L’influence d’une mère fidèle (un sermon)

Bonne fête mamanVoici quelques trajectoires pour un sermon pour la fête des mères.

Introduction

 On a posé les questions suivantes à de jeunes élèves :

Pourquoi Dieu a-t-il fait des mères ?

  • C’est le meilleur moyen pour avoir plus de gens.
  • Parce que ce n’est que ma mère qui sait où se trouve le scotch.

Pourquoi Dieu t’a-t-il donné ta mère et pas une autre mère ?

  • Dieu savait qu’elle m’aime plus que les mères des autres enfants ne m’aiment.
  • Parce que nous sommes apparentés.

Quels sont les ingrédients dont Dieu s’est servi pour faire les mères ?

  • Dieu fait des mères de nuages et des cheveux d’anges et de tout ce qui est gentil dans le monde avec une touche de sévère.
  • Il a commencé avec les os des hommes. Puis il s’est servi de beaucoup de ficelle. Je crois.

Quelle sorte de petite fille était ta mère ?

  • Ma mère a toujours été ma mère et rien d’autre.
  • Je ne sais pas parce que je n’étais pas là, mais j’imagine qu’elle jouait au petit chef.
  • On dit qu’elle était gentille, avant.

Y a-t-il quelque chose de parfait chez ta mère ?

  • Ces dents sont parfaites, mais elle les a achetées chez le dentiste.
  • Que ses enfants !

Si seulement toutes les mères avaient des enfants parfaits !

Dans les livres des Rois et des Chroniques, 25 fois nous trouvons le nom d’un roi et la phrase « Le nom de sa mère était… » Cela est suivi 24 fois par une évaluation. Soit : « Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel » ou « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. » L’implication est que les mères ont une très grande influence sur les enfants, les futurs rois et les nations, soit pour le bien, soit pour le mal.

Je voudrais vous parler aujourd’hui de l’influence d’une mère fidèle. Vous pouvez influencer vos enfants pour Dieu. Nous voulons considérer une femme qui contre toute attente a élevé un garçon qui est devenu utile dans le service de Dieu.

Actes 16:1. Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec. 2 Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage. 3 Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

2 Timothée 1:1. Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ, 2 à Timothée, mon enfant bien-aimé : que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre Seigneur ! 3 Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de toi dans mes prières, 4 me rappelant tes larmes, et désirant te voir afin d’être rempli de joie, 5 gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

2 Timothée 3:14. Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises : 15 dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ.

Quand Paul a fait sa connaissance, Timothée était un jeune homme de peut-être 16 ans. C’était en 48 après J.-C., lors du premier voyage missionnaire de Paul. Paul et Barnabas sont allés à Lystre en Asie Mineure, ce que nous appelons la Turquie aujourd’hui. Nous lisons de cette première visite dans Actes 14:8-20. C’était un voyage mouvementé. Ils venaient de fuir Iconium parce que les gens cherchaient à les lapider. Arrivés aux environs de Lystre, ils se sont mis à prêcher l’Évangile. Lystre était la ville de Timothée.

La réception à Lystre

Timothée n’est pas mentionné lors de la première visite à Lystre, mais jeune homme qu’il était, il est fort possible qu’il soit toujours chez sa mère pour être témoin des événements extraordinaires qui se sont passés. À la vue de la guérison d’un homme boiteux de naissance, la foule cherchait à offrir un sacrifice à Barnabas et à Paul qu’ils croyaient être la manifestation des dieux Zeus et Mercure (Actes 14:8-18). Le verset suivant indique que ces mêmes adorateurs païens ont changé d’avis à l’instigation des Juifs venant d’autres villes, ont lapidé Paul « le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. »

Pourtant, l’équipe missionnaire n’était pas sans amis ni fruit pour leur peine : « les disciples l’ayant entouré » sans doute pour prier pour Paul (Acts 14:20).

Nous pouvons nous demander si ce groupe de disciples incluait Timothée, sa mère et sa grand-mère. En tout cas, avec un courage extraordinaire, Paul rentre dans la ville, repart pour évangéliser la ville de Derbe avant de repasser encore une fois par Lystre lors de ce premier voyage missionnaire.

Juste avant son exécution à Rome, Paul écrit sa dernière lettre à Timothée où il indique que Timothée avait suivi de près non seulement son enseignement, mais aussi ses persécutions et ses souffrances, mêmes à Lystre :

2 Timothée 3:10. Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance, 11 mes persécutions, mes souffrances. A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes.

