L’herméneutique

51fPyQ-RWtL._SX336_BO1204203200_Ces notes sont tirées très librement de Bernard Ramm, Protestant Biblical Interpretation: A Textbook of Hermeneutics, Grand Rapids: Baker Book House, 1970, 3e édition révisée.

L’HERMENEUTIQUE DANS LE PASSE ET DANS LE PRESENT

L’école allégorique (Ramm, pp. 23‑45)

Introduction. L’interprétation allégorique croit qu’en‑dessous la lettre, le message clair d’une écriture, on peut discerner la vraie signification du passage. Exemple: Juges 9:7‑20. La reproche de Nathan à David (2 Samuel 12:1‑10). Dans ces cas, les allégories sont intentionnellement construites par les auteurs pour communiquer un message qui au début est caché. Il faut avouer que l’interprétation allégorique n’est pas toujours sans base. Mais si nous présumons que toute écriture a une signification cachée, même s’il n’y en a pas la moindre suggestion dans le texte, nous bâtirons notre interprétation sur le sable.

L’allégorie grecque

Les Grecs avaient deux traditions: (1) l’héritage religieux de Homer (et de Hésiode), et (2) la tradition philosophique et historique. La tradition religieuse avaient des éléments qui étaient fantastiques, grotesques, absurdes, et immoraux. Ces éléments n’étaient pas acceptables devant les philosophes, mais on ne pouvait rejeter Homer, étant donné la popularité de ses écrits. Que faire? Allégoriser ses écrits. Les histoires des dieux, et les écrits des autres poètes n’étaient pas à se comprendre littéralement. Plutôt, il fallait discerner la vraie et secrète signification.

Il importe de noter que cette méthode d’interprétation a atteint la ville d’Alexandrie où se trouvait une grande population juive, et éventuellement une grande population chrétienne.

L’allégorie juive

Le Juif d’Alexandrie était confronté par un problème pareil à celui de son voisin grec. En tant que fils de Moïse, il était instruit dans la loi et la révélation divine. Pourtant, il était confronté par la littérature grecque avec son héritage philosophique, et il en était impressionné. La méthode allégorique employée par les Grecs était déjà disponible, et le Juif en a profité pour trouver la philosophie grecque dans les Saintes Ecritures. Par extension, les chrétiens ont adopté cette nouvelle méthode d’interprétation qui étaient auparavant inouïe, laquelle est restée inébranlable pendant plus de quinze siècles.

Aristobule (160 av. J.-C.) a été peut‑être le premier Juif d’employer cette méthode, et il a été suivi par Philon (20 av. J.‑C. ‑ 54 ap. J.‑C.) qui l’a bien appliquée et développée. Aristobule a affirmé que la philosophie grecque avaient beaucoup emprunté de l’Ancien Testament, et qu’en employant la méthode allégorique on pourrait trouver la philosophie grecque dans les Ecritures juives.

Philon a cru que les Ecritures juives étaient bien supérieures au platonisme et à la philosophie grecque. Il a accepté la théorie de l’inspiration par dictée, pourtant, il a aimé la philosophie grecque, surtout Platon et Pythagore. Par son système il a pu concilier pour lui‑même sa loyauté aux Ecritures avec son amour pour la philosophie grecque. Philon n’a pas pensé que la signification littérale soit inutile; elle représentait pour lui un niveau de compréhension qui manquait de maturité. Le sens littéral était le corps des Ecritures, le sens allégorique son âme.

Le système allégorique

Les Grecs───────> Les Juifs d’Alexandrie ───────> Les chrétiens

La conviction de base de l’église primitive était que l’Ancien Testament était un document chrétien. Cette conviction pourvoyait l’approbation nécessaire d’employer cette méthode d’interprétation qui était grecque !

Des difficultés en résultaient pour les Pères de l’église : (1) le sens historique a été perdu, (2) ils n’ont pas vu clairement le progrès de la révélation, (3) ils ont cru que l’Ancien (surtout) et le Nouveau Testament étaient plein de paraboles et énigmes, (4) ils ont confondu l’allégorique avec le typique, (5) ils ont cru que la philosophie grecque était dans l’Ancien Testament, et qu’elle était découverte par la méthode allégorique, (6) puisque la méthode est arbitraire, elle a encouragé le dogmatisme.

La malédiction de la méthode allégorique est qu’elle obscurcit la vraie signification de la Parole de Dieu, et si elle n’avait pas gardé au centre la vérité de l’évangile, elle serait devenu hérétique. En fait, c’est exactement ce qui s’est passé quand les gnostiques ont allégorisé le Nouveau Testament. La Bible traitée d’une manière allégorique devient du mastic dans la main de l’exégète. Des systèmes différents pouvaient surgir dans le cadre de l’herméneutique allégorique sans moyen pour déterminer lesquels étaient corrects. C’est précisément un des problèmes pour la réfutation du gnosticisme. Les orthodoxes voulaient allégoriser l’Ancien Testament, mais pas le Nouveau Testament. Les gnostiques les ont accusés d’être inconsistants. La seule méthode pour s’échapper à ce match nul est de retourner à l’interprétation saine, propre, et littérale des Ecritures. La méthode allégorique met la prime sur le subjectifs, et le triste résultat est l’obscurcissement de la Parole de Dieu.

Clément a trouvé cinq significations possibles : (1) historique, (2) doctrinale, (3) prophétique, (4) philosophique, et (5) mystique.

Origène était motivé de démontrer que Nouveau Testament avaient ses racines dans l’Ancien Testament. Il voulait que les Ecritures soient acceptables devant les gens philosophiques. Ses principes sont les suivants : (1) La signification littérale est le niveau de base (2) Pour comprendre la Bible, nous devons recevoir de la grâce de la part de Christ (3) La vraie exégèse est celle qui est spirituelle. La Bible est une vaste allégorie (4) L’Ancien Testament est la préparation pour le Nouveau Testament qui est caché dans l’Ancien.

Jérôme a traduit la Bible en latin. Il a noté que l’Apocryphe ne se trouvait pas dans la Bible hébraïque et à cause, alors, de sa nature secondaire, il fallait le mettre entre les Testaments, ce qui n’a pas été effectué avant Luther. Au début, Jérôme pratiquait la méthode allégorique, mais plus tard il a été influencé par l’école littérale d’Antioche. Pourtant, il le trouvait difficile de laisser tomber ses habitudes allégoriques.

Augustin a étalé les principes suivants : (1) La foi est nécessaire pour comprendre les Ecritures (2) L’interprétation littérale et historique est importante bien qu’elle ne soit pas le but des Ecritures (3) Les Ecritures ont plus d’une signification, ce qui justifie la méthode allégorique (4) Les chiffres bibliques ont des significations (5) L’Ancien Testament est un document chrétien et christologique (6) La tâche de l’interprète n’est pas d’imposer une signification, mais de la faire sortir du texte (7) L’amour et la comparaison avec le credo sont essentiels (8) On ne doit pas isoler un verset de son contexte (9) Si l’interprétation n’est pas certaine, elle ne peut servir comme base de la foi (10) Nous ne pouvons pas substituer le Saint-Esprit pour la connaissance essentielle (11) Le passage obscur doit céder au passage clair (12) Les Ecritures ne peuvent se contredire. Malheureusement, Augustin violait fréquemment tous ses principes !

L’allégorie catholique

Pendant le moyen âge, la prépondérance de l’oeuvre exégétique était allégorique. Mais l’approche catholique a été influencée par les études protestantes de sorte que les savants catholiques avouent que l’interprétation de certains interprètes catholiques était extrême, et l’importance de la signification littérale est vantée. Ramm décrit l’approche des catholiques : (1) Les savants catholiques acceptent la Vulgate comme la version authentique pour les discours, les disputes, et les sermons (2) L’interprète accepte tout ce que l’Eglise Catholique a spécifié quant aux questions de l’introduction biblique (3) Il accepte toute interprétation officielle (4) L’interprétation littérale et historique des Ecritures est le fondement de l’étude de la Bible (5) Les Ecritures possèdent une signification spirituelle ou mystique que surpasse le sens littéral, mais cette signification spirituelle doit être construite sur la signification littérale (6) L’Eglise Catholique est le gardien de la Tradition et des Ecritures, donc, elle est l’interprète officiel des Ecritures (7) Les Pères peuvent nous guider lorsqu’ils (a) traitent avec des questions de la foi et de la moralité (et non des questions scientifiques ou historiques), (b) rendent témoignage à la Tradition Catholique, et (c) sont unanimes dans leur interprétation (8) L’enseignement obscur d’un passage doit être expliqué par la tradition plus complète de l’Eglise (9) La Bible est à être comprise selon le principe du développement. Les doctrines du Nouveau Testament sont des graines qui développent. Il n’est pas donc nécessaire que l’Eglise Catholique soit identique en forme à l’église primitive ; elle est le développement des graines qui se trouvaient dans le Nouveau Testament (10) L’Eglise Catholique considère les études faites par les protestants d’être d’une qualité inférieure. Les protestants rongent l’écorce du cocotier sans manger le noix du coco.

L’INTERPRÉTATION LITTÉRALE (Ramm, pp. 45-60)

Introduction. Selon la méthode de l’interprétation littérale, on devrait être satisfait de la signification littérale d’un texte à moins que des raisons très substantielles ne soient présentées par le texte pour outrepasser le sens littéral. La Bible est interprétée selon les règles ordinairement appliquées à la langue. Elle contient des déclarations basées sur les faits, des locutions, des métaphores, des idées poétiques, des fables, et des allégories. Cette approche cherche à interpréter chaque expression selon sa nature et sa fonction.

L’interprétation littérale juive

Esdras est considéré le fondateur de l’école extrêmement littérale (Néhémie 8:1-8). La littéralité extrême considère comme saintes les lettres mêmes de la Parole de Dieu. A cause de cela, les scribes ont copié les Ecritures très soigneusement. Les Juifs de la Palestine ont développé quelques principes herméneutiques : (1) Un mot doit être compris dans le contexte de la phrase, et la phrase doit se comprendre dans le contexte plus large (2) Les Ecritures qui traitent avec un certain sujet doivent être comparées (3) Ce qui est clair est préféré à ce qui est obscur (4) On examine attentivement l’orthographe, la grammaire, et les locutions (5) On emploie la logique pour appliquer les Ecritures au sujets qui ne sont pas traités dans les Ecritures (6) Puisque le Dieu d’Israël a parlé dans les langues humaines, Il a adapté sa révélation à ses récipients.

Les littéralistes ont commencé à trouver des significations non seulement dans les phrases et dans les mots, mais aussi dans les lettres (notarikon) et les chiffres (gemetria). Par cette exaltation des lettres des Ecritures, la vraie signification des Ecritures a été perdue.

L’école d’Antioche

Les chrétiens à Antioche ont évité la littéralité des Juifs et l’allégorie d’Alexandrie. Ils ont insisté sur le sens historique et grammatical, et ils ont reconnu le progrès de la révélation. Par exemple, l’enseignement à propos de Jésus-Christ est plus riche dans l’Evangile selon Luc que dans la Genèse. Cette école est devenue le pilier de la Réformation, et la méthode exégétique principale de l’Eglise. Exemples de cette école : Lucien, Diodore, et Chrysostome.

Les Victorines

Pendant la période médiévale l’abbaye de St Victor à Paris a hébergé une école bien influencée par les savants juifs. Cette école employait la méthode historique et littérale.

Les réformateurs

Les principes herméneutiques de Luther étaient les suivants : (1) Le principe psychologique. La foi et l’illumination sont nécessaires pour l’interprète (2) Le principe de l’autorité. La Bible est l’autorité suprême et finale (contre l’autorité ecclésiastique) (3) Le principe littéral. Luther rejetait l’allégorie comme employée par les catholiques. En principe il l’avait répudiée, mais en pratique, il n’en était pas entièrement libre. Il acceptait la primauté des langues d’origine (4) Le principe de la compétence. Le chrétien dévoué et compétent peut comprendre le vrai sens des Ecritures. L’Ecriture interprète l’Ecriture (5) Le principe christologique. La fonction de toute interprétation est de trouver Christ (6) Le principe de la distinction entre la Loi et l’évangile.

Calvin (1) a insisté sur l’illumination par l’Esprit (2) Il a rejeté l’interprétation allégorique (3) Il interprétait les Ecritures par les Ecritures (4) Il se démontrait indépendant de l’exégèse superficielle.

Post-Réforme

Selon cette école de pensée, la valeur principale de la Bible est son emploi pour l’édification pour le croyant individuel. Cet accent pratique est absolument nécessaire. Pourtant, avec cette cible en vue, on peut tomber dans l’allégorisation surtout de l’Ancien Testament. Il ne faut pas substituer cette approche pour les études exégétique et doctrinales.

L’INTERPRÉTATION LIBÉRALE

Voici les principes de l’interprétation libérale : (1) La mentalité moderne doit gouverner notre approche aux Ecritures. La science présume la régularité de la nature, donc, les miracles sont rejetés. Les doctrines du péché, la dépravation, et l’enfer sont offensives et rejetées (2) L’inspiration est redéfinie. C’est le pouvoir d’inspirer l’expérience religieuse actuelle, ce qui est le coeur de la religion. Le contenu doctrinal ou théologique des Ecritures n’est pas obligatoire (3) Le surnaturel est redéfini pour signifier la prière, l’éthique, la pensée pure, et l’immortalité, mais les descriptions des miracles sont des folklores ou la mythologie (4) Le concept de l’évolution est appliqué à la Bible. La loi devient le développement des prophéties, et le Nouveau Testament, même les évangiles, reflète les besoins spirituels de l’église primitive (5) La notion de l’accommodation est appliquée à la Bible. Les déclarations théologiques sont transitoires. Jésus a accommodé son enseignement aux idées des Juifs, surtout à propos des questions de l’Introduction Biblique, par exemple, l’historicité d’Adam et d’Eve, de Jonas, etc (6) La Bible est le produit de l’histoire et des conditions sociales. Son contenu a été emprunté des religions voisines (7) La philosophie porte une grande influence. Pour Immanuel Kant, rien que l’interprétation morale importe. Le déisme aussi mettait l’accent sur l’éthique. L’hégélianisme à été appliqué à l’Ancien Testament par Wellhausen, et au Nouveau Testament par F. C. Baur.

