Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

Étiquette : Noël

Le premier né fut-il créé avant toute autre chose ?

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création (Colossiens 1:15 NEG).

Que signifie l’expression “premier-né de toute la création” ? Le Fils fut-il créé avant toute autre chose ?

Le Fils a-t-il créé toutes les autres choses ?

Selon les Témoins de Jéhovah, Colossiens 1:15 prouve que le Fils de Dieu est le résultat du premier acte de création de Jéhovah. Le Fils n’est pas éternel car il est “le premier-né de toute la création” et donc une créature. S’il est un créature, il n’est pas Dieu. Étant la première création de Jéhovah, “le premier-né de toute la création” a créé tout autre créature, ce qui explique l’insertion de “[autres]” dans La Traduction du monde nouveau (TMN), version “spéciale” des Témoins :

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création ; 16 parce que par son moyen toutes les [autres] choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, que ce soient trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs. Toutes les [autres] choses ont été créées par son intermédiaire et pour lui. 17 Il est aussi avant toutes les [autres] choses, et par son moyen toutes les [autres] choses ont reçu l’existence, 18 et il est la tête du corps, la congrégation. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, pour devenir celui qui est le premier en toutes choses ; 19 parce que [Dieu] a jugé bon [de faire] habiter en lui toute plénitude 20 et, par son intermédiaire, de réconcilier de nouveau avec lui-même toutes les [autres] choses en faisant la paix grâce au sang [qu’il a versé] sur le poteau de supplice, que ce soient les choses sur la terre ou les choses dans les cieux (Colossiens 1:15-20, TMN).

Laissons à côté “le poteau de supplice” qui est une autre erreur des Témoins. Cinq fois dans ce passage, la TMN ajoute sans justificatif grammatical l’adjectif “autres” pour indiquer que le Fils fait partie de l’ordre créé. Pourtant, le grec (τὰ πάντα ou ta panta) signifie tout simplement “toutes les choses”. L’adjectif indéfini panta dans ses formes variées se trouve huit fois dans Colossiens 1:15-20 ; 1,243 fois dans le Nouveau Testament ; et 5,278 dans la Septante (traduction grecque de l’Ancien Testament). Mais la phrase “toutes les autres choses” ne se trouve aucune fois dans les traductions fiables.

Traduction “toutes les choses” “toutes choses”
Darby (1885) 67 fois 145 fois
Nouvelle Édition de Genève (1979) 20 fois 78 fois
Bible de Jérusalem 7 fois 39 fois
Bible en français courant (1997) 2 fois 38 fois
Traduction Œcuménique (1988) 2 fois 40 fois
Louis Segond (1910) 20 fois 83 fois

N.B. “Toute chose” (singulier) se trouve 55 fois dans ces six traductions. Il se peut que les phrases ci-dessus soient traduites d’un autre terme grec.

Voici quelques versets qui emploient ta panta, “toutes choses” ou “toutes les choses” :

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! (Romains 11:36 NEG).

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes (1 Corinthiens 8:6 NEG).

et de mettre en lumière le moyen de faire connaître le mystère caché de toute éternité en Dieu qui a créé toutes choses (Ephésiens 3:9 NEG).

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Colossiens 1:16 NEG).

Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui (Colossiens 1:17 NEG).

Le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts (Hébreux 1:3 NEG).

Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, ait élevé à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut (Hébreux 2:10 NEG).

Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées (Apocalypse 4:11 NEG).

D’autres passages indiquent également que tout l’ordre créé existe de par le Fils, par exemple Jean 1:1-3,

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses (panta) ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1:1-3 NEG).

Ce passage exclut d’une manière catégorique le Fils de l’ordre créé : “rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle,” c’est-à-dire la Parole qui est le Fils.

La signification de “premier-né”

Si le Fils avait été créé, pourquoi serait-il appelé le premier-né ? “Création” et “naissance” sont deux concepts distincts. Il est difficile de concilier les deux si nous avons affaire avec significations littérales.

Il convient de considérer l’emploi du terme “premier-né” dans les Écritures.

