Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

Vieillissement d'un homme de Dieu

© 2010, J. Gary Ellison
Message donné le 6 décembre 2000 à la pastorale de Moorea, Polynésie française

 
 
Introduction
C’était un temps critique. Salomon avait été succédé par son fils Roboam. Les anciens qui avaient conseillé Salomon lui ont donné un conseil que tout pasteur sera sage d’écouter :
« Si aujourd’hui tu te fais le serviteur de ce peuple, si tu te mets à leur service, si tu leur réponds en parlant avec bonté, ils seront pour toujours tes serviteurs » (1 Rois 12:7).
Roboam a rejeté leur conseil avec la menace : « Mon petit doigt est plus gros que les reins de mon père » (v. 10), ce qui a repoussé les Israélites qui se sont regroupés autour de Jéroboam, fils d’un officier de Salomon. C’était seulement une parole prophétique qui a averti une guerre civile.
Malgré une prophétie que Jéroboam avait reçue des années auparavant, il craignait la dissolution du royaume du nord. Le temple était à Jérusalem, dans le royaume du sud. Les gens du nord se rendraient au moins trois fois par an à Jérusalem pour les fêtes.
« 26 Jéroboam dit en son cœur : Maintenant le royaume pourrait bien revenir à la maison de David, 27 si ce peuple monte à Jérusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l’Éternel. Le cœur de ce peuple reviendra à son seigneur, à Roboam, roi de Juda, ils me tueront et reviendront à Roboam, roi de Juda. 28 Après avoir pris conseil, le roi fit deux veaux d’or et dit au peuple : Vous êtes assez montés à Jérusalem ! Israël, voici tes dieux qui t’ont fait monter du pays d’Égypte » (12:26-28).
On constate les aberrations suivantes en Israël :

  • Veaux d’or à Béthel (sud, près de Jérusalem) et à Dan (vers l’extrémité du nord).
  • Une maison de hauts lieux.
  • Le commentaire de l’auteur se trouve dans le verset 30 : « Ce fut là une occasion de péché ».
  • Donc, c’était un temps de crise : le royaume avait été scindé.
  • C’était une crise politique qui est devenue une crise spirituelle quand le roi s’est servi d’un faux culte pour séparer son peuple du royaume de Juda et les réunir autour de lui.

