Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


 

Nous continuons notre étude de la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Voir aussi l’accent sur son humanité : Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 1

II. LA DIVINITÉ DE CHRIST

Le mot incarnation ne se trouve pas dans la Bible, mais il fait référence au fait que Dieu le Fils est venu dans la chair, il a pris une nature humaine.

L’enseignement biblique

Le mot Dieu (Theos) employé pour Christ. Normalement, le terme Dieu est réservé à Dieu le Père, mais il y a au moins sept passages clairs qui font référence de façon explicite à Jésus en tant que Dieu :

Jean 1:1 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 20:28 « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Romains 9:5 « les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! »

L’Apôtre Paul dit que le Christ-Jésus est « notre grand Dieu et Sauveur :

Tite 2:13 « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. »

Dieu le Père adresse son Fils comme Dieu :

Hébreux 1:8 (=Psaume 45:7) « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

L’Apôtre Pierre applique le titre « Dieu et Sauveur » à Jésus-Christ :

2 Pierre 1:1 « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »

Un exemple de l’Ancien Testament est le passage messianique bien connu : « Car un enfant nous est né …On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant… » (Ésaïe 9:6).

Le mot Seigneur (Kyrios) employé pour Christ.

Parfois le terme Seigneur est simplement un terme de politesse comme notre Monsieur (voir Matthieu 13:27 ; 21:30 ; 27:63 ; Jean 4:11) ; parfois un terme pour le « maître » d’un serviteur ou d’un esclave (Matthieu 6:24 ; 21:40), mais dans la Septante (la traduction grecque de l’Ancien Testament très utilisée à l’époque de Christ), c’était la traduction normale pour l’hébraïque YHVH, ce que se traduit en français par « Éternel » ou « Jéhovah » ou mieux encore « Yahvé ». Dans la Septante, le nom du Seigneur est traduit par mot Kyrios 6814 fois. Très souvent dans le Nouveau Testament, il est évident que le terme « Seigneur », quand appliqué à Jésus, fait référence à sa divinité :

Luc 2:11 « aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

Luc 2:18 « Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. »

Luc 1:43 « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

Matthieu 3:3 « C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » = Ésaïe 40:3 « Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu. »

Matthieu 22:41-46    « Comme les Pharisiens étaient assemblés, Jésus leur posa cette question : 42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : de David. 43 Et Jésus leur dit : Comment donc David, (animé) par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : 44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. Jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds ? 45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? 46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. »

Jésus veut dire qu’il n’est pas normal d’appeler un fils « Seigneur », ce qui indique que le Fils de David est bien plus qu’un être humain ; il est le Seigneur.

Cet emploi est très fréquent dans les épîtres.

1 Corinthiens 8:6 « néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

1 Corinthiens 12:3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. »

Hébreux 1:10-12 (=Psaume 102:23-27) « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais toi tu demeures ; Ils vieilliront tous comme un vêtement ; 12 Tu les rouleras comme un manteau, Et ils seront changés comme un vêtement, Mais toi tu restes le même et tes années ne finiront pas. »

Apocalypse 19:16 « Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

D’autres revendications à la divinité.

Dans Jean 8:57-59, Jésus revendique son éternité non en disant « Avant Abraham fût, moi j’étais », mais « Avant Abraham fût, je suis ». Les Juifs ont bien compris qu’il revendiquait pour lui-même le titre de « Je suis qui je suis » (Exode 3:14) ; Jésus disait qu’il était Dieu, c’est pourquoi les Juifs ont essayé de le lapider sur le coup (Jean 8:59).

Dans l’Apocalypse 1:8, Dieu le Père est identifié comme « l’Alpha et l’Oméga ». Encore Jésus revendique ce titre dans l’Apocalypse 22:13.

Dans Jean 1:1 Jésus est appelé « Dieu ». Il est aussi appelé « la Parole » qui dans Psaume 33:6 était ce qui a créé l’univers.

Jésus s’appelle « le Fils de l’homme » quatre-vingt-quatre fois dans les évangiles. Le titre se trouve encore une fois dans le Nouveau Testament dans les Actes 7:56 où Etienne parle de Christ comme le Fils de l’homme.

