Dimanche après Pâques : L’apparition de Christ à Thomas (Jean 20:19-29)

Sommaire : Ce sermon pour le dimanche après Pâques considère l’apparition de Christ à Thomas le douteur et les leçons de cette apparition pour nous aujourd’hui. Adapté du pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945). (Ajouté le 9 avril 2007.)

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« Thomas le douteur »
Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610)

Jean 20:19-29

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se pré­senta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! 20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les re­tiendrez, ils leur seront reten­us. 24 Thomas, ap­pelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. 26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se pré­senta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! 27 Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. 28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : 29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Introduction

Il est merveilleux de voir comment les apparitions du Christ ressuscité ont répondu à toute variété de tempé­rament et de condition spirituelle. Jésus s’est manifesté à :

Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. Cette femme qui aimait de tout coeur le Seigneur, pleurait et s’affligeait au tombeau de Jésus. Ce matin de la résurrection, Jésus a apparu d’abord à Marie. Cette apparition de Jésus a guérit son coeur brisé (Jean 20).

Il s’est manifesté à Pierre qui avait renié son Maître. Le message des anges était : « Allez dire à ses disciples et à Pierre que vous le verrez en Galilée » (Marc 16:7). Jésus a sondé la profondeur de l’amour de Pierre ; il l’a restauré et l’a commissionné de nouveau (Jean 21).

Sur le chemin vers Emmaüs, Jésus a trouvé deux disciples qui s’interrogeaient concernant la signification des événements associés avec la mort et la résurrection de Jésus. A ces deux pen­seurs, Jésus a expliqué toutes les écritures ce qui le concernait (Luc 24:27).

Jésus savait également répondre aux doutes de Thomas. Une semaine après sa résurrection, Christ se manifeste à Thomas et transforme le douteur en croyant.

La présence de Christ est suffisante pour tous. Elle guérit ceux qui sont blessés, et rend heureux ceux qui sont tris­tes.

Je ne vais pas raconter cette histoire que vous connais­sez aussi bien que moi. Ses grandes lignes sont :

    1. L’absence de Thomas de la première réunion de Christ et ses disciples le soir de Pâques.
    2. Son incrédulité rigide par rapport à leur témoig­nage.
    3. Sa présomption arrogante qu’il avait le droit d’éta­ler les conditions de sa foi, et l’acceptation miséricordi­euse par Christ de ces conditions.
    4. La découverte par Thomas que ces conditions n’éta­ient pas nécessaires.
    5. L’éclat de sa conviction qui l’a poussé à déclarer, « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    6. La Béatitude, « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » du Seigneur qui relie toutes les générations avec cette histoire.

Considérons quelques leçons de cette histoire.

1.   L’ISOLEMENT FAIT MANQUER LA MANIFESTA­TION DE CHRIST (20:19-24).

Verse 24. « Thomas, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. » La raison pour son absence ne nous est pas donnée. Mais peut‑être que cette petite phrase, « l’un des douze » suggère qu’il était sa responsa­bilité en tant qu’un des disciples de se réunir avec eux pour l’en­couragement mutuel.

Si jamais un homme avait besoin d’être encouragé, c’était Thomas ! Il était mélancolique de nature. Nous le trouvons dans Jean chapitre 11. Jésus avait décidé de retourner à Jérusalem, mais les disciples lui ont dit, « Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapi­der, et tu y retournes ! » Pour Thomas, cette possibilité était un fait accompli. « Allons, nous aussi, afin de mourir avec lui » (11:7‑16). Nous voyons, donc, son pessimisme, mais c’est un pessimisme mélangé avec un engage­ment total : Thomas est prêt à mourir avec Christ.

Plus tard, Jésus préparait les disciples pour son départ. Dans Jean 14:3‑4, il dit : « Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et où je vais, vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Sei­gneur, nous ne savons où tu vas ; comment en sau­rions‑nous le chemin ? » Il est désespéré. Il ne veut pas faire face à une séparation d’avec Jésus.

Ce jour de la résurrection c’est Thomas le pessimiste, le désespéré qui s’est isolé de ses compagnons. Il avait placé toute son espérance en Jésus, mais cette espé­rance avait été brisée, clouée à la croix, et scellée dans le tombeau. C’était fini. Pourquoi continuer ? Pourquoi se réunir avec les disciples ? On pourrait se demander pourquoi les disciples se sont réunis, mais ce matin Jésus avait apparu à quelques femmes de leur compag­nie. Ces femmes ont rendu témoignage à la résurrection de Christ. La plupart des disciples ne les croyaient toujours pas, mais ils se sont réunis pour en parler. Mais « Thomas n’était pas avec eux lors­que Jésus vint » (20:24).

Thomas était peut‑être angoissé par sa propre fuite. Il s’était prononcé prêt à mourir avec Christ, mais comme tous les autres, il s’était enfui. Il est vrai que Pierre s’était déclaré prêt à mourir aussi, et qu’il s’est joint aux autres. Mais Thomas était d’une nature plus sensible. Dans son découragement et sa honte, il s’était écarté des disciples. Donc, il a manqué l’ap­parition de Jésus dans la chambre haute.

Quelle est la leçon pour nous ? Lorsque nous sommes frappés par l’incrédulité ou le doute ou un sens d’échec, le pis que nous puissions faire c’est de chercher la solitude, d’être seul avec nos doutes, nos tracas. Le mieux est de chercher la communion de nos frères et de nos sœurs. Si le message ne fait aucun bien, les prières et la louange et le sens d
e fraternité le feront. « Et là où deux ou trois sont assemblés en son nom, il est au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Si le feu essaie de s’éteindre, tirez la braise ensemble pour qu’elle s’enflamme.

Si Thomas avait été là ce soir‑là, il n’aurait pas manqué la présence transformatrice de Christ.

2.   FACE AUX PREUVES QUE DIEU NOUS A DONNÉES, L’INCREDULITÉ N’EST PAS JUSTIFIÉE (20:25).

La nature mélancolique de Thomas qui était probablement la cause de son absence, le poussait à être plus sceptique que tous les autres disciples concernant les nouvelles de la résurrection. Quand les autres disciples lui avaient dit qu’ils avaient vu le Seigneur, il a répondu avec véhémence : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » (20:25). Il n’était pas satisfait du témoignage de ses frères ; il devait avoir de l’évidence palpable pour lui-même. Il n’a pas questionné leur véracité ; mais il a soupçonné la réalité de ce qu’ils avaient cru voir.

Nous devons souligner que les disciples n’étaient pas des gens crédules. Je veux dire qu’ils n’étaient pas prêts à croire n’importe quoi, ce qui n’était pas soutenu par les faits. Ils avaient vu à maintes reprises des hommes crucifiés. Ils reconnaissaient la mort. Tout le monde savait que Jésus était mort. Les Pharisiens le savaient. Les Sadducéens le savaient. Les Juifs le savaient. Les bourreaux romains le savaient. Et les disciples le savaient. Et quand les femmes ont rendu témoignage aux disciples qu’elles avaient vu le Christ ressuscité, les disciples ne les ont pas cru. Cette hésitation à croire met en valeur leur témoignage postérieur. Ils n’étaient pas des gens crédules, prêts à croire n’importe quoi. Ils devaient être convaincus par la présence physique véritable de Jésus lui‑même, ce qui est pour nous une grande preuve de la résurrection.

En principe, le témoignage des femmes n’était pas acceptable dans la société juive. Si les évangélistes falsifiaient les évangiles, ils n’auraient jamais fait des femmes les premiers témoins de la résurrection, mais s’ils l’ont écrit de cette manière, c’est simplement parce que les femmes étaient en fait les premiers témoins du fait que Christ était ressuscité. Les disciples restaient plutôt incrédules devant leur témoignage.

Thomas avait quelque chose que les autres disciples n’avaient pas : le témoignage de ses frères disciples. Le fait que Thomas insiste sur une évidence palpable indique qu’il est allé plus loin que les autres disciples dans son incrédulité. Pourtant, Thomas n’était pas un rationaliste. Il y a des gens qui ne croient pas parce qu’ils ne veulent pas croire ou bien parce qu’ils ont une vision du monde et de la réalité qui ne donne pas de place à Dieu ou au surnaturel. D’autres ne veulent pas croire à la résurrection des morts parce qu’ils ne veulent pas faire face au Juge de toute la terre. Thomas, par contraste, n’était ni rationaliste ni athée. Il ne rejetait pas les miracles de Jésus. Il ne doutait pas de la résurrection de Lazare. Et il voulait croire, semble-t-il, à la résurrection de Jésus, mais il était empêché par son anxiété. Il voulait ardemment connaître la vérité. Il sentait le sérieux et l’importance immense de la question, et il tremblait devant la décision qu’il devait prendre. Il est si déçu et brisé qu’il ne peut accepter le témoignage de ses frères. Mais Jésus sait traiter avec nos déceptions et nos doutes.

