romains 1:7 ; 1 Corinthiens 1:2 ⎯ « appelés à être saints »
  • Romains 8:28 ⎯ « appelés selon son dessein »
  • 1 Corinthiens 1:9 ⎯ « appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Sei-gneur »
  • Éphésiens 4:4 ⎯ « appelés à une seule espérance »
  • Colossiens 3:15 ⎯ « appelés à former un seul corps »
  • 1 Thessaloniciens 2:12 ⎯ « appelés à son royaume et à sa gloire »
  • 1 Thessaloniciens 4:7 ⎯ « appelés à la sanctification »
  • 1 Timothée 6:12 ⎯ « appelés à la vie éternelle »

Ce n’est donc pas à nous de nous fixer notre but ; c’est déjà fixé par Dieu. Dans le verset 12, Paul dit qu’il a été saisi par le Christ-Jésus pour qu’il saisisse l’objectif.

Quel est cet objectif ? Comme nous venons de voir, ce but peut être exprimé de plusieurs manières. Nous pouvons parler de la croissance spirituelle, du progrès dans la sanctification, d’une conformité à la volonté de Dieu, mais dans ce passage, Paul le résume dans une phrase : « Mon but est de le connaître… »

Paul n’a pas dit que c’était son but de croire en Dieu ; il a dit que c’était son but de connaître Jésus-Christ « lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts ».

Nous avons été saisis par Christ-Jésus pour le connaître ! Le but de notre vie, de notre existence en tant que chrétiens est de le connaître. Toute autre chose que nous faisons dans cette vie doit être soumise à cette objectif de connaître Jésus-Christ.

1 Corinthiens 10:31 ⎯ « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. »

2 Corinthiens 5:9 ⎯ « C’est pour cela aussi que nous mettons notre point d’honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions (dans ce corps), soit que nous le quit-tions. »

Est-il votre but de le connaître ? Est-ce que c’est votre passion ? Est-ce ce qui vous anime, enflamme ? Est-ce que vous vivez pour connaître Jésus-Christ ?

C’est à cela que nous avons été appelés. Nous devons l’embrasser, mettre cet objectif devant nous et évaluer notre progrès vers ce but. Embrassons le but de connaître Jésus.

II. NOUS DEVONS RECONNAÎTRE QUE NOUS NE SOMMES PAS ARRIVÉS

Ce qui est aussi grave que de ne pas avoir de but, c’est de croire que nous sommes déjà arrivés. Combien de chrétiens sont ici qui sont déjà arrivés ? Vous êtes déjà par
faits ? Dieu a déjà fait tout ce qu’il veut faire dans votre vie ?

Celui qui se croit déjà arrivé au but n’arrivera jamais. Pouvez-vous imaginer un coureur qui fait la moitié de sa course, s’arrête et se félicite parce qu’il croit avoir achevé sa course ?
Paul a dit trois fois dans quelques versets qu’il n’était pas encore arrive :

« 12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix 

ou que j’aie déjà atteint la perfection…

13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ».

C’est le grand apôtre Paul q
ui parle ! Celui

  • qui a vu le Seigneur sur le chemin vers Damas,
  • qui a reçu des révélations,
  • qui a implanté tant d’églises,
  • qui est monté au troisième ciel,
  • qui a écrit par l’inspiration de l’Esprit Saint toutes ses épîtres…

et il dit qu’il n’est pas encore arrivé !

Nous ne devons pas nous faire d’illusions. Nous avons une course à achever, un combat à combattre, une foi à garder.

Jésus dit que dans les derniers jours, « …en raison des progrès de l’iniquité l’amour du plus grand nombre se refroidira. 13 Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:12-13). Bien des gens vont se retirer de la course avant d’arriver au bout.

Paul a parlé de

  • ceux qui ont abandonné la foi (1 Timothée 4:1),
  • d’autres qui ont fait naufrage en ce qui concerne la foi (1 Timothée 1:19),
  • d’autres qui étaient déchus de la grâce (Galates 5:4).