Pearlman a raison de dire : « Le titre est en rapport avec Sa vie terrestre (Marc 2:10, 28 ; Matthieu 8:20 ; Luc 19:10), avec Ses souffrances pour l’humanité (Marc 8:31), et avec Son exaltation et Sa domination sur l’humanité (Matthieu 25:31 ; 26:24 ; comparer Daniel 7:14) » (« Sources », p. 120).

Daniel 7:13-14 « Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui. 14 On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite. »

Le titre dérive de Daniel 7:13-14 qui prophétise le règne éternel et universel de Christ. . Ce « Fils de l’homme » viendra sur les nuées (7:13), ce que les souverains sacrificateurs ont bien compris comme une revendication de divinité dans Matthieu 26:64-66.

Le titre « Fils de Dieu » peut faire référence à Israël (Matthieu 2:15), ou à l’homme créé par Dieu (Luc 2:38), ou à l’homme racheté en général (Romains 8:14, 19, 23). D’autres passages indiquent que la phrase « Fils de Dieu » fait référence à Jésus comme le Fils céleste et éternel qui est égal à Dieu lui-même.

Matthieu 11:25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants. 26 Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein. 27 Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Matthieu 17:5 « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les enveloppa. Et voici qu’une voix sortit de la nuée qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! »

1 Corinthiens 15:28 « Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Hébreux 1:1-3, 5, 8 « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts, Auquel des anges, en effet, (Dieu) a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Moi je serai pour lui un Père, Et lui sera pour moi un Fils ? Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Jean 1:14 « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 1:34 « Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean 1:49 « Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël. »

Jean 8:19 « Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Jean 14:9 « Jésus lui dit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment dis-tu : Montre-nous le Père ? »

En tant que Fils, il est si grand que nous pouvons nous confier en lui pour la vie éternelle (quelque chose que l’on ne pourrait pas dire pour un être créé) :

Jean 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 20:31 « Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

Jésus est celui qui a toute autorité du Père pour donner la vie, prononcer le jugement éternel, et régner sur tous.

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 5:20-22 « Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. En effet, comme le Père ressuscite les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre qui il veutDe plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, »

Jean 5:25 « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient—et c’est maintenant—où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

Jean 10:17 « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. »

Jean 16:15 « Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. »

En tant que Fils, il a été envoyé par le Père et existait donc avant de venir dans le monde qu’il avait d’ailleurs créé.

Jean 3:16-17 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. 17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

Jean 5:23 « afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

Jean 10:36 « à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites : Tu blasphèmes ! parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ! »

Les premiers trois versets de l’épître aux Hébreux insistent que Jésus est celui que Dieu « a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hébreux 1:2). Jésus est « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1:3). Jésus est le double exacte (grec : charaktêr) de sa nature, le faisant exactement égal à Dieu en tout attribut. En plus, il soutient l’univers « par sa parole puissante », quelque chose que Dieu seul puisse faire.

Ces passages indiquent que le titre « Fils de Dieu » quand il est appliqué à Christ affirme sa divinité comme le Fils éternel dans la Trinité, un qui est égal à Dieu le Père dans tous ses attributs.

Évidence que Jésus possédait les attributs de la Divinité.

1. Omnipotence

Voir Matthieu 8:26-27 ; 14:19 ; Jean 2:1-11. Le contexte de ses passages met l’accent sur la nature de Jésus, et non seulement le fait que le Saint-Esprit était avec lui : « il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2:11) ; « Quel est celui-cià qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matthieu 8:27). C’est l’autorité de Dieu qui règne sur les mers et a la puissance pour les calmer (Psaume 65:7 ; 89:9 ; 107:29).

2. Éternité

Jean 8:58 « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »

Apocalypse 22:13 « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »

3. Omniscience

Jésus connaissait les pensées des hommes (Marc 2:8), ceux qui croyaient et celui qui le trahirait (Jean 6:64), tous les hommes (Jean 2:25), « toutes choses » (Jean 16:30). Après la résurrection, Pierre a affirmé que Jésus connaissait toutes choses (Jean 21:17).

4. Omniprésence

Cet attribut n’est pas affirmé pour Jésus pendant son ministère terrestre, mais il est avec nous maintenant (« deux ou trois », Matthieu 18:20 ; « toujours, jusqu’à la fin de l’âge », 28:20).

