Trafiquants de la Parole de Dieu

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Nous ne sommes pas en effet comme tant d’autres qui trafiquent de la parole de Dieu ; c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, à la face de Dieu, dans le Christ, que nous parlons. (2Co 2:17 TOB).

Je partage quelque pensées inspirées par J. Mack Stiles, Marks of the Messenger.

L’évangélisation pragmatique s’intéresse à la promotion.

C’est une question de style et de méthode, pas de substance ou d’authenticité. “La fin justifie les moyens.”

Pierre venait de déclarer que Jésus était le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus a affirmé que cette déclaration provenait d’une révélation par le Père. Puis il dit aux disciples de ne pas parler de lui :

Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. (Mat 16:20 NEG).

Pourquoi ? Jésus savait que les disciples pouvait promouvoir ce qu’il ne fallait pas d’une manière qui ne convenait pas. Les disciples savaient certaines choses, mais leur message n’était pas juste. Quand Jésus commençait à parler de ses souffrances et de sa mort, Pierre l’a repris pour cette idée affreuse, ce qui prouve qu’il n’avait pas compris le message.

L’évangélisation pragmatique cherche une méthode qui marche.

“Ça marche ?” Elle est toujours à la recherche d’une nouvelle méthode. La formule magique. Elle court “la mer et la terre” pour trouver le programme qui transforme l’église, s’intéressant à la méthode qui produise des résultats plutôt qu’à l’intégrité du message.

L’évangélisation pragmatique compte…

Elle compte les assistants, les convertis, les adeptes, les membres et les programmes, mais la fidélité au message et la fidélité du messager ne comptent pas trop.

De quoi servons-nous pour attirer des gens à l’église ? Des programmes ? Des activités ? Des divertissements ? De la danse ? Alors, faudrait-il s’en servir pour les garder. Contraster la méthode de l’Apôtre Paul :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu.  Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.  Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement ;  et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance,  afin que votre foi soit fondée, non sur la sagesse des hommes (1Co 2:1-5 NEG).

La culture corinthienne mettait un accent fort sur la sagesse (1 Co. 1:17, 19-30 ; 2:1, 4-7, 13 ; 3:18-20 ; 4:10 ; 6:5)  et sur le discours (1:5, 17-18 ; 2:1, 4, 13). Le message de la croix était une folie pour les Corinthiens :

Les Juifs demandent comme preuves des miracles et les Grecs recherchent la sagesse.  Quant à nous, nous prêchons le Christ crucifié : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs (1Co 1:22-23 BFC).

En effet, prêcher la mort du Christ sur la croix est une folie pour ceux qui se perdent (1Co 1:18 BFC).

Pourtant, Paul n’a pas changé de message :

Le Christ … m’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle, et cela sans utiliser le langage de la sagesse humaine, afin de ne pas priver de son pouvoir la mort du Christ sur la croix. (1Co 1:17 BFC).

Avons-nous besoin d’amuser des gens pour qu’ils écoutent l’évangile ? On se sert du spectacle, de la danse et de bien d’autres méthodes pour attirer des gens, mais on ne les attire pas ainsi à la croix. Ces méthodes peuvent produire des spectateurs, des assistants et même des participants, mais elles ne produisent pas de disciples qui se chargent de la croix et suivent les traces du Maitre.

Comment se fait-il que certains adeptes vivent de la même manière que les gens du monde ? Nous vivons comme la culture qui nous entoure sans voir de problème. Les enfants grandissent dans l’église, se conforment à la culture à l’encontre de Romains 12:2 et nous le considérons normal !

Comment se fait-il qu’aux États-Unis d’Amérique, selon les sondages Barna, 45 pour cent des Américains (130 millions) se disaient nés de nouveau en 2006 tandis que seulement 9 pour cent (26 millions) semblent prendre au sérieux les commandements de Christ ? Selon Jésus, ils ne sont pas ses disciples :

Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? (Luc 6:46 NEG).

Pourquoi y a-t-il tellement de soi-disant chrétiens qui ne sont pas disciples ? Est-il possible que nous sommes devenus trafiquants de la Parole ? Nous réduisons le commandement de Jésus de se charger de la croix chaque jour à la répétition d’une prière de repentance. Nous nous complaisons des adeptes qui sont présents le dimanche matin tandis que Jésus a ordonné que nous faisions des disciples qui obéissent à tout ce qu’il nous a commandé (Matthieu 28:19).