Ruben, toi, mon premier-né, Ma force et les prémices de ma vigueur, Supérieur en dignité et supérieur en puissance, 4 Impétueux comme les eaux, tu n’auras pas la prééminence ! Car tu es monté sur la couche de ton père, Tu as souillé ma couche en y montant (Genèse 49:3-4 NEG).

Le premier-né est celui qui a la prééminence. Malgré sa position dans l’ordre des naissances, Ruben n’aurait pas la prééminence (cf. 1 Chroniques 5:1).

En principe, Manassé aurait dû avoir la prééminence sur Éphraïm, mais Jacob a renversé l’ordre (Genèse 48:17-20).

David est un autre exemple. Il était le plus jeune de huit fils :

Or David était fils de cet Ephratien de Bethléhem de Juda, nommé Isaï, qui avait huit fils, et qui, du temps de Saül, était vieux, avancé en âge. 13 Les trois fils aînés d’Isaï avaient suivi Saül à la guerre; le premier-né de ses trois fils qui étaient partis pour la guerre s’appelait Éliab, le second Abinadab, et le troisième Schamma. 14 David était le plus jeune… (1 Samuel 17:12-14 NEG).

Pourtant, Dieu fait de David le premier-né :

J’ai trouvé David, mon serviteur, Je l’ai oint de mon huile sainte… 27 Et moi, je ferai de lui le premier-né, Le plus élevé des rois de la terre. (Psaumes 89:20, 27 NEG).

David a la prééminence sur ses frères et sur les autres rois de la terre. De même, le Fils de David a la prééminence sur toute la création. Mais pourquoi ?

“Premier-né” veut dire que le Fils a la prééminence

C’est ce que le contexte de Colossiens 1:15-18 indique. Christ est prééminent.

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Le verset 18 se sert du terme “premier-né” une seconde fois :

le premier-né d’entre les morts (Col 1:18 NEG)

1. Le Fils a la prééminence par rapport à la création.

Pourquoi est-il le premier-né de toute la création ? Le verset suivant explique :

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont

  • dans les cieux et sur la terre,
  • les visibles et les invisibles,
  • trônes, dignités, dominations, autorités.

Tout a été créé

  • par lui et
  • pour lui.

17  Il est avant toutes choses, et
toutes choses subsistent en lui.
… afin d’être en tout le premier (Colossiens 1:15-18 NEG).

L’accent est sur la prééminence du Fils. Considérez les traductions suivantes :

  • afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place (Col 1:18 DRB)
  • afin de tenir en tout, lui, le premier rang (Col 1:18 TOB)
  • afin d’avoir en tout le premier rang (Col 1:18 BFC)
  • il fallait qu’il obtînt en tout la primauté (Col 1:18 FBJ)

Le Fils a donc prééminence sur l’ordre créé parce que c’était

  • en lui,
  • par lui, et
  • pour lui

que tout fut créé, lui qui est “l’image du Dieu invisible” (v. 15).

Sa prééminence se voit dans le fait qu’avant la création de toutes choses, il était déjà. En plus “toutes choses subsistent en lui.” Comme dit Hébreux 1:3,

Le Fils…  il soutient toutes choses par sa parole puissante… (Hébreux 1:3 NEG).

2. Le Fils a la prééminence par rapport à l’Église.

18  Il est la tête du corps de l’Église ;
il est le commencement,
le premier-né d’entre les morts,
afin d’être en tout le premier (Colossiens 1:15-18 NEG).

En tant que tête de l’Église, il est prééminent (voir aussi Éphésiens 1:20-23).

Le terme “premier-né” est employé une seconde fois dans Colossiens 1 pour indiquer la résurrection de Christ qui est appelé “le premier-né d’entre les morts”. Le Fils a la prééminence dans sa résurrection. Paul explique cette vérité en détail dans 1 Corinthiens 15 où il déclare :

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. 21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. 22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, 23 mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement (1Co 15:20-23 NEG).

De même dans Romains 8, le Fils est “le premier-né” pour indiquer qu’il a la prééminence :

Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères (Romains 8:29 NEG).