Nous devons nous rendre compte que nous ne sommes pas encore arrivés. La course est toujours devant nous. Nous ne devons pas jeter l’éponge, laisser tomber les bras.

III. POURSUIVRE LE BUT AVEC UNICITÉ DE CŒUR

Troisièmement, nous poursuivre notre but avec la totalité de notre être.

Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose… (Philippians 3:13 NEG).

A. Nous oublions ce qui est en arrière.

…oubliant ce qui est en arrière… (Philippians 3:13 NEG).

Nous en avons fini avec le passé.

1. Il convient d’oublier les bonnes choses que vous avez faites

Les bonnes choses que vous avez faites peuvent vous empêcher de connaître Christ. Paul parle de plusieurs bonnes choses qu’il avait accomplies :

Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable (Philippiens 3:4-6).

Si vous êtes toujours en train de penser à ce que vous avez achevé dans le passé, vous ne faites rien pour le future. Paul aurait pu se glorifier de son passé mais il l’a considéré comme une perte afin de gagner le Christ.

On ne peut atteindre la ligne d’arrivéeen restant à la ligne de départ.

Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. (Philippiens 3:7-9).

On ne peut atteindre la ligne d’arrivée en restant à la ligne de départ.

2. Encore, il convient d’oublier les mauvaises choses que vous avez faites.

Dans un sens, nous ne devons pas oublier le passé car le passé révèle ce que Christ a fait pour nous :

…souvenez -vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde (Éphésiens 2:12).

Mais dans un autre sens, nous devons nous rendre compte que Dieu lui-même ne tient plus compte des péchés quand il y a confession et repentance :

De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, À qui le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! (Psalm 32:1-2 NEG).

3. Le mal que vous vous êtes fait

Combien nous souffrons du mal que nous nous sommes fait ! Mais nous mettons notre passé sur l’autel de Celui qui fait « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Romaims 8:28 NEG).

4. Le mal que vous avez fait aux autres

Zachée a fait une restitution, preuve de sa repentance. Cela fait partie de la course, mais quand vous avez tout rectifié, vous devez laisser tomber. Ne soyez pas paralysé par le mal que vous avez fait.

5. Le mal que des autres vous ont fait.

Le mot, c’est pardonner. En pardonnant aux autres, nous les libérons et nous nous libérons. Nous nous pouvons avancer en nous figeant dans le passé.

B. Il convient de tendre vers ce qui est en avant.

… et me portant vers ce qui est en avant (Philippians 3:13 NEG).

Nous avons une nouvelle orientation : nous nous orientons vers le futur « pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus ».

Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire (Colossiens 3:1-4).

C’est pourquoi Paul dit,

« …je poursuis (ma course) afin de le saisir… (La Colombe).

Quelques versets plus tard, il nous rappelle que notre citoyenneté est au ciel :

Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d ‘où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s ‘assujettir toutes choses (Philippians 3:20-21 NEG).

C. Courir vers le but

je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus (Philippiens 3:14 NEG).

1. La nécessité de s’entraîner

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir. Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une cou-ronne incorruptible. Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air » (1 Corinthiens 9:24-26).

« Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, en vous empêchant d’obéir à la vérité » (Galates 5:7).

2. L’entraînement et la Parole

« L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4).

La Parole de Dieu est le moyen principal par lequel nous entrons en communion avec lui, lui adresser nos prières, l’entendre nous parler, etc.

…Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples (John 8:31 NEG).

Il convient donc à lire une bonne portion de la Parole de Dieu chaque jour. Il existe bien des méthodes. Stéphane Kapitaniuk couvre la gamme ici. La Parole de Dieu est votre vie !

Courez vers votre but pour pouvoir dire avec l’Apôtre Paul :

« j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la cou-ronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce Jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son apparition » (2 Tim
othée 4:7-8).

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LA VIE NOUVELLE POUR L’ANNÉE NOUVELLE

Le nouvel an nous donne l’illusion d’un nouveau commencement. Nous avons soif de changer, de faire mieux qu’avant. Nous faisons nos résolutions pour la nouvelle année tout en souhaitant que le bien soit à notre portée. Hélas ! Nous finissons trop souvent en avouant :

“Je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas” (Romains 7:18-19).