Nous devenons trafiquants de la Parole quand…

  • La méthode prime le message.
  • Nous nous intéressons plus à la quantité d’adeptes qu’à la qualité des disciples.
  • Nous cherchons à rendre l’évangile plus acceptable.

L’évangéliste fidèle…

  • S’intéresse plus à sa fidélité à Christ qu’aux résultats.
  • Respecte les personnes et refuse de les manipuler pour les faire prier une prière d’engagement.
  • Cherche à présenter l’évangile avec sincérité.

Nous avons renoncé à toute action cachée ou honteuse ; nous agissons sans ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu. Au contraire, nous faisons connaître clairement la vérité et nous nous rendons ainsi recommandables au jugement de tout être humain devant Dieu (2Co 4:2 BFC).

L’évangélisation biblique n’est pas
une question de ce que nous faisons autant que
c’est une question de ce que nous sommes.

Voir aussi :

L’évangélisation qui transforme une ville

To Transform a City

Tim Keller, pasteur de Redeemer Presbyterian Church de Manhattan, New York, a récemment parlé à un groupe de pasteurs concernant le défi de toucher une ville pour Christ. Je résume quelques pensées de l’article “To Transform a City” qui se trouve dans la revue Leadership.

Il faut un mouvement pour atteindre une ville pour Christ.

Il faut plus que quelques églises efficaces avec un éclat d’énergie de réveil et de nouveaux convertis. Dans presque toutes les villes du monde, il se trouve des églises qui grandissent. Dieu œuvre et des gens viennent à Christ. Pourtant, c’est une autre question de demander si la ville est atteinte pour Dieu.

Souvent la croissance d’une église se fait par un transfert de membres. Une église passe par un temps difficile, un temps de division. Certains chrétiens mûrs trouvent qu’il n’est pas possible d’inviter leurs amis à l’église parce que l’ambiance n’est pas saine. Ils transfèrent leur appartenance à une église grandissante qui est en bonne santé. C’est une bonne décision mais cela n’indique pas que la ville soit atteinte pour Dieu.

Pour atteindre une ville pour Christ, il faut un mouvement aussi large que la ville qui fait en sorte que le nombre de chrétiens dans la ville augmente plus rapidement que la population : un pourcentage grandissant de la population (1) trouve le salut en Jésus-Christ et (2) fait partie des églises bibliques. Ces croyants finiront par produire un impact sur la vie de la ville. Voilà un mouvement évangélique qui touche une ville.

Un tel mouvement est organique. Son énergie n’est pas limitée à une église ou à un dénomination. Il n’a pas de leader qui le dirige. C’est un mouvement du Saint-Esprit qui transcende les barrières de dénomination, fait grandir le corps de Christ, et fait un impact pour Christ dans la ville entière.

1.  Le noyau du mouvement : biblique et contextuel

Keller voit trois couches essentielles à cette sorte d’influence.

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Au noyau du mouvement, cette influence est biblique et contextuelle. L’influence est biblique. Par exemple, selon l’Épître de Paul aux Romains, l’évangile évite les pièges du moralisme légaliste et du relativisme licencieux. Et les païens et les juifs ont loupé l’évangile.

Cette influence est aussi contextuelle. C’est-à-dire qu’elle se rapporte à son contexte culturel. L’église doit éviter deux extrêmes : elle doit éviter l’isolationnisme, cette tendance de se renfermer dans la coquille de sa propre culture ecclésiastique. En entrant dans certaines églises en Europe, nous avions l’impression de retourner dans le temps quelques décennies. Il n’était pas étonnant que ces églises avaient peu d’impact sur leur ville.

D’autre part, l’église vraie se distingue du monde. Si elle n’est qu’un reflet de la culture, elle cesse d’offrir aux gens une option à la culture dominante. Une église, qui fait partie d’un mouvement qui touche une ville, est à la fois biblique et contextuelle.

2. Une multiplication d’églises bibliques et diverses

Cette influence embrasse la multiplication d’églises qui sont à la fois bibliques et diverses. Des églises bibliques, qui prêchent l’évangile, qu’elles soient baptistes, méthodistes, pentecôtistes ou presbytériennes (et j’en passe), attireront des non chrétiens différents. Nous sommes premièrement chrétiens. Je ne prône pas la coopération œcuménique avec des églises non bibliques. Pourtant, on ne peut pas toucher une ville si le corps de Christ est si divisé que les dénominations bibliques refusent de travailler ensemble pour l’avancement du royaume de Dieu.