Ce passage met l’accent sur deux caractères : un homme de Dieu et un vieux prophète.
1.  L’homme de Dieu : Le texte annonce l’arrivée d’un homme de Dieu (13:1).
“ Voici qu’un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel, d’après la parole de l’Éternel, pendant que Jéroboam se tenait à l’autel pour brûler des parfums.” (1 Rois 13:1)
C’était à la fête qu’avait inaugurée Jéroboam qu’un homme de Dieu arrive de Juda à Béthel.
Inconnu. Il n’est pas nommé. Dieu a des serviteurs qui ne sont pas connus, mais qui sont prêts à faire sa volonté malgré le défi, le coût personnel ou l’opposition.
Cet homme avait reçu de Dieu une parole :
A.        Un message (13:2)
“ Il cria contre l’autel, d’après la parole de l’Éternel, et dit: Autel! autel! ainsi parle l’Éternel: Voici qu’il naîtra un fils à la maison de David; son nom sera Josias; il sacrifiera sur toi les sacrificateurs des hauts lieux qui brûlent sur toi des parfums, et l’on consumera sur toi des ossements d’hommes!” (1 Rois 13:2)
L’homme de Dieu a crié contre l’autel en disant qu’il naîtrait un fils à la maison de David du nom de Josias. Il sacrifierait sur les autels les sacrificateurs des hauts lieux. C’est une prophétie d’une précision étonnante. Josias est né 360 ans après cette prophétie (2 Rois 22 ; 2 Chroniques 34).
B.        Un signe (13:3)
“ Et le même jour il donna un signe en disant: Voici le signe (du fait) que l’Éternel a parlé: l’autel se fendra, et la cendre qui est dessus sera répandue.” (1 Rois 13:3)
Dieu lui a donné un signe : l’autel se fendrait et la cendre qui était dessus serait répandue.
C.        Une protection divine contre la main puissante du roi (13:4)
“ Lorsque le roi Jéroboam entendit la parole que l’homme de Dieu avait criée contre l’autel de Béthel, il brandit la main de dessus l’autel en disant: Saisissez-le! Et la main que Jéroboam avait brandie contre lui se trouva paralysée, et il ne put la ramener à lui.” (1 Rois 13:4)
Jéroboam a brandi sa main contre l’homme de Dieu (13:4) et à cet instant même la main a été paralysée.
Psaume 105:14        « Mais il ne permit à aucun homme de les opprimer, Il fit des reproches à des rois à leur sujet : 15 Ne touchez pas à mes oints, Et ne faites pas de mal à mes prophètes ! »
Ésaïe 54:17   « Tout instrument (de guerre) fabriqué contre toi sera sans effet. »
C’est une assurance merveilleuse de savoir que le Dieu qui nous envoie nous rend capable d’achever la mission qu’il nous a confiée.
En même temps le signe de l’autel fendue a été accompli.
D.        Une instruction (13:9)
“ car cet ordre m’a été donné, par la parole de l’Éternel: Tu ne mangeras pas de pain, tu ne boiras pas d’eau et tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé.” (1 Rois 13:9)
L’homme de Dieu a prié que la main du roi soit restaurée. Si le roi ne pouvait lever sa main contre l’homme de Dieu, il pourrait essayer de le gagner par la ruse. Mais Dieu avait donné à son homme des instructions précises :
Tu ne mangeras pas de pain,
tu ne boiras pas d’eau et
tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé.
Dieu ne voulait pas qu’il dilue son message par des actes de compromis. Il était un homme de Dieu. Il ne pouvait pas avoir de la communion avec des idolâtres.
2.  Le vieux prophète : Le texte parle de la présence d’un vieux prophète (13:11ss)
Ce vieux prophète à Béthel est une figure énigmatique. Son rôle dans cette histoire est si terrible que ce titre de prophète nous gêne beaucoup. Nous aurions préféré que l’auteur lui donne l’appellation de faux prophète, mais ce n’est pas le cas. Il est appelé tout simplement « un
vieux prophète ».
Malgré ses crimes dans cette histoire, nous notons qu’il n’a pas assisté au faux culte à Béthel, malgré le fait que ses fils aient probablement assisté.
Ensuite, nous notons qu’il a beaucoup de respect pour l’homme de Dieu. Il semble vraiment regretter sa mort et s’occupe de son ensevelissement.
Pourtant, il y a vraiment quelque chose qui cloche chez le vieux prophète. Sa vie est un avertissement à nous tous, parce que hommes de Dieu que nous aspirons être, nous sommes en danger de devenir de vieux prophètes.
A.        Sa présence à Béthel n’a pas empêché la dégradation (13:11)