Jérémie nous pose la question :

“Un Éthiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, Vous qui êtes exercés à faire le mal ?” (Jérémie 13:23).

Aussi réaliste qu’elle soit, la Bible ne nous laisse pas sans espoir. Au contraire, elle promet un nouveau commencement à tous ceux qui viennent à Christ :

“Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige” (Ésaïe 1:18).

Dieu jette au fond de la mer tous nos péchés (Michée 7:19). Il ne s’en souvient plus (Hébreux 8:12). Que c’est merveilleux de savoir que Dieu nous a pardonné nos péchés ! En plus, il nous donne un cœur nouveau et un esprit nouveau, et il met son Esprit en nous pour que nous puissions vivre la vie nouvelle (Ézékiel 36:25-27).

Jésus appelle ce nouveau commencement “la nouvelle naissance”. Nous ne passons pas de notre vie ancienne à la vie nouvelle par un processus d’évolution :

“Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit “ (Jean 3:6).

Le changement dont nous avons besoin ne s’effectue pas par résolutions, mais par la nouvelle naissance : “il faut que vous naissiez de nouveau” (Jean 3:7). Dieu fait de nous de nouvelles créatures dotées d’une nouvelle nature (2 Corinthiens 5:17 ; Galates 6:15 ; Éphésiens 2:24 ; Colossiens 3:10).

L’espoir d’une nouvelle vie, donc, ne se trouve pas dans la nouvelle année, mais en Jésus-Christ. Il vous donnera la vie nouvelle pour le temps et pour l’éternité.

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À L'ÉCOUTE DE LA PAROLE

« La Parole a été faite chair… » (Jean 1:14).

D’habitude nous tournons aux évangiles de Matthieu et de Luc pour considérer la naissance de Jésus-Christ. Nous ne lisons pas dans les autres évangiles de l’Annonciation angélique à la vierge Marie,

  • ni de l’hésitation de Joseph,
  • ni des prophéties d’Élisabeth, d’Anne ou de Siméon,
  • ni de l’apparition des anges aux bergers,
  • ni des Mages venant de l’Orient,
  • ni de la fuite de la sainte famille en Égypte devant le roi meurtrier Hérode… 

Jean résume dans son évangile toute cette histoire de l’entrée dans le monde du Fils de Dieu dans une petite phrase qui est la plus étonnante qui soit : « La Parole a été faite chair ».

La Parole l’expression de Dieu qui était au commencement, qui était avec Dieu, qui était Dieu et qui a fait tout ce qui a été fait (Jean 1:1-3), cette Parole a été faite chair. Le seul unique Dieu est entré dans l’histoire humaine en chair et en os dans la personne du bébé né à Bethléhem. L’enfant dans la crèche était Dieu le Fils.

Ainsi Jean peut-il ajouter que la Parole « a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (1:14). La Parole de Dieu a été faite chair pour que nous puissions contempler Jésus-Christ, l’expression de Dieu. Soyons à son écoute !

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Peut-on prier le Saint-Esprit ou lui adresser des cantiques ?

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Une question m’a été posée au sujet de la prière :

Qu’en pensez vous de nos chants actuels, puisque on a l’habitude de chanter des cantiques adressés à l’Esprit de Dieu en personne. (Saint Esprit descends, par exemple) ? Serait-il d’après vous possible de les maintenir ou plutôt choisir des chants qui s’adressent plutôt à Dieu (trinitaire), au Père ou au Fils, tout en acceptant les chants qui implicitement parle de l’Esprit Saint ?

Au sujet de la prière et des cantiques adressés au Saint-Esprit, je donne la réponse de M. Wayne Grudem dans son livre Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 380-381. Voici ma traduction :

Un survol des prières du Nouveau Testament indique qu’elles ne sont généralement adressées ni à Dieu le Fils, ni au Saint-Esprit, mais à Dieu le Père. Pourtant, un simple comptage de ces prières peut être trompeur, car la majorité des prières qui sont enregistrées dans le Nouveau Testament sont celles de Jésus lui-même qui a constamment prié Dieu le Père, mais évidemment ne s’est pas prié à lui-même comme Dieu le Fils. En outre, dans l’Ancien Testament, la nature trinitaire de Dieu n’avait pas encore été si clairement révélée ; il n’est donc pas surprenant que nous ne trouvions pas beaucoup d’exemples de prières adressées directement à Dieu le Fils ou à Dieu le Saint-Esprit avant l’époque de Christ.

