La Rédemption d’un Roi : Comment le repentir d’un grand-père a façonné une nation

À seize ans, Josias défia l’héritage maléfique de son père pour rechercher le Dieu de son ancêtre David, purifiant Juda de l’idolâtrie. Mais qu’est-ce qui a déclenché cette transformation radicale chez un jeune roi ? Le cœur repentant de son grand-père Manassé, autrefois idolâtre notoire, a-t-il pu laisser une empreinte durable sur le jeune Josias durant ses années de formation ?

Son père, Amon, avait été un roi méchant, faisant « ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, comme avait fait Manassé, son père » (2 Chroniques 33:22). Les serviteurs d’Amon conspirèrent contre lui et le mirent à mort, mais le peuple du pays les frappa et proclama Josias, le fils d’Amon, âgé de huit ans, roi à sa place (2 Chroniques 33:24–25).

2 Chronicles 34:1–2 (SER) — Josias avait huit ans lorsqu’il devint roi et il régna trente et un ans à Jérusalem. Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel et marcha dans les voies de David, son père. Il ne s’en écarta ni à droite ni à gauche.

Qu’est-ce qui différenciait Josias de son père ? Amon avait sacrifié aux Ashéra et aux idoles que Manassé, son grand-père, avait fabriquées. « … Amôn, se rendit encore plus coupable » (2 Chroniques 33:22–23). ​​Pourquoi Josias n’a-t-il pas suivi les traces de son père Amon ? Peut-être a-t-il vu le jugement de Dieu sur son père par sa mort violente après n’avoir régné sur Juda que pendant deux ans.

Mais son grand-père Manassé a peut-être été une autre influence importante dans sa vie. Josias n’avait que six ans à la mort de son grand-père Manassé. Se pourrait-il que Manassé ait exercé une influence plus positive sur son petit-fils qu’Amon sur son propre fils ? À première vue, cette question peut sembler paradoxale : Manassé « égara le peuple de Juda et les habitants de Jérusalem, de sorte qu’ils firent encore plus de mal que les nations que l’Eternel avait détruites au profit des Israélites » (2 Chroniques 33:9, BDS). Les premiers versets de 2 Chroniques 33 détaillent ses méfaits :

  • Il a reconstruit les hauts lieux que son père Ézéchias avait démolis.
  • Il a érigé des autels aux Baals.
  • Il a dressé des poteaux sacrés à la déesse Ashéra.
  • Il s’est prosterné devant toute l’armée des cieux et l’a servie.
  • Il a construit des autels dans la maison de l’Éternel, dont l’Éternel avait dit : « Mon nom sera à Jérusalem pour toujours.»
  • Il a construit des autels pour toute l’armée des cieux dans les deux parvis de la maison de l’Éternel.
  • Il a brûlé ses fils en offrande dans la vallée de Ben-Hinnom.
  • Il a eu recours à la divination, aux présages et à la sorcellerie, et a eu recours aux médiums et aux nécromanciens.
  • Il plaça l’image sculptée de l’idole qu’il avait fabriquée dans la maison de Dieu.

En résumé, « Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, afin de l’irriter » (2 Chroniques 33:6).

Comment Manassé aurait-il pu exercer une influence positive sur son petit-fils Josias ? Le contraste était frappant entre Manassé et Josias.

2 Chronicles 34:3 (SER) — Pendant huit années de son règne, comme il [Josias] était encore jeune, il se mit à rechercher le Dieu de David, son père ; et la douzième année, il se mit à purifier Juda et Jérusalem des haut lieux, des poteaux d’Achéra, des statues et des idoles de métal fondu.

La méchanceté de Manassé ne marqua pas la fin de son histoire. Dieu fit venir le jugement sur Manassé et le peuple de Juda. Les chefs de l’armée du roi d’Assyrie vinrent, capturèrent Manassé avec des crochets et le lièrent avec des chaînes de bronze pour l’emmener à Babylone.

Mais ce ne fut pas la fin de l’histoire non plus.

2 Chronicles 33:12–13 (SER) — Lorsqu’il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia profondément devant le Dieu de ses pères. Il lui adressa ses prières ; et (l’Éternel) l’exauça : il écouta sa supplication et le fit revenir à Jérusalem dans son royaume. Ainsi Manassé reconnut que c’est l’Éternel qui est Dieu.

Manassé retourna à Jérusalem et procéda à de nombreuses réformes sociales. Il rebâtit la ville de Jérusalem et fortifia tout le territoire de Juda. Il ôta les dieux étrangers, les idoles et leurs autels, et restaura l’autel de l’Éternel. Il ordonna au peuple de servir l’Éternel, le Dieu d’Israël (2 Chroniques 33:14–20).

Nous savons que Josias avait environ six ans lorsque son grand-père Manassé mourut (2 Chroniques 33:20–21, 25 ; 34:1). Durant ces six années de formation, Josias vit la repentance de son grand-père.

Josias « fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel »

Il tient peut-être de son grand-père l’histoire de sa captivité, de ses supplications auprès du Seigneur pour obtenir sa miséricorde et de sa délivrance. La puissance de son témoignage et les changements qu’il a apportés en Juda ont dû avoir un profond impact sur le jeune Josias. « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel » (2 Chroniques 34:2).

Quelles que soient les ombres de votre passé, le pardon de Dieu offre un nouveau départ (Psaume 130:4). Comme Manassé, dont la repentance a façonné son héritage, il n’est jamais trop tard pour devenir un modèle de foi pour vos petits-enfants.

Votre influence pourrait avoir un effet d’entraînement, donnant à vos petits-enfants le pouvoir de changer le monde pour la gloire de Dieu.

En partageant votre histoire, en vivant selon les valeurs divines et en investissant dans leur cœur, quel que soit leur âge, vous pouvez réécrire l’histoire de votre famille. Votre influence pourrait avoir un effet d’entraînement, donnant à vos petits-enfants le pouvoir de changer le monde pour la gloire de Dieu. Commencez dès aujourd’hui : un seul instant d’amour empreint de foi peut résonner à travers les générations.

Le précurseur du Christ : Jean-Baptiste et le défi aux faux prophètes

Prophets and Jesus Christ French.

Qui es-tu?

Les prophètes autoproclamés sont légion. Les autorités religieuses ont eu raison de demander à Jean-Baptiste : « Qui es-tu ? » (Jean 1.19). Les prétendus prophètes répondent en parlant d’eux-mêmes, de leur vocation, de leur onction, de leur révélation, de leurs exploits. Le prophète Jean-Baptiste n’a pas été envoyé pour parler de lui-même. Il détourne leur attention de lui-même :

Il déclara et sans restriction affirma: « Moi, je ne suis pas le Messie. » (Jean 1.20, S21)

« Élie ? » —« Je ne le suis pas. »

« Le prophète ? » —« Non. »

Ils lui dirent alors: « Qui es-tu? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés! Que dis-tu de toi-même? » (Jean 1.22, S21)

Lorsqu’on lui a demandé une réponse, il a sorti son passeport : Ésaïe 40.3.

Une voix crie dans le désert: « Préparez le chemin de l’Eternel, faites une route bien droite pour notre Dieu dans les endroits arides! » (Ésaïe 40.3, S21)

Sept cents ans auparavant, le prophète Ésaïe avait parlé du précurseur du Christ qui préparerait la voie du Seigneur. Jean était ce précurseur.

Le dernier prophète de l’Ancien Testament avait également parlé de lui :

« Voici que j’enverrai mon messager pour me préparer le chemin… » (Malachie 3.1, S21)

L’évaluation de Jésus lui-même concernant Jean était qu’il n’y avait pas de prophète plus grand :

« Qu’êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète. C’est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin. » Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, aucun [prophète] n’est plus grand que Jean[-Baptiste]. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. » (Luc 7.26–28, S21)

Jean-Baptiste était le prophète du Seigneur Jésus-Christ.

Jean-Baptiste comme témoin

L’importance de Jean réside dans le fait qu’il a préparé la voie du Seigneur. Il ne parlait pas de lui-même, mais il dirigeait les gens vers le Christ :

« Moi, je vous baptise d’eau en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » (Matthieu 3.11, S21)

L’apôtre Jean a écrit à propos de Jean-Baptiste qu’il était un témoin du Christ la lumière du monde :

Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière afin que tous croient par lui. (Jean 1.7, S21)

Jésus cite Jean-Baptiste comme témoin, ainsi que le témoignage de son Père, ses propres œuvres, Moïse et les Écritures (Jean 5:33–47). Pourtant, Jean-Baptiste en tant qu’homme a précédé Jésus-Christ comme son précurseur, pointant au-delà de lui-même vers « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jean 1:29, 36). Le rôle essentiel et important de Jean en tant que témoin du Christ, le Seigneur, est largement souligné par chaque évangéliste : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Quel autre chef religieux a eu un précurseur ?

Qui était leur précurseur ?

Mahomet n’a pas eu de précurseur. Joseph Smith n’a pas eu de précurseur. Ellen G. White n’a pas eu de précurseur. Charles Taze Russell n’a pas eu de précurseur.

Les prétendant prophètes de l’histoire ne peuvent pas valider leurs affirmations en se référant à des précurseurs. Ces prophètes autoproclamés prétendent que leurs nouvelles révélations abrogent toutes les révélations antérieures inscrites dans les Écritures. Ils prétendent être envoyés par Dieu, mais qui a annoncé leur venue ? Où étaient leurs « lettres de recommandation » (2 Corinthiens 3:1-2) ? Quels précurseurs ont validé leurs affirmations ?

Les prétendant prophètes de l’histoire ne peuvent pas valider leurs affirmations en se référant à des précurseurs. Ces prophètes autoproclamés prétendent que leurs nouvelles révélations abrogent toutes les révélations antérieures inscrites dans les Écritures. Ils prétendent être envoyés par Dieu, mais qui a annoncé leur venue ? Où étaient leurs « lettres de recommandation » (2 Corinthiens 3:1–2) ? Quels précurseurs ont validé leurs affirmations ?

Outre le témoignage constant des Ecritures de l’Ancien Testament, Jésus le Christ, le Fils de Dieu, a eu un précurseur : Jean-Baptiste. Qu’en est-il des autres ?

  • Mahomet, le fondateur de l’islam, n’a pas eu de précurseur.
  • Joseph Smith, fondateur du mormonisme, n’a pas eu de précurseur.
  • Ellen G. White (adventistes du septième jour) n’a pas eu de précurseur.
  • Charles Taze Russell (témoins de Jéhovah) n’a pas eu de précurseur.

Pourtant, chacun de ces chefs religieux tente de renverser les quatre mille ans de révélation que Dieu a inscrites dans les Écritures et qu’il a validées en ressuscitant Jésus-Christ d’entre les morts.

Aucun d’entre eux n’a eu de précurseurs. Aucun d’entre eux n’a été ressuscité des morts. Pourquoi les écouteriez-vous ?

Quelqu’un a-t-il annoncé leur venue ? Ironiquement, c’est Jésus qui l’a fait.

