Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

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Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 2

 

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


 

Nous continuons notre étude de la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Voir aussi l’accent sur son humanité : Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 1

II. LA DIVINITÉ DE CHRIST

Le mot incarnation ne se trouve pas dans la Bible, mais il fait référence au fait que Dieu le Fils est venu dans la chair, il a pris une nature humaine.

L’enseignement biblique

Le mot Dieu (Theos) employé pour Christ. Normalement, le terme Dieu est réservé à Dieu le Père, mais il y a au moins sept passages clairs qui font référence de façon explicite à Jésus en tant que Dieu :

Jean 1:1 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 20:28 « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Romains 9:5 « les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! »

L’Apôtre Paul dit que le Christ-Jésus est « notre grand Dieu et Sauveur :

Tite 2:13 « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. »

Dieu le Père adresse son Fils comme Dieu :

Hébreux 1:8 (=Psaume 45:7) « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

L’Apôtre Pierre applique le titre « Dieu et Sauveur » à Jésus-Christ :

2 Pierre 1:1 « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »

Un exemple de l’Ancien Testament est le passage messianique bien connu : « Car un enfant nous est né …On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant… » (Ésaïe 9:6).

Le mot Seigneur (Kyrios) employé pour Christ.

Parfois le terme Seigneur est simplement un terme de politesse comme notre Monsieur (voir Matthieu 13:27 ; 21:30 ; 27:63 ; Jean 4:11) ; parfois un terme pour le « maître » d’un serviteur ou d’un esclave (Matthieu 6:24 ; 21:40), mais dans la Septante (la traduction grecque de l’Ancien Testament très utilisée à l’époque de Christ), c’était la traduction normale pour l’hébraïque YHVH, ce que se traduit en français par « Éternel » ou « Jéhovah » ou mieux encore « Yahvé ». Dans la Septante, le nom du Seigneur est traduit par mot Kyrios 6814 fois. Très souvent dans le Nouveau Testament, il est évident que le terme « Seigneur », quand appliqué à Jésus, fait référence à sa divinité :

Luc 2:11 « aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

Luc 2:18 « Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. »

Luc 1:43 « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

Matthieu 3:3 « C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » = Ésaïe 40:3 « Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu. »

Matthieu 22:41-46    « Comme les Pharisiens étaient assemblés, Jésus leur posa cette question : 42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : de David. 43 Et Jésus leur dit : Comment donc David, (animé) par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : 44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. Jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds ? 45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? 46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. »

Jésus veut dire qu’il n’est pas normal d’appeler un fils « Seigneur », ce qui indique que le Fils de David est bien plus qu’un être humain ; il est le Seigneur.

Cet emploi est très fréquent dans les épîtres.

1 Corinthiens 8:6 « néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

1 Corinthiens 12:3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. »

Hébreux 1:10-12 (=Psaume 102:23-27) « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais toi tu demeures ; Ils vieilliront tous comme un vêtement ; 12 Tu les rouleras comme un manteau, Et ils seront changés comme un vêtement, Mais toi tu restes le même et tes années ne finiront pas. »

Apocalypse 19:16 « Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

D’autres revendications à la divinité.

Dans Jean 8:57-59, Jésus revendique son éternité non en disant « Avant Abraham fût, moi j’étais », mais « Avant Abraham fût, je suis ». Les Juifs ont bien compris qu’il revendiquait pour lui-même le titre de « Je suis qui je suis » (Exode 3:14) ; Jésus disait qu’il était Dieu, c’est pourquoi les Juifs ont essayé de le lapider sur le coup (Jean 8:59).

Dans l’Apocalypse 1:8, Dieu le Père est identifié comme « l’Alpha et l’Oméga ». Encore Jésus revendique ce titre dans l’Apocalypse 22:13.

Dans Jean 1:1 Jésus est appelé « Dieu ». Il est aussi appelé « la Parole » qui dans Psaume 33:6 était ce qui a créé l’univers.

Jésus s’appelle « le Fils de l’homme » quatre-vingt-quatre fois dans les évangiles. Le titre se trouve encore une fois dans le Nouveau Testament dans les Actes 7:56 où Etienne parle de Christ comme le Fils de l’homme.

Pearlman a raison de dire : « Le titre est en rapport avec Sa vie terrestre (Marc 2:10, 28 ; Matthieu 8:20 ; Luc 19:10), avec Ses souffrances pour l’humanité (Marc 8:31), et avec Son exaltation et Sa domination sur l’humanité (Matthieu 25:31 ; 26:24 ; comparer Daniel 7:14) » (« Sources », p. 120).

Daniel 7:13-14 « Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui. 14 On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite. »

Le titre dérive de Daniel 7:13-14 qui prophétise le règne éternel et universel de Christ. . Ce « Fils de l’homme » viendra sur les nuées (7:13), ce que les souverains sacrificateurs ont bien compris comme une revendication de divinité dans Matthieu 26:64-66.

Le titre « Fils de Dieu » peut faire référence à Israël (Matthieu 2:15), ou à l’homme créé par Dieu (Luc 2:38), ou à l’homme racheté en général (Romains 8:14, 19, 23). D’autres passages indiquent que la phrase « Fils de Dieu » fait référence à Jésus comme le Fils céleste et éternel qui est égal à Dieu lui-même.

Matthieu 11:25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants. 26 Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein. 27 Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Matthieu 17:5 « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les enveloppa. Et voici qu’une voix sortit de la nuée qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! »

1 Corinthiens 15:28 « Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Hébreux 1:1-3, 5, 8 « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts, Auquel des anges, en effet, (Dieu) a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Moi je serai pour lui un Père, Et lui sera pour moi un Fils ? Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Jean 1:14 « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 1:34 « Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean 1:49 « Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël. »

Jean 8:19 « Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Jean 14:9 « Jésus lui dit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment dis-tu : Montre-nous le Père ? »

En tant que Fils, il est si grand que nous pouvons nous confier en lui pour la vie éternelle (quelque chose que l’on ne pourrait pas dire pour un être créé) :

Jean 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 20:31 « Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

Jésus est celui qui a toute autorité du Père pour donner la vie, prononcer le jugement éternel, et régner sur tous.

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 5:20-22 « Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. En effet, comme le Père ressuscite les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre qui il veutDe plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, »

Jean 5:25 « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient—et c’est maintenant—où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

Jean 10:17 « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. »

Jean 16:15 « Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. »

En tant que Fils, il a été envoyé par le Père et existait donc avant de venir dans le monde qu’il avait d’ailleurs créé.

Jean 3:16-17 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. 17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

Jean 5:23 « afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

Jean 10:36 « à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites : Tu blasphèmes ! parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ! »

Les premiers trois versets de l’épître aux Hébreux insistent que Jésus est celui que Dieu « a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hébreux 1:2). Jésus est « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1:3). Jésus est le double exacte (grec : charaktêr) de sa nature, le faisant exactement égal à Dieu en tout attribut. En plus, il soutient l’univers « par sa parole puissante », quelque chose que Dieu seul puisse faire.

