Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

Avortement, crime de l'inhumanité contre l'humanité

Un lecteur a écrit le commentaire suivant au sujet d’une vidéo au sujet de l’avortement que j’avais mise sur ce site. Je donne son commentaire ci-dessous sans modification aucune et ma réponse :

C’est facile de choquer avec des images qui nous dégoutent et nous font peur a tous. Pour equilibrer le tout il faudrait peut-être la video d’un viol, ainsi qu’une video ou l’on voit la femme se faire refuser l’avortement. L’avortement est terrible mais necessaire dans de nombreux cas. Vous utilisez le symbole de la Libertée, et justement, vous êtes contres la libertée d’avorter, voila un paradoxe bien flagrant dans votre vidéo.

Les humanistes vaincronts. J’aimerais que votre Dieu vous protège de la bétise …….. a +

Denis, je vous remercie de votre commentaire. Je suis d’accord que la vidéo est trop délimitée dans le sens qu’elle ne considère que l’avortement aux Etats-Unis, mon pays d’origine, où nous avons avorté 40 millions de nos semblables. Aux États-Unis, on avorte plus d’enfants tous les 24 heures que le nombre de personnes qui ont été tuées dans les attentats du 11 septembre 2001.Dans les attentats du 11 septembre 2001 moins de 4.000 personnes ont été tuées, mais “chez moi” 4.000 enfants innocents sont massacrés chaque jour. Un tiers des enfants conçus aux Etats-Unis sont avortés. J’aurais bien aimé que la vidéo présente également les statistiques sur les nombreux avortements en France et dans les autres pays européens ainsi qu’en Chine et ailleurs pour que nous puissions saisir l’énormité des crimes de l’inhumanité contre l’humanité.

La vidéo est choquante parce que l’acte est choquant. La vidéo fait ce qu’elle devrait faire : elle révèle la nature – comme vous le dites – “dégoûtante” de l’avortement. Il est trop facile de parler en termes stériles et cliniques d'”interruption volontaire de grossesse” sans imaginer la monstruosité que l’on commet contre les enfants qui devraient naître et la douleur qui leur est infligée par méthodes diverses sans prise de conscience. La vidéo révèle l’avortement pour ce qu’il est : l’interruption volontaire d’une vie humaine. Normalement, on se sert d’autres termes pour parler d’un tel acte de violence, l’action de tuer volontairement un être humain, mais ceux qui voudraient promouvoir l’agenda d’avortement se servent d’euphémismes évasifs et trompeurs pour retenir la vérité du public.

Concernant la possibilité de faire passer d’autres vidéos, comme celle d’un viol, je vois un parallèle entre la violence des deux actes, avortement et viol : les deux sont à dénoncer. Pourtant, il n’est pas nécessaire de faire passer une vidéo d’un viol ; on sait ce que c’est. Par contre, l’horreur d’un avortement a lieu dans “le secret” et dépasse l’imagination. C’est pourquoi il faut l’exposer.

Au sujet de la liberté, elle s’arrête là où commencent les droits d’un autre être humain. Nous n’avons pas la liberté de prendre la vie de nos semblables.

La femme qui se fait refuser l’avortement, n’est-elle pas responsable de ses actes ? La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.

L’avortement contribue à la décroissance démographique de l’Europe.

La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.

En effet, il me semble que l’avortement contribue à la décroissance démographique de l’Europe et d’une longue liste de pays. En Europe méridionale et de l’Est, le taux de croissance est en-dessous de 1,3 (nombre de naissances par femme) ; un taux de 2,1 est nécessaire pour maintenir la population d’un pays. Quand le Président John F. Kennedy a donné son discours “Ich bin ein Berliner” en Allemagne, l’Europe constituait 12,5 pour cent de la population mondiale. Aujourd’hui elle n’en constitue que 7,2 pour cent. Si la tendance continue, seulement 5 pour cent de la population du monde sera européen en 2050. Les populations d’Europe méridionale et de l’Est deviennent de plus en plus âgées parce que le taux de natalité a chuté, en partie à cause des avortements. Comme dit Russell Shorto dans son article “No Babies” dans The New York Times du 29 juin 2008, “Un pays ne peut exister si tous ses citoyens habitent une maison de retraite.” Voir aussi l’article du Washington Post sur le Japon.