Méfiez-vous des prétendus prophètes! Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. (Matthieu 7.15, S21)

car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront de grands prodiges et des signes miraculeux au point de tromper, si c’était possible, même ceux qui ont été choisis. (Matthieu 24.24, S21)

Des prophètes à profusion

Il ne semble pas y avoir de pénurie de prophètes qui se vantent d’eux-mêmes et qui se vantent de leurs propres mérites. Ils abondent en révélations nouvelles, à « tout vent de doctrine » (Éphésiens 4:14) et « toutes sortes de doctrines étrangères » (Hébreux 13:9).

Le Nouveau Testament nous met en garde à plusieurs reprises contre les faux christs, les faux prophètes, les faux apôtres, les faux enseignants, les faux frères et les faux signes et prodiges.[1]

Alors que beaucoup de gens attendent de nouvelles révélations, Jude, le frère du Seigneur, nous exhorte à « à combattre pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). Elle a été transmise « une fois pour toutes ». Elle ne change pas. Il n’existe pas de version mise à jour. C’est l’Évangile immuable de Jésus-Christ tel qu’il est révélé dans les Écritures.

Or nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les non-Juifs, (1 Corinthiens 1.23, S21)

Nous, nous prêchons Christ

Comme Jean-Baptiste, le serviteur du Seigneur sera réticent à parler de lui-même.

Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes: c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous déclarons vos serviteurs à cause de Jésus. (2 Corinthiens 4.5, S21)

Pourtant, comme Jean-Baptiste, nous proclamons avec audace qu’il n’y a de salut en aucun autre (Actes 4:12).

C’est lui que nous annonçons, en avertissant et en instruisant toute personne en toute sagesse, afin de présenter à Dieu toute personne devenue adulte en [Jésus-]Christ. (Colossiens 1.28, S21)

Or nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les non-Juifs, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, qu’ils soient juifs ou non.” (1 Corinthians 1:23–24, S21)

Pourquoi prêchons-nous le Christ ? Les chrétiens ne considèrent pas Jésus-Christ comme un simple prophète de Dieu. Tout comme Mahomet était considéré comme un prophète d’Allah et Moïse comme un prophète de Yahweh, Jean-Baptiste était un prophète de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Jésus-Christ, le Fils de Dieu, n’est pas au même rang que Moïse ou Mahomet. Étant égal à Dieu (Jean 5:18), il a son propre prophète, le plus grand prophète de tous les temps, le précurseur Jean-Baptiste.

Pourquoi prêchons-nous le Christ ? Parce que le plus grand prophète de tous les temps a prêché le Christ, l’Agneau de Dieu, le Fils de Dieu.

[1]Mt 7:15; 24:11, 24; Mc 13:22; Lc 6:26; Ac 13:6; 2 Co 11:13, 26; Ga 2:4; 2 Th 2:9, 11; 2 Pi 2:1, 3; 1 Jn 4:1; Ap 2:2; 19:20; 20:10

Comment puis-je aller au ciel ?

2025-01-04 Jacob's Ladder Large.

« Comment puis-je aller au ciel ? »

— « Il te faudra une échelle. »

Le Plan

Comment aller au ciel ? Les hommes du pays de Shinéar avaient un plan. Ils avaient développé une nouvelle technologie. Au lieu d’utiliser des pierres, ils apprirent à fabriquer des briques. « Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre » (Genèse 11:4, S21). Ils tentèrent d’atteindre le ciel au moyen de la tour. Mais la tour n’était pas aussi haute qu’ils l’avaient espéré. L’Éternel dut descendre du ciel pour la voir :

« L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes » (Genesis 11:5).

L’Éternel leur avait dit de se multiplier et de remplir la terre pour qu’elle soit remplie d’hommes portant son image et glorifiant son nom. Mais ils décidèrent de se faire eux-mêmes un nom. Alors l’Éternel descendit, confondit nos langues et nous dispersa sur toute la terre. Chaque fois que nous essayons d’atteindre le ciel en nous basant sur notre nom et nos efforts, nous sommes voués à l’échec.

Le Rêve

Jacob « fit un rêve: une échelle était appuyée sur la terre et son sommet touchait le ciel » (Genèse 28:12). Ce n’était pas l’œuvre de Jacob. Non, le Seigneur lui-même avait dressé l’échelle sur la terre par laquelle l’homme peut atteindre le ciel. Jacob vit « des anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle ». Au-dessus de l’échelle se tenait le Seigneur qui révéla que dans la promesse que « toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance » (28:14).

L’Échelle

La descendance vint et vit Nathanaël sous un figuier, méditant sans aucun doute sur le rêve de Jacob, et désirant ardemment que l’échelle donne accès au ciel. Jésus lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme » (Jean 1:51).

Jésus, le Fils de l’homme, est l’échelle que Dieu a dressée sur la terre pour accéder au ciel. Il est le seul chemin qui mène à Dieu.

« Jésus lui dit: «C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi » (Jean 14:6).

« Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12).

« A travers lui, en effet, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père par le même Esprit » (Éphésiens 2:18).

« En effet, il y a un seul Dieu et il y a aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes: un homme, Jésus-Christ » (1 Timothée 2:5).

Jésus seul est l’échelle de Dieu pour accéder au ciel. Repentez-vous, croyez à l’Évangile et soyez sauvés.

QUI CROYEZ-VOUS ?

QUI CROYEZ-VOUS ?

Genesis 2:16–17 (S21) — L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme: «Tu pourras manger les fruits de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est certain.»

Genesis 3:4 (S21) — Le serpent dit alors à la femme: «Vous ne mourrez absolument pas. »

Qui croyez-vous ?

Le monde est rempli de messages contradictoires. Pour chaque vérité prononcée par Dieu, Satan a un mensonge.

  • « Vous mourrez certainement », a dit Dieu.
  • « Vous ne mourrez absolument pas », a dit le serpent.

Ève a cru le serpent. En croyant le serpent, elle a désobéi et elle n’a pas cru Dieu. Elle ne croyait pas qu’il y aurait des conséquences à sa désobéissance. Elle pensait qu’il n’y aurait pas de jugement. Elle ne croyait pas que cet avertissement s’appliquait à elle.

Pourquoi croyons-nous que nous sommes des exceptions aux commandements de Dieu ? Pourquoi pensons-nous que nous pouvons mentir, voler, tricher, vivre ensemble sans être mariés, commettre l’adultère, dire du mal de nos voisins… et croire qu’il n’y aura pas de conséquences ? Parce que nous avons cru le serpent.

  • Adam et Ève ont désobéi à Dieu.
  • Caïn a tué son frère.
  • Acan a caché les trésors interdits.
  • David a commis l’adultère et a fait tuer le mari de Bath-Chéba.

Vous devez savoir que votre péché vous rattrapera. Aucun de nous ne peut échapper aux conséquences de ses péchés.

Galatians 6:7 (S21) — Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le récoltera aussi.

Galatians 6:10 (S21) — Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous et en particulier envers nos proches dans la foi.

Conduire le peuple de Dieu par la prédication

Récemment j’ai eu le privilège de m’adresser à une centaine de pasteurs. On m’avait donné la tâche de parler du leadership pastoral. J’ai choisi le thème de « Conduire le peuple de Dieu par la prédication » basé sur deux livres. Mon adresse est divisée en deux sessions. Pendant la première session, j’ai fait référence au livre par William H. Willimon, Leading with the Sermon: Preaching as Leadership. Pour la deuxième session, je me suis appuyé sur R. Scott Pace et Jim Shaddix. Expositional Leadership: Shepherding God’s People from the Pulpit. Wheaton, IL: Crossway, 2024.

Voici mes notes de la première session.

1 Timothée 2.5–7 (SER) — 5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme, 6 qui s’est donné lui-même en rançon pour tous : c’est le témoignage rendu en temps voulu, 7 pour lequel j’ai été moi-même établi prédicateur et apôtre – je dis la vérité, je ne mens pas –, docteur des païens, dans la foi et la vérité.

Romains 16.25–27 (SER) — 25 A celui qui a le pouvoir de vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère tenu secret dès l’origine des temps, 26 mais manifesté maintenant par les Écrits prophétiques, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations en vue de l’obéissance de la foi, – 27 à Dieu, seul sage, la gloire, par Jésus-Christ, aux siècles des siècles ! Amen !

Notes de William Willimon , Leading with the Sermon: Preaching as Leadership.

1 Pierre 5.2–4 (SER) — 2 Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu ; ni pour un gain sordide, mais de bon cœur ; 3 non en tyrannisant ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau ; 4 et, lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire.

Soyez le berger du troupeau de Dieu.

Actes 20.28 (SER) — 28 Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang.

Jean 21.15–17 (SER) — 15 Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas m’aimes-tu plus que (ne le font) ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Prends soin de mes agneaux ! 16 Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Sois le berger de mes brebis. 17 Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Prends soin de mes brebis.

Alors vous êtes le pasteur ! Semaine après semaine, vous ouvrez la Parole de Dieu et vous parlez. Vous parlez…

  • pour proclamer la vérité et déclarer l’Évangile.
  • enseigner, corriger, réprimander et former.
  • pour équiper les saints — les membres de votre église — pour faire le travail du ministère, pour faire le travail des évangélistes.
  • pour encourager et exhorter votre église.

En parlant, vous dirigez l’Église.[1]

Il n’existe pas de poste de direction plus puissant dans l’Église que celui de prédicateur. Diriger par la prédication est l’un des plus grands privilèges et responsabilités des dirigeants de l’Église.[2]

Par votre prédication,

« Le leadership n’existe pas tant que la communication n’existe pas. » — Albert Mohler

  • vous projetez une vision de Dieu, de qui il est et de ce à quoi il ressemble.
  • Vous donnez une vision de l’humanité, de qui nous sommes et de ce à quoi nous ressemblons.
  • Vous donnez une vision du monde, de ce à quoi il ressemble et de ce qu’il est censé être.
  • Vous façonnez la manière dont l’Église pense à Dieu, à l’humanité et au monde.
  • Vous façonnez le sens de l’identité et de la mission de l’Église.[3] Par votre prédication,
  • vous façonnez la culture de votre église,
  • qu’elle ferme ses portes aux étrangers ou qu’elle soit missionnaire, accueillante envers les étrangers, évangélique, tournée vers l’extérieur et faisant des disciples. Que vous en soyez conscient ou non,
  • vos paroles façonnent la vision, la mission, les valeurs et la culture de votre église.[4]

Albert Mohler observe que les dirigeants sont des communicateurs. « Le leadership n’existe pas tant que la communication n’existe pas.[5] »

1. Prêcher, c’est diriger.

Permettez-moi de vous donner quelques raisons pourquoi prêcher c’est diriger.[6]