Ces passages indiquent que le titre « Fils de Dieu » quand il est appliqué à Christ affirme sa divinité comme le Fils éternel dans la Trinité, un qui est égal à Dieu le Père dans tous ses attributs.

Évidence que Jésus possédait les attributs de la Divinité.

1. Omnipotence

Voir Matthieu 8:26-27 ; 14:19 ; Jean 2:1-11. Le contexte de ses passages met l’accent sur la nature de Jésus, et non seulement le fait que le Saint-Esprit était avec lui : « il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2:11) ; « Quel est celui-cià qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matthieu 8:27). C’est l’autorité de Dieu qui règne sur les mers et a la puissance pour les calmer (Psaume 65:7 ; 89:9 ; 107:29).

2. Éternité

Jean 8:58 « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »

Apocalypse 22:13 « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »

3. Omniscience

Jésus connaissait les pensées des hommes (Marc 2:8), ceux qui croyaient et celui qui le trahirait (Jean 6:64), tous les hommes (Jean 2:25), « toutes choses » (Jean 16:30). Après la résurrection, Pierre a affirmé que Jésus connaissait toutes choses (Jean 21:17).

4. Omniprésence

Cet attribut n’est pas affirmé pour Jésus pendant son ministère terrestre, mais il est avec nous maintenant (« deux ou trois », Matthieu 18:20 ; « toujours, jusqu’à la fin de l’âge », 28:20).

5. Souveraineté

Il pouvait pardonner les péchés (Marc 2:5-7), de parler de sa propre autorité (Matthieu 5:22, 28, 32, 34, 39, 44 ; contre l’exemple des prophètes qui ont toujours dit, « Voici ce que dit le Seigneur… ») ; toutes choses lui ont été données ainsi que l’autorité de révéler le Père (Matthieu 11:25-27) ; son autorité étend jusqu’à l’état éternel futur de chaque individu (Jean 3:36).

6. Immortalité

Jésus pouvait même ressusciter son propre corps (Jean 2:21-22 ; 10:17-18). Il a « une vie impérissable » (Hébreux 7:16), c’est-à-dire immorale, et c’est Dieu « qui seul possède immortalité » (1 Timothée 6:16).

7. Digne d’adoration

Nulle créature n’est digne d’être adorée, pas même les anges (Apocalypse 19:10), mais Dieu seul. (Cf. Colossiens 2:18, « Que personne, sous prétexte d’humilité et d’un culte des anges, ne vous conteste à son gré (le prix de la course) ; (un tel homme) s’abandonne à des visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, 19 au lieu de s’attacher au chef par qui tout le corps soutenu et rendu cohérent par les jointures et les articulations, grandit d’une croissance qui vient de Dieu. »)

Mais Dieu dit qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse et toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2:9-11). « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Hébreux 1:6). Dans l’Apocalypse, Christ est adoré par des milliers et des milliers d’anges et de créatures célestes parce qu’il est égal à Dieu le Père dans sa divinité (Apocalypse 5:12-13).

(Notez que Philippiens 2:6-8 n’enseigne pas que Jésus a cédé ses attributs en devenant homme ; plutôt il s’est dépouillé de sa situation et de son privilège à la droite de Dieu, que Paul veut présenter comme exemple pour nous tous [2:1-5].)

Christ est pleinement Dieu.

La divinité de Jésus-Christ est affirmé par les centaines de versets qui appellent Jésus « Dieu » et « Seigneur », et tous les titres de divinité qui les sont attribués, ainsi que toutes les actions que Dieu seul puisse faire. « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui » (Colossiens 1:19). « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9). Il est véritablement et pleinement Dieu. Il était bien appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Les arguments pour la divinité de Jésus-Christ ne se reposent pas sur une poignée de versets. Sa divinité est tissé au travers de tous les livres du Nouveau Testament. Dans leur excellent livre Putting Jesus in His Place: The Case for the Deity of Christ, Robert Bowman and J. Ed Komoszewski démontrent que

  1. Jésus reçoit l’honneur réservée à Dieu.
  2. Il a les attributs de Dieu.
  3. Il est appelé par les noms de Dieu.
  4. Il fait les actes de Dieu.
  5. Il s’assied sur le trône de Dieu.

Pourquoi la divinité de Jésus était-elle nécessaire ?

Dieu seul était capable de porter toute la pénalité de tous nos péchés.

Le salut vient de Dieu (Jonas 2:9) ; le message des Écritures est que nulle créature pourrait sauver les hommes, mais Dieu seul.

Seulement quelqu’un qui était véritablement et pleinement Dieu puisse être le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5), nous ramener à Dieu, et nous révéler Dieu (Jean 14:9). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; qui conque confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23). « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils » (2 Jean 9).

Wayne Grudem conclut son chapitre sur la personne de Christ en disant :

« C’est de loin le miracle le plus étonnant de la Bible entière—bien plus étonnant que la résurrection et plus étonnant même que la création de l’univers. Le fait que le Fils de Dieu—infini, omnipotent, et éternel—puisse devenir homme et se joindre à la nature humaine à jamais, afin que le Dieu infini devienne une personne avec l’homme fini, (ce fait) demeurera pour l’éternité le miracle le plus profond et le mystère le plus profond de tout l’univers » (Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 563).

Paul a dit dans 1 Timothée 3:16,

« Et il faut avouer que le mystère de la piété est grand : Celui qui a été manifesté en chair, justifié en Esprit, est apparu aux anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire ».

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi “Doctrine” :

 

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Doctrine 01 : L’inspiration des Écritures – Part 2

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Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

III. Inspiration

Nous avons considéré la Parole de Dieu comme indiquant (1) la personne de Jésus-Christ, (2) le discours de Dieu et (3) la Parole écrite, c’est-à-dire les Écritures. Nous avons aussi considéré l’importance du canon des Écritures, la liste close des Écritures inspirées du Saint-Esprit.

Nous tournons notre attention maintenant à la signification du terme « inspiration ». Voici un des passages clés :

2 Timothy 3:16-17 (NEG) Toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. 

Que veut dire la Bible en parlant de l’inspiration ? Nous parlons souvent de l’inspiration d’un artiste ou d’un auteur, ou l’inspiration d’un moment ou l’inspiration poétique, etc. En contraste avec cet emploi courant, appliqué aux Écritures, le terme inspiration a une signification distincte, précise et technique.

A. Définition de l’inspiration 

« L’inspiration est l’influence déterminante exercée par le Saint-Esprit sur les auteurs de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament pour qu’ils annoncent et rédigent de façon exacte et autorisée le message reçu de Dieu. Cette influence les a guidés jusque dans l’emploi des mots pour les garder de toute erreur et de toute omission. Une telle inspiration a également été accordée aux écrivains sacrés à propos d’événements ou de faits déjà connus d’eux sans révélation particulière, afin que leur relation en soit telle que Dieu la voulait » (René Pache, L’inspiration et l’autorité de la Bible, p. 41).

« L’inspiration biblique est l’action du Saint-Esprit par laquelle Il a mystérieusement éveillé et rempli l’esprit des auteurs humains, les guidant et les dirigeant de manière à produire un écrit inspiré et infaillible, un texte sacré, un livre de Dieu, avec lequel l’Esprit de Dieu demeure à jamais organiquement uni » (E. Sauer, From Eternity to Eternity, p. 107 dans L’inspiration et l’autorité de la Bible, p. 41).