Paul fait référence aussi à la foi de Eunice, mère de Timothée, et de on aïeule Loïs :

2 Timothée 1:5. …gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

Que Paul et Barnabas aient logé chez Timothée ou non, il est certain que Paul connaissait la famille, surtout au moment de son deuxième voyage missionnaire quand il a pris Timothée comme membre de son équipe.

Le deuxième voyage missionnaire – 51 après J.-C.

Imaginez avec moi l’arrière-plan d’Eunice, mère de Timothée. Eunice était mariée avec un païen. Loïs et Eunice avaient cru aux promesses de ce jeune grec. Il allait se convertir. Il fréquentait la synagogue ; il donnait tous les indices d’une intention sincère. Il était sincère autant qu’il se connaissait. Peut-être qu’il était d’une famille de haut rang. Quoiqu’il en soit, la Juive Eunice et ce Grec s’aimaient et Loïs a donné son approbation pour leur mariage.

Après le mariage, il n’a pas trouvé le temps pour fréquenter la synagogue comme auparavant ; il avait beaucoup de responsabilités. Et l’idée de se faire circoncire ne lui était pas agréable. Bientôt Eunice et ce Grec avaient un fils qu’ils ont nommé Timothée. Elle voulait le faire circoncire le huitième jour comme la loi précisait, mais son mari n’était plus sympathisant ; il semble qu’il l’ait interdit (Actes 16:3).

Combien de fois est-ce que Eunice a regretté son mariage ? Combien de fois a-t-elle regretté pour elle-même… pour son fils ? Combien de fois Loïs a-t-elle regretté d’avoir donné sa permission ?

D’autres femmes auraient laissé tombé les bras. D’autres femmes auraient cédé aux influences de leur mari. Mais Eunice et Loïs n’étaient pas les autres femmes. Une erreur était assez.

Qu’est-ce qu’elles pouvaient faire pour que le jeune Timothée ne grandisse pas comme un païen ? Comment pouvaient-elles l’influencer pour qu’il serve le Seigneur ? Elles avaient à leur disposition le courage et les Écritures.

Comment pouvons-nous influencer nos enfants pour Dieu?

I.    Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons nous servir des Écritures.

2 Timothée 3:15  « dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »

A.    Les Écritures nous donnent de bons modèles à suivre.

Un garçon a besoin d’un modèle à imiter. Le père de Timothée n’était pas un bon modèle. Comment combler ce vide ? Les Écritures pourraient rendre jeune Timothée sage à salut. Les histoires d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Joseph, de Moïse, de Josué, de Gédéon, de David et des autres…

On peut imaginer Eunice en train de sélectionner un passage. Elle le relit plusieurs fois pour bien saisir le sens. Elle lui prépare un verset à mémoriser…

B.    Les Écritures nous aident à marcher dans la pureté.

Psaume 119:9-11  Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. 10 Je te cherche de tout mon cœur : Ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! 11 Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi.

C.    Les Écritures nous rendent sages à salut.

Psaume 119:98 Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, Car je les ai toujours avec moi. 99 Je suis plus instruit que tous mes maîtres, Car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. 100 J’ai plus d’intelligence que les vieillards, Car j’observe tes ordonnances. 101 Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin, Afin de garder ta parole.

Voilà ce que Eunice a assuré : elle a agit de manière que Timothée connaisse les Écritures qui nous rendent sages à salut. Cette mère a fait face à une situation difficile, une situation qu’elle aurait pu éviter, une situation qu’elle aurait dû éviter selon la parole de Dieu, mais elle a déterminé dans son cœur de ne pas lâcher.

Nous devons nous servir de ce moyen divin.

Parfois nous voulons donner à Dieu ce qu’il nous a donné. Nous confions nos enfants à Dieu et nous voulons qu’il fasse tout pour les sauver. Pourtant, Dieu nous a confié nos enfants pour que nous les conduisions à Dieu. Nous devons prier pour nos enfants, mais la prière seul n’est pas suffisante ; nous devons nous servir du moyen divin que Dieu nous a donné.