  1. Prêcher, c’est diriger, car c’est par la prédication que Dieu a utilisé la plupart des dirigeants bibliques.
    • Moïse a guidé les Israélites à travers sa communication de la loi de Dieu.
    • Samuel, Ésaïe, Jérémie, Esdras et bien d’autres étaient connus comme des dirigeants de la nation d’Israël en raison de leur prédication de la Parole de Dieu.
    • Lorsque nous tournons les pages du Nouveau Testament, nous constatons que chaque grand dirigeant a dirigé à travers sa prédication : Jésus, Jean, Pierre, Paul, Étienne, Philippe, Timothée et d’autres.
  2. La prédication est une façon de diriger, car c’est le moyen par lequel nous communiquons la volonté de Dieu aux autres et établissons notre crédibilité en tant que dirigeants. C’est par la prédication fidèle de la Parole de Dieu que nous sommes reconnus comme des hommes de Dieu ayant l’influence nécessaire pour diriger le peuple de Dieu. Notez l’exemple d’Esdras : « Car Esdras avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Éternel et à enseigner en Israël la règle et le droit. » (Esdras 7:10, SER). Il était capable de réprimander, de corriger et de diriger les exilés en raison de son engagement envers la Parole de Dieu. Votre crédibilité en tant que pasteur est établie lorsque vous prêchez.
  3. Prêcher, c’est diriger, car le pupitre offre la meilleure occasion de communiquer avec le plus grand nombre de personnes. Que vous prêchiez une fois par semaine ou trois fois par semaine, vous dirigez votre église par la communication. En d’autres termes, nous influençons le plus grand nombre de personnes à la fois lorsque nous dirigeons par la prédication. Remarquez que les versets que nous lisons parlent du troupeau de Dieu : « Paître le troupeau de Dieu » . « Soyez des exemples pour le troupeau » . « Prêtez une attention particulière à tout le troupeau » . « Prenez soin de l’église de Dieu » . « Nourrissez mes agneaux » , « prenez soin de mes brebis » , « nourrissez mes brebis » . Ces versets parlent de diriger l’église dans son ensemble. C’est ce que nous faisons par la prédication. Ainsi , lorsque nous rassemblons notre congrégation (nos fidèles) pour le culte, nous devons bien les diriger, c’est pourquoi la prédication doit être la première et la plus importante chose pour notre leadership.
  4. La prédication est un signe de leadership, car elle révèle la qualité de votre étude et de votre vie spirituelle . Tôt ou tard, les gens sauront si vous êtes ou non un homme de la Parole de Dieu. Si votre prédication est le fruit d’une vie spirituelle dynamique, de la dévotion à Dieu et de l’étude de Sa Parole, elle portera des fruits dans votre vie et dans la vie de l’Église. Cela révélera votre discipline, qui est la clé pour établir votre crédibilité – la crédibilité – en tant que leader spirituel.

Dans cette première séance, je veux me concentrer sur la prédication comme l’activité la plus importante du pasteur.

2. Pourquoi prêchons-nous ?

2.1. Nous prêchons parce que la prédication est notre activité de leadership la plus importante.

La prédication de la Parole de Dieu est notre activité de leadership la plus importante.

La prédication est notre activité de leadership la plus importante. La prédication est notre responsabilité la plus importante. C’est par notre prédication que nous touchons la vie de plus de membres de l’Église que par toute autre chose que nous faisons. L’Église entière se rassemble pour entendre la Parole de Dieu.

Il y a naturellement d’autres raisons pour lesquelles nous nous réunissons.

  • Nous nous réunissons parce que nous sommes la famille de Dieu.
  • Nous venons pour communier les uns avec les autres, pour nous encourager et nous édifier mutuellement.
  • Nous nous réunissons pour adorer Dieu.
  • Mais nous ne devons jamais oublier que nous nous réunissons pour entendre ce que Dieu dit à l’Église.

Dans le livre de l’Apocalypse, nous lisons sept fois ces mots : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2.7, 11, 17, 29 ; 3.6, 13, 22). Par la Parole de Dieu inspirée par l’Esprit, l’Esprit continue de parler aux Églises.

La responsabilité première du pasteur est d’ouvrir la Parole de Dieu au peuple de Dieu. Nous ne sommes pas simplement appelés à prêcher. L’apôtre Paul n’a pas simplement ordonné à Timothée de prêcher ; il lui a ordonné de « prêcher la Parole » (2 Timothée 4:2).

  • Prêchez la Parole (2 Timothée 4:2)
  • Prêcher l’Évangile (Actes 14:7; 16:10; Romains 1:15; 15:20; 1 Corinthiens 1:17; 9:16; 2 Corinthiens 10:16)
  • Prêchez la bonne nouvelle du royaume de Dieu (Luc 4:43).
  • Prêchez le Christ (1 Corinthiens 1:23; Galates 1:16; Philippiens 1:15)
  • Prêchez l’Évangile du Christ (2 Corinthiens 2:12)
  • Prêchez les richesses insondables du Christ (Éphésiens 3:18)

2.2. Nous prêchons parce que Dieu parle.

« Nous prêchons à cause du Dieu que nous avons. » — William Willimon

La prédication est notre tâche principale. Elle est essentielle à cause de la personne de Dieu. « Nous prêchons à cause du Dieu que nous avons.[7] » La prédication est au cœur de notre travail de pasteurs et de ministres de l’Évangile à cause de la nature même de Dieu lui-même. Dieu est le Dieu qui parle. Nous prêchons parce que Dieu parle.

La nature de Dieu a toujours été de parler. Il est le Dieu qui communique. Il y a toujours eu une communication entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Nous prêchons à cause du Dieu que nous avons. Dieu fait ce qu’il fait à travers ses paroles.

Hébreux 11.3 (SER) — 3 C’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit ne provient pas de ce qui est visible.

Notre Dieu est un Dieu qui parle. Les premières paroles que l’on peut entendre sont celles du Dieu qui parle : « Et Dieu dit : Que la lumière soit. »

Puis il nous a créés à son image. De même que le Père, le Fils et le Saint-Esprit communiquent par la parole, nous aussi nous communiquons par la parole.

C’est le Dieu qui a parlé à Adam, à Enoch, à Noé et à Abraham.

« Par une nuit sans nuages, Dieu appela Abram hors de sa tente et lui prêcha la promesse de faire de ce vieil homme sans enfants et de sa femme âgée Saraï une grande nation, un peuple à partir de rien (Genèse 15:1–6). Les paroles sont la façon dont Dieu agit.[8] »

Dans Exode 3, un descendant d’Abraham — son nom était Moïse — fut étonné de voir un buisson s’enflammer sans se consumer. Il fut stupéfait lorsque le buisson se mit à parler : « Moïse ! Moïse ! Ôte tes sandales ! »

Exode 3.6 (SER) — 6 Et il ajouta : C’est moi le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de diriger ses regards vers Dieu.«

J’ai entendu le cri de mon peuple et je suis descendu pour le libérer. Maintenant, va trouver le pharaon et dis-lui de laisser partir mon peuple.[9] »

Moïse le meurtrier a du mal à y croire :

Exode 3.11–12 (SER) — 11 Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, pour aller vers le Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les Israélites ? 12 Dieu dit : Je suis avec toi ; et voici quel sera pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie : quand tu auras fait sortir d’Égypte le peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne.

« C’est tout ? Dieu libère les Hébreux sur la seule base du discours d’un prédicateur sans talent et sans formation, le meurtrier Moïse ? Moïse veut à juste titre savoir : « Qui suis-je pour aller dire au pharaon … ? »

« C’est ainsi que Dieu travaille,

  • créer quelque chose à partir de rien,
  • un peuple issu de riens,
  • libérer les femmes et les hommes de l’esclavage

avec de simples mots prononcés par des prédicateurs conscrits.[10] »

Une grande partie du livre du Deutéronome est consacrée à la prédication de Moïse au peuple.

Dieu est le Dieu qui parle. Il a parlé à Moïse du haut du buisson ardent. Il a parlé du haut du mont Sinaï :

Exode 20:22 (LSG) — L’Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé des cieux.

Alors remarquez ce que Moïse nous dit à propos de ce Dieu qui parle :

Deutéronome 4.12 (SER) — 12 L’Éternel vous a parlé du milieu du feu ; vous avez entendu le son des paroles, mais vous n’avez point vu de figure ; il n’y avait qu’une voix.

Deutéronome 4.33 (SER) — 33 Un peuple a-t-il jamais entendu la voix de Dieu parlant du milieu du feu, comme tu l’as entendue, en restant en vie ?

Deutéronome 4.36 (SER) — 36 Du ciel, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire ; sur la terre, il t’a fait voir son grand feu, et tu as entendu ses paroles du milieu du feu.

Deutéronome 5.24 (SER) — 24 et vous avez dit : Voici que l’Éternel, notre Dieu, nous a fait voir sa gloire et sa grandeur, et nous avons entendu sa voix du milieu du feu ; aujourd’hui nous avons vu que Dieu peut parler à l’homme et que (celui-ci peut rester) vivant.

Cela contraste fortement avec les faux dieux des nations :

Psaumes 135.15–16 (SER) — 15 Les idoles des nations sont de l’argent et de l’or, Œuvre de la main des hommes. 16 Elles ont une bouche et ne parlent pas, Elles ont des yeux et ne voient pas,

Les faux dieux ne parlent pas, mais notre Dieu parle !

Nous prêchons parce que notre Dieu est un Dieu qui parle. Il est le Dieu qui a dit : « Que la parole soit… » et il en fut ainsi.

Dans l’Ancien Testament, nous trouvons plus que 200 fois « la parole du Seigneur » ou « la parole de l’Éternel ». Puis nous lisons dans Jean 1,

Jean 1.1–3 (SER) — 1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

Jean 1.14 (SER) — 14 La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.

2.3. Nous prêchons parce que Jésus est venu prêcher.

La Parole qui était avec Dieu et qui était Dieu s’est faite chair. Et quand il est venu, il est venu prêcher.

Matthieu 4.17 (SER) — 17 Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche.

L’auteur de l’épître aux Hébreux résume la situation ainsi :

Hébreux 1.1–2 (SER) — 1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, 2 Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes.

Dieu nous a parlé par son Fils. Le but de la prédication est de parler du Dieu qui nous a parlé par son Fils.

Jésus a prêché.

Luc 4.18 (SER) — 18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint [Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ;] Pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés,

Marc 2.2 (SER) — 2 et il s’assembla un si grand nombre de personnes qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la parole.

Luc 4.43 (SER) — 43 Mais il leur dit : Il faut aussi que j’annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu ; car c’est pour cela que j’ai été envoyé.

Matthieu 9.35 (SER) — 35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, prêchait l’Évangile du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité.

Jésus prêchait. Ses sermons contenaient des promesses et des avertissements, des bénédictions et des malédictions, des proverbes et des prophéties. Ses paraboles choquaient souvent. Sa prédication était si puissante qu’elle donna envie à la congrégation de Nazareth de le tuer (Luc 4:29). Les autorités religieuses comprirent son message et décidèrent de le crucifier « pour le faire taire. Pendant trois jours, le silence fut assourdissant[11] ».

Mais le troisième jour, le silence prit fin. La Parole jaillit du tombeau.

Marc 16.6–7 (SER) — 6 Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ; il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici l’endroit où on l’avait déposé. 7 Mais allez dire à ses disciples…

Ils pensaient que la conversation était terminée. C’était un nouveau départ.

1 Corinthiens 15.3–4 (SER) — 3 Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; 4 il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures,

Actes 5.42 (SER) — 42 Et chaque jour, au temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la bonne nouvelle du Christ-Jésus.

