Lecture de la Bible : Plan du Discipleship Journal

Bible 3

Je viens d’achever la lecture de la Bible en 2021 en suivant le plan du Discipleship Journal et je prévois de le suivre à nouveau en 2022. J’ai beaucoup aimé la méthode !

1. Vous lisez à quatre endroits chaque jour :

  • Vous étés chaque jour dans les évangiles.
  • Tous les jours dans le reste du Nouveau Testament.
  • Deux endroits dans l’Ancien Testament chaque jour.

2. Vous lisez 25 jours par mois. Cela signifie que si vous manquez un jour ou deux, vous pouvez vous rattraper à la fin du mois.

3. Les sections sont configurées de manière à ce que chaque mois vous finissiez au moins un livre et en commenciez d’autres. Par exemple, en janvier, vous achevez la lecture de la Genèse. En février, vous lisez l’Exode et le Lévitique. En mars, vous lisez les Nombres et le Deutéronome. En même temps, vous lisez les Actes en janvier et février, et l’épître aux Romains en mars. Cela vous donne un sentiment d’accomplissement et d’enthousiasme pour la suite.

4. Vous lisez également la littérature de Sagesse chaque jour. Il faut sept mois pour parcourir les Psaumes, suivis des Proverbes, de l’Ecclésiaste, des Cantiques de Salomon et du Livre de Job.

Vous pouvez imprimer le fichier pour créer quatre signets pour votre lecture quotidienne. Alternativement, vous pouvez utiliser l’application Reading Plan (https://pricejh.com/readingplan/) sur un iPhone, ou trouver le même plan de lecture dans d’autres applications bibliques. Cette année, j’ai utilisé l’application Logos Bible qui se synchronise avec ma version de bureau. Ainsi je peux ajouter des notes pendant que je lis.

YouVersion a également le plan ainsi que The Olive Tree. Je pense qu’il existe des versions gratuites de toutes ces applications.

Ma mère a poussé ma sœur et moi à lire la Bible tous les jours quand nous étions de jeunes écoliers. Plus je lis la Parole, plus je suis émerveillé par sa profondeur, sa beauté et sa composition. En terminant cette semaine l’Évangile selon Jean, je conclus que seule l’inspiration divine peut expliquer sa simplicité, sa complexité et sa profondeur. Faisons-nous un objectif de nous nourrir de notre pain quotidien tout au long de l’année 2022 !

Bethlehem Baptist Bible (Discipleship Journal) reading one year.pdf

Réponses au roi nouveau-né (Matthieu 2:1-23)

« Nous sommes venus pour l'adorer. »

Matthieu 2:1-23

Sommaire du sermon : La visite des mages d’Orient dans Matthieu 2 démontre trois réponses différentes à Jésus.

  1. Certaines personnes comme les grands prêtres et les scribes, malgré leur connaissance, n’honorent pas le Roi Jésus. 
  2. Certaines personnes comme le roi Hérode sont hostiles au Roi Jésus.
  3. Certaines personnes comme les mages honorent et adorent le Roi Jésus en esprit et vérité.

Introduction 

C’est un garçon!

Au fil des ans, nous avons reçu de nombreux faire-part de naissance de fiers parents. La naissance d’un enfant est un événement heureux attendu de beaucoup de joie et de planning. Les parents, la famille et les amis sont attendent impatiemment l’arrivée du nouveau-né. Tout le monde se demande si ce sera un garçon ou une fille, même si aujourd’hui avec l’échographie, il est possible de savoir avant la naissance. Parfois, une chambre spéciale est peinte et préparée. Des cadeaux sont offerts. Le mari s’inquiète d’amener sa femme enceinte à l’hôpital à temps. Enfin le moment heureux arrive et les fiers père et mère veulent que tout le monde soit au courant de la naissance de leur enfant.

Matthieu raconte l’histoire de la naissance de Jésus-Christ et les différentes réponses à la nouvelle de sa naissance. Il démontre au premier chapitre que Jésus est un descendant du roi David et un héritier légitime du trône de David.

Pourtant, cet enfant est plus qu’un descendant royal.

  • Il est né d’une vierge, conçu du Saint-Esprit dans le sein de Marie (Matthieu 1:20).
  • Il est le Sauveur : « elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21).
  • Il est Dieu avec nous : « …on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. » (Matthieu 1:23, SER)

Au chapitre 2, Jésus est présenté comme le nouveau-né Roi des Juifs. Des mages venus d’Orient arrivent à Jérusalem et demandent : « Où est celui qui est né roi des Juifs ?

De nombreuses prophéties sur sa naissance, sa vie, sa mission et son règne ont été données à travers les siècles. L’enfant qui avait été promis était enfin arrivé. Comment les gens réagiraient-ils ? Comment allez-vous répondre ?

Nous trouvons dans ce chapitre, différentes réponses à la venue du Roi Jésus. 

I. Certaines personnes, comme les grands prêtres et les scribes, négligent d’honorer le Roi Jésus (2:1-6).

Après la naissance de Jésus, des mages d’Orient vinrent à Jérusalem, demandant : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer. 3 A cette nouvelle le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. 4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. » (Matthieu 2:2–4, SER).

Voici maintenant un fait remarquable : la naissance du Christ avait été annoncée des siècles avant qu’elle n’ait lieu. La première promesse a été donnée à Adam et à Eve dans Genèse 3:15 – la descendance de la femme écraserait la tête du serpent. Les promesses du Christ à venir ont été faites à Abraham, à Isaac, à Jacob, à Moïse, à Samuel, à David et à d’autres. Isaïe a dit 700 ans avant la naissance du Christ qu’il naîtrait d’une vierge. Vers la même époque, le prophète Michée a écrit qu’il naîtrait à Bethléhem.

Lorsque Toyota ou Peugeot introduisent une nouvelle gamme de véhicules, ils envoient des publicités à la poste et à la télévision pour que vous sachiez qu’ils ont un nouveau modèle à vendre. Avant que Dieu ne nous parle par son Fils (Hébreux 1:1), il a annoncé sa venue de plusieurs manières afin que nous puissions reconnaître le Messie et savoir que Jésus-Christ est le vrai envoyé de Dieu. Aucun autre fondateur religieux ne peut faire cette affirmation :

  • La naissance de Bouddha n’a pas été prophétisée. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • La naissance de Confucius n’a pas été annoncée des centaines d’années à l’avance. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • La naissance de Mohamed n’a pas été annoncée par un ange. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • La naissance de Joseph Smith n’a pas été annoncée par une chorale angélique. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • Ellen G. White n’est pas née d’une vierge. Pourquoi la suivriez-vous ?
  • La naissance d’aucun autre fondateur religieux n’a été annoncée des centaines et des milliers d’années à l’avance. 
  • Personne d’autre n’est né d’une vierge. 
  • Personne d’autre n’a fait apparaître une étoile dans les cieux pour annoncer sa naissance. 
  • Personne d’autre n’avait fait chanter des anges à sa naissance.
  • Personne d’autre n’est né pour mourir pour porter vos péchés et les miens afin que nous puissions être réconciliés avec Dieu.
  • Personne d’autre. Pourquoi suivre quelqu’un d’autre ? 

La venue du Christ seul était annoncée d’avance à maintes reprises au travers les siècles. Alors, quand les mages d’Orient ont demandé : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? », le ROI Hérode « assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ » (Matthieu 2:4, SER).

A. Ces personnes qui n’honorent pas le Roi Jésus peuvent être religieuses.

Les grands prêtres et les scribes du peuple juif étaient religieux. En fait, ils étaient les chefs religieux d’une nation religieuse. Ils étaient les descendants, les enfants, d’Abraham. Dieu les avait délivrés d’Égypte par la main de Moïse et en avait fait une nation. Leur vie s’est construite autour du temple, de la Loi, des fêtes religieuses et des Écritures. Ils étaient des gens très religieuses.

Il y a des gens aujourd’hui qui connaissent la Parole de Dieu mais ils ne la prennent pas au sérieux. Ils savent qu’il est dit que sans la sainteté, personne ne verra le Seigneur, mais ils vivent des vies impies et pensent que Dieu fera une exception pour eux. L’enfer est plein de gens religieux qui ont entendu la Parole de Dieu mais n’ont pas obéi.

B. Ces personnes qui n’honorent pas le Roi Jésus peuvent savoir quelque chose sur le Christ.

Dieu avait envoyé aux Juifs Moïse et Josué, des juges comme Gédéon, et des prophètes comme Samuel, Elie et Jérémie. Il leur avait donné les Écritures. Dans les Écritures, Dieu leur avait donné la promesse du Messie, le Christ, le Fils de David, qui régnerait en tant que roi pour toujours et à jamais.

Lorsque le roi Hérode apprit que les mages cherchaient le roi nouveau-né, il sut qui consulter : il rassembla les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple. C’étaient les gens qui étudiaient les Écritures et connaissaient la Loi et les Prophètes. Les mages cherchaient le roi nouveau-né, alors Hérode a demandé aux principaux sacrificateurs et aux scribes où le Christ devait naître. Ils ont su répondre sans hésiter :

Ils lui dirent : « A Bethléhem de Judée. »

Non seulement ont-ils pu dire au roi Hérode où le Christ naîtrait, mais ils ont pu lui dire pourquoi :

car voici ce qui a été écrit par le prophète :
« Et toi, Bethléhem, terre de Juda
Tu n’es certes pas la moindre
Parmi les principales villes de Juda ;
Car de toi sortira un prince,
Qui fera paître Israël, mon peuple » (Matthieu 2:5–6, SER).

Il n’y avait aucune hésitation. La clarté ne manquait pas. Ils n’ont pas dit à Hérode qu’il y avait des interprétations différentes. Ils ne lui ont pas dit que personne ne savait vraiment avec certitude où le Christ naîtrait. Ces gens connaissaient les Écritures.

Il n’y a pas d’autre livre comme la Bible. C’est la Parole de Dieu. Dieu a déclaré les choses avant qu’elles n’arrivent afin que lorsqu’elles arrivent, nous sachions qu’il est Dieu et qu’il est incomparable. Il déclare des merveilles que nous ne pouvons imaginer et elles se produisent.

Les scribes et les principaux sacrificateurs savent quelque chose au sujet du roi à venir. Ils connaissent les Écritures, mais ils décident d’ignorer ce qu’ils savent. Pour une raison ou une autre, ils se détournent de la vérité et espèrent vainement qu’il n’y aura pas de conséquences.

C. Ces personnes sont parfois intimidées par les autres.

Le verset 3 nous dit que lorsque le roi Hérode apprit que les mages d’Orient avaient vu une étoile qui avait annoncé la naissance du roi des Juifs, il fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Quand le roi Hérode était troublé, tout le monde était troublé ! Les scribes étaient ceux qui copiaient, étudiaient et enseignaient les Écritures de l’Ancien Testament. La venue du Messie était l’espoir de la nation juive. Les promesses de Dieu, les prophéties de l’Ancien Testament s’accomplissaient enfin. Leurs cœurs auraient dû être remplis de joie, mais ils étaient troublés parce que le roi était troublé. Ils ont été intimidés par le roi. Les préoccupations du roi devinrent leurs préoccupations. Ils étaient troublés à cause de leur peur du roi.

Il y a des gens aujourd’hui qui n’honorent pas le Roi Jésus parce qu’ils ont peur de ce que diraient d’autres gens. Ils ont peur de ce que dirait leur famille. Ou des chefs religieux. Ou le chef de leur village. Jean a dit des Pharisiens,

« même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui ; mais à cause des Pharisiens, ils ne le confessaient pas, pour ne pas être exclus de la synagogue. Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu » (Jean 12:42-43, SER).

Qui honorez-vous ?

D. Ces gens n’agissent pas sur ce qu’ils savent.

Ils ne font pas ce qu’ils devraient faire. C’était là l’espoir du peuple juif. Dieu avait donné les promesses. Le Messie tant attendu était arrivé. Une étoile spéciale a annoncé sa naissance. Des dignitaires étrangers étaient venus de loin pour accueillir le roi nouveau-né. Mais les gens qui connaissaient les Écritures étaient troublés et n’ont pas pris la peine de marcher seulement huit kilomètres jusqu’à Bethléem pour voir ce que Dieu avait fait ! Des bergers et des mages vinrent le voir. Les anges ont chanté : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ! » Mais ces religieux étaient troublés et n’ont pas fait ce qu’ils auraient dû faire.

Il y a des gens qui savent ce qu’enseignent les Écritures. Ils savent ce qu’ils devraient faire. Ils savent qu’ils devraient se repentir. Ils savent qu’ils devraient obéir aux Écritures. Ils savent qui est Jésus. Ils savent qu’ils devraient se tourner vers lui, mais ils ne veulent pas que leur vie change. Ils ne veulent pas se donner la peine de se soumettre à celui qui est né Roi.

E. Ces gens ne sont pas prêts à se soumettre à un autre roi.

Les églises sont remplies de gens qui sont religieux. Beaucoup d’entre eux connaissent leur Bible. Ils peuvent répondre à des questions au sujet de la Bible. Ils peuvent citer des Écritures. Ils ont entendu les promesses de Dieu toute leur vie. Ils n’arrêtent pas de penser qu’un jour, ils se réconcilieront avec Dieu. Un jour, ils laisseront Jésus être le roi de leur vie.

Certains d’entre vous sont fidèles à l’église tous les dimanches, mais vous ne vous êtes pas soumis au roi Jésus. Vous faites confiance à vos bonnes œuvres, à ce que vous savez, à votre fréquentation de l’église, mais vous n’avez pas soumis le contrôle de votre vie au Roi Jésus. Vous continuez à penser que tout ira bien, qu’un jour vous serez en règle avec Dieu. La Bible dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:15).

Certaines personnes sont religieuses. Ils connaissent la Bible. Ils savent que Jésus est le Roi. Mais ils ne l’honorent pas en tant que roi. Ils refusent de se soumettre à sa royauté.

Certaines personnes, comme les scribes, n’honorent pas le roi Jésus.

II. Certaines personnes, comme Hérode, sont hostiles au roi.

Aimeriez-vous être votre propre roi ? Personne pour vous dire quoi faire à part vous-même ? C’est ainsi que la plupart des gens essaient de vivre.

A. Hérode était troublé (2:3).

A cette nouvelle le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui (Matthieu 2:3, SER).

