© 2007, J. Gary Ellison

« Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables—argent ou or—que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18-19).

De nos jours on parle assez souvent du concept de « racheter la culture » ou du « rachat de la culture ». Bien que ces expressions n’aient pas une longue histoire dans la littérature missiologi­que, le concept de racheter la culture n’est pas nouveau. A travers l’histoire de l’Église, les chrétiens qui répandaient l’évangile ont toujours été confrontés avec ce problème : Qu’est-ce que nous pouvons assimiler, et que devons-nous rejeter ?

Une approche a été de tout assimiler—c’est ce qu’on appelle le syncrétisme. On a adopté les coutumes, les idées, les fêtes, les rites, etc., en essayant de les christianiser. Le problème est que les nouveaux convertis n’étaient convertis de rien. Ils avaient toujours les mêmes pensées concernant la vie, concernant Dieu. On leur a dit que le dieu suprême de leur religion était en réalité le Dieu chrétien. Mais puisqu’ils connaissaient déjà ce dieu, le dieu que les chrétiens revendiquaient aussi, il ne leur était pas nécessaire de changer leurs idées concernant Dieu.

Par exemple, dans le pays de Togo en Afrique où nous avons passé six ans, les chrétiens em­ploient le nom Mawu pour Dieu. Mais si l’on étudie le vaudou, la religion principale de cette région, on décou­vre que Mawu est parfois un dieu, parfois une déesse, et parfois les deux en même temps ! Donc, Mawu n’est pas le Dieu de la Bible ! Quand les chrétiens invo­quent le nom de Mawu, ils ont des pen­sées qui ne correspondent pas au Père de notre Seig­neur Jésus-Christ. Nous devons faire très attention en adoptant d’une culture des idées qui ne sont pas révélées dans la Bible.

La Bible parle clairement de notre problème : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie » (Ésaïe 53:6). « Telle voie paraît droite devant un homme, mais à la fin, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14:12 ; 16:25). Jésus a parlé d’un homme qui a bâti sa maison sur le sable, mais quand les torrents sont venus, la maison est tombée et sa ruine a été grande. Un autre homme a bâti sa maison sur le roc et elle a pu résister aux torrents. Jésus a dit que l’homme qui met en pratique la parole de Dieu est comme l’homme qui a bâti sa maison sur le roc. Soyons certains de baser nos pratiques sur la parole de Dieu.

Une seconde approche était de s’extraire du monde. Encore à travers l’histoire de l’Église des individus ont essayé de s’écarter du monde. Des ermites se sont retirés de tout contact avec le monde. Plus souvent des hommes ou de femmes ont cherché à bâtir leur propre société dans soit un monastère, soit un couvent. Parfois des hommes et des femmes ont tenté ensemble de commencer une nouvelle société tout à fait retirée du monde.

Paul a dit aux Corinthiens qu’ils devaient se retirer de certaines gens, mais pas des gens de ce monde. Ils devaient plutôt s’écarter des gens qui s’appellent chrétiens mais qui ne mettent pas en pratique la parole. Au sujet des non-croyants, nous ne sommes pas appelés à sortir du monde. Comment pourrions-nous gagner des âmes si nous quittions le monde ? (Voir 1 Corinthiens 5:9-13.) Jésus a dit que nous sommes le sel et la lumière du monde—bien différents de ce monde, mais toujours présents dans le monde.

Nous trouvons ce problème épineux du rapport entre le peuple de Dieu et la culture d’un bout à l’autre de la Bible. Le peuple que Dieu avait appelé pour lui-même était tou­jours environné de gens de cultures différentes. Qu’est-ce que Dieu attendait de son peuple ?

Dans les Actes chapitre 15, Église naissante a dû traiter de cette question : Com­ment l’évangile change-t-il la culture ? Qu’est-ce qui est imposé par l’évangile, et qu’est-ce qu’un chrétien doit abandon­ner ? Dans le verset un, il y avait des chrétiens à Antioche qui di­saient que la circoncision était néces­saire pour le salut. Paul et Barnabas ont eu un vif débat avec eux. C’est bien de savoir que nous ne sommes pas les premiers à faire face à de tels problèmes. C’est encore mieux de savoir que Dieu ne nous a pas laissés sans instruction parce que la Bible nous montre le chemin à suivre. Paul et Barnabas ont décidé de se rendre à Jérusalem pour parler avec les apôtres et les anciens à propos de cette ques­tion. Néan­moins, là aussi, des convertis du parti des Pharisiens ont insisté que la circoncision était nécessaire au salut. Nous lisons qu’il y avait encore « une vive discussion » (15:7). Pour­tant, on a conclu qu’il ne fallait pas imposer la circoncision sur les non-juifs qui se convertis­saient. Il n’était pas nécessaire d’observer la loi de Moïse que Dieu avait révélée. On a décidé de ne pas « imposer d’autre charge que ce qui était nécessaire » (15:5, 10, 19, 28).

