Cœur de berger

Quelques réflexions sur la vie de l'Église

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Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 4

Mieux dit : Les épreuves de Job, et nous…

(Je vous présente mes excuses pour le retard de cette étude.)

Job dans l'adversité

Pourquoi ces dures épreuves ? C’est la question de Job, question qui indique un désir ardent à comprendre. Quand nous comprenons la source, la cause ou la raison de nos épreuves, nous sommes quelque peu soulagés. Mais quand nous ne comprenons pas, l’épreuve est encore plus dure. Un des aspects les plus difficiles des épreuves, c’est que très souvent nous ne savons pourquoi nous les subissons.

L’incompréhension exacerbe la souffrance

Le problème majeur pour Job, c’est qu’il ne comprend pas pourquoi il souffre tandis que ses trois “amis” croient savoir. Pour eux, c’est simple : Job a péché. Si nous apprenons quoi que ce soit du livre de Job, c’est que souvent nous souffrons sans raison apparente, sans cause humaine.

Nous les hommes, qui cherchons toujours à comprendre la relation de cause à effet, le trouvons difficile d’accepter la souffrance sans explication. Des siècles après la rédaction de Job, les disciples de Christ, qui connaissaient sans doute le contenu du livre de Job, ne peuvent s’empêcher de proposer des causes pour la cécité de l’aveugle-né :

Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?” (Jean 9:2 NEG).

La réponse de Jésus n’a peut-être pas satisfait à leur curiosité :

Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui (Jean 9:3 NEG).

Bien entendu, parfois le péché est une cause pour la souffrance (1 Corinthiens 11:30), mais Job est qualifié par Dieu lui-même comme un homme intègre et droit :

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Job cherche une explication. Ses “amis” croient connaître la cause et le traitent de coupable, ce qui exacerbe sa souffrance et le pousse à protester plus fort son innocence. Enfin, il court la risque de traiter Dieu d’injuste.

Pourtant, quelque chose s’était passé dont personne n’est au courant, ni Job, ni ses trois amis, ni Élihu qui se croit plus sage que les trois. Personne ne sait ce qui s’était passé à la cour du ciel. Les amis de Job ne savent pas que ses mobiles avaient été mis en question par “l’accusateur de nos frères” (Apocalypse 12:10 NEG).

Selon Satan, Job ne servait Dieu que pour ce qu’il pouvait gagner, pour des bénédictions matérielles :

Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 1:9-11 NEG).

Bien des gens “servent” Dieu de nos jours pour ce qu’ils peuvent gagner. “L’évangile” qu’ils ont embrassé est “l’évangile de la prospérité”. Ils suivent Dieu pour les sous, mais dès que la souffrance arrive, ils s’enfuient. L’évangile de la prospérité fait appel à l’homme dans son état de pécheur ; il n’est pas nécessaire de naître de nouveau pour l’accepter. Tout pécheur aime l’idée que Dieu existe pour nous enrichir financièrement. L’évangile de la prospérité enlève le scandale de la croix. Il faut une œuvre de l’Esprit de Dieu pour embrasser la croix de Christ.

Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni !  En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1:21-22 NEG).

Il est facile de croire en Dieu quand Il nous comble de bénédictions, quand la vie est belle, quand notre confiance en Dieu n’est pas mis à l’épreuve. La tribulation et la persécution révèlent la profondeur ou le manque de profondeur des racines de cette confiance :

Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute (Matthew 13:20-21 NEG).

Notre confiance en Dieu n’est pas démontrée que quand nous ne comprenons pas ce qu’Il est en train de faire. Ce n’est qu’au moment – quelque soit sa durée – quand nous ne comprenons pas et que le ciel est silencieux que nous puissions manifester une confiance vraie en Dieu.

L’auteur aux Hébreux conclut son chapitre fameux des héros de la foi en disant, “Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis…” (Hébreux 11:39 NEG). La foi, après tout, est “une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1).

Pourquoi, donc, ces épreuves ?

Si les épreuves incompréhensibles nous donnent l’occasion de manifester une confiance vraie en Dieu, elles sont également un outil dont Dieu se sert pour accomplir son dessein chez nous.

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Romains 5:3-5 NEG).

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Encore dans Romains 8, l’intention de Dieu dans nos épreuves est clairement explicitée :

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein (Romains 8:28).

