Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

La croix et notre solitude

Extrait et adapté de Leon Morris, The Cross of Jesus. C’est un sermon concernant la crucifixion de Christ et notre solitude.

Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ?

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Matthieu 27:45-46

Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième heure il y eut des ténèbres sur toute la terre. 46 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Dans l’histoire de la création, nous lisons : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2:18).  Le récit continue pour nous raconter comme la femme fut créée.  Il n’est pas bon pour un membre de la race d’être seul.

À travers l’histoire, les gens ont vécu en groupes, tribus, villages et villes.  Ils ont prêté leur loyauté à des régions et à des nations.  Ils ont reconnu qu’il leur incombait d’être avec d’autres membres de la race et que la vie solitaire est une existence appauvrie.

Il est vrai que de temps en temps des gens seuls ont fait leur apparition, des gens comme les ermites, qui ont passé leur vie en isolement d’autres gens.  Je ne peux parler avec autorité sur cette sorte de vie, mais il me semble que ces gens n’ont pas pris beaucoup de plaisir dans leur existence ; ils n’ont pas eu le sentiment d’avoir beaucoup achevé dans leur vie.  Ils croyaient que c’était juste de vivre en solitude pour se donner à la prière et à la méditation, mais je ne sais s’ils ont vu leur existence comme une vie remplie et abondante.  Ils ont certainement manqué une grande quantité de joie et de profit, car nous apprenons les uns des autres, nous nous fortifions et nous nous donnons joie les uns aux autres.

Aux temps modernes, nous avons témoigné des changements importants dans notre manière de vivre.  Nous constatons une tendance des gens de quitter leur hameau et leur village et de se rassembler dans les villes.  « Depuis 100 ans, alors que doublait la population du monde, celle des villes a parfois décuplé. »  48,2 pour cent de la population mondiale vit dans les régions urbaines.[1]  Les gens sont attirés par les villes.  En 1900 il n’y avait que 16 villes du monde avec une population de plus d’un million.  Aujourd’hui (mars 2013) il y en a plus de 500.[2]

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Pourtant, il n’est pas nécessaire de considérer les grandes villes du monde pour constater que bien des gens vont à la ville à la recherche de quelque chose.  Il suffit de considérer la croissance de Papeete et de voir que bien des gens quittent leur petite île rurale pour se rendre à la ville.  Les gens viennent pour travailler, pour gagner de l’argent, pour les activités, etc., etc.  Pour de bonnes raisons et pour des mauvaises, il y a un mouvement vers les villes.

Mais la grande ville moderne n’est pas une communauté.  Dans un village, tout le monde se connaît, tout le monde se salue ; mais dans nos villes, les gens s’isolent, ils négligent les autres.  Très souvent les gens n’ont pas d’amis intimes, personne à qui ils peuvent confier les détails intimes de leur vie et de leurs problèmes.  Il y a conséquemment beaucoup de stresse qui provoque parfois des maladies mentales et des dépressions nerveuses.  Vivre ensemble dans nos grandes villes produit paradoxalement beaucoup d’isolement.  Les gens se sentent seuls. 

Un grand nombre de jeunes ont quitté leur foyer pour vivre dans la ville, mais ils sont écrasés par la solitude, ce qui se termine trop souvent en suicide.  Une personne seule est sans défense.  Dans une telle situation, on peut croire que Dieu – si l’on croit qu’il existe – s’en fiche.  On est tout simplement abandonné par Dieu.

Un autre problème pour le monde moderne, c’est la souffrance qui vient avec beaucoup de maladies.  Les gens qui ont vu un bien-aimé mourir de certaines formes de cancer sont aptes à demander : « Pourquoi, Dieu n’arrête-t-il pas cette sorte de souffrance ? »  Et de là on peut se demander si, après tout, il existe un Dieu.

Nous sommes confrontés par ces mêmes questions quand des calamités arrivent comme des tremblements de terre ou de cyclones ou des déluges dans lesquels souffrent et meurent des victimes innocentes.

