imageUn pasteur vient de m’écrire concernant la cessation des dons spirituels. Il cite un article de plus de cinq pages qui donne des raisons pour la cessation des dons spirituels. Vous pouvez trouver ses remarques et un lien pour l’article ici. Le seul traitement spécifique est basé sur une interprétation de 1 Corinthiens 13:8. Je mets une copie de ma réponse ci-dessous.

Je vous remercie, cher pasteur, de l’article. Comme c’est long (plus de cinq pages imprimées), je donne son adresse pour les lecteurs. Nous reconnaissons que Dieu est souverain et qu’il y avait un temps pour certaines choses telles que la manne et l’inspiration des Écritures. Comme dit l’article que vous citez, « il reste à voir l’enseignement de la Bible sur le sujet. » Le texte de 1 Corinthiens 13, employé dans l’article que vous citez, est souvent employé pour prouver que les dons spirituels ont cessé. Pourtant, l’intention du texte est de démontrer la supériorité de l’amour par le fait qu’il est permanent :

« L’amour ne périt jamais. Les prophéties seront abolies, les langues cesseront, la connaissance sera abolie. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli » (1 Cor 13:8-10 NEG)

Paul dit que trois choses seront abolies ou cesseront : les prophéties, les langues et la connaissance (apparemment la parole de connaissance mentionnée dans 12:8). Dans ces versets (13:8-10), nous apprenons certains aspects de ces dons spirituels :

  1. Ils étaient toujours valables quand Paul écrivait ces versets. La cessation de ces dons étaient toujours future : « …seront abolies…cesseront… »
  2. L’exercice de ces dons était partiel : « nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie… »
  3. Ces dons seraient abolis : « ce qui est partiel sera aboli. » Encore l’emploi du verbe au futur indique la validité actuelle des dons au moment où Paul écrivait ET leurs cessation éventuelle — deux choses différentes.
  4. Ces dons seraient abolis « quand ce qui est parfait sera venu ». 

Cette dernière vérité indique que les dons resteront valables jusqu’à l’arrivée de « ce qui est parfait ». De quoi s’agit-il ? Certains croient qu’il s’agit de la Bible. L’achèvement de la Bible fait en sorte que les dons spirituels ne sont plus nécessaires pour l’église. Nous soulignons l’autorité finale des Écritures, la Parole infaillible de Dieu. Nous ne mettons pas en question l’inspiration plénière et verbale des Écritures. La seule question ici est si Paul pensait à l’achèvement des Écritures quand il a parlé de la venue de ce qui est parfait. La suite indique que Paul pensait à quelque chose qui est toujours futur :

« Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu » (1 Cor 13:12 NEG).

Notons ce qu’il dit dans ce verset :

  1. Deux fois il fait un contraste entre « Aujourd’hui… » et « mais alors… »
  2. Ce qui est partiel est contrasté avec l’état futur : « je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. »
  3. Cet état futur est défini comme une vision claire, « face à face », avec Dieu : « nous voyons… d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face. »

Loin de démontrer la cessation des dons spirituels, 1 Corinthiens 13 démontre leur continuation jusqu’à l’avènement de Jésus-Christ.

Il est clair que nous ne voyons pas encore face à face et que notre connaissance est toujours partielle. Paul parle de l’état futur qu’il mentionnera encore dans 15:23-28. L’implication de 1 Corinthiens 13 n’est pas que les dons spirituels ont cessé, mais qu’ils continueront jusqu’à la venue de ce qui est parfait. Loin de démontrer la cessation des dons spirituels, 1 Corinthiens 13 démontre leur continuation jusqu’à l’avènement de Jésus-Christ.

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