L’avortement n’est ni humaniste ni humain.

Vous me dites d’une manière triomphale que “les humanistes vaincront” mais en vue de ces faits, il est douteux qu’ils survivent leur propre politique d’avortement. Je dirais en plus que l’avortement n’est ni humaniste ni humain. L’agenda d’avortement ne cherche pas à relever la dignité de l’esprit humain ni à le mettre en valeur. C’est Dieu lui-même qui met en valeur l’être humain en nous créant en son image et en nous interdisant de tuer nos semblables. C’est pour cela que toute vie humaine est précieuse et d’une valeur inestimable comme Jésus-Christ a démontré quand il a demandé, “Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Ou que donnera un homme en échange de son âme ?” (Matthieu 16:26).

Les animaux ont plus de droits que les enfants à naître.

Dans bien des pays dits civilisés, les animaux ont plus de droits que les enfants à naître. On fera tout pour sauvegarder les baleines (et
je ne suis pas contre puisque Dieu nous a établis comme intendants de la Terre), mais on ne veut pas protéger les droits du plus faible de ses congénères ; voilà un paradoxe bien flagrant.

Vous dites que l’avortement est nécessaire dans de nombreux cas, mais vous ne donnez aucun exemple. Que veut dire “nécessaire” ? Quelles sont les critères ? Qu’est-ce qui nécessite d’une manière absolue un avortement ? Combien d’avortements, sur les millions, ont été faits parce que la vie de la mère était littéralement en danger ?

Quelques cas particuliers

Je connais un couple dont le médecin leur a vivement conseillé un avortement en disant que l’enfant ne serait pas normal, mais ils ont refusé d’accepter une telle “solution” et sont aujourd’hui les parents d’un enfant en bonne santé, celui que le médecin avait diagnostiqué comme anormal. D’autres parents ont accepté de donner naissance à un enfant handicapé et l’ont trouvé comme une source de joie et de croissance dans leur propre vie. (Voir le témoignage en anglais concernant Noah Michael Shrader.) La grossesse suite à un viol est extrêmement rare : selon les études, une ou deux par mille viols. Mais pourquoi ne pas avorter suite à un viol ? La femme est victime d’un acte de violence et on lui demande de devenir participante à un deuxième acte de violence ? Elle a déjà subi un traumatisme mais quand elle avorte son enfant, c’est le traumatisme de l’avortement qui la trouble la plus parce que c’est elle qui en est coupable. Voir ici.

Adoption, une meilleure solution

On dit que c’est dans l’intérêt de la femme d’avorter son enfant. Pourquoi ne pas aimer la femme et son enfant ? Aux Etats-Unis d’Amérique, il est ironique qu’il y ait 4.000 avortements tous les 24 heures mais les couples qui veulent adopter doivent attendre cinq ans. Ainsi sommes-nous allés nous-mêmes à l’étranger pour adopter nos deux enfants. D’autres couples n’ont pas cette possibilité mais seraient de bons parents pour des enfants heureux. Cette solution est de loin plus prometteuse que la terminaison malheureuse par avortement d’une vie précieuse.

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  1. canonnici

    faux
    la France possède un solde positif malgré les avortements ,
    et combien de femmes seraient charcutes et mortes sans avortements légaux ?

    • Dans mon article, je parlais de l’Europe, pas de France en particulier qui avec les Pays-Bas est atypqiue. Pourtant, depuis plusieurs décennies le gouvernement français est dans la position paradoxale de soutenir l’avortement (1975) et de donner aux familles une bourse pour chaque enfant pour hausser la croissance démographique. Les 220.000 enfants qui sont avortés en France chaque année ne contribuent pas à cette croissance. Je ne le crois pas raisonnable de dire que 220.000 enfants doivent mourir chaque année pour éviter la mort de quelques femmes qui ne devraient pas quand même avorter leurs bébés.