2.4. Nous prêchons parce que les apôtres se sont donnés comme priorité de prêcher la Parole de Dieu :

Actes 6:2 (LSG) — Les douze convoquèrent tous les disciples, et dirent: Il n’est pas convenable que nous renoncions à la prédication de la parole de Dieu, pour servir aux tables.

Étienne, l’un des sept « diacres », fut tué à cause de sa prédication, mais ceux qui fuyaient la persécution allèrent partout prêcher la parole.

Actes 8.4–5 (SER) — 4 Ceux donc qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, en annonçant la bonne nouvelle de la parole. 5 Philippe, descendu dans une ville de la Samarie, y prêcha le Christ.

Actes 8.12 (SER) — 12 Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser.

Pierre et Jean…

Actes 8.25 (SER) — 25 Après avoir rendu témoignage et annoncé la parole du Seigneur, ils retournèrent à Jérusalem, en évangélisant plusieurs villages des Samaritains.

Actes 8.40 (SER) — 40 Quant à Philippe, il se trouva dans Azot, puis il évangélisa toutes les villes par lesquelles il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Saul (Paul) prêcha avec assurance au nom du Seigneur :

Actes 9.27–28 (LSG) — 27 Alors Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. 28 Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s’exprimait en toute assurance au nom du Seigneur.

Pierre dit à Corneille que Jésus nous a commandé de prêcher le Christ :

Actes 10.42 (SER) — 42 Et Jésus nous a commandé de prêcher au peuple et d’attester qu’il a été lui-même désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts.

Actes 11.20 (SER) — 20 Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, venus à Antioche, parlèrent aussi aux Grecs et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.

Paul et Barnabas prêchèrent dans toute la Galatie :

Actes 14.7 (SER) — 7 Ils y annoncèrent l’Évangile.

Actes 14.21 (SER) — 21 Après avoir évangélisé cette ville et fait un assez grand nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Iconium et à Antioche ;

Ils ont prêché dans leur église d’envoi à Antioche.

Actes 15.35 (SER) — 35 Paul et Barnabas séjournèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec beaucoup d’autres, la bonne nouvelle de la parole du Seigneur.

Paul, Silas et Luc ont compris que Dieu les avait appelés à prêcher l’Évangile en Europe :

Actes 16:10 (LSG) — Après la vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à passer en Macédoine, pensant que Dieu nous appelait à y annoncer l’Évangile .

Paul a prêché aux philosophes à Athènes, en Grèce :

Actes 17.18 (SER) — 18 Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres disaient : Il semble être un prédicateur de divinités étrangères ; cela, parce qu’il annonçait la bonne nouvelle de Jésus et de la résurrection.

Alors pourquoi prêchons-nous ?

« La prédication est une parole de Dieu, notre parole sur Dieu et la parole de Dieu à nous. Nous prêchons parce que Dieu parle, et la manière qu’il a choisie de s’exprimer est la prédication.[12] »

1 Corinthiens 1.21 (SER) — 21 Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.

3. Alors, que devons-nous prêcher ?

  • Ni nous-mêmes, ni les histoires de coutumes, ni les contes de femmes, ni nos opinions (1 Timothée 4:7)
  • Pas un autre évangile, un autre Jésus, une doctrine différente ou une nouvelle révélation (2 Corinthiens 11:4 ; 1 Timothée 6:3 ; Galates 1:6).

« La prédication n’a pas affaire avec nos paroles ; elle concerne la parole de Dieu.[13] »

« La prédication permet au Christ ressuscité de marcher parmi son peuple et de mener sa vie à sa guise.[14] »

Notre rôle est d’être fidèle à la Parole.

Un ambassadeur ne détermine pas le message:

Lorsque George P. Shultz était secrétaire d’État des États-Unis, il invitait chaque nouvel ambassadeur américain à venir le rencontrer dans son bureau. Il faisait tourner le globe terrestre situé dans son bureau et demandait à l’ambassadeur de pointer son pays. À chaque fois, le nouvel ambassadeur désignait le pays dans lequel il avait été affecté. Shultz corrigeait alors l’ambassadeur et lui disait : « Votre pays, ce sont les États-Unis. Ne l’oubliez jamais.[15] »

Pasteur, vous êtes un ambassadeur du Seigneur Jésus-Christ. Ne l’oubliez jamais.

« Un sermon fidèle communique ce que Dieu veut dire, dans la puissance du Saint-Esprit, plutôt que ce que nous voulons entendre.[16] »

On dit que le Vanuatu est « une nation chrétienne avec des valeurs mélanésiennes ». Je préférerais que ce soit une nation mélanésienne avec des valeurs chrétiennes.

Hébreux 13.8–9 (SER) — 8 Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. 9 Ne vous laissez pas entraîner par toutes sortes de doctrines étrangères…

Jésus ne change pas ; nous ne devons donc pas nous laisser entraîner par des doctrines étrangères, des soi-disant révélations, tout vent de doctrine.

Que devons-nous donc prêcher ?

  • Nous devons prêcher le Christ.
  • Nous devons prêcher l’Évangile.
  • Nous devons prêcher le royaume de Dieu.
  • Nous devons prêcher la Parole.

L’apôtre Paul, écrivant depuis sa prison à l’église de Colosses, ne leur demande pas de prier pour sa libération. Non. Il leur demande de prier pour que Dieu ouvre une porte à la Parole, pour annoncer le mystère du Christ.

Colossiens 4.3 (S21) — 3 Priez en même temps pour nous: que Dieu nous ouvre une porte pour la parole afin que je puisse annoncer le mystère de Christ, à cause duquel je suis emprisonné,

2 Thessaloniciens 3.1 (SER) — 1 Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit glorifiée comme elle l’est chez vous,

Dans la deuxième épître à Timothée, nous trouvons Paul en prison. Son départ est proche ; il va bientôt être exécuté. Il ordonne à Timothée de prêcher la Parole avec la plus solennelle des instructions :

2 Timothée 3.16–4.2 (SER) — 16 Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne. 1 Je t’adjure, devant Dieu et devant le Christ-Jésus qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son royaume, 2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant.

Prêchez la Parole ! La Parole est suffisante. Elle est « utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne » (2 Timothée 3:16–17, SER).

La phrase suivante nous charge de ce que nous devons prêcher : prêcher la Parole.

  • C’est utile pour enseigner, alors enseignez la Parole.
  • C’est utile pour convaincre, alors convainquez !
  • Il est utile de redresser, alors redressez et exhortez.
  • C’est utile pour la formation, alors prêchez-la !

Notez bien le lien entre les Écritures inspirées de Dieu et la prédication. Notre tâche est de prêcher les Écritures qui sont la Parole de Dieu.

4. Comment devons-nous prêcher ?

1 Timothée 4.13 (BDS) — 13 En attendant ma venue, consacre-toi à la lecture publique des Ecritures, à la prédication et à l’enseignement.

Il y a ici trois mots clés : lire, prêcher et enseigner. Nous y reviendrons plus tard, mais c’est à cela que nous devons nous consacrer. En bref, notre tâche est d’ouvrir la Parole de Dieu, de la lire clairement et distinctement (Nehemie 8:8), de l’expliquer en en donnant le sens, et de l’appliquer.

Nous sommes des ministres de la réconciliation. C’est par la prédication de la Parole que nous accomplissons notre ministère de réconciliation :

2 Corinthiens 5.17–20 (SER) — 17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles. 18 Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation. 19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, sans tenir compte aux hommes de leurs fautes, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !

5. La mission : faire des disciples

« Le leadership n’est nécessaire que si un groupe a pour ordre d’aller quelque part. Sans mission, il n’y a pas besoin de leader.[17] »

Matthieu 28.18–20 (SER) — 18 Jésus s’approcha et leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

« Le leadership n’est nécessaire que si un groupe a pour ordre d’aller quelque part. » — William Willimon

C’est ce qu’on appelle la Grande Mission ou le Grand Mandat. Avant son ascension à la droite de Dieu, Jésus nous a donné nos derniers ordres de marche et la norme selon laquelle nos ministères seront mesurés : « faites… des disciples ». Faisons-nous des disciples ?

Qu’est-ce qu’un disciple ?

Luc 6.40 (SER) — 40 Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître.

Luc 6.46 (SER) — 46 Pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ?

Nous pensons avoir fait un disciple lorsque quelqu’un s’avance pour prier. Non.

Nous pensons avoir fait un disciple quand quelqu’un se fait baptiser. Non. Ce n’est que la première étape de l’obéissance au Christ. Jésus nous dit qu’après avoir baptisé le nouveau converti, nous devons lui apprendre à obéir à tout ce qu’il nous a commandé.

Il ne s’agit pas de venir à l’église, de faire une offrande, de chanter des chants de louange : les conduisons-nous à être comme Christ ?

C’est pourquoi nous devons prêcher. Nous devons les conduire à une obéissance totale au Christ.

Lorsque Jésus prêche le Sermon sur la montagne, il ne se contente pas de partager des informations. Il ne se contente pas de donner des Béatitudes et de corriger des interprétations de l’Écriture. Il conclut son message en appelant ses auditeurs à écouter et à faire ce qu’il a prêché. Il les guide.

Sa prédication était un appel à

  • être le sel de la terre (Matthieu 5:13)
  • être la lumière du monde (5:16)
  • aimer nos ennemis (5:44).
  • être comme notre Père qui est dans les cieux (5:48).
  • amasser des trésors dans le ciel (6:20).
  • chercher premièrement le royaume et la justice de Dieu (6:33).
  • se méfier des faux docteurs (7:15).
  • faire la volonté de notre Père qui est dans les cieux (7:21).

« La prédication et le leadership sont indissociables.[18] »

Jésus nous dit comment faire des disciples :

Matthieu 28:20 (BDS) — et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit.

C’est la question qu’il faut se poser pour chaque activité : s’agit-il d’enseigner à l’Église à obéir à ce que le Christ nous a commandé de faire ?

Avons-nous besoin d’écoles de formation de disciples ? Chaque église doit être un lieu de formation de disciples. Pasteur, Dieu vous a appelé à faire des disciples. Si vous ne faites pas de disciples, que faites-vous ? Chaque ministère sera évalué selon cette norme : produit-il des disciples, des croyants qui obéissent à tout ce que le Seigneur nous a commandé ? Votre prédication, le ministère de la jeunesse, l’école du dimanche, le ministère des femmes, le ministère des hommes : faites-vous des disciples ? Chaque activité : cette activité incite-t-elle les gens à accomplir notre mission de faire des disciples ?

Je vois des activités dans les églises qui représentent des heures de répétition au cours desquelles les jeunes exécutent certains mouvements sur une musique enregistrée. Des heures passées à apprendre aux jeunes à suivre une bande sonore, souvent dans une langue qu’ils ne comprennent pas, pour divertir les saints le dimanche matin. C’est un divertissement pour l’église. Mais le divertissement n’est pas l’adoration. Nous regardons. Nous observons. Nous voyons. Nous applaudissons . Pourquoi ? Parce que la prédication a diminué. Il n’y a qu’une seule Personne dans l’auditoire, l’Éternel Dieu, et tout ce que nous faisons das sa maison devrait se passer pour diriger nos regards sur Lui.