Et que dire des horreurs infligées par des autres êtres humains ?  Il suffit de mentionner Kosovo et Rwanda pour nous rappeler les atrocités dont les êtres humains sont capables.  Pourquoi est-ce que Dieu ne fait rien ?  Où se trouve-t-il quand ces malheurs arrivent ?

Quelqu’un a dit que le credo de notre génération est l’optimisme malgré le fait que le sang monte jusqu’à nos genoux.

Nous ne réfléchissons pas très souvent à comment ses circonstances changent notre compréhension de Dieu, mais nous avons la tendance de penser qu’il est absent ou qu’il est insensible à nos problèmes.  Nous avons besoin de redécouvrir, comme Job,  un sens de la présence de Dieu.

Abandonné par Dieu

« Un sens de la présence de Dieu. »  Cela nous conduit à un des passages les plus horrifiants de toute la Bible, celui dans lequel Jésus, suspendu de la croix, s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »  À première vue, cette question indique qu’au moment de son besoin le plus profond, Jésus a été abandonné par le Père en qui il s’était confié. 

Les chrétiens pieux ont toujours trouvé cette parole très difficile.  On a bien cherché à expliquer cette déclaration d’abandon.  On a dit que même si Jésus se sentait abandonné par Dieu, en réalité c’était loin du cas.  C’est comme nous quand nous traversons une épreuve, parfois nous nous sentons abandonnés par Dieu, mais après nous comprenons que Dieu était toujours là pour nous.  Mais qui sommes nous pour mettre en question l’évaluation de Jésus ?  Qui sommes nous pour évaluer son expérience par la nôtre ?  Même quand je suis à mon mieux, je ne suis pas prêt à dire que je vois plus clairement que Jésus au moment le plus écrasant de sa vie.  La question de Jésus n’est pas si Dieu l’avait abandonné, mais pourquoi Dieu l’avait abandonné, et il pose cette question sans raillerie et sans critique.

Mais notez bien : dans ce cri d’abandon, il y a une forte affirmation de sa foi : « Mon Dieu » s’écrie-t-il.  Sa confiance était toujours réelle et forte.  Au moment même de sa crise d’abandon, il pouvait parler de Dieu comme étant son Dieu. Ses mots sont pleins de perplexité, mais ils sont aussi des mots de confiance.  Jésus voyait clairement ce qui se passait.  Dire qu’il n’a pas compris n’explique rien.  Il est beaucoup plus probable que nous l’avons mal compris que de conclure qu’il a mal compris Dieu.

Luc et Jean nous donnent d’autres paroles de la croix, mais ce sont les seules paroles de la croix enregistrées par Matthieu et par Marc.  Ces deux évangélistes ne cherchent pas à diluer ou à expliquer l’énigme des paroles de Jésus.  Ils enregistrent tout simplement un vrai abandon de Jésus de la part de Dieu, son Père.

Mais quelle foi !  Abandonné par Dieu, il invoque Dieu.  Délaissé par Dieu, il croyait toujours en Dieu.  Il se confiait en Dieu même quand Dieu ne répondait pas.

Abandonné par Dieu, il invoque Dieu.Délaissé par Dieu, il croyait toujours en Dieu.Il se confiait en Dieu même quand Dieu ne répondait pas.

Cette vérité pèse lourd.  Jésus a été rejeté par le même Dieu qu’il a osé appeler « Mon Père ».  Jésus s’est réjoui pendant son ministère terrestre, dans sa vie et dans sa prédication, d’une communion unique avec le Père.  Maintenant, en mourant, il expérimente un abandon unique de la part de Dieu.  Nous ne devons pas chercher à enlever cet aspect de la mort de Christ ; nous devons l’accepter comme ce qui est vraiment signifiant concernant la mort de notre Sauveur.