  2. Joannie

    Moi, de façon générale, même si je ne suis pas croyante, je suis contre l’avortement. Ce qui donne la valeur à l’homme est qu’il est le seul être vivant à être conscient de son existence et cette conscience lui procure une historicité. Tuer un fœtus empêche donc l’humain qu’il est de poursuivre son histoire. Je suis humaniste aussi et pour moi, la valeur la plus importante est l’homme. Elle est au-delà de toutes valeurs puisqu’elle est en elle-même un moyen et une fin.
    Donc, comme je disais plus haut, je suis contre l’avortement, toutefois, il existe quelques exceptions. Dans le cas d’un viol, la femme est totalement en droit de se faire avorter selon moi. Je crois que vivre tous les jours avec en face, le produit du pire moment de notre vie n’est pas une façon enrichissante de s’épanouir… Pour moi, un viol est l’équivalent d’une mort intérieure, si la femme ne veut pas porter l’enfant que son agresseur lui a laissé, sous peine de ne pas donner à cet enfant, peut-être tout l’amour qu’il méritera, c’est son choix. D’ailleurs, si elle a fait ce choix, c’est qu’elle sait qu’elle ne pourrait pas vivre avec un enfant conçut dans la haine.
    Deuxième exemple, en Chine, les avortements sont extrèmement fréquents. La raison est qu’il y a en vigueur, une loi d’enfant unique. À cause de la surpopulation, le gouvernement conseille et encourage fortement les familles à avoir un maximum d’un seul enfant. Dans ce cas-ci, je trouve vraiment la situation désolante, toutefois, si la population continuerait à augmenter au même rythme, dans moins d’un siècle, la Chine manquerait grandement de ressources et ne pourrait subvenir aux besoins de toute la population. Ces conséquences emmèneraient la pauvreté, la guerre à la recherche de territoires, la criminalité, la famine, etc. Je crois aussi que dans ce cas, les avortements sont désolants mais nécessaires.
    Bref… Sur ce point de vue, je ne suis pas totalement en désaccord avec vous.
    Par contre, je crois qu’il faut savoir calibrer le pour et le contre dans certain cas pour juger si le geste est moral ou non. Anéantir une famille au complet qui doit vivre avec la conscience empourprée par le viol de leur adolescente qui porte le fruit de ce crime et qui perd le gout à la vie tellement le choc a été terrible. Détruire la vie d’une population entière ou laisser les avortements se pratiquer dans des pays comme la Chine. Le choix me semble évident. Nous ne pouvons pas juger comment les gens peuvent se sentir dans une telle misère mais il faut essayer de préserver une stabilité sociale et savoir se sacrifier pour le bien de nos prochains.
    C’est tout ce que j’avais à dire pour l’instant 🙂
    Merci de votre compréhension

    • Merci, Joannie, de votre commentaire. Vous dites que

      “l’homme est qu’il est le seul être vivant à être conscient de son existence et cette conscience lui procure une historicité.”

      Il est aussi le seul être à avoir une prise de conscience. Le lion qui dévore la gazelle ne semble pas être troublé par son acte. L’homme est différent. Vous dites encore :

      “Je suis humaniste aussi et pour moi, la valeur la plus importante est l’homme.”

      Pour moi, la valeur la plus importante est Dieu lui-même, mais il nous a créés à son image, ce qui donne à l’homme une valeur inestimable. C’est pourquoi je suis contre l’avortement, même dans le cas d’un viol. Toute vie humaine est précieuse et a le droit de par son Créateur de vivre. L’avortement est un acte de violence contre l’enfant et contre Dieu qui le créé à son image.

      Comme j’ai dit dans l’article concernant le cas d’un viol,

      “La femme est victime d’un acte de violence et on lui demande de devenir participante à un deuxième acte de violence ? Elle a déjà subi un traumatisme mais quand elle avorte son enfant, c’est le traumatisme de l’avortement qui la trouble la plus parce que c’est elle qui en est coupable.”

