Il y a quelques semaines, j’ai partagé avec vous une liste de comparaisons entre l’église en maintenance et l’église en mission. Je voudrais maintenant considérer le premier point en plus de détail :

Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : “Combien de visites le pasteur fait-il ?” L’église en mission demande : “Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ?”

Pour évaluer notre efficacité, nous devons connaître notre objectif. Pourtant, ce n’est pas à nous de choisir notre objectif. L’église en mission met l’accent sur la formation de disciples. Il est tellement facile pour l’église d’être distraite par de vrais besoins et par ce qu’on a appelé “la tyrannie de l’urgent”, c’est-à-dire la réponse immédiate aux besoins qui sont urgents mais sans grande importance. Nos activités tombent en quatre quadrants que l’on peut évaluer par leur importance et par leur nature urgente :

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QUADRANT 1 : Le premier quadrant N’est PAS où il convient d’être. Tout est important et tout est urgent. On est toujours en train de résoudre une crise, d’éteindre des feux, souvent parce que l’on ne s’est pas occupé des problèmes quand ils étaient toujours petits ; on n’était pas “proactif” (quadrant 2). Le premier quadrant est celui du surmenage. On ne peut pas continuer à travailler à long terme de cette manière sans conséquences néfastes.

QUADRANT 4 : Le quatrième quadrant est une perte de temps. On gaspille son temps sur des choses qui ne sont ni importantes ni urgentes.

QUADRANT 3 : Le troisième quadrant est le pire. On croit faire ce qui est important parce que c’est urgent. On croit que l’on est dans le premier quadrant, mais on est dans le quadrant de l’illusion ! C’est urgent comme une lettre à laquelle on n’a pas besoin de répondre ! Urgent, mais pas important. La plupart des gens passent la plupart de leur temps en Q3 !

QUADRANT 2 : Le deuxième quadrant est là où il fait être. On fait l’important, mais pas dans un état de crise. C’est le quadrant de la proactivité. On est proactif. On travaille sur des objectifs bien précis et importants, et cela d’une manière bien ordonnée sans les laisser au dernier moment.

Comment distinguer l’important de l’urgent ? L’urgent, de par sa nature, a une apparence importante. Nous sentons l’importance de l’urgent. L’urgent semble être important tout simplement parce que c’est urgent. Comment savoir si c’est vraiment important ? Toute tâche qui nous fait progresser vers notre objectif est importante. Si elle ne nous aide pas à accomplir notre but, elle n’est pas importante. Nous aide-t-elle à avancer vers l’accomplissement de notre mission ? Toute décision, toute activité et tout programme doivent passer par le tamis de notre but, votre objectif, notre mission ou notre raison d’être. Aussi urgente qu’elle puisse être, toute activité qui ne nous fait pas progresser vers l’accomplissement de notre mission n’est pas importante.

Si nous sommes occupés des choses urgentes et des choses qui ne sont pas importantes, nous ne pouvons être efficaces. Nous pouvons être tellement pris par toutes sortes d’activités et de programmes. Nous La mission que donna Jésus à l’église n’était pas simplement l’évangélisation, mais la formation de disciples de toutes les nations. pouvons courir à l’église chaque soir pour telle réunion, pour tel comité, pour un tas de raisons, tout en négligeant notre famille, nous-mêmes et même le Seigneur. Le pasteur visite les malades, prêche dimanche matin, parfois dimanche soir, encore une étude biblique au milieu de la semaine, encore un message pour une réunion de prière, il prépare une étude pour le comité, il prêche à la jeunesse et aux ados, il prêche à la prison et à l’hôpital… la liste ne se termine pas. Où sont les disciples ? Trop souvent la mission de l’église a été abrégée au verbe “évangéliser”. “La raison d’être de l’église est l’évangélisation du monde” nous dit-on. Non, l’objectif de l’église ne peut être réduit à l’évangélisation, aussi importante qu’elle soit. L’évangélisation n’est que la première étape de la mission de l’église. La mission que donna Jésus à l’église n’était pas simplement l’évangélisation mais la formation de disciples de toutes les nations. Jésus dit clairement que nous devons faire des disciples de toutes les nations :

“Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle” (Matthieu 28:19-20 DRB).

Dans le grec, le seul verbe à l’impératif dans ce passage (mathteusate) veut dire “faites des disciples”. Le baptême d’eau fait partie de cette formation de disciples (“les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”), ainsi que l’enseignement “à garder toutes les choses que je vous ai commandées”. “Tout disciple accompli, dit Jésus, sera comme son maître” (Luc 6:40). Jésus nous a commandé de faire des disciples, des croyants qui obéissent à tout ce que Jésus nous a commandé. C’est également la raison pourquoi Christ a donné à l’église des pasteurs :

“pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’oeuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ” (Ephésiens 4:12-13 SER).

Christ a donné des pasteurs (sans exclure les autres ministères d’Éphésiens 4:11) “pour le perfectionnement des saints” pour que chaque disciple mette en service le don que Christ lui a donné (Éphésiens 4:7 ; Romains 12:6-8 ; 1 Corinthiens 12:7) pour l’édification du corps du Christ. Le pasteur ne fait pas tout l’œuvre du ministère ; nous sommes tous ministres de Jésus-Christ. Le pasteur est facilitateur. Il aide les autres à trouver leur ministère. Il les encourage à mettre en service ce que le Seigneur leur a donné.

Il n’est pas question d’enfanter des bébés qui sont par la suite négligés et perdus. L’église est appelée à faire des disciples. L’enfantement n’est que le commencement. Pour mesurer l’efficacité de l’église, il suffit de voir si elle forme des disciples, des gens qui obéissent à tous les commandements de Christ, des gens qui mettent leurs dons de ministère en service de l’église et du Seigneur. Nous avons besoin de passer au crible toute activité, toute réunion et tout programme de l’église pour voir s’ils contribuent à la formation de disciples. Formons-nous des disciples qui obéissent à tous les commandements du Seigneur Jésus-Christ ? C’est ce qu’il nous a commandé de faire. C’est notre mission. La formation de disciples est la mesure de l’efficacité de l’église.

Que pensez-vous ? Je serais content de lire votre réponse.

(Les quatre quadrants ont été adaptés d’un séminaire donné par SkillPath.)

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