24 décembre : La Parole faite chair

24 La Parole faite chair

La Parole faite chair

Lecture de l’Avent du 24 décembre : Jean 1:1-14

Les auteurs des Évangiles ancrent la venue de Jésus-Christ dans les Écritures de l’Ancien Testament. Matthieu retrace la généalogie du Christ depuis l’appel d’Abraham jusqu’à David (Matthieu 1:1). Luc remonte plus loin, retraçant à l’inverse la généalogie du Christ jusqu’à « Adam, le fils de Dieu » (Luc 3:38). Mais Jean regarde au-delà d’Abraham et d’Adam vers un « temps » avant le temps.

LA PAROLE ETAIT DIEU

Le verset d’ouverture de Jean remonte avant l’histoire humaine, avant les six jours de la création, avant le temps lui-même. Jean commence son Evangile dans l’éternité passée :

Jean 1:1 (SER)  —  Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Les Juifs fidèles savaient que les Écritures commençaient par les mots « Au commencement… » (Genèse 1:1). En lisant l’Évangile de Jean, ils s’attendraient à ce que le mot suivant soit « Dieu ». « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » Au lieu de cela, dans l’Évangile de Jean, ils lisent : « Au commencement était la Parole. » Jean poursuit en disant : « et la Parole était Dieu ».

Ainsi, au commencement, la Parole était. La Parole était Dieu. Elle n’a pas commencé à exister ; elle existait déjà. Elle — la Parole — « était » éternellement parce que « la Parole était Dieu ».

LA PAROLE ÉTAIT AVEC DIEU

« Au commencement était la Parole… et la Parole était Dieu. » Pourtant, entre ces deux phrases, Jean a écrit : « et la Parole était avec Dieu ». Tout en affirmant la divinité de la Parole (« la Parole était Dieu »), il maintient soigneusement l’identité distincte de la Parole en répétant au verset 2 : « Elle était au commencement avec Dieu » (pros ton theon). La Parole était dans une communion dynamique avec Dieu et pourtant la Parole était Dieu. Jean tient en tension ces deux vérités : la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. Nous ne devons pas nier l’une ou l’autre vérité.

Jésus affirme cette compréhension dans sa prière à son Père la veille de sa crucifixion. Il se réfère à la gloire qu’il a partagée avec son Père avant que le monde n’existe :

Jean 17:5 (SER)  —  Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût.

LA PAROLE AVEC NOUS

Matthieu indique la naissance du Christ comme un accomplissement de la promesse d’Ésaïe selon laquelle l’enfant né de la vierge serait appelé Emmanuel, « Dieu avec nous » (Ésaïe 7:14; Matthieu 1:23). Jean parle de la Parole éternelle qui a pris sur sa personne l’humanité et s’est faite « chair » pour habiter parmi nous :

Jean 1:14 (SER)  —  La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.

En contemplant le sens de Noël, nous comprenons que la Parole éternelle, qui était en communion éternelle avec le Père et qui venait du Père, a pris sur sa personne la nature humaine afin que, par sa vie, sa mort et sa résurrection, nous puissions nous aussi avoir communion avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ (1 Jean 1:3).

Les enfants de Dieu

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Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu… (Jean 1:12, Darby).

Il y a trois mots importants dans ce verset : « donner », « droit », et « enfants ».

Donner

L’Apôtre Jean écrit du don de Dieu. Dieu « donne » l’entrée dans la famille céleste. Cette entrée n’est pas achevée par l’effort humain ; c’est toujours le don de Dieu. Dieu fait don d’être membre de sa famille à ceux qui reçoivent Jésus-Christ son Fils.

Droit

Deuxièmement Jean parle du « droit » d’appartenir à la famille de Dieu. D’eux-mêmes, les gens n’ont pas le droit à une place dans sa famille. C’est au-delà de l’achèvement humain ; ils ne peuvent l’atteindre ni le mériter ; le droit leur est donné. Ils étaient hors de sa famille ; ils n’avaient pas de place. Maintenant ils ont reçu comme don le droit de devenir membres ; ils appartiennent à sa famille.