Nous devons comprendre ce cri d’abandon comme la consommation de son incarnation.  Quand il est venu sur la terre, Jésus n’est pas venu dans le triomphe et dans la majesté, mais dans l’humiliation et dans le rejet.  Il naquit dans une famille paysanne et il a passé la plupart de sa vie dans l’obscurité.  Il enseignait dans de petits villages de la Galilée avec un voyage exceptionnel à Jérusalem qui n’était pas une des grandes villes du monde.  À travers sa vie il a occupé une position d’humilité, et à la fin, il mourut la mort d’un criminel.  L’humiliation du Fils de Dieu atteint sa profondeur décisive sur la croix ; Jésus a porté comme fruit du péché de l’homme la réprobation absolue de l’humanité et l’isolement de la séparation d’avec Dieu dans le jugement de la mort.  Il n’y a aucun doute que la solitude, le sens d’isolement de Dieu, est une des expériences les plus douloureuses de la vie humaine.  Si Christ ne l’avait pas subite dans sa vie humaine, il lui aurait manqué une dimension qui caractérise de trop notre manière de vivre.

Pour être un avec nous, Christ devait connaître quelque chose de notre solitude.  Mais il a fait encore plus.  Il a porté l’isolement qui accompagne non pas son péché puisqu’il n’en avait pas, mais le nôtre.  Il a enduré l’abandon de Dieu qui nous était dû.  Il est entré dans notre isolement pour l’enlever.  À cause de son sacrifice, la promesse est achevée : « Je ne te délaisserai pas ni ne t’abandonnerai » (Hébreux 13:5).

Nous devons comprendre l’abandon par Dieu comme une manifestation de la colère de Dieu contre tout mal, une colère que Christ a endurée dans sa mort salvatrice.  La croix de Christ est la révélation visible et historique de la colère de Dieu : c’est la révélation suprême de la colère de Dieu contre tout impiété et toute injustice des hommes (Romains 1:18 ; 2 Corinthiens 5:21).  Il s’est donné lui-même, il est devenu péché, il a porté nos péchés, son âme était une offrande pour nos péchés.  Son œuvre était de porter le péché.  Jésus s’est vu comme retranché de Dieu.  Il parlait d’une séparation réelle entre le Père et le Fils.

Gethsémané

N’oublions pas que ce cri d’abandon ne reste pas seul.  Matthieu nous dit que Jésus « commença à être saisi de tristesse et d’angoisse » (Matthieu 26:37).  Marc nous dit qu’il « commença à être saisi d’effroi et d’angoisse » (Marc 14:33).  Jésus savait faire face à des situations difficiles comme les évangiles démontrent bien.  Il n’avait pas peur de la mort.  Mais cette mort était bien différente de la mort des autres ; la mort de Jésus incluait l’abandon par le Père.  Ce qui s’est passé à Gethsémané a indiqué une horreur qui est totalement inconnue par le reste de la race humaine.

Jésus a prié dans le jardin : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! » (Matthieu 26:39 ; Marc 14:36).  La coupe pouvait indiquer la coupe de la colère de Dieu ou la coupe de la souffrance (Ésaïe 51:17 ; Ézéchiel 23:32-33).  En buvant la coupe de la colère de Dieu, Jésus craint une interruption de la communion affectueuse de laquelle dépend son existence.

Bien des gens ont fait face à la mort d’une manière calme.  Socrate était joyeux en buvant la ciguë, mais sa mort tranquille était bien loin de la mort propitiatoire de Jésus.  Les martyrs chrétiens ont fait face à la mort calmement et parfois avec extase.  Mais Jésus n’a pas lui-même expérimenté une telle mort.  Ce n’est pas qu’il ait manqué le courage ; sa vie démontre un courage considérable à plusieurs reprises.  Ce n’est pas la mort en tant que telle qu’il épouvantait, mais la sorte de mort à laquelle il faisait face.

Paul nous dit que « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois » (Galates 3:13).  Il est clair que la mort de Christ est de quelque manière reliée à la malédiction de Dieu.  Encore dans 2 Corinthiens 5:21 Paul nous dit : « Celui qui n’a pas connu le péché, il [Dieu] l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Ces deux passages relient la mort de Christ avec le mal et indique que la mort expiatoire ou propitiatoire de Jésus-Christ était bien différente que toute autre mort expérimentée par les gens.  Jésus était si intimement identifié avec le péché et avec les pécheurs pour qui il mourait que la communion intime qui l’avait lié au Père a été interrompue.