LA NÉO-ORTHODOXIE

Karl Barth a inauguré une nouvelle ère dans l’interprétation biblique à la fin de la première guerre mondiale quand il a publié son Römerbrief, son interprétation de l’épître aux Romains. Voici les principes de l’herméneutique néo-orthodoxe : (1) Le principe de la révélation. L’infaillibilité et l’inspiration orthodoxe sont niées. La Bible est contredite par la science, l’anthropologie, l’histoire, et la géologie. La révélation existe quand Dieu parle. Mais son langage est sa présence. Quand je réponds à ce qu’il me dit par Jésus-Christ, c’est la révélation. La Bible n’est pas une parole de Dieu directe, mais le rapport et le témoignage de la révélation. La Bible contient le témoignage de la révélation dans le passé, et la promesse de la révélation dans l’avenir. La Bible est un témoin à la révélation qui est digne de confiance, mais faillible. L’interprète néo-orthodoxe cherche à découvrir un témoin original à la Parole de Dieu dans les mots faillibles et humains de la Bible (2) Le principe christologique. Les doctrines qui n’indiquent pas le Christ ne sont pas obligatoires. Par exemple, les doctrines de la création et du péché (3) Le principe de la totalité. On ne peut baser une doctrine sur quelques textes scripturaires; il faut la baser sur la totalité des Ecritures (4) Le principe mythologique. La création de l’univers, la création de l’homme, l’innocence de l’homme, la chute de l’homme, et la seconde venue de Christ sont des mythes bibliques avec beaucoup de signification. La seconde venue de Christ veut dire que l’homme ne pourra jamais trouver le bonheur ni sa valeur dans son existence purement historique (5) Le principe existentiel. La Bible contient de l’histoire et de la théologie. Pourtant, son accent est sur l’existence, la vie, et Dieu. Pour comprendre la Bible, on doit s’engager avec le texte (6) Le principe paradoxale. L’homme, étant limité et pécheur, ne peut jamais avoir une connaissance claire de Dieu. La vérité de Dieu lui semble paradoxale. Quelques exemples : L’homme doit perdre la vie pour la sauver ; la croix est la folie et la sagesse de Dieu.

L’ÉCOLE HISTOIRE DU SALUT (HEILSGESCHICHTLICHE)

Cette approche considère la Bible comme une histoire du salut. Elle trace dans l’histoire et dans la doctrine le développement de l’intention divine dans le salut des hommes. La précision du texte dans le domaine de l’histoire, l’astronomie, la géologie, etc., n’est pas importante. On cherche à comprendre le cadre historique, le point de vue de l’auteur et des récipients, et puis il faut répondre au défi de la Bible.

L’HERMÉNEUTIQUE NOUVELLE DE BULTMANN

Les essentiels de l’herméneutique de Bultmann sont les suivants : (1) Le principe scientifique. Toute question doit être décidée par la science (2) Le principe critique. Le cadre historique est plus important que l’exégèse du texte. On emploie la méthode de l’école “l’histoire des religions” pour découvrir l’arrière-plan religieux du document. On emploie la critique des formes pour discerner l’origine des déclarations, des histoires des miracles, et des mythes. On doit différencier ce qui est dit de sa signification (3) Le principe mythologique. Les expressions de foi, de doctrine, ou de miracles, sont des mythes (4) Le principe de démythification. Le savant doit dénuder le mythe pour recouvrer sa signification originelle (5) Le principe dialectique. Si un événement est historique, il n’est pas un objet de la foi. Et les objets de la foi ne sont pas historiques. Pourtant, la croix est tous les deux. L’historien ne peut déduire la signification de la croix. Cette signification ne se connaît que par la foi (6) Le principe révélateur. La révélation ne consiste pas de vérités, de concepts, ou de doctrines. Elle se compose d’un rencontre existentiel avec Dieu (7) Le principe de la loi. L’Ancien Testament n’a pas présagé les doctrines du Nouveau Testament.

Bultmann s’accorde avec le libéralisme en ce qu’il croit que l’intellect de l’homme est capable de juger la crédibilité du contenu biblique. Il s’accorde avec la néo-orthodoxie dans l’idée que la révélation est une expérience subjective et non objective.

La nouvelle herméneutique est bâtie sur l’approche de Bultmann. Voici ses principes : (1) Le principe critique. L’interprète du Nouveau Testament doit reconnaître où la foi des auteurs du Nouveau Testament ont élaboré, soit inventé. Les disciples de Bultmann ont lancé la nouvelle quête pour le Jésus de l’histoire (2) Le principe herméneutique. L’herméneutique n’étale plus les règles pour interpréter les Ecritures ; elle traite avec la compréhension et l’expérience de l’auteur et ses méthodes de s’exprimer (3) Le principe de langage. On emploie un langage existentiel pour parler de l’expérience subjective du lecteur des Ecritures.

CHAPITRE III

PERSPECTIVES THEOLOGIQUES (Ramm, pages 93-113)

Il est possible d’être si entraîné par les principes de l’interprétation que l’on oublie que le but d’étudier la Bible est de produire de la transformation dans notre vie et dans la vie des autres. De l’autre part, on peut s’absorber dans la transformation au degré de penser que de suivre les principes de l’interprétation n’est ni nécessaire ni spirituel. Nous voulons éviter ces deux positions extrêmes.

L’INSPIRATION, LE FONDEMENT

L’interprète chrétien partage beaucoup avec le partisan des études classiques. Pourtant, le chrétien reconnaît qu’il traite avec des documents inspirés de l’Esprit Saint. Cette dimension ajoute les traits suivants : (1) A cause de l’aspect moral ou spirituel de la Bible, l’interprète doit avoir des qualifications spirituelles (2) La Bible a un aspect surnaturel. Le protestant prend au sérieux les miracles enregistrés dans la Bible (3) Bien que la Bible emploie des termes qui existaient déjà dans le grec et dans l’hébreu, cet emploi approfondit la signification des termes tels que la foi, l’amour, la miséricorde, la rédemption, le salut, le ciel, et le jugement.

L’interprétation protestante est caractérisée par certaines attitudes : (1) On s’approche de la Bible avec la foi, la confiance, la prière, et la piété (2) On s’engage dans la critique biblique (3) On essaie de découvrir le texte originel, d’appliquer les règles de l’interprétation, et d’éviter l’eisogèse.

L’ÉDIFICATION : LE BUT

La Bible n’est pas la fin ; elle est le moyen. Le but de la vérité historique, doctrinale, et pratique de la Bible est de promouvoir la prospérité spirituelle de l’homme. L’interprétation théologique n’est pas suffisante. La Bible est plus qu’un livre théologique. Elle est un livre religieux ; et la religion est plus que la théologie. L’étude de la Bible doit développer des compréhensions justes concernant Dieu, l’homme, et le service ; elle devrait nourrir des relations justes avec Dieu.

LA MÉTHODE PROTESTANTE D’HERMÉNEUTIQUE 

Perspectives theologiques

La clarté des Ecritures

L’Eglise Catholique croit que les Ecritures sont obscures. Elle croit aussi qu’elle est la voix officielle de l’Esprit, et qu’il est sa responsabilité d’interpréter les Ecritures. Les réformateurs ont rejeté ce point de vue. Luther a distingué la clarté externe et la clarté interne des Ecritures. La clarté externe est sa clarté grammaticale. L’interprète suit les règles de la langue pour connaître la signification des Ecritures. La clarté interne des Ecritures est l’oeuvre du Saint Esprit dans le coeur et dans l’intelligence du croyant, pour qu’il voie la vérité des Ecritures comme la vérité de Dieu.

L’accommodation de la révélation

Dieu s’est accommodé à l’esprit humain pour que nous comprenions sa vérité. Les Ecritures sont écrites dans les langues humaines (hébreu, araméen, et grec). La révélation a un caractère anthropomorphique. Le caractère accommodé se voit surtout dans le Tabernacle et les paraboles de Jésus. On parle du bras de Dieu pour indiquer sa puissance. Etre assis à la droite de Dieu indique la prééminence. L’interprète qui est au courant de ce caractère anthropomorphique de la révélation divine ne sera pas coupable des formes grotesques d’une exégèse littérale. Plus d’une personne illettré a compris les anthropomorphismes des Ecritures d’une manière littérale et en a conclu que Dieu possède un corps.

La progression de la révélation

En parlant de la progression de la révélation, nous ne voulons pas dire que la révélation biblique soit le résultat de l’évolution. La “révélation progressive” indique l’initiative de Dieu, et non de l’homme, par laquelle Dieu mène l’homme à travers l’enfance théologique de l’Ancien Testament à la maturité du Nouveau Testament. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’idées mûres dans l’Ancien Testament ni des éléments simples dans le Nouveau Testament. Plutôt, la révélation progressive est le plan général de la révélation. Voir Matthieu 5:17-20 ; Galates 3:23-4:7 ; et Hébreux 1:1-2.

Cette révélation progressive n’indique pas que l’Ancien Testament soit moins inspiré que le Nouveau. Elle indique plutôt que la plénitude de la révélation se trouve dans le Nouveau Testament.

Les Écritures sont interprétées par les Écritures

Les réformateurs croyaient que les Saintes Ecritures dans leur entièreté pourvoyaient le contexte et le guide pour la compréhension des passages particuliers. Donc, le théologien doit baser sa doctrine sur les passages dont la signification est claire et non sur ceux qui sont obscurs, par exemple la sorcière à Endor, ou le baptême pour les morts (1 Corinthiens 15:29).

L’unité formelle et systématique

Ce principe correspond au précédent. L’analogie de la foi est l’harmonie constante et perpétuelle des Ecritures sur les points fondamentaux de la foi et de la pratique. Les interprétations des passages spécifiques ne doivent pas contredire l’enseignement total des Ecritures sur un point. Louis Berkhof étale les règles suivantes : (1) Un passage obscur ne peut contredire ce qui est clairement enseigné ailleurs dans la Bible. Par exemple, 1 Jean 3:6 ne peut annuler les autres textes qui enseignent que les croyants pèchent (2) Un passage qui est clair dans son enseignement mais qui n’est pas soutenu d’une manière directe par le reste des Ecritures peut pourvoir la fondation d’une doctrine. Pourtant, une telle doctrine n’est pas aussi forte que celle qui est soutenue et affirmée par une base scripturaire plus large (3) Les doctrines basées sur les passages obscurs et qui n’ont pas le soutien du reste des Ecritures devraient être acceptées avec beaucoup de réserve, si l’on les accepte (4) Si les Ecritures semblent soutenir deux vérités opposées (telles que la dépravation totale et la responsabilité humaine), les deux doctrines devraient être tenues dans la confiance qu’une unité supérieure existe.

L’unité de la signification de l’Ecriture

Nous employons ce terme “unité” en contraste avec le terme “pluralité” ou “diversité”. Nous ne voulons ni réduire les Ecritures à une littéralité étroite, ni n’ignorer ses aspects prophétiques ou typologiques, mais nous voulons nous opposer aux méthodes outrageuses employées dans les cultes, le piétisme protestant, et l’interprétation allégorique. A la base de ces approches se trouve la notion que chaque verset a des significations multiples où l’intention de l’auteur n’est pas prise au sérieux.

L’interprétation et l’application

Nous avons déjà vu que le but de l’herméneutique est l’édification. Pourtant, nous devons bien distinguer l’interprétation (la signification) d’un passage de son application. Il n’y a qu’une interprétation juste, mais il y a plusieurs applications. Dans son désir de rendre la Bible pertinente à la vie quotidienne, le prédicateur est parfois tenté de négliger la signification de son passage. Son assemblée est alors laissée avec la fausse impression que son message, c’est-à-dire son application, exprime la signification originale du texte.

[1]     Ces notes sont tirées très librement de Bernard Ramm, Protestant Biblical Interpretation: A Textbook of Hermeneutics, Grand Rapids: Baker Book House, 1970, 3e édition révisée. ─ J. Gary Ellison, traducteur. Un grand merci à la mère d’un ancien étudiant pour des corrections.

Dimanche après Pâques : L’apparition de Christ à Thomas (Jean 20:19-29)

Sommaire : Ce sermon pour le dimanche après Pâques considère l’apparition de Christ à Thomas le douteur et les leçons de cette apparition pour nous aujourd’hui. Adapté du pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945). (Ajouté le 9 avril 2007.)

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« Thomas le douteur »
Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610)

Jean 20:19-29

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se pré­senta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! 20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les re­tiendrez, ils leur seront reten­us. 24 Thomas, ap­pelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. 26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se pré­senta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! 27 Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. 28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : 29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Introduction

Il est merveilleux de voir comment les apparitions du Christ ressuscité ont répondu à toute variété de tempé­rament et de condition spirituelle. Jésus s’est manifesté à :

Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. Cette femme qui aimait de tout coeur le Seigneur, pleurait et s’affligeait au tombeau de Jésus. Ce matin de la résurrection, Jésus a apparu d’abord à Marie. Cette apparition de Jésus a guérit son coeur brisé (Jean 20).

Il s’est manifesté à Pierre qui avait renié son Maître. Le message des anges était : « Allez dire à ses disciples et à Pierre que vous le verrez en Galilée » (Marc 16:7). Jésus a sondé la profondeur de l’amour de Pierre ; il l’a restauré et l’a commissionné de nouveau (Jean 21).

Sur le chemin vers Emmaüs, Jésus a trouvé deux disciples qui s’interrogeaient concernant la signification des événements associés avec la mort et la résurrection de Jésus. A ces deux pen­seurs, Jésus a expliqué toutes les écritures ce qui le concernait (Luc 24:27).

Jésus savait également répondre aux doutes de Thomas. Une semaine après sa résurrection, Christ se manifeste à Thomas et transforme le douteur en croyant.

La présence de Christ est suffisante pour tous. Elle guérit ceux qui sont blessés, et rend heureux ceux qui sont tris­tes.

Je ne vais pas raconter cette histoire que vous connais­sez aussi bien que moi. Ses grandes lignes sont :

    1. L’absence de Thomas de la première réunion de Christ et ses disciples le soir de Pâques.
    2. Son incrédulité rigide par rapport à leur témoig­nage.
    3. Sa présomption arrogante qu’il avait le droit d’éta­ler les conditions de sa foi, et l’acceptation miséricordi­euse par Christ de ces conditions.
    4. La découverte par Thomas que ces conditions n’éta­ient pas nécessaires.
    5. L’éclat de sa conviction qui l’a poussé à déclarer, « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    6. La Béatitude, « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » du Seigneur qui relie toutes les générations avec cette histoire.

Considérons quelques leçons de cette histoire.

1.   L’ISOLEMENT FAIT MANQUER LA MANIFESTA­TION DE CHRIST (20:19-24).

Verse 24. « Thomas, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. » La raison pour son absence ne nous est pas donnée. Mais peut‑être que cette petite phrase, « l’un des douze » suggère qu’il était sa responsa­bilité en tant qu’un des disciples de se réunir avec eux pour l’en­couragement mutuel.