“ Or il y avait un vieux prophète qui habitait à Béthel. L’un de ses fils vint lui raconter toutes les actions que l’homme de Dieu avait accomplies à Béthel ce jour-là, et les paroles qu’il avait dites au roi. Lorsque (les fils) eurent fait ce récit à leur père.” (1 Rois 13:11)
Le vieux prophète habitait à Béthel, la ville où le roi Jéroboam avait inauguré le faux culte, mais il était un prophète muet. Il habitait à Béthel, mais il n’avait pas dénoncé le péché. Tout simplement, il n’avait pas d’impact sur sa ville. Dieu a dû envoyer un prophète de Juda à Béthel pour dénoncer les innovations.
Le premier signe du vieillissement d’un prophète, c’est qu’il n’exerce plus d’influence là où il se trouve. Il n’ose pas dénoncer le péché. Il n’empêche pas la dégénération de la société. Il ne fonctionne plus comme sel pour arrêter le pourrissement. Il ne fonctionne plus comme lumière pour chasser les ténèbres. En un mot, il n’est plus utile à Dieu.
En tant que hommes de Dieu, nous sommes appelés à exercer une influence pour Dieu dans la société. Nous avons reçu un message que nous devons transmettre. Dieu nous a donné des instructions. Il a même dit que nous aurions des signes qui nous accompagneraient, et il a promis d’être avec nous tous les jours, jusqu’à la fin de l’âge. Mais quand nous négligeons d’annoncer le message et de dénoncer le péché au nom de Celui qui nous a envoyés, nous vieillissons, nous devenons comme ce vieux prophète qui n’était plus utile dans le service de Dieu.
B.        Il vivait dans la nostalgie (13:11-17)
11 ¶  Or il y avait un vieux prophète qui habitait à Béthel. L’un de ses fils vint lui raconter toutes les actions que l’homme de Dieu avait accomplies à Béthel ce jour-là, et les paroles qu’il avait dites au roi. Lorsque (les fils) eurent fait ce récit à leur père. 12  il leur dit: Par quel chemin s’en est-il allé? Ses fils avaient vu par quel chemin s’en était allé l’homme de Dieu qui était venu de Juda. 13  Alors il dit à ses fils: Sellez-moi l’âne. Ils lui sellèrent l’âne, et il monta dessus.” (1 Rois 13:11-13)
L’expérience personnelle du vieux prophète avec Dieu n’est pas à jour. Il n’a pas maintenu sa marche quotidienne avec Dieu. Il a peut-être commencé à faire des choses tout simplement parce qu’il savait faire, une position dangereuse. Un pasteur m’a questionné un jour : « Mais tu sais parler, au moins ? » J’espère que non. Jésus a dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Mais nous avons appris à faire. Nous avons nos méthodes. Nous savons manier une foule. Nous connaissons les formules et comment toucher des gens.
C’est quand nous nous éloignons du Seigneur que nous commençons à dépendre de nos capacités, mais avec le temps, nous sentons le vide. Nous connaissons la différence, et nous vivons dans la nostalgie. Nous parlons de comment Dieu nous a bénis dans le passé. Nous vivons dans le passé plutôt que dans le présent.
Le vieux prophète était tout enthousiasmé d’entendre le rapport de ses fils. Ses fils étaient à l’autel pour les sacrifices. Ils ont assisté à la fête. Ils étaient là quand l’homme de Dieu est arrivé sur la scène. Ils ont tout raconté à leur père : comment il a dénoncé l’autel, sa prophétie concernant Josias, le signe de la fente de l’autel, la paralysie de la main du roi, sa restauration, et peut-être du refus par l’homme de Dieu de l’invitation par le roi Jéroboam.
Le vieux prophète veut rencontrer un tel homme. Son expérience n’est pas à jour, mais peut-être qu’il sera encouragé dans la présence de quelqu’un qui marche avec Dieu. Il n’est pas en communion avec Dieu ; il espère bénéficier de la communion de quelqu’un qui est en communion avec Dieu. Peut-être que l’homme de Dieu priera pour lui. Quoiqu’il en soit, le vieux prophète se hâte pour rejoindre l’homme de Dieu.
14  Il suivit l’homme de Dieu et le trouva assis sous le térébinthe. Il lui dit: Es-tu l’homme de Dieu qui est venu de Juda? Il répondit: C’est moi! 15 Alors il lui dit: Viens avec moi à la maison pour y manger. 16  Mais il répondit: Je ne puis ni retourner avec toi, ni entrer chez toi. Je ne mangerai pas de pain, je ne boirai pas d’eau avec toi en cet endroit; 17  car il m’a été dit, par la parole de l’Éternel: Tu ne mangeras pas de pain, tu n’y boiras pas d’eau et tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé.” (1 Rois 13:14-17)