La prééminence du Fils dans Hébreux 1

La prééminence du Fils est un thème majeur de l’Épître aux Hébreux, et nous n’avons pas la place pour la considérer en détail. Pourtant nous jetons un coup d’œil au verset 6 qui emploie le terme “premier-né” :

Et de nouveau, lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l ‘adorent ! (Hébreux 1:6 NEG).

Quand le Fils est devenu un homme (voir Hébreux 10:5-10) et naquit, Dieu dit aux anges de Dieu de l’adorer parce qu’il a la prééminence. En fait, sans entrer dans les beaux détails de ce chapitre, il suffit de pointer le verset 8 où Dieu le Père appelle le Fils “Dieu” :

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité (Hébreux 1:8 NEG).

En somme, le terme “premier-né” indique la prééminence du Fils (1) sur tout l’ordre créé parce que c’est lui qui créa tout ce qui fut créé, et (2) sur l’Église parce que le Fils qui mourut pour l’Église est les prémices de la résurrection. Le Fils a la prééminence parce qu’il est Dieu.

Voir aussi :

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Quelle place pour Jésus ? enregistré

Microphone StudioRecording_0J’ai eu récemment la joie de faire par voie de l’Internet la connaissance d’un frère pasteur du nom de Jean-Marc AUSSET. Ayant trouvé mon sermon Une place pour Jésus, il avait la gentillesse de me contacter et de me demander s’il pouvait enregistrer le message pour son site Gospelvoice ! Le pasteur Ausset exerce son ministère dans les Eglises Evangéliques Baptistes de Nîmes et de Lunel et sur les ondes internationales de l’Internet !

Vous pouvait écouter son enregistrement qui est actuellement “à la une” sur son site, en bas de la page. Autrement vous pourrez suivre ses instructions pour écouter Quelle place pour Jésus ? En rendant visite à son site, vous trouverez également des études bibliques, de beau chants sacrés en langues différentes, des poèmes et des prédications en Mp3, beaucoup de trésors pour fortifier votre foi en Christ-Jésus notre Seigneur.

Encore, je remercie mon frère de son œuvre dans le Seigneur et vous recommande son site que vous trouverez désormais dans mes “Liens” sur cette page. Que le Seigneur le bénisse !

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La vierge Marie, mère de Jésus, dans les Écritures

Dans l’Église catholique, Marie est exaltée à la position de médiatrice entre Dieu et les hommes. L’Église catholique enseigne qu’elle est née sans péché (la conception immaculée, dogme depuis 1854), qu’elle est restée vierge toute sa vie, qu’au lieu de mourir, elle a été reçue corporellement au ciel (l’Assomption, dogme depuis 1950) où elle intercède pour nous.

Jésus et sa mère

Les Écritures donne une autre image de Marie. Elles disent très peu de cette vierge qui “à qui une grâce a été faite” (Luc 1:28). Plus tard, dans les évangiles, chaque fois que Marie est mentionnée, Jésus met une distance entre lui-même et sa mère. Par exemple, un jour une foule a annoncé à Jésus que sa mère et ses frères voulaient le voir :

Quelqu’un lui dit : Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler. Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère (Matthieu 12:47-50).

Selon Jésus, l’obéissance est plus importante que la position de sa mère.

Encore, dans Luc 11:27-28, Jésus détourne de sa mère une certaine honneur :

Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !

Encore, l’obéissance à la parole de Dieu importe plus que la position de Marie.

Aux noces de Cana de Galilée, Jésus a dit à sa mère : “Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue” (Jean 2:4). Il ne l’appelle pas “mère” mais “femme”, mettant une certaine distance entre eux.


Marie devait apprendre qu’elle ne pouvait plus s’approcher de Jésus comme sa mère,
mais comme son disciple.


John Piper ajoute quelques commentaires sur Marie qui confirment cette perspective. Paul dit de manière générique que Jésus est né d’une femme, mais il décide de ne pas mentionner Marie de nom : “mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi” (Galates 4:4).

