Bonne fête mamanVoici quelques trajectoires pour un sermon pour la fête des mères.

Introduction

 On a posé les questions suivantes à de jeunes élèves :

Pourquoi Dieu a-t-il fait des mères ?

  • C’est le meilleur moyen pour avoir plus de gens.
  • Parce que ce n’est que ma mère qui sait où se trouve le scotch.

Pourquoi Dieu t’a-t-il donné ta mère et pas une autre mère ?

  • Dieu savait qu’elle m’aime plus que les mères des autres enfants ne m’aiment.
  • Parce que nous sommes apparentés.

Quels sont les ingrédients dont Dieu s’est servi pour faire les mères ?

  • Dieu fait des mères de nuages et des cheveux d’anges et de tout ce qui est gentil dans le monde avec une touche de sévère.
  • Il a commencé avec les os des hommes. Puis il s’est servi de beaucoup de ficelle. Je crois.

Quelle sorte de petite fille était ta mère ?

  • Ma mère a toujours été ma mère et rien d’autre.
  • Je ne sais pas parce que je n’étais pas là, mais j’imagine qu’elle jouait au petit chef.
  • On dit qu’elle était gentille, avant.

Y a-t-il quelque chose de parfait chez ta mère ?

  • Ces dents sont parfaites, mais elle les a achetées chez le dentiste.
  • Que ses enfants !

Si seulement toutes les mères avaient des enfants parfaits !

Dans les livres des Rois et des Chroniques, 25 fois nous trouvons le nom d’un roi et la phrase « Le nom de sa mère était… » Cela est suivi 24 fois par une évaluation. Soit : « Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel » ou « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. » L’implication est que les mères ont une très grande influence sur les enfants, les futurs rois et les nations, soit pour le bien, soit pour le mal.

Je voudrais vous parler aujourd’hui de l’influence d’une mère fidèle. Vous pouvez influencer vos enfants pour Dieu. Nous voulons considérer une femme qui contre toute attente a élevé un garçon qui est devenu utile dans le service de Dieu.

Actes 16:1. Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec. 2 Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage. 3 Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

2 Timothée 1:1. Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ, 2 à Timothée, mon enfant bien-aimé : que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre Seigneur ! 3 Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de toi dans mes prières, 4 me rappelant tes larmes, et désirant te voir afin d’être rempli de joie, 5 gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

2 Timothée 3:14. Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises : 15 dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ.

Quand Paul a fait sa connaissance, Timothée était un jeune homme de peut-être 16 ans. C’était en 48 après J.-C., lors du premier voyage missionnaire de Paul. Paul et Barnabas sont allés à Lystre en Asie Mineure, ce que nous appelons la Turquie aujourd’hui. Nous lisons de cette première visite dans Actes 14:8-20. C’était un voyage mouvementé. Ils venaient de fuir Iconium parce que les gens cherchaient à les lapider. Arrivés aux environs de Lystre, ils se sont mis à prêcher l’Évangile. Lystre était la ville de Timothée.

La réception à Lystre

Timothée n’est pas mentionné lors de la première visite à Lystre, mais jeune homme qu’il était, il est fort possible qu’il soit toujours chez sa mère pour être témoin des événements extraordinaires qui se sont passés. À la vue de la guérison d’un homme boiteux de naissance, la foule cherchait à offrir un sacrifice à Barnabas et à Paul qu’ils croyaient être la manifestation des dieux Zeus et Mercure (Actes 14:8-18). Le verset suivant indique que ces mêmes adorateurs païens ont changé d’avis à l’instigation des Juifs venant d’autres villes, ont lapidé Paul « le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. »

Pourtant, l’équipe missionnaire n’était pas sans amis ni fruit pour leur peine : « les disciples l’ayant entouré » sans doute pour prier pour Paul (Acts 14:20).

Nous pouvons nous demander si ce groupe de disciples incluait Timothée, sa mère et sa grand-mère. En tout cas, avec un courage extraordinaire, Paul rentre dans la ville, repart pour évangéliser la ville de Derbe avant de repasser encore une fois par Lystre lors de ce premier voyage missionnaire.

Juste avant son exécution à Rome, Paul écrit sa dernière lettre à Timothée où il indique que Timothée avait suivi de près non seulement son enseignement, mais aussi ses persécutions et ses souffrances, mêmes à Lystre :

2 Timothée 3:10. Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance, 11 mes persécutions, mes souffrances. A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes.