Nous avons déjà remarqué que Hérode était troublé. Pourquoi a-t-il été troublé ? Hérode était troublé parce qu’il était le roi des Juifs. Remarquez l’accent que Matthieu met là-dessus dans les versets 1, 3 et 9. Rome avait nommé Hérode roi en 37 av. J.-C. Mais les mages avaient parlé d’une étoile surnaturelle qui avait annoncé la naissance d’un autre roi, un autre roi des Juifs. Remarquez qu’ils ont demandé : « Où est celui qui est né roi des Juifs ? Ils ne parlaient pas de quelqu’un qui serait nommé roi à un moment donné de l’histoire. Ils parlaient de celui qui était né roi, celui qui par sa nature même était et est roi. Il n’est ni nommé ni désigné. Sa royauté ne dépend pas de votre vote. Il n’est pas élu et ne devient pas roi par une procédure parlementaire et il ne peut être démis de ses fonctions par une motion de censure. Jésus est né Roi. C’est sa nature de gouverner. Regardez à nouveau la prophétie de Michée, citée par Matthieu au v. 5-6,

Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète : Et toi, Bethléhem, terre de Juda Tu n’es certes pas la moindre Parmi les principales villes de Juda ; Car de toi sortira un prince, Qui fera paître Israël, mon peuple (Matthew 2 :5–6, SER).

Il n’est donc pas étonnant qu’Hérode le roi soit troublé. 

  • Il était troublé parce que les mages étaient venus. 
  • Il était troublé parce qu’ils avaient parlé de quelqu’un qui était né roi des Juifs.
  • Il était troublé parce qu’un phénomène dans les cieux avait annoncé cette naissance.
  • Il était troublé parce que la parole des mages avait été confirmée par les Écritures.
  • Il était troublé parce que ce roi nouveau-né allait être un dirigeant qui ferait paître le peuple de Dieu d’Israël.

Hérode était troublé. Hérode était le roi des Juifs et n’accepterait aucun challenger. Hérode lui-même n’était même pas juif. Il n’était pas un héritier légitime du trône, mais par son bon sens politique, il avait convaincu César de le nommer roi des Juifs. Maintenant, il entend parler de celui qui est le « fils » ou descendant du roi David, l’héritier légitime du trône, celui que toutes les Écritures avaient indiqué. Hérode était un homme qui, par jalousie, avait tué sa femme préférée et deux de ses propres fils. Il ne tolérerait aucun rival.

Dans les années récentes, nous avons vu des dirigeants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient tuer des centaines d’innocents pour maintenir leur position de dirigeant. 

  • Dans sa tentative de maintenir son pouvoir, le colonel Mouammar Kadhafi s’est battu jusqu’à sa mort plutôt que de fuir vers un autre pays.
  • Le président Assad de Syrie a permis que des centaines de personnes soient tuées juste pour conserver sa position puissante en tant que dirigeant de la Syrie.

On pourrait parler des crimes de Kim Jong-un, dirigeant suprême de Corée du Nord, ou de Xi Jinping, président de la Chine. Hérode n’hésiterait pas à se débarrasser d’un enfant né roi des Juifs. Ainsi, quand Hérode était troublé, tout le monde était troublé.

Hérode s’intéressait plus à sauver son trône qu’à sauver son âme !

B. Hérode a fait une enquête auprès des principaux sacrificateurs et des scribes pour savoir où le Christ devait naître (2:4).

Les mages vinrent à Jérusalem en demandant : « Où est celui qui est né roi des Juifs ? » Il était clair pour eux que la naissance avait déjà eu lieu. Ils demandaient aux habitants de Jérusalem où se trouvait le roi nouveau-né. Il n’y avait pas de lumières de Noël. Il n’y a pas eu de célébration. Pourtant l’enfant roi était né. Hérode a fait une enquête :

Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 5 Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée… (Matthieu 2:4–5, SER).

Le roi Hérode voulait savoir le lieu de naissance de l’enfant. Il a déterminé d’après les principaux sacrificateurs et les scribes que le Christ devait naître à Bethléhem. 

Le mot parvint à Hérode. Hérode était troublé, mais feignit d’être heureux de la nouvelle. Il avait été informé par les scribes que le Christ devait naître à Bethléhem. Sept cents ans auparavant, Michée avait prophétisé que le souverain viendrait de Bethléhem. Grâce à cette prophétie, Hérode savait maintenant où chercher, mais il devait faire attention. Ce n’était pas le moment pour ses conseillers de comprendre ce qu’il mijotait. Les mages avaient vu une étoile. Avec cette information, ils sauraient maintenant où trouver l’enfant. Mais quel âge aurait cet enfant ? Hérode a pris les mages à part pour leur parler en privé. 

C. Hérode fit d’autres recherches auprès des mages pour savoir quand Christ était né (2:7).

Hérode voulait établir la date de naissance du Christ. Il feignit d’être sympathique aux mages. Ils étaient venus adorer le roi nouveau-né. Ils supposaient que tout le monde se réjouirait. Ils supposaient que tout le monde était au courant de sa naissance. Mais les gens n’étaient pas au courant. Peut-être n’avaient-ils pas vu l’étoile. Peut-être ne savaient-ils pas ce que cela signifiait. 

Hérode dirait aux mages où chercher, mais il voulait d’abord obtenir des informations de leur part. Quand l’étoile est-elle apparue ? Pourquoi avait-il besoin de savoir cela ? Il n’a pas dit.

Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et se fit préciser par eux l’époque de l’apparition de l’étoile. 8Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations précises sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille moi aussi l’adorer (Matthieu 2:7–8, SER).

Comme il est étrange que le roi sache que l’enfant allait naître à Bethléem mais ne sache pas qu’il était déjà né. Comme il était étrange qu’il demande à des diplomates étrangers de lui trouver l’enfant plutôt que d’aller lui-même adorer l’enfant. Ils en savaient apparemment plus que lui, alors il les utiliserait comme ses informateurs.

Il dit aux mages qu’il voulait aussi adorer l’enfant. Comme les mages ont dû être heureux. Il n’y avait aucune manifestation de jalousie. Le roi voulait adorer l’enfant Jésus.

Mais non! Pas du tout. Il avait demandé quand l’étoile était apparue parce qu’il voulait savoir quel âge devait avoir l’enfant. Il voulait pouvoir l’identifier, non pas pour l’adorer, mais pour le tuer.

Les mages n’avaient pas besoin de savoir. Ils iraient à Bethléem. Ils trouveraient l’enfant. Ils l’adoreraient. Ils retourneraient à Jérusalem pour dire au roi Hérode où le trouver, puis retourneraient dans leur pays d’origine. Ils n’en soupçonneraient rien.  Hérode irait tuer l’enfant. Tant pis pour le roi nouveau-né. Hérode ne tolérerait aucun rival à son trône.

Mais Hérode n’était pas le seul à avoir un trône. Celui qui siège sur le Trône dans les cieux est souverain sur toute la terre. Il ne se laisse pas tromper par les Hérodes de ce monde.

Les mages ont été avertis dans un rêve de ne pas retourner à Hérode, alors ils sont retournés dans leur pays d’origine par une autre route, sans indiquer à Hérode l’endroit précis de l’enfant roi. Au même moment, un ange du Seigneur apparut à Joseph dans un rêve et lui dit de se lever et de prendre l’enfant et de fuir en Égypte. Il n’y avait pas de temps à perdre. Au milieu de la nuit, Joseph se réveilla et prit l’enfant et sa mère et partit pour l’Egypte.

Hérode vit que les mages n’étaient pas revenus quand ils auraient dû. Il était furieux ! Il savait quand l’étoile était apparue aux mages, alors il envoya et tua tous les enfants mâles de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région. Hérode ne reculerait devant rien pour tuer tout concurrent au trône.

Il a été dit qu’Hérode est l’image de ceux qui font des recherches sans aucune intention d’agir correctement sur l’information qu’ils reçoivent. Il est pire que ça. Hérode est l’image de ceux qui sont hostiles au Christ et à Dieu.

Il existe des ennemis de Dieu aujourd’hui. Les gens qui essaient de tuer Dieu à cause de la pensée des autres. Christopher Hitchens était un athée bien connu. Il ne croyait pas en Dieu et ne voulait pas non plus que quelqu’un d’autre croie en lui. En 2007, il écrit Dieu n’est pas grand : Comment la religion empoisonne tout. Ce n’était qu’un des nombreux livres et articles qu’il a écrits pour mettre fin à Dieu. Il détestait l’idée même de Dieu. Malheureusement, le jeudi 15 décembre 2011, Christopher Hitchens est décédé d’un cancer de l’œsophage – trop de cigarettes et trop d’alcool. « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, – après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27).

Il y a de nombreux ennemis de Dieu dans le monde aujourd’hui. Ils connaissent Dieu. Ils savent qu’il existe. Mais ils ne veulent pas qu’il interfère avec leur vie. Ils seront rois de leur vie. Aucun autre roi ne s’assiéra sur le trône de leur cœur. Ils sont leur propre dieu. Ils s’adorent eux-mêmes. Ils montrent leur hostilité envers Dieu en enfreignant ses commandements et en vivant comme ils le souhaitent.

Pourquoi les nations s’agitent-elles Et les peuples ont-ils de vaines pensées ? 2 Les rois de la terre se dressent Et les princes se liguent ensemble Contre l’Éternel et contre son messie : 3 Brisons leurs liens, Et rejetons loin de nous leurs chaînes ! 4 Il rit, celui qui siège dans les cieux, Le Seigneur se moque d’eux. 5 Il leur parle dans sa colère, Et dans sa fureur il les épouvante : 6 C’est moi qui ai sacré mon roi Sur Sion, ma montagne sainte ! 7 Je publierai le décret de l’Éternel ; Il m’a dit : Tu es mon fils ! C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui. 8 Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Et pour possession les extrémités de la terre ; 9 Tu les briseras avec un sceptre de fer. Comme le vase d’un potier, tu les mettras en pièces. 10 Et maintenant, rois, ayez du discernement ! Recevez instruction, juges de la terre ! 11 Servez l’Éternel avec crainte, Soyez dans l’allégresse, en tremblant. 12 Embrassez le fils, de peur qu’il ne se mette en colère, Et que vous ne périssiez dans votre voie, Car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se réfugient en lui ! (Psaumes 2, SER).

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie (Ésaïe 53:6a, SER).

Nous avons tous été hostiles à Dieu à un moment donné de notre vie. La bonne nouvelle se trouve à la fin de ce verset : « Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous » (Ésaïe 53:6b).

Et toi? Vivez-vous chaque jour votre vie dans la soumission à Jésus-Christ, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ? Ou êtes-vous le maître de votre propre vie, le capitaine de votre propre navire ? Qui est assis sur le trône de votre cœur ?

Certaines personnes, comme Hérode, sont hostiles au roi Jésus.

III. Certaines personnes honorent et adorent le roi.

Cette histoire commence avec l’arrivée des mages d’Orient. Ils ont vu des preuves de la naissance du roi.

Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue céleste annonce l’œuvre de ses mains (Psaumes 19.2, SER).

car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté. 20 En effet, les (perfections) invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages (Romains 1:19–20, SER).

Ces non Juifs, des Gentiles, ont été inclus dans le plan de Dieu. Ils sont arriver à Jérusalem pour adorer « l’enfant né roi ». (Je crois que c’est plutôt le sens de ὁ τεχθεὶς βασιλεὺς (ho techtheis basileus = le nouveau-né roi).

et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer (Matthieu 2:2, SER).

Qui sont-ils venus adorer ? Ils sont venus adorer…

  • Ils sont venus adorer celui qui est né de la vierge : 

Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l’action) du Saint-Esprit (Matthieu 1:18, SER).

  • Ils sont venus adorer celui qui a été conçu du Saint-Esprit :

Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, (Matthieu 1:19–20, SER).

  • Ils sont venus adorer celui qui sauverait son peuple de ses péchés :

elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés (Matthieu 1:21, SER).

  • Ils sont venus adorer celui qui est Dieu avec nous : 

Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : 23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous (Matthieu 1:22–23, SER).

Ils sont venus adorer Dieu.

Les mages savaient que rien d’autre ne compte autant que la naissance de ce Roi dont ils ont vu l’étoile. Ce roi est au centre de leur vie. Ils voyageraient des mois depuis l’Est, peut-être ce que nous appelons l’Irak ou l’Iran aujourd’hui. Les Juifs avaient été exilés à Babylone. Beaucoup d’entre eux étaient encore là. Peut-être que ces mages avaient appris les prophéties de la venue du Christ par les Juifs qui vivaient à Babylone. Maintenant, ils sont venus l’adorer.

L’adoration n’est pas un style. L’adoration n’est pas chanter pas sur l’adoration. L’adoration implique toute la personne dans l’adoration de l’être le plus glorieux qui existe. L’adoration est un accord total avec Dieu. Jésus a dit : « Dieu est Esprit, et ceux qui adorent Dieu doivent l’adorer en esprit et en vérité » (Jean 4:24).

Adorer Dieu en esprit, c’est l’adorer du fond du cœur. Il ne s’agit pas simplement de chanter un chant d’adoration ; c’est chanter du fond du coeur. C’est spirituel.

Le cœur des mages était rempli de joie:

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici : l’étoile qu’ils avaient vue en Orient les précédait ; arrivée au-dessus (du lieu) où était le petit enfant, elle s’arrêta. 10 A la vue de l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. 11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe (Matthieu 2:9-11, SER).

Adorer Dieu en vérité, c’est adorer selon la vérité sur Dieu…

ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

L’or signifie qu’ils reconnaissaient la royauté de l’enfant.

L’encens signifie qu’ils offraient un culte de Dieu.

La myrrhe prévoyait son l’enterrement.

Jésus est né pour mourir. Il est né pour prendre sur lui vos péchés et les miens. Dieu seul pouvait ôter nos péchés. Jésus est né pour mourir à notre place et pour être ressuscité d’entre les morts pour que nous puissions vivre dans la puissance de sa résurrection.

Quelle est votre réponse à celui qui est né roi ?

  • La négligence ? Ne pas l’honorer comme Dieu ?
  • L’hostilité ?
  • Ou l’adoration ? 