Quel est le bien ? Quel est son dessein, son intention dans les épreuves qui nous arrivent ? Paul explique dans les versets suivants :

Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères. 29 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés (Romains 8:29-30 NEG).

L’intention de Dieu dans les épreuves, c’est de nous transformer dans l’image de son Fils. Il veut inculquer en nous le caractère de Christ. C’est au travers des épreuves que Dieu nous façonne pour produire en nous le fruit de l’Esprit, si nous nous confions à Lui.

La réponse de Dieu

À la fin du livre de Job, Dieu intervient. Il répond mais sa réponse n’est pas une explication de ce qui s’est passé ou pourquoi Job a dû vivre de telles épreuves. Même à la conclusion du livre, Job n’est au courant de ce qui s’était passé dans les lieux célestes. En plus, la réponse de Dieu ne contient pas de note de sympathie ou d’excuse. Plutôt, Dieu souligne sa souveraineté, sa sagesse et sa puissance pour faire ce qu’il veut avec sa création.

L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Qui est celui qui obscurcit mes desseins Par des discours sans intelligence ? Ceins tes reins comme un vaillant homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence (Job 38:1-4 NEG).

L’Éternel, s’adressant à Job, dit : Celui qui dispute contre le Tout-Puissant est-il convaincu ? Celui qui conteste avec Dieu a-t-il une réplique à faire? (Job 40:1-2 NEG).

Job n’a pas de réplique :

Voici, je suis trop peu de chose ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; Deux fois, je n’ajouterai rien (Job 40:4-5 NEG).

Mais Dieu n’a pas terminé :

L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Ceins tes reins comme un vaillant homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Anéantiras-tu jusqu’à ma justice ? Me condamneras-tu pour te donner droit ? (Job 40:6-8 ; cf. 38:3 NEG).

Encore Dieu souligne dans ces chapitres 38 au 41 sa puissance et son autorité absolues sur sa création. Job conclut :

Je sais que tu peux tout,
et que rien ne saurait t’empêcher d’accomplir les projets que tu as conçus…

Oui, j’ai parlé sans les comprendre
de choses merveilleuses qui me dépassent et que je ne connaissais pas…

Aussi je me condamne, je regrette mon attitude
en m’humiliant sur la poussière et sur la cendre (Job 42:2-6 BDS).

Quel est son projet pour nous ? Pourquoi ces dures épreuves ? Dieu forme Christ en nous, l’espérance de la gloire (Colossiens 1:27).

Que doit être notre réponse aux épreuves ?

Vous trouvez-vous dans la fournaise de l’épreuve ? Réjouissez-vous !

Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire.  13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra (1 Pierre 4:12-13 NEG).

Passez-vous par des épreuves que vous ne comprenez pas ? Armez-vous !

Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, 2 afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair (1 Pierre 4:1-2 NEG).

Dieu n’exauce-t-il pas vos prières de délivrance de la fournaise ? Glorifiez-vous de vos faiblesses !

Trois fois l’Apôtre Paul a supplié le Seigneur d’éloigner de lui “une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir” (2 Corinthiens 12:7 NEG). La réponse du Seigneur ?

Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi  10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Corinthiens 12:9-10 NEG).

Pourquoi ces dures épreuves qui dépassent notre compréhension ? Dieu est en train d’accomplir son plan dans nos vies.

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 3

Dans les deux études précédentes (Part 1 et Part 2), nous avons vu que

  1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait.
  2. Satan n’est pas omniprésent.
  3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.
  4. Satan n’est pas omniscient.
  • Il ne connaît pas le futur.
  • Il ne sait pas sonder nos mobiles.
  • Il ne peut pas lire dans notre pensée.

En plus, nous apprenons que…

5. Satan n’est pas omnipotent.

Autrement dit, Satan est très limité.

Il est vrai que nous avons un adversaire redoutable :

Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5:8 NEG).

Pourtant, le verset suivant nous exhorte : “Résistez-lui avec une foi ferme” (1 Pierre 5:9 NEG). De même, l’apôtre Jacques nous commande :

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous (Jacq. 4:7 NEG).

