L’intention de Dieu pour le mariage

Two gold rings - reflected candles

Quel est le plan de Dieu pour le mariage ? Nous devrions nous rendre compte que bien que le mariage soit un sujet important dans la Bible, il n’est pas le sujet principal de la révélation. Nous trouvons des exemples de mariages selon le plan de Dieu et d’autres mariages qui n’ont pas respecté son intention. Tout a été écrit pour notre instruction, mais il faut bien savoir “dispenser droitement la Parole de Dieu” (1 Corinthiens 10:11 ; 2 Timothée 2:15 ; 3:16).

Enraciné dans la création (Genèse 1-3)

C’est dans les premiers chapitres de Genèse que nous trouvons l’intention de Dieu pour le mariage de toute génération. Quand les pharisiens ont questionné Jésus concernant le mariage, il a répondu : “Mais au commencement de la création…” (Marc 10:1 NEG). De même, Paul trouve l’intention de Dieu pour le mariage dans le récit de la création (Éphésiens 5:31 ; cf. 1 Corinthiens 6:16). Si nous voulons comprendre l’intention de Dieu pour le mariage, nous devons regarder non pas à la culture qui nous entoure ni aux exemples multiples et variés que nous trouvons même dans la Bible, mais à son intention révélée à la création.

Créés à l’image de Dieu pour dominer la Terre pour Dieu

Dieu créa l’homme et la femme à l’image de Dieu. Si cette image inclut l’intelligence, une volonté et des émotions, elle inclut surtout le règne représentatif sur la Terre :

Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.  27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.  28 Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre (Gen. 1:26-28 NEG).

Ce règne représentatif inclut et l’homme et la femme (“Dieu les bénit, et Dieu leur dit”). Ensemble comme co-régisseurs ou co-intendants de la Terre, l’homme et la femme devraient assujettir la Terre en partie par la procréation.

L’homme et la femme ne sont qu’intendants ; Dieu est le propriétaire de toute la Création (Psaume 24:1). Ensemble l’homme et la femme sont intendants de la Terre selon la volonté et pour la gloire de Dieu.

Les rôles respectifs de l’homme et de la femme

Genèse 1 note que l’homme et la femme ont été créés à l’image de Dieu. Genèse 2 nous donne plus de détails concernant l’ordre de la création et l’orientation de l’homme et de la femme.

Dans ses commentaires sur Genèse 1-3, l’apôtre Paul souligne la responsabilité primaire de l’homme dans la famille dans le fait que (1) l’homme a été créé premièrement, (2) l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme, et (3) la femme a été tirée de l’homme :

En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme;  9 et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme (1 Co. 11:8-9 NEG).

L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme (Gen. 2:22 NEG).

En plus, c’est l’homme qui a reçu le commandement (Gen. 2:16-17), à qui la femme a été présentée (Gen. 2:22) et qui a nommé la femme (Gen. 2:23; 3:20) ce qui implique son autorité. Avant la création de la femme, l’homme soumet la création en nommant les animaux (Gen. 2:19-20).

Dieu créa l’homme, lui donna la vie, le plaça dans le jardin (Gen. 2:7-8), et lui donna certains commandements moraux (Gen. 2:16-17), et prend l’initiative de lui faire une “aide qui lui correspondît” (Gen. 2:20 DRB).

Qu’est-ce qu’une “aide qui lui correspondît” ? Elle est femelle. Une femme. L’intention de Dieu pour le mariage est qu’il soit monogame et hétérosexuel.

Une aide qui correspond…

  • est compatible dans un sens qui n’était pas le cas pour les animaux : “os de mes os et chair de ma chair !” (Gen. 2:23, 19-20).
  • est son associée ou assistante.
  • lui fait une compagnie (2:18).
  • est une partenaire qui lui correspond pour la procréation et dans la domestication de la Terre (Gen. 1:28; 2:24).

La responsabilité primaire de l’homme c’est de pourvoir aux besoins de sa femme et de leurs enfants ; la responsabilité primaire de la femme et de prendre soin et de sa famille.