Bien qu’il y ait une tendance claire d’adresser la prière directement à Dieu le Père au travers du Fils (Matthieu 6:9; Jean 16:23; Éphésiens 5:20), il y a des indications qu’il convient aussi d’adresser la prière directement à Jésus. Le fait que c’était Jésus lui-même qui a nommé tous les autres apôtres, suggère que la prière dans les Actes 1:24 lui est adressée : « Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi. » En mourant, Étienne prie: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7:59). La conversation entre Ananias et « le Seigneur », dans Actes 9:10-16 est avec Jésus, parce qu’au verset 17 Ananias dit à Saul, « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus… m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. » La prière « Marana tha – Notre Seigneur, viens ! » (1 Corinthiens 16:22 BFC) est adressée à Jésus, ainsi que la prière dans l’Apocalypse 22:20, « Viens, Seigneur Jésus ! » Paul a également prié « le Seigneur » dans 2 Corinthiens 12:8 concernant son épine dans la chair.

En outre, le fait que Jésus est « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle » (Hébreux 2:17 NEG) qui est capable de « compatir à nos faiblesses » (Hébreux 4:15) nous encourage de nous approcher avec assurance « du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:16). Ces versets nous encourage à venir directement à Jésus dans la prière, tout en attendant qu’il compatisse à nos faiblesse tandis que nous le prions.

Il y a donc justification scripturaire assez claire pour nous encourager à prier non seulement à Dieu le Père (ce qui semble être le norme et qui suit certainement le exemple que Jésus nous a enseigné dans la prière dite dominicale), mais aussi de prier directement à Dieu le Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Les deux prières sont correctes, et nous pouvons prier soit au Père soit au Fils.

Mais devrions-nous prier au Saint-Esprit? Bien que le Nouveau Testament n’enregistre aucune prière adressée directement au Saint-Esprit, rien n’interdise une telle prière, car l’Esprit Saint, comme le Père et le Fils, est pleinement Dieu et est digne de la prière et est puissant pour répondre à nos prières. (Notez également l’invitation d’Ezéchiel au « souffle » ou « Esprit » (dans Ézéchiel 37:9). Dire que nous ne pouvons pas prier le Saint-Esprit, c’est dire que nous ne pouvons lui parler ou nous rapportent à lui d’une manière personnelle, ce qui ne semble guère correcte. Le Saint-Esprit se rapporte à nous d’une manière personnelle

  • puisqu’il est un « Consolateur » ou « Conseiller » (Jean 14:16, 26),
  • les croyants « le connaissent » (Jean 14:17),
  • il nous enseigne (cf. Jean 14:26),
  • il témoigne de nous que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8:16),
  • et il peut être attristé par notre péché (Éphésiens 4:30).

En outre, le Saint-Esprit exerce la volonté personnelle dans la distribution de dons spirituels, « les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Par conséquent, il ne semble pas incorrect de prier directement à l’Esprit Saint à certains moments, en particulier lorsque nous lui demandons de faire quelque chose qui se rapporte à ses zones spéciales du ministère ou responsabilité. En fait, plusieurs cantiques qui ont été bien utilisés à travers l’histoire de l’église, sont des prières à l’Esprit Saint. Pourtant, cela n’est pas le modèle de la prière dans le Nouveau Testament et ne devrait pas devenir l’accent dominant dans notre vie de prière.

Grudem cite aussi J. I. Packer qui dit, « Est-ce correct de prier à l’Esprit ? Il n’y en a pas d’exemple dans les Écritures, mais puisque l’Esprit est Dieu, il ne peut être incorrect de l’invoquer et de s’adresser à lui s’il y en a juste raison » (Keep in Step with the Spirit [Old Tappan, N.J.: Revell, 1984], p. 261).