Dans Job 1 et 2, il est clair que …

Satan est puissant,
mais il ne peut pas faire tout ce qu’il veut.
Dieu seul est Tout-Puissant.

How-big-is-your-enemyNotre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut (Ps. 115:3 NEG).

Satan est puissant mais il n’est pas tout puissant. Par rapport à nous, il est grand, mais devant Dieu, Satan n’est qu’une petite créature sur qui Dieu a la souveraineté absolue et sur qui Dieu place des limites qui ne peuvent être franchies.

Notons deux vérités :

1) Satan ne peut rien contre l’enfant de Dieu sans autorisation :

Cette vérité se manifeste clairement dans cette histoire de Job. Satan se plaint que Job soit sous la main protectrice de Dieu :

Dieu nous entoure d'une haie de protection.Ne l’as-tu pas, toi, entouré de toutes parts d’une haie de protection, lui, et sa maison, et tout ce qui lui appartient? (Job 1:10 DRB).

Job est connu dans l’orient comme un homme “intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal” (Job 1:1 NEG). Le témoignage de “cet homme [qui] était le plus éminent de tous les fils de l’Orient” (Job 1:3 NEG) était une source d’agacement pour cet esprit troublé qui ne cesse de parcourir la terre (Job 1:7). Satan ne peut mettre de main sur Job, enfant de Dieu car Dieu l’a entouré d’une haie de protection.

Enfin, Dieu lui accorde une certaine permission :

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre (Job 1:12 NEG).

Satan lui-même n’a pas non plus sur nous aucun pouvoir, s’il n’est pas accordé par Dieu.

Lors de la deuxième présentation devant Dieu, Satan doit de nouveau chercher une permission de Dieu avant de pouvoir toucher à Job :

Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre (Job 2:4-6 NEG).

Il est essentiel que nous comprenions que Satan ne peut rien contre nous sans permission. C’est exactement ce qu’enseigne le Nouveau Testament :

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter (1 Cor. 10:13 NEG).

2) Avec chaque autorisation, Dieu impose une restriction.

L’autorisation qu’accorde Dieu à Satan n’est pas sans limite. Avec chaque permission accordée, Dieu impose une limite. Dans la première épisode de Job,

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui (Job 1:12 NEG).

Ensuite, Job a perdu “tout ce qui lui appartenait”, mais Satan n’avait pas eu la permission de toucher son corps. Dans la deuxième épisode, Dieu lui a donné cette permission-là mais encore avec une restriction :

L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie (Job 2:6 NEG).

Satan ne peut pas faire n’importe quoi. Il ne peut pas faire tout ce qu’il veut. Avant de toucher à un enfant de Dieu, il doit chercher la permission. Avec chaque permission que Dieu lui accorde, Dieu lui impose aussi une limite.

Enfant de Dieu, vous êtes entre les mains protectrices de Dieu. Soyez certain que Dieu pense à vous. Il considère votre intégrité. L’ennemi vous a aussi noté, mais il ne peut rien sans l’autorisation de Dieu qui vous aime et qui cherche à accomplir son intention chez vous. Il ne permettra pas que vous soyez tenté au-delà de vos forces. Il prépare un moyen d’en sortir afin que vous puissiez supporter l’épreuve.

Pourquoi ces épreuves ? Nous considérerons cette question prochainement.

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 2

Dans la première part de notre étude de Job 1, nous avons vu que

  1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait.
  2. Satan n’est pas omniprésent.
  3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.

Nous découvrons également que

4. Satan n’est pas omniscient.

  • Il ne connaît pas le futur.
  • Il ne sait pas sonder nos mobiles.
  • Il ne peut pas lire dans notre pensée.

Ces vérités se voient fort bien dans ses remarques à Dieu :

Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 1:9-11 NEG).

Satan ne connaît pas le futur. Il est un faux prophète ! Il avait prophétisé que Job maudirait Dieu en face (v. 11), mais il avait tort :

En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1:22 NEG).

Il a mal accusé job une deuxième fois dans Job 2 :

Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 2:4-5 NEG).

Sans doute a-t-il aussi provoqué la femme de Job :

Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! (Job 2:9 NEG).

Satan avait tort. Il ne connaissait pas le futur :

En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres (Job 2:10 NEG).