Dans Hébreux 13:12 nous lisons que Jésus « a souffert hors de la porte ».

Jésus lui-même a dit au moins dix fois dans les trois évangiles synoptiques que « Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes » (cf. Matthieu 17:22 ; 20:18 ; 26:2, 45 ; Marc 9:31 ; 10:33 ; 14:41 ; Luc 9:44 ; 18:32 ; 24:7).

Qui l’a livré ?  Dieu l’a livré ! 

Il l’a livré entre les mains des hommes.  Dans Romains 8:32 nous lisons que Dieu « n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous ».

Actes 2:23 « cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez fait mourir en le clouant (à la croix) par la main des impies. »

Actes 4:27-28 « Car en vérité, contre ton saint serviteur Jésus, à qui tu as donné l’onction, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués, dans cette ville, avec les nations et avec les peuples d’Israël,  pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient déterminé d’avance. »

Dieu s’est servi des hommes, mais l’action était celle de Dieu.  C’est une chose de subir une mort complotée par les forces du malin en opposition à la volonté de Dieu, mais c’est autre chose que d’être livré à la mort par Dieu lui-même.

Porter le péché

Nous voyons, donc, qu’il y a un motif dans l’enseignement du Nouveau Testament selon lequel Jésus est clairement séparé d’une manière ou d’une autre du Père dans la mort qu’il a subie.  Est-ce que la parole de Dieu a quelque chose à dire à ceux qui croient que Dieu les a abandonnés ?  Bien sûr que oui.  La Bible nous dit que le Dieu qui est le Dieu de celui qui a été abandonné sur la croix, et qui, en vérité, a livré son Fils pour être abandonné sur la croix, c’est lui le Dieu de tous les abandonnés.  La Bible nous dit que dans son acte de nous sauver, Jésus a porté tout le poids d’être abandonné par Dieu.  Il a enduré les pires effets du péché et sa conséquence d’être séparé de Dieu.  De cette manière il a pris sur lui-même notre péché ; il a traité avec notre péché d’une manière décisive et permanente.

Dans un sens, toute sa vie était une vie abandonnée de Dieu.  Il n’avait pas ce que nous appellerions les nécessités de la vie.  Il n’avait pas de place pour reposer sa tête (Luc 9:58).  Il dépendait des dons des autres.  Mais c’était dans cette vie que Dieu s’est manifesté.

Et nous ne devons pas oublier que c’est celui qui avait été abandonné qui a été ressuscité.  L’abandon n’est pas la fin de l’histoire.  Dieu a abandonné son Fils à la mort, mais il l’a aussi ressuscité de la mort.  Dieu était dans la crucifixion et Dieu était dans la résurrection.  La croix est un témoignage éloquent de l’intérêt de Dieu à son peuple.  Il entre dans le pire de leur souffrance.  Il entre dans l’agonie de la mort.  Dieu était actif à la croix.

  • Dieu « n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous » (Romains 8:32).
  • Dieu « l’a fait (devenir) péché pour nous » (2 Corinthiens 5:21).
  • Dieu « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jean 3:16).

Nous comprenons mal la croix si nous ne reconnaissons pas que Dieu y était, et nous comprenons mal l’abandon de Christ si nous ne voyons que Dieu était d’une façon ou d’une autre aussi dans cet abandon.  Dieu était dans la croix, mais la croix nous conduit au tombeau vide.  Ni l’une ni l’autre ne peut être comprise toute seule.

Nous ne pouvons pas comprendre l’abandon par Dieu sans considérer la nature du Dieu qui a abandonné son Fils.  La Bible nous dit que Dieu est amour.  Cela veut dire que tout ce qu’il fait, il le fait d’amour.