3.   DIEU SAIT RÉPONDRE À NOS DOUTES HONNÊTES (20:26-28).

Une semaine s’est écoulée avant que Jésus ne fasse une autre apparition. On pourrait se demander pourquoi Jésus a laissé seuls les disciples pendant cette semaine‑là. La nouvelle foi des disciples avait besoin de mûrir afin de ne pas dépendre de la présence physique de Jésus. Comme une mère s’éloigne de son petit enfant afin de l’encourager à marcher, Jésus a laissé seuls les disciples afin qu’ils apprennent à marcher par la foi. Alors une semaine s’est écoulée pendant laquelle les disciples ont réfléchi à la signification du Christ ressuscité.

Et puis Jésus revient, et il revient pour le bénéfice de Thomas. Il s’adresse à Thomas en employant les mêmes termes qu’il avait adressés à ses frère : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets‑la dans mon côté » (20:27). Il y avait peut-être un reproche dans cette invitation, mais elle manifeste aussi la grâce et la compassion de Jésus. Il parle à un disciple sincère dont la foi est faible. Il ne le condamne pas. Quand des gens qui ne voulaient pas croire lui demandaient des preuves, Jésus leur a répondu, « Une génération méchante et adultère demande un signe; il ne lui sera donné d’autre signe que celui du prophète Jonas » (Matthieu 12:39).

Puis Thomas a entendu un avertissement très pénétrant : « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » (20:27). Qu’est‑ce que cela veut dire ? Cela veut dire ceci : « Ce n’est pas une question d’évidence, Thomas ; c’est une question d’un bon naturel. Ton incrédulité n’est pas due à un manque d’évidence, mais plutôt à ta tendance et à ton attitude d’esprit et de coeur. » Si l’on ne voit pas la lumière du soleil, cela ne veut pas dire que le soleil ne brille pas. Cela veut dire que l’on a fermé les yeux. « Ne sois pas incré­dule, mais crois ! » Ouvre les yeux !

Il y a encore une leçon dans ses paroles. Littéralement Jésus a dit, « Ne deviens pas incrédule, mais deviens un croyant. » Il y a deux tendances travaillant en nous. Et l’une d’entre elles va prédominer. Vous pouvez cultiver l’habitude de l’incrédulité pour descendre, enfin, dans la catégorie des gens sans foi. Ou vous pouvez cultiver la foi pour avoir une certitude divine.

Les paroles de Jésus ont percé le coeur de Thomas. Il a compris que Jésus était là quand il avait exprimé son incrédulité, comme il est là maintenant. Il s’est dit, « Il m’a entendu, pourtant il m’aime. » Thomas était tellement frappé par l’omniscience et l’amour de Jésus, qu’il a oublié son incrédulité et a prononcé sa confession merveil­leu­se. La vue de Jésus a convaincu Thomas qu’il était ressuscité, mais c’était quelque chose d’intérieur qui l’a poussé à s’ex­clam­er, « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (20:28). Thomas a reconnu que celui qui était devant lui était son Maître bien-aimé, celui qu’il connaissait avant la crucifixion. Mais puisque la mort ne pouvait pas le retenir, il devait être aussi Dieu, ce qui le provoque à s’écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Si vous êtes honnêtes devant Dieu, si vous prenez le temps, si vous faites l’effort pour évaluer les preuves qu’il nous a déjà données avec un cœur ouvert, celui qui sonde les cœurs est au courant de ce qui se passe dans votre cœur. Il sait convaincre le cœur ouvert et honnête. En fait, c’est lui qui vous recherche (Jean 4:23).

4.   DIEU RÉSERVE UNE BÉNÉDICTION SPÉCIALE POUR NOUS QUI N’AVONS PAS VU CE QU’ONT VU LES DISCIPLES (20:29).

« Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (20:29). Dans le Nouveau Testament, croire est plus qu’accepter quelque chose comme vrai. C’est aussi se confier. L’objet de notre foi n’est pas une doctrine, mais une Personne. Croire est s’engager totalement à Christ. C’est de reconnaître que Christ est Seigneur et Dieu à qui nous devons rendre une obéissance complète.

Pourquoi Jésus a‑t‑il prononcé cette
béatitude ? Nous pensons parfois qu’il aurait été préférable de vivre à cette époque-là, de voir le Seigneur et ses miracles. Les disciples étaient confrontés par le Christ ressuscité d’une manière qu’ils ne pouvaient pas ne pas croire. Mais nous, nous avons l’occasion d’exercer une foi qui ne dépend pas de ce que nous voyons, mais plutôt une foi qui se repose sur ce que nous entendons. « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10:17). La nôtre est une foi qui croit ce que Dieu dit. Nous acceptons sa parole. Nous ne sommes pas crédules, mais nous avons examiné l’évidence et nous avons trouvé que Dieu est véridique. Nous le croyons parce qu’il est Dieu. Qu’est‑ce la vraie foi ? « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1). « Or, sans la foi il est impossible de lui plaire » (Hébreux 11:6). C’est pourquoi Jésus a prononcé cette bénédiction sur nous qui croyons. Mieux que les disciples, nous pouvons exercer la foi, une foi qui accepte les preuves « dignes de foi » (Actes 17:31 ; cf. Actes 1:3) qui Dieu a données, une foi qui accepte la parole de Dieu.

CONCLUSION

Et vous, comment vous trouvez‑vous devant cette question ? Etes‑vous difficiles à convaincre ? Etes‑vous lents à croire ? Apprenons quelque chose de cette histoire de Thomas et Christ. Agissons sur la foi que nous avons. Fréquentons l’église où Christ se manifeste. Nourrissons notre foi de la nourriture solide de sa parole.

Pour Thomas, Christ était crucifié quelques jours auparavant. Pour des gens, Christ est toujours crucifié, toujours suspendu sur la croix, toujours en train de souffrir. Mais non ! La Bible déclare que son sacrifice était tellement puissant qu’il suffit une fois pour toutes. Pour nous il est ressuscité, exalté à la droite de Dieu, et il reviendra bientôt.

Chaque fois que quelqu’un est sauvé nous savons que Christ est sorti du tombeau parce que c’est Christ seul qui puisse sauver un homme. Chaque fois que quelqu’un est transformé, qu’il quitte son ancienne vie, qu’il commence à marcher selon la parole de Dieu et dans la sainteté, nous savons que Christ est ressuscité parce que Christ seul puisse transformer un homme et lui rendre capable d’obéir aux commandements de Dieu. Chaque fois que quelqu’un est baptisé dans l’Esprit Saint, nous savons que Christ est exalté à la droite de Dieu parce qu’il dit : « Il est avantageux pour vous que je parte, mais si je m’en vais vers le Père, je vous enverrai le Consolateur, et vous serez baptisés dans l’Esprit Saint, et vous serez revêtus de la puissance d’en haut, et vous serez mes témoins » (Jean 16:7). Chaque fois que quelqu’un est guéri, nous savons que Christ est vivant parce qu’il est notre guérisseur. Que c’est clair! Christ est ressuscité!

1. N’abandonnez pas votre assemblée (Hébreux 10:25). Vous n’allez pas grandir dans la foi en vous tenant à l’écart de vos frères et de vos sœurs. Vous avez besoin de l’encouragement et de l’amour qui vient de la manifestation de la présence de Dieu au milieu de nous.

2. Dieu s’est manifesté et nous a parlé par son Fils. Il fait preuve de son amour envers vous dans la croix de Christ. Il fait preuve que Christ est digne de foi par sa résurrection d’entre les morts. Autour de vous se trouvent des gens dont la vie a été transformée par la puissance du Christ ressuscité. L’incrédulité n’est pas justifiée.

3. Ouvrez votre cœur à Dieu. Agissez sur la base des preuves qu’il vous a déjà données. Vous verrez que Dieu est plus que prêt à fortifier votre foi.

4. Acceptez la bénédiction que Dieu veut vous donner. Reconnaissez que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus qu’il a ressuscité d’entre les morts. Ce même Jésus viendra dans votre vie d’une manière inattendue et vous recevrez la bénédiction que Dieu seul puisse vous donner.

Nous terminons avec les paroles d’un des disciples qui était témoin oculaire de la résurrection de Christ : « Vous l’aimez, sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse, en remportant pour prix de votre foi le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:8‑9).


*Source : Ce message est extrait et adapté d’un message par le pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945).

 

Preuves ?

Un homme qui n’a pas laissé de restes, comment voulez-vous qu’il prouve son existence ? Voulez-vous qu’il laisse un tombeau ? Nous l’avons trouvé, mais c’est vide. Vous voulez qu’il nous laisse une croix en bois ? Une couronne d’épines ? Une tunique ? Et si nous avions toujours les clous qui ont transpercé ses mains, serions-nous certains qu’ils étaient authentiques ? Qu’est-ce qu’un homme qui est ressuscité d’entre les morts peut laisser comme preuve de son existence et de sa victoire sur la mort ? Qu’est-ce qui serait convainquant ?