Égalité et complémentarité

Les rôles différents de l’homme et de la femme n’indiquent pas une supériorité ni une infériorité mais une complémentarité. L’homme et la femme sont le complément l’un de l’autre. La soumission de la femme à son mari (Éphésiens 5:22) n’implique nullement une infériorité pas plus que la soumission du Fils de Dieu à la volonté de son Père n’implique son infériorité. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont également Dieu. Tout comme le Fils est égal au Père (Jean 5:18) mais ne peut rien faire de son propre chef (Jean 5:19), ainsi la femme est égale et complémentaire à son mari. Le mari devrait aimer sa femme et se livrer lui-même pour elle et la femme se soumettre à son mari et le respecter (Éphésiens 5:22, 25, 33). Les deux sont un. L’homme et la femme sont égaux.

Source principale : God, Marriage, and Family par Andreas J. Köstenberger, p. 21-26.

Le Dieu Créateur

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre (Genèse 1:1 NEG).

La Bible nous dit que Dieu est le Créateur

L’accent du premier chapitre du livre de Genèse est sur le fait que c’est Dieu qui a tout créé. Le nom “Dieu” (אלהים, Elohim) se trouve 32 fois en 26 versets.

  • Dieu créa (3 fois : 1:1, 21, 27 ; plus 2 fois “il créa” : 1:27)
  • Dieu dit (10 fois : 1:3, 6, 9, 11, 14, 20, 24, 26, 28, 29)
  • Dieu vit (7 fois : 1:4, 10, 12, 18, 21, 25, 31 ; dont 6 fois “…que cela était [très] bon”)
  • Dieu sépara (2 fois : 1:4, 7)
  • Dieu appela (3 fois : 1:5, 8, 10 ; plus “il appela” : 1:5, 10)
  • Dieu fit (4 fois en 3 versets : 1:7, 16, 25)
  • Dieu plaça (1 fois : 1:17)
  • Dieu bénit (2 fois : 1:22, 28)

On ne peut pas ne pas reconnaître que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

En plus, nous trouvons que “l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux” (Gen. 1:2 NEG), et que Dieu créa l’homme “à l’image de Dieu” (Gen. 1:27 NEG).

On ne peut pas ne pas reconnaître que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

La créatio ex nihilo

La Bible enseigne que Dieu a tout créé ex nihilo, c’est-à-dire “du néant”. Selon Walther Eichrodt, Ésaïe fait référence à Genèse 1:1 en parlant d’un commencement absolu de l’ordre créé :

Ne le savez-vous pas ? ne l’avez-vous pas appris ? ne vous l’a-t-on pas fait connaître dès le commencement ? N’avez-vous jamais réfléchi à la fondation de la terre ? (Isa. 40:21 NEG).

Bien que la formule “créatio ex nihilo” ne se trouve pas dans la Bible, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une récréation ou d’une réorganisation de la matière comme si Dieu n’était qu’un artisan ou un bâtisseur qui travaillait ce qui existait déjà plutôt que le Créateur de tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Le nom “commencement” fait référence au commencement absolu de tout l’ordre créé. Dit Claus Westermann :

Genèse 1:1 ne fait pas référence à un commencement de quelque chose ; elle fait référence tout simplement Au Commencement. Tout commença par Dieu.”

La phrase “les cieux et la terre” (Gen. 1:1, 21 fois dans la NEG) est une locution qui inclut tout le cosmos. Donc, tout l’univers – tout l’ordre créé – fut créé du néant par le Dieu Tout-Puissant.

Le petit dieu du mormonisme

Joseph Smith, fondateur du mormonisme, a dénoncé vers la fin de sa vie en 1844 la doctrine chrétienne de créatio ex nihilo. Selon Smith,

…le mot créer vient du mot baurau [sic], qui ne veut pas dire créer du néant ; il signifie… organiser le monde du chaos.

Pour Smith, la matière était éternelle. L’existence de Dieu dépendait de la matière et non le contraire. Brigham Young, successeur de Smith, a déclaré :

Affirmer que le Seigneur a fait ce monde du néant est ridicule et impossible. Dieu n’a jamais rien fait du néant.