« Toute Écriture est inspirée (θεόπνευστος, theopneustos)… » Theo-pneustos est le terme grec qui est employé dans le texte de 2 Timothée 3:16-17. Appliqué aux Écritures, ce terme veut dire « soufflée hors par Dieu » ou « soufflée de la part de Dieu » au lieu de « soufflée dans… ».

Dans 1 Pierre 1:11 nous lisons que « L’Esprit de Christ était en eux » (c’est-à-dire les prophètes). Cet Esprit de Christ dans les prophètes les a poussés à parler ou à écrire de la part de Dieu :

2 Peter 1:21 (NEG) car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. 

L’Esprit de Dieu était en les auteurs des Écritures et il a soufflé hors de ces hommes la Parole de Dieu, les Écritures. C’était ces hommes qui ont été poussés par l’Esprit Saint, mais c’était les Écritures qui ont été soufflées par l’Esprit hors des hommes. Le terme inspiration s’applique aux Écritures, et non pas aux auteurs. Nous savons que Balaam, David, et Pierre, par exemple, n’étaient pas du tout infaillibles. Malgré les hommes, Dieu a soufflé hors d’eux sa Parole infaillible et sans erreur (mot technique : inerrance).

B. L’inspiration plénière et verbale des Écritures

Nous parlons d’une inspiration plénière et verbale. Ce n’est pas que les auteurs aient tout simplement été poussés à écrire et laissés à écrire à leur gré. René Pache explique :

« Nous croyons que, dans la rédaction des manuscrits originaux, l’Esprit Saint a guidé les auteurs dans le choix même des expressions, et cela dans toutes les pages de l’Écriture, sans pour autant annihiler leur personnalité » (Pache, p. 65).

Inspiration plénière

Inspiration verbale

La Bible est inspirée dans son entièreté.

La Bible est inspirée dans ses minuties.

1. Que veut dire, au sens de la Bible, l’expression « inspiration plénière » ? Plénier veut dire entier, à son maximum, complet, total. Cette expression signifie que l’inspiration est entière et sans restriction. C’est ce qu’affirment partout les auteurs sacrés :

Matthieu 5:18 (NEG) Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 

Luc 24:25 (NEG) Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! 

Jean 10:35 (DRB) S’il appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est venue (et l’écriture ne peut être anéantie), 

Luc 16:17 (DRB) Or il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi tombe. 

Le terme plénier veut impliquer que l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, l’enseignement spirituel et les récits historiques, les miracles et les généalogies ont tous été inspirés par Dieu : « Toute Écriture… »

Il est vrai que l’Apôtre Paul fait référence d’abord aux Écritures de l’Ancien Testament. Pourtant, il est aussi évident que 

  • Les auteurs du Nouveau Testament étaient conscients de cette même inspiration.
  • Ils reconnaissaient cette qualité dans les écrits des autres apôtres et prophètes (2 Pierre 3:16, voir “Le Canon du Nouveau Testament” ci-dessus).
  • Donc, la qualité d’inspiration s’applique également aux Écritures dites “le Nouveau Testament”.

2. Pourquoi parle-t-on d’une « inspiration verbale » ? Nous voulons dire que Dieu a même suggéré des mots spécifiques afin que chaque mot soit inspiré par lui.

  • L’inspiration plénière signifie que la Bible est inspirée dans son entièreté.
  • L’inspiration verbale signifie qu’elle est inspirée dans ses minuties, les moindres détails.

Considérez les passages suivants :

Exode 4:14-16 (NEG) Alors la colère de l’Éternel s’enflamma contre Moïse, et il dit: N’y a t-il pas ton frère Aaron, le Lévite ? Je sais qu’il parlera facilement. Le voici lui-même, qui vient au-devant de toi; et, quand il te verra, il se réjouira dans son coeur. 15 Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire. 16 Il parlera pour toi au peuple; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu. 

Exode 7:1-2 (NEG) L’Éternel dit à Moïse: Vois, je te fais Dieu pour Pharaon; et Aaron, ton frère, sera ton prophète. 2 Toi, tu diras tout ce que je t’ordonnerai; et Aaron, ton frère, parlera à Pharaon, pour qu’il laisse aller les enfants d’Israël hors de son pays. 

« Tu diras tout ce que je t’ordonnerai… Voici, je mets mes paroles dans ta bouche… tu seras comme ma bouche… Dis… toutes les paroles que je t’ordonne de leur dire ; n’en retranche pas un mot… Prends un livre, et tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites… jusqu’à ce jour. » Jérémie 1:7, 9 ; 15:19 ; 26:2 ; 36:2

  • Voir aussi Ézéchiel 2:9-3:3, 27.

Dans le Nouveau Testament, l’interprétation de l’Ancien Testament est souvent basée sur des mots particuliers :

Passage du Nouveau Testament

Basé sur l’Ancien Testament

Terme clé

Matthieu 22:45

Psaume 110:1

« Seigneur »

Galates 3:16

Genèse 12:7

« ta, tes »

Hébreux 1:5-6

Psaume 2:7 ; 2 Samuel 7:14

« fils »

Hébreux 1:9

Psaume 45:8

« Dieu »

Hébreux 2:6-8

Psaume 8:5-7

« toute chose »

Hébreux 2:11-12

Psaume 22:23

« frères »

Hébreux 3:7-11

Psaume 95:8-11

« aujourd’hui, repos »

Hébreux 6:13-17

Genèse 22:16

« jure »

Hébreux 7:3

Genèse 14:18-20

silence concernant origine

Hébreux 12:26

Agée 2:6

« une fois encore »

Très souvent le sens du passage repose tout entier sur :

  • un mot
  • le singulier ou le pluriel
  • le temps du verbe
  • les détails d’une prophétie
  • la précision d’une promesse
  • le silence du texte sur d’autres points

3.Néanmoins, nous n’acceptons pas l’idée de « dictée mécanique », l’idée que les auteurs de la Bible n’étaient que des dictaphones vivants, enregistrant mécaniquement les paroles de l’auteur divin. Nous reconnaissons la double nature de l’Ecriture : l’inspiration divine de toutes ses pages, aussi bien que le caractère réel des auteurs humains. Les auteurs de la Bible ont remarqué la qualité humaine d’autres auteurs :

  • « David lui-même, (animé) par l’Esprit Saint, a dit… » (Marc 12:36).
  • « …Moïse nous a prescrit… » (Marc 12:19).
  • « …Ésaïe a dit… » (Jean 12:39).

Jean et Luc ont énoncé leurs intentions, leurs buts, en écrivant leur livre (Jean 20:30-31 ; Luc 1:1-4). Luc a fait la constatation d’avoir fait des recherches sur son évangile (1:2-3). Alors, il est clair que la méthode divine d’inspiration n’était pas un procès de dictée mécanique.