Si jamais un homme avait besoin d’être encouragé, c’était Thomas ! Il était mélancolique de nature. Nous le trouvons dans Jean chapitre 11. Jésus avait décidé de retourner à Jérusalem, mais les disciples lui ont dit, « Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapi­der, et tu y retournes ! » Pour Thomas, cette possibilité était un fait accompli. « Allons, nous aussi, afin de mourir avec lui » (11:7‑16). Nous voyons, donc, son pessimisme, mais c’est un pessimisme mélangé avec un engage­ment total : Thomas est prêt à mourir avec Christ.

Plus tard, Jésus préparait les disciples pour son départ. Dans Jean 14:3‑4, il dit : « Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et où je vais, vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Sei­gneur, nous ne savons où tu vas ; comment en sau­rions‑nous le chemin ? » Il est désespéré. Il ne veut pas faire face à une séparation d’avec Jésus.

Ce jour de la résurrection c’est Thomas le pessimiste, le désespéré qui s’est isolé de ses compagnons. Il avait placé toute son espérance en Jésus, mais cette espé­rance avait été brisée, clouée à la croix, et scellée dans le tombeau. C’était fini. Pourquoi continuer ? Pourquoi se réunir avec les disciples ? On pourrait se demander pourquoi les disciples se sont réunis, mais ce matin Jésus avait apparu à quelques femmes de leur compag­nie. Ces femmes ont rendu témoignage à la résurrection de Christ. La plupart des disciples ne les croyaient toujours pas, mais ils se sont réunis pour en parler. Mais « Thomas n’était pas avec eux lors­que Jésus vint » (20:24).

Thomas était peut‑être angoissé par sa propre fuite. Il s’était prononcé prêt à mourir avec Christ, mais comme tous les autres, il s’était enfui. Il est vrai que Pierre s’était déclaré prêt à mourir aussi, et qu’il s’est joint aux autres. Mais Thomas était d’une nature plus sensible. Dans son découragement et sa honte, il s’était écarté des disciples. Donc, il a manqué l’ap­parition de Jésus dans la chambre haute.

Quelle est la leçon pour nous ? Lorsque nous sommes frappés par l’incrédulité ou le doute ou un sens d’échec, le pis que nous puissions faire c’est de chercher la solitude, d’être seul avec nos doutes, nos tracas. Le mieux est de chercher la communion de nos frères et de nos sœurs. Si le message ne fait aucun bien, les prières et la louange et le sens d
e fraternité le feront. « Et là où deux ou trois sont assemblés en son nom, il est au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Si le feu essaie de s’éteindre, tirez la braise ensemble pour qu’elle s’enflamme.

Si Thomas avait été là ce soir‑là, il n’aurait pas manqué la présence transformatrice de Christ.

2.   FACE AUX PREUVES QUE DIEU NOUS A DONNÉES, L’INCREDULITÉ N’EST PAS JUSTIFIÉE (20:25).

La nature mélancolique de Thomas qui était probablement la cause de son absence, le poussait à être plus sceptique que tous les autres disciples concernant les nouvelles de la résurrection. Quand les autres disciples lui avaient dit qu’ils avaient vu le Seigneur, il a répondu avec véhémence : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » (20:25). Il n’était pas satisfait du témoignage de ses frères ; il devait avoir de l’évidence palpable pour lui-même. Il n’a pas questionné leur véracité ; mais il a soupçonné la réalité de ce qu’ils avaient cru voir.

Nous devons souligner que les disciples n’étaient pas des gens crédules. Je veux dire qu’ils n’étaient pas prêts à croire n’importe quoi, ce qui n’était pas soutenu par les faits. Ils avaient vu à maintes reprises des hommes crucifiés. Ils reconnaissaient la mort. Tout le monde savait que Jésus était mort. Les Pharisiens le savaient. Les Sadducéens le savaient. Les Juifs le savaient. Les bourreaux romains le savaient. Et les disciples le savaient. Et quand les femmes ont rendu témoignage aux disciples qu’elles avaient vu le Christ ressuscité, les disciples ne les ont pas cru. Cette hésitation à croire met en valeur leur témoignage postérieur. Ils n’étaient pas des gens crédules, prêts à croire n’importe quoi. Ils devaient être convaincus par la présence physique véritable de Jésus lui‑même, ce qui est pour nous une grande preuve de la résurrection.

En principe, le témoignage des femmes n’était pas acceptable dans la société juive. Si les évangélistes falsifiaient les évangiles, ils n’auraient jamais fait des femmes les premiers témoins de la résurrection, mais s’ils l’ont écrit de cette manière, c’est simplement parce que les femmes étaient en fait les premiers témoins du fait que Christ était ressuscité. Les disciples restaient plutôt incrédules devant leur témoignage.

Thomas avait quelque chose que les autres disciples n’avaient pas : le témoignage de ses frères disciples. Le fait que Thomas insiste sur une évidence palpable indique qu’il est allé plus loin que les autres disciples dans son incrédulité. Pourtant, Thomas n’était pas un rationaliste. Il y a des gens qui ne croient pas parce qu’ils ne veulent pas croire ou bien parce qu’ils ont une vision du monde et de la réalité qui ne donne pas de place à Dieu ou au surnaturel. D’autres ne veulent pas croire à la résurrection des morts parce qu’ils ne veulent pas faire face au Juge de toute la terre. Thomas, par contraste, n’était ni rationaliste ni athée. Il ne rejetait pas les miracles de Jésus. Il ne doutait pas de la résurrection de Lazare. Et il voulait croire, semble-t-il, à la résurrection de Jésus, mais il était empêché par son anxiété. Il voulait ardemment connaître la vérité. Il sentait le sérieux et l’importance immense de la question, et il tremblait devant la décision qu’il devait prendre. Il est si déçu et brisé qu’il ne peut accepter le témoignage de ses frères. Mais Jésus sait traiter avec nos déceptions et nos doutes.

3.   DIEU SAIT RÉPONDRE À NOS DOUTES HONNÊTES (20:26-28).

Une semaine s’est écoulée avant que Jésus ne fasse une autre apparition. On pourrait se demander pourquoi Jésus a laissé seuls les disciples pendant cette semaine‑là. La nouvelle foi des disciples avait besoin de mûrir afin de ne pas dépendre de la présence physique de Jésus. Comme une mère s’éloigne de son petit enfant afin de l’encourager à marcher, Jésus a laissé seuls les disciples afin qu’ils apprennent à marcher par la foi. Alors une semaine s’est écoulée pendant laquelle les disciples ont réfléchi à la signification du Christ ressuscité.

Et puis Jésus revient, et il revient pour le bénéfice de Thomas. Il s’adresse à Thomas en employant les mêmes termes qu’il avait adressés à ses frère : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets‑la dans mon côté » (20:27). Il y avait peut-être un reproche dans cette invitation, mais elle manifeste aussi la grâce et la compassion de Jésus. Il parle à un disciple sincère dont la foi est faible. Il ne le condamne pas. Quand des gens qui ne voulaient pas croire lui demandaient des preuves, Jésus leur a répondu, « Une génération méchante et adultère demande un signe; il ne lui sera donné d’autre signe que celui du prophète Jonas » (Matthieu 12:39).

Puis Thomas a entendu un avertissement très pénétrant : « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » (20:27). Qu’est‑ce que cela veut dire ? Cela veut dire ceci : « Ce n’est pas une question d’évidence, Thomas ; c’est une question d’un bon naturel. Ton incrédulité n’est pas due à un manque d’évidence, mais plutôt à ta tendance et à ton attitude d’esprit et de coeur. » Si l’on ne voit pas la lumière du soleil, cela ne veut pas dire que le soleil ne brille pas. Cela veut dire que l’on a fermé les yeux. « Ne sois pas incré­dule, mais crois ! » Ouvre les yeux !

Il y a encore une leçon dans ses paroles. Littéralement Jésus a dit, « Ne deviens pas incrédule, mais deviens un croyant. » Il y a deux tendances travaillant en nous. Et l’une d’entre elles va prédominer. Vous pouvez cultiver l’habitude de l’incrédulité pour descendre, enfin, dans la catégorie des gens sans foi. Ou vous pouvez cultiver la foi pour avoir une certitude divine.

Les paroles de Jésus ont percé le coeur de Thomas. Il a compris que Jésus était là quand il avait exprimé son incrédulité, comme il est là maintenant. Il s’est dit, « Il m’a entendu, pourtant il m’aime. » Thomas était tellement frappé par l’omniscience et l’amour de Jésus, qu’il a oublié son incrédulité et a prononcé sa confession merveil­leu­se. La vue de Jésus a convaincu Thomas qu’il était ressuscité, mais c’était quelque chose d’intérieur qui l’a poussé à s’ex­clam­er, « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (20:28). Thomas a reconnu que celui qui était devant lui était son Maître bien-aimé, celui qu’il connaissait avant la crucifixion. Mais puisque la mort ne pouvait pas le retenir, il devait être aussi Dieu, ce qui le provoque à s’écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Si vous êtes honnêtes devant Dieu, si vous prenez le temps, si vous faites l’effort pour évaluer les preuves qu’il nous a déjà données avec un cœur ouvert, celui qui sonde les cœurs est au courant de ce qui se passe dans votre cœur. Il sait convaincre le cœur ouvert et honnête. En fait, c’est lui qui vous recherche (Jean 4:23).

4.   DIEU RÉSERVE UNE BÉNÉDICTION SPÉCIALE POUR NOUS QUI N’AVONS PAS VU CE QU’ONT VU LES DISCIPLES (20:29).

« Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (20:29). Dans le Nouveau Testament, croire est plus qu’accepter quelque chose comme vrai. C’est aussi se confier. L’objet de notre foi n’est pas une doctrine, mais une Personne. Croire est s’engager totalement à Christ. C’est de reconnaître que Christ est Seigneur et Dieu à qui nous devons rendre une obéissance complète.

Pourquoi Jésus a‑t‑il prononcé cette
béatitude ? Nous pensons parfois qu’il aurait été préférable de vivre à cette époque-là, de voir le Seigneur et ses miracles. Les disciples étaient confrontés par le Christ ressuscité d’une manière qu’ils ne pouvaient pas ne pas croire. Mais nous, nous avons l’occasion d’exercer une foi qui ne dépend pas de ce que nous voyons, mais plutôt une foi qui se repose sur ce que nous entendons. « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10:17). La nôtre est une foi qui croit ce que Dieu dit. Nous acceptons sa parole. Nous ne sommes pas crédules, mais nous avons examiné l’évidence et nous avons trouvé que Dieu est véridique. Nous le croyons parce qu’il est Dieu. Qu’est‑ce la vraie foi ? « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1). « Or, sans la foi il est impossible de lui plaire » (Hébreux 11:6). C’est pourquoi Jésus a prononcé cette bénédiction sur nous qui croyons. Mieux que les disciples, nous pouvons exercer la foi, une foi qui accepte les preuves « dignes de foi » (Actes 17:31 ; cf. Actes 1:3) qui Dieu a données, une foi qui accepte la parole de Dieu.

CONCLUSION

Et vous, comment vous trouvez‑vous devant cette question ? Etes‑vous difficiles à convaincre ? Etes‑vous lents à croire ? Apprenons quelque chose de cette histoire de Thomas et Christ. Agissons sur la foi que nous avons. Fréquentons l’église où Christ se manifeste. Nourrissons notre foi de la nourriture solide de sa parole.

Pour Thomas, Christ était crucifié quelques jours auparavant. Pour des gens, Christ est toujours crucifié, toujours suspendu sur la croix, toujours en train de souffrir. Mais non ! La Bible déclare que son sacrifice était tellement puissant qu’il suffit une fois pour toutes. Pour nous il est ressuscité, exalté à la droite de Dieu, et il reviendra bientôt.

Chaque fois que quelqu’un est sauvé nous savons que Christ est sorti du tombeau parce que c’est Christ seul qui puisse sauver un homme. Chaque fois que quelqu’un est transformé, qu’il quitte son ancienne vie, qu’il commence à marcher selon la parole de Dieu et dans la sainteté, nous savons que Christ est ressuscité parce que Christ seul puisse transformer un homme et lui rendre capable d’obéir aux commandements de Dieu. Chaque fois que quelqu’un est baptisé dans l’Esprit Saint, nous savons que Christ est exalté à la droite de Dieu parce qu’il dit : « Il est avantageux pour vous que je parte, mais si je m’en vais vers le Père, je vous enverrai le Consolateur, et vous serez baptisés dans l’Esprit Saint, et vous serez revêtus de la puissance d’en haut, et vous serez mes témoins » (Jean 16:7). Chaque fois que quelqu’un est guéri, nous savons que Christ est vivant parce qu’il est notre guérisseur. Que c’est clair! Christ est ressuscité!

1. N’abandonnez pas votre assemblée (Hébreux 10:25). Vous n’allez pas grandir dans la foi en vous tenant à l’écart de vos frères et de vos sœurs. Vous avez besoin de l’encouragement et de l’amour qui vient de la manifestation de la présence de Dieu au milieu de nous.

2. Dieu s’est manifesté et nous a parlé par son Fils. Il fait preuve de son amour envers vous dans la croix de Christ. Il fait preuve que Christ est digne de foi par sa résurrection d’entre les morts. Autour de vous se trouvent des gens dont la vie a été transformée par la puissance du Christ ressuscité. L’incrédulité n’est pas justifiée.

3. Ouvrez votre cœur à Dieu. Agissez sur la base des preuves qu’il vous a déjà données. Vous verrez que Dieu est plus que prêt à fortifier votre foi.

4. Acceptez la bénédiction que Dieu veut vous donner. Reconnaissez que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus qu’il a ressuscité d’entre les morts. Ce même Jésus viendra dans votre vie d’une manière inattendue et vous recevrez la bénédiction que Dieu seul puisse vous donner.

Nous terminons avec les paroles d’un des disciples qui était témoin oculaire de la résurrection de Christ : « Vous l’aimez, sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse, en remportant pour prix de votre foi le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:8‑9).


*Source : Ce message est extrait et adapté d’un message par le pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945).

 

Preuves ?

Un homme qui n’a pas laissé de restes, comment voulez-vous qu’il prouve son existence ? Voulez-vous qu’il laisse un tombeau ? Nous l’avons trouvé, mais c’est vide. Vous voulez qu’il nous laisse une croix en bois ? Une couronne d’épines ? Une tunique ? Et si nous avions toujours les clous qui ont transpercé ses mains, serions-nous certains qu’ils étaient authentiques ? Qu’est-ce qu’un homme qui est ressuscité d’entre les morts peut laisser comme preuve de son existence et de sa victoire sur la mort ? Qu’est-ce qui serait convainquant ?