      Si la femme n’arrive pas à accepter un tel enfant, il vaut mieux le faire adopter que de le faire tuer. Quand nous avons fait notre demande d’adopter des enfants, on nous a fait savoir qu’il fallait attendre cinq ans à cause de toutes les demandes. Franchement, c’est un non sens que mon pays (les Etats-Unis) fasse avorter 4.000 enfants chaque jour tandis que des couples doivent attendre cinq ans pour adopter. Heureusement, nous avons pu adopter deux enfants d’un autre pays.

      Je crois qu’elle est exagérée la théorie de Thomas Robert Malthus (1766-1834) concernant des conséquences désastreuses de la surpopulation. Selon l’ONU (United Nations Food and Agriculture Organization), la Terre a la capacité de nourrir 33 milliards de personnes (cité par Lindy Davies. Voir aussi Overpopulation: Myths, Facts, and Politics qui estime que la Terre peut nourrir 40 milliards de personnes).

      En plus, je pense que vous présentez de faux choix : le choix entre l’avortement et “la pauvreté, la guerre à la recherche de territoires, la criminalité, la famine, etc.” et encore “Détruire la vie d’une population entière ou laisser les avortements se pratiquer.” C’est dire que si l’on ne pratique pas l’avortement, le pays sera détruit. Tuer des êtres humains à cause des éventualités ne me semble pas juste. L’avortement est un crime contre l’humanité et contre Dieu qui nous fait à son image.

      En outre, si la menace de la surpopulation était réelle, l’avortement ne serait pas le seul moyen de limiter la croissance de la population. Il ne devrait certainement pas être accepté comme moyen de contraception (ce qui ne fait pas de sens puisque la “contraception” empêche la conception d’une vie tandis qu’un avortement étouffe une vie déjà conçue). Je crois aussi qu’il est immoral pour un gouvernement comme celui de la Chine de forcer des couples à avorter. N’est-ce pas un droit de l’homme d’avoir des enfants ?

      Merci encore pour la réflexion et le commentaire.

  3. MatthieuL

    Bonjour, je trouve ce que vous dites admirable, j’essaye moi même de défendre la lutte contre l’avortement à mon niveau (je suis étudiant) et on se retrouve souvent face à des opinions très contrastées qui sont à mon goût trop tiède comme : non pas d’avortement sauf : viol, inceste, mise en danger de la mère… alors que aux états-unis par exemple ces cas particuliers correspondent à moins d’1% des avortements. De même j’étais également souvent tiède à propos du viol notamment et je suis content de vous avoir lu car effectivement c’est un double choc pour la femme, de mon côté j’en été arrivé à la conclusion que le compréhensible (c’est à dire l’avortement suite à un viol) ne devait pas passer outre l’admissible (tuer un autre être humain). De même on rencontre souvent des difficultés face aux gens qui disent oui mais ce n’est pas un humain, à ce stade là il est bon de leurs rappeler l’absurdité de la remarque : “A 5 semaines et 30 jours, on n’est pas un humain” et à 6 semaines et un jour on est un humain ? (dates limite d’avortement hors “thérapeutique”), de plus il est bon de mentionnet la convention internationale des droits de l’enfant qui dit :
    “l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, AVANT, comme après la naissance” ainsi que l’article 6 :
    Article 6
    1. Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.
    2. Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l’enfant.
    Il arrive souvent que par la suite on nous dise que cela ne s’applique pas car ce n’est pas encore un “enfant”, il est alors d’usage de leur donner une définition : “Être humain, sans différenciation de sexe, dans les premières années de sa vie.” et “Qui n’a pas atteint son plein épanouissement.” Cela nous donne raison en tous points mais il arrive encore que l’on nous titille à propos du mot vie : “dans les premières années de sa vie” alors une définition du mot vie est d’usage : “Être né de quelqu’un”, “Etre vivant” et si l’on va plus loin “laisser la vie” signifie “ne pas tuer” or il est impensable de dire que lorsqu’on avorte on ne tue pas étant donné qu’on n’arrête la croissance d’un bio-organisme par destruction. Et l’on peut aisément appuyer la remarque avec la définition de vivant : “Qui vit, qui est en vie; dont les fonctions de la vie se manifestent de manière perceptible.”, “Être humain quel qu’il soit.”. Voilà les difficultés que l’on peut rencontrer, il est courant également qu’on nous dise que si on avorte pas, on gâche la vie de la fille et du bébé, je dis alors souvent qu’il est préférable de vivre, une vie peut-être pas toujours drôle, avec des problèmes comme on en a plus ou moins tous, que de mourir, et que il vaut toujours mieux faire adopter que tuer. Enfin en ce qui concerne les maladies graves de l’enfant détectées par amniocentèse, il faut rappeler que la marge d’erreur peut-être grande et qu’il serait stupide d’avorter un bébé en bonne santé et que quoi qu’il en soit, l’amour des parents n’est-il pas assez grand pour accepter le handicap, qu’il y a des aides à disposition, et que cet enfant à le droit à la vie malgré tout, malgré son handicap et que dans le cas contraire, tuer les enfants atteints d’un handicap, faire de la sélection se rapproche dangereusement de l’eugénisme. Si la science continue, bientôt on nous donnera à l’avance les capacités intellectuelles de l’enfant et on proposera l’avortement en dessous d’un certain QI, on nous dira ses capacités physiques, s’il est roux ou blond, la couleur de ses yeux, ses notes au BAC etc… qui sait jusqu’où la science peut aller et dépasser la bio-éthique.
    Bref, je suis vraiment impressionné par votre raisonnement et vous soutient dans votre lutte.
    Dieu vous garde