Il fait référence à plusieurs cantiques en anglais qu’il nomme et inclut dans son livre :

  • « Come, O Come Thou Quickening Spirit » par Heinrich Held, 1664
  • « Come, Thou Almighty King » un cantique trinitaire anonyme de 1757
  • « Come, O Creator Spirit » anonyme, 10e siècle
  • « Spirit of God, Descend Upon My Heart » par George Croly, 1854
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La délivrance dans le Nouveau Testament, une analyse brève

Un frère m’a posé la question suivante :

À quoi sert le don de chasser les démons, s’il suffit d’être né de nouveau ? Pour les non croyants, avant de donner la vie à Jésus, quand et à quel moment ce don serait-il utile ? 

Je vous remercie, frère, du contenu et de l’esprit de votre réponse. Votre question m’a poussé à chercher les occurrences des termes démon, possédé, esprit mauvais/impur dans le Nouveau Testament en grec. De loin l’emploi le plus fréquent se trouve dans les évangiles pendant le ministère terrestre de Jésus. Si j’ai bien trouvé toutes les références, 81 pour cent des références (92/113) sont situés dans la vie terrestre de Christ : 

 

Possession
(δαιμονίζομαι)

Démon(s)
(δαιμόνια)

Esprit(s) impur(s)
(ἀκάθαρτον πνεῦμα)

Esprit(s) mauvais
(τὸ πνεῦμα τὸ πονηρόν)

TOTALE

Matthieu

7

11

2

2

22

Marc

4

13

12

29

Luc

1

23

6

4

34

Jean

1

6

 

 

7

Actes

(cf. 17:18)

2

4

6

1 Corinthiens

4

4

Éphésiens

1

1

1 Timothée

1

1

Jacques

1

1

Apocalypse

 

3

4

 

7

TOTALE

13

63

26

11

113

(Je donne les références à la fin de cette réponse.) 

Dans les Actes, plusieurs Samaritains ont été délivrés de mauvais esprits (Actes 8:17). À Éphèse, plusieurs ont été délivrés par des « miracles extraordinaires » que
Dieu faisait par « les mains de Paul » (19:11-12). Il y a encore trois références dans l’exorcisme raté par les sept fils d’un certain Scéva (19:13-16).

Un autre passage des Actes qui ne mentionne pas de démons mais qui nous enseigne est le suivant :

Actes 19:18-19 NEG Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. 19 Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde : on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent.

Bien que les versets précédents (19:12-16) aient à faire avec des exorcismes, il n’y a aucune indication que ces croyants avaient besoin d’un ministère de délivrance. Ils ont simplement confessé et déclaré ce qu’ils avaient fait, puis ils ont apporté leurs livres de magie et les ont brûlés devant tout le monde.

Dans 1 Corinthiens, Paul fait quatre références aux démons en deux versets successifs. Malgré tous les problèmes dans l’église à Corinthe, Paul n’indique pas que les chrétiens puissent être possédés ; il démontre l’incompatibilité de la vie chrétienne avec l’idolâtrie : manger avec des amis dans un temple païen est synonyme avec la communion avec des démons : « je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons” (10:20-21).

Vous pouvez tracer toutes les références du Nouveau Testament pour trouver il n’existe aucun cas d’un croyant, né de nouveau, qui avait besoin d’être délivré d’une possession démoniaque.

À quoi sert le don de chasser les démons, s’il suffit d’être né de nouveau ?

D’abord, « le don de chasser les démons » n’est pas mentionné dans le Nouveau Testament. Il existe le discernement des esprits (1 Corinthiens 12:10), sujet de diverses interprétations. Il s’agit probablement d’une reconnaissance de la source d’une action, attitude ou aspiration chez un individu. Cette source peut être l’Esprit de Dieu, l’esprit humain (de l’individu lui-même) ou un esprit mauvais.

C’est plutôt dans les évangiles que nous lisons que Jésus donna aux apôtres le pouvoir de chasser des démons (Matthieu 10:1). Il y avait aussi un homme qui chassait des démons au nom de Jésus qui ne faisait pas partie des apôtres (Marc 9:38).