IMG_1088Peut-être des témoins. Des témoins qui ont vu le Ressuscité à des moments différents pendant les 40 jours qui ont suivi sa résurrection. Au moins dix apparitions. À plus de cinq cents témoins qui l’ont vu à la fois. N’est-ce pas une des raisons pour le « succès » de l’évangile dans la ville où Jésus avait été crucifié ? Des centaines d’habitants de la ville où ils l’ont vu crucifié étaient au courant des faits concernant la résurrection et de l’effort des autorités de les camoufler en soudoyant les gardes de dire que les disciples avaient enlevé le corps. C’était une admission de la part des autorités hostiles que le tombeau était bien vide ! Elles ne pouvaient présenter aucune preuve au contraire pour nier la déclaration qu’il était ressuscité. Produire le cadavre aurait été suffisant pour étouffer le mouvement sur le coup.

Dix jours après sa dernière apparition, trois mille personnes se sont engagées à le suivre dans la ville même de son exécution. Toute l’Église dès le premier jour de son existence a été fondée sur et a insisté sur la réalité de la résurrection et sur la nullité de sa propre existence si Christ n’était pas réellement ressuscité d’entre les morts.

Est-il si surprenant que bien des gens qui ont bien considéré et investigué ces faits soient devenus croyants ? Est-il réellement surprenant que des croyants aient enregistré ses faits et non ceux qui ont été hostiles ? Et que des croyants aient écrit des commentaires sur les écrits ? La déclaration des premiers témoins oculaires était la suivante :

« Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4:20).

Quelle sorte de preuve serait nécessaire pour vous convaincre ?

La plus grande preuve de la résurrection

Un sermon sur la résurrection de Christ

Lecture biblique : 1 Corinthiens 15:1-20

Je voudrais vous parler de la plus grande preuve de la résurrection.

Introduction

Il est un fait historique que l’homme a marché sur la lune. Le 20 juillet 1969, le navire spatial Apollo 11 a aluni, et Neil Armstrong est devenu le premier homme à mettre pied sur la lune. Tout le monde était collé à la télévision pour témoigner cet événement historique sans pareil. J’avais 14 ans quand ma famille s’est réunie devant le petit écran en noir et blanc pour écouter l’astronaute prononcer les paroles : « Un petit pas pour l’homme ; un grand pas pour l’humanité. »

Mon épouse était avec ses parents qui étaient missionnaires en Nouvelle Calédonie. Après l’événement, des gens de brousse, ayant entendu le reportage à la radio ont marché des kilomètres pour demander au pasteur : « Est-ce vrai ? Est-ce qu’un homme a mis pied sur la lune ? » C’est un fait historique que l’homme a marché sur la lune.

Il y a un autre fait historique qui est beaucoup plus important, beaucoup plus étonnant, bien plus merveilleux que le fait que l’homme a marché sur la lune. C’est le fait historique que le Fils de Dieu a marché sur la terre. Son arrivée n’était pas suivie en direct par RFO. Sa naissance n’était pas à la une de La Dépêche. Son arrivée dans le monde a été ignorée par le monde à l’exception de quelques bergers, quelques Mages, et un roi insensé. Mais tous les habitants du ciel y ont plongé leurs regards (1 Pierre 1:12).

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie » (Jean 1:1-5).

« La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14).

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).

Jésus est venu dans le monde. Il est né de la vierge Marie. Bien que tenté, il n’a jamais péché. Sa vie était caractérisée de paroles merveilleuses : « Jamais un homme n’a parlé comme parle cet homme » déclara un ennemi (Jean 8:46). Il guérissait les malades, donnait le recouvrement de vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds. Les boiteux ont marché, les lépreux ont été purifiés, des morts ont été ressuscités.

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie, —et la vie a été manifestée, nous l’avons vue, nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. Ceci, nous l’écrivons, afin que notre joie soit complète » (1 Jean 1:1-4).

Les autorités religieuses ont été émues de jalousie et ils l’ont fait cloué à la croix, et il mourut et fut enterré dans un tombeau.

La vie de Jésus est un fait historique :

  • Tacite, historien latin (50-120 apr. J.-C.), nous dit que Christ a été exécuté pendant le règne de Tibère par Ponce Pilate.
  • Pline l’Ancien, écrivain latin (23-79 apr. J.-C.), fait référence à Christ dans une lettre à Trajan (53- 117 apr. J.-C., empereur de 98 à 117).
  • Suétone, historien latin (75 ?-160 apr. J.-C.), fait référence à Christ.
  • Josèphe, historien juif (37-100 apr. J.-C.), mentionne Jésus à plusieurs reprises.

La vie de Jésus est un fait de l’histoire.

Sa mort est aussi un fait historique. « Ce n’est pas étonnant ! S’il a vécu, c’est normal qu’il meure. » Pas du tout ! C’est tout mystère, l’immortel meurt ! Comment est-ce que le Prince de la vie peut mourir ? Mais il est mort. Jésus est vraiment mort.

1 Corinthiens 15:3 « Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures. »

Matthieu 27:50 Il « rendit l’esprit ».

Marc 15:37 « …il expira ».

Jean 19:30, 34 Jésus « rendit l’esprit… Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang. »

Marc 15:44-45 Pilate a été étonné de ce Jésus était déjà mort. Il s’est fait renseigner par le centurion (bourreau) et a donné le corps à Joseph d’Arimathée.

Nous savons que Jésus est mort. Nous savons aussi qu’il est ressuscité. Comment le savons-nous ? Nous le savons parce qu’il a fait preuve de sa résurrection. Luc nous dit qu’il nous a laissé des plusieurs preuves (Actes 1:3). Je voudrais considérer la plus grande preuve de la résurrection de Jésus-Christ.

1. Le tombeau vide est une des grandes preuves de la résurrection.

Nous lisons dans 1 Corinthiens 15:4, « Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. »

Dans Matthieu 27:57-66, les soldats surveillent le mort ! Fulton J. Sheen a remarqué que dans l’histoire du monde, un seul tombeau a été scellé d’une pierre et gardé par des soldats pour empêcher le mort de ressusciter : ce tombeau était celui de Jésus-Christ. Quel spectacle ridicule que de surveiller un cadavre ! Mais les sentinelles ont été envoyées de peur que le Mort ne marche, que le Silencieux ne parle, et que le Cœur percé ne se ranime à la pulsation de vie. Ils disaient qu’il était mort ; ils savaient qu’il était mort ; ils disaient qu’il ne ressusciterait pas ; pourtant ils l’ont surveillé ! Les ennemis de Christ ont certifié sa mort, scellé son tombeau, posté leur garde. En vain. Il n’était pas possible qu’il soit retenu par la mort (Actes 2:24).

Matthieu nous dit ce qui s’est passé :

« Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici qu’il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Son aspect était comme l’éclair et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici ; en effet il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voici : je vous l’ai dit » (Matthieu 28:1-7).

L’ange a posé la question : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? » (Luc 24:5).

Matthieu 28:11-15 contient la première propagande juive contre le christianisme était un aveu que le tombeau était vide :

« Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé. Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une assez forte somme d’argent, en ajoutant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Et si le gouverneur l’apprend, nous userons de persuasion et nous vous tirerons d’ennui. Les soldats prirent l’argent et ils exécutèrent les instructions qui leur avaient été données. Et ce bruit s’est colporté parmi les Juifs, jusqu’à ce jour » (Matthieu 28:11-15).

Soudoyés par les souverains sacrificateurs, les soldats qui avaient gardé le tombeau ont dit que les disciples de Jésus étaient venus de nuit le dérober pendant qu’ils dormaient (Mt. 28:11-15), rendant ainsi témoignage eux-mêmes que le tombeau qu’ils avaient scellé et gardé était finalement vide, malgré toutes leurs précautions !

Tous les historiens de nos jours qui ont soigneusement étudié ces documents, même les sceptiques, sont convaincus que le tombeau était vraiment vide. Ils reconnaissent aussi que les disciples n’ont pas volé le cadavre de Jésus. Les disciples avaient trop peur. Ils ne croyaient pas les femmes qui ont été les premiers témoins de la résurrection. Pourquoi croire les femmes ? Ils avaient témoigné la crucifixion. Ils savaient que Jésus était mort. En plus, le témoignage d’une femme n’était pas admissible parmi les Juifs. Les écrivains des quatre évangiles ont enregistré, sans doute avec embarras, le fait que des femmes étaient les premiers témoins. Ils n’auraient jamais inventé une telle histoire puisque le témoignage des femmes n’était pas admissible devant un tribunal, mais ils l’ont enregistré pour la simple raison que c’est ainsi que l’histoire s’est passée.

Dans l’évangile de Jean, nous lisons que Pierre et Jean sont aussi allés au tombeau et l’ont trouvé vide, ou presque.

« Elle courut trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l’a mis. Pierre et l’autre disciple sortirent pour aller au tombeau. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ; il se baissa, vit les bandelettes qui étaient là, pourtant il n’entra pas. Simon Pierre qui le suivait, arriva. Il entra dans le tombeau, aperçut les bandelettes qui étaient là et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandelettes, mais roulé à une place à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi ; il vit et il crut » (Jean 20:2-8).

Le tombeau vide est une grande preuve de la résurrection.

  • Le tombeau de Confucius est occupé.
  • Le tombeau de Bouddha est occupé.
  • Le tombeau de Mahomet est occupé.

Mais le tombeau de Jésus est vide !