IMG_1088Peut-être des témoins. Des témoins qui ont vu le Ressuscité à des moments différents pendant les 40 jours qui ont suivi sa résurrection. Au moins dix apparitions. À plus de cinq cents témoins qui l’ont vu à la fois. N’est-ce pas une des raisons pour le « succès » de l’évangile dans la ville où Jésus avait été crucifié ? Des centaines d’habitants de la ville où ils l’ont vu crucifié étaient au courant des faits concernant la résurrection et de l’effort des autorités de les camoufler en soudoyant les gardes de dire que les disciples avaient enlevé le corps. C’était une admission de la part des autorités hostiles que le tombeau était bien vide ! Elles ne pouvaient présenter aucune preuve au contraire pour nier la déclaration qu’il était ressuscité. Produire le cadavre aurait été suffisant pour étouffer le mouvement sur le coup.

Dix jours après sa dernière apparition, trois mille personnes se sont engagées à le suivre dans la ville même de son exécution. Toute l’Église dès le premier jour de son existence a été fondée sur et a insisté sur la réalité de la résurrection et sur la nullité de sa propre existence si Christ n’était pas réellement ressuscité d’entre les morts.

Est-il si surprenant que bien des gens qui ont bien considéré et investigué ces faits soient devenus croyants ? Est-il réellement surprenant que des croyants aient enregistré ses faits et non ceux qui ont été hostiles ? Et que des croyants aient écrit des commentaires sur les écrits ? La déclaration des premiers témoins oculaires était la suivante :

« Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4:20).

Quelle sorte de preuve serait nécessaire pour vous convaincre ?

La plus grande preuve de la résurrection

Un sermon sur la résurrection de Christ

Lecture biblique : 1 Corinthiens 15:1-20

Je voudrais vous parler de la plus grande preuve de la résurrection.

Introduction

Il est un fait historique que l’homme a marché sur la lune. Le 20 juillet 1969, le navire spatial Apollo 11 a aluni, et Neil Armstrong est devenu le premier homme à mettre pied sur la lune. Tout le monde était collé à la télévision pour témoigner cet événement historique sans pareil. J’avais 14 ans quand ma famille s’est réunie devant le petit écran en noir et blanc pour écouter l’astronaute prononcer les paroles : « Un petit pas pour l’homme ; un grand pas pour l’humanité. »

Mon épouse était avec ses parents qui étaient missionnaires en Nouvelle Calédonie. Après l’événement, des gens de brousse, ayant entendu le reportage à la radio ont marché des kilomètres pour demander au pasteur : « Est-ce vrai ? Est-ce qu’un homme a mis pied sur la lune ? » C’est un fait historique que l’homme a marché sur la lune.

Il y a un autre fait historique qui est beaucoup plus important, beaucoup plus étonnant, bien plus merveilleux que le fait que l’homme a marché sur la lune. C’est le fait historique que le Fils de Dieu a marché sur la terre. Son arrivée n’était pas suivie en direct par RFO. Sa naissance n’était pas à la une de La Dépêche. Son arrivée dans le monde a été ignorée par le monde à l’exception de quelques bergers, quelques Mages, et un roi insensé. Mais tous les habitants du ciel y ont plongé leurs regards (1 Pierre 1:12).

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie » (Jean 1:1-5).

« La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14).

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).

Jésus est venu dans le monde. Il est né de la vierge Marie. Bien que tenté, il n’a jamais péché. Sa vie était caractérisée de paroles merveilleuses : « Jamais un homme n’a parlé comme parle cet homme » déclara un ennemi (Jean 8:46). Il guérissait les malades, donnait le recouvrement de vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds. Les boiteux ont marché, les lépreux ont été purifiés, des morts ont été ressuscités.

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie, —et la vie a été manifestée, nous l’avons vue, nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. Ceci, nous l’écrivons, afin que notre joie soit complète » (1 Jean 1:1-4).

Les autorités religieuses ont été émues de jalousie et ils l’ont fait cloué à la croix, et il mourut et fut enterré dans un tombeau.

La vie de Jésus est un fait historique :

  • Tacite, historien latin (50-120 apr. J.-C.), nous dit que Christ a été exécuté pendant le règne de Tibère par Ponce Pilate.
  • Pline l’Ancien, écrivain latin (23-79 apr. J.-C.), fait référence à Christ dans une lettre à Trajan (53- 117 apr. J.-C., empereur de 98 à 117).
  • Suétone, historien latin (75 ?-160 apr. J.-C.), fait référence à Christ.
  • Josèphe, historien juif (37-100 apr. J.-C.), mentionne Jésus à plusieurs reprises.

La vie de Jésus est un fait de l’histoire.

Sa mort est aussi un fait historique. « Ce n’est pas étonnant ! S’il a vécu, c’est normal qu’il meure. » Pas du tout ! C’est tout mystère, l’immortel meurt ! Comment est-ce que le Prince de la vie peut mourir ? Mais il est mort. Jésus est vraiment mort.

1 Corinthiens 15:3 « Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures. »

Matthieu 27:50 Il « rendit l’esprit ».

Marc 15:37 « …il expira ».

Jean 19:30, 34 Jésus « rendit l’esprit… Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang. »

Marc 15:44-45 Pilate a été étonné de ce Jésus était déjà mort. Il s’est fait renseigner par le centurion (bourreau) et a donné le corps à Joseph d’Arimathée.

Nous savons que Jésus est mort. Nous savons aussi qu’il est ressuscité. Comment le savons-nous ? Nous le savons parce qu’il a fait preuve de sa résurrection. Luc nous dit qu’il nous a laissé des plusieurs preuves (Actes 1:3). Je voudrais considérer la plus grande preuve de la résurrection de Jésus-Christ.

1. Le tombeau vide est une des grandes preuves de la résurrection.

Nous lisons dans 1 Corinthiens 15:4, « Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. »

Dans Matthieu 27:57-66, les soldats surveillent le mort ! Fulton J. Sheen a remarqué que dans l’histoire du monde, un seul tombeau a été scellé d’une pierre et gardé par des soldats pour empêcher le mort de ressusciter : ce tombeau était celui de Jésus-Christ. Quel spectacle ridicule que de surveiller un cadavre ! Mais les sentinelles ont été envoyées de peur que le Mort ne marche, que le Silencieux ne parle, et que le Cœur percé ne se ranime à la pulsation de vie. Ils disaient qu’il était mort ; ils savaient qu’il était mort ; ils disaient qu’il ne ressusciterait pas ; pourtant ils l’ont surveillé ! Les ennemis de Christ ont certifié sa mort, scellé son tombeau, posté leur garde. En vain. Il n’était pas possible qu’il soit retenu par la mort (Actes 2:24).

Matthieu nous dit ce qui s’est passé :

« Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici qu’il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Son aspect était comme l’éclair et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici ; en effet il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voici : je vous l’ai dit » (Matthieu 28:1-7).

L’ange a posé la question : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? » (Luc 24:5).

Matthieu 28:11-15 contient la première propagande juive contre le christianisme était un aveu que le tombeau était vide :

« Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé. Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une assez forte somme d’argent, en ajoutant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Et si le gouverneur l’apprend, nous userons de persuasion et nous vous tirerons d’ennui. Les soldats prirent l’argent et ils exécutèrent les instructions qui leur avaient été données. Et ce bruit s’est colporté parmi les Juifs, jusqu’à ce jour » (Matthieu 28:11-15).

Soudoyés par les souverains sacrificateurs, les soldats qui avaient gardé le tombeau ont dit que les disciples de Jésus étaient venus de nuit le dérober pendant qu’ils dormaient (Mt. 28:11-15), rendant ainsi témoignage eux-mêmes que le tombeau qu’ils avaient scellé et gardé était finalement vide, malgré toutes leurs précautions !

Tous les historiens de nos jours qui ont soigneusement étudié ces documents, même les sceptiques, sont convaincus que le tombeau était vraiment vide. Ils reconnaissent aussi que les disciples n’ont pas volé le cadavre de Jésus. Les disciples avaient trop peur. Ils ne croyaient pas les femmes qui ont été les premiers témoins de la résurrection. Pourquoi croire les femmes ? Ils avaient témoigné la crucifixion. Ils savaient que Jésus était mort. En plus, le témoignage d’une femme n’était pas admissible parmi les Juifs. Les écrivains des quatre évangiles ont enregistré, sans doute avec embarras, le fait que des femmes étaient les premiers témoins. Ils n’auraient jamais inventé une telle histoire puisque le témoignage des femmes n’était pas admissible devant un tribunal, mais ils l’ont enregistré pour la simple raison que c’est ainsi que l’histoire s’est passée.

Dans l’évangile de Jean, nous lisons que Pierre et Jean sont aussi allés au tombeau et l’ont trouvé vide, ou presque.

« Elle courut trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l’a mis. Pierre et l’autre disciple sortirent pour aller au tombeau. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ; il se baissa, vit les bandelettes qui étaient là, pourtant il n’entra pas. Simon Pierre qui le suivait, arriva. Il entra dans le tombeau, aperçut les bandelettes qui étaient là et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandelettes, mais roulé à une place à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi ; il vit et il crut » (Jean 20:2-8).

Le tombeau vide est une grande preuve de la résurrection.

  • Le tombeau de Confucius est occupé.
  • Le tombeau de Bouddha est occupé.
  • Le tombeau de Mahomet est occupé.

Mais le tombeau de Jésus est vide !

Le tombeau vide est une grande preuve de la résurrection. Mais ce n’est pas la plus grande preuve.

2. Le fait que des gens ont vu le Christ ressuscité est une des grandes preuves de la résurrection.

Paul nous parle des témoins de la résurrection.

« et il a été vu par Céphas, puis par les douze. Ensuite, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres. Après eux tous, il s’est fait voir à moi comme à l’avorton » (1 Corinthiens 15:5-8).

Il y avait au moins 10 apparitions de Jésus-Christ après sa résurrection :

  1. À Marie Madeleine (Jean 20:11-18)
  2. Aux femmes qui retournaient du sépulcre (Matthieu 28:5-15 ; Marc 16:2-8 ; Luc 24:1-11)
  3. Aux deux disciples en route pour Emmaüs (Marc 16:12-13 ; Luc 24:13-35)
  4. À Pierre (Luc 24:34 ; 1 Corinthiens 15:5)
  5. Aux onze disciples sans Thomas (Luc 24:36-43 ; Jean 20:19-23)
  6. Aux onze disciples avec Thomas ( Jean 20:24-29)
  7. Aux sept disciples à la mer de Tibériade (Jean 21:1-25)
  8. Aux onze plus de 500 frères (Matthieu 28:16-20 ; 1 Corinthiens 15:6)
  9. Aux onze plus Jacques, frère de Jésus (Marc 16:14-18 ; Luc 24:44-49 ; 1 Corinthiens 15:7)
  10. Aux onze sur le Mont des Oliviers (Luc 24:50-53 ; Actes 1:1-4, 9-11)

Actes 1:3 (BFC) « En effet, après sa mort, c’est à eux qu’il se montra en leur prouvant de bien des manières qu’il était vivant : pendant quarante jours, il leur apparut et leur parla du Royaume de Dieu. »

Les historiens sceptiques ont beaucoup de difficulté à nier les apparitions de Jésus. Les disciples n’étaient pas prêts à croire. Jésus a dû prouver sa réalité en mangeant du poisson. Il a demandé à Thomas à le toucher.

Le témoignage de Paul remonte à moins de cinq ans après la résurrection (1 Corinthiens 15:3).

Les apparitions de Jésus après sa mort constituent une grande preuve de sa résurrection, mais ce n’en est pas la plus grande preuve.

3. L’existence de l’église est une des grandes preuves de la résurrection.

Comment est-ce que l’existence de l’Église constitue une preuve de la résurrection ? Parce que l’Église est fondée sur la prédication de la résurrection. Les apôtres ne sont pas allés annoncer la résurrection loin des événements ; ils ont annoncé la résurrection dans la ville même où Jésus avait été crucifié aux gens qui l’ont fait mourir :

« Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme approuvé de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez fait mourir en le cloua » (à la croix) par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. » (Actes 2:22-24).

« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous en sommes tous témoins » (Actes 2:32).

« Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2:36).

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées environ trois mille âmes » (Actes 2:41).

« Tandis qu’ils parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple et les Sadducéens, excédés de ce qu’ils enseignaient le peuple et annonçaient, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts. Ils portèrent les mains sur eux et les mirent sous bonne garde jusqu’au lendemain, car c’était déjà le soir. Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva » (environ) cinq mille » (Actes 4:1-4).

« sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous » (Actes 4:10).

« Mais, afin que cela ne se diffuse pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Alors ils les appelèrent et leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus » (Actes 4:17-18).

Les autorités eux-mêmes ne disputent pas les revendications des apôtres. Pour arrêter le christianisme sur place, il aurait été suffisant pour les ennemis de Christ de présenter son cadavre. Ils ne présentent pas de cadavre. Ils ne disent pas que les disciples ont volé le corps. Ils ne disent pas que c’est faux. Il leur défendent tout simplement de parler et d’enseigner au nom de Jésus.

Le fait que l’Église fut fondée dans la même ville où Jésus fut crucifié et ressuscité, cinquante jours après sa résurrection, est une grande preuve de la résurrection. Sans la résurrection, on ne peut pas expliquer l’existence de l’Église. Nulle autre religion ne s’établit sur un fait historique. Elles se basent sur des philosophies, des principes ou des systèmes éthiques, mais Dieu a enraciné la vérité dans un événement historique : il a envoyé son Fils dans le monde, né de la vierge. Jésus a vécu une vie sans péché. Il a démontré qu’il était le Christ par beaucoup de signes attestés par ses disciples (Jean 20:30-31). Il est mort sur la croix, mais il fut physiquement ressuscité d’entre les morts le troisième jour. Quarante jours plus tard il fut exalté visiblement à la droite de Dieu. Dix jours plus tard, à la fête juive de Pentecôte, il a versé le Saint-Esprit de promesse pour fonder l’Église basée sur la prédication de la résurrection (Acts 2:33).

Pourtant, ce n’est pas la plus grande preuve de la résurrection.

  • Si le tombeau vide n’est pas la plus grande preuve de la résurrection,
  • Et les apparitions de Jésus ne sont pas la plus grande preuve,
  • Et l’existence de l’Église n’est pas la plus grande preuve de la résurrection,

Quelle est la plus grande preuve de la résurrection ?

4. La plus grande preuve de la résurrection est que Christ vit en nous !

1 Corinthiens 15:19 parle de notre « espérance en Christ ». Quelle est notre espérance en Christ ? « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

La plus grande preuve se trouve dans le message de ces chants :

Il vit, il vit, Jésus vit aujourd’hui.
Je sais qu’il est tout près de moi
Sur le chemin étroit.
Il vit, il vit. Toujours il me conduit.
Et je puis dire par la foi
Je sais qu’il vit en moi.