Satan ne sait pas sonder nos mobiles. Selon lui, Job suivait l’évangile de la prospérité. Son service envers Dieu était motivé par la protection, sa maison, ses biens, ses troupeaux – en un mot, la richesse. Le texte est clair : Job était un homme richissime, “le plus éminent de tous les fils de l’Orient” (Job 1:3 NEG). Pourtant, le texte explicite aussi :

cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal. (Job 1:1 NEG)

Dieu lui-même disait de Job :

Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Après la première série d’épreuves, le jugement de Dieu concernant Job est identique :

Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’excites à le perdre sans motif (Job 2:3 NEG).

Comme les hommes, Satan juge selon l’apparence.

L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur (1 Sam. 16:7 NEG).

Satan avait supposé que Job serve Dieu pour recevoir des biens, des bénédictions de Dieu, mais il avait tort. Quand Job a tout perdu—famille et fortune—tout à l’exception de Dieu lui-même (et sa femme qui était un outil de Satan), Satan reconnaissait que Job avait toujours sa santé sans laquelle il maudirait certainement Dieu.

Mais encore, Satan a eu tort. Job ne servait pas Dieu pour ce qu’il pouvait “retirer” de Dieu ni pour sa propre santé ; Job servait Dieu pour Dieu lui-même. Dieu est notre plus grand “bien”. Il nous appartient et nous lui appartenons. Il est notre Dieu et nous sommes son peuple.

Satan ne sait pas pourquoi nous servons Dieu. Comme il est corrompu, il veut croire que nous le sommes aussi. Mais il ne sait pas sonder notre cœur. Il ne connaît nos mobiles, nos motivations.

De même, Satan ne peut pas lire dans notre pensée. Il étudie les hommes depuis 6.000 ans. Il connaît quelque chose de la psychologie humaine. Il peut parfois discerner certaines choses de par nos actions, mais il n’est pas capable de lire dans notre pensée. Cela est démontré clairement dans ce récit. Satan s’est trompé. Il est très limité. Il n’est pas omniscient.

Par contraste, Dieu connaît tout. Il connaît nos pensées. Il nous connaît à fond :

Éternel ! tu me sondes et tu me connais, Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, Tu pénètres de loin ma pensée ;  Tu sais quand je marche et quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, Que déjà, ô Éternel ! tu la connais entièrement (Ps. 139:1-4 NEG).

C’est pourquoi le psalmiste demande à Dieu de le sonder, afin de corriger tout ce qui ne convient à un enfant de Dieu :

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! (Ps. 139:23-24 NEG).

Dieu seul nous connaît à fond. C’est à la fois une pensée terrifiante et rassurante :

Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ (Phil. 1:6 NEG).

…mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir  (Phil. 2:12-13 NEG).

À suivre…

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 1

Le premier chapitre de Job est très instructif par rapport aux limitations de Satan.

1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait. 

Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux (Job 1:6 NEG).

Il n’est pas question de privilège comme si Satan avait le droit d’accès à Dieu. Les “fils de Dieu”, c’est-à-dire les anges, y inclus les anges chutés et Satan, devaient se présenter pour rendre compte au Dieu Tout-puissant.

Les questions que pose Dieu à Satan n’indiquent pas une ignorance de sa part, mais sont un rappel à Satan qu’il est sous la souveraineté de Dieu et doit lui rendre compte de ses actions. Dieu pose fréquemment des questions, mais ces questions ne sont pas preuve d’ignorance :

Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? (Genèse 3:9 NEG).

Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? (Genèse 3:11 NEG).

Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé (Genèse 3:13 NEG).

Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? (Genèse 4:6 NEG).

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui (Genèse 4:7 NEG).

L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit: Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? (Genèse 4:9 NEG).

Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi (Genèse 4:10 NEG).

De même, le fait que Jésus a souvent posé des questions n’indique pas qu’il ait eu besoin d’information :

Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour l ‘éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. (Jean 6:5-6 NEG).

Satan doit continuellement rendre compte à Dieu.

2. Satan n’est pas omniprésent.

L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener (Job 1:7 NEG).

Satan est limité à un endroit à la fois. Son activité de parcourir la terre indique qu’il est comme tout autre créature : il est limité par rapport à l’espace. C’est aussi vrai concernant les autres esprits mauvais :

Il y avait loin d ‘eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Les démons priaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux. Il leur dit: Allez ! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux (Matthieu 8:30-32 NEG).

Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti ; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante (Matthieu 12:43-45 NEG).

Dieu seul est omniprésent :

Où irais-je loin de ton Esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira (Psaume 139:7-10 NEG).

Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28:20 NEG).

Il me semble que la plupart des chrétiens n’ont jamais eu affaire directement avec le diable – des démons, peut-être, mais la source principale de nos ennuis est notre propre chair : “Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise” (Jacques 1:14 NEG).

3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Encore, Dieu ne lui pose pas la question parce qu’il n’est pas au courant ; il la pose parce qu’il est au courant et parce que Satan doit lui rendre compte ! Rien n’est caché devant Dieu, même dans la pensée ténébreuse de Satan. Il n’a aucun plan secret. Même en tant que chrétiens, “nous n’ignorons pas ses desseins” (2 Corinthiens 2:11 NEG).

À suivre…

Voir aussi :

Et le combat spirituel ?

Le combat spirituel n’est pas une indication que nous avons besoin d’un ministère de délivrance.

En réponse à l’article « Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?« , un lecteur m’a écrit : « Je comprends votre position, mais n’est il pas dit que nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang mais contre les principautés… ? »

Merci bien de votre réponse. En ce moment, je ne peux que donner une réponse brève. Certainement, la Bible est claire : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12).

Il convient de noter le contexte culturel et textuel de ce passage. D’abord, Paul écrivit cette épître aux Éphésiens. Nous apprenons dans les Actes 19:13-19, qu’Éphèse était une culture dominée par les pratiques occultes. Les nouveaux convertis ont apporté leurs livres de magie et de sorcellerie et les ont brûlés devant tout le monde. Ces livres valaient 50.000 pièces d’argent, ce qui vaut le salaire de 166 ans (à 300 jours de travail par an) ! Clinton E. Arnold, professeur du Nouveau Testament à Biola University en Californie, a beaucoup écrit sur ce sujet (voir Power and Magic : The Concept of Power in Ephesians, The Colossian Syncretism : The Interface between Christianity and Fold Belief at Colossae, et Powers of Darkness : Principalities and Powers in Paul’s Letters). Il explique que ces nouveaux convertis à Éphèse, qui ont abandonné leurs formules et incantations par lesquelles ils avaient cherché à contrôler et à apaiser les puissances démoniaques, étaient peut-être tentés maintenant de penser qu’ils étaient désarmés et sujets à ces principautés. C’est dans ce contexte que Paul met tellement d’accent sur les « principautés, autorités, puissances et souverainetés ». Et chaque fois, il veut faire savoir aux Éphésiens qu’ils ne sont pas dominés par ces puissances parce qu’ils ont déjà été délivrés par l’évangile de Jésus-Christ.

Paul prie que les Éphésiens comprennent « la grandeur surabondante de sa puissance envers nous » (Éphésiens 1:15-19), cette même puissance qui a ressuscité le Christ et l’a exalté bien au-dessus tout autre pouvoir :

« Il l’a mise en action dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, 21 au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir » (Éphésiens 1:20-21).

Toutes ces puissances ont été mises sous les pieds de Christ :

« Il a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef suprême à l’Église, 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éphésiens 1:22-23).

Encore plus, nous ne sommes pas dominés par ces puissances parce que Dieu « nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus » (Éphésiens 2:6).

Si nous sommes en Christ, et toutes les forces ténébreuses sont sous les pieds de Christ, nous n’en sommes pas victimes. C’est ce qui permet à Paul de dire ailleurs :

« Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, 39 ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 8:37-39).

« Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous ! » (Romains 16:20).

Encore dans Éphésiens 3:16, Paul prie pour les Éphésiens « afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur ». Quelques versets plus tard, il souligne la grandeur de la puissance de Dieu en nous :

« Or, à celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3:20).