3. Un écosystème de ministères

Cette influence inclut un écosystème de ministères

  • La prière les uns pour les autres à l’échelle de la ville.
  • L’évangélisation bien ciblée pour les jeunes, les étudiants, les hommes d’affaire, les artistes et les gens d’autres religions.
  • La justice et la miséricorde vis-à-vis par exemple les pauvres pour démontrer l’impact de l’évangile.
  • Des rencontres et des discussions par groupes professionnels pour comprendre les implications de l’évangile pour le travail et pour les mettre en pratique.
  • Des institutions qui soutiennent la vie de famille au cœur de la ville.
  • Des institutions pour la formation théologique. Nous avons besoin de former d’une manière adéquate, rapide, et efficace des gens pour le ministère chrétien.
  • Un réseau de ministères et de leaders d’églises qui coopèrent pour le bien de l’œuvre de Dieu

La culture d’une ville commence à être transformée quand le nombre de chrétiens qui sont véritablement transformés par l’évangile atteint 10 à 20 pourcent. La culture entière d’une ville peut être changée par l’impact des chrétiens. Voilà le but.

Il faut un mouvement pour atteindre une ville. C’est plus que de planter une église. C’est plus que de voir une dénomination grandir. Que le Seigneur nous aide à effectuer un tel changement dans nos villes.

L’évangélisation qui transforme une ville

To Transform a City

Tim Keller, pasteur de Redeemer Presbyterian Church de Manhattan, New York, a récemment parlé à un groupe de pasteurs concernant le défi de toucher une ville pour Christ. Je résume quelques pensées de l’article “To Transform a City” qui se trouve dans la revue Leadership.

Il faut un mouvement pour atteindre une ville pour Christ.

Il faut plus que quelques églises efficaces avec un éclat d’énergie de réveil et de nouveaux convertis. Dans presque toutes les villes du monde, il se trouve des églises qui grandissent. Dieu œuvre et des gens viennent à Christ. Pourtant, c’est une autre question de demander si la ville est atteinte pour Dieu.

Souvent la croissance d’une église se fait par un transfert de membres. Une église passe par un temps difficile, un temps de division. Certains chrétiens mûrs trouvent qu’il n’est pas possible d’inviter leurs amis à l’église parce que l’ambiance n’est pas saine. Ils transfèrent leur appartenance à une église grandissante qui est en bonne santé. C’est une bonne décision mais cela n’indique pas que la ville soit atteinte pour Dieu.

Pour atteindre une ville pour Christ, il faut un mouvement aussi large que la ville qui fait en sorte que le nombre de chrétiens dans la ville augmente plus rapidement que la population : un pourcentage grandissant de la population (1) trouve le salut en Jésus-Christ et (2) fait partie des églises bibliques. Ces croyants finiront par produire un impact sur la vie de la ville. Voilà un mouvement évangélique qui touche une ville.

Un tel mouvement est organique. Son énergie n’est pas limitée à une église ou à un dénomination. Il n’a pas de leader qui le dirige. C’est un mouvement du Saint-Esprit qui transcende les barrières de dénomination, fait grandir le corps de Christ, et fait un impact pour Christ dans la ville entière.

1.  Le noyau du mouvement : biblique et contextuel

Keller voit trois couches essentielles à cette sorte d’influence.

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Au noyau du mouvement, cette influence est biblique et contextuelle. L’influence est biblique. Par exemple, selon l’Épître de Paul aux Romains, l’évangile évite les pièges du moralisme légaliste et du relativisme licencieux. Et les païens et les juifs ont loupé l’évangile.

Cette influence est aussi contextuelle. C’est-à-dire qu’elle se rapporte à son contexte culturel. L’église doit éviter deux extrêmes : elle doit éviter l’isolationnisme, cette tendance de se renfermer dans la coquille de sa propre culture ecclésiastique. En entrant dans certaines églises en Europe, nous avions l’impression de retourner dans le temps quelques décennies. Il n’était pas étonnant que ces églises avaient peu d’impact sur leur ville.

D’autre part, l’église vraie se distingue du monde. Si elle n’est qu’un reflet de la culture, elle cesse d’offrir aux gens une option à la culture dominante. Une église, qui fait partie d’un mouvement qui touche une ville, est à la fois biblique et contextuelle.