Nonobstant, cela ne veut pas dire que la vie des païens qui se convertissaient ne chan­geait pas. Le verset 20 nous dit que si les apôtres n’ont pas imposé de pratiques nouvelles, ils ont quand même obligé que les nouveaux convertis abandonnent des pratiques qui avaient fait partie de leur vie et de leur cul­ture (vv. 20, 28-29). En tant que chrétiens, quoi que ce soit notre culture, il y a des choses que nous devons tous abandonner.

Revenons à cette question de racheter la culture. Qu’est-ce que la culture ? La culture est l’ensemble des éléments d’un peuple—leur histoire, leur langue, leurs valeurs, et leur perspective du monde et de la réalité—qui lui donnent son sens d’identité. Nous pouvons parler des cultures fran­çaise, tahitienne, américaine, africaine, chinoise, etc. Il existe également des sous cultures. Par exemple, aux Etats-Unis on peut parler de la culture du Sud, de la culture hispanique ou de la culture afro-­américaine. En Afrique nous connais­sions des Bétés, des Boaulés, des Abidjis, des Ashantis, des Ewés, etc. Vous avez entendu parler des Houtus et des Toutsis. Dans notre école en Afrique il y avait des étudiants de 15 pays différents, et chaque culture était différente. En Belgique nous avions des étudiants de quelque 25 pays différents : Belges, Français, Allemands, Portugais, Italiens, Autri­chi­ens, Finlan­dais, Norvégiens, etc., etc ! Chaque groupe était distinct et identi­fi­able !

Il y a beaucoup de valeurs qui sont tenues par un peuple et qui l’identifient et le relient. Chaque culture a des éléments qui sont neutres—ni mauvais, ni bons. La langue, par exemple, est un élément sans lequel un peuple n’existerait pas. La géographie aussi contri­bue à la culture. Si l’on habite une île au milieu de l’océan, on aura une culture—une perspec­tive et des valeurs—bien différente que si l’on habitait le désert Sahara ou la Scandi­navie. Nous lisons que Dieu lui-même a déterminé les bornes de toutes les nations humaines (Actes 17:26). Les races, les langues, les nations—ce sont des éléments de la culture que Dieu a déterminés, et qu’il préservera. Dans l’Apocalypse nous lisons que le ciel sera peuplé de gens de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues (7:9). De temps en temps on se demande quelle langue on parlera au ciel : les chrétiens français pensent que nous parle­rons le français, les chrétiens tahitiens pense
nt que nous parlerons le tahitien, etc. Et ils ont tous raison ! La grande foule était composée de gens de toute langue. S’agit-il de racheter les langues ? Non, car Dieu qui a créé toutes les langues à Babel, les préservera au ciel.

D’autres éléments qui distinguent un peuple ne sont pas aussi louables. Les Crétois étaient connus comme « men­teurs, méchantes bêtes, ventres paresseux » (Tite 1:12). Un peuple qui partage une histoire en commun est très souvent en rébellion contre Dieu à cause de leur histoire. Ils ont accepté les pratiques de leurs parents, leur religion, leurs croyances, et ils se sont ligués contre Dieu (voir Psaume 2:1-3).

Tableau par Grünewald

Christ est-il mort pour racheter la culture ?

On pourrait parler de beaucoup de choses—des rites, des pratiques, des cérémonies, des croyan­ces, tellement de choses qui ont caractérisé chaque culture du monde entier. Peut-on les racheter ? Sommes-nous appelés à racheter ces éléments ? Christ est-il mort pour racheter la culture ?