Suivons l’exemple des mages qui se sont donnés pour venir adorer l’enfant né roi, Jésus-Christ, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

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Le seul vrai Dieu et Jésus-Christ qu’il a envoyé

Jean 17 3

Le Dieu de la Bible est-il un Dieu monolithe comme Allah ?
Dieu était-il seul avant de créer l’homme ?
Les mots Père, Fils et Saint-Esprit représentent-ils des modes ou des manifestations de Dieu ?
Ou bien, le Dieu de la Bible est-il unique parmi les religions du monde ?
Les titres Père et Fils et Saint-Esprit désignent-ils de vraies personnes dans le seul vrai Dieu ?

Ce court article vise à montrer que les conversations et les transactions entre le Père et le Fils indiquent la réalité de l’existence mutuelle des personnes dans la seule Divinité. La majeure partie de cet article est tirée des écrits du « disciple que Jésus aimait », l’apôtre Jean. Plus précisément, l’accent est surtout mis sur la « prière sacerdotale » du Christ, la nuit avant d’aller à la croix, que Jésus a adressée à son Père céleste :

SER Jean 17:1–3 — Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie, 2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

Dans cette prière, le Fils fait des demandes à son Père. Il souligne leur interrelation, la distinction des personnes au sein de la Divinité, et parle de la mission que son Père lui a confiée pour nous fournir la vie éternelle.

  • Alors que Jésus s’approche de la croix, il mentionne à son Père que c’est maintenant l’heure pour lui de glorifier son Fils (v. 1).
  • Le Fils glorifiera à son tour le Père (v. 1).
  • Le Père a donné au Fils toute autorité sur toute chair (v. 2).
  • Le Père donne les gens au Fils (v. 2).
  • Le Fils donne la vie éternelle à ceux que le Père lui a donnés (v. 2).

Ces transactions indiquent de réelles distinctions entre les personnes. Alors que le Père est Dieu, et le Fils est Dieu, et le Saint-Esprit est Dieu, le Père n’est pas le Fils ou le Saint-Esprit, et le Fils n’est pas le Père ou le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit n’est ni le Père ni le Fils. Ce qui suit est adapté d’un ancien diagramme de la Sainte Trinité que j’ai employé dans un autre article :

Trinité diagramme

Trois personnes, mais un seul Dieu

En même temps, Jésus souligne qu’il n’y a qu’un seul Dieu, « le seul vrai Dieu » (v. 3). Alors que de nombreux autres passages indiquent très clairement que Jésus est Dieu (par exemple, Jean 1:1, 18; 5:18; 10:30, 33; 20:28; Actes 20:28; Romains 9:5; Tite 2: 13 ; Hébreux 1:8 ; 2 Pierre 1:1), mon but ici est de montrer que les Écritures indiquent l’existence interpersonnelle réelle « du Père et du Fils et du Saint-Esprit Saint-Esprit » (Matthieu 28:19 ).

Ces distinctions de personnes sont encore soulignées dans les versets qui suivent :

SER Jean 17.4–5Je tai glorifié sur la terre ; j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût.

Quatre fois dans ces deux versets, Jésus se distingue de son Père. Le Fils a glorifié le Père sur terre. Le Père a donné au Fils un travail à faire. Le Fils a accompli l’œuvre que le Père lui a confiée. Le Fils demande au Père de le glorifier en sa présence comme le Fils a glorifié le Père sur terre.

Puis Jésus fait la déclaration étonnante qu’il était avec le Père avant que le monde n’existe :

SER Jean 17.5— Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût.

L’existence du Fils n’est pas liée au monde ou à sa mission dans le monde. Il existait avant que le monde n’existe. Il était avec le Père avant la création du monde. Il a partagé la gloire du Père. Avant « le commencement », le Père et le Fils étaient en communion éternelle.

De plus, la vie éternelle est inextricablement liée à une relation avec le Père et avec le Fils :

SER Jean 17.3 — Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

Jésus définit ici la vie éternelle. C’est connaître le seul vrai Dieu ET Jésus-Christ que Dieu a envoyé. C’est une connaissance à la fois du Père ET du Fils. L’apôtre Jean insiste sur cette vérité dans sa première épître lorsqu’il écrit :

SER 1 Jean 1.3 — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ.

« Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. »

En tant que chrétiens, notre communion n’est pas seulement avec le Père, ni seulement avec le Fils : elle est « avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ ». Plus loin dans sa lettre, Jean souligne le grave danger de nier l’existence réelle du Fils :

SER 1 Jean 2.22–24 — Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père. Pour vous, ce que vous avez entendu dès le commencement doit demeurer en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez, vous aussi, dans le Fils et dans le Père.

« Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père » (v. 23). Nier l’existence du Fils et nier que Jésus est le Christ, c’est l’œuvre de l’antichrist. L’esprit des antichrists — car Jean dit qu’il y en a beaucoup (1 Jean 2:18) — est de nier l’existence réelle du « Père et du Fils » (v. 22). Ceux qui nient le Fils n’ont pas le Père, mais « celui qui confesse le Fils a aussi le Père » (v. 23). Le mot « aussi » comme le mot « et » au verset 22 nous montre que le Père n’est pas le Fils et que le Fils n’est pas le Père.

Jean poursuit en expliquant que c’est le message que ses lecteurs ont entendu dès le commencement. Si cette vérité demeure en eux – et en nous – alors eux et nous « demeurerons dans le Fils et dans le Père » (v. 24). Cela montre à nouveau que notre communion est à la fois avec le Père et avec son Fils, comme Jean l’a dit dans 1 Jean 1:3.

L’apôtre Jean insiste sur cette vérité en des termes non équivoques dans sa deuxième lettre :

SER 2 Jean 9-11 — Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine du Christ n’a pas Dieu ; celui qui demeure dans la doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres.

Apparemment, certains se croyaient plus progressifs et avancés (v. 9). Ils sont allés « plus loin » et ne se sont pas tenus à cet enseignement sur le Christ étant envoyé dans le monde par son Père afin que par le Fils nous puissions avoir la vie éternelle. Ils croyaient que la doctrine ou l’enseignement sur le Fils n’était pas nécessaire ; avoir Dieu était suffisant. L’apôtre Jean avertit que ces enseignants progressistes qui ne s’accrochent pas au Fils « n’ont pas Dieu ». Mais « celui qui demeure dans la doctrine a le Père et le Fils ». Le grec précise « celui-là a et le Père et le Fils » (οὗτος καὶ τὸν πατέρα καὶ τὸν υἱὸν ἔχει). Pas seulement le Père, mais aussi le Fils.

Cet enseignement est tout à fait conforme à l’enseignement du Nouveau Testament selon lequel, bien que le Père et le Fils soient Dieu, les conversations et les transactions entre eux ne relèvent pas de la fiction biblique ou littéraire. Elless soulignent la relation éternelle entre le Père et le Fils.

Sur pratiquement chaque page du Nouveau Testament, nous voyons le Père et le Fils et le Saint-Esprit — le seul vrai Dieu — travaillant ensemble en parfaite harmonie pour réaliser l’accomplissement du « dessein éternel qu’il a réalisé par le Christ-Jésus notre Seigneur » (Éphésiens 3:11).

Avez-vous la vie éternelle ? C’est-à-dire connaissez-vous et le Père et le Fils qu’il a envoyé ? »

SER Jean 17.3 — Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

Réveillons-nous à prier

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Je me souviens des réveillons de mon enfance, des réunions à l’église qui n’étaient pas très différentes des autres, mais qui étaient quand même inoubliables.  Le réveillon était un temps béni dans la présence de Dieu.  Nous commencions tout simplement par des cantiques et des chants d’adoration et de louange, mais il y avait une vie dans les voix, une expression d’une réalité vécue, d’une relation réelle avec le Seigneur à qui nous chantions.

Les chants étaient suivis de témoignages de la fidélité de Dieu pendant l’année précédente.  Tout le monde voulait donner gloire et honneur à Dieu.  C’était merveilleux que d’entendre comment Dieu avait exaucé des prières, comblé des besoins financiers, guéri des enfants malades et démontré par mille manières différentes son amour et sa fidélité envers son peuple.  Notre foi dans notre grand Dieu a été fortifiée !  Nous ne savions pas ce que l’année suivante nous apporterait, mais nous connaissions Celui qui nous tenait entre ses mains et qui était tout suffisant pour nous.

Ensuite, le pasteur apporterait un message de la Parole.  Que c’était encourageant de considérer ensemble les promesses de notre Dieu fidèle !  Très souvent le message avait affaire avec le retour de Christ et comment nous devrions vivre pour lui.  Nous vivions dans l’espérance bienheureuse.  Peut-être viendrait-il avant minuit !  Sinon, nous croyions bien que le Seigneur reviendrait probablement avant la fin du nouvel an.  Après la prédication, nous célébrions la Sainte Cène, en mémoire de la mort de notre Seigneur … et en attente de son retour.

Enfin, pour la dernière heure, nous avons cherché la face de Dieu ; nous avons voulu être en train de prier quand le nouvel an commençait.  Nous avons tous trouvé une place à l’autel.  C’était assez simple, des bancs sans dos juste devant l’estrade où nous nous agenouillions pour prier.  Bien sûr, il n’y avait pas assez de place pour tout le monde ; alors bien des gens ont fait un autel des premiers bancs de l’église.  C’était là que nous avons tous trouvé un endroit pour nous nous agenouiller dans la présence de Dieu pour chercher sa face. C’était quelque chose de très sérieux, de très solennel, mais qui nous a remplis de joie et de la présence de Dieu.  C’est un art que nous avons presque perdu.  Chercher la face de Dieu, ce n’était pas de prier au tour de rôle ; nous avons tous prié ensemble, chacun implorant la présence de Dieu, chacun s’engageant à suivre le Seigneur pendant l’année à venir.

Nous parlons de nos jours de la présence de Dieu, mais je me demande si nous avons jamais connu cette présence.  Quelques-uns, sans doute, mais nous n’avons pas les disciplines, les habitudes ou la culture du peuple de Dieu.  Je ne vois pas les marques qui nous distinguent du monde ; je me demande si Dieu peut discerner chez nous une différence.  Si nous célébrons le nouvel an de la même manière que le monde, où en est la différence ?

Il y avait une différence il y a des années.  C’est cette différence qui a donné naissance à l’appel de Dieu chez beaucoup.  Nous nous demandons pourquoi il n’y a pas plus de gens qui répondent à l’appel de Dieu.  Peut-être que la qualité de vie d’église n’est pas à mesure de se reproduire.

Que faire ?  Il faut retrouver ce que nous avons perdu.  Nous ne sommes pas différents de la nation d’Israël qui a bien erré de la Parole et des promesses de Dieu.  Pourtant, Dieu a donné des promesses à ce peuple refroidi, des promesses qui sont aussi bien pour nous :

« C’est de là aussi que tu rechercheras l’Éternel, ton Dieu ; tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deutéronome 4:29).

« Examinons nos voies et sondons-les, et retournons à l’Éternel ; élevons notre cœur comme nos mains vers Dieu qui est au ciel » (Lamentations 3:40-41).

« Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme de rien ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura compassion de lui, à notre Dieu, qui pardonne abondamment » (Ésaïe 55:6-7).

Peut-être les difficultés de l’an 2020 nous pousseront à nous rendre compte de nouveau de notre dépendance totale de notre Créateur. Que la nouvelle année en soit une de chercher la face de Dieu, de devenir en vérité le peuple de Dieu.

Dieu, la génétique, la responsabilité humaine et un cœur nouveau

NEG Genèse 3:11-13 Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? 12 L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. 13 Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé.

Il semble que l’homme ait toujours cherché à trouver en dehors de lui-même la cause de ses fautes. Quand Dieu a demandé au premier homme une explication pour sa désobéissance, Adam a blâmé « la femme que tu as mise auprès de moi » (Genèse 3:12).

Pour sa part, Ève s’est justifiée en accusant le serpent. Les réponses de nos premiers parents représentent la manière humaine de nous esquiver de notre responsabilité pour nos actions. Nous blâmons des autres comme Adam a blâmé Ève. Nous blâmons le diable, comme Ève a blâmé le serpent. Ou nous blâmons Dieu, sous-entendu dans la réponse d’Adam : « la femme que tu as mise auprès de moi ».

La psychologie de Sigmund Freud a sanctionné cette approche en fixant le blâme sur nos parents, notre milieu ou la société en général. Maintenant, on nous informe que « caractère, homosexualité, criminalité et bien d’autres choses encore sont programmés dans vos gènes, véritables supports biologiques aux comportements humains ». Donc, nous pouvons désormais nous disculper en blâmant nos gènes. Dieu nous a faits comme ça. Nous nous excusons de notre penchant vers le péché en blâmant Dieu. Pourtant, notre péché n’est pas la faute de Dieu :

NEG Ecclésiastes 7:29 Seulement, voici ce que j’ai trouvé, c’est que Dieu a fait les hommes droits ; mais ils ont cherché beaucoup de détours.

La Parole de Dieu reste inébranlable : « Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12).

Néanmoins, la génétique s’approche de la vérité : le germe est en nous. Jésus a expliqué : « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, meurtres, adultères, prostitutions, vols, faux témoignages, blasphèmes » (Matthieu 15:19).

La solution pour notre problème n’est pas la manipulation génétique mais la greffe d’un nouveau cœur qui vient de la nouvelle naissance. Comme Jésus a dit : « Il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3:7).

Cette transformation de cœur est la promesse de Dieu qui se réalise dans le nouvelle alliance :

NEG Ézéchiel 36:25-29 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. 26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. 27 Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. 28 Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. 29 Je vous délivrerai de toutes vos souillures…

C’est que le Seigneur accomplit grâce à la nouvelle alliance accomplie en son sang. Dans l’évangile nous trouvons l’espérance d’un cœur nouveau.

NEG 2 Corinthiens 5:17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

L’herméneutique

51fPyQ-RWtL._SX336_BO1204203200_Ces notes sont tirées très librement de Bernard Ramm, Protestant Biblical Interpretation: A Textbook of Hermeneutics, Grand Rapids: Baker Book House, 1970, 3e édition révisée.

L’HERMENEUTIQUE DANS LE PASSE ET DANS LE PRESENT

L’école allégorique (Ramm, pp. 23‑45)

Introduction. L’interprétation allégorique croit qu’en‑dessous la lettre, le message clair d’une écriture, on peut discerner la vraie signification du passage. Exemple: Juges 9:7‑20. La reproche de Nathan à David (2 Samuel 12:1‑10). Dans ces cas, les allégories sont intentionnellement construites par les auteurs pour communiquer un message qui au début est caché. Il faut avouer que l’interprétation allégorique n’est pas toujours sans base. Mais si nous présumons que toute écriture a une signification cachée, même s’il n’y en a pas la moindre suggestion dans le texte, nous bâtirons notre interprétation sur le sable.