Le tombeau vide est une grande preuve de la résurrection. Mais ce n’est pas la plus grande preuve.

2. Le fait que des gens ont vu le Christ ressuscité est une des grandes preuves de la résurrection.

Paul nous parle des témoins de la résurrection.

« et il a été vu par Céphas, puis par les douze. Ensuite, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres. Après eux tous, il s’est fait voir à moi comme à l’avorton » (1 Corinthiens 15:5-8).

Il y avait au moins 10 apparitions de Jésus-Christ après sa résurrection :

  1. À Marie Madeleine (Jean 20:11-18)
  2. Aux femmes qui retournaient du sépulcre (Matthieu 28:5-15 ; Marc 16:2-8 ; Luc 24:1-11)
  3. Aux deux disciples en route pour Emmaüs (Marc 16:12-13 ; Luc 24:13-35)
  4. À Pierre (Luc 24:34 ; 1 Corinthiens 15:5)
  5. Aux onze disciples sans Thomas (Luc 24:36-43 ; Jean 20:19-23)
  6. Aux onze disciples avec Thomas ( Jean 20:24-29)
  7. Aux sept disciples à la mer de Tibériade (Jean 21:1-25)
  8. Aux onze plus de 500 frères (Matthieu 28:16-20 ; 1 Corinthiens 15:6)
  9. Aux onze plus Jacques, frère de Jésus (Marc 16:14-18 ; Luc 24:44-49 ; 1 Corinthiens 15:7)
  10. Aux onze sur le Mont des Oliviers (Luc 24:50-53 ; Actes 1:1-4, 9-11)

Actes 1:3 (BFC) « En effet, après sa mort, c’est à eux qu’il se montra en leur prouvant de bien des manières qu’il était vivant : pendant quarante jours, il leur apparut et leur parla du Royaume de Dieu. »

Les historiens sceptiques ont beaucoup de difficulté à nier les apparitions de Jésus. Les disciples n’étaient pas prêts à croire. Jésus a dû prouver sa réalité en mangeant du poisson. Il a demandé à Thomas à le toucher.

Le témoignage de Paul remonte à moins de cinq ans après la résurrection (1 Corinthiens 15:3).

Les apparitions de Jésus après sa mort constituent une grande preuve de sa résurrection, mais ce n’en est pas la plus grande preuve.

3. L’existence de l’église est une des grandes preuves de la résurrection.

Comment est-ce que l’existence de l’Église constitue une preuve de la résurrection ? Parce que l’Église est fondée sur la prédication de la résurrection. Les apôtres ne sont pas allés annoncer la résurrection loin des événements ; ils ont annoncé la résurrection dans la ville même où Jésus avait été crucifié aux gens qui l’ont fait mourir :

« Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme approuvé de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez fait mourir en le cloua » (à la croix) par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. » (Actes 2:22-24).

« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous en sommes tous témoins » (Actes 2:32).

« Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2:36).

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées environ trois mille âmes » (Actes 2:41).

« Tandis qu’ils parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple et les Sadducéens, excédés de ce qu’ils enseignaient le peuple et annonçaient, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts. Ils portèrent les mains sur eux et les mirent sous bonne garde jusqu’au lendemain, car c’était déjà le soir. Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva » (environ) cinq mille » (Actes 4:1-4).

« sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous » (Actes 4:10).

« Mais, afin que cela ne se diffuse pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Alors ils les appelèrent et leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus » (Actes 4:17-18).

Les autorités eux-mêmes ne disputent pas les revendications des apôtres. Pour arrêter le christianisme sur place, il aurait été suffisant pour les ennemis de Christ de présenter son cadavre. Ils ne présentent pas de cadavre. Ils ne disent pas que les disciples ont volé le corps. Ils ne disent pas que c’est faux. Il leur défendent tout simplement de parler et d’enseigner au nom de Jésus.

Le fait que l’Église fut fondée dans la même ville où Jésus fut crucifié et ressuscité, cinquante jours après sa résurrection, est une grande preuve de la résurrection. Sans la résurrection, on ne peut pas expliquer l’existence de l’Église. Nulle autre religion ne s’établit sur un fait historique. Elles se basent sur des philosophies, des principes ou des systèmes éthiques, mais Dieu a enraciné la vérité dans un événement historique : il a envoyé son Fils dans le monde, né de la vierge. Jésus a vécu une vie sans péché. Il a démontré qu’il était le Christ par beaucoup de signes attestés par ses disciples (Jean 20:30-31). Il est mort sur la croix, mais il fut physiquement ressuscité d’entre les morts le troisième jour. Quarante jours plus tard il fut exalté visiblement à la droite de Dieu. Dix jours plus tard, à la fête juive de Pentecôte, il a versé le Saint-Esprit de promesse pour fonder l’Église basée sur la prédication de la résurrection (Acts 2:33).

Pourtant, ce n’est pas la plus grande preuve de la résurrection.

  • Si le tombeau vide n’est pas la plus grande preuve de la résurrection,
  • Et les apparitions de Jésus ne sont pas la plus grande preuve,
  • Et l’existence de l’Église n’est pas la plus grande preuve de la résurrection,

Quelle est la plus grande preuve de la résurrection ?

4. La plus grande preuve de la résurrection est que Christ vit en nous !

1 Corinthiens 15:19 parle de notre « espérance en Christ ». Quelle est notre espérance en Christ ? « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

La plus grande preuve se trouve dans le message de ces chants :

Il vit, il vit, Jésus vit aujourd’hui.
Je sais qu’il est tout près de moi
Sur le chemin étroit.
Il vit, il vit. Toujours il me conduit.
Et je puis dire par la foi
Je sais qu’il vit en moi.

 

Merveilleux changement, je naquis de nouveau,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quel grand jour lumineux, tout fut clair, tout fut beau,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Quand Jésus entra dans mon cœur,
Ce fut joie et ferveur, ineffable bonheur,
Quand Jésus entra dans mon cœur.

La plus grande preuve, c’est que « vous deveniez participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4).

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6:3-4).

Nous avons été ressuscités avec Christ !

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8:9-11).

L’Esprit de Christ vit en nous ; ainsi la justice de Dieu est accomplie en nous qui ne marchons pas selon la chair mais selon l’Esprit du Christ ressuscité (Romains 8:3-4).

« Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:15-16).

L’Esprit de Christ rend témoignage à notre esprit que nous sommes les enfants de Dieu. Si nous sommes les enfants de Dieu, c’est parce que Christ est ressuscité !

De grandes preuves de la résurrection :

  1. Son tombeau était vide.
  2. Il a été vu par des centaines de personnes après sa résurrection.
  3. L’Église fut établie sur la résurrection.

Pourtant, la résurrection n’aura pas de valeur pour vous à moins que vous ne participiez à la vie de résurrection… La plus grande preuve de la résurrection, c’est que Christ vit en nous !


Sources : Vers 1976, j’ai entendu un message basé sur cette idée centrale que la plus grande preuve de la résurrection est la preuve qui existe dans notre cœur, le dernier point de ce message. À travers les années, j’ai développé ce message et l’adapté différemment. Je vois l’influence de Fulton J. Sheen (1er point) et de Stephen Neill (3e point).

 

Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 2

 

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


 

Nous continuons notre étude de la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Voir aussi l’accent sur son humanité : Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ — Part 1

II. LA DIVINITÉ DE CHRIST

Le mot incarnation ne se trouve pas dans la Bible, mais il fait référence au fait que Dieu le Fils est venu dans la chair, il a pris une nature humaine.

L’enseignement biblique

Le mot Dieu (Theos) employé pour Christ. Normalement, le terme Dieu est réservé à Dieu le Père, mais il y a au moins sept passages clairs qui font référence de façon explicite à Jésus en tant que Dieu :

Jean 1:1 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 20:28 « Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Romains 9:5 « les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! »

L’Apôtre Paul dit que le Christ-Jésus est « notre grand Dieu et Sauveur :

Tite 2:13 « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. »

Dieu le Père adresse son Fils comme Dieu :

Hébreux 1:8 (=Psaume 45:7) « Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

L’Apôtre Pierre applique le titre « Dieu et Sauveur » à Jésus-Christ :

2 Pierre 1:1 « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »

Un exemple de l’Ancien Testament est le passage messianique bien connu : « Car un enfant nous est né …On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant… » (Ésaïe 9:6).

Le mot Seigneur (Kyrios) employé pour Christ.

Parfois le terme Seigneur est simplement un terme de politesse comme notre Monsieur (voir Matthieu 13:27 ; 21:30 ; 27:63 ; Jean 4:11) ; parfois un terme pour le « maître » d’un serviteur ou d’un esclave (Matthieu 6:24 ; 21:40), mais dans la Septante (la traduction grecque de l’Ancien Testament très utilisée à l’époque de Christ), c’était la traduction normale pour l’hébraïque YHVH, ce que se traduit en français par « Éternel » ou « Jéhovah » ou mieux encore « Yahvé ». Dans la Septante, le nom du Seigneur est traduit par mot Kyrios 6814 fois. Très souvent dans le Nouveau Testament, il est évident que le terme « Seigneur », quand appliqué à Jésus, fait référence à sa divinité :

Luc 2:11 « aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »

Luc 2:18 « Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. »

Luc 1:43 « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? »

Matthieu 3:3 « C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers. » = Ésaïe 40:3 « Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu. »

Matthieu 22:41-46    « Comme les Pharisiens étaient assemblés, Jésus leur posa cette question : 42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : de David. 43 Et Jésus leur dit : Comment donc David, (animé) par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit : 44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite. Jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds ? 45 Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? 46 Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions. »

Jésus veut dire qu’il n’est pas normal d’appeler un fils « Seigneur », ce qui indique que le Fils de David est bien plus qu’un être humain ; il est le Seigneur.