C. Déclaration doctrinale

Les Écritures, à savoir l’Ancien et le Nouveau Testament, sont littéralement inspirées de Dieu et constituent la révélation de Dieu à l’homme, la règle infaillible, faisant autorité en matière de foi et de conduite (1 Thessaloniciens 2:13 ; 2 : Timothée 3:15-17 ; 2 Pierre 1:21).

Le terme infaillible veut dire « qui ne peut faire défaut, qui ne peut tromper » (Le Petit Robert). Certains chrétiens immatures cherchent des révélations, des rêves, des paroles du Seigneur, mais 2 Pierre 1:16-19 nous dit que nous avons une parole plus certaine : la Parole de Dieu. Comparer Galates 1:8-9. L’inspiration plénière et verbale implique une inerrance des manuscrits originaux. La science de la critique textuelle avec plus de 5,839 manuscrits grecs du Nouveau Testament et entre 15,000 et 20,000 manuscrits dans d’autres langues anciennes nous assure que nous avons un texte qui dans la providence de Dieu a été soigneusement préservé.

Manuscript Matthieu 1

Papyrus du troisième siècle de Matthieu 1

 

D. Les éléments de l’inspiration

Nous pouvons résumer le processus de l’inspiration en quatre éléments : préparation, élévation, suggestion et surintendance.

Préparation

L’inspiration n’était pas l’activité du moment que l’auteur a pris la plume. Dieu a dirigé le processus entier commençant avec la préparation de l’auteur.

Jérémie 1:5 (NEG) Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. 

Quand Dieu veut inspirer une prophétie comme celle de Jérémie, il commence avant la naissance de l’homme qu’il préparera à écrire la prophétie. Dieu a mis à part l’Apôtre Paul dès le sein de sa mère pour qu’il écrive éventuellement treize épîtres du Nouveau Testament (Galates 1:15).[1]

Élévation

Dieu élève l’homme et lui donne une perspicacité spirituelle, une perspective divine pour comprendre les choses de Dieu. 

Suggestion

En se servant de la personnalité, l’histoire, l’education et le vocabulaire de l’auteur, l’Esprit Saint suggère certains termes pour que l’écrit soit précisément ce que Dieu voulait dire.

Surintendance

Dieu dirige le processus tout entier.

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Le processus de l’inspiration

IV. Ce que la Bible enseigne concernant elle-même

La doctrine de l’inspiration des Écritures porte plusieurs implications importantes pour le croyant.

A. L’autorité de l’Écriture

Les Écritures portent autorité. Toutes les paroles dans l’Écriture sont les paroles de Dieu de telle façon que de ne pas croire ou de désobéir à une parole quelconque de l’Écriture est de ne pas croire ou de désobéir à Dieu.

  1. Toutes les paroles dans l’Écriture sont les paroles de Dieu.
  2. Donc, ne pas croire ou désobéir à une parole quelconque de l’Écriture est de ne pas croire ou de désobéir à Dieu.
  3. Puisque c’est la Parole du Dieu qui ne peut pas mentir (Tite 1:2), nous pouvons faire confiance à la véracité des Écritures.
  4. L’Écriture écrite est notre autorité finale.

B. La clarté de l’Écriture

La Bible est écrite de telle manière que ses enseignements sont compréhensibles à tous ceux qui la lisent en cherchant l’aide de Dieu et qui sont prêts à suivre ses enseignements.

1. La Bible affirme fréquemment sa propre clarté.

Éphésiens 3:3-5 (NEG) C’est par révélation que j ‘ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. 4 En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ. 5 Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ. 

Dans ce passage, l’Apôtre Paul nous dit que 

  • Le mystère de Dieu (c’est-à-dire le plan de Dieu qui avait été caché) n’avait pas été manifesté aux prophètes dans les générations précédents (v. 5).
  • Le plan de Dieu a été révélé maintenant aux saints apôtres et prophètes de Christ (v. 5).
  • Le plan de Dieu a été révélé par l’Esprit de Die (v. 5)u.
  • Cette révélation est maintenant écrite (v. 3).
  • Dieu se sert de “peu de mots” pour transmettre la révélation (v. 3).
  • La révélation peut être lue (v. 4).
  • La révélation peut être comprise (v. 4).

Encore Paul dit à Timothée, 

2 Timothée 2:7 (NEG) Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses. 

Et encore aux Corinthiens,

2 Corinthiens 1:13 (BFC) En effet, dans nos lettres nous ne vous écrivons rien d’autre que ce que vous y lisez et comprenez. Et j’espère que vous parviendrez à comprendre parfaitement ceci. 

2. La capacité de comprendre correctement les Écritures est plus une qualité morale et spirituelle qu’une qualité intellectuelle.

Jean 7:17 (NEG) Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. 

Jean 8:43 (NEG) Pourquoi ne comprenez -vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 

Parfois nous comprenons mal les Écritures parce que nous attendons toujours son accomplissement dans le cas d’une prophétie (cf. 1 Pierre 1:10-12). Parfois nous voulons faire des affirmations là où les Écritures sont silencieuses. Parfois nous interprétons mal un passage à cause de notre contexte historique et culturel.

Pourtant, nous n’avons pas raison de dire que les Écritures sont insuffisantes ou ambiguës.

C. La nécessité de l’Écriture 

La Bible est nécessaire pour la connaissance de l’Évangile, pour maintenir la vie spirituelle, et pour la connaissance de la volonté de Dieu, mais elle n’est pas nécessaire pour savoir que Dieu existe ou pour connaître quelque chose du caractère de Dieu ou de ses lois morales.

  1. La Bible est nécessaire pour connaître l’Évangile (Romains 10:13-17).
  2. La Bible est nécessaire pour maintenir la vie spirituelle (Matthieu 4:4; Deutéronome 32:47; 1 Pierre 1:23-25; 2:2).
  3. La Bible est nécessaire pour une connaissance certaine de la volonté de Dieu.
  4. Mais la Bible n’est pas nécessaire pour savoir que Dieu existe (Psalm 19:1; Actes 14:16-17)..
  5. En outre, la Bible n’est pas nécessaire pour connaître quelque chose du caractère de Dieu ou de ses lois morales (Romains 1:32; 2:14-15).

D. La suffisance de l’Écriture

2 Timothée 3:17 (NEG) afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. 

L’Écriture contient toutes les paroles que Dieu a voulu donner à son peuple à chaque étape de l’histoire rédemptrice, et qu’elle contient maintenant toutes les paroles de Dieu qui sont nécessaires pour le salut, pour se confier parfaitement en Dieu, et pour lui obéir parfaitement.