    MatthieuL

  4. terisa

    Bonjour.
    “La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.”
    Je suis d’accord avec cette phrase, bien que totalement en désaccord avec vous, que ce soit sur l’avortement, ou sur le créationnisme.
    L’avortement n’est jamais facile pour une femme et ne sera jamais un acte banal. Ce sera toujours un acte de dernier secours et le légaliser empêche les débordements, mais ne le banalise pas.
    Je suis née, moi aussi, parce que ma mère a décidé de ne pas avorter quand le médecin le lui a proposé et quand il lui a dis que je serais trisomique. Ce qui n’est finalement pas le cas.
    Je trouve, moi aussi, la vie formidable et j’ai choisi de la défendre, ce qui ne m’empêche pas d’être pour l’avortement. Cette question reste délicate dans l’absolu et je suis d’accord avec vous pour dire que les limites sont floues quand on essaie de définir ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Mais tout simplement, on ne peut pas interdire aux femmes la liberté d’avoir leurs propres valeurs, leur conviction sur la définition du “nécessaire”, et on ne peut pas leur interdire de faire leurs choix. On ne peut pas interdire l’avortement sans imposer une idéologie. De même, un couple contre l’avortement ne sera pas obligé de mettre fin à la vie du foetus.
    Laissez-nous cette responsabilité.
    Cordialement.

    • Bonjour Térisa,

      Je vous remercie de votre commentaire. Je comprends que ces questions sont parfois pénibles, mais je voudrais répondre à certaines idées que vous présentez. Vous dites :

      On ne peut pas interdire l’avortement sans imposer une idéologie.

      Il me semble que nous avons tous une idéologie. Tout votre commentaire représente ou découle d’une certaine idéologie, voire :

      Le choix d’un individu est prioritaire sur la vie d’un autre.
      La société n’a pas le droit de protéger ses plus faibles.

      Ce sont des idées que nous cherchons à évaluer.

      Une assertion en particulier a attiré mon attention, et je vous cite :

      …on ne peut pas interdire aux femmes la liberté d’avoir leurs propres valeurs, leur conviction sur la définition du “nécessaire”, et on ne peut pas leur interdire de faire leurs choix.

      Pourquoi pas ? La société a toujours placé des limites sur ce que l’on peut faire à ses semblables. Une femme a le droit de ne pas tomber enceinte, mais une mère a-t-elle le droit de tuer ses enfants ? La femme a-t-elle vraiment la liberté de mettre fin à la vie de son enfant au nom de son choix personnel ? La femme a le droit d’imposer son idéologie, son choix sur la vie de l’enfant mais la société n’a pas le droit de protéger l’enfant d’un tel choix ?

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