Le vieux prophète demande à l’homme de Dieu s’il est l’homme de Dieu qui était venu de Juda. « C’est moi ! » Le vieux prophète l’invite à manger chez. S’il n’avait pas été au courant de l’interdiction de manger à Béthel, il l’apprend de l’homme de Dieu.
Nous voyons encore la nostalgie par sa réponse à l’homme de Dieu : « Moi aussi, je suis prophète comme toi. » Si le vieux prophète avait été comme l’homme de Dieu, Dieu n’aurait pas eu besoin d’envoyer un autre. Mais le vieux prophète veut se mettre sur le même pied d’égalité avec l’homme de Dieu. Il doit annoncer à l’homme de Dieu qu’il est un prophète comme lui parce que ce n’est pas quelque chose que l’homme de Dieu aurait discerné. C’est-à-dire, il n’y avait rien dans le caractère du « soi-disant » prophète pour suggérer qu’il était prophète.
Notre marche avec le Seigneur est-elle de fraîche date ? Ou vivons-nous de nos expériences d’hier ? Ou d’il y a dix ans ? Est-ce que nous faisons plus d’effort pour être avec des prophètes que d’être avec le Seigneur ? Est-ce que nous devons nous recommander nous-mêmes ?
C.        Le vieux prophète fabriquait des expériences (13:18)
Faute d’expérience, nous pouvons toujours fabriquer, inventer ou exagérer. Le message de ce vieux prophète était une pure fabrication :
Moi aussi, je suis prophète comme toi ; un ange m’a parlé en ces termes de la part de l’Éternel : Ramène-le avec toi dans ta maison, et qu’il mange du pain et boive de l’eau. Il lui mentait (13:18).
L’homme de Dieu n’aurait pas dû tomber dans ce piège. Le vieux prophète a voulu être supérieur en grade à l’homme de Dieu.    L’homme de Dieu avait dit qu’une parole de Dieu lui avait été adressée l’interdisant de manger ou de boire en route. Mais le vieux prophète veut dire mieux : « un ange m’a parlé en ces termes de la part de l’Éternel ». L’apparence d’un ange serait bien sûr plus extraordinaire, plus spectaculaire, plus sensationnel. Mais pourquoi l’apparence d’un ange porterait-elle plus d’autorité que la parole de Dieu ?
Nous devons faire attention. Nos expériences doivent toujours s’accorder avec la parole de Dieu. Rien ne porte plus d’autorité que la parole de Dieu.
L’homme de Dieu aurait dû savoir que Dieu ne se contredit pas. Il avait des signes que Dieu avait opérés à Béthel qui affirmaient que la parole était en effet la parole de Dieu. Un message direct vaut mieux qu’un message indirect. La parole de Dieu vaut mieux que la parole d’un ange. La parole de Dieu vaut mieux que la parole d’un vieux prophète.
Peut-être avait-il faim. Peut-être avait-il soif. Peut-être était-il prêt à croire à un mensonge. Faisons attention que notre état physique ne nous séduise pas.
J’étais dans une conférence missionnaire dans une grande église. Nous étions plusieurs missionnaires sur l’estrade. Le plus connu prêchait ce soir. Au commencement de son message, j’étais très gêné de l’entendre dire : « Je ne vous raconterai rien ce soir que le Seigneur n’aurait pu faire. » Il faisait entendre que Dieu aurait pu faire tout ce qu’il allait nous raconter, pas forcément que Dieu l’avait fait. Paul a dit : « Car je n’oserais rien mentionner que Christ n’ait fait par moi, pour amener les païens à l’obéissance, en parole et en œuvre, par la puissance de l’Esprit » (Romains 15:18-19).
Nous devons nous garder de toute exagération, de tout mensonge. Un jour nous rendrons compte pour toute parole vaine que nous aurons proférée. Et il ne faut pas oublier que tous les menteurs auront leur part dans l’étang brûlant, même les pasteurs menteurs (Apocalypse 21:8).
Quand notre expérience n’est pas actuelle, nous sommes tentés de vivre dans le passé et de mentir concernant notre état spirituel actuel.
D.        Le vieux prophète se consolait peut-être dans la chute de l’homme de Dieu (13:20-23).
20  Comme ils étaient assis à table, la parole de l’Éternel fut (adressée) au prophète qui l’avait ramené, 21  et il cria à l’homme de Dieu qui était venu de Juda: Ainsi parle l’Éternel: Parce que tu as été rebelle à l’ordre de l’Éternel et que tu n’as pas observé le commandement que l’Éternel, ton Dieu t’avait donné, 22  parce que tu es retourné et que tu as mangé du pain et bu de l’eau à l’endroit dont il t’avait dit: Tu n’y mangeras pas de pain et tu n’y boiras pas d’eau, —ton cadavre n’entrera pas dans la tombe de tes pères.” (1 Rois 13:20-22)