  1. Nous pouvons trouver tout ce que Dieu a dit à propos de sujets particuliers, et nous pouvons trouver des réponses à nos questions.
  2. L’Écriture qui était donnée à chaque étape de l’histoire rédemptrice était suffisante à chaque étape.
  3. Applications pratiques de la suffisance de l’Écriture.
  • La suffisance de l’Écriture devrait nous encourager dans nos efforts de découvrir ce que Dieu veut que nous pensions (au sujet d’une question doctrinale) ou faisions (dans une situation particulière).
  • La suffisance de l’Écriture nous rappelle que nous ne devons rien ajouter à l’Écriture, et que nous sommes à considérer nulle autre écriture d’une valeur égale à l’Écriture. Exemple : le Livre de Mormone.
  • La suffisance de l’Écriture nous dit que Dieu n’exige pas que nous croyions un enseignement quelconque à propos de lui ou de son œuvre rédemptrice qui ne se trouve pas dans la Bible.
  • La suffisance de l’Écriture nous démontre que nulle révélation moderne de Dieu n’est sur le même pied d’égalité quant à l’autorité que l’Écriture.
  • La suffisance de l’Écriture nous rappelle que rien n’est péché qui n’est pas interdit soit explicitement soit implicitement par l’Écriture.
  • La suffisance de l’Écriture nous dit aussi que rien n’est exigé de nous par Dieu qui n’est pas ordonné dans l’Écriture soit explicitement soit implicitement.
  • La suffisance de l’Écriture nous rappelle que notre enseignement doctrinal et éthique devrait accentuer ce que l’Écriture accentue et rester content de ce que Dieu nous a dit dans l’Écriture.
Source principales :
  • Grudem, Wayne. Systematic Theology
  • Nelson, P. C. Bible Doctrines
  • Pache, René. L’inspiration et l’autorité de la Bible. 
  • Warfield, Benjamin B. The Inspiration and Authority of the Bible

Voir aussi “Doctrine” :


[1] Voir Benjamin B. Warfield, The Inspiration and Authority of the Bible

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Les enfants de Dieu

wordle Jean 01v01-18

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu… (Jean 1:12, Darby).

Il y a trois mots importants dans ce verset : “donner”, “droit”, et “enfants”.

Donner

L’Apôtre Jean écrit du don de Dieu. Dieu “donne” l’entrée dans la famille céleste. Cette entrée n’est pas achevée par l’effort humain ; c’est toujours le don de Dieu. Dieu fait don d’être membre de sa famille à ceux qui reçoivent Jésus-Christ son Fils.

Droit

Deuxièmement Jean parle du “droit” d’appartenir à la famille de Dieu. D’eux-mêmes, les gens n’ont pas le droit à une place dans sa famille. C’est au-delà de l’achèvement humain ; ils ne peuvent l’atteindre ni le mériter ; le droit leur est donné. Ils étaient hors de sa famille ; ils n’avaient pas de place. Maintenant ils ont reçu comme don le droit de devenir membres ; ils appartiennent à sa famille.

Enfants

Le troisième mot est “enfants”. Ceux qui sont dans la famille peuvent appeler Dieu “Père”. Les “enfants” possèdent une nature commune qui dérive de leur Père. Ils sont “participants de la nature divine” (2 Pierre 1:4). Il s’agit d’une nouvelle naissance par laquelle des gens sont nés de nouveau dans la famille céleste. Les croyants ont une place dans la famille céleste grâce à ce que Dieu a fait en eux.

Condition

Il existe également une condition pour recevoir ce droit d’être enfant de Dieu : ce droit n’est donné qu’à ceux qui reçoivent la Parole faite chair, cette Parole qui était avec Dieu au commencement et qui est Dieu (Jean 1:1).

Recevoir Jésus comme “Dieu le Fils unique” est la condition non négotiable pour devenir membre de sa famille

C’est ce que Jean veut dire par la phrase “à ceux qui croient en son nom” (1:12). Recevoir Jésus comme “Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père” (Jean 1:18 NEG) est la condition non négotiable, le sine qua non pour devenir membre de la famille de Dieu. Dieu n’accepte pas dans sa famille des gens qui mettent en question la position prééminente du Fils unique.

Jésus fait bon accueil

Jésus, la Parole faite chair, a pris l’initiative. Il est entré dans le monde qu’il avait créé (Jean 1:10). Il est venu chez les siens mais ils ne l’ont pas reçu (1:11). En contraste avec eux, Jésus reçoit “tous ceux qui l’ont reçu”. Devenir membre de la famille de Dieu n’est pas basé sur lignée, race, position sociale, éducation, histoire personnelle ou n’importe quelle autre condition. Jésus fait bon accueil à tous ceux qui le reçoivent comme le Fils unique de Dieu et Seigneur de leur vie.

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Créés pour l’éternité

Il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité (Ecclésiaste 3:11).

Cette vie n’est que le commencement. Nous passerons beaucoup plus de “temps” à l’autre côté de la mort, dans l’éternité, qu’ici-bas. Quelqu’un a dit que notre existence temporelle n’est qu’une petite parenthèse dans l’éternité. Dieu nous a créés pour vivre éternellement. La Bible dit que Dieu “a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité”.

Notre existence temporelle n’est qu’une petite parenthèse dans l’éternité.

Les choix et les conséquences

La vie terrestre offre bien des choix ; l’éternité n’en offre que deux : le ciel ou l’enfer. C’est votre relation avec Dieu ici-bas qui détermine votre relation avec lui dans l’au-delà. Si vous demeurez en Christ dans cette vie, il vous préparera une place auprès de lui pour toute l’éternité. D’autre part, si vous rejetez son amour, son pardon et son salut, vous serez éternellement séparé de Dieu.

Une vision de l’éternité

Quand vous vivez à la lumière de l’éternité, vous pensez à long terme. La vision de l’éternité remplit votre vie quotidienne. La vie actuelle porte plus d’importance pour vous parce que vous comprenez qu’il existe des conséquences éternelles à tout ce que vous faites sur terre. Vous discernez l’important. Vous rachetez le temps (Éphésiens 5:16). Vous échanger votre vie temporelle pour la vie éternelle (Luc 17:33).

Des promesses pour l’éternité

La Bible donne les promesses les plus précieuses et les plus grandes concernant le ciel :

Ce que nul homme n’a jamais vu ni entendu, ce à quoi nul homme n’a jamais pensé, Dieu l’a préparé pour ceux qui l’aiment (1 Corinthiens 2:9, BFC).

Dieu n’a pas tout révélé, mais nous savons que Jésus nous prépare une place dans la maison de son Père. Nous serons réunis avec nos bien-aimés qui étaient croyants et qui nous ont devancés. Dieu lui-même sera avec nous. Il essuiera toute larme de nos yeux.

La mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Apocalypse 21:4).

Ici bas nous ne sommes pas chez nous. Notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ (Philippiens 3:20). Un des ces jours, Jésus nous dira :

Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde (Matthieu 25:34).

Comme Abraham, nous attendons “la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur” (Hébreux 11:10 NEG). Nous fixons nos yeux sur Jésus et sur la joie qui nous est réservée (Hébreux 12:2).

Créés pour l’éternité, vivons à la lumière de l’éternité.

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Bienvenue, Jésus !

«Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu» (Jean 1:11, Darby).

À la fin d’une longue journée, un homme rentre à la maison dans la belle attente d’être chez lui avec sa famille. Il a égaré sa clé, et la porte est verrouillée. Peu importe, la famille est là. Il frappe à la porte mais il n’y a pas de réponse. De l’intérieur de la maison les siens entrouvrent les rideaux pour le regarder, mais personne ne l’accueil chez lui, personne ne lui ouvre la porte.

« Impossible ! » dites-vous.