5. Souveraineté

Il pouvait pardonner les péchés (Marc 2:5-7), de parler de sa propre autorité (Matthieu 5:22, 28, 32, 34, 39, 44 ; contre l’exemple des prophètes qui ont toujours dit, « Voici ce que dit le Seigneur… ») ; toutes choses lui ont été données ainsi que l’autorité de révéler le Père (Matthieu 11:25-27) ; son autorité étend jusqu’à l’état éternel futur de chaque individu (Jean 3:36).

6. Immortalité

Jésus pouvait même ressusciter son propre corps (Jean 2:21-22 ; 10:17-18). Il a « une vie impérissable » (Hébreux 7:16), c’est-à-dire immorale, et c’est Dieu « qui seul possède immortalité » (1 Timothée 6:16).

7. Digne d’adoration

Nulle créature n’est digne d’être adorée, pas même les anges (Apocalypse 19:10), mais Dieu seul. (Cf. Colossiens 2:18, « Que personne, sous prétexte d’humilité et d’un culte des anges, ne vous conteste à son gré (le prix de la course) ; (un tel homme) s’abandonne à des visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, 19 au lieu de s’attacher au chef par qui tout le corps soutenu et rendu cohérent par les jointures et les articulations, grandit d’une croissance qui vient de Dieu. »)

Mais Dieu dit qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse et toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2:9-11). « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Hébreux 1:6). Dans l’Apocalypse, Christ est adoré par des milliers et des milliers d’anges et de créatures célestes parce qu’il est égal à Dieu le Père dans sa divinité (Apocalypse 5:12-13).

(Notez que Philippiens 2:6-8 n’enseigne pas que Jésus a cédé ses attributs en devenant homme ; plutôt il s’est dépouillé de sa situation et de son privilège à la droite de Dieu, que Paul veut présenter comme exemple pour nous tous [2:1-5].)

Christ est pleinement Dieu.

La divinité de Jésus-Christ est affirmé par les centaines de versets qui appellent Jésus « Dieu » et « Seigneur », et tous les titres de divinité qui les sont attribués, ainsi que toutes les actions que Dieu seul puisse faire. « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui » (Colossiens 1:19). « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9). Il est véritablement et pleinement Dieu. Il était bien appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Les arguments pour la divinité de Jésus-Christ ne se reposent pas sur une poignée de versets. Sa divinité est tissé au travers de tous les livres du Nouveau Testament. Dans leur excellent livre Putting Jesus in His Place: The Case for the Deity of Christ, Robert Bowman and J. Ed Komoszewski démontrent que

  1. Jésus reçoit l’honneur réservée à Dieu.
  2. Il a les attributs de Dieu.
  3. Il est appelé par les noms de Dieu.
  4. Il fait les actes de Dieu.
  5. Il s’assied sur le trône de Dieu.

Pourquoi la divinité de Jésus était-elle nécessaire ?

Dieu seul était capable de porter toute la pénalité de tous nos péchés.

Le salut vient de Dieu (Jonas 2:9) ; le message des Écritures est que nulle créature pourrait sauver les hommes, mais Dieu seul.

Seulement quelqu’un qui était véritablement et pleinement Dieu puisse être le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5), nous ramener à Dieu, et nous révéler Dieu (Jean 14:9). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; qui conque confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23). « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils » (2 Jean 9).

Wayne Grudem conclut son chapitre sur la personne de Christ en disant :

« C’est de loin le miracle le plus étonnant de la Bible entière—bien plus étonnant que la résurrection et plus étonnant même que la création de l’univers. Le fait que le Fils de Dieu—infini, omnipotent, et éternel—puisse devenir homme et se joindre à la nature humaine à jamais, afin que le Dieu infini devienne une personne avec l’homme fini, (ce fait) demeurera pour l’éternité le miracle le plus profond et le mystère le plus profond de tout l’univers » (Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 563).

Paul a dit dans 1 Timothée 3:16,

« Et il faut avouer que le mystère de la piété est grand : Celui qui a été manifesté en chair, justifié en Esprit, est apparu aux anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire ».

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi “Doctrine” :

 

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