C’est vrai que nous sommes dans un combat spirituel et nous serions sans espérance si ce n’était pour l’œuvre de Christ qui a déjà vaincu l’ennemi. C’est comme ce qui arrive dans un jeu aux échecs. À un certain point dans le jeu, vous pouvez regarder votre adversaire et lui dire : « Ça y est ! C’est fini, j’ai gagné ! » Il peut protester : « Ce n’est pas terminer ; je peux toujours déplacer des pièces. » Il peut déplacer des pièces, mais le résultat est assuré. C’est simplement une question de temps. De même, notre ennemi est battu. Il peut toujours déplacer des pièces, mais le résultat est déjà décidé. Il a été lié par Christ et pour l’enfant de Dieu, il ne peut pas nous toucher (1 Jean 5:18).

Il n’y a rien dans Éphésiens 6 ni dans le Nouveau Testament qui indique qu’en tant que chrétiens nous n’avons pas encore été libérés et que nous avons besoin d’un ministère de délivrance. Au contraire, tout l’enseignement du Nouveau Testament indique que malgré le combat spirituel, nous sommes vainqueurs ; nous pouvons marcher dans l’obéissance à ses commandements :

« Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5:3-5).

Si nous sommes toujours dominés par le péché, par des esprits mauvais, au lieu de protester que nous ne pouvons pas marcher dans la victoire et dans l’obéissance à cause de tant de raisons, nous avons besoin d’entendre la Parole de Dieu :

« Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne l’a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui (le Seigneur) est juste. 8 Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu est apparu, afin de détruire les œuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en
lui, et il ne peut pécher, puisqu’il est né de Dieu. 10 C’est par là que se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère » (1 Jean 3:6-10).

La Parole de Dieu est claire : si nous sommes nés de Dieu, nous ne pouvons pas continuer à marcher dans le péché. Le péché est quelque chose d’exceptionnel pour l’enfant de Dieu (cf. 1 Jean 1:9). Si nous sommes dominés par le péché, nous ne sommes pas en Christ. La délivrance dont nous avons alors besoin, c’est la nouvelle naissance par laquelle nous devenons les enfants de Dieu et par laquelle nous sommes délivrés de l’emprise de la chair (Romains 7:5 ; 8:8-9) et du diable.

Si nous sommes en Christ, il est essentiel de comprendre que nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ, bien au-dessus de toute force de l’ennemi. Le combat continue, mais nous gagnons parce que Christ a déjà gagné.

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Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?

Les ministères de délivrance se basent sur la supposition qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas encore été délivrés. Nous sommes toujours liés par le péché, esclaves de nos passions et de nos anciennes habitudes, victimes d’esprits mauvais qui nous troublent, nous oppressent ou nous possèdent. Puisque l’arrivée de Jésus-Christ dans nos vies n’était pas suffisante pour bannir les puissances des ténèbres, nous avons besoin de quelqu’un avec un ministère de délivrance qui puisse discerner les mauvais esprits qui nous hantent ou la malédiction générationnelle que nous avons héritée et nous en libérer.

Il existe plusieurs raisons pourquoi l’église de nos jours est sol fertile pour les ministères de délivrance.

1. Bien des adeptes sont à la recherche d’une solution facile pour leurs difficultés dans la vie. Ils ne vivent pas une vie chrétienne normale, la vie abondante qu’avait promise Jésus (Jean 10:10), la vie de vainqueur que connaissent ceux qui marchent selon l’Esprit de Dieu (Romains 8:2). Ils sont prêts à accueillir toute personne qui leur promet ce qu’ils n’ont pas encore expérimenté.

2. Il existe chez beaucoup d’adeptes une grosse ignorance des Écritures. Bien différents des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact bien » (Actes 17:10-11), ils n’ont pas la capacité d’évaluer ceux qu’ils entendent et deviennent ainsi proie facile pour des enseignements non bibliques.

3. L’église est imbibée de la culture de tolérance dans laquelle il ne faut plus dénoncer quelqu’un ou quelque chose comme faux. Elle devient de plus en plus incapable de distinguer la vérité de l’erreur. Chacun a son avis de ce que la Bible enseigne et toute idée ou interprétation est mise sur le même pied d’égalité. Une personne dit ceci, une autre dit cela ; et le simple auditeur ne sait pas qui a raison. Finalement, les Écritures sont-elles privées de leur autorité et Dieu est de ce fait étouffé. Parfois nous préférons trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

4. Les ministères de délivrance fleurissent surtout dans une culture de victimes. Il est parfois agréable d’être la victime. La victime peut se plaindre de sa situation désespérée. Elle évoque parfois la sympathie d’autres personnes qui peuvent s’identifier avec elle. En plus, la victime ne se sent pas responsable de sa situation ; elle attendra à ce qu’une tierce personne la délivre. Ainsi préférons-nous trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

C’est dans ce contexte que prolifèrent les ministères de délivrance, cet autre évangile que nous ne trouvons pas sur les pages du Nouveau Testament.