Pourtant, c’est vrai. C’est ce qui s’est passé à Jésus. Jean nous dit qu’il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

La tragédie se répète fois après fois. Jésus vient vers nous qui sommes les siens, nous qui avons reçu tellement de bénédictions de sa main et qui avons les Écritures remplies de la révélation de son amour et de ce qu’il a fait pour nous et de ce qu’il attend de nous.

Il vient vers nous qu’il a créés, qu’il aime et pour qui il est mort. Et trop souvent il est toujours vrai que les siens ne le reçoivent pas.

Vous croyez bien qu’il est là, mais ne voulez-vous pas lui ouvrir la porte à votre vie ?

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CHASSE AU TRÉSOR

Le premier chapitre de l’Évangile de Jean se ressemble à une chasse au trésor (1:19-51). Tout le monde est à la recherche de celui qui avait été promis dans les Écritures.

  • D’abord, les autorités religieuses voudraient savoir si Jean-Baptiste est le Christ (1:20). 
  • Puis, quand deux des disciples de Jean-Baptiste poursuivent Jésus, ce dernier leur demande : “Que cherchez-vous ?” (1:38). 
  • À son tour, André, l’un de ces deux, annonce à Pierre : “Nous avons trouvé le Messie” (1:41). 
  • Ensuite, Philippe annonce à Nathanaël : “Nous avons trouvé celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes” (1:45). 
  • Dans ce chapitre, Jésus est aussi désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui baptise d’Esprit Saint, le Fils de Dieu, le roi d’Israël et le Fils de l’homme. 

La Bible dit qu’en Christ “sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Colossiens 2:3). Elle parle encore de la richesse insondable de Christ, de la richesse de sa grâce et de sa gloire. Que les gens le sachent ou non, Jésus-Christ est le trésor qu’ils cherchent. Avez-vous trouvé le seul trésor qui rassasie ?

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UN BUT POUR BIEN COURIR

Philippiens 3:1-14

INTRODUCTION

Je suis entré dans un petit magasin que je fréquentais assez souvent. J’ai salué la vendeuse et puisque c’était la première fois de nous voir pendant le nouvel an, elle m’a demandé si le nouvel an allait bien pour moi. Ensuite, avec un air plutôt frustré, elle m’a demandé si le nouvel an avait vraiment changé des choses pour moi. Elle se plaignait en effet que rien n’ait changé, que sa vie suivait la même routine que d’habitude. « Est-ce qu’un chiffre peut changer la vie ? ai-je demandé. Est-ce que une date sur le calendrier peut tout changer ? C’est à nous de changer la vie. »

Nous sommes bien et bel entrés dans la nouvelle année et dans ces quelques jours vous avez pu constater qu’il n’y a rien de nouveau, rien n’a changé. Tout continue d’ordinaire. Le calendrier, les fêtes, les feux d’artifices n’ont rien changé. Nous risquons de passer toute notre existence sans grand changement si nous dépendons d’autres choses pour changer notre vie.

Dans ce passage dans Philippiens 3:1-14, Paul nous donne les principes qui sont nécessaires pour une vie qui vaut la peine de vivre.

1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je n’éprouve aucun ennui à vous écrire les mêmes choses, et pour vous, c’est une sécurité.2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis. 3 Car les vrais circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Christ-Jésus, et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair. 4 Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : 5 circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; 6 quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable. 7 Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. 8 Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, 9 et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. 10 Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, 11 si possible, à la résurrection d’entre les morts.12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. 13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, 14 je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus.

I. NOUS DEVONS CONNAÎTRE NOTRE BUT

Notons que dans les versets 10 et 14, Paul parle de son but (Colombe). Nous devons avoir un but dans la vie, un but qui est plus grand que nous-mêmes, un but qui nous interpelle, un but qui nous donne le zèle pour l’accomplir.

Il y a bien des gens qui n’ont pas de but, pas d’objectif, pas de vision, pas de mission dans leur vie. Ils sont flâneurs, oisifs, fainéants parce qu’ils ne sont pas animés par un but. Ils ne visent pas la cible de la vie, et ceux qui ne la visent pas n’arriveront jamais par hasard à l’atteindre.

Nous devons avoir un but, mais il n’est pas à nous de déterminer notre but ! Pour le chrétien le but est déjà déterminé. Le but n’est pas à nous de fixer parce que nous nous appartenons à un Autre :

1 Corinthiens 6:18-19 « Ne savez-vous pas que … vous n’êtes pas à vous-mêmes ? 20 Car vous avez été rache-tés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».

Le but nous a été fixé. Nous sommes appelés…

  • Romains 1:7 ; 1 Corinthiens 1:2 ⎯ « appelés à être saints »
  • Romains 8:28 ⎯ « appelés selon son dessein »
  • 1 Corinthiens 1:9 ⎯ « appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Sei-gneur »
  • Éphésiens 4:4 ⎯ « appelés à une seule espérance »
  • Colossiens 3:15 ⎯ « appelés à former un seul corps »
  • 1 Thessaloniciens 2:12 ⎯ « appelés à son royaume et à sa gloire »
  • 1 Thessaloniciens 4:7 ⎯ « appelés à la sanctification »
  • 1 Timothée 6:12 ⎯ « appelés à la vie éternelle »

Ce n’est donc pas à nous de nous fixer notre but ; c’est déjà fixé par Dieu. Dans le verset 12, Paul dit qu’il a été saisi par le Christ-Jésus pour qu’il saisisse l’objectif.

Quel est cet objectif ? Comme nous venons de voir, ce but peut être exprimé de plusieurs manières. Nous pouvons parler de la croissance spirituelle, du progrès dans la sanctification, d’une conformité à la volonté de Dieu, mais dans ce passage, Paul le résume dans une phrase : « Mon but est de le connaître… »

Paul n’a pas dit que c’était son but de croire en Dieu ; il a dit que c’était son but de connaître Jésus-Christ « lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts ».

Nous avons été saisis par Christ-Jésus pour le connaître ! Le but de notre vie, de notre existence en tant que chrétiens est de le connaître. Toute autre chose que nous faisons dans cette vie doit être soumise à cette objectif de connaître Jésus-Christ.

1 Corinthiens 10:31 ⎯ « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. »

2 Corinthiens 5:9 ⎯ « C’est pour cela aussi que nous mettons notre point d’honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions (dans ce corps), soit que nous le quit-tions. »

Est-il votre but de le connaître ? Est-ce que c’est votre passion ? Est-ce ce qui vous anime, enflamme ? Est-ce que vous vivez pour connaître Jésus-Christ ?

C’est à cela que nous avons été appelés. Nous devons l’embrasser, mettre cet objectif devant nous et évaluer notre progrès vers ce but. Embrassons le but de connaître Jésus.

II. NOUS DEVONS RECONNAÎTRE QUE NOUS NE SOMMES PAS ARRIVÉS

Ce qui est aussi grave que de ne pas avoir de but, c’est de croire que nous sommes déjà arrivés. Combien de chrétiens sont ici qui sont déjà arrivés ? Vous êtes déjà par
faits ? Dieu a déjà fait tout ce qu’il veut faire dans votre vie ?