Je comprends que toutes les réunions ne doivent pas nécessairement être consacrées à l’étude de la Bible. Il doit y avoir des moments de communion et d’amitié.

Mais nous devons nous demander si ces activités conduisent les gens à devenir des disciples. Équipe-t-on nos jeunes de toute l’armure de Dieu pour qu’ils puissent résister à la tentation lorsqu’ils grandiront ?

Nous prêchons pour le changement. Nous prêchons pour donner une vision. Nous prêchons pour faire des disciples. Nous prêchons pour la transformation.

La transformation est-elle en cours ? C’est le but. C’est la volonté de Dieu.

Romains 8.29 (SER) — 29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères.

Romains 12.2 (SER) — 2 Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait.

Nous prêchons pour

  • transformer les pécheurs en saints,
  • transformer les croyants en disciples,
  • transformer les auditeurs de la Parole en pratiquants de la Parole,
  • transformer l’esprit, la pensée, les valeurs et la vision du monde de chaque auditeur pour qu’il soit comme Christ.

Éphésiens 4 nous dit que le Christ a donné des pasteurs à l’Église

Éphésiens 4.12–16 (SER) — 12 pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, 13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ. 14 Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manœuvres séductrices, 15 mais en disant la vérité avec amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ. 16 De lui, le corps tout entier bien ordonné et cohérent, grâce à toutes les jointures qui le soutiennent fortement, tire son accroissement dans la mesure qui convient à chaque partie, et s’édifie lui-même dans l’amour.

Nous devons prêcher pour conduire les auditeurs à la maturité chrétienne, afin qu’ils grandissent en atteignant « la mesure de la stature parfaite du Christ ».

Considérez Josué 24, lorsque les Israélites s’étaient emparés de la plus grande partie du pays de Canaan et s’étaient installés dans le pays. C’est alors que Josué convoqua le peuple et lui dit[19] :

Josué 24.14–15 (SER) — 14 Maintenant, craignez l’Éternel et servez-le avec intégrité et fidélité. Otez les dieux qu’ont servis vos pères, de l’autre côté du fleuve et en Égypte, et servez l’Éternel. 15 Et si vous ne pensez pas devoir servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel.

Le peuple répondit : « Loin de nous la pensée d’abandonner l’Éternel pour servir d’autres dieux ! » (v. 16). Et ils dirent : « Nous aussi, nous servirons l’Éternel, car il est notre Dieu » (v. 18).

Josué dirigeait par la prédication. Il exerçait une influence de leadership par la proclamation de ses paroles et le témoignage de sa vie. Suivons cet exemple.

Celui qui prêche est celui qui dirige.

Voir aussi :


  1. Murray Capill, https://au.thegospelcoalition.org/article/preachers-are-leaders/  ↩

  2. Capill.  ↩

  3. Capill.  ↩

  4. Capill.  ↩

  5. Mohler, The Conviction to Lead, 91 in Capill, https://au.thegospelcoalition.org/article/preachers-are-leaders/Capill, https://au.thegospelcoalition.org/article/preachers-are-leaders/  ↩

  6. https://research.lifeway.com/2016/02/11/four-reasons-why-preaching-is-leading/  ↩

  7. Willimon, Leading with the Sermon.  ↩

  8. Willimon.  ↩

  9. Willimon.  ↩

  10. Willimon.  ↩

  11. Willimon.  ↩

  12. Willimon.  ↩

  13. Willimon.  ↩

  14. Willimon.  ↩

  15. John Currie, The Pastor as Leader: Principles and Practices for Connecting Preaching and Leadership (Wheaton, IL: Crossway, 2024), 26.  ↩

  16. Willimon.  ↩

  17. Willimon.  ↩

  18. Willimon.  ↩

  19. Willimon.  ↩

Marie, servante du Seigneur

DALL·E 2024-12-08 20.42.51 - A silhouette of Mary, the mother of Jesus, depicted in a peaceful and humble posture. The silhouette is simple and elegant, against a soft gradient ba.jpeg

Sermon de Noël

Luc 1.26–38 (SER) — Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie. Il entra chez elle et dit : Je te salue toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle salutation. L’ange lui dit : Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin. Marie dit à l’ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Voici qu’Élisabeth ta parente a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle.

Introduction

Dans l’Église catholique, Marie a été élevée au rang de médiatrice entre Dieu et l’homme. On dit qu’elle est née sans péché, qu’elle a été élevée corps, âme et esprit au ciel. Elle est ainsi montée au ciel où elle attend toujours d’intercéder auprès du Christ en notre faveur. 

Les Écritures nous présentent un autre portrait de Marie. On parle très peu de celle qui était « comblée de grâce » (OSTY). Plus loin dans les Évangiles, chaque fois que Marie est mentionnée, Jésus met de la distance entre lui-même et sa mère. Un jour, la foule dit à Jésus que sa mère et ses frères désiraient le voir.

Matthew 12:47–50 (SER) — [Quelqu’un lui dit : Ta mère et tes frères se tiennent dehors et cherchent à te parler.] Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Puis il étendit la main sur ses disciples et dit : Voici ma mère et mes frères. En effet, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère.

Une autre fois, pendant que Jésus parlait,

Luc 11.27–28 (SER) — Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : Heureux le sein qui t’a porté et les mamelles qui t’ont allaité ! Mais il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent !

Lors des noces de Cana, Jésus dit à sa mère : « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? » (LSG) ou encore : « Que me veux-tu, femme ? » (S21, Jean 2.4). Marie devra apprendre qu’elle ne peut pas venir à Jésus comme sa mère, mais comme sa disciple.

Après que Jésus sur la croix a confié Marie aux soins de Jean, il n’y a plus qu’une seule mention d’elle dans le Nouveau Testament. Dans Actes 1, Marie se trouve dans la chambre haute avec 120 disciples qui prient et cherchent Dieu. Les disciples ne prient pas Marie ; elle et les autres « se consacraient à la prière ». Elle n’est plus jamais mentionnée dans la Bible. On ne la trouve ni dans les épîtres de Paul, ni dans l’épître de Jacques, frère de Jésus et fils de Marie, ni dans les épîtres de Jean qui s’occupait d’elle. Cette jeune fille juive obéissante est devenue une disciple du Christ, et non une médiatrice entre Dieu et les hommes, comme nous le lisons dans 1 Timothée 2:5 : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme. »

Marie est née comme tous les autres enfants ; elle avait besoin du Sauveur qu’elle a enfanté miraculeusement. Elle est devenue son disciple, elle a vécu pour lui, elle est morte et a été ensevelie, et elle ressuscitera avec tous ceux qui sont morts en Christ au jour de la résurrection.

Alors que les catholiques ont construit à son sujet de nombreux mythes qui n’ont aucun fondement biblique, nous, protestants, avons souvent réagi de manière négative en refusant de voir en Marie le modèle de celle qui, selon les paroles de Jésus, a fait la volonté de Dieu, qui a entendu la parole de Dieu et lui a obéi. Cet épisode de la vie de Marie est pour nous un merveilleux exemple de soumission volontaire à la volonté de Dieu.

Notons d’abord…

1.  La Place

Six mois avant d’apparaître à Marie, l’ange Gabriel apparut à Jérusalem pour annoncer au prêtre Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. La conception de Jean serait miraculeuse car Zacharie et sa femme Élisabeth étaient âgés, et Élisabeth avait dépassé l’âge de procréer. La naissance serait miraculeuse, semblable à celle de Sarah donnant naissance à Isaac, mais contrairement à Marie, ni Sarah ni Élisabeth n’étaient vierges.

Six mois après son apparition à Zacharie, Gabriel apparut de nouveau, non pas dans le sanctuaire intérieur du Temple, mais dans le modeste village de Nazareth, à environ 104 km, pour faire l’annonce angélique la plus étonnante jamais faite.

À l’époque de la naissance de Jésus, Nazareth était un village obscur et relativement insignifiant de Galilée. Sa population était bien inférieure à 500 habitants au premier siècle. Lorsqu’on lui a dit à Nathanaël que Jésus était de Nazareth, il s’est exclamé dans Jean 1.46 : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? »

Dans cette petite ville vivait une jeune fille juive, vierge, nommée Marie, fiancée à Joseph qui descendait du roi David (Matthieu 1:1–16). Mais 1000 ans s’étaient écoulés depuis la gloire du règne davidique, et Joseph n’était pas roi, mais charpentier.

2.  La Présence de l’ange

Il ne fait aucun doute que Marie était une adolescente pieuse. C’était une jeune fille qui recherchait Dieu, qui voulait lui plaire, faire sa volonté. Le récit est clair : elle s’était gardée pure. Dieu l’avait vue. Il connaissait son cœur. Il envoya donc son ange Gabriel pour lui transmettre le message.

Ceux qui aiment Dieu et respectent ses commandements reçoivent des bénédictions particulières. Les visites angéliques sont rares et la grande majorité des croyants ne rencontreront jamais sciemment un ange de ce côté-ci du ciel. Néanmoins, les bénédictions divines ne se limitent pas aux cours des temples ou aux palais des rois terrestres. Tout cœur humble peut faire l’expérience de la présence de Dieu. Si nous cherchons sa face et cherchons à faire sa volonté, Dieu nous visitera et nous bénira.

Gabriel accueille Marie comme une personne « comblée de grâce » (OSTY) ou « à qui une grâce a été faite » (Segond). Elle n’est pas celle qui donne la grâce divine ; elle la reçoit. Les Écritures parlent d’autres personnes qui ont trouvé grâce devant Dieu : Noé, Moïse, Gédéon et David. Mais Marie sera appelée à être le moyen par lequel le Fils de Dieu entrera dans l’histoire humaine. Dieu a décidé que Marie donnerait naissance au Messie. Elle est également accueillie comme une personne qui jouit de la présence spéciale de Dieu : « Le Seigneur est avec toi. »

3.  La Promesse faite à Marie

Gabriel était venu annoncer une promesse spéciale à Marie. Sept cents ans auparavant, Ésaïe avait prophétisé dans « La vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (7,14).

Ésaïe 7.14 (SER) — C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici que la jeune fille est enceinte, Elle enfantera un fils Et lui donnera le nom d’Emmanuel. 

Ésaïe 9.6–7 (SER) — Car un enfant nous est né, Un fils nous est donné, Et la souveraineté (reposera) sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Renforcer la souveraineté Et donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, L’affermir et le soutenir par le droit et par la justice Dès maintenant et à toujours ; Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées.

Gabriel annonce à Marie que cette prophétie d’Ésaïe sera accomplie en elle :

Luc 1.31–33 (SER) — Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin.

4.  Le Puzzle

Ces paroles merveilleuses ont intrigué Marie. Elle voulait savoir comment cela se ferait, puisque « je ne connais pas d’homme. » Elle n’a pas douté de la parole de Gabriel comme Zacharie l’avait fait. Il avait demandé un signe et il en avait reçu un : il serait muet jusqu’à la naissance de Jean-Baptiste. Marie n’a pas demandé : « Est-ce possible ? » Elle a demandé : « Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » Elle voulait savoir comment Dieu accomplirait cela dans sa vie.