Cet emploi est très fréquent dans les épîtres.

1 Corinthiens 8:6 « néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. »

1 Corinthiens 12:3 « C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. »

Hébreux 1:10-12 (=Psaume 102:23-27) « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais toi tu demeures ; Ils vieilliront tous comme un vêtement ; 12 Tu les rouleras comme un manteau, Et ils seront changés comme un vêtement, Mais toi tu restes le même et tes années ne finiront pas. »

Apocalypse 19:16 « Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

D’autres revendications à la divinité.

Dans Jean 8:57-59, Jésus revendique son éternité non en disant « Avant Abraham fût, moi j’étais », mais « Avant Abraham fût, je suis ». Les Juifs ont bien compris qu’il revendiquait pour lui-même le titre de « Je suis qui je suis » (Exode 3:14) ; Jésus disait qu’il était Dieu, c’est pourquoi les Juifs ont essayé de le lapider sur le coup (Jean 8:59).

Dans l’Apocalypse 1:8, Dieu le Père est identifié comme « l’Alpha et l’Oméga ». Encore Jésus revendique ce titre dans l’Apocalypse 22:13.

Dans Jean 1:1 Jésus est appelé « Dieu ». Il est aussi appelé « la Parole » qui dans Psaume 33:6 était ce qui a créé l’univers.

Jésus s’appelle « le Fils de l’homme » quatre-vingt-quatre fois dans les évangiles. Le titre se trouve encore une fois dans le Nouveau Testament dans les Actes 7:56 où Etienne parle de Christ comme le Fils de l’homme.

Pearlman a raison de dire : « Le titre est en rapport avec Sa vie terrestre (Marc 2:10, 28 ; Matthieu 8:20 ; Luc 19:10), avec Ses souffrances pour l’humanité (Marc 8:31), et avec Son exaltation et Sa domination sur l’humanité (Matthieu 25:31 ; 26:24 ; comparer Daniel 7:14) » (« Sources », p. 120).

Daniel 7:13-14 « Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui. 14 On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite. »

Le titre dérive de Daniel 7:13-14 qui prophétise le règne éternel et universel de Christ. . Ce « Fils de l’homme » viendra sur les nuées (7:13), ce que les souverains sacrificateurs ont bien compris comme une revendication de divinité dans Matthieu 26:64-66.

Le titre « Fils de Dieu » peut faire référence à Israël (Matthieu 2:15), ou à l’homme créé par Dieu (Luc 2:38), ou à l’homme racheté en général (Romains 8:14, 19, 23). D’autres passages indiquent que la phrase « Fils de Dieu » fait référence à Jésus comme le Fils céleste et éternel qui est égal à Dieu lui-même.

Matthieu 11:25 « En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants. 26 Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein. 27 Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Matthieu 17:5 « Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les enveloppa. Et voici qu’une voix sortit de la nuée qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! »

1 Corinthiens 15:28 « Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Hébreux 1:1-3, 5, 8 « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts, Auquel des anges, en effet, (Dieu) a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Moi je serai pour lui un Père, Et lui sera pour moi un Fils ? Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. »

Jean 1:14 « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. »

Jean 1:18 « Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître. »

Jean 1:34 « Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean 1:49 « Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël. »

Jean 8:19 « Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Jean 14:9 « Jésus lui dit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment dis-tu : Montre-nous le Père ? »

En tant que Fils, il est si grand que nous pouvons nous confier en lui pour la vie éternelle (quelque chose que l’on ne pourrait pas dire pour un être créé) :

Jean 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 20:31 « Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

Jésus est celui qui a toute autorité du Père pour donner la vie, prononcer le jugement éternel, et régner sur tous.

Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Jean 5:20-22 « Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. En effet, comme le Père ressuscite les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre qui il veutDe plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, »

Jean 5:25 « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient—et c’est maintenant—où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

Jean 10:17 « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. »

Jean 16:15 « Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. »

En tant que Fils, il a été envoyé par le Père et existait donc avant de venir dans le monde qu’il avait d’ailleurs créé.

Jean 3:16-17 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. 17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

Jean 5:23 « afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. »

Jean 10:36 « à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites : Tu blasphèmes ! parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu ! »

Les premiers trois versets de l’épître aux Hébreux insistent que Jésus est celui que Dieu « a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hébreux 1:2). Jésus est « le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1:3). Jésus est le double exacte (grec : charaktêr) de sa nature, le faisant exactement égal à Dieu en tout attribut. En plus, il soutient l’univers « par sa parole puissante », quelque chose que Dieu seul puisse faire.

Ces passages indiquent que le titre « Fils de Dieu » quand il est appliqué à Christ affirme sa divinité comme le Fils éternel dans la Trinité, un qui est égal à Dieu le Père dans tous ses attributs.

Évidence que Jésus possédait les attributs de la Divinité.

1. Omnipotence

Voir Matthieu 8:26-27 ; 14:19 ; Jean 2:1-11. Le contexte de ses passages met l’accent sur la nature de Jésus, et non seulement le fait que le Saint-Esprit était avec lui : « il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jean 2:11) ; « Quel est celui-cià qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matthieu 8:27). C’est l’autorité de Dieu qui règne sur les mers et a la puissance pour les calmer (Psaume 65:7 ; 89:9 ; 107:29).

2. Éternité

Jean 8:58 « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »

Apocalypse 22:13 « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »

3. Omniscience

Jésus connaissait les pensées des hommes (Marc 2:8), ceux qui croyaient et celui qui le trahirait (Jean 6:64), tous les hommes (Jean 2:25), « toutes choses » (Jean 16:30). Après la résurrection, Pierre a affirmé que Jésus connaissait toutes choses (Jean 21:17).

4. Omniprésence

Cet attribut n’est pas affirmé pour Jésus pendant son ministère terrestre, mais il est avec nous maintenant (« deux ou trois », Matthieu 18:20 ; « toujours, jusqu’à la fin de l’âge », 28:20).

5. Souveraineté

Il pouvait pardonner les péchés (Marc 2:5-7), de parler de sa propre autorité (Matthieu 5:22, 28, 32, 34, 39, 44 ; contre l’exemple des prophètes qui ont toujours dit, « Voici ce que dit le Seigneur… ») ; toutes choses lui ont été données ainsi que l’autorité de révéler le Père (Matthieu 11:25-27) ; son autorité étend jusqu’à l’état éternel futur de chaque individu (Jean 3:36).

6. Immortalité

Jésus pouvait même ressusciter son propre corps (Jean 2:21-22 ; 10:17-18). Il a « une vie impérissable » (Hébreux 7:16), c’est-à-dire immorale, et c’est Dieu « qui seul possède immortalité » (1 Timothée 6:16).

7. Digne d’adoration

Nulle créature n’est digne d’être adorée, pas même les anges (Apocalypse 19:10), mais Dieu seul. (Cf. Colossiens 2:18, « Que personne, sous prétexte d’humilité et d’un culte des anges, ne vous conteste à son gré (le prix de la course) ; (un tel homme) s’abandonne à des visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, 19 au lieu de s’attacher au chef par qui tout le corps soutenu et rendu cohérent par les jointures et les articulations, grandit d’une croissance qui vient de Dieu. »)

Mais Dieu dit qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse et toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2:9-11). « Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (Hébreux 1:6). Dans l’Apocalypse, Christ est adoré par des milliers et des milliers d’anges et de créatures célestes parce qu’il est égal à Dieu le Père dans sa divinité (Apocalypse 5:12-13).

(Notez que Philippiens 2:6-8 n’enseigne pas que Jésus a cédé ses attributs en devenant homme ; plutôt il s’est dépouillé de sa situation et de son privilège à la droite de Dieu, que Paul veut présenter comme exemple pour nous tous [2:1-5].)

Christ est pleinement Dieu.

La divinité de Jésus-Christ est affirmé par les centaines de versets qui appellent Jésus « Dieu » et « Seigneur », et tous les titres de divinité qui les sont attribués, ainsi que toutes les actions que Dieu seul puisse faire. « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui » (Colossiens 1:19). « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9). Il est véritablement et pleinement Dieu. Il était bien appelé « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Les arguments pour la divinité de Jésus-Christ ne se reposent pas sur une poignée de versets. Sa divinité est tissé au travers de tous les livres du Nouveau Testament. Dans leur excellent livre Putting Jesus in His Place: The Case for the Deity of Christ, Robert Bowman and J. Ed Komoszewski démontrent que

  1. Jésus reçoit l’honneur réservée à Dieu.
  2. Il a les attributs de Dieu.
  3. Il est appelé par les noms de Dieu.
  4. Il fait les actes de Dieu.
  5. Il s’assied sur le trône de Dieu.

