Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

Les fardeaux que nous ne pouvons supporter

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« Excessivement accablé »

On dit souvent que Dieu ne nous donnera pas de fardeau que nous ne pouvons supporter.

Pourtant, cela ne semble pas cadrer avec notre expérience. Souvent nous nous trouvons surchargés des difficultés de la vie. Les exigences de nos circonstances dépassent de loin nos ressources. Nous nous sentons au bout de nous-mêmes… et nous le sommes.

Nous nous sentons au bout de nous-mêmes… et nous le sommes.

L’apôtre Paul écrit des circonstances qui l’ont pressé de toute manière, de sa détresse, de ses persécutions et de son état abattu en expliquant qu’il portait toujours dans son corps la mort de Jésus (2 Corinthiens 4:8-10). Il parle de ses tribulations, de ses calamités, de ses détresses, de ses afflictions, de ses emprisonnements et des outrages qu’il a soufferts pour le nom de Christ. Il résume son expérience en Asie en disant : « nous avons été excessivement accablés » (2 Corinthiens 1:8).

Paul n’est pas hypochondriaque ; il ne souffre pas de maladies imaginaires ; il n’a pas besoin de la sympathie d’autrui ; il n’a pas de complexe de martyr.

L’expérience de Paul démentit le message de certains prédicateurs modernes qui promettent « Your Best Life Now » (Votre meilleure vie maintenant, titre d’un livre par Joel Osteen). L’évangile n’est pas une psychologie de « self-help » ou d’autosuffisance. L’évangile n’est pas un message de comment atteindre notre potentiel ou comment éviter les problèmes de la vie. Jésus dit clairement : « Vous aurez des tribulations dans le monde » avant d’ajouter « mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33 NEG).

Le message qu’annoncèrent Paul et Barnabas aux églises naissantes était que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14:22 NEG). Encore l’apôtre Pierre nous dit que les épreuves font partie de la vie chrétienne normale : « Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire » (1 Pierre 4:12 NEG).

« Au-delà de nos forces » ?

D’accord. Les épreuves, on accepte. Mais l’idée que Dieu met sur nous plus que nous ne pouvons supporter semble être irraisonnable. Pourtant, c’est exactement ce que dit Paul :

Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de l’affliction qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie (2 Corinthiens 1:8 NEG).

« Au-delà de nos forces » dit-il. Nous rencontrons souvent l’idée que si nous traversons une épreuve, c’est parce que Dieu a beaucoup de confiance en nous et qu’il sait que nous avons en nous-mêmes les ressources pour faire face à l’épreuve. Paul dit que l’affliction qu’il a soufferte en Asie était excessivement accablante, au-delà de ses forces et qu’il désespérait même de conserver la vie.

Je ne sais si vous avez traversé une telle épreuve, mais tôt ou tard nous nous sentons tous dépassés par les épreuves de la vie.

C’est normal.

C’est ce que Dieu veut.

Dieu veut que nous arrivions au bout de nous-mêmes.

Une perte de confiance en soi

Paul est arrivé au bout de lui-même.

Il désespérait même de la vie. Il regardait comme certain son arrêt de mort « afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu qui ressuscite les morts » (2 Corinthiens 1:9 NEG).

Voilà l’intention de Dieu dans ses afflictions qui nous accablent « au-delà de nos forces ». Dieu veut mettre fin à notre confiance en nous-mêmes pour que nous la placions en lui, le Dieu qui ressuscite les morts.

Le monde nous dit que pour réussir, il faut avoir confiance en soi. La croix met fin à la confiance en soi. Pour suivre Jésus, nous devons renoncer à nous-mêmes et nous charger de notre croix, instrument d’exécution (Marc 8:34 NEG). Notre exécution. « Afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes. »

Dieu conduit le disciple à ne plus mettre confiance en sa capacité, ce que la Bible nomme parfois « la chair ». C’est le témoignage de Paul.

Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelqu’un croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage (Philippiens 3:3-4 NEG).

Puis il démontre un curriculum vitæ qui était l’envie de tous ceux qui mettaient leur confiance en eux-mêmes. Pourtant, il considère toutes ces choses qui étaient pour lui des gains, comme une perte. Il a renoncé à tout cela. Il le regarde comme de la boue afin de gagner Christ (Philippiens 3:7-10).

Paul ne met pas sa confiance en lui-même.

« Pressés… mais pas abandonnés »

« Au-delà de nos forces… » « Désespérant même de conserver la vie… » Pourtant… Au bout de nous-mêmes, nous sommes au commencement de quelque chose de bien meilleur. Désespérant de conserver la vie, c’est le moment que la vie de Jésus est manifestée dans notre existence mortelle.

Paul donne une série de contrastes frappants :

Nous sommes pressés de toute manière,
mais non réduits à l’extrémité ;

dans la détresse,
mais non dans le désespoir ;

persécutés,
mais pas abandonnés ;

abattus,
mais non perdus ;

portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus,
afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps
(2 Corinthiens 4:8-10 NEG).

L’intention de Dieu au travers de ces épreuves
est de manifester la vie de Jésus en nous.

La mort de Jésus… la vie de Jésus !

Il ne nous a pas abandonnés,

car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t ‘abandonnerai point (Hébreux 13:5 NEG).

Au milieu de la fournaise, Dieu est avec nous.

Ne crains rien, car je te rachète, Je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; Et les fleuves, ils ne te submergeront point ; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas (Esaïe 43:1-2 NEG).

Dieu est avec nous et malgré les tribulations que nous vivons, il prend soin de nous :

Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable ; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous (1 Pierre 5:6-7 NEG).

N’arrivez-vous pas à porter votre fardeau accablant ? Êtes-vous trop chargés ? Déchargez-vous sur lui. Apprenez à vivre par la puissance de Dieu.

Paul continue à vivre des épreuves, une écharde dans la chair, un ange de Satan qui le soufflète, des faiblesses, des outrages, des calamités, des persécutions, des détresses… (2 Corinthiens 12:7, 10).

Quand il prie le Seigneur de le délivrer, Dieu lui répond :

Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.

Êtes-vous excessivement accablé, au-delà de vos forces, de sorte que vous désespérez même de conserver la vie ? Sa grâce est suffisante pour vous.

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Questions auxquelles il est impossible de répondre

  1. Aïdara adama

    Je suis édifiée! Soyez béni.

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