Celui qui se croit déjà arrivé au but n’arrivera jamais. Pouvez-vous imaginer un coureur qui fait la moitié de sa course, s’arrête et se félicite parce qu’il croit avoir achevé sa course ?
Paul a dit trois fois dans quelques versets qu’il n’était pas encore arrive :

« 12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix 

ou que j’aie déjà atteint la perfection…

13 Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ».

C’est le grand apôtre Paul q
ui parle ! Celui

  • qui a vu le Seigneur sur le chemin vers Damas,
  • qui a reçu des révélations,
  • qui a implanté tant d’églises,
  • qui est monté au troisième ciel,
  • qui a écrit par l’inspiration de l’Esprit Saint toutes ses épîtres…

et il dit qu’il n’est pas encore arrivé !

Nous ne devons pas nous faire d’illusions. Nous avons une course à achever, un combat à combattre, une foi à garder.

Jésus dit que dans les derniers jours, « …en raison des progrès de l’iniquité l’amour du plus grand nombre se refroidira. 13 Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:12-13). Bien des gens vont se retirer de la course avant d’arriver au bout.

Paul a parlé de

  • ceux qui ont abandonné la foi (1 Timothée 4:1),
  • d’autres qui ont fait naufrage en ce qui concerne la foi (1 Timothée 1:19),
  • d’autres qui étaient déchus de la grâce (Galates 5:4).

Nous devons nous rendre compte que nous ne sommes pas encore arrivés. La course est toujours devant nous. Nous ne devons pas jeter l’éponge, laisser tomber les bras.

III. POURSUIVRE LE BUT AVEC UNICITÉ DE CŒUR

Troisièmement, nous poursuivre notre but avec la totalité de notre être.

Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose… (Philippians 3:13 NEG).

A. Nous oublions ce qui est en arrière.

…oubliant ce qui est en arrière… (Philippians 3:13 NEG).

Nous en avons fini avec le passé.

1. Il convient d’oublier les bonnes choses que vous avez faites

Les bonnes choses que vous avez faites peuvent vous empêcher de connaître Christ. Paul parle de plusieurs bonnes choses qu’il avait accomplies :

Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi : circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Église ; quant à la justice légale, irréprochable (Philippiens 3:4-6).

Si vous êtes toujours en train de penser à ce que vous avez achevé dans le passé, vous ne faites rien pour le future. Paul aurait pu se glorifier de son passé mais il l’a considéré comme une perte afin de gagner le Christ.

On ne peut atteindre la ligne d’arrivéeen restant à la ligne de départ.

Mais ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est (obtenue) par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. (Philippiens 3:7-9).

On ne peut atteindre la ligne d’arrivée en restant à la ligne de départ.

2. Encore, il convient d’oublier les mauvaises choses que vous avez faites.

Dans un sens, nous ne devons pas oublier le passé car le passé révèle ce que Christ a fait pour nous :

…souvenez -vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde (Éphésiens 2:12).

Mais dans un autre sens, nous devons nous rendre compte que Dieu lui-même ne tient plus compte des péchés quand il y a confession et repentance :

De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, À qui le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! (Psalm 32:1-2 NEG).

3. Le mal que vous vous êtes fait

Combien nous souffrons du mal que nous nous sommes fait ! Mais nous mettons notre passé sur l’autel de Celui qui fait “que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein” (Romaims 8:28 NEG).

4. Le mal que vous avez fait aux autres

Zachée a fait une restitution, preuve de sa repentance. Cela fait partie de la course, mais quand vous avez tout rectifié, vous devez laisser tomber. Ne soyez pas paralysé par le mal que vous avez fait.

5. Le mal que des autres vous ont fait.

Le mot, c’est pardonner. En pardonnant aux autres, nous les libérons et nous nous libérons. Nous nous pouvons avancer en nous figeant dans le passé.

B. Il convient de tendre vers ce qui est en avant.

… et me portant vers ce qui est en avant (Philippians 3:13 NEG).

Nous avons une nouvelle orientation : nous nous orientons vers le futur « pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus ».

Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire (Colossiens 3:1-4).

C’est pourquoi Paul dit,

« …je poursuis (ma course) afin de le saisir… (La Colombe).

Quelques versets plus tard, il nous rappelle que notre citoyenneté est au ciel :

Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d ‘où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s ‘assujettir toutes choses (Philippians 3:20-21 NEG).

C. Courir vers le but

je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus (Philippiens 3:14 NEG).

1. La nécessité de s’entraîner

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir. Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une cou-ronne incorruptible. Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air » (1 Corinthiens 9:24-26).

« Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, en vous empêchant d’obéir à la vérité » (Galates 5:7).

2. L’entraînement et la Parole

« L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4).

La Parole de Dieu est le moyen principal par lequel nous entrons en communion avec lui, lui adresser nos prières, l’entendre nous parler, etc.

…Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples (John 8:31 NEG).

Il convient donc à lire une bonne portion de la Parole de Dieu chaque jour. Il existe bien des méthodes. Stéphane Kapitaniuk couvre la gamme ici. La Parole de Dieu est votre vie !

Courez vers votre but pour pouvoir dire avec l’Apôtre Paul :

« j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la cou-ronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce Jour-là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son apparition » (2 Tim
othée 4:7-8).

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LA VIE NOUVELLE POUR L’ANNÉE NOUVELLE

Le nouvel an nous donne l’illusion d’un nouveau commencement. Nous avons soif de changer, de faire mieux qu’avant. Nous faisons nos résolutions pour la nouvelle année tout en souhaitant que le bien soit à notre portée. Hélas ! Nous finissons trop souvent en avouant :

“Je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas” (Romains 7:18-19).

Jérémie nous pose la question :

“Un Éthiopien peut-il changer sa peau, Et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, Vous qui êtes exercés à faire le mal ?” (Jérémie 13:23).

Aussi réaliste qu’elle soit, la Bible ne nous laisse pas sans espoir. Au contraire, elle promet un nouveau commencement à tous ceux qui viennent à Christ :

“Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige” (Ésaïe 1:18).

Dieu jette au fond de la mer tous nos péchés (Michée 7:19). Il ne s’en souvient plus (Hébreux 8:12). Que c’est merveilleux de savoir que Dieu nous a pardonné nos péchés ! En plus, il nous donne un cœur nouveau et un esprit nouveau, et il met son Esprit en nous pour que nous puissions vivre la vie nouvelle (Ézékiel 36:25-27).

Jésus appelle ce nouveau commencement “la nouvelle naissance”. Nous ne passons pas de notre vie ancienne à la vie nouvelle par un processus d’évolution :

“Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit “ (Jean 3:6).

Le changement dont nous avons besoin ne s’effectue pas par résolutions, mais par la nouvelle naissance : “il faut que vous naissiez de nouveau” (Jean 3:7). Dieu fait de nous de nouvelles créatures dotées d’une nouvelle nature (2 Corinthiens 5:17 ; Galates 6:15 ; Éphésiens 2:24 ; Colossiens 3:10).