L’allégorie grecque

Les Grecs avaient deux traditions: (1) l’héritage religieux de Homer (et de Hésiode), et (2) la tradition philosophique et historique. La tradition religieuse avaient des éléments qui étaient fantastiques, grotesques, absurdes, et immoraux. Ces éléments n’étaient pas acceptables devant les philosophes, mais on ne pouvait rejeter Homer, étant donné la popularité de ses écrits. Que faire? Allégoriser ses écrits. Les histoires des dieux, et les écrits des autres poètes n’étaient pas à se comprendre littéralement. Plutôt, il fallait discerner la vraie et secrète signification.

Il importe de noter que cette méthode d’interprétation a atteint la ville d’Alexandrie où se trouvait une grande population juive, et éventuellement une grande population chrétienne.

L’allégorie juive

Le Juif d’Alexandrie était confronté par un problème pareil à celui de son voisin grec. En tant que fils de Moïse, il était instruit dans la loi et la révélation divine. Pourtant, il était confronté par la littérature grecque avec son héritage philosophique, et il en était impressionné. La méthode allégorique employée par les Grecs était déjà disponible, et le Juif en a profité pour trouver la philosophie grecque dans les Saintes Ecritures. Par extension, les chrétiens ont adopté cette nouvelle méthode d’interprétation qui étaient auparavant inouïe, laquelle est restée inébranlable pendant plus de quinze siècles.

Aristobule (160 av. J.-C.) a été peut‑être le premier Juif d’employer cette méthode, et il a été suivi par Philon (20 av. J.‑C. ‑ 54 ap. J.‑C.) qui l’a bien appliquée et développée. Aristobule a affirmé que la philosophie grecque avaient beaucoup emprunté de l’Ancien Testament, et qu’en employant la méthode allégorique on pourrait trouver la philosophie grecque dans les Ecritures juives.

Philon a cru que les Ecritures juives étaient bien supérieures au platonisme et à la philosophie grecque. Il a accepté la théorie de l’inspiration par dictée, pourtant, il a aimé la philosophie grecque, surtout Platon et Pythagore. Par son système il a pu concilier pour lui‑même sa loyauté aux Ecritures avec son amour pour la philosophie grecque. Philon n’a pas pensé que la signification littérale soit inutile; elle représentait pour lui un niveau de compréhension qui manquait de maturité. Le sens littéral était le corps des Ecritures, le sens allégorique son âme.

Le système allégorique

Les Grecs───────> Les Juifs d’Alexandrie ───────> Les chrétiens

La conviction de base de l’église primitive était que l’Ancien Testament était un document chrétien. Cette conviction pourvoyait l’approbation nécessaire d’employer cette méthode d’interprétation qui était grecque !

Des difficultés en résultaient pour les Pères de l’église : (1) le sens historique a été perdu, (2) ils n’ont pas vu clairement le progrès de la révélation, (3) ils ont cru que l’Ancien (surtout) et le Nouveau Testament étaient plein de paraboles et énigmes, (4) ils ont confondu l’allégorique avec le typique, (5) ils ont cru que la philosophie grecque était dans l’Ancien Testament, et qu’elle était découverte par la méthode allégorique, (6) puisque la méthode est arbitraire, elle a encouragé le dogmatisme.

La malédiction de la méthode allégorique est qu’elle obscurcit la vraie signification de la Parole de Dieu, et si elle n’avait pas gardé au centre la vérité de l’évangile, elle serait devenu hérétique. En fait, c’est exactement ce qui s’est passé quand les gnostiques ont allégorisé le Nouveau Testament. La Bible traitée d’une manière allégorique devient du mastic dans la main de l’exégète. Des systèmes différents pouvaient surgir dans le cadre de l’herméneutique allégorique sans moyen pour déterminer lesquels étaient corrects. C’est précisément un des problèmes pour la réfutation du gnosticisme. Les orthodoxes voulaient allégoriser l’Ancien Testament, mais pas le Nouveau Testament. Les gnostiques les ont accusés d’être inconsistants. La seule méthode pour s’échapper à ce match nul est de retourner à l’interprétation saine, propre, et littérale des Ecritures. La méthode allégorique met la prime sur le subjectifs, et le triste résultat est l’obscurcissement de la Parole de Dieu.

Clément a trouvé cinq significations possibles : (1) historique, (2) doctrinale, (3) prophétique, (4) philosophique, et (5) mystique.

Origène était motivé de démontrer que Nouveau Testament avaient ses racines dans l’Ancien Testament. Il voulait que les Ecritures soient acceptables devant les gens philosophiques. Ses principes sont les suivants : (1) La signification littérale est le niveau de base (2) Pour comprendre la Bible, nous devons recevoir de la grâce de la part de Christ (3) La vraie exégèse est celle qui est spirituelle. La Bible est une vaste allégorie (4) L’Ancien Testament est la préparation pour le Nouveau Testament qui est caché dans l’Ancien.

Jérôme a traduit la Bible en latin. Il a noté que l’Apocryphe ne se trouvait pas dans la Bible hébraïque et à cause, alors, de sa nature secondaire, il fallait le mettre entre les Testaments, ce qui n’a pas été effectué avant Luther. Au début, Jérôme pratiquait la méthode allégorique, mais plus tard il a été influencé par l’école littérale d’Antioche. Pourtant, il le trouvait difficile de laisser tomber ses habitudes allégoriques.

Augustin a étalé les principes suivants : (1) La foi est nécessaire pour comprendre les Ecritures (2) L’interprétation littérale et historique est importante bien qu’elle ne soit pas le but des Ecritures (3) Les Ecritures ont plus d’une signification, ce qui justifie la méthode allégorique (4) Les chiffres bibliques ont des significations (5) L’Ancien Testament est un document chrétien et christologique (6) La tâche de l’interprète n’est pas d’imposer une signification, mais de la faire sortir du texte (7) L’amour et la comparaison avec le credo sont essentiels (8) On ne doit pas isoler un verset de son contexte (9) Si l’interprétation n’est pas certaine, elle ne peut servir comme base de la foi (10) Nous ne pouvons pas substituer le Saint-Esprit pour la connaissance essentielle (11) Le passage obscur doit céder au passage clair (12) Les Ecritures ne peuvent se contredire. Malheureusement, Augustin violait fréquemment tous ses principes !

L’allégorie catholique

Pendant le moyen âge, la prépondérance de l’oeuvre exégétique était allégorique. Mais l’approche catholique a été influencée par les études protestantes de sorte que les savants catholiques avouent que l’interprétation de certains interprètes catholiques était extrême, et l’importance de la signification littérale est vantée. Ramm décrit l’approche des catholiques : (1) Les savants catholiques acceptent la Vulgate comme la version authentique pour les discours, les disputes, et les sermons (2) L’interprète accepte tout ce que l’Eglise Catholique a spécifié quant aux questions de l’introduction biblique (3) Il accepte toute interprétation officielle (4) L’interprétation littérale et historique des Ecritures est le fondement de l’étude de la Bible (5) Les Ecritures possèdent une signification spirituelle ou mystique que surpasse le sens littéral, mais cette signification spirituelle doit être construite sur la signification littérale (6) L’Eglise Catholique est le gardien de la Tradition et des Ecritures, donc, elle est l’interprète officiel des Ecritures (7) Les Pères peuvent nous guider lorsqu’ils (a) traitent avec des questions de la foi et de la moralité (et non des questions scientifiques ou historiques), (b) rendent témoignage à la Tradition Catholique, et (c) sont unanimes dans leur interprétation (8) L’enseignement obscur d’un passage doit être expliqué par la tradition plus complète de l’Eglise (9) La Bible est à être comprise selon le principe du développement. Les doctrines du Nouveau Testament sont des graines qui développent. Il n’est pas donc nécessaire que l’Eglise Catholique soit identique en forme à l’église primitive ; elle est le développement des graines qui se trouvaient dans le Nouveau Testament (10) L’Eglise Catholique considère les études faites par les protestants d’être d’une qualité inférieure. Les protestants rongent l’écorce du cocotier sans manger le noix du coco.

L’INTERPRÉTATION LITTÉRALE (Ramm, pp. 45-60)

Introduction. Selon la méthode de l’interprétation littérale, on devrait être satisfait de la signification littérale d’un texte à moins que des raisons très substantielles ne soient présentées par le texte pour outrepasser le sens littéral. La Bible est interprétée selon les règles ordinairement appliquées à la langue. Elle contient des déclarations basées sur les faits, des locutions, des métaphores, des idées poétiques, des fables, et des allégories. Cette approche cherche à interpréter chaque expression selon sa nature et sa fonction.

L’interprétation littérale juive

Esdras est considéré le fondateur de l’école extrêmement littérale (Néhémie 8:1-8). La littéralité extrême considère comme saintes les lettres mêmes de la Parole de Dieu. A cause de cela, les scribes ont copié les Ecritures très soigneusement. Les Juifs de la Palestine ont développé quelques principes herméneutiques : (1) Un mot doit être compris dans le contexte de la phrase, et la phrase doit se comprendre dans le contexte plus large (2) Les Ecritures qui traitent avec un certain sujet doivent être comparées (3) Ce qui est clair est préféré à ce qui est obscur (4) On examine attentivement l’orthographe, la grammaire, et les locutions (5) On emploie la logique pour appliquer les Ecritures au sujets qui ne sont pas traités dans les Ecritures (6) Puisque le Dieu d’Israël a parlé dans les langues humaines, Il a adapté sa révélation à ses récipients.

Les littéralistes ont commencé à trouver des significations non seulement dans les phrases et dans les mots, mais aussi dans les lettres (notarikon) et les chiffres (gemetria). Par cette exaltation des lettres des Ecritures, la vraie signification des Ecritures a été perdue.

L’école d’Antioche

Les chrétiens à Antioche ont évité la littéralité des Juifs et l’allégorie d’Alexandrie. Ils ont insisté sur le sens historique et grammatical, et ils ont reconnu le progrès de la révélation. Par exemple, l’enseignement à propos de Jésus-Christ est plus riche dans l’Evangile selon Luc que dans la Genèse. Cette école est devenue le pilier de la Réformation, et la méthode exégétique principale de l’Eglise. Exemples de cette école : Lucien, Diodore, et Chrysostome.

Les Victorines

Pendant la période médiévale l’abbaye de St Victor à Paris a hébergé une école bien influencée par les savants juifs. Cette école employait la méthode historique et littérale.

Les réformateurs

Les principes herméneutiques de Luther étaient les suivants : (1) Le principe psychologique. La foi et l’illumination sont nécessaires pour l’interprète (2) Le principe de l’autorité. La Bible est l’autorité suprême et finale (contre l’autorité ecclésiastique) (3) Le principe littéral. Luther rejetait l’allégorie comme employée par les catholiques. En principe il l’avait répudiée, mais en pratique, il n’en était pas entièrement libre. Il acceptait la primauté des langues d’origine (4) Le principe de la compétence. Le chrétien dévoué et compétent peut comprendre le vrai sens des Ecritures. L’Ecriture interprète l’Ecriture (5) Le principe christologique. La fonction de toute interprétation est de trouver Christ (6) Le principe de la distinction entre la Loi et l’évangile.

Calvin (1) a insisté sur l’illumination par l’Esprit (2) Il a rejeté l’interprétation allégorique (3) Il interprétait les Ecritures par les Ecritures (4) Il se démontrait indépendant de l’exégèse superficielle.

Post-Réforme

Selon cette école de pensée, la valeur principale de la Bible est son emploi pour l’édification pour le croyant individuel. Cet accent pratique est absolument nécessaire. Pourtant, avec cette cible en vue, on peut tomber dans l’allégorisation surtout de l’Ancien Testament. Il ne faut pas substituer cette approche pour les études exégétique et doctrinales.

L’INTERPRÉTATION LIBÉRALE

Voici les principes de l’interprétation libérale : (1) La mentalité moderne doit gouverner notre approche aux Ecritures. La science présume la régularité de la nature, donc, les miracles sont rejetés. Les doctrines du péché, la dépravation, et l’enfer sont offensives et rejetées (2) L’inspiration est redéfinie. C’est le pouvoir d’inspirer l’expérience religieuse actuelle, ce qui est le coeur de la religion. Le contenu doctrinal ou théologique des Ecritures n’est pas obligatoire (3) Le surnaturel est redéfini pour signifier la prière, l’éthique, la pensée pure, et l’immortalité, mais les descriptions des miracles sont des folklores ou la mythologie (4) Le concept de l’évolution est appliqué à la Bible. La loi devient le développement des prophéties, et le Nouveau Testament, même les évangiles, reflète les besoins spirituels de l’église primitive (5) La notion de l’accommodation est appliquée à la Bible. Les déclarations théologiques sont transitoires. Jésus a accommodé son enseignement aux idées des Juifs, surtout à propos des questions de l’Introduction Biblique, par exemple, l’historicité d’Adam et d’Eve, de Jonas, etc (6) La Bible est le produit de l’histoire et des conditions sociales. Son contenu a été emprunté des religions voisines (7) La philosophie porte une grande influence. Pour Immanuel Kant, rien que l’interprétation morale importe. Le déisme aussi mettait l’accent sur l’éthique. L’hégélianisme à été appliqué à l’Ancien Testament par Wellhausen, et au Nouveau Testament par F. C. Baur.