Dans les Actes, les apôtres ont « guéri » des « gens qui ont été tourmenté par des esprits impurs » (Actes 5:16). Philip n’était pas un apôtre, mais beaucoup de Samaritains ont été délivrés sous son ministère. Quand les apôtres Pierre et Jean sont arrivés, ils n’ont pas imposé des mains pour chasser des démons mais pour que ces croyants reçoivent le Saint-Esprit (ce qui démontre que l’œuvre du Saint-Esprit n’est pas limitée à la conversion du pécheur). Les apôtres n’ont jamais exercé un ministère de délivrance vis-à-vis les croyants. Ceux qui ont été délivrés sont normalement devenus croyants par la suite de leur délivrance.

Ce que nous constatons dans le Nouveau Testament, c’est que la délivrance était exercé à la frontière de l’évangélisation, et dans le ministère de Jésus et dans le ministère de l’église naissante (Actes 5:16) et dans l’expansion de l’église dans des territoires païens (Actes 8:17 ; 19:11-12), pas parmi les croyants.

Notons également que ni la délivrance ni la guérison n’est forcément identique avec le salut. Au sujet de la guérison, Jésus a souvent guéri des gens qui n’ont pas répondu convenablement. Un seul lépreux des dix que Jésus avait guéris était reconnaissant (Luc 17:11-19). L’homme qui avait été boiteux pendant 38 ans s’intéresser plus à se sauver la peau que de suivre Jésus (Jean 5:1-15). Jésus semble indiquer dans que la délivrance n’implique pas nécessairement le salut. Si une personne est délivrée mais qu’elle ne suive pas le Seigneur Jésus, « la dernière condition de cet homme est pire que la première » (Luc 11:26 NEG). Par contre, le démoniaque des Géraséniens « priait Jésus de le laisser rester avec lui » et il « publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui » (Luc 8:39 NEG).

En réponse, donc, à la question, « Pour les non croyants, avant de donner la vie à Jésus, quand et à quel moment ce don serait-il utile ? », je répondrais que la délivrance donne en quelque sorte le « bon sens » (Luc 8:35) pour pouvoir répondre à l’appel du salut.

L’exorcisme biblique était plutôt rare par rapport avec les multitudes de ceux qui ont été guéris et de ceux qui sont devenus croyants. La possession démoniaque est assez restreinte en nombres par rapport à la population des non croyants.

Paul donne une liste de personnes qui n’hériteront pas le royaume de Dieu. Nous serions tentés de dire que quelques-uns de ces personnes étaient possédées. Paul ne le dit pas. Il indique tout simplement la condition de ceux qui sont sauvés : ils ont été lavés, sanctifiés et justifiés. Pas possédés.

1 Corinthiens 6:9-11 NEG Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, 10 ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. 11 Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

Ça, c’est l’évangile.

Voir aussi : 

RÉFÉRENCES

  • Matt. 4:24; 7:22; 8:16, 28, 33; 9:32, 33, 34; 10:1, 8; 11:18; 12:22, 24, 27, 28, 43, 45; 15:22; 17:18;
  • Marc 1:23, 26, 27, 32, 34, 39; 3:11, 15, 22, 30; 5:2, 8, 13, 15, 16, 18; 6:7, 13; 7:25, 26, 29, 30; 9:25, 38; 16:9, 17;
  • Luc 4:33, 35, 36, 41; 6:17; 7:21, 33; 8:2, 27, 29, 30, 33, 35, 36, 38; 9:1, 42, 49; 10:17; 11:13, 14, 15, 18, 19, 20, 24, 26; 13:32;
  • Jean 7:20; 8:48, 49, 52; 10:20, 21;
  • Actes 5:16; 8:7; 17:18; 19:12, 13, 15, 16;
  • 1 Co. 10:20, 21;
  • Eph. 6:12;
  • 1 Tim. 4:1;
  • Jas. 2:19;
  • Apo. 9:20; 16:13, 14; 18:2
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