Piper dit que la naissance de Jésus par la vierge Marie n’est jamais mentionnée en dehors les récits de sa naissance par Matthieu et par Luc. Le fait que Jésus est né d’une vierge n’est jamais mentionné dans les épîtres aux églises. Cela ne diminue pas sa vérité ni son importance, mais la naissance de Jésus ne faisait pas partie essentielle du culte de l’église du Nouveau Testament.

Quand Marie est mentionnée dans les Évangiles, elle n’est pas signalée à l’attention du lecteur. Par exemple, à la croix, Matthieu fait allusion à Marie sans mentionner qu’elle est la mère de Jésus :

Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée (Matthieu 27:55-56).

Parler de Marie tout simplement comme “mère de Jacques et de Joseph” est frappant. Nous savons qu’il s’agit de la mère de Jésus à cause de Matthieu 13:55.

N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

Ainsi, Matthieu fait allusion à Marie sans l’appeler la mère de Jésus, et quelques versets plus tard, il y fait allusion comme “l’autre Marie” (Matthieu 27:61).


Tout cela indique tout simplement que dans les Évangiles, Marie n’est pas élevée comme si elle était un objet de foi ou d’adoration.


 

Le dogme catholique de la virginité perpétuelle

Le dogme catholique de la virginité perpétuelle de Marie ne se tient pas car la Bible parle des frères et des sœurs de Jésus :

Comme Jésus s’adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler (Matthieu 12:46).

N’est-ce pas le fils du charpentier ? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ? (Matthieu 13:55–56).

Certains interprètes ont suggéré que ces frères et sœurs étaient cousins ou des enfants de Joseph d’un mariage antérieur, mais aucune preuve n’existe ni dans les mots grecs adelphoi (“frères”) et adelphai (“sœurs”) ni dans l’information historique pour cette interprétation. Les rapports sexuels entre Marie et son mari Joseph ne diminuent pas sa sainteté ; au contraire, ils contribuent à sa sainteté (voir Genèse 1:28 ; 1 Corinthiens 7:3-5 et 1 Timothée 5:14 ; English Standard Version Study Bible sur Matthieu 13:55-56).

Marie dans le reste du Nouveau Testament

Marie est mentionnée dans les Évangiles une dernière fois sous la croix où Jésus a confié sa mère à Jean (Jean 19:27). Après cet événement, elle se trouve encore une fois dans la Bible, dans la chambre haute avec 120 disciples qui priaient et cherchaient la face de Dieu (Actes 1). Les 120 disciples ne priaient pas Marie ni lui demandaient de prier pour eux. Elle faisait partie de ce groupe qui attendait la promesse du Père concernant l’effusion du Saint-Esprit.

Marie n’est plus jamais mentionnée de nom dans le Nouveau Testament. Elle ne se trouve pas dans les écrits de Paul, ni dans les épîtres de Jacques (frère de Jésus et fils de Marie), ni dans les épîtres de Jean qui s’est occupé d’elle. Cette Juive obéissante est devenue un disciple de Christ, pas une médiatrice entre Dieu et les hommes car nous lisons dans 1 Timothée 2:5 qu’il y a “un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme”.

Marie est née comme tout autre enfant ; elle avait besoin du Sauveur à qui elle a donné naissance de manière virginale grâce à un miracle accompli par le Saint-Esprit. Elle est devenue un disciple de Jésus-Christ, elle a vécu pour lui, elle e
st morte et enterrée, et elle sera ressuscitée avec tous ceux qui sont morts en Christ au jour de la résurrection.

Tandis que les catholiques ont construit beaucoup de mythes sans soutien biblique aucun autour de Marie, en tant que protestants, nous avons trop souvent réagi en refusant de voir en elle le modèle d’une jeune femme pieuse qui s’est soumise à la volonté de Dieu.

Nous pouvons conclure en citant John Piper :

La vénération que donne l’Église catholique (romaine) à Marie n’est pas justifiée par le Nouveau Testament. En fait, il est étonnant de constater que son rôle dans le Nouveau Testament est vraiment minime. Nous pouvons reconnaître la bénédiction qu’elle a reçue de Dieu pour devenir la mère de notre Seigneur incarné, mais nous ne devrions pas la mettre sur un piédestal que ni elle ni Jésus l’aurait approuvé.

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