 

Merveilleux changement, je naquis de nouveau,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quel grand jour lumineux, tout fut clair, tout fut beau,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Ce fut joie et ferveur, ineffable bonheur,
Quand Jésus entra dans mon cœur.

La plus grande preuve, c’est que « vous deveniez participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4).

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6:3-4).

Nous avons été ressuscités avec Christ !

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8:9-11).

L’Esprit de Christ vit en nous ; ainsi la justice de Dieu est accomplie en nous qui ne marchons pas selon la chair mais selon l’Esprit du Christ ressuscité (Romains 8:3-4).

« Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:15-16).

L’Esprit de Christ rend témoignage à notre esprit que nous sommes les enfants de Dieu. Si nous sommes les enfants de Dieu, c’est parce que Christ est ressuscité !

De grandes preuves de la résurrection :

  1. Son tombeau était vide.
  2. Il a été vu par des centaines de personnes après sa résurrection.
  3. L’Église fut établie sur la résurrection.

Pourtant, la résurrection n’aura pas de valeur pour vous à moins que vous ne participiez à la vie de résurrection… La plus grande preuve de la résurrection, c’est que Christ vit en nous !


Sources : Vers 1976, j’ai entendu un message basé sur cette idée centrale que la plus grande preuve de la résurrection est la preuve qui existe dans notre cœur, le dernier point de ce message. À travers les années, j’ai développé ce message et l’adapté différemment. Je vois l’influence de Fulton J. Sheen (1er point) et de Stephen Neill (3e point).

 

Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 2

 

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


 

Nous continuons notre étude de la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Voir aussi l’accent sur son humanité : Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 1

II. LA DIVINITÉ DE CHRIST

Le mot incarnation ne se trouve pas dans la Bible, mais il fait référence au fait que Dieu le Fils est venu dans la chair, il a pris une nature humaine.

L’enseignement biblique

Le mot Dieu (Theos) employé pour Christ. Normalement, le terme Dieu est réservé à Dieu le Père, mais il y a au moins sept passages clairs qui font référence de façon explicite à Jésus en tant que Dieu :

Jean 1:1 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 20:28 « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Romains 9:5 « les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! »

L’Apôtre Paul dit que le Christ-Jésus est « notre grand Dieu et Sauveur :

Tite 2:13 « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. »

Dieu le Père adresse son Fils comme Dieu :

Hébreux 1:8 (=Psaume 45:7) « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

L’Apôtre Pierre applique le titre « Dieu et Sauveur » à Jésus-Christ :

2 Pierre 1:1 « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »

Un exemple de l’Ancien Testament est le passage messianique bien connu : « Car un enfant nous est né …On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant… » (Ésaïe 9:6).

Le mot Seigneur (Kyrios) employé pour Christ.

Parfois le terme Seigneur est simplement un terme de politesse comme notre Monsieur (voir Matthieu 13:27 ; 21:30 ; 27:63 ; Jean 4:11) ; parfois un terme pour le « maître » d’un serviteur ou d’un esclave (Matthieu 6:24 ; 21:40), mais dans la Septante (la traduction grecque de l’Ancien Testament très utilisée à l’époque de Christ), c’était la traduction normale pour l’hébraïque YHVH, ce que se traduit en français par « Éternel » ou « Jéhovah » ou mieux encore « Yahvé ». Dans la Septante, le nom du Seigneur est traduit par mot Kyrios 6814 fois. Très souvent dans le Nouveau Testament, il est évident que le terme « Seigneur », quand appliqué à Jésus, fait référence à sa divinité :

Luc 2:11 « aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

Luc 2:18 « Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. »

Luc 1:43 « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

Matthieu 3:3 « C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » = Ésaïe 40:3 « Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu. »

Matthieu 22:41-46    « Comme les Pharisiens étaient assemblés, Jésus leur posa cette question : 42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : de David. 43 Et Jésus leur dit : Comment donc David, (animé) par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : 44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. Jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds ? 45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? 46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. »

Jésus veut dire qu’il n’est pas normal d’appeler un fils « Seigneur », ce qui indique que le Fils de David est bien plus qu’un être humain ; il est le Seigneur.

Cet emploi est très fréquent dans les épîtres.

1 Corinthiens 8:6 « néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

1 Corinthiens 12:3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. »

Hébreux 1:10-12 (=Psaume 102:23-27) « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais toi tu demeures ; Ils vieilliront tous comme un vêtement ; 12 Tu les rouleras comme un manteau, Et ils seront changés comme un vêtement, Mais toi tu restes le même et tes années ne finiront pas. »

Apocalypse 19:16 « Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

D’autres revendications à la divinité.

Dans Jean 8:57-59, Jésus revendique son éternité non en disant « Avant Abraham fût, moi j’étais », mais « Avant Abraham fût, je suis ». Les Juifs ont bien compris qu’il revendiquait pour lui-même le titre de « Je suis qui je suis » (Exode 3:14) ; Jésus disait qu’il était Dieu, c’est pourquoi les Juifs ont essayé de le lapider sur le coup (Jean 8:59).

Dans l’Apocalypse 1:8, Dieu le Père est identifié comme « l’Alpha et l’Oméga ». Encore Jésus revendique ce titre dans l’Apocalypse 22:13.

Dans Jean 1:1 Jésus est appelé « Dieu ». Il est aussi appelé « la Parole » qui dans Psaume 33:6 était ce qui a créé l’univers.

Jésus s’appelle « le Fils de l’homme » quatre-vingt-quatre fois dans les évangiles. Le titre se trouve encore une fois dans le Nouveau Testament dans les Actes 7:56 où Etienne parle de Christ comme le Fils de l’homme.

Pearlman a raison de dire : « Le titre est en rapport avec Sa vie terrestre (Marc 2:10, 28 ; Matthieu 8:20 ; Luc 19:10), avec Ses souffrances pour l’humanité (Marc 8:31), et avec Son exaltation et Sa domination sur l’humanité (Matthieu 25:31 ; 26:24 ; comparer Daniel 7:14) » (« Sources », p. 120).

Daniel 7:13-14 « Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui. 14 On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite. »

Le titre dérive de Daniel 7:13-14 qui prophétise le règne éternel et universel de Christ. . Ce « Fils de l’homme » viendra sur les nuées (7:13), ce que les souverains sacrificateurs ont bien compris comme une revendication de divinité dans Matthieu 26:64-66.

Le titre « Fils de Dieu » peut faire référence à Israël (Matthieu 2:15), ou à l’homme créé par Dieu (Luc 2:38), ou à l’homme racheté en général (Romains 8:14, 19, 23). D’autres passages indiquent que la phrase « Fils de Dieu » fait référence à Jésus comme le Fils céleste et éternel qui est égal à Dieu lui-même.

Matthieu 11:25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants. 26 Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein. 27 Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Matthieu 17:5 « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les enveloppa. Et voici qu’une voix sortit de la nuée qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! »

1 Corinthiens 15:28 « Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Hébreux 1:1-3, 5, 8 « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts, Auquel des anges, en effet, (Dieu) a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Moi je serai pour lui un Père, Et lui sera pour moi un Fils ? Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Jean 1:14 « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 1:34 « Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean 1:49 « Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël. »

Jean 8:19 « Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Jean 14:9 « Jésus lui dit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment dis-tu : Montre-nous le Père ? »

En tant que Fils, il est si grand que nous pouvons nous confier en lui pour la vie éternelle (quelque chose que l’on ne pourrait pas dire pour un être créé) :

Jean 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 20:31 « Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

Jésus est celui qui a toute autorité du Père pour donner la vie, prononcer le jugement éternel, et régner sur tous.

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 5:20-22 « Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. En effet, comme le Père ressuscite les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre qui il veutDe plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, »

Jean 5:25 « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient—et c’est maintenant—où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

Jean 10:17 « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. »

Jean 16:15 « Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. »

En tant que Fils, il a été envoyé par le Père et existait donc avant de venir dans le monde qu’il avait d’ailleurs créé.

Jean 3:16-17 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. 17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

Jean 5:23 « afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

Jean 10:36 « à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites : Tu blasphèmes ! parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ! »

Les premiers trois versets de l’épître aux Hébreux insistent que Jésus est celui que Dieu « a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hébreux 1:2). Jésus est « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1:3). Jésus est le double exacte (grec : charaktêr) de sa nature, le faisant exactement égal à Dieu en tout attribut. En plus, il soutient l’univers « par sa parole puissante », quelque chose que Dieu seul puisse faire.

Ces passages indiquent que le titre « Fils de Dieu » quand il est appliqué à Christ affirme sa divinité comme le Fils éternel dans la Trinité, un qui est égal à Dieu le Père dans tous ses attributs.

Évidence que Jésus possédait les attributs de la Divinité.

1. Omnipotence

Voir Matthieu 8:26-27 ; 14:19 ; Jean 2:1-11. Le contexte de ses passages met l’accent sur la nature de Jésus, et non seulement le fait que le Saint-Esprit était avec lui : « il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2:11) ; « Quel est celui-cià qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matthieu 8:27). C’est l’autorité de Dieu qui règne sur les mers et a la puissance pour les calmer (Psaume 65:7 ; 89:9 ; 107:29).

2. Éternité

Jean 8:58 « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »

Apocalypse 22:13 « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »

3. Omniscience

Jésus connaissait les pensées des hommes (Marc 2:8), ceux qui croyaient et celui qui le trahirait (Jean 6:64), tous les hommes (Jean 2:25), « toutes choses » (Jean 16:30). Après la résurrection, Pierre a affirmé que Jésus connaissait toutes choses (Jean 21:17).

4. Omniprésence

Cet attribut n’est pas affirmé pour Jésus pendant son ministère terrestre, mais il est avec nous maintenant (« deux ou trois », Matthieu 18:20 ; « toujours, jusqu’à la fin de l’âge », 28:20).

5. Souveraineté

Il pouvait pardonner les péchés (Marc 2:5-7), de parler de sa propre autorité (Matthieu 5:22, 28, 32, 34, 39, 44 ; contre l’exemple des prophètes qui ont toujours dit, « Voici ce que dit le Seigneur… ») ; toutes choses lui ont été données ainsi que l’autorité de révéler le Père (Matthieu 11:25-27) ; son autorité étend jusqu’à l’état éternel futur de chaque individu (Jean 3:36).

6. Immortalité

Jésus pouvait même ressusciter son propre corps (Jean 2:21-22 ; 10:17-18). Il a « une vie impérissable » (Hébreux 7:16), c’est-à-dire immorale, et c’est Dieu « qui seul possède immortalité » (1 Timothée 6:16).

7. Digne d’adoration

Nulle créature n’est digne d’être adorée, pas même les anges (Apocalypse 19:10), mais Dieu seul. (Cf. Colossiens 2:18, « Que personne, sous prétexte d’humilité et d’un culte des anges, ne vous conteste à son gré (le prix de la course) ; (un tel homme) s’abandonne à des visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, 19 au lieu de s’attacher au chef par qui tout le corps soutenu et rendu cohérent par les jointures et les articulations, grandit d’une croissance qui vient de Dieu. »)

Mais Dieu dit qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse et toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2:9-11). « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Hébreux 1:6). Dans l’Apocalypse, Christ est adoré par des milliers et des milliers d’anges et de créatures célestes parce qu’il est égal à Dieu le Père dans sa divinité (Apocalypse 5:12-13).

(Notez que Philippiens 2:6-8 n’enseigne pas que Jésus a cédé ses attributs en devenant homme ; plutôt il s’est dépouillé de sa situation et de son privilège à la droite de Dieu, que Paul veut présenter comme exemple pour nous tous [2:1-5].)

Christ est pleinement Dieu.

La divinité de Jésus-Christ est affirmé par les centaines de versets qui appellent Jésus « Dieu » et « Seigneur », et tous les titres de divinité qui les sont attribués, ainsi que toutes les actions que Dieu seul puisse faire. « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui » (Colossiens 1:19). « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9). Il est véritablement et pleinement Dieu. Il était bien appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Les arguments pour la divinité de Jésus-Christ ne se reposent pas sur une poignée de versets. Sa divinité est tissé au travers de tous les livres du Nouveau Testament. Dans leur excellent livre Putting Jesus in His Place: The Case for the Deity of Christ, Robert Bowman and J. Ed Komoszewski démontrent que

  1. Jésus reçoit l’honneur réservée à Dieu.
  2. Il a les attributs de Dieu.
  3. Il est appelé par les noms de Dieu.
  4. Il fait les actes de Dieu.
  5. Il s’assied sur le trône de Dieu.

Pourquoi la divinité de Jésus était-elle nécessaire ?

Dieu seul était capable de porter toute la pénalité de tous nos péchés.

Le salut vient de Dieu (Jonas 2:9) ; le message des Écritures est que nulle créature pourrait sauver les hommes, mais Dieu seul.

Seulement quelqu’un qui était véritablement et pleinement Dieu puisse être le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5), nous ramener à Dieu, et nous révéler Dieu (Jean 14:9). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; qui conque confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23). « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils » (2 Jean 9).

Wayne Grudem conclut son chapitre sur la personne de Christ en disant :

« C’est de loin le miracle le plus étonnant de la Bible entière—bien plus étonnant que la résurrection et plus étonnant même que la création de l’univers. Le fait que le Fils de Dieu—infini, omnipotent, et éternel—puisse devenir homme et se joindre à la nature humaine à jamais, afin que le Dieu infini devienne une personne avec l’homme fini, (ce fait) demeurera pour l’éternité le miracle le plus profond et le mystère le plus profond de tout l’univers » (Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 563).

Paul a dit dans 1 Timothée 3:16,

« Et il faut avouer que le mystère de la piété est grand : Celui qui a été manifesté en chair, justifié en Esprit, est apparu aux anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire ».

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi « Doctrine » :

 

Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ – Part 1

 

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


La doctrine centrale du christianisme est la divinité plénière de Jésus-Christ et sa relation comme Fils unique de Dieu le Père. Le Seigneur Jésus-Christ est le Fils éternel de Dieu. L’Apôtre Jean déclare l’importance de cette doctrine dans sa deuxième épître :

2 Jean 9 NEG Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.

Cette doctrine de la divinité plénière et éternelle de Jésus-Christ (voir Colossiens 2:9) est niée par les Témoins de Jéhovah qui enseignent que Jésus-Christ est un dieu puissant à côté du Dieu Tout-Puissant—ce qui est une forme de polythéisme—et que Jésus-Christ fut créé par Dieu et n’est pas donc éternel mais commença à exister quand Dieu le créa.

Les mormones, de leur part, enseignent que Jésus-Christ était la progéniture de Dieu le Père et sa femme céleste et que Jésus et Lucifer étaient frères. En plus, ils enseignent que nous sommes tous la progéniture de ce Dieu qui n’est qu’un dieu parmi beaucoup de dieux qui ont évolué des hommes comme nous !