Deutéronome 6:6-9. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. 7 Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8 Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

Quand ma sœur et moi grandissions, des gens disaient à mes parents que nous étions exceptionnels… notre comportement, notre engagement au Seigneur, etc. Nous n’étions pas exceptionnels ; nos parents étaient exceptionnels :

Chaque matin avant de quitter la maison, ma mère nous a fait lire ensemble trois chapitres de la Bible ce qui était suivi par la prière. Elle croyait que les Écritures pouvaient nous rendre sages à salut. Je sais que ma mère a prié pour moi, mais ce qui était beaucoup plus important est le fait qu’elle ait lu la Bible et a prié avec moi.

II.   Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons être fidèles.

Notons dans Actes 16:1 que Timothée était le « fils d’une femme juive fidèle ». Darby rend le mot « croyante ». Paul est allé à Lystre la première fois en 48 après J.-C. A ce temps, il est fort probable qu’il a logé chez Timothée. Il pourra parler quelque 19 ans plus tard dans 2 Timothée 1:5 de « la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi ». Loïs et Eunice ont été sauvées lors de sa première visite. La foi sincère a habité d’abord dans sa mère et dans sa grand-mère. Mais quand Paul revient en 51 après J.-C., trois ans plus tard, Timothée est un disciple. Paul l’appellera son fils légitime dans la foi, non pas parce qu’il a été sauvé sous son ministère, mais parce que Paul l’a formé pour le ministère. Timothée a été sauvé parce qu’il a vu la fidélité de sa mère et de sa grand-mère.

En parlant de la fidélité, nous pouvons aussi parler de la foi sincère. Si notre foi est sincère, nous sommes fidèles. Notre fidélité est une expression de notre foi sincère. Nous montrons notre foi par notre fidélité. C’est que Jacques disait dans son épître : c’est une chose de dire que nous croyons, c’est une autre chose de montrer notre foi par nos œuvres.

C’était la fidélité de mes parents à la maison de Dieu, la sincérité de leur foi qui m’a montré la réalité de l’Évangile qu’ils m’enseignaient dans la parole de Dieu. Mon père était un homme d’affaires très occupé, mais chaque fois qu’il y avait une réunion à l’église, nous étions là, et avant l’heure. Quand il y avait des croisades qui duraient parfois des semaines, nous étions là chaque soirée. Puisque ma sœur et moi étions élèves, nous avons dû faire nos devoirs dès que nous arrivions à la maison. Nous avons été convaincus de la réalité de l’Évangile par la fidélité de nos parents. Si nous ne sommes pas fidèles en tant que parents, comment attendions-nous à ce que nous enfants soient fidèles ?

Soulignons cette sincérité de foi. Notre sincérité ou son manque se manifeste en tout ce que nous faisons. Vivons-nous selon la parole de Dieu que nous professons ? La Colombe donne une traduction plus littérale : « je garde aussi le souvenir de la foi sans hypocrisie qui est en toi… » Nous devons vivre la foi devant nos enfants si nous voulons les gagner pour Christ. Autrement ils nous trouveront coupables d’hypocrisie.

Paul dit que la foi sans hypocrisie qui était en Timothée, habitait d’abord dans sa grand-mère Loïs et dans sa mère Eunice avant d’habiter en Timothée. Les enfants nous regardent. Ils attendent. Ils veulent voir si c’est authentique.

Mais nous transférons à nos enfants ce qui est en nous, soit l’hypocrisie, soit la fidélité.

Proverbes 22:6. « Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point. »

Conclusion : Vous avez une grande influence

Il ne faut pas sous-estimer votre influence en tant que mère ou grand-mère. Malgré les plus grandes difficultés, Loïs et Eunice ont instruit jeune Timothée dans la parole de Dieu. Elles l’ont arrosé comme une plante de cette parole. Elles l’ont formé. Elles sont restées fidèles à la tâche, et avec le temps, elles ont vu le fruit de leur labeur.

Je voudrais dire aux mères et aux grands-mères aujourd’hui, Dieu vous a donné une grande responsabilité. Dans vos enfants sont toutes les capacités de la création de Dieu. Qui aurait jamais pensé que de cette union malheureuse entre Eunice et le Grec, Dieu tirerait un pasteur et un prédicateur de l’Évangile ? Quelles sont vos espérances pour vos enfants ? Ouvrez les yeux aux possibilités. Ouvrez les yeux à vos responsabilités. Soyez sincères dans votre foi. Soyez fidèles à la tâche.