Parley Pratt, un des premiers apôtres du mormonisme, a dit que “toutes les variétés d’éléments, de propriétés ou de choses” sont “éternelles, non créées et auto-existantes”.

La création n’est qu’une réorganisation pour les mormons. Leur petit dieu dépend des éléments, des lois et des principes qui déterminent les limites de son activité.

Bârâ’  (ברא) et l’argument étymologique

Le mormon B. H. Roberts avoue que le Jewish Encyclopedia indique que “la plupart des philosophes juifs trouve dans Genèse 1:1 que ‘création’ veut dire ‘création du néant’.” Pourtant, il commet le sophisme exégétique en disant que “la signification étymologique du verbe (“créer”) est ‘découper ou façonner’, et présuppose l’emploi de matière.” Il en extrapole que dans la création, Dieu a façonné des matières premières préexistantes.

Est-il valable de faire recours à un argument étymologique ? Par exemple, selon Le Petit Robert, l’adjectif “gentil” vient du latin gentilis et signifiait dans le XIe siècle « de famille, de race » et indiquait ceux qui était noble de naissance. Cela n’est pas sa signification quand on dit à un enfant : “Si tu es gentil, tu auras un bonbon.”

Le savant biblique Moisés Silva dit de manière catégorique :

Les études modernes nous contraignent de rejeter cette attitude [c’est-à-dire faire appel à l’étymologie d’un terme pour trouver sa signification de base ou réelle] et de nous méfier de l’histoire d’un mot.

Le professeur James Barr dit de même :

L’important, c’est que l’étymologie d’un mot n’est pas une déclaration de sa signification mais de son histoire.

Bârâ’ (créer) peut être employé pour la création par Dieu de la nation d’Israël (Ésaïe 43:15) ou pour sa création d’un cœur pur (Psaume 51:12), et nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’une création ex nihilo. La question importante est celle-ci : quand nous considérons les passages bibliques qui parlent de la création, quelle signification est le mieux soutenue par les Écritures – celle des mormons et l’interprétation chrétienne ?

Par exemple :

… Dieu… qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient (Rom. 4:17 NEG).

C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles (Héb.. 11:3 NEG).

Ces versets soutiennent une création du néant, non une réorganisation de matières premières.

L’emploi de bârâ’ (ברא)

Comme nous avons constaté, le verbe bârâ’ tout seul n’implique pas forcément une création ex nihilo mais son emploi est important :

  1. Dieu est toujours le sujet du verbe bârâ’. Le verbe n’est jamais employé pour indiquer le travail de l’homme.
  2. Un autre terme, le verbe ‘asah (‘faire’), est employé pour parler de personnes qui fabriquent quelque chose de matières préexistantes.
  3. Quand le verbe bârâ’ est employé, il n’y a jamais mention de matières premières employées par Dieu.
  4. Le verbe bârâ’ est le meilleur terme pour indiquer une création ex nihilo ; nul autre terme hébreu ne conviendrait.
  5. En plus, l’idée de créatio ex nihilo est implicite d
    ans Genèse 1:1 puisque nul commencement de Dieu n’est mentionné.

Quelques citations de savants bibliques

Jürgen Moltmann, théologien allémand :

Dire que Dieu créa le monde indique que Dieu est distinct de ce monde, et souligne que Dieu l’a désiré… C’est le résultat spécifique de sa volonté. Puisqu’ils sont le résultat de l’activité créatrice de Dieu, les cieux et la terre sont… contingents.

John Sailhamer, professeur de l’Ancien Testament :

Les savants bibliques croient depuis fort longtemps que l’idée de ‘création du néant’ peut se trouver dans la phrase d’ouverture de Genèse 1…. Il y a très peu que le texte pourrait signifier autre qu’une ‘création du néant’. La simple notion que le monde a un ‘commencement’ semblerait nécessiter qu’il soit créé ‘du néant’.

Les commentateurs Keil et Delitzsch :

La terre était informe et vide pas avant, mais quand ou après que Dieu l’avait créé.