Paul fait référence aussi à la foi de Eunice, mère de Timothée, et de on aïeule Loïs :

2 Timothée 1:5. …gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

Que Paul et Barnabas aient logé chez Timothée ou non, il est certain que Paul connaissait la famille, surtout au moment de son deuxième voyage missionnaire quand il a pris Timothée comme membre de son équipe.

Le deuxième voyage missionnaire – 51 après J.-C.

Imaginez avec moi l’arrière-plan d’Eunice, mère de Timothée. Eunice était mariée avec un païen. Loïs et Eunice avaient cru aux promesses de ce jeune grec. Il allait se convertir. Il fréquentait la synagogue ; il donnait tous les indices d’une intention sincère. Il était sincère autant qu’il se connaissait. Peut-être qu’il était d’une famille de haut rang. Quoiqu’il en soit, la Juive Eunice et ce Grec s’aimaient et Loïs a donné son approbation pour leur mariage.

Après le mariage, il n’a pas trouvé le temps pour fréquenter la synagogue comme auparavant ; il avait beaucoup de responsabilités. Et l’idée de se faire circoncire ne lui était pas agréable. Bientôt Eunice et ce Grec avaient un fils qu’ils ont nommé Timothée. Elle voulait le faire circoncire le huitième jour comme la loi précisait, mais son mari n’était plus sympathisant ; il semble qu’il l’ait interdit (Actes 16:3).

Combien de fois est-ce que Eunice a regretté son mariage ? Combien de fois a-t-elle regretté pour elle-même… pour son fils ? Combien de fois Loïs a-t-elle regretté d’avoir donné sa permission ?

D’autres femmes auraient laissé tombé les bras. D’autres femmes auraient cédé aux influences de leur mari. Mais Eunice et Loïs n’étaient pas les autres femmes. Une erreur était assez.

Qu’est-ce qu’elles pouvaient faire pour que le jeune Timothée ne grandisse pas comme un païen ? Comment pouvaient-elles l’influencer pour qu’il serve le Seigneur ? Elles avaient à leur disposition le courage et les Écritures.

Comment pouvons-nous influencer nos enfants pour Dieu?

I.    Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons nous servir des Écritures.

2 Timothée 3:15  « dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »

A.    Les Écritures nous donnent de bons modèles à suivre.

Un garçon a besoin d’un modèle à imiter. Le père de Timothée n’était pas un bon modèle. Comment combler ce vide ? Les Écritures pourraient rendre jeune Timothée sage à salut. Les histoires d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Joseph, de Moïse, de Josué, de Gédéon, de David et des autres…

On peut imaginer Eunice en train de sélectionner un passage. Elle le relit plusieurs fois pour bien saisir le sens. Elle lui prépare un verset à mémoriser…

B.    Les Écritures nous aident à marcher dans la pureté.

Psaume 119:9-11  Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. 10 Je te cherche de tout mon cœur : Ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! 11 Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi.

C.    Les Écritures nous rendent sages à salut.

Psaume 119:98 Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, Car je les ai toujours avec moi. 99 Je suis plus instruit que tous mes maîtres, Car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. 100 J’ai plus d’intelligence que les vieillards, Car j’observe tes ordonnances. 101 Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin, Afin de garder ta parole.

Voilà ce que Eunice a assuré : elle a agit de manière que Timothée connaisse les Écritures qui nous rendent sages à salut. Cette mère a fait face à une situation difficile, une situation qu’elle aurait pu éviter, une situation qu’elle aurait dû éviter selon la parole de Dieu, mais elle a déterminé dans son cœur de ne pas lâcher.

Nous devons nous servir de ce moyen divin.

Parfois nous voulons donner à Dieu ce qu’il nous a donné. Nous confions nos enfants à Dieu et nous voulons qu’il fasse tout pour les sauver. Pourtant, Dieu nous a confié nos enfants pour que nous les conduisions à Dieu. Nous devons prier pour nos enfants, mais la prière seul n’est pas suffisante ; nous devons nous servir du moyen divin que Dieu nous a donné.

Deutéronome 6:6-9. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. 7 Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8 Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

Quand ma sœur et moi grandissions, des gens disaient à mes parents que nous étions exceptionnels… notre comportement, notre engagement au Seigneur, etc. Nous n’étions pas exceptionnels ; nos parents étaient exceptionnels :

Chaque matin avant de quitter la maison, ma mère nous a fait lire ensemble trois chapitres de la Bible ce qui était suivi par la prière. Elle croyait que les Écritures pouvaient nous rendre sages à salut. Je sais que ma mère a prié pour moi, mais ce qui était beaucoup plus important est le fait qu’elle ait lu la Bible et a prié avec moi.