Appel :

  • Engagement à lire la Bible, des livres avec des histoires bibliques, des leçons bibliques, la Bible en français courant…
  • Engagement à mémoriser des versets bibliques avec les enfants.
  • Engagement à prier avec les enfants chaque matin et soir.

“Consacre-toi à la lecture de l’Écriture”

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En attendant ma venue, consacre-toi à la lecture de l’Écriture, à l’exhortation, à l’enseignement (1 Tim. 4:13 TOB).

La lecture quotidienne de la Parole de Dieu est aussi nécessaire pour la bonne santé spirituelle du disciple que “le pain” quotidien est nécessaire pour sa santé physique. D’après des traductions en anglais, Job dit : “J’ai prisé les paroles de sa bouche plus que mon pain quotidien” (voir Job 23:12, NIV, NAU, JPS et ESV).

Quand Paul encourage Timothée à se consacrer à la lecture de l’Écriture il s’agit probablement à la lecture publique suivie de l’exhortation et de l’enseignement. Pourtant, la lecture et l’étude de la Parole sont essentielles pour tout disciple de Jésus-Christ :

Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples (Jean 8:31 NEG).

Et encore :

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples (Jean 15:7-8 NEG).

Pierre exhorte non pas un jeune pasteur, mais les chrétiens de la dispersion à se nourrir de la Parole :

Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut (1 Pi. 2:2 TOB).

On pourrait facilement multiplier les exemples qui nous encouragent à une lecture de la Bible (voir par exemple Psaume 1 et Psaume 119).

Le système de Professeur Grant Horner

Il y a quelques mois j’ai commencé à suivre un programme de lecture qui est unique, celui du Professeur Grant Horner. Il s’agit de lire 10 chapitres de 10 sections différentes de la Bible par jour !

Liste

Catégorie

Livres

Durée

1

Les évangiles

Matthieu, Marc, Luc, Jean

89 jours

2

Le Pentateuque

Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome

187 jours

3

Paulinien 1

Romains, 1 et 2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens (et Hébreux – non Paulinien)

78 jours

4

Le reste du Nouveau Testament

1 et 2 Thessaloniciens, 1 et 2 Timothée, Tite, Philémon, Jacques, 1 et 2 Pierre, 1-3 Jean, Jude, Apocalypse

65 jours

5

Livres poétiques

Job, Ecclésiaste, Cantique des cantiques

62 jours

6

Psaumes

Psaumes

150 jours

7

Proverbes

Proverbes

31 jours

8

Livres historiques

Josué, Juges, Ruth, 1 et 2 Samuel, 1 et 2 Rois, 1 et 2 Chroniques, Esdras, Néhémie, Esther

249 jours

9

Les prophètes

Ésaïe, Jérémie, Lamentations, Ézéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahoum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie

250 jours

10

Les Actes

Les Actes

28 jours

Le tableau présente les lectures dans l’ordre du système, mais je les lis dans l’ordre biblique. C’est plus facile de tourner à la lecture suivante.

Quand on achève la lecture d’une liste, on recommence cette liste. Ainsi, on lit le livre des Proverbes tous les 31 jours, les Psaumes tous les 150 jours, les Actes tous les 28 jours, etc. On n’achève jamais le système parce que chaque liste est “recyclée”. La lecture de chaque jour est unique parce que on ne lit jamais les mêmes 10 chapitres à cause du système de rotation de listes.

Il est préférable de faire la lecture d’une même Bible au travers les années pour connaître chaque page de cette Bible. Pourtant, on peut faire la lecture sur l’Internet. “The ten lists” (les dix listes) se trouvent ici : http://thetenlists.appspot.com/. Vous pouvez choisir la lecture de Biblegateway et une lecture en français des versions suivantes :

  • La Bible du Semeur
  • Louis Segond
  • Nouvelle Édition de Genève
  • Segond 21

À vrai dire, je n’arrive pas à lire les 10 chapitres tous les jours, mais j’aime bien quand même ce système parce que je “sens” la croissance spirituelle. Vous pouvez télécharger le système de Professeur Horner en anglais.

Encore une observation : il n’est pas nécessaire d’attendre le premier janvier pour commencer un programme de lecture, et ce système n’est pas lié à des dates.