Pour nous, être seuls, être abandonnés est un aspect tragique de la vie.  Nous avons tous eu le sentiment d’être abandonné de temps à autre.  La famille se désintègre.  Beaucoup de gens ont de bons amis, mais pour trop de gens, les relations sont formelles et superficielles.  Parfois ces relations nous laissent avec le sentiment que nous ne sommes pas à notre place.  Parfois ces relations sont caractérisées par des critiques ou des remarques méchantes qui nous poussent plus loin dans notre isolement.  Nous arrivons au point où nous croyons que personne ne comprend nos difficultés singulières.  Nous pouvons avoir le sentiment que nous sommes seuls dans un monde hostile, et parfois c’est plus que nous ne pouvons supporter.  La hausse du nombre de suicides de notre époque, surtout parmi les jeunes, est compréhensible.

Il y a quelques années, quand je courais près de chez moi, j’ai découvert sur la plage un couple en flagrant délit d’adultère.  J’ai continué à courir, mais après quelques minutes j’ai dû retourner parce qu’il n’y avait plus de plage.  J’ai croisé la femme qui avait remis ses vêtements ; elle portait à la main ses chaussures.  Elle avait trop honte pour me regarder ; sa tête était baissée.  Deux minutes plus tard, j’ai trouvé l’homme ; il marchait dans l’autre direction.  L’homme et la femme s’éloignaient tous les deux l’un de l’autre.  J’ai pensé à cet homme et à cette femme et à leur misère : écrasés par leur péché, écrasés par la honte d’avoir été découverts.  Ils ont fait un acte qui n’était que physique, et chacun s’était renfermé sur lui-même.  Leur relation était quelque chose de caché, inconnue de leurs familles respectives.  Ils étaient isolés l’un de l’autre, isolés dans leurs pensées, isolés avec leur péché.

Mais la solution à notre isolement est une autre partie de la signification de la croix. Dans Éphésiens 2 nous trouvons une déclaration forte concernant comment Christ a détruit les barrières qui ont séparé des gens.  Dans le monde ancien, la division entre les Juifs et les Gentils était redoutable, mais nous lisons dans Éphésiens 2:13-18,

Mais maintenant, en Christ-Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang de Christ. Car c’est lui notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, en détruisant le mur de séparation, l’inimitié. Il a dans sa chair annulé la loi avec ses commandements et leurs dispositions, pour créer en sa personne, avec les deux, un seul homme nouveau en faisant la paix, et pour les réconcilier avec Dieu tous deux en un seul corps par sa croix, en faisant mourir par elle l’inimitié. Il est venu annoncer comme une bonne nouvelle, la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches ; car par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père dans un même Esprit.

La « paix de Dieu » est une des grandes vérités du Nouveau Testament, le résultat de la croix de Jésus-Christ.  Nous avons paix avec Dieu.  Il y a une harmonie dans le pécheur lui-même qui sait que son péché est pardonné et ne le sépare plus de Dieu.  L’harmonie existe entre ceux qui ont reçu le pardon de leurs péchés et la nouvelle vie en Christ.  Et surtout, il existe une harmonie entre celui dont les transgressions ont été pardonnées et le Dieu qui les lui a pardonnées.

Nous ne devons pas oublier les dernières paroles de Jésus dans l’Évangile de Matthieu :

« Je suis avec vous tous les jours,
jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20). 

La certitude de la présence divine a soutenu les croyants autour du monde à travers les siècles.  Le croyant ne peut jamais être complètement seul.  La communion avec d’autres croyants dans l’église de Dieu est un don merveilleux, mais le plus merveilleux de tous les dons est exprimé dans les paroles de l’apôtre Paul qui peut écrire à cause de ce que Christ a fait pour nous dans sa mort :

Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. Romains 8:38-39.


[1] Quid, 1991, p. 127c.

[2] http://www.populationdata.net/index2.php?option=palmares&rid=4&nom=grandes-villes

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  1. PASTEUR MERCI POUR L’ETUDE,VEUILLE LE TOUT PUISSANT VOUS SOUTENIR POUR L’EDIFICATION DES BREBIS QUE NOUS SOMMES

  2. Mindja jean martial

    merci Pasteur! vos études empreintes du saint-esprit m’édifient beaucoup. La récompense vous la recevrée de notre seigneur pour tout ce que vous faite. Dieu vous bénisse et vous garde. je suis jeune pasteur au Cameroun.

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