L’EMPLOI DES TERMES « RACHETER » ET « REDEMPTION » DANS LA BIBLE

A travers la Bible le verbe racheter et le nom rédemption sont employés quelque 150 fois. Il s’agit de payer un prix pour relâcher ou acheter une personne (Genèse 48:16 ; Exode 13:15 ; 21:8, 30), une nation (Exode 6:6 ; 15:13 ; 2 Samuel 7:23), un animal (Exode 34:20 ; Lévitique 27:13), un terrain (Lévitique 25:24 ; 27:19), une maison (Lévitique 25:32), ou la dîme (Lévitique 27:31). Dans le Nouveau Testament, la rédemption est centrée en Jésus-Christ qui a racheté l’Église de son propre sang (Actes 20:28). Il est le Bon Berger qui a donné sa vie pour ses brebis (Jean 10:11). C’est par lui que nous avons la rédemption (Éphésiens 1:7). Le corps du croyant a aussi été racheté et appartient à Dieu (Romains 8:23 ; 1 Corinthiens 6:19-20).

Puisque les termes racheter et rédemption sont des termes bibliques, quelques-uns ont pensé que le rachat de la culture est un concept biblique. Il ne l’est pas. Malgré tant de références à la rédemp­tion, la Bible ne parle jamais de racheter la culture. Jésus-Christ n’est pas venu dans le monde racheter la culture ; il est venu racheter l’humanité. Est-il sage de bâtir une doctrine, une pratique, une vie, ou une église sur le sable ?

LA PERSPECTIVE BIBLIQUE SUR LES ELEMENTS CULTURELS

Pour apprécier la perspective biblique nous devons comprendre que la Bible emploie un terme spécifique pour la culture en opposition à Dieu : le monde. Les conventions et les coutumes de ce monde—la culture—font très souvent partie de cet aspect de la struc­ture sociale qui s’oppose aux enfants de Dieu. Avec la communication de nos jours, le renverse­ment de Babel, et une planète qui devient de plus en plus petite, les cultures de ce monde se liguent contre la connaissance de Dieu. Le psalmiste l’a exprimé ainsi : « Pourquoi les nations s’agitent-elles, et les peuples ont-ils de vaines pensées ? Les rois de la terre se dressent et les princes se liguent ensemble contre l’Éternel et contre son messie [en disant]: Brisons leurs liens, et rejetons loin de nous leur chaînes » (Psaume 2:1-3)

L’apôtre Jean vise clairement le problème dans ses écrits. Il nous dit que « le monde entier est au pouvoir du Malin » (1 Jean 5:19). Il nous avertit concernant la culture de ce monde : « N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le mon­de, l’amour du Père n’est pas en lui ;car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternelle­ment » (1 Jean 2:15-17). Encore dans chapitre 4, il lance un autre avertisse­ment : « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, (pour savoir) s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde …Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoileurs paroles viennent du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous reconnaissons l’Esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur » (4:1, 5-6). Jean s’attend à ce que le croyant ne soit pas pris par les pièges culturels du monde : « …tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (5:4-5).

Paul dit aux Galates que Jésus-Christ « s’est donné lui-même pour nos péchés,afin de nous arra­cher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (1:4). Au lieu de se glorifier de la culture, Paul a déclaré, « Quant à moi, certes non ! je ne me glori­fie­rai de rien d’autre que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » (Galates 6:14). Les Thessaloniciens se sont convertis à Dieu en se détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai (1 Thessalo­ni­ciens 1:9).

En effet, la différence entre la culture de ce monde et celle du chrétien est si frappante que notre citoyenneté n’est plus de ce monde ; c’est dans les cieux (Philippiens 3:20). Main­te­­nant nous rendons grâces à Dieu qui nous « a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son filsbien-aimé » (Colossiens 1:12-13).

On entend que Dieu a donné à chaque peuple sa culture. Mais l’évidence biblique va à l’encontre de cette idée. Dieu a ordonné aux Israélites d’anéantir toute trace des sept na­tions qui avaient habité la terre promise (Deutéronome 7:1-5). Leurs coutumes étaient abominables devant Dieu : « Car ce sont là toutes les horreurs qu’ont commises les hom­mes du pays, qui y ont été avant vous… Vous obser­verez mon ordre, et vous ne pratiquerez aucun des horribles principes qui se prati­quaient avant vous ; vous ne vous en souillerez pas. Je suis l’Éternel, votre Dieu » (Lévitique 18:27,30). Clairement, il n’y avait rien dans ces cultures à racheter ; tout a été voué à l’interdit (Deutéro­nome 7:2 ; 12:2 ; 20:17 ; 1 Sa­muel 15:3, 9, 18).