Les pentecôtistes unis (pas les pentecôtistes classiques) ont embrassé l’hérésie ancienne de Sabellius (3e siècle) « selon laquelle la Trinité forme une seule personne qui se manifeste sous trois aspects » (Le Petit Robert), ce qui efface la distinction entre les trois personnes de la Trinité.

En face de ces erreurs flagrantes du centre doctrinal du christianisme, il nous est impératif de « demeurer dans la doctrine de Christ » (2 Jean 9). Le fondement de cette doctrine se trouve dans les Écritures qui seules sont la règle infaillible.

Nous voulons considérer l’humanité et la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Dans cette première étude, nous considérons l’humanité de Christ, ce que déclarent les Écritures, les faits historiques de la vie Jésus ainsi que leur signification et leur importance pour nous. Dans l’étude prochaine, nous considérerons la divinité de Christ.

I. L’HUMANITÉ DE CHRIST

En considérant la vie et l’humanité de Christ, nous pouvons distinguer les faits historiques de leur signification. Commençons avec les faits de sa vie terrestre.

Les Ecritures déclarent :

  1. Sa naissance virginale (Matthieu 1:23 ; Luc 1:31, 35).
  2. Sa vie sans péché (Hébreux 7:26 ; 1 Pierre 1:22)
  3. Ses miracles (Actes 2:22 ; 10:38).
  4. Son œuvre expiatoire à la croix (1 Corinthiens 15:3 ; 2 Corinthiens 5:21).
  5. Sa résurrection physique d’entre les morts (Matthieu 28:6 ; Luc 24:39 ; 1 Corinthiens 15:4).
  6. Son exaltation à la droite de Dieu (Actes 1:9, 11 ; 2:33 ; Philippiens 2:9-11 ; Hébreux 1:3).
Les faits Leur signification
Sa naissance virginale Natures humaine et divine
Sa vie sans péché Agneau de Dieu sans tache
Ses miracles Royaume de Dieu (Luc 11:17-20)
Son œuvre expiatoire à la croix Pardon (Romains 4:25)
Sa résurrection physique d’entre les morts Justification (Romains 4:25)
Son exaltation à la droite de Dieu Médiation pour nous (1 Jean 2:1 ; Hébreux 8:1) ; Effusion de l’Esprit Saint (Actes 2:33)

Nous voulons considérer certains aspects en plus de détail.

Sa naissance virginale

Sept cents ans avant la naissance de Christ, le prophète Ésaïe avait prophétisé sa naissance:

Es. 7:14 NEG C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe; Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Le Fils de Dieu entrerait dans le monde comme nul autre ; il naîtrait d’une vierge. Matthieu décrit les circonstances de la naissance de Jésus et les identifie comme l’accomplissement de la prophétie Ésaïe :

Matthieu 1:18-25          « Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l’action) du Saint-Esprit. 19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, 21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : 23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils, Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. 24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. 25 Mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. »

Luc, dans son évangile, souligne le caractère virginal de la mère de Jésus dans son récit de l’Annonciation :

 Luc 1:34-35       « Marie dit à l’ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

L’importance doctrinale de la naissance virginale :

  1. Le salut ne peut jamais venir d’un effort humain quelconque ; le salut doit être l’œuvre de Dieu lui-même.

Quand le péché entra dans le monde, dans le « protoevangelion », la première annonce de l’évangile, Dieu promit de donner un Sauveur qui naîtrait d’une femme :

Genèse 3:15 « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, Entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, Et tu lui écraseras le talon. »

L’Apôtre Paul nous dit que le Fils de Dieu est cette descendance d’une femme :

Galates 4:4 « mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la loi, pour que nous recevions l’adoption. »

  1. La naissance virginale a rendu possible l’unification de la divinité plénière et une humanité complète dans une personne.

Il aurait probablement été possible pour Dieu de créer Jésus comme un être humain tout fait au ciel et le faire descendre du ciel sans le bénéfice des parents humains. Mais alors, il nous aurait été difficile de voir comment Jésus pouvait être aussi humain que nous.

Encore, il aurait probablement été possible pour Dieu d’envoyer Jésus dans le monde par le moyen de deux parents humains et d’unir sa pleine divinité avec sa pleine humanité tôt dans sa vie. Mais alors, il nous aurait été difficile de comprendre comment Jésus était pleinement Dieu.1

Né d’une femme, Jésus avait une humanité complète. Étant éternellement le Fils de Dieu, « toute la plénitude de la divinité » habite en lui (Colossiens 2:9). Sans être mélangées, les deux natures existent en une seule personne, Jésus-Christ, le Dieu-homme. Cela grâce au miracle de l’incarnation quand la Parole devint chair (Jean 1:14).

  1. La naissance virginale a permis à Jésus d’avoir une vraie humanité sans la corruption du péché.

Comme le premier Adam fut créé sans péché, le dernier Adam est entré dans le monde sans péché (cf. 1 Corinthiens 15:45).

Luc 1:35 « L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

Ses faiblesses humaines et ses limitations

En tant qu’homme, Jésus s’est imposé sur lui-même certaines faiblesses et limitations.

1. Jésus avait un corps humain.

Il est devenu un vrai être humain avec toutes ses limitations.

Luc 2:7 « et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. »

Luc 2:40 « Or le petit enfant grandissait et se fortifiait ; il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. »

Luc 2:52 « Et Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » Matthieu 4:2 « Il jeûna quarante jours et quarante nuits, puis il eut faim. »

Jean 4:6 « Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure. »

Luc 23:26 « Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus. »

Jean 19:28 « Après cela, Jésus, qui savait que déjà tout était achevé, dit afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif. »

Même après sa résurrection, Jésus avait un corps. Bien que glorifié et débarrassé des faiblesses et des limitations humaines normales, le corps ressuscité était réel et physique.

Luc 24:39 « Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez ; un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. »

Luc 24:42 « Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé ».

  1. Jésus avait un esprit humain.

Luc 2:52 « Et Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. »

Hébreux 5:7-8 « …Ayant été exaucé à cause de sa piété, il a appris, bien qu’il fût le Fils, l’obéissance par ce qu’il a souffert. »

Il s’est imposé certaines limitations à sa connaissance :

Marc 13:32 « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père (seul). »

  1. Jésus avait une âme humaine et des émotions humaines.

Jean 11:35 « Jésus pleura. »

Jean 12:27 « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ?… Père, sauve-moi de cette heure ?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. »

Jean 13:21 « Après avoir ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit et fit cette déclaration : En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. »

Matthieu 8:10 « Après l’avoir entendu, Jésus (plein) d’admiration dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous le dis, je n’ai trouvé chez personne, même en Israël, une si grande foi. »

Matthieu 26:38 « Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort, restez ici et veillez avec moi. »

Hébreux 5:7 « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, offrit à grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort. Ayant été exaucé à cause de sa piété, il a appris, »

Hébreux 4:15 « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. »

 

  1. Les gens auprès de Jésus l’ont vu simplement comme un homme.

Matthieu 13:53-58 « Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles il partit de là. 54 Il se rendit dans sa patrie et se mit à enseigner dans leur synagogue, de telle sorte qu’ils étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? 55 N’est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? Et ses frères, Jacques, Joseph, Simon et Jude ? 56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui vient donc tout cela ? 57 Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. 58 Et il ne fit pas, là, beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité. »

Jean 7:5 « En effet, ses frères non plus ne croyaient pas en lui. »

Il était sans péché.

Les Écritures déclarent à maintes reprises que Jésus n’a jamais commis de péché :

Luc 4:13 « Après avoir achevé de le tenter, le diable s’éloigna de lui jusqu’à une autre occasion. »

Jean 8:46 « Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? »

Jean 8:29 « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours ce qui lui est agréable. »

Jean 15:10 « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. »

Jean 18:38 « Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs et leur dit : Moi, je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui. »

Actes 2:27 « Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption. »

Actes 3:14 « Mais vous, vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé comme une faveur qu’on vous remette un meurtrier. »

Actes 4:30 « étends ta main, pour qu’il se produise des guérisons, des signes et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. »

Actes 7:52 « Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont mis à mort ceux qui annonçaient à l’avance la venue du Juste, dont vous êtes devenus maintenant les meurtriers après l’avoir livré, »

Actes 13:35 « En conséquence, il dit ailleurs : Tu ne laisseras par ton Saint voir la corruption. »

2 Corinthiens 5:21 « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

Hébreux 4:15 « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. »

Hébreux 7:26 « C’est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, »

1 Pierre 1:19 « mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ; »

1 Pierre 2:22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude ; »

1 Pierre 3:18 « En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de vous amener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été rendu vivant selon l’Esprit. »

1 Jean 2:1 « Mes petits enfants, je vous écris ceci, afin que vous ne péchiez pas. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. »

1 Jean 3:5 « Or, vous le savez, lui (le Seigneur) est apparu pour ôter les péchés ; et il n’y a pas de péché en lui. »

Pourquoi est-ce que l’humanité plénière a été nécessaire ?

1 Jean 4:2-3 NEG Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus -Christ venu en chair est de Dieu ; 3 et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n’est pas de Dieu, c ‘est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.

  1. Une obéissance représentative (Luc 4:1-13)

Romains 5:18-19 « Ainsi donc, comme par une seule faute la condamnation s’étend à tous les hommes, de même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. 19 En effet, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes.

1 Corinthiens 15:45, 47 « C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. 47 Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le deuxième homme vient du ciel. »

  1. Pour être un sacrifice de substitution

Hébreux 2:16-17 « Car ce n’est pas à des anges, assurément, qu’il vient en aide, mais c’est à la descendance d’Abraham qu’il vient en aide. 17 Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple. »

Hébreux 9:12 « et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C’est ainsi qu’il (nous) a obtenu une rédemption éternelle. »

Dieu, qui est esprit et non chair, à l’incarnation a préparé un corps pour Dieu le Fils afin qu’il puisse se présenté comme victime expiatoire pour nos péchés :

Hébreux 10:5-10 NEG C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n ‘as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m ‘as formé un corps ; 6 Tu n ‘as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. 7 Alors j’ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté. 8 Après avoir dit d’abord : Tu n ‘as voulu et tu n ‘as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché 9 (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. 10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus -Christ, une fois pour toutes.

  1. Pour être le seul médiateur entre Dieu et les hommes

1 Timothée 2:5 « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme. »

L’Épître aux Hébreux souligne cette fonction médiatrice de Christ, surtout dans les chapitres 7 à 10.

  1. Pour accomplir l’intention originale de Dieu que l’homme règne sur la création.

Hébreux 2:8-9 « Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En lui soumettant ainsi toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui reste insoumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais celui qui a été fait pour un peu de temps inférieur aux anges, Jésus, nous le contemplons, couronné de gloire et d’honneur, à cause de la mort qu’il a soufferte ; ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous. »

Matthieu 28:18 « Jésus s’approcha et leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. »

Éphésiens 1:22 « Il a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef suprême à l’Église, »

1 Corinthiens 6:3 « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Pourquoi pas, à plus forte raison, les affaires de cette vie. »

  1. Pour être notre exemple et modèle.

1 Jean 2:6 « celui qui déclare demeurer en lui, doit marcher aussi comme lui (le Seigneur) a marché. »

1 Jean 3:2 « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui (le Seigneur) est pur. »

2 Corinthiens 3:18 « Nous tous, qui le visage dévoilé, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. »

Romains 8:29 « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères. »

1 Pierre 2:21 « C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; »

Hébreux 12:2 « les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre sa personne, afin que vous ne vous fatiguiez pas, l’âme découragée. »

Philippiens 3:10-11 « Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts »

  1. Pour être le modèle de nos corps ressuscités.

1 Corinthiens 15:23 « mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement. »

Colossiens 1:18 « Il est la tête du corps, de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. »

  1. Pour être le grand sacrificateur

Hébreux 2:18 « Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. »

Hébreux 4:15 « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. 16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d’un secours opportun. »

Jésus sera à jamais un homme.

Jésus n’a pas cédé sa nature humaine après sa mort et sa résurrection. Il a même gardé les cicatrices de ses mains (Jean 20:25-27). Il avait « chair » et « os » (Luc 24:39) et a mangé (Luc 24:41-42). Les anges ont annoncé qu’il reviendrait de la même manière (Actes 1:11). Étienne l’a vu comme le Fils de l’homme (Actes 7:56). Il s’est révélé à Saul sur le chemin vers Damas comme « Jésus qui tu persécutes » (Actes 9:5). Dans la vision de Jean, Jésus apparaît toujours comme « un qui ressemblait à un fils d’homme » bien que rempli de grande gloire et de puissance. Il promet de boire du vin avec ses disciples dans le royaume de son Père (Matthieu 26:29), et nous invite au festin des noces de l’agneau (Apocalypse 19:9). Ces passages indiquent que Jésus n’est pas temporairement devenu homme ; sa nature divine a été unie en permanence à sa nature humaine. Il vit à jamais non seulement comme le Fils de Dieu, deuxième personne de la Trinité, mais aussi comme Jésus, l’homme qui naquit de Marie, et comme Christ, le Messie et Sauveur de son peuple. Jésus demeurera à jamais une personne qui est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme.

Dans notre prochaine étude, nous considérerons la divinité du Seigneur Jésus-Christ.

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi « Doctrine » :

 

Doctrine 02 : Le seul vrai Dieu

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

Le seul vrai Dieu s’est révélé comme l’éternel « Je suis » créateur du ciel et de la terre et rédempteur de l’humanité. Il s’est révélé plus encore en incarnant les principes de relation et d’association en tant que Père, Fils et Saint-Esprit (Deutéronome 6:4 ; Ésaïe 43:10-11 ; Matthieu 28:19 ; Luc 3:22).


I. L’EXISTENCE DE DIEU

« Au commencement Dieu… » (Genèse 1:1). Avec ces mots, la révélation de Dieu commence. Dieu n’entreprend nulle par dans les Écritures de prouver son existence. Il a écrit la preuve de son existence dans sa création et dans le cœur de l’homme.

Psaumes 19:1 (NEG) Au chef des chantres. Psaume de David. Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’oeuvre de ses mains.

Ecclésiaste 3:11 (NEG) Il fait toute chose belle en son temps; même il a mis dans leur coeur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin.

Dans le récit de la création (Genèse 1:1-2:3), le mot « Dieu » se trouve 34 fois : “Dieu dit… Dieu fit… Dieu vit… Dieu appela… » Pourquoi cet accent fort sur Dieu ? Dieu voulait que nous sachions que c’est lui qui a tout créé. Cette connaissance est bien claire dès la création du monde de manière que les hommes sont inexcusables (Romains 1:19-20).

