Dans la crainte… je ne crains rien (Psaume 56)

Une méditation sur Psaume 56.

Psaumes 56.4–5 (SER) — Le jour où je suis dans la crainte, En toi je me confie. 5 De Dieu je loue la parole ; En Dieu je me confie, je ne crains rien ; Que peuvent me faire des hommes ?

Que faire quand nous sommes dans la crainte ? Avouons que nous vivons dans un monde dangereux. Qu’il s’agisse des imprévus, des maladies ou des ennemis, dans le monde nous aurons des tribulations (Jean 16.33).

David est accablé des circonstances de sa vie. Les dangers l’écrasent. Le roi Saül cherche à le tuer. Poursuivi par Saül, David a pris la fuite pour trouver un abri auprès d’Akich, roi de Gath (1 Samuel 21.11), mais les Philistins, se méfiant de David, l’ont saisi (Psaume 56.1).

1. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons chercher notre refuge en Dieu.

Pressé de tous les côtés, David lance son cri vers l’Éternel : « Fais-moi grâce, ô Dieu ! Car des hommes me harcèlent ; Tout le jour ils me font la guerre, ils me pressent » (56.2).

Il est dans la crainte, mais en Dieu il trouve son refuge :

Psaumes 56.4–5 (SER) — Le jour où je suis dans la crainte, En toi je me confie. 5 De Dieu je loue la parole ; En Dieu je me confie, je ne crains rien ; Que peuvent me faire des hommes ?

Quand je suis dans la crainte… je ne crains rien. Dans la crainte, David sait tourner vers l’Éternel qui est son Berger :

Psaumes 23.4 (SER) — Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort.

2. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons faire confiance à la Parole de Dieu.

Puisque la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole du Christ (Romains 10:17), la Parole de Dieu donne naissance à une confiance et dans la Parole de Dieu et dans le Dieu de la Parole :

Psaumes 56.5 (SER) — De Dieu je loue la parole…

Encore déclare-t-il deux fois de plus sa confiance à la Parole de Dieu :

Psaumes 56.11 (SER) — De Dieu je loue la parole ; De l’Éternel, je loue la parole ;

C’est la parole de Dieu qui fait éclore la foi, voire confiance en Dieu laquelle bannit la crainte.

3. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons faire confiance au Dieu de la Parole.

Encore trois fois David déclare sa confiance à l’Éternel:

Psaumes 56.4–5 (SER) — … En toi je me confie. 5 … En Dieu je me confie, je ne crains rien ; Que peuvent me faire des hommes ?

Et dans le verset 12, David répète sa confiance :

En Dieu je me confie, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?

La Parole, voire promesse de Dieu invite le cœur à répondre au Dieu de la Parole. Nous faisons confiance en Dieu parce qu’il prend soin de nous. Il veille sur nous en observant tous les détails et difficultés de notre vie. 

Psaumes 56.9 (SER) — Tu comptes (les pas de) ma vie errante ; 

Dieu enregistre tout chagrin, toute peine, toute larme que nous subissons dans notre séjour comme étrangers et résidents temporaires sur la terre.

Recueille mes larmes dans ton outre : Ne sont-elles pas (inscrites) dans ton livre ?

4. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons reconnaître que Dieu est pour nous.

Malgré les larmes, les peines et les pertes de cette vie, nous pouvons déclarer avec David : « Je reconnais que Dieu est pour moi » (56.10). 

Psaumes 56.10 (SER) — Alors mes ennemis reculent, au jour où je crie ; Je reconnais que Dieu est pour moi.

Malgré les ennemis, les circonstances, les maladies et d’autres menaces à la vie même, nous devons reconnaître que Dieu est pour nous.

Cette assurance, malgré les circonstances, caractérise le peuple de Dieu. Le psalmiste reprend le même refrain dans Psaume 118 :

Psaumes 118.6 (SER) — L’Éternel est pour moi, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?

Encore l’épître aux Hébreux en fait écho pour ses lecteurs :

Hébreux 13.6 (SER) — C’est pourquoi nous pouvons dire avec courage : Le Seigneur est mon secours ; je n’aurai pas de crainte. Que peut me faire un homme ?