2. Une multiplication d’églises bibliques et diverses

Cette influence embrasse la multiplication d’églises qui sont à la fois bibliques et diverses. Des églises bibliques, qui prêchent l’évangile, qu’elles soient baptistes, méthodistes, pentecôtistes ou presbytériennes (et j’en passe), attireront des non chrétiens différents. Nous sommes premièrement chrétiens. Je ne prône pas la coopération œcuménique avec des églises non bibliques. Pourtant, on ne peut pas toucher une ville si le corps de Christ est si divisé que les dénominations bibliques refusent de travailler ensemble pour l’avancement du royaume de Dieu.

3. Un écosystème de ministères

Cette influence inclut un écosystème de ministères

  • La prière les uns pour les autres à l’échelle de la ville.
  • L’évangélisation bien ciblée pour les jeunes, les étudiants, les hommes d’affaire, les artistes et les gens d’autres religions.
  • La justice et la miséricorde vis-à-vis par exemple les pauvres pour démontrer l’impact de l’évangile.
  • Des rencontres et des discussions par groupes professionnels pour comprendre les implications de l’évangile pour le travail et pour les mettre en pratique.
  • Des institutions qui soutiennent la vie de famille au cœur de la ville.
  • Des institutions pour la formation théologique. Nous avons besoin de former d’une manière adéquate, rapide, et efficace des gens pour le ministère chrétien.
  • Un réseau de ministères et de leaders d’églises qui coopèrent pour le bien de l’œuvre de Dieu

La culture d’une ville commence à être transformée quand le nombre de chrétiens qui sont véritablement transformés par l’évangile atteint 10 à 20 pourcent. La culture entière d’une ville peut être changée par l’impact des chrétiens. Voilà le but.

Il faut un mouvement pour atteindre une ville. C’est plus que de planter une église. C’est plus que de voir une dénomination grandir. Que le Seigneur nous aide à effectuer un tel changement dans nos villes.

La capacité intellectuelle et l’irrationalité spirituelle

« Les Pharisiens et les Sadducéens abordèrent Jésus et pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel. Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge ; et le matin : Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel et vous ne pouvez discerner les signes des temps ! Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas. Puis il les laissa et s’en alla » (Matthieu 16:1-4 SER).

Dans son livre Think (chapitre 4), John Piper note que les Juifs se servaient de ce qu’on appelle la logique aristotélicienne dans Matthieu 16:2.

  • Prémisse majeure : Le ciel rouge le soir annonce qu’il fera beau.
    Or…
  • Prémisse mineure : Le ciel est rouge ce soir.
    Donc…
  • Conclusion : Il fera beau.

Encore dans le verset suivant, nous en trouvons un autre exemple :

  • Prémisse majeure : Le ciel rouge le matin annonce qu’il fera mauvais.
    Or…
  • Prémisse mineure : Le ciel est rouge ce matin.
    Donc…
  • Conclusion : Il fera mauvais.

Jésus note avec approbation la capacité des gens—dans ce cas, les pharisiens et les sadducéens—de penser rationnellement et d’en tirer des conclusions justes : « Vous savez discerner l’aspect du ciel. » Mais il désapprouve leur incapacité de discerner les signes des temps. Il ne s’agit pas d’une incapacité mentale, mais d’une irrationalité quant aux réalités spirituelles. Les pharisiens et les sadducéens semblaient avoir des capacités rationnelles qui étaient normalement compétentes mais qui ne fonctionnaient pas pour les conduire à Jésus. Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ne pouvaient-ils reconnaître la présence de Dieu en Christ ?

Jésus donne la réponse de cette question dans le verset 4 : « Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas. » Jésus dit que les gens qui demandent d’autres signes sont mauvais et adultères. Pourquoi adultères ? Parce qu’au lieu d’aimer Dieu comme une épouse fidèle, leur cœur était attaché à d’autres dieux comme l’argent (Luc 16:14) et la louange des hommes (Matthieu 6:5).


Piper explique que c’est cela la raison pourquoi les pharisiens demandent un signe : Ils veulent donner l’impression qu’il n’y a pas assez de preuves que Jésus est le messie et qu’ils sont justifiés de ne pas le recevoir.


En réalité, ils ne le veulent pas. Ils sont dominés par un esprit adultère. Ils préfèrent d’autres sources de satisfaction à Jésus.