Romains 1:19-20 (NEG) car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. 20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

M. Wayne Grudem, professeur de théologie, raconte l’histoire d’une amie qui se déclarait agnostique. Ils étaient plusieurs dans une voiture et cette amie disait qu’elle n’avait pas de conscience dans son cœur de l’existence de Dieu. Quelques minutes plus tard la voiture est arrivée à une grande vitesse sur une section de verglace. La voiture a fait une queue de poisson de 360 degrés. Avant que la voiture ne soit arrêtée par un grand tas de neige (sans trop de dégât), cette même femme s’est crié, « Seigneur Jésus, daigne nous aider ». Les autres passagers ont été émerveillés que l’agnosticisme de cette femme a été démenti par les paroles de sa bouche (Grudem, Systematic Theology, pp. 141-142).

A. La racine de l’agnosticisme et de l’athéisme

La Bible explique pourquoi il y a des gens qui ne croient pas en Dieu. La racine de l’agnosticisme et de l’athéisme, c’est le péché :

Psaume 10:3-4 « Car le méchant se loue de sa convoitise, Et le profiteur maudit (et) outrage l’Éternel. Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas ! Il n’y a point de Dieu ! —Voilà toutes ses réflexions. »

Le pécheur a deux choix : (1) se repentir ou (2) se duper qu’il n’y a pas de conséquences de son péché en niant l’existence d’un juste Dieu. Cette dernière option trahit l’irrationalité du péché :

Psaumes 14:1 ; 53:1 « …L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis d’horribles injustices ; Il n’en est aucun qui fasse le bien. »

Il y a aussi beaucoup d’athées pratiquants : ils disent qu’ils croient en Dieu, mais il n’y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux (Romains 3:18). Ils ont un faux dieu dans leur esprit : un dieu d’amour qui ne punit pas.

Dans l’épître de Paul aux Romains, nous lisons que les hommes « étouffent la vérité » (Romains 1:18 BFC).

C’est une suppression de la vérité.

Romains 1:18, 20, 23, 25, 28, 32 « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, 20 En effet, les (perfections) invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages… 23 et ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles… 25 eux qui ont remplacé la vérité de Dieu par le mensonge et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !… 28 Comme ils n’ont pas jugé bon d’avoir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes ;… 32 Et bien qu’ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent. »

En bref, la racine de l’agnosticisme et de l’athéisme est une disposition du coeur qui veut être son propre dieu.

B. Les preuves philosophiques traditionnelles de l’existence de Dieu

Si le péché provoque les gens à penser d’une manière irrationnelle, les preuves de l’existence de Dieu sont une tentative d’enlever des obstacles à la foi.

  1. L’argument ontologique : basé sur l’idée d’un Dieu parfait. L’idée ne serait pas parfaite si Dieu n’existait pas. Donc, Dieu existe. Personnellement, je ne trouve pas cet argument satisfaisant.
  2. L’argument cosmologique (une sous-catégorie) : Dieu est la première cause (non causé lui-même) de tout ce qui existe.
  3. L’argument téléologique : l’ordre de l’univers indique un Créateur.
  4. L’argument moral : le sens inné du bien et du mal indiqué un Dieu moral.
  5. L’argument esthétique : le sens de la beauté indique un Créateur qui a mis quelque chose de son sens de la beauté en nous.

La valeur des preuves traditionnelles : Leur valeur se trouve en surmontant les objections intellectuelles des incroyants, mais elles ne peuvent pas amener une personne à la foi. Même si vous réussissez à prouver l’existence de Dieu par ces arguments, vous n’aurez pas prouvé que le Dieu qui existe est forcément le Dieu de la Bible. N’oubliez pas que Paul, dans une ville comme Corinthe qui se vantait de sa philosophie, n’a pas fait recours à la philosophie pour évangéliser la ville :

1 Corinthiens 2:1-5 « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte et de grand tremblement ; ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu. »

Les arguments pour son existence cherchent à démontrer qu’il est logique de croire en Dieu.

II. DIEU ET LES DIEUX

Des anthropologues ont appliqué la théorie d’évolution à l’étude de l’histoire des religions. Ils ont conclu que dans l’histoire, l’homme était polythéiste au départ. Avec le temps, le polythéisme a cédé la place au monothéisme parmi certains peuples, notamment les Juifs. Cette interprétation des faits n’est pas correcte, ce que quelques anthropologues ont commencé à constater.

La Bible révèle qu’au commencement le premier homme Adam était monothéiste. Avec les générations, l’homme s’est éloigné de Dieu jusqu’an Déluge.

Dieu a fait un nouveau départ avec Noé, mais encore les générations suivantes se sont éloignées du seul vrai Dieu.

Dieu a appelé Abram du milieu du polythéisme à Our-des-Chaldéens, mais nous trouvons de faux dieux dans la maison de Laban.

À l’exode d’Égypte, Dieu a jugé les faux dieux du pays :

Exode 12:12 « Cette nuit-là, je parcourrai le pays d’Égypte et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail, et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel. »

Le premier des Dix Commandements interdit l’adoration d’autres dieux :

Exode 20:3 (NEG) Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.

À l‘entrée dans la Terre promise, Rahab a reconnu l’unicité du Dieu des Israélites :

Josué 2:11 (NEG) …c’est l’Éternel, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre.

Pendant la période des Juges, le peuple de Dieu a traversé des cycles de rébellion contre Dieu, de rétribution par Dieu, de repentance envers Dieu et de restauration par Dieu.

Après l’établissement du royaume, le polythéisme de Salomon et le problème intermittent de l’idolâtrie a conduit le peuple à l’exil babylonien et à la purification éventuelle de l’idolâtrie.

Aujourd’hui, il existe trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam.

L’accent sur l’unicité de Dieu se trouve à travers la Bible. Avant l’exil et en face du polythéisme, Dieu avertissait son peuple :

Ésaïe 45:5-6 « Je suis l’Éternel, Et il n’y en a point d’autre, A part moi il n’y a point de Dieu ; Je t’ai pourvu d’une ceinture, Sans que tu me connaisses. C’est afin que l’on reconnaisse, Du soleil levant au couchant, Qu’en dehors de moi il n’y a que néant : Je suis l’Éternel, Et il n’y en a point d’autre. »

Ésaïe 45:18 « Car ainsi parle l’Éternel Qui a créé les cieux, lui le (seul) Dieu, Qui a façonné la terre Et l’a formée, lui qui l’affermit. Il ne l’a pas créée vide, Il l’a façonnée pour qu’elle soit habitée. Je suis l’Éternel, Et il n’y en a point d’autre. »

Ésaïe 45:21 « Annoncez-le et présentez (vos arguments) ! Qu’ils prennent conseil les uns des autres ! Qui a fait entendre cela depuis les origines Et depuis lors les a annoncées ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? En dehors de moi, il n’y a point de Dieu, Un Dieu juste et qui sauve, A part moi, il n’y en a aucun. »

Ésaïe 45:22 « Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, Vous, tous les confins de la terre ! Car je suis Dieu, Et il n’y en a point d’autre. »

Ésaïe 46:5 « A qui me comparerez-vous Et me rendez-vous égal ? A qui me ferez-vous ressembler, Pour que nous soyons semblables ? »

Ésaïe 46:9 « Souvenez-vous des premiers événements ; Car je suis Dieu, Et il n’y en a point d’autre, Je suis Dieu, Et rien n’est semblable à moi ».

Il convient de noter que cet enseignement biblique contredit la fausse doctrine des mormones qu’il y a beaucoup de dieux et que nous pouvons devenir des dieux.

III. LA SUSCEPTIBILITÉ DE DIEU D’ÊTRE CONNU

A. Notre nécessité que Dieu se révèle

Si nous sommes à connaître Dieu, il est nécessaire qu’il se révèle à nous. Il n’est pas obligé de se révéler, mais sans son auto-révélation, nous ne pourrions le connaître. Dans sa grâce, Dieu s’est fait connaître.

Romains 1:19 « car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté. »

Matthieu 11:27 « Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

1 Corinthiens 1:21 « Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. »

B. Nous ne pourrons jamais comprendre Dieu d’une manière entière.

Psaumes 145:3 « L’Éternel est grand et très digne de louange, Sa grandeur est insondableNotre Seigneur est grand, d’une force immense, Son intelligence n’a point de limite. »

Psaumes 139:5 « Tu m’entoures par derrière et par devant, Et tu mets ta main sur moi. Une telle science est trop merveilleuse pour moi, Trop élevée pour que je puisse la saisir. »

Romains 11:33 « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! »

Pourtant, pendant toute l’éternité, nous continuerons à augmenter notre connaissance de Dieu et nous ravir dans ses perfections :

Psaumes 139:17 (dby) « Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! combien en est grande la somme ! Si je veux les compter, elles sont plus nombreuses que le sable. Si je me réveille, je suis encore avec toi. »

Colossiens 1:10 « Marchez d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous points de vue ; portez des fruits en toute sorte d’œuvres bonnes et croissez dans la connaissance de Dieu. »

C. Pourtant, nous pouvons vraiment connaître Dieu.

C’est une chose que de connaître certains faits concernant le président de la République ; c’en est une autre que de le connaître lui. Dieu veut que nous le connaissions lui. Cf. Jacques 2:19.

Jean 4:22 « Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. »

Jean 17:3 « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »

Hébreux 8:11 « Personne n’enseignera plus son concitoyen, Ni personne son frère, en disant : Connais le Seigneur ! En effet, tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux. »

1 Jean 5:20 « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître (celui qui est) le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui le Dieu véritable et la vie éternelle. »

1 Jean 2:13 « Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le Malin. Je vous ai écrit, jeunes enfants, parce que vous avez connu le Père. »

Jérémie 9:23-24 « Ainsi parle l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, Que le fort ne se glorifie pas de sa force, Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse, 24 Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie D’avoir de l’intelligence et de me connaître, (De savoir) que je suis l’Éternel, Qui exerce la bienveillance, le droit et la justice sur la terre ; Car c’est à cela que je prends plaisir, —Oracle de l’Éternel. »

IV. LE CARACTÈRE DE DIEU

Le dictionnaire définit attribut comme « caractère particulier d’un être, d’une chose. PHILO Caractère essentiel d’une substance ».

Dieu a des attributs intransmissibles : les attributs qu’il ne transmet pas aux autres :

  • Son éternité
  • Son immuabilité
  • Son omniprésence

Il a aussi des attributs transmissibles : les attributs qu’il partage ou transmet aux autres :

  • Sa connaissance : nous pouvons avoir de la connaissance.
  • Sa miséricorde : nous pouvons être miséricordieux.
  • Sa justice : nous pouvons être juste.

Pourtant, la distinction n’est pas parfaite parce que nul attribut n’est complètement transmissible : nous pouvons être sages, mais nous ne serons jamais aussi sages que Dieu. Nous pouvons avoir de la connaissance, mais nous ne serons jamais omniscients.

Aussi, Dieu ne change pas, mais nous devons changer. Pourtant, nous ne changeons pas complètement. Nous gardons toujours notre identité. Nous ne sommes pas éternels, mais nous vivrons éternellement avec Dieu !

Considérons quelques autres attributs de Dieu :

A. Des attributs intransmissibles

1. Indépendance

Dieu n’a pas besoin de nous ni de sa création pour quoi que ce soit, pourtant, nous pouvons le glorifier et lui donner de la joie.

Actes 17:24-25 « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits par la main des hommes ; 25 il n’est pas servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et toutes choses. »

Job 41:11 « Qui m’a fait des avances pour que je le lui rende ? Sous tous les cieux (tout) est à moi. »

Psaumes 50:10-12 « Car tous les animaux de la forêt sont à moi, Toutes les bêtes des montagnes par milliers ; 11 Je connais tous les oiseaux des montagnes, Et tout ce qui se meut dans les champs m’appartient. 12 Si j’avais faim, je ne te le dirais pas, Car le monde est à moi et tout ce qui le remplit. »

Jean 17:24 « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Communion éternelle entre les membres de la Trinité.)

2. Immuabilité

Dieu ne change pas dans son être, ses perfections, ses intentions, ses promesses. Pourtant, Dieu agit et il a des émotions. Il agit et a des sentiments différents en réponses aux situations différentes.

Psaumes 102:25-27 « Tu as autrefois fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. 26 Eux, ils périront, mais toi, tu subsisteras ; Ils s’useront tous comme un vêtement ; Tu les changeras comme un habit, et ils seront changés. 27 Mais toi, (tu restes) le même, Et tes années ne finiront pas. »

Malachie 3:6 « Car c’est moi l’Éternel, Et je n’ai pas changé ; Et vous, fils de Jacob, Vous n’avez pas été exterminés. »

Jacques 1:17 « tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation. »

Dieu est absolument parfait. Il ne pourrait changer et rester parfait. Son immuabilité veut dire qu’il est absolument digne de notre confiance. Nous pouvons lui confier nos vies parce qu’il ne change pas.

3. Éternel

Dieu n’a pas de commencement ni fin ni une succession de moments dans son être ; il voit toute l’étendue du temps avec la même clarté. Pourtant Dieu voit les événements dans le temps et il agit dans le temps (Psaume 90:2).

Dieu en éternité.jpg

Psaumes 90:2 « Avant que les montagnes soient nées, Et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, D’éternité en éternité tu es Dieu. »

Job 36:26 « Dieu est grand, mais nous ne savons pas le reconnaître ; Le nombre de ses années est insondable. »

Apocalypse 1:8 « Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. »

Jean 8:58 « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »

Exode 3:14 « Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : c’est ainsi que tu répondras aux Israélites : (Celui qui s’appelle) « Je suis » m’a envoyé vers vous. »

4. Omniprésent

Dieu n’a pas de taille ou de dimension spatiale. Il est présent à tout point de l’espace avec tout son être, mais il agit différemment dans des endroits différents (Psaume 139:7-10).

5. Unité

Dieu n’est pas divisé en parties, pourtant nous voyons des attributs différents de Dieu accentués au moments différents.

B. Des attributs intransmissibles

1. Quelques attributs de son être

a) Spiritualité.

Jean 4:24 (NEG) Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l ‘adorent l’adorent en esprit et en vérité.

Étant esprit, Dieu n’a pas de corps :

Luc 24:39 (NEG) Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j ‘ai.

b) Invisibilité.

Colossiens 1:15 (NEG) Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

1 Timothée 1:17 (NEG) Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles ! Amen !

Hébreux 11:27 (NEG) C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.

2. Quelques attributs mentaux :

  • Omniscience (Dieu sait toutes choses et il est toujours conscient de tout ce qu’il connaît, c’est toujours dans sa pensée !),
  • Sagesse,
  • Véracité.