Dieu veut accomplir une grande œuvre dans nos vies. Il veut nous délivrer de nos mauvaises habitudes. Il veut faire de nous des gagneurs d’âmes. Il veut faire de notre église un grand témoin pour notre ville. Nous lisons dans sa Parole ce qu’il veut faire dans nos vies. Répondons-nous comme Zacharie ou comme Marie ? Éphésiens 3:20 dit qu’il « peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (S21).

Marie avait demandé : « Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? »

Luc 1.35 (SER) — L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.

Elle donnerait naissance au Messie. Mais il ne serait pas seulement le Messie, un homme oint de l’Esprit de Dieu ; il serait le Fils de Dieu.

Dans Genèse 1:2, le Saint-Esprit a couvert les eaux de la terre de son ombre et a donné naissance à la création. Le Saint-Esprit couvrirait Marie de son ombre et inaugurera la nouvelle création.

Soyons clairs à ce sujet. Dieu n’a pas eu de relations sexuelles avec Marie comme les musulmans pensent que nous l’enseignons et comme l’enseigne la doctrine mormone. Les chrétiens seraient d’accord avec les musulmans pour dire qu’une telle doctrine est blasphématoire. Dieu a accompli un miracle dans la jeune fille afin que, sans intervention sexuelle, elle donne naissance à Jésus.

Il n’est pas exact non plus de dire que Marie est la mère de Dieu. Le saint qui naîtrait serait appelé Fils de Dieu, et non à cause de Marie, mais à cause du miracle accompli par le Saint-Esprit.

Marie reçut un encouragement à sa foi : sa cousine Élisabeth, qui avait dépassé l’âge de procréer, était enceinte de six mois. Dieu n’est pas limité par l’ordinaire. Il peut faire, et fait, des choses extraordinaires. Dieu n’est pas emprisonné dans ce que les hommes appellent le naturel ; mais pour ses propres desseins, il peut agir d’une manière que les hommes ne peuvent que qualifier de surnaturelle.[1]]« Rien n’est impossible à Dieu. »

5.  La Posture de Marie

La posture de Marie était celle d’une servante : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » Barclay : « Je suis la servante du Seigneur. Quoi qu’il dise, je l’accepte. »

Nous pensons que c’était merveilleux pour Marie d’avoir été choisie par Dieu, et c’est vrai. Mais qu’en est-il du reproche ? Qu’en est-il de sa réputation ? Marie avait probablement 17 ou 18 ans et était fiancée à Joseph. Il n’y a aucune raison de croire qu’il était un vieil homme. Que dirait-il ? Nous savons par l’Évangile de Matthieu que lorsque Joseph apprit que Marie était enceinte, il envisagea de divorcer d’avec elle parce qu’il savait qu’il n’avait jamais été avec elle. Marie n’a pas crue par celui qu’elle aimait. Qu’en est-il des accusations ? De la honte ? Même de la possibilité d’être lapidée ?

Pourquoi est-elle allée voir Élisabeth pendant trois mois ? Cherchait-elle à éviter les commérage ? Essayait-elle d’échapper aux regards méfiants des membres de sa famille ?

Alors pourquoi Élisabeth ? Gabriel lui avait parlé d’Élisabeth. Élisabeth était beaucoup plus âgée, elle avait dépassé l’âge d’avoir des enfants, mais elle était enceinte de Jean-Baptiste. Marie comprit que Dieu faisait quelque chose aussi dans la vie d’Élisabeth. Dieu avait accompli un miracle dans la vie d’Élisabeth et elle donnerait naissance à Jean-Baptiste, le précurseur du Christ. Élisabeth comprendrait le miraculeux. Élisabeth serait plus encline à croire l’histoire de Marie .

C’est peut-être pourquoi elle a accompagné Joseph dans le long et difficile voyage vers Bethléhem alors qu’elle était enceinte.

Il n’est pas toujours facile d’accepter la volonté de Dieu, mais c’est toujours la meilleure chose à faire. Marie était soumise et elle a donné naissance au Sauveur. Son nom serait Jésus car il nous sauverait de nos péchés.

Marie aurait pu dire : « J’ai maintenant les promesses, alors je vais employer ma force, mon caractère et mon énergie pour faire naître la chose promise. J’ai la promesse. Maintenant, je vais donner naissance à un enfant sans l’aide d’un homme.[2] » Si telle avait été sa réponse, elle n’aurait jamais donné naissance au Messie.

Marie n’était pas non plus totalement passive :

Luc 1.38 (SER) — Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole…

C’est une passivité active. Elle a choisi de prendre son propre corps et de le remettre entre les mains de Dieu pour qu’il accomplisse ce qu’il avait promis de faire, et comme résultat, Jésus est né. Elle s’est donnée elle-même, son corps, à Dieu. Nous ne devons pas penser que nous pouvons accomplir les promesses de Dieu par nos propres forces. Nous ne devons pas non plus penser que nous n’y avons aucune part.

Nous ne pouvons pas briser le pouvoir du péché sur nous par notre propre force, ni le briser sans notre participation. Dites avec Marie : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » « Je suis le serviteur du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » Priez : « Ne me soumets pas à la tentation, mais délivre-moi du mal. » Priez avec David :

Psaumes 19.13–14 (SER) — Préserve aussi ton serviteur des présomptueux ; Qu’ils ne dominent pas sur moi ! Alors je serai intègre, innocent de péché grave. Reçois favorablement les paroles de ma bouche Et la méditation de mon cœur en ta présence, O Éternel, mon rocher et mon rédempteur !

Vous avez besoin de plus de fruits dans votre vie. Dites avec Marie : « Je suis la servante/le serviteur du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. »

Vous devez être baptisé dans le Saint-Esprit. Dites avec Marie : « Je suis la servante/le serviteur du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » Recherchez activement le Seigneur.

Il faut que vous soyez un gagneur d’âmes. Dites avec Marie : « Je suis la servante/le serviteur du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. »

Attendons avec un cœur plein d’espérance. Par son Fils Jésus qu’il a donné pour nous tous, Dieu accomplira en nous tout ce qu’il a promis de faire.

Voir aussi :


  1. Voir G. Campbell Morgan, Luke, p. 24.  ↩

  2. Francis Schaeffer, True Spirituality, p. 58.


     ↩

Dans la crainte… je ne crains rien (Psaume 56)

Une méditation sur Psaume 56.

Psaumes 56.4–5 (SER) — Le jour où je suis dans la crainte, En toi je me confie. 5 De Dieu je loue la parole ; En Dieu je me confie, je ne crains rien ; Que peuvent me faire des hommes ?

Que faire quand nous sommes dans la crainte ? Avouons que nous vivons dans un monde dangereux. Qu’il s’agisse des imprévus, des maladies ou des ennemis, dans le monde nous aurons des tribulations (Jean 16.33).

David est accablé des circonstances de sa vie. Les dangers l’écrasent. Le roi Saül cherche à le tuer. Poursuivi par Saül, David a pris la fuite pour trouver un abri auprès d’Akich, roi de Gath (1 Samuel 21.11), mais les Philistins, se méfiant de David, l’ont saisi (Psaume 56.1).

1. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons chercher notre refuge en Dieu.

Pressé de tous les côtés, David lance son cri vers l’Éternel : « Fais-moi grâce, ô Dieu ! Car des hommes me harcèlent ; Tout le jour ils me font la guerre, ils me pressent » (56.2).

Il est dans la crainte, mais en Dieu il trouve son refuge :

Psaumes 56.4–5 (SER) — Le jour où je suis dans la crainte, En toi je me confie. 5 De Dieu je loue la parole ; En Dieu je me confie, je ne crains rien ; Que peuvent me faire des hommes ?

Quand je suis dans la crainte… je ne crains rien. Dans la crainte, David sait tourner vers l’Éternel qui est son Berger :

Psaumes 23.4 (SER) — Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort.

2. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons faire confiance à la Parole de Dieu.

Puisque la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole du Christ (Romains 10:17), la Parole de Dieu donne naissance à une confiance et dans la Parole de Dieu et dans le Dieu de la Parole :

Psaumes 56.5 (SER) — De Dieu je loue la parole…

Encore déclare-t-il deux fois de plus sa confiance à la Parole de Dieu :

Psaumes 56.11 (SER) — De Dieu je loue la parole ; De l’Éternel, je loue la parole ;

C’est la parole de Dieu qui fait éclore la foi, voire confiance en Dieu laquelle bannit la crainte.

3. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons faire confiance au Dieu de la Parole.

Encore trois fois David déclare sa confiance à l’Éternel:

Psaumes 56.4–5 (SER) — … En toi je me confie. 5 … En Dieu je me confie, je ne crains rien ; Que peuvent me faire des hommes ?

Et dans le verset 12, David répète sa confiance :

En Dieu je me confie, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?

La Parole, voire promesse de Dieu invite le cœur à répondre au Dieu de la Parole. Nous faisons confiance en Dieu parce qu’il prend soin de nous. Il veille sur nous en observant tous les détails et difficultés de notre vie. 

Psaumes 56.9 (SER) — Tu comptes (les pas de) ma vie errante ; 

Dieu enregistre tout chagrin, toute peine, toute larme que nous subissons dans notre séjour comme étrangers et résidents temporaires sur la terre.

Recueille mes larmes dans ton outre : Ne sont-elles pas (inscrites) dans ton livre ?

4. Quand nous sommes dans la crainte, nous devons reconnaître que Dieu est pour nous.

Malgré les larmes, les peines et les pertes de cette vie, nous pouvons déclarer avec David : « Je reconnais que Dieu est pour moi » (56.10). 

Psaumes 56.10 (SER) — Alors mes ennemis reculent, au jour où je crie ; Je reconnais que Dieu est pour moi.

Malgré les ennemis, les circonstances, les maladies et d’autres menaces à la vie même, nous devons reconnaître que Dieu est pour nous.

Cette assurance, malgré les circonstances, caractérise le peuple de Dieu. Le psalmiste reprend le même refrain dans Psaume 118 :

Psaumes 118.6 (SER) — L’Éternel est pour moi, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?

Encore l’épître aux Hébreux en fait écho pour ses lecteurs :

Hébreux 13.6 (SER) — C’est pourquoi nous pouvons dire avec courage : Le Seigneur est mon secours ; je n’aurai pas de crainte. Que peut me faire un homme ?

L’Apôtre Paul reprend cette assurance dans Romains 8,

Romains 8.31 (SER) — Que dirons-nous donc à ce sujet ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Paul explique que le Dieu qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, ne permettra pas que les circonstances de cette vie terrestre nous séparent de l’amour de Christ. Il détaille la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le péril et l’épée (Romains 8.35). Il déclare que la mort même, parmi tant d’autres éventualités, « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 8.39). Comme Jésus nous a déclaré, nous aurons des troubles dans cette vie (Jean 16.33), mais « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8.37).