…il n’y a rien qui appartient à la composition de l’univers, soit en matière ou en forme, qui avait une existence… avant cet acte divin au commencement.

Citations bibliques

Il existe d’abondantes références bibliques à la création par Dieu (par l’agence de Christ) de toutes choses visibles et invisibles. En voici quelques-unes :

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses (Rom. 11:36 NEG).

il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses (1 Co. 8:6 NEG).

Dieu qui a créé toutes choses (Éph. 3:9 NEG).

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Col. 1:16 NEG).

tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées (Apo. 4:11 NEG).

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1:3 NEG).

La doctrine de création du néant reflète la compréhension des juifs de l’Ancien Testament ainsi que l’enseignement du Nouveau Testament. C’est la doctrine de l’Église depuis deux mille ans. Le Créateur est infiniment plus grand que nous ne pouvons imaginer.

Source : Francis J. Beckwith, et. al., The New Mormon Challenge, Zondervan, 2002, surtout les pages 99-115.

Le Dieu Créateur

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre (Genèse 1:1 NEG).

La Bible nous dit que Dieu est le Créateur

L’accent du premier chapitre du livre de Genèse est sur le fait que c’est Dieu qui a tout créé. Le nom “Dieu” (אלהים, Elohim) se trouve 32 fois en 26 versets.

  • Dieu créa (3 fois : 1:1, 21, 27 ; plus 2 fois “il créa” : 1:27)
  • Dieu dit (10 fois : 1:3, 6, 9, 11, 14, 20, 24, 26, 28, 29)
  • Dieu vit (7 fois : 1:4, 10, 12, 18, 21, 25, 31 ; dont 6 fois “…que cela était [très] bon”)
  • Dieu sépara (2 fois : 1:4, 7)
  • Dieu appela (3 fois : 1:5, 8, 10 ; plus “il appela” : 1:5, 10)
  • Dieu fit (4 fois en 3 versets : 1:7, 16, 25)
  • Dieu plaça (1 fois : 1:17)
  • Dieu bénit (2 fois : 1:22, 28)

On ne peut pas ne pas reconnaître que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

En plus, nous trouvons que “l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux” (Gen. 1:2 NEG), et que Dieu créa l’homme “à l’image de Dieu” (Gen. 1:27 NEG).

On ne peut pas ne pas reconnaître que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

La créatio ex nihilo

La Bible enseigne que Dieu a tout créé ex nihilo, c’est-à-dire “du néant”. Selon Walther Eichrodt, Ésaïe fait référence à Genèse 1:1 en parlant d’un commencement absolu de l’ordre créé :

Ne le savez-vous pas ? ne l’avez-vous pas appris ? ne vous l’a-t-on pas fait connaître dès le commencement ? N’avez-vous jamais réfléchi à la fondation de la terre ? (Isa. 40:21 NEG).

Bien que la formule “créatio ex nihilo” ne se trouve pas dans la Bible, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une récréation ou d’une réorganisation de la matière comme si Dieu n’était qu’un artisan ou un bâtisseur qui travaillait ce qui existait déjà plutôt que le Créateur de tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Le nom “commencement” fait référence au commencement absolu de tout l’ordre créé. Dit Claus Westermann :

Genèse 1:1 ne fait pas référence à un commencement de quelque chose ; elle fait référence tout simplement Au Commencement. Tout commença par Dieu.”

La phrase “les cieux et la terre” (Gen. 1:1, 21 fois dans la NEG) est une locution qui inclut tout le cosmos. Donc, tout l’univers – tout l’ordre créé – fut créé du néant par le Dieu Tout-Puissant.

Le petit dieu du mormonisme

Joseph Smith, fondateur du mormonisme, a dénoncé vers la fin de sa vie en 1844 la doctrine chrétienne de créatio ex nihilo. Selon Smith,

…le mot créer vient du mot baurau [sic], qui ne veut pas dire créer du néant ; il signifie… organiser le monde du chaos.

Pour Smith, la matière était éternelle. L’existence de Dieu dépendait de la matière et non le contraire. Brigham Young, successeur de Smith, a déclaré :

Affirmer que le Seigneur a fait ce monde du néant est ridicule et impossible. Dieu n’a jamais rien fait du néant.