L’espoir d’une nouvelle vie, donc, ne se trouve pas dans la nouvelle année, mais en Jésus-Christ. Il vous donnera la vie nouvelle pour le temps et pour l’éternité.

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À L'ÉCOUTE DE LA PAROLE

« La Parole a été faite chair… » (Jean 1:14).

D’habitude nous tournons aux évangiles de Matthieu et de Luc pour considérer la naissance de Jésus-Christ. Nous ne lisons pas dans les autres évangiles de l’Annonciation angélique à la vierge Marie,

  • ni de l’hésitation de Joseph,
  • ni des prophéties d’Élisabeth, d’Anne ou de Siméon,
  • ni de l’apparition des anges aux bergers,
  • ni des Mages venant de l’Orient,
  • ni de la fuite de la sainte famille en Égypte devant le roi meurtrier Hérode… 

Jean résume dans son évangile toute cette histoire de l’entrée dans le monde du Fils de Dieu dans une petite phrase qui est la plus étonnante qui soit : « La Parole a été faite chair ».

La Parole l’expression de Dieu qui était au commencement, qui était avec Dieu, qui était Dieu et qui a fait tout ce qui a été fait (Jean 1:1-3), cette Parole a été faite chair. Le seul unique Dieu est entré dans l’histoire humaine en chair et en os dans la personne du bébé né à Bethléhem. L’enfant dans la crèche était Dieu le Fils.

Ainsi Jean peut-il ajouter que la Parole « a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (1:14). La Parole de Dieu a été faite chair pour que nous puissions contempler Jésus-Christ, l’expression de Dieu. Soyons à son écoute !

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Peut-on prier le Saint-Esprit ou lui adresser des cantiques ?

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Une question m’a été posée au sujet de la prière :

Qu’en pensez vous de nos chants actuels, puisque on a l’habitude de chanter des cantiques adressés à l’Esprit de Dieu en personne. (Saint Esprit descends, par exemple) ? Serait-il d’après vous possible de les maintenir ou plutôt choisir des chants qui s’adressent plutôt à Dieu (trinitaire), au Père ou au Fils, tout en acceptant les chants qui implicitement parle de l’Esprit Saint ?

Au sujet de la prière et des cantiques adressés au Saint-Esprit, je donne la réponse de M. Wayne Grudem dans son livre Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 380-381. Voici ma traduction :

Un survol des prières du Nouveau Testament indique qu’elles ne sont généralement adressées ni à Dieu le Fils, ni au Saint-Esprit, mais à Dieu le Père. Pourtant, un simple comptage de ces prières peut être trompeur, car la majorité des prières qui sont enregistrées dans le Nouveau Testament sont celles de Jésus lui-même qui a constamment prié Dieu le Père, mais évidemment ne s’est pas prié à lui-même comme Dieu le Fils. En outre, dans l’Ancien Testament, la nature trinitaire de Dieu n’avait pas encore été si clairement révélée ; il n’est donc pas surprenant que nous ne trouvions pas beaucoup d’exemples de prières adressées directement à Dieu le Fils ou à Dieu le Saint-Esprit avant l’époque de Christ.

Bien qu’il y ait une tendance claire d’adresser la prière directement à Dieu le Père au travers du Fils (Matthieu 6:9; Jean 16:23; Éphésiens 5:20), il y a des indications qu’il convient aussi d’adresser la prière directement à Jésus. Le fait que c’était Jésus lui-même qui a nommé tous les autres apôtres, suggère que la prière dans les Actes 1:24 lui est adressée : « Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi. » En mourant, Étienne prie: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7:59). La conversation entre Ananias et « le Seigneur », dans Actes 9:10-16 est avec Jésus, parce qu’au verset 17 Ananias dit à Saul, « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus… m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. » La prière « Marana tha – Notre Seigneur, viens ! » (1 Corinthiens 16:22 BFC) est adressée à Jésus, ainsi que la prière dans l’Apocalypse 22:20, « Viens, Seigneur Jésus ! » Paul a également prié « le Seigneur » dans 2 Corinthiens 12:8 concernant son épine dans la chair.

En outre, le fait que Jésus est « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle » (Hébreux 2:17 NEG) qui est capable de « compatir à nos faiblesses » (Hébreux 4:15) nous encourage de nous approcher avec assurance « du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:16). Ces versets nous encourage à venir directement à Jésus dans la prière, tout en attendant qu’il compatisse à nos faiblesse tandis que nous le prions.

Il y a donc justification scripturaire assez claire pour nous encourager à prier non seulement à Dieu le Père (ce qui semble être le norme et qui suit certainement le exemple que Jésus nous a enseigné dans la prière dite dominicale), mais aussi de prier directement à Dieu le Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Les deux prières sont correctes, et nous pouvons prier soit au Père soit au Fils.

Mais devrions-nous prier au Saint-Esprit? Bien que le Nouveau Testament n’enregistre aucune prière adressée directement au Saint-Esprit, rien n’interdise une telle prière, car l’Esprit Saint, comme le Père et le Fils, est pleinement Dieu et est digne de la prière et est puissant pour répondre à nos prières. (Notez également l’invitation d’Ezéchiel au « souffle » ou « Esprit » (dans Ézéchiel 37:9). Dire que nous ne pouvons pas prier le Saint-Esprit, c’est dire que nous ne pouvons lui parler ou nous rapportent à lui d’une manière personnelle, ce qui ne semble guère correcte. Le Saint-Esprit se rapporte à nous d’une manière personnelle

  • puisqu’il est un « Consolateur » ou « Conseiller » (Jean 14:16, 26),
  • les croyants « le connaissent » (Jean 14:17),
  • il nous enseigne (cf. Jean 14:26),
  • il témoigne de nous que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8:16),
  • et il peut être attristé par notre péché (Éphésiens 4:30).

En outre, le Saint-Esprit exerce la volonté personnelle dans la distribution de dons spirituels, « les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Par conséquent, il ne semble pas incorrect de prier directement à l’Esprit Saint à certains moments, en particulier lorsque nous lui demandons de faire quelque chose qui se rapporte à ses zones spéciales du ministère ou responsabilité. En fait, plusieurs cantiques qui ont été bien utilisés à travers l’histoire de l’église, sont des prières à l’Esprit Saint. Pourtant, cela n’est pas le modèle de la prière dans le Nouveau Testament et ne devrait pas devenir l’accent dominant dans notre vie de prière.

Grudem cite aussi J. I. Packer qui dit, « Est-ce correct de prier à l’Esprit ? Il n’y en a pas d’exemple dans les Écritures, mais puisque l’Esprit est Dieu, il ne peut être incorrect de l’invoquer et de s’adresser à lui s’il y en a juste raison » (Keep in Step with the Spirit [Old Tappan, N.J.: Revell, 1984], p. 261).

Il fait référence à plusieurs cantiques en anglais qu’il nomme et inclut dans son livre :

  • « Come, O Come Thou Quickening Spirit » par Heinrich Held, 1664
  • « Come, Thou Almighty King » un cantique trinitaire anonyme de 1757
  • « Come, O Creator Spirit » anonyme, 10e siècle
  • « Spirit of God, Descend Upon My Heart » par George Croly, 1854
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