LES INNOVATIONS DANS LE CULTE À DIEU

Nous devons donc faire très attention avant d’importer des nouveautés dans l’adoration de Dieu. Il n’est pas nécessaire de lire loin dans la Bible avant de trouver que Dieu accepte certaines formes d’adoration tout en rejetant d’autres formes : Dieu accepte ce qu’il a prescrit ; il rejette ce qu’il n’a pas prescrit. Dans le quatrième chapitre de Genèse, Caïn, qui était cultivateur, « apporta des fruits du sol comme offrande à l’Éternel » (4:3). Il a sans doute apporté ses meilleurs fruits, mais Dieu avait déjà prescrit la sorte d’offrande qui lui était agréable en habillant les parents de Caïn d’une peau d’animal (3:21). Abel, frère de Caïn, avait bien accepté ce principe divin et « apporta des premiers-nés de son petit bétail avec leur graisse » (4:4). Peut-être Dieu accepterait-il une innovation puisque Caïn apportait son meilleur. Non, Dieu n’accepterait que le sacrifice qui était un type du sacrifice qu’il ferait lui-même sur la croix. Donc, « L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn ni sur son offrande » (4:4-5). Caïn « fut très irrité, et son visage fut abattu » (
4:5). Dieu lui-même a

Il n’est pas à nous de faire des innovations dans l’adoration de Dieu.

adressé une parole à Caïn en lui demandant de dominer sur le péché au lieu d’être sa victime (4:6-7). Caïn ne s’est pas mis en règle avec la forme d’adoration que Dieu avait prescrite ; son innovation l’a emporté loin de Dieu et dans sa colère il a tué son frère. Il finit en sortant « de la présence de l’Éternel » (4:16). Aujourd’hui, bien des gens suivent l’exemple de Caïn : ils introduisent des éléments que Dieu n’a pas prescrits. Le Nouveau Testament considère cette innovation comme une mauvaise œuvre (1 Jean 3:12) et nous avertit de ne pas suivre « la voie de Caïn » (Jude 11).

Dans Lévitique 8, Dieu avait révélé la nature de l’adoration qui lui était agréable, mais dans chapitre 10 les fils d’Aaron ont apporté « devant l’Éternel du feu étran­ger, ce qu’il ne leur avait pas ordonné. Alors le feu sortit de devant l’Éternel et les consuma : ils moururent devant l’Éternel » (10:1-2). Il n’est pas à nous de faire des innova­tions dans l’adoration de Dieu.

On a demandé pourquoi la danse hula ne serait pas agréable à Dieu, comme si les Polynésiens avaient un monopole sur des danses. Nous sommes tous descendants d’Adam. Il faut comprendre que toute culture a des danses qui sont abominables devant le Seigneur : les Africains, les Américains, les Français, et même les Tahitiens.

En tant que jeune chrétien, j’ai toujours refusé de participer aux danses de l’école, même le bal des étudiants à la fin des études. Je savais bien que c’était une ruse du diable pour m’enduire dans le péché. La convoitise de la chair dont Jean a parlé régnait à ces danses.

On essaie parfois de justifier la danse hula en faisant appel à David qui a dansé devant le Seigneur de toute sa force. Une forme de danse n’en justifie pas une autre. La danse de David n’avait pas de rapport avec la danse hula.

Qu’est-ce qu’il y a de mauvais dans la danse hula ? L’histoire révélerait vraisemblable­ment que dans le passé cette danse était associée avec l’adoration de faux dieux (le réveil actuel d’un grand nom­bre de cultures anciennes dans le monde entier fait partie du mouve­ment religieux du Nouvel Age). Pour cette raison seule Dieu n’accepterait pas la danse hula mais la considérerait comme une pratique horrible (Lévi­tique 18:30). A plusieurs reprises la Bible nous donne des avertissements concernant la « viande » sacrifiée aux idoles : nous ne devons pas la manger ! (1 Corinthiens 10:20-24 ; Apocalypse 2:14, 20).

En plus, la danse hula est érotique, désignée à attirer les regards sur les hanches des dan­seuses et non pas sur Dieu, autrement dit, désignée à stimuler la convoitise de la chair (1 Jean 2:15-17). Les danseuses se regardent elles-mêmes, et parfois l’une l’autre ; elles ne regardent pas au Seigneur. Ba­laam ne pouvait pas maudire le peuple d’Israël, mais il a pu l’entraîner dans la fornication par des fem­mes séduisantes. La forme et les mouvements de la danse sont conçus pour attirer l’attention au corps et non pas à Dieu. Job a dit, « J’avais fait un pacte avec mes yeux ; Comment aurais-je pu fixer mon attention sur une vierge ? » (31:1).