Voici d’autres méthodes pour la lecture quotidienne de la Bible :

D’UN BOUT À L’AUTRE

Lisez trois chapitres les jours de semaine et cinq le dimanche. Vous achèverez la lecture de la Bible en un an.

QUATRE CHAPITRES PAR JOUR

Lisez quatre chapitres par jour pour achever la lecture de l’Ancien Testament une fois et le Nouveau Testament deux fois en un an.

QUATRE ENDROITS À LA FOIS (McCheyne)

Lisez un chapitre par jour commençant en Genèse, les Psaumes, Matthieu et les Actes. Quand vous achevez la lecture des Évangiles et du reste du Nouveau Testament, lisez des chapitres supplémentaires (toujours un total de quatre chapitres par jour) dans l’Ancien Testament. Recommencez la lecture du Nouveau Testament pour une deuxième fois le premier juillet. Après la deuxième lecture du Nouveau Testament, complétez la lecture de l’Ancien Testament avant la fin de l’année en lisant quatre chapitres par jour.

L’ANCIEN ET LE NOUVEAU TESTAMENT EN MEME TEMPS

Lisez trois chapitres de l’Ancien Testament les jours de la semaine et cinq chapitres du Nouveau Testament le dimanche. Vous achèverez ainsi la lecture de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament à la fin de l’année.

UNE FOIS PAR TRIMESTRE

Pour les très courageux, lisez 13 chapitres par jour pour achever la lecture de la Bible quatre fois par an !

PSAUMES ET PROVERBES

En plus de sa lecture quotidienne de la Bible, Billy Graham lit cinq Psaumes et un chapitre du livre des Proverbes chaque jour. Ainsi il lit le livre des Psaumes et le livre des Proverbes 12 fois par an.

Bonne lecture !

D’autres articles :

La faille de l’évangélisation rapide

« Si vous voulez voir des résultats rapides, la prédication de la Parole n’est pas forcément la meilleure formule. Si vous cherchez des résultats en termes de statistiques, chiffres et réponses visibles, il se peut qu’il y ait d’autres méthodes, d’autres programmes et d’autres moyens qui produisent plus rapidement. La question est de savoir s’ils produisent des chrétiens. » – Albert Mohler, Président, The Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky.

« Vingt mille personnes ont accepté Jésus ! » s’est-elle extasiée. La jeune femme me parlait d’un effort d’évangélisation qui a eu lieu dans un pays du Pacifique. Impliquée dans un ministère qui a participé à l’effort, elle me parlait avec beaucoup d’enthousiasme des ministères des danses polynésiennes et du smurf qui ont produit ces résultats extraordinaires. Un tel témoignage nous rappelle les paroles solennelles de Jean 2:23-25,

Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, à la vue des miracles qu’il faisait, mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage de quelqu’un; il savait de lui-même ce qui était dans l’homme.

La question de mandat
Le pasteur américain A. W. Tozer a dit dans son livre That Incredible Christian (Ce chrétien incroyable), publié en 1964, qu’il n’était pas surprenant que le pays qui avait donné au monde le café instantané lui donne également le christianisme instantané. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples… n’est pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.Nous parlons de décisions pour Christ ou d’accepter Christ comme si notre mandat était d’amener des gens à une décision ou de les conduire dans une prière. C’est trop souvent le « quick fix » qui manque de profondeur et qui rend plus difficile l’accomplissement de l’objectif parce qu’il sert d’inoculation contre la transformation qu’a mandatée Christ. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples était de faire d’autrui ce qu’ils étaient eux-mêmes : des disciples. Ce n’était pas quelque chose d’instantané. Jésus nous a ordonné de « faire des disciples » (Matthieu 28:18-20). La tâche de « leur enseigner à obéir à tout ce que je vous ai commandé » fait partie de cette formation de disciple, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6:40). L’objectif n’est donc pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.

La question de méthode et de message
Le mandat détermine la méthode. Si notre objectif est d’attirer le plus grand nombre, la présentation d’un spectacle serait peut-être idéale. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce que nous disent les spécialistes de la communication : « La méthode est le message. » Une méthode inconvenable peut bien obscurcir le message que nous voulons transmettre et nous faire rater notre mandat de faire des disciples. En regardant nos spectacles, la réponse de bien des spectateurs est tout simplement : « Cool ! » Quel contraste avec l’œuvre du Saint-Esprit ! Jésus a dit que le Saint-Esprit convaincrait « le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Cette conviction de péché s’exprime par « la tristesse selon Dieu [qui] produit une repentance (qui mène) au salut » (2 Corinthiens 7:10), une expérience que trop de « chrétiens » n’ont malheureusement pas faite.