Considérons quelques raisons pourquoi le ministère de délivrance n’est pas biblique.

1. Le ministère de délivrance dévalorise l’œuvre de Christ sur la croix ; il ne reconnaît pas la complétude de ce que Christ a accompli pour nous. Selon cet enseignement, bien que chrétiens, nous avons des problèmes, des liens, des péchés et des habitudes mauvaises dont nous avons besoin d’être délivrés. Satan a toujours accès à notre vie dans laquelle il a établi des forteresses. Il nous faut un ministère de délivrance pour trouver la vraie liberté en Christ.

Pourtant, il n’y a pas de verset dans la Bible qui indique que Christ ait fait son œuvre à moitié. Selon la Parole de Dieu,

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17).

« vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9 SER).

« Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:18).

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

« En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8:2).

Il serait bien de méditer ces versets pour que la vérité puisse pénétrer nos coeurs. Celui qui appartient à Christ a l’Esprit de Christ qui l’a libéré de l’emprise de la chair et du péché. Ce qui caractérisait l’ancienne vie ne caractérise pas la nouvelle vie. Le passé est passé. Tout est nouveau. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Pas à moitié. Pas simplement selon les apparences. Réellement. Nous sommes libres.

2. Le ministère de délivrance sous-estime la position du croyant. Le ministère de délivrance se base sur le faux enseignement que le chrétien est toujours lié en quelque sorte par des puissances diaboliques.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul nous fait savoir que Christ a été élevé bien au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nomme (1:21). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques.Encore plus merveilleux pour nous, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus (2:6). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques. Les Éphésiens étaient autrefois sous l’emprise de Satan (Éphésiens 2:1-3, 11-12), et dominés par de mauvais esprits (Actes 19:11-16) et par la sorcellerie (Actes 19:19), mais tout a changé. A plusieurs reprises à travers cette épître, Paul démontre que, comme eux, nous sommes maintenant élus de Dieu (1:4), prédestinés à l’adoption (1:5), rachetés et pardonnés (1:7) et scellés par le Saint-Esprit jusqu’au jour de la rédemption (1:13 ; 4:30). La même puissance qui a ressuscité Christ d’entre les morts et qui l’a exalté bien au-dessus des pouvoirs diaboliques agit en nous (1:19-23). Cette puissance agit en nous et « peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (3:20).

Encore, la Parole de Dieu parle avec clarté concernant notre position : 

« Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Nous sommes libérés du péché et marchons dans la sanctification :

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

Notre position exaltée en Christ est incompatible avec l’enseignement selon lequel nous sommes toujours dominés par des forces diaboliques.

3. Le ministère de délivrance fait de nous des victimes plutôt que des vainqueurs. Ainsi, nous enlève-t-il la responsabilité de notre péché et la responsabilité de nous repentir. Quand nous péchons, selon le ministère de délivrance, ce n’est pas notre faute, c’est la chair et des esprits mauvais. Nous ne sommes que des victimes.

Selon la Bible, si vous êtes en Christ, vous êtes déjà délivrés de la puissance du péché par la croix de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables. Fois après fois la Parole de Dieu nous adresse des impératifs parce que nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables et capables d’obéir à la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Jean-Baptiste nous adresse des impératifs :

« Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).

« Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8).

De sa part, Jésus a donné le même commandement :

« Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17).

Il nous a commandé d’arracher le péché de nos vies (Matthieu 5:29-30)

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5:29-30).

Il nous a commandé non pas d’exercer un ministère de délivrance vis-à-vis des disciples mais de leur enseigner de garder tous ses commandements :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB)

Pour être libérés du péché dans nos vies, Paul ne dit pas que le chrétien a besoin d’être délivré ; il donne plutôt une série d’impératifs :

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. 12 Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (Romains 6:11-13).

Jacques nous dit qu’il suffit de résister au diable : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7).