LA NÉO-ORTHODOXIE

Karl Barth a inauguré une nouvelle ère dans l’interprétation biblique à la fin de la première guerre mondiale quand il a publié son Römerbrief, son interprétation de l’épître aux Romains. Voici les principes de l’herméneutique néo-orthodoxe : (1) Le principe de la révélation. L’infaillibilité et l’inspiration orthodoxe sont niées. La Bible est contredite par la science, l’anthropologie, l’histoire, et la géologie. La révélation existe quand Dieu parle. Mais son langage est sa présence. Quand je réponds à ce qu’il me dit par Jésus-Christ, c’est la révélation. La Bible n’est pas une parole de Dieu directe, mais le rapport et le témoignage de la révélation. La Bible contient le témoignage de la révélation dans le passé, et la promesse de la révélation dans l’avenir. La Bible est un témoin à la révélation qui est digne de confiance, mais faillible. L’interprète néo-orthodoxe cherche à découvrir un témoin original à la Parole de Dieu dans les mots faillibles et humains de la Bible (2) Le principe christologique. Les doctrines qui n’indiquent pas le Christ ne sont pas obligatoires. Par exemple, les doctrines de la création et du péché (3) Le principe de la totalité. On ne peut baser une doctrine sur quelques textes scripturaires; il faut la baser sur la totalité des Ecritures (4) Le principe mythologique. La création de l’univers, la création de l’homme, l’innocence de l’homme, la chute de l’homme, et la seconde venue de Christ sont des mythes bibliques avec beaucoup de signification. La seconde venue de Christ veut dire que l’homme ne pourra jamais trouver le bonheur ni sa valeur dans son existence purement historique (5) Le principe existentiel. La Bible contient de l’histoire et de la théologie. Pourtant, son accent est sur l’existence, la vie, et Dieu. Pour comprendre la Bible, on doit s’engager avec le texte (6) Le principe paradoxale. L’homme, étant limité et pécheur, ne peut jamais avoir une connaissance claire de Dieu. La vérité de Dieu lui semble paradoxale. Quelques exemples : L’homme doit perdre la vie pour la sauver ; la croix est la folie et la sagesse de Dieu.

L’ÉCOLE HISTOIRE DU SALUT (HEILSGESCHICHTLICHE)

Cette approche considère la Bible comme une histoire du salut. Elle trace dans l’histoire et dans la doctrine le développement de l’intention divine dans le salut des hommes. La précision du texte dans le domaine de l’histoire, l’astronomie, la géologie, etc., n’est pas importante. On cherche à comprendre le cadre historique, le point de vue de l’auteur et des récipients, et puis il faut répondre au défi de la Bible.

L’HERMÉNEUTIQUE NOUVELLE DE BULTMANN

Les essentiels de l’herméneutique de Bultmann sont les suivants : (1) Le principe scientifique. Toute question doit être décidée par la science (2) Le principe critique. Le cadre historique est plus important que l’exégèse du texte. On emploie la méthode de l’école “l’histoire des religions” pour découvrir l’arrière-plan religieux du document. On emploie la critique des formes pour discerner l’origine des déclarations, des histoires des miracles, et des mythes. On doit différencier ce qui est dit de sa signification (3) Le principe mythologique. Les expressions de foi, de doctrine, ou de miracles, sont des mythes (4) Le principe de démythification. Le savant doit dénuder le mythe pour recouvrer sa signification originelle (5) Le principe dialectique. Si un événement est historique, il n’est pas un objet de la foi. Et les objets de la foi ne sont pas historiques. Pourtant, la croix est tous les deux. L’historien ne peut déduire la signification de la croix. Cette signification ne se connaît que par la foi (6) Le principe révélateur. La révélation ne consiste pas de vérités, de concepts, ou de doctrines. Elle se compose d’un rencontre existentiel avec Dieu (7) Le principe de la loi. L’Ancien Testament n’a pas présagé les doctrines du Nouveau Testament.

Bultmann s’accorde avec le libéralisme en ce qu’il croit que l’intellect de l’homme est capable de juger la crédibilité du contenu biblique. Il s’accorde avec la néo-orthodoxie dans l’idée que la révélation est une expérience subjective et non objective.

La nouvelle herméneutique est bâtie sur l’approche de Bultmann. Voici ses principes : (1) Le principe critique. L’interprète du Nouveau Testament doit reconnaître où la foi des auteurs du Nouveau Testament ont élaboré, soit inventé. Les disciples de Bultmann ont lancé la nouvelle quête pour le Jésus de l’histoire (2) Le principe herméneutique. L’herméneutique n’étale plus les règles pour interpréter les Ecritures ; elle traite avec la compréhension et l’expérience de l’auteur et ses méthodes de s’exprimer (3) Le principe de langage. On emploie un langage existentiel pour parler de l’expérience subjective du lecteur des Ecritures.

CHAPITRE III

PERSPECTIVES THEOLOGIQUES (Ramm, pages 93-113)

Il est possible d’être si entraîné par les principes de l’interprétation que l’on oublie que le but d’étudier la Bible est de produire de la transformation dans notre vie et dans la vie des autres. De l’autre part, on peut s’absorber dans la transformation au degré de penser que de suivre les principes de l’interprétation n’est ni nécessaire ni spirituel. Nous voulons éviter ces deux positions extrêmes.

L’INSPIRATION, LE FONDEMENT

L’interprète chrétien partage beaucoup avec le partisan des études classiques. Pourtant, le chrétien reconnaît qu’il traite avec des documents inspirés de l’Esprit Saint. Cette dimension ajoute les traits suivants : (1) A cause de l’aspect moral ou spirituel de la Bible, l’interprète doit avoir des qualifications spirituelles (2) La Bible a un aspect surnaturel. Le protestant prend au sérieux les miracles enregistrés dans la Bible (3) Bien que la Bible emploie des termes qui existaient déjà dans le grec et dans l’hébreu, cet emploi approfondit la signification des termes tels que la foi, l’amour, la miséricorde, la rédemption, le salut, le ciel, et le jugement.

L’interprétation protestante est caractérisée par certaines attitudes : (1) On s’approche de la Bible avec la foi, la confiance, la prière, et la piété (2) On s’engage dans la critique biblique (3) On essaie de découvrir le texte originel, d’appliquer les règles de l’interprétation, et d’éviter l’eisogèse.

L’ÉDIFICATION : LE BUT

La Bible n’est pas la fin ; elle est le moyen. Le but de la vérité historique, doctrinale, et pratique de la Bible est de promouvoir la prospérité spirituelle de l’homme. L’interprétation théologique n’est pas suffisante. La Bible est plus qu’un livre théologique. Elle est un livre religieux ; et la religion est plus que la théologie. L’étude de la Bible doit développer des compréhensions justes concernant Dieu, l’homme, et le service ; elle devrait nourrir des relations justes avec Dieu.

LA MÉTHODE PROTESTANTE D’HERMÉNEUTIQUE 

Perspectives theologiques

La clarté des Ecritures

L’Eglise Catholique croit que les Ecritures sont obscures. Elle croit aussi qu’elle est la voix officielle de l’Esprit, et qu’il est sa responsabilité d’interpréter les Ecritures. Les réformateurs ont rejeté ce point de vue. Luther a distingué la clarté externe et la clarté interne des Ecritures. La clarté externe est sa clarté grammaticale. L’interprète suit les règles de la langue pour connaître la signification des Ecritures. La clarté interne des Ecritures est l’oeuvre du Saint Esprit dans le coeur et dans l’intelligence du croyant, pour qu’il voie la vérité des Ecritures comme la vérité de Dieu.

L’accommodation de la révélation

Dieu s’est accommodé à l’esprit humain pour que nous comprenions sa vérité. Les Ecritures sont écrites dans les langues humaines (hébreu, araméen, et grec). La révélation a un caractère anthropomorphique. Le caractère accommodé se voit surtout dans le Tabernacle et les paraboles de Jésus. On parle du bras de Dieu pour indiquer sa puissance. Etre assis à la droite de Dieu indique la prééminence. L’interprète qui est au courant de ce caractère anthropomorphique de la révélation divine ne sera pas coupable des formes grotesques d’une exégèse littérale. Plus d’une personne illettré a compris les anthropomorphismes des Ecritures d’une manière littérale et en a conclu que Dieu possède un corps.

La progression de la révélation

En parlant de la progression de la révélation, nous ne voulons pas dire que la révélation biblique soit le résultat de l’évolution. La “révélation progressive” indique l’initiative de Dieu, et non de l’homme, par laquelle Dieu mène l’homme à travers l’enfance théologique de l’Ancien Testament à la maturité du Nouveau Testament. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’idées mûres dans l’Ancien Testament ni des éléments simples dans le Nouveau Testament. Plutôt, la révélation progressive est le plan général de la révélation. Voir Matthieu 5:17-20 ; Galates 3:23-4:7 ; et Hébreux 1:1-2.

Cette révélation progressive n’indique pas que l’Ancien Testament soit moins inspiré que le Nouveau. Elle indique plutôt que la plénitude de la révélation se trouve dans le Nouveau Testament.

Les Écritures sont interprétées par les Écritures

Les réformateurs croyaient que les Saintes Ecritures dans leur entièreté pourvoyaient le contexte et le guide pour la compréhension des passages particuliers. Donc, le théologien doit baser sa doctrine sur les passages dont la signification est claire et non sur ceux qui sont obscurs, par exemple la sorcière à Endor, ou le baptême pour les morts (1 Corinthiens 15:29).

L’unité formelle et systématique

Ce principe correspond au précédent. L’analogie de la foi est l’harmonie constante et perpétuelle des Ecritures sur les points fondamentaux de la foi et de la pratique. Les interprétations des passages spécifiques ne doivent pas contredire l’enseignement total des Ecritures sur un point. Louis Berkhof étale les règles suivantes : (1) Un passage obscur ne peut contredire ce qui est clairement enseigné ailleurs dans la Bible. Par exemple, 1 Jean 3:6 ne peut annuler les autres textes qui enseignent que les croyants pèchent (2) Un passage qui est clair dans son enseignement mais qui n’est pas soutenu d’une manière directe par le reste des Ecritures peut pourvoir la fondation d’une doctrine. Pourtant, une telle doctrine n’est pas aussi forte que celle qui est soutenue et affirmée par une base scripturaire plus large (3) Les doctrines basées sur les passages obscurs et qui n’ont pas le soutien du reste des Ecritures devraient être acceptées avec beaucoup de réserve, si l’on les accepte (4) Si les Ecritures semblent soutenir deux vérités opposées (telles que la dépravation totale et la responsabilité humaine), les deux doctrines devraient être tenues dans la confiance qu’une unité supérieure existe.

L’unité de la signification de l’Ecriture

Nous employons ce terme “unité” en contraste avec le terme “pluralité” ou “diversité”. Nous ne voulons ni réduire les Ecritures à une littéralité étroite, ni n’ignorer ses aspects prophétiques ou typologiques, mais nous voulons nous opposer aux méthodes outrageuses employées dans les cultes, le piétisme protestant, et l’interprétation allégorique. A la base de ces approches se trouve la notion que chaque verset a des significations multiples où l’intention de l’auteur n’est pas prise au sérieux.

L’interprétation et l’application

Nous avons déjà vu que le but de l’herméneutique est l’édification. Pourtant, nous devons bien distinguer l’interprétation (la signification) d’un passage de son application. Il n’y a qu’une interprétation juste, mais il y a plusieurs applications. Dans son désir de rendre la Bible pertinente à la vie quotidienne, le prédicateur est parfois tenté de négliger la signification de son passage. Son assemblée est alors laissée avec la fausse impression que son message, c’est-à-dire son application, exprime la signification originale du texte.

[1]     Ces notes sont tirées très librement de Bernard Ramm, Protestant Biblical Interpretation: A Textbook of Hermeneutics, Grand Rapids: Baker Book House, 1970, 3e édition révisée. ─ J. Gary Ellison, traducteur. Un grand merci à la mère d’un ancien étudiant pour des corrections.

Dimanche après Pâques : L’apparition de Christ à Thomas (Jean 20:19-29)

Sommaire : Ce sermon pour le dimanche après Pâques considère l’apparition de Christ à Thomas le douteur et les leçons de cette apparition pour nous aujourd’hui. Adapté du pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945). (Ajouté le 9 avril 2007.)

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« Thomas le douteur »
Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610)

Jean 20:19-29

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se pré­senta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! 20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les re­tiendrez, ils leur seront reten­us. 24 Thomas, ap­pelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. 26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se pré­senta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! 27 Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. 28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : 29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Introduction

Il est merveilleux de voir comment les apparitions du Christ ressuscité ont répondu à toute variété de tempé­rament et de condition spirituelle. Jésus s’est manifesté à :

Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. Cette femme qui aimait de tout coeur le Seigneur, pleurait et s’affligeait au tombeau de Jésus. Ce matin de la résurrection, Jésus a apparu d’abord à Marie. Cette apparition de Jésus a guérit son coeur brisé (Jean 20).

Il s’est manifesté à Pierre qui avait renié son Maître. Le message des anges était : « Allez dire à ses disciples et à Pierre que vous le verrez en Galilée » (Marc 16:7). Jésus a sondé la profondeur de l’amour de Pierre ; il l’a restauré et l’a commissionné de nouveau (Jean 21).

Sur le chemin vers Emmaüs, Jésus a trouvé deux disciples qui s’interrogeaient concernant la signification des événements associés avec la mort et la résurrection de Jésus. A ces deux pen­seurs, Jésus a expliqué toutes les écritures ce qui le concernait (Luc 24:27).

Jésus savait également répondre aux doutes de Thomas. Une semaine après sa résurrection, Christ se manifeste à Thomas et transforme le douteur en croyant.

La présence de Christ est suffisante pour tous. Elle guérit ceux qui sont blessés, et rend heureux ceux qui sont tris­tes.

Je ne vais pas raconter cette histoire que vous connais­sez aussi bien que moi. Ses grandes lignes sont :

    1. L’absence de Thomas de la première réunion de Christ et ses disciples le soir de Pâques.
    2. Son incrédulité rigide par rapport à leur témoig­nage.
    3. Sa présomption arrogante qu’il avait le droit d’éta­ler les conditions de sa foi, et l’acceptation miséricordi­euse par Christ de ces conditions.
    4. La découverte par Thomas que ces conditions n’éta­ient pas nécessaires.
    5. L’éclat de sa conviction qui l’a poussé à déclarer, « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    6. La Béatitude, « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » du Seigneur qui relie toutes les générations avec cette histoire.

Considérons quelques leçons de cette histoire.

1.   L’ISOLEMENT FAIT MANQUER LA MANIFESTA­TION DE CHRIST (20:19-24).

Verse 24. « Thomas, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. » La raison pour son absence ne nous est pas donnée. Mais peut‑être que cette petite phrase, « l’un des douze » suggère qu’il était sa responsa­bilité en tant qu’un des disciples de se réunir avec eux pour l’en­couragement mutuel.