Pourquoi la divinité de Jésus était-elle nécessaire ?

Dieu seul était capable de porter toute la pénalité de tous nos péchés.

Le salut vient de Dieu (Jonas 2:9) ; le message des Écritures est que nulle créature pourrait sauver les hommes, mais Dieu seul.

Seulement quelqu’un qui était véritablement et pleinement Dieu puisse être le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5), nous ramener à Dieu, et nous révéler Dieu (Jean 14:9). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; qui conque confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:23). « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils » (2 Jean 9).

Wayne Grudem conclut son chapitre sur la personne de Christ en disant :

« C’est de loin le miracle le plus étonnant de la Bible entière—bien plus étonnant que la résurrection et plus étonnant même que la création de l’univers. Le fait que le Fils de Dieu—infini, omnipotent, et éternel—puisse devenir homme et se joindre à la nature humaine à jamais, afin que le Dieu infini devienne une personne avec l’homme fini, (ce fait) demeurera pour l’éternité le miracle le plus profond et le mystère le plus profond de tout l’univers » (Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 563).

Paul a dit dans 1 Timothée 3:16,

« Et il faut avouer que le mystère de la piété est grand : Celui qui a été manifesté en chair, justifié en Esprit, est apparu aux anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire ».

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi « Doctrine » :

 

Doctrine 03 : La Divinité du Seigneur Jésus-Christ – Part 1

 

Je partage mes notes d’un cours sur les doctrines de la Bible.

« Jésus-Christ était pleinement Dieu et pleinement homme dans une personne, et il le sera à jamais. » —Wayne Grudem, Systematic Theology


La doctrine centrale du christianisme est la divinité plénière de Jésus-Christ et sa relation comme Fils unique de Dieu le Père. Le Seigneur Jésus-Christ est le Fils éternel de Dieu. L’Apôtre Jean déclare l’importance de cette doctrine dans sa deuxième épître :

2 Jean 9 NEG Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.

Cette doctrine de la divinité plénière et éternelle de Jésus-Christ (voir Colossiens 2:9) est niée par les Témoins de Jéhovah qui enseignent que Jésus-Christ est un dieu puissant à côté du Dieu Tout-Puissant—ce qui est une forme de polythéisme—et que Jésus-Christ fut créé par Dieu et n’est pas donc éternel mais commença à exister quand Dieu le créa.

Les mormones, de leur part, enseignent que Jésus-Christ était la progéniture de Dieu le Père et sa femme céleste et que Jésus et Lucifer étaient frères. En plus, ils enseignent que nous sommes tous la progéniture de ce Dieu qui n’est qu’un dieu parmi beaucoup de dieux qui ont évolué des hommes comme nous !

Les pentecôtistes unis (pas les pentecôtistes classiques) ont embrassé l’hérésie ancienne de Sabellius (3e siècle) « selon laquelle la Trinité forme une seule personne qui se manifeste sous trois aspects » (Le Petit Robert), ce qui efface la distinction entre les trois personnes de la Trinité.

En face de ces erreurs flagrantes du centre doctrinal du christianisme, il nous est impératif de « demeurer dans la doctrine de Christ » (2 Jean 9). Le fondement de cette doctrine se trouve dans les Écritures qui seules sont la règle infaillible.

Nous voulons considérer l’humanité et la divinité du Seigneur Jésus-Christ. Dans cette première étude, nous considérons l’humanité de Christ, ce que déclarent les Écritures, les faits historiques de la vie Jésus ainsi que leur signification et leur importance pour nous. Dans l’étude prochaine, nous considérerons la divinité de Christ.

I. L’HUMANITÉ DE CHRIST

En considérant la vie et l’humanité de Christ, nous pouvons distinguer les faits historiques de leur signification. Commençons avec les faits de sa vie terrestre.

Les Ecritures déclarent :

  1. Sa naissance virginale (Matthieu 1:23 ; Luc 1:31, 35).
  2. Sa vie sans péché (Hébreux 7:26 ; 1 Pierre 1:22)
  3. Ses miracles (Actes 2:22 ; 10:38).
  4. Son œuvre expiatoire à la croix (1 Corinthiens 15:3 ; 2 Corinthiens 5:21).
  5. Sa résurrection physique d’entre les morts (Matthieu 28:6 ; Luc 24:39 ; 1 Corinthiens 15:4).
  6. Son exaltation à la droite de Dieu (Actes 1:9, 11 ; 2:33 ; Philippiens 2:9-11 ; Hébreux 1:3).
Les faits Leur signification
Sa naissance virginale Natures humaine et divine
Sa vie sans péché Agneau de Dieu sans tache
Ses miracles Royaume de Dieu (Luc 11:17-20)
Son œuvre expiatoire à la croix Pardon (Romains 4:25)
Sa résurrection physique d’entre les morts Justification (Romains 4:25)
Son exaltation à la droite de Dieu Médiation pour nous (1 Jean 2:1 ; Hébreux 8:1) ; Effusion de l’Esprit Saint (Actes 2:33)

Nous voulons considérer certains aspects en plus de détail.

Sa naissance virginale

Sept cents ans avant la naissance de Christ, le prophète Ésaïe avait prophétisé sa naissance:

Es. 7:14 NEG C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe; Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

Le Fils de Dieu entrerait dans le monde comme nul autre ; il naîtrait d’une vierge. Matthieu décrit les circonstances de la naissance de Jésus et les identifie comme l’accomplissement de la prophétie Ésaïe :

Matthieu 1:18-25          « Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l’action) du Saint-Esprit. 19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, 21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : 23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils, Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. 24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. 25 Mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. »

Luc, dans son évangile, souligne le caractère virginal de la mère de Jésus dans son récit de l’Annonciation :

 Luc 1:34-35       « Marie dit à l’ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

L’importance doctrinale de la naissance virginale :

  1. Le salut ne peut jamais venir d’un effort humain quelconque ; le salut doit être l’œuvre de Dieu lui-même.

Quand le péché entra dans le monde, dans le « protoevangelion », la première annonce de l’évangile, Dieu promit de donner un Sauveur qui naîtrait d’une femme :

Genèse 3:15 « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, Entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, Et tu lui écraseras le talon. »

L’Apôtre Paul nous dit que le Fils de Dieu est cette descendance d’une femme :

Galates 4:4 « mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la loi, pour que nous recevions l’adoption. »

  1. La naissance virginale a rendu possible l’unification de la divinité plénière et une humanité complète dans une personne.

Il aurait probablement été possible pour Dieu de créer Jésus comme un être humain tout fait au ciel et le faire descendre du ciel sans le bénéfice des parents humains. Mais alors, il nous aurait été difficile de voir comment Jésus pouvait être aussi humain que nous.

Encore, il aurait probablement été possible pour Dieu d’envoyer Jésus dans le monde par le moyen de deux parents humains et d’unir sa pleine divinité avec sa pleine humanité tôt dans sa vie. Mais alors, il nous aurait été difficile de comprendre comment Jésus était pleinement Dieu.1

Né d’une femme, Jésus avait une humanité complète. Étant éternellement le Fils de Dieu, « toute la plénitude de la divinité » habite en lui (Colossiens 2:9). Sans être mélangées, les deux natures existent en une seule personne, Jésus-Christ, le Dieu-homme. Cela grâce au miracle de l’incarnation quand la Parole devint chair (Jean 1:14).

  1. La naissance virginale a permis à Jésus d’avoir une vraie humanité sans la corruption du péché.

Comme le premier Adam fut créé sans péché, le dernier Adam est entré dans le monde sans péché (cf. 1 Corinthiens 15:45).

Luc 1:35 « L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

Ses faiblesses humaines et ses limitations

En tant qu’homme, Jésus s’est imposé sur lui-même certaines faiblesses et limitations.

1. Jésus avait un corps humain.

Il est devenu un vrai être humain avec toutes ses limitations.

Luc 2:7 « et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. »

Luc 2:40 « Or le petit enfant grandissait et se fortifiait ; il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. »

Luc 2:52 « Et Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » Matthieu 4:2 « Il jeûna quarante jours et quarante nuits, puis il eut faim. »

Jean 4:6 « Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure. »

Luc 23:26 « Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus. »

Jean 19:28 « Après cela, Jésus, qui savait que déjà tout était achevé, dit afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif. »

Même après sa résurrection, Jésus avait un corps. Bien que glorifié et débarrassé des faiblesses et des limitations humaines normales, le corps ressuscité était réel et physique.

Luc 24:39 « Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez ; un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. »

Luc 24:42 « Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé ».

