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Nous ne sommes pas en effet comme tant d’autres qui trafiquent de la parole de Dieu ; c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, à la face de Dieu, dans le Christ, que nous parlons. (2Co 2:17 TOB).

Je partage quelque pensées inspirées par J. Mack Stiles, Marks of the Messenger.

L’évangélisation pragmatique s’intéresse à la promotion.

C’est une question de style et de méthode, pas de substance ou d’authenticité. “La fin justifie les moyens.”

Pierre venait de déclarer que Jésus était le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus a affirmé que cette déclaration provenait d’une révélation par le Père. Puis il dit aux disciples de ne pas parler de lui :

Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. (Mat 16:20 NEG).

Pourquoi ? Jésus savait que les disciples pouvait promouvoir ce qu’il ne fallait pas d’une manière qui ne convenait pas. Les disciples savaient certaines choses, mais leur message n’était pas juste. Quand Jésus commençait à parler de ses souffrances et de sa mort, Pierre l’a repris pour cette idée affreuse, ce qui prouve qu’il n’avait pas compris le message.

L’évangélisation pragmatique cherche une méthode qui marche.

“Ça marche ?” Elle est toujours à la recherche d’une nouvelle méthode. La formule magique. Elle court “la mer et la terre” pour trouver le programme qui transforme l’église, s’intéressant à la méthode qui produise des résultats plutôt qu’à l’intégrité du message.

L’évangélisation pragmatique compte…

Elle compte les assistants, les convertis, les adeptes, les membres et les programmes, mais la fidélité au message et la fidélité du messager ne comptent pas trop.

De quoi servons-nous pour attirer des gens à l’église ? Des programmes ? Des activités ? Des divertissements ? De la danse ? Alors, faudrait-il s’en servir pour les garder. Contraster la méthode de l’Apôtre Paul :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu.  Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.  Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement ;  et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance,  afin que votre foi soit fondée, non sur la sagesse des hommes (1Co 2:1-5 NEG).

La culture corinthienne mettait un accent fort sur la sagesse (1 Co. 1:17, 19-30 ; 2:1, 4-7, 13 ; 3:18-20 ; 4:10 ; 6:5)  et sur le discours (1:5, 17-18 ; 2:1, 4, 13). Le message de la croix était une folie pour les Corinthiens :

Les Juifs demandent comme preuves des miracles et les Grecs recherchent la sagesse.  Quant à nous, nous prêchons le Christ crucifié : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs (1Co 1:22-23 BFC).

En effet, prêcher la mort du Christ sur la croix est une folie pour ceux qui se perdent (1Co 1:18 BFC).

Pourtant, Paul n’a pas changé de message :

Le Christ … m’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle, et cela sans utiliser le langage de la sagesse humaine, afin de ne pas priver de son pouvoir la mort du Christ sur la croix. (1Co 1:17 BFC).

Avons-nous besoin d’amuser des gens pour qu’ils écoutent l’évangile ? On se sert du spectacle, de la danse et de bien d’autres méthodes pour attirer des gens, mais on ne les attire pas ainsi à la croix. Ces méthodes peuvent produire des spectateurs, des assistants et même des participants, mais elles ne produisent pas de disciples qui se chargent de la croix et suivent les traces du Maitre.

Comment se fait-il que certains adeptes vivent de la même manière que les gens du monde ? Nous vivons comme la culture qui nous entoure sans voir de problème. Les enfants grandissent dans l’église, se conforment à la culture à l’encontre de Romains 12:2 et nous le considérons normal !

Comment se fait-il qu’aux États-Unis d’Amérique, selon les sondages Barna, 45 pour cent des Américains (130 millions) se disaient nés de nouveau en 2006 tandis que seulement 9 pour cent (26 millions) semblent prendre au sérieux les commandements de Christ ? Selon Jésus, ils ne sont pas ses disciples :

Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? (Luc 6:46 NEG).

Pourquoi y a-t-il tellement de soi-disant chrétiens qui ne sont pas disciples ? Est-il possible que nous sommes devenus trafiquants de la Parole ? Nous réduisons le commandement de Jésus de se charger de la croix chaque jour à la répétition d’une prière de repentance. Nous nous complaisons des adeptes qui sont présents le dimanche matin tandis que Jésus a ordonné que nous faisions des disciples qui obéissent à tout ce qu’il nous a commandé (Matthieu 28:19).

Nous devenons trafiquants de la Parole quand…

  • La méthode prime le message.
  • Nous nous intéressons plus à la quantité d’adeptes qu’à la qualité des disciples.
  • Nous cherchons à rendre l’évangile plus acceptable.

L’évangéliste fidèle…

  • S’intéresse plus à sa fidélité à Christ qu’aux résultats.
  • Respecte les personnes et refuse de les manipuler pour les faire prier une prière d’engagement.
  • Cherche à présenter l’évangile avec sincérité.

Nous avons renoncé à toute action cachée ou honteuse ; nous agissons sans ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu. Au contraire, nous faisons connaître clairement la vérité et nous nous rendons ainsi recommandables au jugement de tout être humain devant Dieu (2Co 4:2 BFC).

L’évangélisation biblique n’est pas
une question de ce que nous faisons autant que
c’est une question de ce que nous sommes.

Voir aussi :

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