L’univers est rempli de preuves de la gloire de Dieu manifestée suprêmement dans la personne de Jésus-Christ. Comment se fait-il que des gens raisonnables ne le voient pas ? Ils ont d’autres loyautés. Ils sont une génération mauvaise et adultère. La séduction du péché (Hébreux 3:13) les aveugle de leur besoin du salut qui ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Un cœur adultère et endurci les rend ignorants et obscurcit l’intelligence (Ephésiens 4:18). « Ils sont devenus durs d’entendement » (2 Corinthiens 3:14). Paul explique qu’ils « se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1:21) parce que par leur impiété et injustice ils « retiennent injustement la vérité captive » (Romains 1:18). Intelligents et logiques dans d’autres domaines de la réalité, leur amour du péché les rend incapable de discerner les réalités spirituelles.

Comment pouvons-nous arriver à connaître la vérité ? Jésus nous donne la formule dans Jean 7:17,

Si quelqu’un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si cet enseignement vient de Dieu, ou si mes paroles viennent de moi-même.

La capacité intellectuelle et l’irrationalité spirituelle

« Les Pharisiens et les Sadducéens abordèrent Jésus et pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel. Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge ; et le matin : Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel et vous ne pouvez discerner les signes des temps ! Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas. Puis il les laissa et s’en alla » (Matthieu 16:1-4 SER).

Dans son livre Think (chapitre 4), John Piper note que les Juifs se servaient de ce qu’on appelle la logique aristotélicienne dans Matthieu 16:2.

  • Prémisse majeure : Le ciel rouge le soir annonce qu’il fera beau.
    Or…
  • Prémisse mineure : Le ciel est rouge ce soir.
    Donc…
  • Conclusion : Il fera beau.

Encore dans le verset suivant, nous en trouvons un autre exemple :

  • Prémisse majeure : Le ciel rouge le matin annonce qu’il fera mauvais.
    Or…
  • Prémisse mineure : Le ciel est rouge ce matin.
    Donc…
  • Conclusion : Il fera mauvais.

Jésus note avec approbation la capacité des gens—dans ce cas, les pharisiens et les sadducéens—de penser rationnellement et d’en tirer des conclusions justes : « Vous savez discerner l’aspect du ciel. » Mais il désapprouve leur incapacité de discerner les signes des temps. Il ne s’agit pas d’une incapacité mentale, mais d’une irrationalité quant aux réalités spirituelles. Les pharisiens et les sadducéens semblaient avoir des capacités rationnelles qui étaient normalement compétentes mais qui ne fonctionnaient pas pour les conduire à Jésus. Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ne pouvaient-ils reconnaître la présence de Dieu en Christ ?

Jésus donne la réponse de cette question dans le verset 4 : « Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas. » Jésus dit que les gens qui demandent d’autres signes sont mauvais et adultères. Pourquoi adultères ? Parce qu’au lieu d’aimer Dieu comme une épouse fidèle, leur cœur était attaché à d’autres dieux comme l’argent (Luc 16:14) et la louange des hommes (Matthieu 6:5).


Piper explique que c’est cela la raison pourquoi les pharisiens demandent un signe : Ils veulent donner l’impression qu’il n’y a pas assez de preuves que Jésus est le messie et qu’ils sont justifiés de ne pas le recevoir.


En réalité, ils ne le veulent pas. Ils sont dominés par un esprit adultère. Ils préfèrent d’autres sources de satisfaction à Jésus.

L’univers est rempli de preuves de la gloire de Dieu manifestée suprêmement dans la personne de Jésus-Christ. Comment se fait-il que des gens raisonnables ne le voient pas ? Ils ont d’autres loyautés. Ils sont une génération mauvaise et adultère. La séduction du péché (Hébreux 3:13) les aveugle de leur besoin du salut qui ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Un cœur adultère et endurci les rend ignorants et obscurcit l’intelligence (Ephésiens 4:18). « Ils sont devenus durs d’entendement » (2 Corinthiens 3:14). Paul explique qu’ils « se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1:21) parce que par leur impiété et injustice ils « retiennent injustement la vérité captive » (Romains 1:18). Intelligents et logiques dans d’autres domaines de la réalité, leur amour du péché les rend incapable de discerner les réalités spirituelles.

Comment pouvons-nous arriver à connaître la vérité ? Jésus nous donne la formule dans Jean 7:17,

Si quelqu’un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si cet enseignement vient de Dieu, ou si mes paroles viennent de moi-même.