Conclusion

Le jour où nous sommes dans la crainte,

  1. Nous devons chercher notre refuge en Dieu.
  2. Nous devons faire confiance à la Parole de Dieu.
  3. Nous devons faire confiance au Dieu de la Parole.
  4. Nous devons reconnaître que Dieu est pour nous.

 


Ressource : J. A. Motyer, “The Psalms,” in New Bible Commentary: 21st Century Edition, ed. D. A. Carson et al., 4th ed. (Leicester, England; Downers Grove, IL: Inter-Varsity Press, 1994), 521.

Une place pour Jésus

© J.-Gary Ellison 2007. (Posté précédemment)

Luc 2:1–7 (BDS) —

1En ce temps-là, l’empereur Auguste publia un édit qui ordonnait le recensement de tous les habitants de l’Empire. 2 Ce recensement, le premier du genre, eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire recenser, chacun dans la localité dont il était originaire. 4 C’est ainsi que Joseph, lui aussi, partit de Nazareth et monta de la Galilée en Judée, à Bethléhem, la ville de David : il appartenait, en effet, à la famille de  David. Il s’y rendit pour se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui attendait un enfant. Or, durant leur séjour à Bethléhem, arriva le moment où Marie  devait accoucher. Elle mit au monde un fils : son premier-né. Elle lui mit des langes et le coucha dans une mangeoire parce qu’il n’y avait pas de place pour  eux dans la pièce réservée aux hôtes.

Dans cette histoire du premier Noël, l’histoire de l’entrée de Jésus-Christ dans le monde, nous lisons quelque chose d’étonnant. Quand Joseph et Marie sont allés à Bethléhem pour le recensement, il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

I. ON N’A PAS FAIT DE PLACE POUR JESUS LORS DE SA NAISSANCE.

Cela n’est pas étonnant en soi. Mais c’est étonnant sur deux plans.

A. C’est étonnant sur le plan humain.

D’abord, c’est étonnant sur le plan humain. Il n’est pas étonnant qu’il n’y ait plus de place dans la petite hôtellerie à Bethléhem. Bethléhem était un petit village sans importance à quelque 7 kilomètres de Jérusalem.

César Auguste, premier empereur de l’empire romain, avait décrété un recensement de l’empire. Israël était sous l’autorité romaine et tout Juif devait retourner dans sa ville natale ou la ville de son héritage. Joseph devait se faire inscrire à Bethléhem, lieu de la naissance de David mille ans auparavant, parce qu’il était de la lignée de David. Marie voyageait avec Joseph. Normalement, il n’était pas nécessaire pour les femmes de payer leurs taxes en personne, mais Joseph a peut-être pris Marie avec lui parce que le temps de son accouchement s’approchait et il ne voulait pas la laisser aux insultes de ceux qui savaient qu’elle était mariée depuis moins de neuf mois (cf. Luc 1:56). Matthieu nous dit que Joseph l’a prise comme épouse après une révélation par un ange du Seigneur, « mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils » (Matthieu 1:24-25). Luc se sert du terme « fiancée » pour faire savoir que bien que mariés, Joseph et Marie ne vivaient pas comme des mariés et qu’elle était enceinte non par Joseph mais par l’ombre du Saint-Esprit.

Joseph et Marie ont marché de Nazareth en Galilée dans le Nord à Bethléhem de Judée dans le sud. C’était un voyage de 140 km, une marche à pied d’environ six jours. Je ne sais pas quand ils sont arrivés, ni combien de temps ils étaient à Bethléhem, mais Luc nous dit :

Luke 2:6–7 (BDS) —

Or, durant leur séjour à Bethléhem, arriva le moment où Marie devait accoucher. Elle mit au monde un fils : son premier-né. Elle lui mit des langes et le coucha dans une mangeoire parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la pièce réservée aux hôtes.

Je peux vous dire par expérience que ce n’est ni intéressant ni agréable d’essayer de trouver un logement quand il n’y a pas de place. Plus d’une fois Lori et moi avons conduit pendant des heures à la recherche d’une place dans un hôtel. Une fois nous avons dû quitter l’état pour trouver une chambre. Une autre fois, nous avions une réservation qu’un pasteur avait faite pour nous, mais arrivés à l’hôtel, nous avons été informés qu’il y avait eu un changement, qu’il n’y avait plus de place et que notre réservation avait été changée à un autre hôtel à une distance de quelque 30 kms. Arrivés à ce deuxième hôtel, nous avons été informés que notre réservation nous a été donnée à quelqu’un d’autre ! Comme nous avions conduit plus de quatre heures pour être dans cette église où je devrais prêcher tôt le lendemain, nous n’avions pas envie de passer la nuit sur le trottoir. Puisqu’il n’y avait rien d’autre à faire, malgré le fait qu’il était minuit, j’ai téléphoné au pasteur qui nous avait invités ; nous avons dormi chez lui.

Mais cette nuit à Bethléhem, il n’y avait pas de pasteur, pas de téléphone, pas de voiture, et pas de place à l’hôtellerie.

Il n’est pas étonnant que l’hôtellerie du petit village de Bethléhem n’ait pas de place, étant donné que le village était rempli à cause du recensement. Mais il est étonnant que personne n’ait pris pitié de ce couple, de cette jeune mère qui était sur le point d’accoucher son premier bébé. Personne n’a offert sa place. Personne n’a offert de dormir à leur place dans l’étable. Qu’est-ce que vous auriez fait si vous aviez été là ce soir-là ? Auriez-vous offert votre place ?

Il y avait de bonnes raisons pourquoi il n’y avait pas de place. Le recensement avait amené beaucoup de monde et le petit village est rempli de visiteurs. Mais il y a toujours de bonnes raisons pourquoi on ne fait pas de place pour Jésus. Nous sommes trop occupés, trop chargés, trop stressés… Nous avons toujours nos raisons pour ne pas donner de la place à Jésus.

B. C’est étonnant sur le plan divin

C’est étonnant que personne n’ait voulu céder sa place à cette femme, à cet enfant. Personne ne voulait lui faire de la place. Et c’est encore plus étonnant quand nous considérons de qui il s’agissait. L’enfant dans la crèche était le Fils de Dieu. C’est lui qui avait tout créé, tout ce qui existe, tout l’univers, toute la place qui soit, pour ainsi dire, mais il n’y avait pas de place pour lui.

Nous lisons dans Michée 5:2,

Et toi, Bethléhem Éphrata Toi qui es petite parmi les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël Et dont l’origine remonte au lointain passé, Aux jours d’éternité :

Jean nous dit

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. 4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. 5 La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie. (Jean 1:1-5)

La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. (Jean 1:14)

Le Fils a tout fait. Il a tout créé : « Rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » La terre, la mer ; les montagnes et les vallées ; les arbres et les oiseaux ; les fleurs et la faune ; la Terre, la lune, le soleil et les centaines de milliards d’astres – et toute la distance entre les astres, des milliards d’années-lumière, tout l’espace de l’univers. Si vous voulez, toute la place.

Philippiens 2:5-8 « Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus, 6 lui dont la condition était celle de Dieu, il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes ; après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. »

2 Corinthiens 8:9 – « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. »

Il était à la droite du Père, couronné de richesse et de splendeur. Il avait créé tout ce qui existe. Il a créé le ciel. Il était l’objet de la louange des anges. Le plus beau coucher de soleil n’est rien en comparaison avec la beauté de la cité céleste. La plus belle musique que vous ayez jamais entendue ne peut être comparée avec la musique du ciel. La plus grande joie que vous ayez jamais connue n’est pas digne d’être comparée avec la joie qu’il connaissait dans la Présence de son Père. Il était riche sans limite.

Mais il s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis.

Dans la ville de Manille aux Philippines (population 1,8 million), il y a un très grand dépôt d’ordures. Il y a des milliers et des milliers de gens qui habitent dans ce dépotoir. Ils vivent des ordures qui y sont déposées. Chaque jour, les enfants sont envoyés par leurs parents chercher des choses que d’autres personnes ont rejetées. Ils ont construit leurs cabanes dans le dépotoir des déchets des autres. Ils mangent la nourriture que d’autres personnes ont jetée dans la poubelle. Il y a des gens qui sont nés dans le dépotoir de Manille. Ils ont cherché des ordures pour leur famille quand ils étaient enfants. Ils ont grandi là-bas. Ils ont grandi et ils ont commencé leur propre famille, toujours en habitant le dépotoir. Bien sont morts dans ce dépotoir. Ils y sont nés ; ils ont grandi là-bas ; et ils sont morts dans le dépotoir, sans jamais visiter d’autres parties de la ville. C’est vraiment étonnant, mais c’est vrai. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’il y a des Américains qui habitent ce même dépotoir. Ils sont des missionnaires qui ont décidé que pour toucher ces gens avec l’Évangile de Jésus-Christ, il fallait qu’ils habitent dans le dépotoir pour partager leur foi.

Jésus était riche ; il s’est fait pauvre pour nous enrichir. Il a quitté sa place pour venir parmi nous. Il est venu comme vie et lumière parmi nous. « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie » (Jean 1:5). On ne l’a pas accueilli. On ne lui a pas offert une place.

Dieu a quand même préparé un comité d’accueil :

« Et quand de nouveau il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent. » (Hébreux 1:6)

« Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, qui louait Dieu et disait : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! » (Luc 2:13-14)

Des bergers (Luc 2:8-20) étaient des gens méprisés comme des voleurs mais Dieu les a envoyés comme un comité d’accueil.

Plus tard, des païens de l’Orient, appelés des Mages – ils étaient des astronomes et des astrologues ; ils ont vu une étoile qui avait annoncé l’arrivée du Roi des Juifs. Puisqu’ils cherchaient le Roi des Juifs, ils sont allés à Jérusalem à sa recherche. Ils ont demandé où ils pouvaient trouver celui qui est né Roi des Juifs. Le roi Hérode « fut troublé » nous lisons dans Matthieu 2:3, « et tout Jérusalem avec lui ».

Hérode a consulté les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple pour leur demander où devait naître le Christ. Ils savaient que les prophéties avaient clairement parlé de sa venue. Christ serait né à Bethléhem, ils ont dit. Ils savaient que sa venue avait été prédite. Ils savaient qu’il était l’espérance d’Israël, mais ils ne l’ont pas accueilli. Ils n’étaient pas contents de la nouvelle. Ils n’étaient pas débordés de joie. Ils étaient troublés.

Hérode a fait appeler les Mages en secret. Il s’est fait préciser par eux l’époque de l’apparition de l’étoile. Puis il les a envoyés à Bethléhem, en disant : « Allez, et prenez des informations précises sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille moi aussi l’adorer » (voir Matthieu 2:7-8).

Mais Hérode ne voulait pas adorer l’enfant-roi. Il n’avait pas de place dans son cœur pour Jésus. Il n’y avait pas de place dans tout le royaume pour un concurrent au trône d’Hérode. Quand Hérode a compris que les Mages ne viendraient pas le renseigner, il a envoyé ses forces armées « tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans son territoire » (Matthieu 2:16).