L’Apôtre Paul reprend cette assurance dans Romains 8,

Romains 8.31 (SER) — Que dirons-nous donc à ce sujet ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Paul explique que le Dieu qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, ne permettra pas que les circonstances de cette vie terrestre nous séparent de l’amour de Christ. Il détaille la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le péril et l’épée (Romains 8.35). Il déclare que la mort même, parmi tant d’autres éventualités, « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 8.39). Comme Jésus nous a déclaré, nous aurons des troubles dans cette vie (Jean 16.33), mais « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8.37).

Conclusion

Le jour où nous sommes dans la crainte,

  1. Nous devons chercher notre refuge en Dieu.
  2. Nous devons faire confiance à la Parole de Dieu.
  3. Nous devons faire confiance au Dieu de la Parole.
  4. Nous devons reconnaître que Dieu est pour nous.

 


Ressource : J. A. Motyer, “The Psalms,” in New Bible Commentary: 21st Century Edition, ed. D. A. Carson et al., 4th ed. (Leicester, England; Downers Grove, IL: Inter-Varsity Press, 1994), 521.

Un temps pour tout. Ce n’est pas que de la poésie.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????L’Ecclésiaste – Prédicateur ou Qohélet – cherche à comprendre l’incohérence qui se manifeste souvent sous le soleil – dans le monde des hommes. Il voit l’injustice au lieu établi pour la justice, la méchanceté dans le lieu du jugement (Ecclésiastes 3:16). Il constate que sous le soleil, homme et bête subissent le même sort : l’un meurt comme l’autre pour retourner à la poussière (Ecclésiastes 3:19-20). Les oppressions règnent et personne ne console les opprimés (Ecclésiastes 4:1). L’athée semble avoir raison : si Dieu existe il doit être impuissant.

Mais l’Ecclésiaste entrouvre une fenêtre :

Il y a un temps pour tout,
un temps pour toute chose sous les cieux :

2 un temps pour naître,
et un temps pour mourir ;

un temps pour planter,
et un temps pour arracher ce qui a été planté ;

3 un temps pour tuer,
et un temps pour guérir ;

un temps pour abattre,
et un temps pour bâtir ;

4 un temps pour pleurer,
et un temps pour rire ;

un temps pour se lamenter,
et un temps pour danser ;

5 un temps pour lancer des pierres,
et un temps pour ramasser des pierres ;

un temps pour embrasser,
et un temps pour s’éloigner des embrassements ;

6 un temps pour chercher,
et un temps pour perdre ;

un temps pour garder,
et un temps pour jeter ;

7 un temps pour déchirer,
et un temps pour coudre ;

un temps pour se taire,
et un temps pour parler ;

8 un temps pour aimer,
et un temps pour haïr ;

un temps pour la guerre,
et un temps pour la paix
(Ecclésiastes 3:1-8 NEG).

C’est évident. Pourtant, l’Ecclésiates ne s’intéresse pas qu’à la poésie. Il s’adresse au problème dit théodicée.

Dieu « fait toute chose belle… » (Ecclésiastes 3:11). Quand ça ? En son temps. « Il fait toute chose belle en son temps. » Tout n’est pas beau en ce moment.

Nous vivons le présent et nous souffrons de la myopie : nous ne voyons que le présent qui n’est qu’un instant sur l’étendu de l’éternité. Pourtant, Dieu « a mis dans [notre] cœur la pensée de l’éternité » (Ecclésiastes 3:11 NEG).

« Un temps pour tout. » Dieu fera toute chose belle en son temps. Et les injustices qui nous accablent ? Ne vous inquiétez pas. L’Ecclésiaste nous dit : « Dieu jugera le juste et le méchant ; car il y a là un temps pour toute chose et pour toute œuvre » (Ecclésiastes 3:17 NEG).

La pensée de l’éternité est un don de Dieu parenté avec la foi. Avec la pensée de l’éternité dans notre coeur, nous pouvons voir de loin que « l’Éternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui espèrent en lui ! » (Ésaïe 30:18 NEG).