La prière, l’évangélisation du monde et le retour de Christ

Comment devrions-nous prier en cette fin d’année et dans l’année à venir ? La toute dernière prière de la Bible nous donne un point de repère : “Viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22:20, LSG). Nous devrions prier pour le retour de notre Seigneur.

Matthieu 24:14 indique qu’il existe un lien entre “la fin” et l’évangélisation du monde. Les disciples avaient posé cette question à Jésus : “…quel signe annoncera ta venue et la fin du monde” (Matthieu 1:3). Voici sa réponse :

Cette Bonne Nouvelle du règne de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. (Matthieu 24:14, Semeur)

L’évangile sera proclamé à tout peuple avant le retour de Christ. Cette promesse nous donne courage malgré toutes les difficultés qu’étale Jésus dans les versets précédents. Notre travail dans le Seigneur n’est pas en vain.

Pierre ajoute la pensée étonnante que nous pouvons hâter le retour de Christ ! Il dit que nous devons être fortement “attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue !” (2 Pierre 3:1-12, Semeur). Comment ? Nous pouvons hâter sa venue en priant pour l’accomplissement de Genèse 12:3, Apocalypse 7:9-10 et Matthieu 24:14.

…Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi (Genèse 12:3, Semeur).

Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers. Ils proclamaient d’une voix forte :
   —Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. (Apocalypse 7:9-10, Semeur).

Priez…

  1. Priez pour l’évangélisation la plus rapide du monde, de chaque peuple, groupe, région, ville, nation et pays non atteints.
  2. Priez pour que la “Grande Commission” soit restaurée comme base du ministère de l’Église globale.
  3. Priez concernant votre participation dans la réalisation de la Grande Commission. Quelle est la volonté de Dieu pour votre vie ? Dans le nouvel an, serez-vous obéissant à ses directives au sujet de l’évangélisation du monde ? Est-il possible que Dieu vous appelle à un ministère particulier pour prier, pour soutenir ou pour aller aux bouts du monde pour votre Maître ?
  4. Priez pour la participation de votre église. Priez que votre église croisse dans son zèle et engagement missionnaires dans l’année à venir.

Traduit et adapté de “Operation World

La prière, l’évangélisation du monde et le retour de Christ

Comment devrions-nous prier en cette fin d’année et dans l’année à venir ? La toute dernière prière de la Bible nous donne un point de repère : “Viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22:20, LSG). Nous devrions prier pour le retour de notre Seigneur.

Matthieu 24:14 indique qu’il existe un lien entre “la fin” et l’évangélisation du monde. Les disciples avaient posé cette question à Jésus : “…quel signe annoncera ta venue et la fin du monde” (Matthieu 1:3). Voici sa réponse :

Cette Bonne Nouvelle du règne de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. (Matthieu 24:14, Semeur)

L’évangile sera proclamé à tout peuple avant le retour de Christ. Cette promesse nous donne courage malgré toutes les difficultés qu’étale Jésus dans les versets précédents. Notre travail dans le Seigneur n’est pas en vain.

Pierre ajoute la pensée étonnante que nous pouvons hâter le retour de Christ ! Il dit que nous devons être fortement “attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue !” (2 Pierre 3:1-12, Semeur). Comment ? Nous pouvons hâter sa venue en priant pour l’accomplissement de Genèse 12:3, Apocalypse 7:9-10 et Matthieu 24:14.

…Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi (Genèse 12:3, Semeur).

Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers. Ils proclamaient d’une voix forte :
   —Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. (Apocalypse 7:9-10, Semeur).

Priez…

  1. Priez pour l’évangélisation la plus rapide du monde, de chaque peuple, groupe, région, ville, nation et pays non atteints.
  2. Priez pour que la “Grande Commission” soit restaurée comme base du ministère de l’Église globale.
  3. Priez concernant votre participation dans la réalisation de la Grande Commission. Quelle est la volonté de Dieu pour votre vie ? Dans le nouvel an, serez-vous obéissant à ses directives au sujet de l’évangélisation du monde ? Est-il possible que Dieu vous appelle à un ministère particulier pour prier, pour soutenir ou pour aller aux bouts du monde pour votre Maître ?
  4. Priez pour la participation de votre église. Priez que votre église croisse dans son zèle et engagement missionnaires dans l’année à venir.

Traduit et adapté de “Operation World