Joseph avait été divinement averti dans en songe et a pris le petit enfant et sa mère, et ils ont fuit en Égypte.

II. ON NE FAISAIT PAS DE PLACE POUR JESUS PENDANT SA VIE.

Toute la vie de Jésus a été caractérisée par un manque d’accueil. Jean nous dit qui est venu chez les siens (les Juifs), et les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1:11). Il n’était guère accepté par les Juifs ; il n’était pas accepté par les Samaritains. Dans Luc 9:52-53, il traversait la Samarie en route pour Jérusalem, mais les Samaritains ont refusé de le recevoir parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.

Dans Luc 9:58, il a dit de lui-même : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. »

Il n’avait pas de maison ; il avait tout abandonné pour prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Il était un SDF, sans domicile fixe. Il était le SDF du ciel. Il logeait parfois à la maison de Pierre, parfois chez Marie, Marthe et Lazare, parfois à la belle étoile.

Après une année de popularité avec le peuple, il était poursuivi par les autorités religieuses. Quand les Pharisiens ont appris qu’il faisait plus de disciples que Jean-Baptiste, Jésus a dû quitter la Judée (Jean 4). À plusieurs reprises ils ont cherché à lui ôter la vie, mais son heure n’était pas encore venue (Jean 7:30). Ils l’ont harcelé de questions, cherchant toujours l’occasion de le tromper, mais ils n’ont jamais remporté un succès contre lui.

Un jour, vers la fin de son ministère, Jésus a appris que son ami Lazare était malade. Finalement, Lazare est mort. « Retournons en Judée » Jésus dit à ses disciples (Jean 11:7). « Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu y retournes ! » (11:8). Il y est allé. Il a appelé Lazare du tombeau. Même après ce miracle, les autorités complotaient pour le faire mourir.

PEUR DE PERDRE LEUR PLACE

Bien des gens ne lui donnent pas la place parce qu’ils ont peur de perdre leur place.

Jean 11:47-53 – « Alors les principaux sacrificateurs et les Pharisiens assemblèrent le sanhédrin et dirent : Qu’allons-nous faire ? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront (nous) enlever et notre Lieu (saint) et notre nation. »

Les principaux sacrificateurs et les Pharisiens avaient peur de perdre leur place. Certainement, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas faire de la place pour Jésus ; ils ont peur de perdre leur place. Ils ont peur que Jésus ne prenne toute la place. Ils ont peur des changements. Donc, ils ne veulent pas lui faire de la place.

III. UNE PLACE POUR JESUS : (SUR LA CROIX)

Finalement, on a trouvé une place pour Jésus. Nous lisons qu’ils l’ont conduit au lieu (nommé) Golgotha. Ils l’ont suspendu entre le ciel et la terre. Là, ils l’ont crucifié. Ils lui ont trouvé une place pour Jésus sur la croix. Jésus avait dit dans Jean 12:27, 31, et 33,

« Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ?… Père, sauve-moi de cette heure ?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure… »

« Maintenant c’est le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. 32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous (les hommes) à moi. »

« Il disait cela pour indiquer de quelle mort il devait mourir ».

Oui, ils lui ont trouvé une place. Mais, cette place était notre place. C’est nous qui avons mérité la mort : le salaire du péché, c’est la mort, cette séparation éternelle d’avec Dieu. Il est venu pour donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10:45). Il est né pour mourir à notre place. « Il m’a aimé, et s’est livré lui-même pour moi » dit Paul (Galates 2:20).

La croix était ma place ; elle était votre place. Ésaïe a dit : « Il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes…Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous » (Ésaïe 53:5-6).

Caïphe, qui avait peur de perdre sa place, a dit : « Vous n’y entendez rien ; vous ne vous rendez pas compte qu’il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas… Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir » (Jean 11:49-50, 53).

C’est cela la signification de Noël. Dieu s’est fait chair et a demeuré parmi nous. Jésus-Christ est venu pour prendre notre place devant Dieu, pour porter notre culpabilité, nos péchés et pour nous orienter vers le Père. Enlever Jésus-Christ de Noël et vous ne célébrez que le 25 décembre, un jour comme tous les autres.

Est-ce que vous allez lui céder votre place sur la croix ? Ferez-vous place pour Jésus ? Il y a tant de choses dans nos vies qui ne lui laissent pas de place. Maintenant, il se tient à la porte de votre cœur et il frappe. « Si quelqu’un entend ma voix, dit-il, et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi » (Apocalypse 3:20). Lui ferez-vous place ? Marie lui a cédé la place en disant à l’ange qui a annoncé sa venue : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1:38). À tous ceux qui le reçoivent, il donne « le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12). Faites-lui place dans votre cœur.

IV. FINALEMENT, C’EST LUI QUI NOUS PREPARE UNE PLACE

La veille de sa crucifixion, Jésus promit aux disciples (Jean 14:1-3) :

« Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit ; car je vais vous préparer une place. Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. »

CONCLUSION

Avez-vous fait de la place pour Jésus ? Il y a des gens qui lui montrent l’étable. Ils tiennent Jésus à l’écart. Faites-lui place dans votre cœur, dans vos pensées, dans vos plans, dans vos décisions, dans vos affections. Donnez-lui la première place, et il vous ferez une place dans la maison de son Père.

Voir aussi :

 

Miracles, ministère et argent

Combien de prédicateurs résistent à la tentation d’accepter de l’argent pour leur ministère auprès des individus ?

2 Rois 5 raconte l’histoire de Naaman le lépreux qui, suivant les instructions d’Élisée, se plongea sept fois dans le Jourdain. Constatant qu’il avait été purifié de sa lèpre, Naaman retourna vers Élisée et voulut le remercier avec un cadeau : 

2 Rois 5:15–16 (SER) — 15 Il retourna vers l’homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu’il fut arrivé il se tint devant lui en disant : Voici : je reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un cadeau de la part de ton serviteur. 16 Élisée répondit : L’Éternel, devant qui je me tiens, est vivant ! je n’accepterai pas. Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.

Naaman était sincèrement reconnaissant pour le miracle et offrit un cadeau à Élisée, mais l’homme de Dieu refusa d’accepter quoi que ce soit parce qu’il servait l’Éternel. Comment pouvait-il accepter de l’argent pour ce que Dieu avait fait ? 

Les Actes 8 raconte l’histoire de Simon le magicien qui avait cru à l’Évangile et s’était fait baptiser. Pourtant…

Actes 8:18–19 (SER) — 18 Lorsque Simon vit que l’Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur apporta de l’argent et dit : 19 Donnez-moi aussi ce pouvoir ; que celui à qui j’imposerai les mains reçoive l’Esprit Saint.

À quoi pensait Simon ? Il pensait qu’il pouvait donner de l’argent pour obtenir quelque chose de Dieu. Nous pouvons être condamnés pour avoir mal pensé. 

Actes 8:20–21 (SER) — 20 Mais Pierre lui dit : Que ton argent aille à la perdition avec toi, puisque tu as pensé acquérir le don de Dieu à prix d’argent. 21 Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton cœur n’est pas droit devant Dieu.

Encourageons-nous parfois les gens à faire une offrande afin d’obtenir quelque chose de Dieu ? Dans nos services de culte, est-ce que nous gardons séparés le temps de prière et la réception des offrandes, ou sont-ils étroitement liés de façon que les gens puissent être amenés à penser qu’ils doivent donner pour recevoir ? 

Combien de prédicateurs résistent à la tentation d’accepter de l’argent de personnes? Naaman a offert un cadeau à Élisée pour exprimer ses sincères remerciements après avoir reçu un miracle de Dieu. Simon a offert de l’argent pour obtenir quelque chose de Dieu. Naaman avait un cœur reconnaissant ; Simon avait un cœur avare. Dans les deux cas, les hommes de Dieu ont refusé d’accepter l’argent des particuliers. 

Jésus nous avertit : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Matthieu 6 :24 ; Luc 16 :13). 

Hébreux 13:5 (SER) — 5 Que votre conduite ne soit pas inspirée par l’amour de l’argent ; contentez-vous de vos biens actuels, car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas ni ne t’abandonnerai.

Y a-t-il beaucoup de médiateurs entre Dieu et les hommes ?

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Y a-t-il beaucoup de médiateurs entre Dieu et les hommes ?

Un ami vient de m’envoyer une petite vidéo d’un père catholique qui était agacé de ce que les Protestants et les Pentecôtistes insistent sur « la Bible ! La Bible ! » Le père prétendait que la Bible est un livre dangereux que sans les Catholiques nous risquons de mal interpréter. Il a donné comme exemple 1 Timothée 2:5,

1 Timothée 2.5 (SER) — Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme,

Le père a insisté que nous comprenons mal ce verset et qu’il y a beaucoup de médiateurs entre Dieu et les hommes tels que les parents qui conduisent leurs enfants à l’église, le pasteur ou le prêtre qui prie pour les adeptes, le culte ou la messe, ainsi que Marie et les saints. Il a expliqué qu’il faut ajouter la phrase « qui a donné sa vie en rançon pour la multitude », que Jésus est le seul médiateur qui est mort pour nous, mais qu’il y a beaucoup de médiateurs entre Dieu et les hommes.

Le père se trouve en face d’une contradiction flagrante. Il contredit l’Apôtre Paul qui dit qu’il y a « un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ-Jésus homme ». Le père dit et les Catholiques croient qu’il y a beaucoup de médiateurs entre Dieu et les hommes comme Marie et les saints.

Est-il étonnant que les Protestants insistent sur « la Bible ! La Bible ! » ? Nous insistons sur la Bible parce que nous ne sommes pas à liberté d’ajouter à la Parole de Dieu ou d’en tordre le sens.

Nous prions les uns pour les autres, mais nous ne prions pas les uns aux autres.

Dire qu’il y a beaucoup de médiateurs entre Dieu et les hommes renie carrément ce que l’Apôtre Paul voulait dire. Nous insistons sur la Bible parce qu’à part de la Bible on pourrait dire n’importe quoi. C’est à eux de trouver DANS LA BIBLE une seule prière adressée à Marie ou à quelqu’un d’autre que Dieu le Père ou Dieu le Fils. Nous prions les uns pour les autres, mais nous ne prions pas les uns aux autres. Nous adressons nos prières à Dieu le Père dans l’Esprit de Dieu par la médiation de Christ qui a dit « nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6).

Nous sommes « Protestants » tout simplement parce que nous ne trouvons pas dans la Bible certaines pratiques, enseignements et traditions catholiques. Pour eux, c’est l’Église qui a créé les Écritures et les traditions que les Catholiques ont ajoutées à l’enseignement biblique. Mais bibliquement parlant, ce n’est pas l’Église qui a créé la Parole, mais la Parole qui donne la vie et qui créa l’Église. « Dieu dit… et ce fut… » C’était la prédication de la Parole par l’Apôtre Pierre qui a donné naissance de l’Église le Jour de la Pentecôte. Le mouvement protestant est né dans le seizième siècle quand les excès de l’Église Catholique ont poussé des gens à retourner aux Écritures du premier siècle pour découvrir à nouveau l’Évangile qui pour beaucoup avait été étouffé par les traditions catholiques.