La danse de David était bien différente. David n’avait pas étudié sa danse ; elle était spontanée. Notez qu’il sautait et dansait (2 Samuel 6:16, LS). Il n’a pas dansé pour être vu des hommes ; il a dansé devant le Seigneur. Cette danse a été motivée par la joie qu’il avait de voir l’arche de Dieu revenir à la cité de David ; il célébrait devant le Seigneur (1 Chroniques 15:29 ; 2 Samuel 6:21). C’était aussi un acte d’humilité (2 Samuel 6:22).

David n’était pas la seule personne de la Bible à danser (Exode 15:20 ; Psaume 30:11-12 ; 149:3 ; 150:4 ; Ecclésiastes 3:4 ; Jérémie 31:3-4 ; Luc 15:25). La danse de louange n’a pas de rap­port avec les danses érotiques de ce monde ; elle se fait en esprit et vérité (Jean 4:23-24). Le chrétien peut très bien danser devant le Seigneur quand son coeur déborde de joie. Quand cela arrive, les témoins ne restent pas spectateurs ; ils glorifient Dieu ensemble.

QUE DOIT ÊTRE L’ATTITUDE CHRETIENNE ENVERS LA CULTURE ?

Nous avons déjà vu que notre citoyenneté n’est pas de ce monde, ni de notre culture ; elle est du ciel.

Vivons ce que nous sommes : un peuple racheté !

Pierre dit que nous ne sommes pas comme les autres : « Vous, par contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple racheté [pas une culture !], afin d’annoncer les vertus de celui que vous a appelés [pas les vertus de notre culture !] des ténèbres [en sommaire, c’est que toute culture nos offre—des ténèbres] à son admirable lumière ; vous qui, autrefois, n’étiez pas un peuple et qui, maintenant, êtes le peuple de Dieu [une nouvelle culture !]… » (1 Pierre 2:9-10).

Dans 1 Corinthiens 9:19-23 Paul savait s’adapter à la culture sans faire de compromis, mais dans le chapitre suivant il nous avertit que les Israélites, qui ont été délivrés de l’Égypte et qui avaient telle­ment de privilèges spirituels, n’étaient pas agréables à Dieu parce qu’ils se sont impliqués dans certains aspects de la culture qui n’étaient pas acceptables à Dieu (1 Corinthiens 10:1-12)

Encore Paul s’adresse au sujet : « Ne formez pas avec les incroyants un attelage disparate. Car quelle association y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle commu­nion entre la lumière et les ténèbres ? Et quel accord entre Christ et Bélial ? Quelle part le croyant a-t-il avec le non-croyant ? Quel contrat d’alliance entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu a dit : …C’est pour­quoi : Sortez du milieu d’eux ; Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur,Et moi, je vous ac­cueillerai » (2 Corinthiens 6:14-18).

Une voix de l’Apocalypse nous appelle, « Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés et de ne pas recevoir (votre part) de ses plaies » (18:4).

Encore dans 1 Corinthiens 6, « …tout n’est pas utile… je ne me laisserai pas asser­vir par quoi que ce soit… le corps n’est pas pour l’inconduite… Fuyez l’inconduite… Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n’êtes pas à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (6:12-20).

« C’est pour la liberté que Christ nous a libérés. Demeurez donc fermes, et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour (vivre selon) la chair, mais par amour, soyez serviteurs les uns des autres » (Galates 5:1, 13).

Christ est-il venu racheter la culture ? Voici ce que dit l’Apôtre Pierre : « Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables—argent ou or—que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18-19). La Parole de Dieu dit que ce n’est pas la culture qui est rachetée ; au contraire, nous avons été rachetés de notre culture, ce que la Bible décrit comme « la vaine manière de vivre, héritée de vos pères ».

Il est clair que le langage de racheter la culture n’est pas biblique. Jésus ne s’est pas donner pour racheter la culture ; il s’est donné pour nous racheter. Il « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre de Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » (Galates 1:4-5).

Que doit être alors notre position vis-à-vis de la cu
lture ? Nous devons être transformés par le renouvellement de notre intelligence (Romains 12:1-2) pour devenir des agents de transformation—sel et lumière—dans ce monde pourri et ténébreux (Matthieu 5:13-16). Je conclus avec Éphésiens 5:8, « Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière. »