II.   Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons être fidèles.

Notons dans Actes 16:1 que Timothée était le « fils d’une femme juive fidèle ». Darby rend le mot « croyante ». Paul est allé à Lystre la première fois en 48 après J.-C. A ce temps, il est fort probable qu’il a logé chez Timothée. Il pourra parler quelque 19 ans plus tard dans 2 Timothée 1:5 de « la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi ». Loïs et Eunice ont été sauvées lors de sa première visite. La foi sincère a habité d’abord dans sa mère et dans sa grand-mère. Mais quand Paul revient en 51 après J.-C., trois ans plus tard, Timothée est un disciple. Paul l’appellera son fils légitime dans la foi, non pas parce qu’il a été sauvé sous son ministère, mais parce que Paul l’a formé pour le ministère. Timothée a été sauvé parce qu’il a vu la fidélité de sa mère et de sa grand-mère.

En parlant de la fidélité, nous pouvons aussi parler de la foi sincère. Si notre foi est sincère, nous sommes fidèles. Notre fidélité est une expression de notre foi sincère. Nous montrons notre foi par notre fidélité. C’est que Jacques disait dans son épître : c’est une chose de dire que nous croyons, c’est une autre chose de montrer notre foi par nos œuvres.

C’était la fidélité de mes parents à la maison de Dieu, la sincérité de leur foi qui m’a montré la réalité de l’Évangile qu’ils m’enseignaient dans la parole de Dieu. Mon père était un homme d’affaires très occupé, mais chaque fois qu’il y avait une réunion à l’église, nous étions là, et avant l’heure. Quand il y avait des croisades qui duraient parfois des semaines, nous étions là chaque soirée. Puisque ma sœur et moi étions élèves, nous avons dû faire nos devoirs dès que nous arrivions à la maison. Nous avons été convaincus de la réalité de l’Évangile par la fidélité de nos parents. Si nous ne sommes pas fidèles en tant que parents, comment attendions-nous à ce que nous enfants soient fidèles ?

Soulignons cette sincérité de foi. Notre sincérité ou son manque se manifeste en tout ce que nous faisons. Vivons-nous selon la parole de Dieu que nous professons ? La Colombe donne une traduction plus littérale : « je garde aussi le souvenir de la foi sans hypocrisie qui est en toi… » Nous devons vivre la foi devant nos enfants si nous voulons les gagner pour Christ. Autrement ils nous trouveront coupables d’hypocrisie.

Paul dit que la foi sans hypocrisie qui était en Timothée, habitait d’abord dans sa grand-mère Loïs et dans sa mère Eunice avant d’habiter en Timothée. Les enfants nous regardent. Ils attendent. Ils veulent voir si c’est authentique.

Mais nous transférons à nos enfants ce qui est en nous, soit l’hypocrisie, soit la fidélité.

Proverbes 22:6. « Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point. »

Conclusion : Vous avez une grande influence

Il ne faut pas sous-estimer votre influence en tant que mère ou grand-mère. Malgré les plus grandes difficultés, Loïs et Eunice ont instruit jeune Timothée dans la parole de Dieu. Elles l’ont arrosé comme une plante de cette parole. Elles l’ont formé. Elles sont restées fidèles à la tâche, et avec le temps, elles ont vu le fruit de leur labeur.

Je voudrais dire aux mères et aux grands-mères aujourd’hui, Dieu vous a donné une grande responsabilité. Dans vos enfants sont toutes les capacités de la création de Dieu. Qui aurait jamais pensé que de cette union malheureuse entre Eunice et le Grec, Dieu tirerait un pasteur et un prédicateur de l’Évangile ? Quelles sont vos espérances pour vos enfants ? Ouvrez les yeux aux possibilités. Ouvrez les yeux à vos responsabilités. Soyez sincères dans votre foi. Soyez fidèles à la tâche.

Appel :

  • Engagement à lire la Bible, des livres avec des histoires bibliques, des leçons bibliques, la Bible en français courant…
  • Engagement à mémoriser des versets bibliques avec les enfants.
  • Engagement à prier avec les enfants chaque matin et soir.
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