Enfants

Le troisième mot est « enfants ». Ceux qui sont dans la famille peuvent appeler Dieu « Père ». Les « enfants » possèdent une nature commune qui dérive de leur Père. Ils sont « participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4). Il s’agit d’une nouvelle naissance par laquelle des gens sont nés de nouveau dans la famille céleste. Les croyants ont une place dans la famille céleste grâce à ce que Dieu a fait en eux.

Condition

Il existe également une condition pour recevoir ce droit d’être enfant de Dieu : ce droit n’est donné qu’à ceux qui reçoivent la Parole faite chair, cette Parole qui était avec Dieu au commencement et qui est Dieu (Jean 1:1).

Recevoir Jésus comme « Dieu le Fils unique » est la condition non négotiable pour devenir membre de sa famille

C’est ce que Jean veut dire par la phrase « à ceux qui croient en son nom » (1:12). Recevoir Jésus comme « Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père » (Jean 1:18 NEG) est la condition non négotiable, le sine qua non pour devenir membre de la famille de Dieu. Dieu n’accepte pas dans sa famille des gens qui mettent en question la position prééminente du Fils unique.

Jésus fait bon accueil

Jésus, la Parole faite chair, a pris l’initiative. Il est entré dans le monde qu’il avait créé (Jean 1:10). Il est venu chez les siens mais ils ne l’ont pas reçu (1:11). En contraste avec eux, Jésus reçoit « tous ceux qui l’ont reçu ». Devenir membre de la famille de Dieu n’est pas basé sur lignée, race, position sociale, éducation, histoire personnelle ou n’importe quelle autre condition. Jésus fait bon accueil à tous ceux qui le reçoivent comme le Fils unique de Dieu et Seigneur de leur vie.

Bienvenue, Jésus !

«Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu» (Jean 1:11, Darby).

À la fin d’une longue journée, un homme rentre à la maison dans la belle attente d’être chez lui avec sa famille. Il a égaré sa clé, et la porte est verrouillée. Peu importe, la famille est là. Il frappe à la porte mais il n’y a pas de réponse. De l’intérieur de la maison les siens entrouvrent les rideaux pour le regarder, mais personne ne l’accueil chez lui, personne ne lui ouvre la porte.

« Impossible ! » dites-vous.

Pourtant, c’est vrai. C’est ce qui s’est passé à Jésus. Jean nous dit qu’il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

La tragédie se répète fois après fois. Jésus vient vers nous qui sommes les siens, nous qui avons reçu tellement de bénédictions de sa main et qui avons les Écritures remplies de la révélation de son amour et de ce qu’il a fait pour nous et de ce qu’il attend de nous.

Il vient vers nous qu’il a créés, qu’il aime et pour qui il est mort. Et trop souvent il est toujours vrai que les siens ne le reçoivent pas.

Vous croyez bien qu’il est là, mais ne voulez-vous pas lui ouvrir la porte à votre vie ?

CHASSE AU TRÉSOR

Le premier chapitre de l’Évangile de Jean se ressemble à une chasse au trésor (1:19-51). Tout le monde est à la recherche de celui qui avait été promis dans les Écritures.

  • D’abord, les autorités religieuses voudraient savoir si Jean-Baptiste est le Christ (1:20). 
  • Puis, quand deux des disciples de Jean-Baptiste poursuivent Jésus, ce dernier leur demande : « Que cherchez-vous ? » (1:38). 
  • À son tour, André, l’un de ces deux, annonce à Pierre : « Nous avons trouvé le Messie » (1:41). 
  • Ensuite, Philippe annonce à Nathanaël : « Nous avons trouvé celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes » (1:45). 
  • Dans ce chapitre, Jésus est aussi désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui baptise d’Esprit Saint, le Fils de Dieu, le roi d’Israël et le Fils de l’homme. 

La Bible dit qu’en Christ « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3). Elle parle encore de la richesse insondable de Christ, de la richesse de sa grâce et de sa gloire. Que les gens le sachent ou non, Jésus-Christ est le trésor qu’ils cherchent. Avez-vous trouvé le seul trésor qui rassasie ?