3. Attributs moraux :

  • Bonté,
  • Amour,
  • Miséricorde (sa bonté envers ceux qui sont en détresse), (grâce : envers ceux qui mérite la punition ; patience : la rétention de la punition pour une longue période envers ceux qui la mérite),
  • Sainteté,
  • Paix,
  • Justice,
  • Jalousie,
  • Colère.

4. Attributs d’intention :

  • Volonté,
  • Liberté,
  • Omnipotence.

5. D’autres attributs :

  • Perfection,
  • Bénédiction,
  • Beauté,
  • Gloire.

Nous pouvons distinguer le concept de Dieu de son titre et de son nom :

Le concept de Dieu Le titre de Dieu Le nom de Dieu
Dieu Seigneur Yahvé

Trinité.jpg

V. LA TRINITÉ

La doctrine de la Trinité fait que le christianisme est unique parmi les trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam). Cette doctrine est niée par toutes les sectes qui cherchent à enlever la distinction de personnes dans la Déité ou de diminuer la divinité du Fils et du Saint-Esprit. L’objection à cette doctrine de la Trinité par le judaïsme, l’islam et toutes les sectes démontre que la doctrine ne provient pas de l’imagination humaine ; elle est révélée dans les Saintes Écritures.

En 1991 nous avons mangé dans un restaurant à Lomé, Togo avec un missionnaire de l’Eglise pentecôtiste unie. Je ne voulais pas l’offenser, mais pour moi c’était difficile de voir, en vue de l’évidence biblique, comment son église pouvait enseigner qu’il n’y a pas de distinction entre le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, qu’il ne s’agissait que des manifestations différentes ou des modes de révélation.

Donc, je lui ai demandé,

« Bill, comment expliques-tu le fait que Jésus a fait une distinction entre sa connaissance et celle du Père en disant, « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît…pas même le Fils, mais le Père (seul) » (Marc 13:32).

Il a fait une distinction entre sa volonté et celle de son Père en disant, « Non pas ce que je veux, mais que ta volonté soit faite » (Luc 22:42).

Troisièmement, il a fait une distinction entre sa présence et celle du Père en disant, « Mon Père, mon Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Quelle est l’explication de ton église de ces faits ? »

Puisque c’est cette doctrine-là qui distingue cette église de presque toutes les autres églises de la chrétienté, je m’attendais à ce qu’il me donne quelques explications. Sa réponse m’a choqué : « Je ne suis pas théologien, mais je suis certain que nous avons des théologiens dans notre église qui puissent répondre à tes questions. » J’étais en face d’un missionnaire qui était en train de propager des enseignements qu’il ne pouvait défendre ni comprendre. 1 Pierre 3:15 nous dit que nous devons toujours être prêts à donner une réponse à quiconque nous demande la raison pour notre espérance. Bill ne pouvait donner une explication parce que la Bible révèle trois personnes en un seul vrai Dieu.

Définition : Dieu existe éternellement comme trois personnes ; Père, Fils, et Saint-Esprit ; chaque personne est pleinement Dieu, et il n’y a qu’un seul Dieu.

A. La doctrine de la Trinité à été progressivement révélée dans les Ecritures.

1. La Trinité dans l’Ancien Testament.

Dans l’Ancien Testament, nous trouvons des indications de la pluralité dans la divinité.

Genèse 1:26 « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. »

Genèse 3:22 « L’Éternel Dieu dit : Maintenant que l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal, évitons qu’il tende la main pour prendre aussi de l’arbre de vie, en manger et vivre éternellement. »

Genèse 11:7 « Allons ! descendons : et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus le langage les uns des autres. »

Ésaïe 6:8 « J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je Et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi. »

En outre, il y a des passages où une personne est appelé « Dieu » ou « Seigneur » qui est distinguée d’une autre personne qui est aussi appelé Dieu.

Psaumes 45:6-7 « Ton trône, ô Dieu, (subsiste) à toujours et à perpétuité ; Le sceptre de ton règne est un sceptre de droiture. Tu aimes la justice et tu détestes la méchanceté : C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie, par privilège sur tes compagnons. »

Hébreux 1:8 « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Psaumes 110:1 « De David. Psaume. Oracle de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. »

Matthieu 22:41-46 « Comme les Pharisiens étaient assemblés, Jésus leur posa cette question : 42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : de David. 43 Et Jésus leur dit : Comment donc David, (animé) par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : 44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. Jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds ? 45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? 46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. »

Ésaïe 63:10 dit que le peuple de Dieu ont rebellé et attristé son Saint-Esprit ; Dieu est distingué de son Saint-Esprit.

Ésaïe 63:10 « Mais ils ont été rebelles, Ils ont attristé son Esprit-Saint ; Et il se changea pour eux en ennemi, C’est lui qui a combattu contre eux. »

Malachie 3:1-2 « Voici que j’enverrai mon messager ; Il ouvrira un chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple Le Seigneur que vous cherchez ; Et le messager de l’alliance Que vous désirez, voici qu’il vient, Dit l’Éternel des armées. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Quel est celui qui tiendra debout quand il paraîtra ? Car il est comme le feu du fondeur, Comme la potasse des blanchisseurs. »

Osée 1:7 « Mais j’aurai compassion de la maison de Juda ; je les sauverai par l’Éternel, leur Dieu, et je ne les sauverai ni par l’arc, ni par l’épée, ni par la guerre, ni par les chevaux, ni par les cavaliers. »

Ésaïe 48:16 « Approchez-vous de moi, écoutez ! Dès le commencement, je n’ai point parlé en cachette, Dès l’origine de ces choses, j’étais là. Et maintenant, le Seigneur, l’Éternel, M’a envoyé avec son Esprit. »

« L’ange du Seigneur » est un messager du Seigneur, distingué du Seigneur lui-même, et appelé « Dieu » ou « Seigneur ».

Genèse 16:7-13 « L’ange de l’Éternel la trouva près d’une source d’eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Chour. Il dit : Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? Elle répondit : J’ai pris la fuite loin de Saraï, ma maîtresse. L’ange de l’Éternel lui dit : Retourne chez ta maîtresse et humilie-toi devant elle. 10 L’ange de l’Éternel lui dit : Je multiplierai beaucoup ta descendance, et on ne pourra la compter tant elle sera nombreuse. 11 L’ange de l’Éternel lui dit : Te voici enceinte ; Tu vas accoucher d’un fils, A qui tu donneras le nom d’Ismaël ; Car l’Éternel t’a entendue dans ton humiliation. 12 Il sera comme un âne sauvage, Sa main sera contre tous, Et la main de tous sera contre lui ; Il demeurera face à tous ses frères. 13 Elle appela l’Éternel qui lui avait parlé, du nom de : Atta-El-Roï, car, dit-elle : Ai-je (rien) vu ici après qu’il m’a vue ? »

Exode 3:2-6 « L’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. (Moïse) regarda, et voici que le buisson était tout en feu, mais que le buisson ne se consumait point. Moïse dit : Je vais faire un détour pour voir quel est ce spectacle extraordinaire, et pourquoi le buisson ne brûle pas. L’Éternel vit qu’il faisait un détour pour voir ; et Dieu l’appela de l’intérieur du buisson et dit : Moïse ! Moïse ! Il répondit : Me voici ! (Dieu) dit : N’approche pas d’ici, ôte tes sandales de tes pieds, car l’endroit sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et il ajouta : C’est moi le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de diriger ses regards vers Dieu. »

Exode 23:20-22 « Moi, j’envoie un ange devant toi, pour te garder en chemin et te faire arriver au lieu que j’ai préparé. 21 Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, obéis-lui ; ne lui cause pas d’amertume, parce qu’il ne pardonnera pas vos péchés, car mon nom est en lui. 22 Mais si tu lui obéis, et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires.

Nombres 22:35 « L’ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; cependant tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les princes de Balaq… 38 Balaam dit à Balaq : Maintenant que je suis venu vers toi, pourrai-je dire quoi que ce soit ? Je dirai la parole que Dieu mettra dans ma bouche. »

Juges 2:1-2 « Un envoyé (ange) de l’Éternel monta de Guilgal à Bokim et dit : Je vous ai fait monter hors d’Égypte et je vous ai amenés dans le pays que j’ai promis par serment à vos pères. J’ai dit : Jamais je ne romprai mon alliance avec vous, et vous, vous ne conclurez pas d’alliance avec les habitants de ce pays, vous renverserez leurs autels. Mais vous n’avez pas écouté ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela ? »

Juges 6:11, 14 « Puis vint l’Ange de l’Éternel, et il s’assit sous le térébinthe d’Ophra, qui appartenait à Joas, (du clan) d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment au pressoir pour le mettre à l’abri de Madian… 14 L’Éternel se tourna vers lui et dit : Va avec cette force que tu as, et tu sauveras Israël de la main de Madian ; n’est-ce pas moi qui t’envoie ? »

Dans les Proverbes 8:22-31, on attribue la création à la Sagesse que Dieu possédait depuis toujours.

La Trinité dans le Nouveau Testament. Plusieurs passages mentionnent toutes les trois personnes de la Trinité ensemble.

Matthieu 3:16-17 « Aussitôt baptisé, Jésus sortit de l’eau. Et voici : les cieux s’ouvrirent, il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. 17 Et voici qu’une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »

Matthieu 28:19 « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, »

1 Corinthiens 12:4-5 « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de services, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. »

2 Corinthiens 13:14 « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! »

Éphésiens 4:4-6 « Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance, celle de votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, parmi tous et en tous. »

1 Pierre 1:2 « (élus) selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! »

Jude 1:20-21 « Mais vous, bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre très sainte foi, priez par le Saint-Esprit, 21 maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. »

B.  Trois déclarations qui résument l’enseignement biblique

1. Dieu est trois personnes distinctes.

Le Père n’est pas le Fils, et le Fils n’est pas l’Esprit Saint (Jean 1:1 — « avec » ; 17:24 ; 1 Jean 2:1 ; Hébreux 7:25 ; Jean 14:26 ; Romains 8:27 ; Jean 16:7 ; etc.).

Le Saint-Esprit est aussi une personne : il est dans une relation coordonnée avec le Père et le Fils (Matthieu 28:19-20 ; 1 Corinthiens 12:4-6 ; 2 : Corinthiens 13:14 ; Éphésiens 4:4-6 ; 1 Pierre 1:2). Dans le grec, l’article masculin est souvent employé pour le Saint-Esprit tandis que la grammaire exige un article neutre (Jean 14:26 ; 15:26 ; 16:13-14). Le Saint-Esprit est le « Consolateur ». Il enseigne (Jean 14:26), rend témoignage (Jean 15:26 ; Romains 8:16), sonde les profondeurs de Dieu (1 Corinthiens 2:10) ; connaît les pensées de Dieu (1 Corinthiens 2:11) ; distribue des dons selon sa volonté (1 Corinthiens 12:11) ; permet ou interdit certaines activités (Actes 16:6-7) ; parle (Actes 8:29 ; 13:2) ; peut être attristé (Éphésiens 4:30). Il n’est pas simplement la puissance de Dieu ; cette idée rend absurde un nombre des passages (Luc 4:14 ; Actes 10:38 ; Romains 15:13 ; 1 Corinthiens 2:4).

2. Chaque personne est pleinement Dieu.

Dieu le Père est évidemment Dieu (Genèse 1:1).

Dieu le Fils est pleinement Dieu.

Jean 1:1-4 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

Jean 5:18 « A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu. »

Jean 19:7 « Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »

Jean 20:28 « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Jean 20:30 « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. 31 Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

Hébreux 1:3 « Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts, »

Hébreux 1:8 « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Hébreux 1:10 « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; »

Psaumes 102:25 « Tu as autrefois fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. »

Tite 2:13 « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. »

2 Pierre 1:1 « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ : »

Romains 9:5 « les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! »

Ésaïe 9:6 « Car un enfant nous est né, Un fils nous est donné, Et la souveraineté (reposera) sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. »

Ésaïe 40:3 « Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu. »

Colossiens 2:9 « Car en lui, habite corporellement toute la plénitude de la divinité. »

Le Saint-Esprit est pleinement Dieu.

Matthieu 28:19 « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, »

Actes 5:3 « Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point de mentir à l’Esprit Saint et de retenir une partie du prix du champ ? Lorsque tu l’avais, ne demeurait-il pas à toi ? Et, après la vente le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu mis en ton cœur une pareille action ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. »

1 Corinthiens 3:16 « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? »

Psaumes 139:7 « Où irais-je loin de ton Esprit Et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. »

1 Corinthiens 2:10-11 « A nous, Dieu nous l’a révélé par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. 11 Qui donc, parmi les hommes, sait ce qui concerne l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qui concerne Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. »

3.Il n’y a qu’un seul Dieu.

Deutéronome 6:4 « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est un. Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »

Exode 15:11 « Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, Redoutable (et digne) de louanges, Opérant des miracles ? »

Ésaïe 45:5 « Je suis l’Éternel, Et il n’y en a point d’autre, A part moi il n’y a point de Dieu ; Je t’ai pourvu d’une ceinture, Sans que tu me connaisses. C’est afin que l’on reconnaisse, Du soleil levant au couchant, Qu’en dehors de moi il n’y a que néant : Je suis l’Éternel, Et il n’y en a point d’autre. »

Ésaïe 45:21 « Annoncez-le et présentez (vos arguments) ! Qu’ils prennent conseil les uns des autres ! Qui a fait entendre cela depuis les origines Et depuis lors les a annoncées ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? En dehors de moi, il n’y a point de Dieu, Un Dieu juste et qui sauve, A part moi, il n’y en a aucun. 22 Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, Vous, tous les confins de la terre ! Car je suis Dieu, Et il n’y en a point d’autre. »

1 Timothée 2:5 « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme, »

Romains 3:30 « puisqu’il y a un seul Dieu qui justifiera en vertu de la foi les circoncis, et au moyen de la foi les incirconcis. »

1 Corinthiens 8:6 « néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

Jacques 2:19 « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. »

Je vous prie de bien vouloir noter les distinctions de ces trois personnes en relation sur presque chaque page cu Nouveau Testament. En voici quelques exemples :

Matthieu 10:32-33 (NEG) C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux; 33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Luc 9:26 (NEG) Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

Jean 14:16 (NEG) Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu ‘il demeure éternellement avec vous,

Jean 15:26 (NEG) Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi;

1 Corinthiens 8:6 (NEG) néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus -Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

Galates 4:6 (NEG) Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba ! Père !

1 Jean 1:3 (NEG) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.

1 Jean 2:1 (NEG) Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.

1 Jean 4:14 (NEG) Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.

Je conclus cet enseignment avec la bénédiction trinitaire donnée par l’Apôtre Paul :

2 Corinthiens 13:14 (NEG) Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous !

Voir aussi « Doctrine » :