Le péril des méthodes mal adaptées
Paul refusait de se servir de méthodes mal adaptées à l’évangile. Les Corinthiens, à 69 km d’Athènes, étaient fiers de leur héritage, de leurs philosophes (par exemple, Aristote, Platon et Socrate), de leur « sagesse », de leur art oratoire… autrement dit, tout ce qui constituait leur culture. Bien d’entre eux méprisaient la présentation de Paul et auraient préféré qu’il soit plus éloquent, plus adapté à leur contexte. De sa part, Paul leur répond : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Corinthiens 2:1). Il a refusé de se servir de « la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Corinthiens 1:17). Il dit, en effet, que s’il s’était servi de l’éloquence qu’attendaient les Corinthiens, la croix de Christ aurait été rendue vaine. « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » dit-il (1:22). Il aurait pu être plus sympathique à leurs sensibilités culturelles. Il aurait pu modifier son approche pour être plus « seeker friendly », mais en pleine connaissance de cause il déclare : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1:23).

On cite souvent 1 Corinthiens 9:22 pour justifier toute approche : «Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. » Dans le contexte de ce chapitre 9, Paul dit qu’il n’a pas usé de ses droits d’apôtre parce qu’il ne voulait pas que ses droits deviennent un empêchement au progrès de l’évangile. Au contraire, il s’est « rendu serviteur de tous afin de gagner le plus grand nombre » (9:19). Il était comme Juif avec les Juifs, comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, comme sans loi avec ceux qui sont sans loi et faible avec les faibles afin de les gagner. Pourtant, l’identification n’était pas totale car il a ajouté qu’il n’était ni sous la loi ni sans la loi car il était sous la loi de Christ (9:20-22). Donc, dans son désir d’identifier avec ceux qu’il voulait gagner, Paul devait respecter certaines limites pour que l’évangile ne soit pas compromis. Nous serions en erreur d’interpréter ce passage de façon qui contredise ce qu’il avait déjà dit dans le chapitre 2 :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. …ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu (1 Corinthiens 2:1-5)

La dernière phrase, « afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu », indique que la méthode porte des conséquences. Combien de nos « convertis » ont fait une confession de foi fondée sur notre sagesse, nos méthodes, nos danses, etc., plutôt que sur la puissance de Dieu ? C’est pourquoi Paul nous donne l’avertissement solennel : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus… car le Jour la (l’œuvre) fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’oeuvre de chacun » (1 Corinthiens 3:10, 13).

Dans ces derniers jours quand la vraie mission de l’église est trop souvent perdue de vue parmi toute une panoplie de méthodes qui obscurcissent le message de l’évangile, nous devons être clairs concernant notre mandat de faire des disciples, le message de la croix et la méthode de communiquer de l’évangile. Paul nous l’annonce sans ambages : « Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine… Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:17, 21).

Le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu.

Nous ne nous faisons pas d’illusions, comme si un seul prêche pouvait faire des disciples, mais le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu. Paul nous montre le chemin : « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Comme dit le pasteur Mohler, d’autres méthodes peuvent attirer des foules, mais la question est de savoir si elles produisent des chrétiens.

Ressources spirituelles, numéro 14, hiver 2006

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Ressources spirituelles, journal pour pasteurs et leaders chrétiens, vient de rendre disponible le dernier numéro. Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou vous pouvez télécharger le dernier numéro en cliquant ici. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi.

Ce numéro vise surtout « L’Église et les petits groupes » avec les articles suivants :

David Limm Le bien fondé des petits groupes
Dr Henry Well Enseigner « publiquement et dans les maisons
Dale Galloway Comment vivre la transition vers les petits groupes
T. Ray Rachels Clarifier votre message
Isaac J. Canales Étude de mots : KOINONIA
Dr Anthony Palma Remplis de l’Esprit – Deuxième partie
Sobhi Malek Parlons de l’islam
Richard D. Dobbins Gérer les conflits dans l’église avec créativité – Quatrième partie : Prendre des décisions

Bonne lecture ! 

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