L’homme de Dieu a fait exactement ce que Dieu lui avait dit de ne pas faire. Il a accepté de croire au mensonge. Toute grande victoire spirituelle semble être suivie d’un bas. Le vieux prophète avait trouvé l’homme de Dieu assis sous un térébinthe. Il était fatigué et physiquement et spirituellement. Il aurait dû rentrer directement. Quand le vieux prophète l’a trouvé, il était prêt à se mettre à table avec un vieux prophète.
La désobéissance de l’homme de Dieu a peut-être consolé le vieux prophète : il n’était plus le seul à être mis à côté.
Soudainement, le vieux prophète devient très spirituel. Il prophétise concernant la désobéissance de l’homme de Dieu (13:20-22). Un peu plus tard, quand le vieux prophète a appris la mort de l’homme de Dieu, il a dit : « C’est l’homme de Dieu qui a été rebelle à l’ordre de l’Éternel… » (13:26).
L’homme de Dieu, par sa rébellion, devient comme le vieux prophète. Pour la première fois dans cette histoire, l’homme de Dieu est appelé « le prophète » (13:23).
E.        Le vieux prophète pense à comment il veut être enseveli (13:31).
“ Après l’avoir enseveli, il dit à ses fils: Quand je serai mort, vous m’ensevelirez dans la tombe où est enseveli l’homme de Dieu, vous déposerez mes os à côté des ses os.” (1 Rois 13:31)
Le vieux prophète a sellé son âne pour « le prophète ». En route, « celui-ci » a été tué par un lion. C’est une scène bizarre : le lion attaque l’homme de Dieu qui est sur l’âne. Il tue l’homme mais ne le dévore pas. L’âne n’a pas peur du lion, et les deux gardent le corps de l’homme de Dieu jusqu’à ce le vieux prophète arrive.
Ce vieux prophète est toujours en pleine forme ; il a beaucoup de force car il soulève le cadavre de l’homme de Dieu et le dépose sur l’âne. Je ne connais pas l’âge de ce vieux prophète, mais avec toute cette force, j’ai l’impression qu’il est surtout vieux dans son expérience spirituelle. Ce n’est pas une question d’âge. Les jeunes comme les vieux peuvent être mis à côté.
Ce qui indique quand même qu’il est un vieux prophète, c’est sa vision pour l’avenir : sa plus grande aspiration, c’est d’être enseveli à côté de l’homme de Dieu !
Le vrai homme de Dieu a toujours une vision pour le futur. Cette vision est le résultat de sa communion avec Dieu. Une vision rajeunit. Une vision donne de l’énergie. Je sais qu’il est difficile de maintenir une vision, surtout quand nous faisons ce que nous n’avons pas choisi de faire ou si nous servons sur une île ou dans une ville que nous n’avons pas choisie. Mais finalement, nous devons reconnaître la souveraineté de Dieu dans nos vies, et nous devons nous plier devant sa sainte volonté. C’est cette soumission à sa volonté qui nous préserve d’être rebelles à l’ordre Dieu et qui nous sauvegarde d’être transformés des hommes de Dieu en vieux prophètes.
Conclusion : La tragédie du vieillissement d’un prophète (13:33)
“ Après cet événement, Jéroboam ne revint pas de sa mauvaise voie. Il établit de nouveau des sacrificateurs des hauts lieux pris parmi tout le peuple; tous ceux qui en avaient le désir, il les consacrait sacrificateurs des hauts lieux.” (1 Rois 13:33)
La grande tragédie du vieillissement d’un prophète, c’est que tout est perdu (13:33). 
Malgré la parole de Dieu annoncée par l’homme de Dieu,
malgré la paralysie de la main du roi,
malgré la guérison de sa main,
malgré la fente de l’autel,
finalement, l’homme de Dieu a été mis à côté, rejeté. 
Il avait annoncé à Jéroboam qu’il ne pouvait pas manger ou boire, mais il n’a pas vécu par cette parole. Si nous ne vivons pas par la parole que nous prêchons, comment pouvons-nous attendre que les autres obéissent à la parole ? Malgré le jugement sur la vie de cet homme de Dieu, sa rébellion a discrédité son message aux yeux de Jéroboam, de sorte qu’après cet événement, « Jéroboam ne revint pas de sa mauvaise voie » (13:33).
La tragédie de notre désobéissance, ce n’est pas seulement que nous subissons le jugement de Dieu, mais le fait que les gens auxquels nous annonçons la parole de Dieu sont plus influencés par notre vie que par nos paroles.