Si jamais un homme avait besoin d’être encouragé, c’était Thomas ! Il était mélancolique de nature. Nous le trouvons dans Jean chapitre 11. Jésus avait décidé de retourner à Jérusalem, mais les disciples lui ont dit, « Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapi­der, et tu y retournes ! » Pour Thomas, cette possibilité était un fait accompli. « Allons, nous aussi, afin de mourir avec lui » (11:7‑16). Nous voyons, donc, son pessimisme, mais c’est un pessimisme mélangé avec un engage­ment total : Thomas est prêt à mourir avec Christ.

Plus tard, Jésus préparait les disciples pour son départ. Dans Jean 14:3‑4, il dit : « Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et où je vais, vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Sei­gneur, nous ne savons où tu vas ; comment en sau­rions‑nous le chemin ? » Il est désespéré. Il ne veut pas faire face à une séparation d’avec Jésus.

Ce jour de la résurrection c’est Thomas le pessimiste, le désespéré qui s’est isolé de ses compagnons. Il avait placé toute son espérance en Jésus, mais cette espé­rance avait été brisée, clouée à la croix, et scellée dans le tombeau. C’était fini. Pourquoi continuer ? Pourquoi se réunir avec les disciples ? On pourrait se demander pourquoi les disciples se sont réunis, mais ce matin Jésus avait apparu à quelques femmes de leur compag­nie. Ces femmes ont rendu témoignage à la résurrection de Christ. La plupart des disciples ne les croyaient toujours pas, mais ils se sont réunis pour en parler. Mais « Thomas n’était pas avec eux lors­que Jésus vint » (20:24).

Thomas était peut‑être angoissé par sa propre fuite. Il s’était prononcé prêt à mourir avec Christ, mais comme tous les autres, il s’était enfui. Il est vrai que Pierre s’était déclaré prêt à mourir aussi, et qu’il s’est joint aux autres. Mais Thomas était d’une nature plus sensible. Dans son découragement et sa honte, il s’était écarté des disciples. Donc, il a manqué l’ap­parition de Jésus dans la chambre haute.

Quelle est la leçon pour nous ? Lorsque nous sommes frappés par l’incrédulité ou le doute ou un sens d’échec, le pis que nous puissions faire c’est de chercher la solitude, d’être seul avec nos doutes, nos tracas. Le mieux est de chercher la communion de nos frères et de nos sœurs. Si le message ne fait aucun bien, les prières et la louange et le sens d
e fraternité le feront. « Et là où deux ou trois sont assemblés en son nom, il est au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Si le feu essaie de s’éteindre, tirez la braise ensemble pour qu’elle s’enflamme.

Si Thomas avait été là ce soir‑là, il n’aurait pas manqué la présence transformatrice de Christ.

2.   FACE AUX PREUVES QUE DIEU NOUS A DONNÉES, L’INCREDULITÉ N’EST PAS JUSTIFIÉE (20:25).

La nature mélancolique de Thomas qui était probablement la cause de son absence, le poussait à être plus sceptique que tous les autres disciples concernant les nouvelles de la résurrection. Quand les autres disciples lui avaient dit qu’ils avaient vu le Seigneur, il a répondu avec véhémence : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » (20:25). Il n’était pas satisfait du témoignage de ses frères ; il devait avoir de l’évidence palpable pour lui-même. Il n’a pas questionné leur véracité ; mais il a soupçonné la réalité de ce qu’ils avaient cru voir.

Nous devons souligner que les disciples n’étaient pas des gens crédules. Je veux dire qu’ils n’étaient pas prêts à croire n’importe quoi, ce qui n’était pas soutenu par les faits. Ils avaient vu à maintes reprises des hommes crucifiés. Ils reconnaissaient la mort. Tout le monde savait que Jésus était mort. Les Pharisiens le savaient. Les Sadducéens le savaient. Les Juifs le savaient. Les bourreaux romains le savaient. Et les disciples le savaient. Et quand les femmes ont rendu témoignage aux disciples qu’elles avaient vu le Christ ressuscité, les disciples ne les ont pas cru. Cette hésitation à croire met en valeur leur témoignage postérieur. Ils n’étaient pas des gens crédules, prêts à croire n’importe quoi. Ils devaient être convaincus par la présence physique véritable de Jésus lui‑même, ce qui est pour nous une grande preuve de la résurrection.

En principe, le témoignage des femmes n’était pas acceptable dans la société juive. Si les évangélistes falsifiaient les évangiles, ils n’auraient jamais fait des femmes les premiers témoins de la résurrection, mais s’ils l’ont écrit de cette manière, c’est simplement parce que les femmes étaient en fait les premiers témoins du fait que Christ était ressuscité. Les disciples restaient plutôt incrédules devant leur témoignage.

Thomas avait quelque chose que les autres disciples n’avaient pas : le témoignage de ses frères disciples. Le fait que Thomas insiste sur une évidence palpable indique qu’il est allé plus loin que les autres disciples dans son incrédulité. Pourtant, Thomas n’était pas un rationaliste. Il y a des gens qui ne croient pas parce qu’ils ne veulent pas croire ou bien parce qu’ils ont une vision du monde et de la réalité qui ne donne pas de place à Dieu ou au surnaturel. D’autres ne veulent pas croire à la résurrection des morts parce qu’ils ne veulent pas faire face au Juge de toute la terre. Thomas, par contraste, n’était ni rationaliste ni athée. Il ne rejetait pas les miracles de Jésus. Il ne doutait pas de la résurrection de Lazare. Et il voulait croire, semble-t-il, à la résurrection de Jésus, mais il était empêché par son anxiété. Il voulait ardemment connaître la vérité. Il sentait le sérieux et l’importance immense de la question, et il tremblait devant la décision qu’il devait prendre. Il est si déçu et brisé qu’il ne peut accepter le témoignage de ses frères. Mais Jésus sait traiter avec nos déceptions et nos doutes.

3.   DIEU SAIT RÉPONDRE À NOS DOUTES HONNÊTES (20:26-28).

Une semaine s’est écoulée avant que Jésus ne fasse une autre apparition. On pourrait se demander pourquoi Jésus a laissé seuls les disciples pendant cette semaine‑là. La nouvelle foi des disciples avait besoin de mûrir afin de ne pas dépendre de la présence physique de Jésus. Comme une mère s’éloigne de son petit enfant afin de l’encourager à marcher, Jésus a laissé seuls les disciples afin qu’ils apprennent à marcher par la foi. Alors une semaine s’est écoulée pendant laquelle les disciples ont réfléchi à la signification du Christ ressuscité.

Et puis Jésus revient, et il revient pour le bénéfice de Thomas. Il s’adresse à Thomas en employant les mêmes termes qu’il avait adressés à ses frère : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets‑la dans mon côté » (20:27). Il y avait peut-être un reproche dans cette invitation, mais elle manifeste aussi la grâce et la compassion de Jésus. Il parle à un disciple sincère dont la foi est faible. Il ne le condamne pas. Quand des gens qui ne voulaient pas croire lui demandaient des preuves, Jésus leur a répondu, « Une génération méchante et adultère demande un signe; il ne lui sera donné d’autre signe que celui du prophète Jonas » (Matthieu 12:39).

Puis Thomas a entendu un avertissement très pénétrant : « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » (20:27). Qu’est‑ce que cela veut dire ? Cela veut dire ceci : « Ce n’est pas une question d’évidence, Thomas ; c’est une question d’un bon naturel. Ton incrédulité n’est pas due à un manque d’évidence, mais plutôt à ta tendance et à ton attitude d’esprit et de coeur. » Si l’on ne voit pas la lumière du soleil, cela ne veut pas dire que le soleil ne brille pas. Cela veut dire que l’on a fermé les yeux. « Ne sois pas incré­dule, mais crois ! » Ouvre les yeux !

Il y a encore une leçon dans ses paroles. Littéralement Jésus a dit, « Ne deviens pas incrédule, mais deviens un croyant. » Il y a deux tendances travaillant en nous. Et l’une d’entre elles va prédominer. Vous pouvez cultiver l’habitude de l’incrédulité pour descendre, enfin, dans la catégorie des gens sans foi. Ou vous pouvez cultiver la foi pour avoir une certitude divine.

Les paroles de Jésus ont percé le coeur de Thomas. Il a compris que Jésus était là quand il avait exprimé son incrédulité, comme il est là maintenant. Il s’est dit, « Il m’a entendu, pourtant il m’aime. » Thomas était tellement frappé par l’omniscience et l’amour de Jésus, qu’il a oublié son incrédulité et a prononcé sa confession merveil­leu­se. La vue de Jésus a convaincu Thomas qu’il était ressuscité, mais c’était quelque chose d’intérieur qui l’a poussé à s’ex­clam­er, « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (20:28). Thomas a reconnu que celui qui était devant lui était son Maître bien-aimé, celui qu’il connaissait avant la crucifixion. Mais puisque la mort ne pouvait pas le retenir, il devait être aussi Dieu, ce qui le provoque à s’écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Si vous êtes honnêtes devant Dieu, si vous prenez le temps, si vous faites l’effort pour évaluer les preuves qu’il nous a déjà données avec un cœur ouvert, celui qui sonde les cœurs est au courant de ce qui se passe dans votre cœur. Il sait convaincre le cœur ouvert et honnête. En fait, c’est lui qui vous recherche (Jean 4:23).

4.   DIEU RÉSERVE UNE BÉNÉDICTION SPÉCIALE POUR NOUS QUI N’AVONS PAS VU CE QU’ONT VU LES DISCIPLES (20:29).

« Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (20:29). Dans le Nouveau Testament, croire est plus qu’accepter quelque chose comme vrai. C’est aussi se confier. L’objet de notre foi n’est pas une doctrine, mais une Personne. Croire est s’engager totalement à Christ. C’est de reconnaître que Christ est Seigneur et Dieu à qui nous devons rendre une obéissance complète.

Pourquoi Jésus a‑t‑il prononcé cette
béatitude ? Nous pensons parfois qu’il aurait été préférable de vivre à cette époque-là, de voir le Seigneur et ses miracles. Les disciples étaient confrontés par le Christ ressuscité d’une manière qu’ils ne pouvaient pas ne pas croire. Mais nous, nous avons l’occasion d’exercer une foi qui ne dépend pas de ce que nous voyons, mais plutôt une foi qui se repose sur ce que nous entendons. « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10:17). La nôtre est une foi qui croit ce que Dieu dit. Nous acceptons sa parole. Nous ne sommes pas crédules, mais nous avons examiné l’évidence et nous avons trouvé que Dieu est véridique. Nous le croyons parce qu’il est Dieu. Qu’est‑ce la vraie foi ? « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1). « Or, sans la foi il est impossible de lui plaire » (Hébreux 11:6). C’est pourquoi Jésus a prononcé cette bénédiction sur nous qui croyons. Mieux que les disciples, nous pouvons exercer la foi, une foi qui accepte les preuves « dignes de foi » (Actes 17:31 ; cf. Actes 1:3) qui Dieu a données, une foi qui accepte la parole de Dieu.

CONCLUSION

Et vous, comment vous trouvez‑vous devant cette question ? Etes‑vous difficiles à convaincre ? Etes‑vous lents à croire ? Apprenons quelque chose de cette histoire de Thomas et Christ. Agissons sur la foi que nous avons. Fréquentons l’église où Christ se manifeste. Nourrissons notre foi de la nourriture solide de sa parole.

Pour Thomas, Christ était crucifié quelques jours auparavant. Pour des gens, Christ est toujours crucifié, toujours suspendu sur la croix, toujours en train de souffrir. Mais non ! La Bible déclare que son sacrifice était tellement puissant qu’il suffit une fois pour toutes. Pour nous il est ressuscité, exalté à la droite de Dieu, et il reviendra bientôt.

Chaque fois que quelqu’un est sauvé nous savons que Christ est sorti du tombeau parce que c’est Christ seul qui puisse sauver un homme. Chaque fois que quelqu’un est transformé, qu’il quitte son ancienne vie, qu’il commence à marcher selon la parole de Dieu et dans la sainteté, nous savons que Christ est ressuscité parce que Christ seul puisse transformer un homme et lui rendre capable d’obéir aux commandements de Dieu. Chaque fois que quelqu’un est baptisé dans l’Esprit Saint, nous savons que Christ est exalté à la droite de Dieu parce qu’il dit : « Il est avantageux pour vous que je parte, mais si je m’en vais vers le Père, je vous enverrai le Consolateur, et vous serez baptisés dans l’Esprit Saint, et vous serez revêtus de la puissance d’en haut, et vous serez mes témoins » (Jean 16:7). Chaque fois que quelqu’un est guéri, nous savons que Christ est vivant parce qu’il est notre guérisseur. Que c’est clair! Christ est ressuscité!

1. N’abandonnez pas votre assemblée (Hébreux 10:25). Vous n’allez pas grandir dans la foi en vous tenant à l’écart de vos frères et de vos sœurs. Vous avez besoin de l’encouragement et de l’amour qui vient de la manifestation de la présence de Dieu au milieu de nous.

2. Dieu s’est manifesté et nous a parlé par son Fils. Il fait preuve de son amour envers vous dans la croix de Christ. Il fait preuve que Christ est digne de foi par sa résurrection d’entre les morts. Autour de vous se trouvent des gens dont la vie a été transformée par la puissance du Christ ressuscité. L’incrédulité n’est pas justifiée.

3. Ouvrez votre cœur à Dieu. Agissez sur la base des preuves qu’il vous a déjà données. Vous verrez que Dieu est plus que prêt à fortifier votre foi.

4. Acceptez la bénédiction que Dieu veut vous donner. Reconnaissez que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus qu’il a ressuscité d’entre les morts. Ce même Jésus viendra dans votre vie d’une manière inattendue et vous recevrez la bénédiction que Dieu seul puisse vous donner.

Nous terminons avec les paroles d’un des disciples qui était témoin oculaire de la résurrection de Christ : « Vous l’aimez, sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse, en remportant pour prix de votre foi le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:8‑9).


*Source : Ce message est extrait et adapté d’un message par le pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945).

 

Preuves ?

Un homme qui n’a pas laissé de restes, comment voulez-vous qu’il prouve son existence ? Voulez-vous qu’il laisse un tombeau ? Nous l’avons trouvé, mais c’est vide. Vous voulez qu’il nous laisse une croix en bois ? Une couronne d’épines ? Une tunique ? Et si nous avions toujours les clous qui ont transpercé ses mains, serions-nous certains qu’ils étaient authentiques ? Qu’est-ce qu’un homme qui est ressuscité d’entre les morts peut laisser comme preuve de son existence et de sa victoire sur la mort ? Qu’est-ce qui serait convainquant ?