  1. Jésus avait un esprit humain.

Luc 2:52 « Et Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. »

Hébreux 5:7-8 « …Ayant été exaucé à cause de sa piété, il a appris, bien qu’il fût le Fils, l’obéissance par ce qu’il a souffert. »

Il s’est imposé certaines limitations à sa connaissance :

Marc 13:32 « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père (seul). »

  1. Jésus avait une âme humaine et des émotions humaines.

Jean 11:35 « Jésus pleura. »

Jean 12:27 « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ?… Père, sauve-moi de cette heure ?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. »

Jean 13:21 « Après avoir ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit et fit cette déclaration : En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. »

Matthieu 8:10 « Après l’avoir entendu, Jésus (plein) d’admiration dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous le dis, je n’ai trouvé chez personne, même en Israël, une si grande foi. »

Matthieu 26:38 « Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort, restez ici et veillez avec moi. »

Hébreux 5:7 « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, offrit à grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort. Ayant été exaucé à cause de sa piété, il a appris, »

Hébreux 4:15 « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. »

 

  1. Les gens auprès de Jésus l’ont vu simplement comme un homme.

Matthieu 13:53-58 « Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles il partit de là. 54 Il se rendit dans sa patrie et se mit à enseigner dans leur synagogue, de telle sorte qu’ils étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? 55 N’est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? Et ses frères, Jacques, Joseph, Simon et Jude ? 56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui vient donc tout cela ? 57 Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. 58 Et il ne fit pas, là, beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité. »

Jean 7:5 « En effet, ses frères non plus ne croyaient pas en lui. »

Il était sans péché.

Les Écritures déclarent à maintes reprises que Jésus n’a jamais commis de péché :

Luc 4:13 « Après avoir achevé de le tenter, le diable s’éloigna de lui jusqu’à une autre occasion. »

Jean 8:46 « Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? »

Jean 8:29 « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours ce qui lui est agréable. »

Jean 15:10 « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. »

Jean 18:38 « Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs et leur dit : Moi, je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui. »

Actes 2:27 « Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption. »

Actes 3:14 « Mais vous, vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé comme une faveur qu’on vous remette un meurtrier. »

Actes 4:30 « étends ta main, pour qu’il se produise des guérisons, des signes et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. »

Actes 7:52 « Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont mis à mort ceux qui annonçaient à l’avance la venue du Juste, dont vous êtes devenus maintenant les meurtriers après l’avoir livré, »

Actes 13:35 « En conséquence, il dit ailleurs : Tu ne laisseras par ton Saint voir la corruption. »

2 Corinthiens 5:21 « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

Hébreux 4:15 « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. »

Hébreux 7:26 « C’est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, »

1 Pierre 1:19 « mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ; »

1 Pierre 2:22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude ; »

1 Pierre 3:18 « En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de vous amener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été rendu vivant selon l’Esprit. »

1 Jean 2:1 « Mes petits enfants, je vous écris ceci, afin que vous ne péchiez pas. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. »

1 Jean 3:5 « Or, vous le savez, lui (le Seigneur) est apparu pour ôter les péchés ; et il n’y a pas de péché en lui. »

Pourquoi est-ce que l’humanité plénière a été nécessaire ?

1 Jean 4:2-3 NEG Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus -Christ venu en chair est de Dieu ; 3 et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n’est pas de Dieu, c ‘est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.

  1. Une obéissance représentative (Luc 4:1-13)

Romains 5:18-19 « Ainsi donc, comme par une seule faute la condamnation s’étend à tous les hommes, de même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. 19 En effet, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes.

1 Corinthiens 15:45, 47 « C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. 47 Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le deuxième homme vient du ciel. »

  1. Pour être un sacrifice de substitution

Hébreux 2:16-17 « Car ce n’est pas à des anges, assurément, qu’il vient en aide, mais c’est à la descendance d’Abraham qu’il vient en aide. 17 Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple. »

Hébreux 9:12 « et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C’est ainsi qu’il (nous) a obtenu une rédemption éternelle. »

Dieu, qui est esprit et non chair, à l’incarnation a préparé un corps pour Dieu le Fils afin qu’il puisse se présenté comme victime expiatoire pour nos péchés :

Hébreux 10:5-10 NEG C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n ‘as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m ‘as formé un corps ; 6 Tu n ‘as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. 7 Alors j’ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté. 8 Après avoir dit d’abord : Tu n ‘as voulu et tu n ‘as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché 9 (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. 10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus -Christ, une fois pour toutes.

  1. Pour être le seul médiateur entre Dieu et les hommes

1 Timothée 2:5 « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme. »

L’Épître aux Hébreux souligne cette fonction médiatrice de Christ, surtout dans les chapitres 7 à 10.

  1. Pour accomplir l’intention originale de Dieu que l’homme règne sur la création.

Hébreux 2:8-9 « Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En lui soumettant ainsi toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui reste insoumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais celui qui a été fait pour un peu de temps inférieur aux anges, Jésus, nous le contemplons, couronné de gloire et d’honneur, à cause de la mort qu’il a soufferte ; ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous. »

Matthieu 28:18 « Jésus s’approcha et leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. »

Éphésiens 1:22 « Il a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef suprême à l’Église, »

1 Corinthiens 6:3 « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Pourquoi pas, à plus forte raison, les affaires de cette vie. »

  1. Pour être notre exemple et modèle.

1 Jean 2:6 « celui qui déclare demeurer en lui, doit marcher aussi comme lui (le Seigneur) a marché. »

1 Jean 3:2 « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui (le Seigneur) est pur. »

2 Corinthiens 3:18 « Nous tous, qui le visage dévoilé, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. »

Romains 8:29 « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères. »

1 Pierre 2:21 « C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; »

Hébreux 12:2 « les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre sa personne, afin que vous ne vous fatiguiez pas, l’âme découragée. »

Philippiens 3:10-11 « Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts »

  1. Pour être le modèle de nos corps ressuscités.

1 Corinthiens 15:23 « mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement. »

Colossiens 1:18 « Il est la tête du corps, de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. »

  1. Pour être le grand sacrificateur

Hébreux 2:18 « Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. »

Hébreux 4:15 « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. 16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d’un secours opportun. »

Jésus sera à jamais un homme.

Jésus n’a pas cédé sa nature humaine après sa mort et sa résurrection. Il a même gardé les cicatrices de ses mains (Jean 20:25-27). Il avait « chair » et « os » (Luc 24:39) et a mangé (Luc 24:41-42). Les anges ont annoncé qu’il reviendrait de la même manière (Actes 1:11). Étienne l’a vu comme le Fils de l’homme (Actes 7:56). Il s’est révélé à Saul sur le chemin vers Damas comme « Jésus qui tu persécutes » (Actes 9:5). Dans la vision de Jean, Jésus apparaît toujours comme « un qui ressemblait à un fils d’homme » bien que rempli de grande gloire et de puissance. Il promet de boire du vin avec ses disciples dans le royaume de son Père (Matthieu 26:29), et nous invite au festin des noces de l’agneau (Apocalypse 19:9). Ces passages indiquent que Jésus n’est pas temporairement devenu homme ; sa nature divine a été unie en permanence à sa nature humaine. Il vit à jamais non seulement comme le Fils de Dieu, deuxième personne de la Trinité, mais aussi comme Jésus, l’homme qui naquit de Marie, et comme Christ, le Messie et Sauveur de son peuple. Jésus demeurera à jamais une personne qui est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme.

Dans notre prochaine étude, nous considérerons la divinité du Seigneur Jésus-Christ.

1 Wayne Grudem, Systematic Theology.

Voir aussi « Doctrine » :

 

Jésus-Christ, notre précurseur

Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile, 20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 6:19-20 NEG).

Nous employons souvent le terme « précurseur » ou « avant-coureur » pour indiquer Jean-Baptiste, l’avant-coureur de Christ. Pourtant, le nom commun « précurseur », tiré du grec πρόδρομος (prodromos) ne se trouve qu’une seule fois dans le Nouveau Testament, et c’est pour indiquer Jésus, notre précurseur : « Jésus est entré pour nous comme précurseur » (Hébreux 6:20 NEG).

Le précurseur est celui qui vient en avance à un endroit où les autres sont à suivre, ou celui qui est envoyé en avant comme éclaireur pour reconnaître le terrain. En ce sens, le Christ est notre précurseur car il nous a devancés au ciel pour préparer une place pour son peuple :

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. 3 Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi (Jean 14:2-3 NEG).

Nous faisons ce que le peuple juif n’avait pas le droit de faire :
nous entrons dans le lieu très saint.

L’idée d’un précurseur est propre à la dispensation chrétienne. L’économie lévitique de l’Ancien Testament n’avait rien de pareil. Le grand-prêtre était un représentant, pas un précurseur : le peuple ne pouvait le suivre dans le lieu très saint. Là où va le Christ, son peuple peut le suivre. Christ marche devant son peuple pour leur préparer la voie, pour ouvrir les portes du ciel par son sang propitiatoire et son intercession sacerdotale. Le croyant est conduit dans une pleine communion avec Dieu par Jésus-Christ.

et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:12 NEG).

Il est notre plus grand privilège de faire ce que le peuple juif n’avait pas le droit de faire. Nous suivons notre Souverain Sacrificateur, notre Précurseur, dans le lieu très saint :

Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire 20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, 21 et nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu; 22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure (Hébreux 10:19-22 NEG).

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16 NEG).