  1. Moïse lushiku

    C’est pourquoi nous devons éviter ceux qui n’ont plus de vision. Pourquoi ce lion n’a tué que le jeune prophète alors que le vieux est même arrivé au lieu du drame? Dieu comptait sur ce jeune,c’est ainsi qu’il fut puni.

    • Mylène

      Le jeune prophète à mit la parole De DIEU de coté pour se fier à un ancien de desayo et il en payé le prix.Chacun doit se battre pour avoir sa propre relation avec DIEU et arrêtés d’écouter les discours erronées et aigri des pharisiens.car ceux si ne sont serviteurs de DIEU que de nom et ont été rejeté et remplacé par quelqu’un d’autre devant la face de DIEU depuis belle lurette.même s’il essaient à tout va de se redonner de la valeur en mettant en avant ses expériences passé avec le seigneur.se né sont que des traits émoussés par ce que nous ne servons pas un vieux dieu.mais le tout puissant qui se rafraîchit au jour le jour.
      Mylène

  2. merci pour ce message je me sens concerne y a til une solution pour moi est – c qu’en ce temps de grace Dieu peut til me rejeté ou ya moyen d’etre recupere car jaime mon Dieu et je veux encore le srvir dans la verite seulement je vis dans le mensonge.sr nl

    • Il est possible de ruiner notre réputation et de gâcher l’oeuvre que Dieu avait prévue pour nous, mais le Seigneur est toujours prêt à nous restaurer à la communion avec lui. Si vous aimez Dieu, remettez-vous en bonne relation avec Lui en ôtant le mensonge de votre vie et en marchant dans la vérité. Que Dieu vous aide à faire le nécessaire.

      …mettez en oeuvre votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; 13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir (Phi 2:12-13 NEG).

  3. ngangu bosi debora

    Merci beaucoup pour ce beau message inspiré par le Saint Esprit. J’étais entrain de méditer sur ce passage quand j’eus à coeur de chercher toutes les informations que je pouvais trouver à propos du ” vieux prophète ” et puis l’Esprit de Dieu m’a conduit à lire votre message, et je suis vraiment touchée, car ces sont les mêmes remarques et notes que j’ai écris et compris. Que le Seigneur vous bénisse.

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