John nous dit que notre victoire vient du fait que le Dieu qui est en nous est plus grand que l’esprit d’antichrist qui est dans le monde : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).

Nous ne sommes pas victimes : nous sommes vainqueurs et encore plus : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).

4. Le ministère de délivrance nous fait dépendre d’un homme plutôt que de Christ. Il nous oriente vers un homme avec certains dons plutôt que vers le Tout-Puissant Christ, vers un ministère dont nous aurions besoin pour être libérés plutôt que vers Christ qui a déjà tout accompli sur la croix. Tandis qu’un tel homme n’est pas présent, cela nous donne une excuse pour continuer dans notre péché. Nous attendons notre libérateur ! De temps en temps on entend soupirer un chrétien : « Ah, si seulement cet homme de Dieu pouvait venir ici. Nous avons besoin de son ministère. » N’avez-vous pas reçu l’évangile de Jésus-Christ qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) ? « Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu…? » (1 Corinthiens 6:19). « Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes… » (1 Corinthiens 3:21). C’est Jésus-Christ lui-même qui est tout pour nous (1 Corinthiens 1:30-31).

On m’a dit que je limite Dieu en disant que le ministère de délivrance n’est pas de Dieu. Au contraire ! Ils limitent Dieu, ceux qui insistent qu’il faut un certain homme avec certains dons spirituels et avec un certain ministère de délivrance pour que les chrétiens puissent être libérés et puissent marcher selon l’Esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu et dans la victoire que Dieu a prévue pour ses enfants. Vous n’avez pas à attendre un ministère de délivrance ; si vous êtes nés de nouveau, vous pouvez connaître la victoire maintenant pourvu que vous croyiez et obéissiez.

« A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (1 Jean 5:2-5).

La victoire découle non pas d’un homme avec un certain ministère mais de la foi envers Jésus-Christ qui s’exprime par l’obéissance à ses commandements.

5. Il ne se trouve pas un seul exemple d’un ministère de délivrance envers un enfant de Dieu dans tout le Nouveau Testament. S’il n’y a pas d’exemple biblique de ce ministère, il va de soi que ce n’est pas biblique.

C’est Dieu lui-même qui est l’autorité finale quant à toute question de foi ou de pratique et il s’est exprimé dans sa Parole.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne » (2 Timothée 3:16-17).

Les Écritures sont « utiles » pour que nous soyons préparés « à toute oeuvre bonne » sans exception aucune.

Les apôtres ont parfois chassé des démons, mais aucun croyant n’a jamais été le sujet d’un tel ministère. Paul n’a jamais écrit à une église pour dire qu’ils ont besoin d’une délivrance d’un On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré.esprit de mensonge ou de colère ou de vol ou d’amertume ou de convoitise ; il ne donne que des impératifs : rejetez le mensonge (Éphésiens 4:25), maîtrisez votre colère (4:26), ne dérobez plus (4:28), ôtez l’amertume (4:31), que l’inconduite ne soit même pas mentionnée parmi vous (5:3), etc. On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré. Si l’enfant de Dieu est toujours lié par Satan, de quoi a-t-il été sauvé au moment de sa nouvelle naissance ? La Parole de Dieu est claire : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:13). La libération du chrétien est un fait accompli.

On me dirait : « Mais ça marche ! J’ai été délivré par tel homme de Dieu, telle date, et ma vie a été complètement changée ! » Quelques remarques conviennent :

  • Si vous avez été délivré de l’emprise de Satan, c’était en ce moment que vous avez été sauvé, pas avant. Il y a pas mal d’adeptes qui ont besoin d’entendre cette Parole de Dieu : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec » (2 Corinthiens 13:5).
  • Si vous avez été délivré, c’est simplement parce que vous avez enfin cru à la Parole de Dieu. L’incrédulité envers la Parole de Dieu est un péché.
  • Si vous avez été délivré, ne mettez pas votre gloire dans un homme ; c’est Christ qui est mort pour nous.

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ? Attendez-vous un libérateur ? Le vrai libérateur est déjà venu. Croyez à la Parole de Dieu qui déclare qu’en Jésus-Christ, vous êtes réellement libres. Des centains de versets qui l’enseignent, je vous laisse avec celui-ci :

« Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5:8).

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