IMG_1088Peut-être des témoins. Des témoins qui ont vu le Ressuscité à des moments différents pendant les 40 jours qui ont suivi sa résurrection. Au moins dix apparitions. À plus de cinq cents témoins qui l’ont vu à la fois. N’est-ce pas une des raisons pour le « succès » de l’évangile dans la ville où Jésus avait été crucifié ? Des centaines d’habitants de la ville où ils l’ont vu crucifié étaient au courant des faits concernant la résurrection et de l’effort des autorités de les camoufler en soudoyant les gardes de dire que les disciples avaient enlevé le corps. C’était une admission de la part des autorités hostiles que le tombeau était bien vide ! Elles ne pouvaient présenter aucune preuve au contraire pour nier la déclaration qu’il était ressuscité. Produire le cadavre aurait été suffisant pour étouffer le mouvement sur le coup.

Dix jours après sa dernière apparition, trois mille personnes se sont engagées à le suivre dans la ville même de son exécution. Toute l’Église dès le premier jour de son existence a été fondée sur et a insisté sur la réalité de la résurrection et sur la nullité de sa propre existence si Christ n’était pas réellement ressuscité d’entre les morts.

Est-il si surprenant que bien des gens qui ont bien considéré et investigué ces faits soient devenus croyants ? Est-il réellement surprenant que des croyants aient enregistré ses faits et non ceux qui ont été hostiles ? Et que des croyants aient écrit des commentaires sur les écrits ? La déclaration des premiers témoins oculaires était la suivante :

« Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4:20).

Quelle sorte de preuve serait nécessaire pour vous convaincre ?

La plus grande preuve de la résurrection

Un sermon sur la résurrection de Christ

Lecture biblique : 1 Corinthiens 15:1-20

Je voudrais vous parler de la plus grande preuve de la résurrection.

Introduction

Il est un fait historique que l’homme a marché sur la lune. Le 20 juillet 1969, le navire spatial Apollo 11 a aluni, et Neil Armstrong est devenu le premier homme à mettre pied sur la lune. Tout le monde était collé à la télévision pour témoigner cet événement historique sans pareil. J’avais 14 ans quand ma famille s’est réunie devant le petit écran en noir et blanc pour écouter l’astronaute prononcer les paroles : « Un petit pas pour l’homme ; un grand pas pour l’humanité. »

Mon épouse était avec ses parents qui étaient missionnaires en Nouvelle Calédonie. Après l’événement, des gens de brousse, ayant entendu le reportage à la radio ont marché des kilomètres pour demander au pasteur : « Est-ce vrai ? Est-ce qu’un homme a mis pied sur la lune ? » C’est un fait historique que l’homme a marché sur la lune.

Il y a un autre fait historique qui est beaucoup plus important, beaucoup plus étonnant, bien plus merveilleux que le fait que l’homme a marché sur la lune. C’est le fait historique que le Fils de Dieu a marché sur la terre. Son arrivée n’était pas suivie en direct par RFO. Sa naissance n’était pas à la une de La Dépêche. Son arrivée dans le monde a été ignorée par le monde à l’exception de quelques bergers, quelques Mages, et un roi insensé. Mais tous les habitants du ciel y ont plongé leurs regards (1 Pierre 1:12).

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie » (Jean 1:1-5).

« La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14).

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).

Jésus est venu dans le monde. Il est né de la vierge Marie. Bien que tenté, il n’a jamais péché. Sa vie était caractérisée de paroles merveilleuses : « Jamais un homme n’a parlé comme parle cet homme » déclara un ennemi (Jean 8:46). Il guérissait les malades, donnait le recouvrement de vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds. Les boiteux ont marché, les lépreux ont été purifiés, des morts ont été ressuscités.

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie, —et la vie a été manifestée, nous l’avons vue, nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. Ceci, nous l’écrivons, afin que notre joie soit complète » (1 Jean 1:1-4).

Les autorités religieuses ont été émues de jalousie et ils l’ont fait cloué à la croix, et il mourut et fut enterré dans un tombeau.

La vie de Jésus est un fait historique :

  • Tacite, historien latin (50-120 apr. J.-C.), nous dit que Christ a été exécuté pendant le règne de Tibère par Ponce Pilate.
  • Pline l’Ancien, écrivain latin (23-79 apr. J.-C.), fait référence à Christ dans une lettre à Trajan (53- 117 apr. J.-C., empereur de 98 à 117).
  • Suétone, historien latin (75 ?-160 apr. J.-C.), fait référence à Christ.
  • Josèphe, historien juif (37-100 apr. J.-C.), mentionne Jésus à plusieurs reprises.

La vie de Jésus est un fait de l’histoire.

Sa mort est aussi un fait historique. « Ce n’est pas étonnant ! S’il a vécu, c’est normal qu’il meure. » Pas du tout ! C’est tout mystère, l’immortel meurt ! Comment est-ce que le Prince de la vie peut mourir ? Mais il est mort. Jésus est vraiment mort.

1 Corinthiens 15:3 « Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures. »

Matthieu 27:50 Il « rendit l’esprit ».

Marc 15:37 « …il expira ».

Jean 19:30, 34 Jésus « rendit l’esprit… Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang. »

Marc 15:44-45 Pilate a été étonné de ce Jésus était déjà mort. Il s’est fait renseigner par le centurion (bourreau) et a donné le corps à Joseph d’Arimathée.

Nous savons que Jésus est mort. Nous savons aussi qu’il est ressuscité. Comment le savons-nous ? Nous le savons parce qu’il a fait preuve de sa résurrection. Luc nous dit qu’il nous a laissé des plusieurs preuves (Actes 1:3). Je voudrais considérer la plus grande preuve de la résurrection de Jésus-Christ.

1. Le tombeau vide est une des grandes preuves de la résurrection.

Nous lisons dans 1 Corinthiens 15:4, « Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. »

Dans Matthieu 27:57-66, les soldats surveillent le mort ! Fulton J. Sheen a remarqué que dans l’histoire du monde, un seul tombeau a été scellé d’une pierre et gardé par des soldats pour empêcher le mort de ressusciter : ce tombeau était celui de Jésus-Christ. Quel spectacle ridicule que de surveiller un cadavre ! Mais les sentinelles ont été envoyées de peur que le Mort ne marche, que le Silencieux ne parle, et que le Cœur percé ne se ranime à la pulsation de vie. Ils disaient qu’il était mort ; ils savaient qu’il était mort ; ils disaient qu’il ne ressusciterait pas ; pourtant ils l’ont surveillé ! Les ennemis de Christ ont certifié sa mort, scellé son tombeau, posté leur garde. En vain. Il n’était pas possible qu’il soit retenu par la mort (Actes 2:24).

Matthieu nous dit ce qui s’est passé :

« Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici qu’il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Son aspect était comme l’éclair et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici ; en effet il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voici : je vous l’ai dit » (Matthieu 28:1-7).

L’ange a posé la question : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? » (Luc 24:5).

Matthieu 28:11-15 contient la première propagande juive contre le christianisme était un aveu que le tombeau était vide :

« Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé. Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une assez forte somme d’argent, en ajoutant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Et si le gouverneur l’apprend, nous userons de persuasion et nous vous tirerons d’ennui. Les soldats prirent l’argent et ils exécutèrent les instructions qui leur avaient été données. Et ce bruit s’est colporté parmi les Juifs, jusqu’à ce jour » (Matthieu 28:11-15).

Soudoyés par les souverains sacrificateurs, les soldats qui avaient gardé le tombeau ont dit que les disciples de Jésus étaient venus de nuit le dérober pendant qu’ils dormaient (Mt. 28:11-15), rendant ainsi témoignage eux-mêmes que le tombeau qu’ils avaient scellé et gardé était finalement vide, malgré toutes leurs précautions !

Tous les historiens de nos jours qui ont soigneusement étudié ces documents, même les sceptiques, sont convaincus que le tombeau était vraiment vide. Ils reconnaissent aussi que les disciples n’ont pas volé le cadavre de Jésus. Les disciples avaient trop peur. Ils ne croyaient pas les femmes qui ont été les premiers témoins de la résurrection. Pourquoi croire les femmes ? Ils avaient témoigné la crucifixion. Ils savaient que Jésus était mort. En plus, le témoignage d’une femme n’était pas admissible parmi les Juifs. Les écrivains des quatre évangiles ont enregistré, sans doute avec embarras, le fait que des femmes étaient les premiers témoins. Ils n’auraient jamais inventé une telle histoire puisque le témoignage des femmes n’était pas admissible devant un tribunal, mais ils l’ont enregistré pour la simple raison que c’est ainsi que l’histoire s’est passée.

Dans l’évangile de Jean, nous lisons que Pierre et Jean sont aussi allés au tombeau et l’ont trouvé vide, ou presque.

« Elle courut trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l’a mis. Pierre et l’autre disciple sortirent pour aller au tombeau. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ; il se baissa, vit les bandelettes qui étaient là, pourtant il n’entra pas. Simon Pierre qui le suivait, arriva. Il entra dans le tombeau, aperçut les bandelettes qui étaient là et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandelettes, mais roulé à une place à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi ; il vit et il crut » (Jean 20:2-8).

Le tombeau vide est une grande preuve de la résurrection.

  • Le tombeau de Confucius est occupé.
  • Le tombeau de Bouddha est occupé.
  • Le tombeau de Mahomet est occupé.

Mais le tombeau de Jésus est vide !

Le tombeau vide est une grande preuve de la résurrection. Mais ce n’est pas la plus grande preuve.

2. Le fait que des gens ont vu le Christ ressuscité est une des grandes preuves de la résurrection.

Paul nous parle des témoins de la résurrection.

« et il a été vu par Céphas, puis par les douze. Ensuite, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres. Après eux tous, il s’est fait voir à moi comme à l’avorton » (1 Corinthiens 15:5-8).

Il y avait au moins 10 apparitions de Jésus-Christ après sa résurrection :

  1. À Marie Madeleine (Jean 20:11-18)
  2. Aux femmes qui retournaient du sépulcre (Matthieu 28:5-15 ; Marc 16:2-8 ; Luc 24:1-11)
  3. Aux deux disciples en route pour Emmaüs (Marc 16:12-13 ; Luc 24:13-35)
  4. À Pierre (Luc 24:34 ; 1 Corinthiens 15:5)
  5. Aux onze disciples sans Thomas (Luc 24:36-43 ; Jean 20:19-23)
  6. Aux onze disciples avec Thomas ( Jean 20:24-29)
  7. Aux sept disciples à la mer de Tibériade (Jean 21:1-25)
  8. Aux onze plus de 500 frères (Matthieu 28:16-20 ; 1 Corinthiens 15:6)
  9. Aux onze plus Jacques, frère de Jésus (Marc 16:14-18 ; Luc 24:44-49 ; 1 Corinthiens 15:7)
  10. Aux onze sur le Mont des Oliviers (Luc 24:50-53 ; Actes 1:1-4, 9-11)

Actes 1:3 (BFC) « En effet, après sa mort, c’est à eux qu’il se montra en leur prouvant de bien des manières qu’il était vivant : pendant quarante jours, il leur apparut et leur parla du Royaume de Dieu. »

Les historiens sceptiques ont beaucoup de difficulté à nier les apparitions de Jésus. Les disciples n’étaient pas prêts à croire. Jésus a dû prouver sa réalité en mangeant du poisson. Il a demandé à Thomas à le toucher.

Le témoignage de Paul remonte à moins de cinq ans après la résurrection (1 Corinthiens 15:3).

Les apparitions de Jésus après sa mort constituent une grande preuve de sa résurrection, mais ce n’en est pas la plus grande preuve.

3. L’existence de l’église est une des grandes preuves de la résurrection.

Comment est-ce que l’existence de l’Église constitue une preuve de la résurrection ? Parce que l’Église est fondée sur la prédication de la résurrection. Les apôtres ne sont pas allés annoncer la résurrection loin des événements ; ils ont annoncé la résurrection dans la ville même où Jésus avait été crucifié aux gens qui l’ont fait mourir :

« Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme approuvé de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez fait mourir en le cloua » (à la croix) par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. » (Actes 2:22-24).

« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous en sommes tous témoins » (Actes 2:32).

« Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2:36).

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées environ trois mille âmes » (Actes 2:41).

« Tandis qu’ils parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple et les Sadducéens, excédés de ce qu’ils enseignaient le peuple et annonçaient, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts. Ils portèrent les mains sur eux et les mirent sous bonne garde jusqu’au lendemain, car c’était déjà le soir. Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva » (environ) cinq mille » (Actes 4:1-4).

« sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous » (Actes 4:10).

« Mais, afin que cela ne se diffuse pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Alors ils les appelèrent et leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus » (Actes 4:17-18).

Les autorités eux-mêmes ne disputent pas les revendications des apôtres. Pour arrêter le christianisme sur place, il aurait été suffisant pour les ennemis de Christ de présenter son cadavre. Ils ne présentent pas de cadavre. Ils ne disent pas que les disciples ont volé le corps. Ils ne disent pas que c’est faux. Il leur défendent tout simplement de parler et d’enseigner au nom de Jésus.

Le fait que l’Église fut fondée dans la même ville où Jésus fut crucifié et ressuscité, cinquante jours après sa résurrection, est une grande preuve de la résurrection. Sans la résurrection, on ne peut pas expliquer l’existence de l’Église. Nulle autre religion ne s’établit sur un fait historique. Elles se basent sur des philosophies, des principes ou des systèmes éthiques, mais Dieu a enraciné la vérité dans un événement historique : il a envoyé son Fils dans le monde, né de la vierge. Jésus a vécu une vie sans péché. Il a démontré qu’il était le Christ par beaucoup de signes attestés par ses disciples (Jean 20:30-31). Il est mort sur la croix, mais il fut physiquement ressuscité d’entre les morts le troisième jour. Quarante jours plus tard il fut exalté visiblement à la droite de Dieu. Dix jours plus tard, à la fête juive de Pentecôte, il a versé le Saint-Esprit de promesse pour fonder l’Église basée sur la prédication de la résurrection (Acts 2:33).

Pourtant, ce n’est pas la plus grande preuve de la résurrection.

  • Si le tombeau vide n’est pas la plus grande preuve de la résurrection,
  • Et les apparitions de Jésus ne sont pas la plus grande preuve,
  • Et l’existence de l’Église n’est pas la plus grande preuve de la résurrection,

Quelle est la plus grande preuve de la résurrection ?