Référence : “Forerunner” dans International Standard Bible Encyclopedia

Voir aussi sur “Christ” :

Le premier né fut-il créé avant toute autre chose ?

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création (Colossiens 1:15 NEG).

Que signifie l’expression “premier-né de toute la création” ? Le Fils fut-il créé avant toute autre chose ?

Le Fils a-t-il créé toutes les autres choses ?

Selon les Témoins de Jéhovah, Colossiens 1:15 prouve que le Fils de Dieu est le résultat du premier acte de création de Jéhovah. Le Fils n’est pas éternel car il est “le premier-né de toute la création” et donc une créature. S’il est un créature, il n’est pas Dieu. Étant la première création de Jéhovah, “le premier-né de toute la création” a créé tout autre créature, ce qui explique l’insertion de “[autres]” dans La Traduction du monde nouveau (TMN), version “spéciale” des Témoins :

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création ; 16 parce que par son moyen toutes les [autres] choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, que ce soient trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs. Toutes les [autres] choses ont été créées par son intermédiaire et pour lui. 17 Il est aussi avant toutes les [autres] choses, et par son moyen toutes les [autres] choses ont reçu l’existence, 18 et il est la tête du corps, la congrégation. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, pour devenir celui qui est le premier en toutes choses ; 19 parce que [Dieu] a jugé bon [de faire] habiter en lui toute plénitude 20 et, par son intermédiaire, de réconcilier de nouveau avec lui-même toutes les [autres] choses en faisant la paix grâce au sang [qu’il a versé] sur le poteau de supplice, que ce soient les choses sur la terre ou les choses dans les cieux (Colossiens 1:15-20, TMN).

Laissons à côté “le poteau de supplice” qui est une autre erreur des Témoins. Cinq fois dans ce passage, la TMN ajoute sans justificatif grammatical l’adjectif “autres” pour indiquer que le Fils fait partie de l’ordre créé. Pourtant, le grec (τὰ πάντα ou ta panta) signifie tout simplement “toutes les choses”. L’adjectif indéfini panta dans ses formes variées se trouve huit fois dans Colossiens 1:15-20 ; 1,243 fois dans le Nouveau Testament ; et 5,278 dans la Septante (traduction grecque de l’Ancien Testament). Mais la phrase “toutes les autres choses” ne se trouve aucune fois dans les traductions fiables.

Traduction “toutes les choses” “toutes choses”
Darby (1885) 67 fois 145 fois
Nouvelle Édition de Genève (1979) 20 fois 78 fois
Bible de Jérusalem 7 fois 39 fois
Bible en français courant (1997) 2 fois 38 fois
Traduction Œcuménique (1988) 2 fois 40 fois
Louis Segond (1910) 20 fois 83 fois

N.B. “Toute chose” (singulier) se trouve 55 fois dans ces six traductions. Il se peut que les phrases ci-dessus soient traduites d’un autre terme grec.

Voici quelques versets qui emploient ta panta, “toutes choses” ou “toutes les choses” :

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! (Romains 11:36 NEG).

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes (1 Corinthiens 8:6 NEG).

et de mettre en lumière le moyen de faire connaître le mystère caché de toute éternité en Dieu qui a créé toutes choses (Ephésiens 3:9 NEG).

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Colossiens 1:16 NEG).

Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui (Colossiens 1:17 NEG).

Le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts (Hébreux 1:3 NEG).

Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, ait élevé à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut (Hébreux 2:10 NEG).

Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées (Apocalypse 4:11 NEG).

D’autres passages indiquent également que tout l’ordre créé existe de par le Fils, par exemple Jean 1:1-3,

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses (panta) ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1:1-3 NEG).

Ce passage exclut d’une manière catégorique le Fils de l’ordre créé : “rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle,” c’est-à-dire la Parole qui est le Fils.

La signification de “premier-né”

Si le Fils avait été créé, pourquoi serait-il appelé le premier-né ? “Création” et “naissance” sont deux concepts distincts. Il est difficile de concilier les deux si nous avons affaire avec significations littérales.

Il convient de considérer l’emploi du terme “premier-né” dans les Écritures.

Ruben, toi, mon premier-né, Ma force et les prémices de ma vigueur, Supérieur en dignité et supérieur en puissance, 4 Impétueux comme les eaux, tu n’auras pas la prééminence ! Car tu es monté sur la couche de ton père, Tu as souillé ma couche en y montant (Genèse 49:3-4 NEG).

Le premier-né est celui qui a la prééminence. Malgré sa position dans l’ordre des naissances, Ruben n’aurait pas la prééminence (cf. 1 Chroniques 5:1).

En principe, Manassé aurait dû avoir la prééminence sur Éphraïm, mais Jacob a renversé l’ordre (Genèse 48:17-20).

David est un autre exemple. Il était le plus jeune de huit fils :

Or David était fils de cet Ephratien de Bethléhem de Juda, nommé Isaï, qui avait huit fils, et qui, du temps de Saül, était vieux, avancé en âge. 13 Les trois fils aînés d’Isaï avaient suivi Saül à la guerre; le premier-né de ses trois fils qui étaient partis pour la guerre s’appelait Éliab, le second Abinadab, et le troisième Schamma. 14 David était le plus jeune… (1 Samuel 17:12-14 NEG).

Pourtant, Dieu fait de David le premier-né :

J’ai trouvé David, mon serviteur, Je l’ai oint de mon huile sainte… 27 Et moi, je ferai de lui le premier-né, Le plus élevé des rois de la terre. (Psaumes 89:20, 27 NEG).

David a la prééminence sur ses frères et sur les autres rois de la terre. De même, le Fils de David a la prééminence sur toute la création. Mais pourquoi ?

“Premier-né” veut dire que le Fils a la prééminence

C’est ce que le contexte de Colossiens 1:15-18 indique. Christ est prééminent.

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Le verset 18 se sert du terme “premier-né” une seconde fois :

le premier-né d’entre les morts (Col 1:18 NEG)

1. Le Fils a la prééminence par rapport à la création.

Pourquoi est-il le premier-né de toute la création ? Le verset suivant explique :

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont

  • dans les cieux et sur la terre,
  • les visibles et les invisibles,
  • trônes, dignités, dominations, autorités.

Tout a été créé

  • par lui et
  • pour lui.

17  Il est avant toutes choses, et
toutes choses subsistent en lui.
… afin d’être en tout le premier (Colossiens 1:15-18 NEG).

L’accent est sur la prééminence du Fils. Considérez les traductions suivantes :

  • afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place (Col 1:18 DRB)
  • afin de tenir en tout, lui, le premier rang (Col 1:18 TOB)
  • afin d’avoir en tout le premier rang (Col 1:18 BFC)
  • il fallait qu’il obtînt en tout la primauté (Col 1:18 FBJ)

Le Fils a donc prééminence sur l’ordre créé parce que c’était

  • en lui,
  • par lui, et
  • pour lui

que tout fut créé, lui qui est “l’image du Dieu invisible” (v. 15).

Sa prééminence se voit dans le fait qu’avant la création de toutes choses, il était déjà. En plus “toutes choses subsistent en lui.” Comme dit Hébreux 1:3,

Le Fils…  il soutient toutes choses par sa parole puissante… (Hébreux 1:3 NEG).

2. Le Fils a la prééminence par rapport à l’Église.

18  Il est la tête du corps de l’Église ;
il est le commencement,
le premier-né d’entre les morts,
afin d’être en tout le premier (Colossiens 1:15-18 NEG).

En tant que tête de l’Église, il est prééminent (voir aussi Éphésiens 1:20-23).

Le terme “premier-né” est employé une seconde fois dans Colossiens 1 pour indiquer la résurrection de Christ qui est appelé “le premier-né d’entre les morts”. Le Fils a la prééminence dans sa résurrection. Paul explique cette vérité en détail dans 1 Corinthiens 15 où il déclare :

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. 21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. 22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, 23 mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement (1Co 15:20-23 NEG).

De même dans Romains 8, le Fils est “le premier-né” pour indiquer qu’il a la prééminence :

Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères (Romains 8:29 NEG).

La prééminence du Fils dans Hébreux 1

La prééminence du Fils est un thème majeur de l’Épître aux Hébreux, et nous n’avons pas la place pour la considérer en détail. Pourtant nous jetons un coup d’œil au verset 6 qui emploie le terme “premier-né” :

Et de nouveau, lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l ‘adorent ! (Hébreux 1:6 NEG).

Quand le Fils est devenu un homme (voir Hébreux 10:5-10) et naquit, Dieu dit aux anges de Dieu de l’adorer parce qu’il a la prééminence. En fait, sans entrer dans les beaux détails de ce chapitre, il suffit de pointer le verset 8 où Dieu le Père appelle le Fils “Dieu” :

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité (Hébreux 1:8 NEG).

En somme, le terme “premier-né” indique la prééminence du Fils (1) sur tout l’ordre créé parce que c’est lui qui créa tout ce qui fut créé, et (2) sur l’Église parce que le Fils qui mourut pour l’Église est les prémices de la résurrection. Le Fils a la prééminence parce qu’il est Dieu.

Voir aussi :