4. La plus grande preuve de la résurrection est que Christ vit en nous !

1 Corinthiens 15:19 parle de notre « espérance en Christ ». Quelle est notre espérance en Christ ? « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

La plus grande preuve se trouve dans le message de ces chants :

Il vit, il vit, Jésus vit aujourd’hui.
Je sais qu’il est tout près de moi
Sur le chemin étroit.
Il vit, il vit. Toujours il me conduit.
Et je puis dire par la foi
Je sais qu’il vit en moi.

 

Merveilleux changement, je naquis de nouveau,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quel grand jour lumineux, tout fut clair, tout fut beau,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Ce fut joie et ferveur, ineffable bonheur,
Quand Jésus entra dans mon cœur.

La plus grande preuve, c’est que « vous deveniez participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4).

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6:3-4).

Nous avons été ressuscités avec Christ !

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8:9-11).

L’Esprit de Christ vit en nous ; ainsi la justice de Dieu est accomplie en nous qui ne marchons pas selon la chair mais selon l’Esprit du Christ ressuscité (Romains 8:3-4).

« Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:15-16).

L’Esprit de Christ rend témoignage à notre esprit que nous sommes les enfants de Dieu. Si nous sommes les enfants de Dieu, c’est parce que Christ est ressuscité !

De grandes preuves de la résurrection :

  1. Son tombeau était vide.
  2. Il a été vu par des centaines de personnes après sa résurrection.
  3. L’Église fut établie sur la résurrection.

Pourtant, la résurrection n’aura pas de valeur pour vous à moins que vous ne participiez à la vie de résurrection… La plus grande preuve de la résurrection, c’est que Christ vit en nous !


Sources : Vers 1976, j’ai entendu un message basé sur cette idée centrale que la plus grande preuve de la résurrection est la preuve qui existe dans notre cœur, le dernier point de ce message. À travers les années, j’ai développé ce message et l’adapté différemment. Je vois l’influence de Fulton J. Sheen (1er point) et de Stephen Neill (3e point).

 

Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 2

 

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


 

Nous continuons notre étude de la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Voir aussi l’accent sur son humanité : Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 1

II. LA DIVINITÉ DE CHRIST

Le mot incarnation ne se trouve pas dans la Bible, mais il fait référence au fait que Dieu le Fils est venu dans la chair, il a pris une nature humaine.

L’enseignement biblique

Le mot Dieu (Theos) employé pour Christ. Normalement, le terme Dieu est réservé à Dieu le Père, mais il y a au moins sept passages clairs qui font référence de façon explicite à Jésus en tant que Dieu :

Jean 1:1 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 20:28 « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Romains 9:5 « les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! »

L’Apôtre Paul dit que le Christ-Jésus est « notre grand Dieu et Sauveur :

Tite 2:13 « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. »

Dieu le Père adresse son Fils comme Dieu :

Hébreux 1:8 (=Psaume 45:7) « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

L’Apôtre Pierre applique le titre « Dieu et Sauveur » à Jésus-Christ :

2 Pierre 1:1 « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »

Un exemple de l’Ancien Testament est le passage messianique bien connu : « Car un enfant nous est né …On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant… » (Ésaïe 9:6).

Le mot Seigneur (Kyrios) employé pour Christ.

Parfois le terme Seigneur est simplement un terme de politesse comme notre Monsieur (voir Matthieu 13:27 ; 21:30 ; 27:63 ; Jean 4:11) ; parfois un terme pour le « maître » d’un serviteur ou d’un esclave (Matthieu 6:24 ; 21:40), mais dans la Septante (la traduction grecque de l’Ancien Testament très utilisée à l’époque de Christ), c’était la traduction normale pour l’hébraïque YHVH, ce que se traduit en français par « Éternel » ou « Jéhovah » ou mieux encore « Yahvé ». Dans la Septante, le nom du Seigneur est traduit par mot Kyrios 6814 fois. Très souvent dans le Nouveau Testament, il est évident que le terme « Seigneur », quand appliqué à Jésus, fait référence à sa divinité :

Luc 2:11 « aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

Luc 2:18 « Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. »

Luc 1:43 « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

Matthieu 3:3 « C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » = Ésaïe 40:3 « Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu. »

Matthieu 22:41-46    « Comme les Pharisiens étaient assemblés, Jésus leur posa cette question : 42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : de David. 43 Et Jésus leur dit : Comment donc David, (animé) par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : 44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. Jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds ? 45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? 46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. »

Jésus veut dire qu’il n’est pas normal d’appeler un fils « Seigneur », ce qui indique que le Fils de David est bien plus qu’un être humain ; il est le Seigneur.

Cet emploi est très fréquent dans les épîtres.

1 Corinthiens 8:6 « néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

1 Corinthiens 12:3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. »

Hébreux 1:10-12 (=Psaume 102:23-27) « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais toi tu demeures ; Ils vieilliront tous comme un vêtement ; 12 Tu les rouleras comme un manteau, Et ils seront changés comme un vêtement, Mais toi tu restes le même et tes années ne finiront pas. »

Apocalypse 19:16 « Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

D’autres revendications à la divinité.

Dans Jean 8:57-59, Jésus revendique son éternité non en disant « Avant Abraham fût, moi j’étais », mais « Avant Abraham fût, je suis ». Les Juifs ont bien compris qu’il revendiquait pour lui-même le titre de « Je suis qui je suis » (Exode 3:14) ; Jésus disait qu’il était Dieu, c’est pourquoi les Juifs ont essayé de le lapider sur le coup (Jean 8:59).

Dans l’Apocalypse 1:8, Dieu le Père est identifié comme « l’Alpha et l’Oméga ». Encore Jésus revendique ce titre dans l’Apocalypse 22:13.

Dans Jean 1:1 Jésus est appelé « Dieu ». Il est aussi appelé « la Parole » qui dans Psaume 33:6 était ce qui a créé l’univers.

Jésus s’appelle « le Fils de l’homme » quatre-vingt-quatre fois dans les évangiles. Le titre se trouve encore une fois dans le Nouveau Testament dans les Actes 7:56 où Etienne parle de Christ comme le Fils de l’homme.

Pearlman a raison de dire : « Le titre est en rapport avec Sa vie terrestre (Marc 2:10, 28 ; Matthieu 8:20 ; Luc 19:10), avec Ses souffrances pour l’humanité (Marc 8:31), et avec Son exaltation et Sa domination sur l’humanité (Matthieu 25:31 ; 26:24 ; comparer Daniel 7:14) » (« Sources », p. 120).

Daniel 7:13-14 « Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui. 14 On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite. »

Le titre dérive de Daniel 7:13-14 qui prophétise le règne éternel et universel de Christ. . Ce « Fils de l’homme » viendra sur les nuées (7:13), ce que les souverains sacrificateurs ont bien compris comme une revendication de divinité dans Matthieu 26:64-66.

Le titre « Fils de Dieu » peut faire référence à Israël (Matthieu 2:15), ou à l’homme créé par Dieu (Luc 2:38), ou à l’homme racheté en général (Romains 8:14, 19, 23). D’autres passages indiquent que la phrase « Fils de Dieu » fait référence à Jésus comme le Fils céleste et éternel qui est égal à Dieu lui-même.

Matthieu 11:25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants. 26 Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein. 27 Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Matthieu 17:5 « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les enveloppa. Et voici qu’une voix sortit de la nuée qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! »

1 Corinthiens 15:28 « Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Hébreux 1:1-3, 5, 8 « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts, Auquel des anges, en effet, (Dieu) a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Moi je serai pour lui un Père, Et lui sera pour moi un Fils ? Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Jean 1:14 « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 1:34 « Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean 1:49 « Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël. »

Jean 8:19 « Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Jean 14:9 « Jésus lui dit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment dis-tu : Montre-nous le Père ? »

En tant que Fils, il est si grand que nous pouvons nous confier en lui pour la vie éternelle (quelque chose que l’on ne pourrait pas dire pour un être créé) :

Jean 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 20:31 « Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

Jésus est celui qui a toute autorité du Père pour donner la vie, prononcer le jugement éternel, et régner sur tous.

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 5:20-22 « Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. En effet, comme le Père ressuscite les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre qui il veutDe plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, »

Jean 5:25 « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient—et c’est maintenant—où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

Jean 10:17 « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. »

Jean 16:15 « Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. »

En tant que Fils, il a été envoyé par le Père et existait donc avant de venir dans le monde qu’il avait d’ailleurs créé.

Jean 3:16-17 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. 17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

Jean 5:23 « afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

Jean 10:36 « à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites : Tu blasphèmes ! parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ! »

Les premiers trois versets de l’épître aux Hébreux insistent que Jésus est celui que Dieu « a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hébreux 1:2). Jésus est « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1:3). Jésus est le double exacte (grec : charaktêr) de sa nature, le faisant exactement égal à Dieu en tout attribut. En plus, il soutient l’univers « par sa parole puissante », quelque chose que Dieu seul puisse faire.

Ces passages indiquent que le titre « Fils de Dieu » quand il est appliqué à Christ affirme sa divinité comme le Fils éternel dans la Trinité, un qui est égal à Dieu le Père dans tous ses attributs.

Évidence que Jésus possédait les attributs de la Divinité.

1. Omnipotence

Voir Matthieu 8:26-27 ; 14:19 ; Jean 2:1-11. Le contexte de ses passages met l’accent sur la nature de Jésus, et non seulement le fait que le Saint-Esprit était avec lui : « il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2:11) ; « Quel est celui-cià qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matthieu 8:27). C’est l’autorité de Dieu qui règne sur les mers et a la puissance pour les calmer (Psaume 65:7 ; 89:9 ; 107:29).

2. Éternité

Jean 8:58 « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »

Apocalypse 22:13 « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »

3. Omniscience

Jésus connaissait les pensées des hommes (Marc 2:8), ceux qui croyaient et celui qui le trahirait (Jean 6:64), tous les hommes (Jean 2:25), « toutes choses » (Jean 16:30). Après la résurrection, Pierre a affirmé que Jésus connaissait toutes choses (Jean 21:17).

4. Omniprésence

Cet attribut n’est pas affirmé pour Jésus pendant son ministère terrestre, mais il est avec nous maintenant (« deux ou trois », Matthieu 18:20 ; « toujours, jusqu’à la fin de l’âge », 28:20).

5. Souveraineté

Il pouvait pardonner les péchés (Marc 2:5-7), de parler de sa propre autorité (Matthieu 5:22, 28, 32, 34, 39, 44 ; contre l’exemple des prophètes qui ont toujours dit, « Voici ce que dit le Seigneur… ») ; toutes choses lui ont été données ainsi que l’autorité de révéler le Père (Matthieu 11:25-27) ; son autorité étend jusqu’à l’état éternel futur de chaque individu (Jean 3:36).

6. Immortalité

Jésus pouvait même ressusciter son propre corps (Jean 2:21-22 ; 10:17-18). Il a « une vie impérissable » (Hébreux 7:16), c’est-à-dire immorale, et c’est Dieu « qui seul possède immortalité » (1 Timothée 6:16).

7. Digne d’adoration

Nulle créature n’est digne d’être adorée, pas même les anges (Apocalypse 19:10), mais Dieu seul. (Cf. Colossiens 2:18, « Que personne, sous prétexte d’humilité et d’un culte des anges, ne vous conteste à son gré (le prix de la course) ; (un tel homme) s’abandonne à des visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, 19 au lieu de s’attacher au chef par qui tout le corps soutenu et rendu cohérent par les jointures et les articulations, grandit d’une croissance qui vient de Dieu. »)

Mais Dieu dit qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse et toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2:9-11). « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Hébreux 1:6). Dans l’Apocalypse, Christ est adoré par des milliers et des milliers d’anges et de créatures célestes parce qu’il est égal à Dieu le Père dans sa divinité (Apocalypse 5:12-13).

(Notez que Philippiens 2:6-8 n’enseigne pas que Jésus a cédé ses attributs en devenant homme ; plutôt il s’est dépouillé de sa situation et de son privilège à la droite de Dieu, que Paul veut présenter comme exemple pour nous tous [2:1-5].)

Christ est pleinement Dieu.

La divinité de Jésus-Christ est affirmé par les centaines de versets qui appellent Jésus « Dieu » et « Seigneur », et tous les titres de divinité qui les sont attribués, ainsi que toutes les actions que Dieu seul puisse faire. « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui » (Colossiens 1:19). « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9). Il est véritablement et pleinement Dieu. Il était bien appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Les arguments pour la divinité de Jésus-Christ ne se reposent pas sur une poignée de versets. Sa divinité est tissé au travers de tous les livres du Nouveau Testament. Dans leur excellent livre Putting Jesus in His Place: The Case for the Deity of Christ, Robert Bowman and J. Ed Komoszewski démontrent que

  1. Jésus reçoit l’honneur réservée à Dieu.
  2. Il a les attributs de Dieu.
  3. Il est appelé par les noms de Dieu.
  4. Il fait les actes de Dieu.
  5. Il s’assied sur le trône de Dieu.

Pourquoi la divinité de Jésus était-elle nécessaire ?

Dieu seul était capable de porter toute la pénalité de tous nos péchés.

Le salut vient de Dieu (Jonas 2:9) ; le message des Écritures est que nulle créature pourrait sauver les hommes, mais Dieu seul.

Seulement quelqu’un qui était véritablement et pleinement Dieu puisse être le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5), nous ramener à Dieu, et nous révéler Dieu (Jean 14:9). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; qui conque confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23). « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils » (2 Jean 9).

Wayne Grudem conclut son chapitre sur la personne de Christ en disant :

« C’est de loin le miracle le plus étonnant de la Bible entière—bien plus étonnant que la résurrection et plus étonnant même que la création de l’univers. Le fait que le Fils de Dieu—infini, omnipotent, et éternel—puisse devenir homme et se joindre à la nature humaine à jamais, afin que le Dieu infini devienne une personne avec l’homme fini, (ce fait) demeurera pour l’éternité le miracle le plus profond et le mystère le plus profond de tout l’univers » (Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 563).

Paul a dit dans 1 Timothée 3:16,

« Et il faut avouer que le mystère de la piété est grand : Celui qui a été manifesté en chair, justifié en Esprit, est apparu aux anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire ».

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi « Doctrine » :