Parley Pratt, un des premiers apôtres du mormonisme, a dit que “toutes les variétés d’éléments, de propriétés ou de choses” sont “éternelles, non créées et auto-existantes”.

La création n’est qu’une réorganisation pour les mormons. Leur petit dieu dépend des éléments, des lois et des principes qui déterminent les limites de son activité.

Bârâ’  (ברא) et l’argument étymologique

Le mormon B. H. Roberts avoue que le Jewish Encyclopedia indique que “la plupart des philosophes juifs trouve dans Genèse 1:1 que ‘création’ veut dire ‘création du néant’.” Pourtant, il commet le sophisme exégétique en disant que “la signification étymologique du verbe (“créer”) est ‘découper ou façonner’, et présuppose l’emploi de matière.” Il en extrapole que dans la création, Dieu a façonné des matières premières préexistantes.

Est-il valable de faire recours à un argument étymologique ? Par exemple, selon Le Petit Robert, l’adjectif “gentil” vient du latin gentilis et signifiait dans le XIe siècle « de famille, de race » et indiquait ceux qui était noble de naissance. Cela n’est pas sa signification quand on dit à un enfant : “Si tu es gentil, tu auras un bonbon.”

Le savant biblique Moisés Silva dit de manière catégorique :

Les études modernes nous contraignent de rejeter cette attitude [c’est-à-dire faire appel à l’étymologie d’un terme pour trouver sa signification de base ou réelle] et de nous méfier de l’histoire d’un mot.

Le professeur James Barr dit de même :

L’important, c’est que l’étymologie d’un mot n’est pas une déclaration de sa signification mais de son histoire.

Bârâ’ (créer) peut être employé pour la création par Dieu de la nation d’Israël (Ésaïe 43:15) ou pour sa création d’un cœur pur (Psaume 51:12), et nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’une création ex nihilo. La question importante est celle-ci : quand nous considérons les passages bibliques qui parlent de la création, quelle signification est le mieux soutenue par les Écritures – celle des mormons et l’interprétation chrétienne ?

Par exemple :

… Dieu… qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient (Rom. 4:17 NEG).

C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles (Héb.. 11:3 NEG).

Ces versets soutiennent une création du néant, non une réorganisation de matières premières.

L’emploi de bârâ’ (ברא)

Comme nous avons constaté, le verbe bârâ’ tout seul n’implique pas forcément une création ex nihilo mais son emploi est important :

  1. Dieu est toujours le sujet du verbe bârâ’. Le verbe n’est jamais employé pour indiquer le travail de l’homme.
  2. Un autre terme, le verbe ‘asah (‘faire’), est employé pour parler de personnes qui fabriquent quelque chose de matières préexistantes.
  3. Quand le verbe bârâ’ est employé, il n’y a jamais mention de matières premières employées par Dieu.
  4. Le verbe bârâ’ est le meilleur terme pour indiquer une création ex nihilo ; nul autre terme hébreu ne conviendrait.
  5. En plus, l’idée de créatio ex nihilo est implicite dans Genèse 1:1 puisque nul commencement de Dieu n’est mentionné.

Quelques citations de savants bibliques

Jürgen Moltmann, théologien allémand :

Dire que Dieu créa le monde indique que Dieu est distinct de ce monde, et souligne que Dieu l’a désiré… C’est le résultat spécifique de sa volonté. Puisqu’ils sont le résultat de l’activité créatrice de Dieu, les cieux et la terre sont… contingents.

John Sailhamer, professeur de l’Ancien Testament :

Les savants bibliques croient depuis fort longtemps que l’idée de ‘création du néant’ peut se trouver dans la phrase d’ouverture de Genèse 1…. Il y a très peu que le texte pourrait signifier autre qu’une ‘création du néant’. La simple notion que le monde a un ‘commencement’ semblerait nécessiter qu’il soit créé ‘du néant’.

Les commentateurs Keil et Delitzsch :

La terre était informe et vide pas avant, mais quand ou après que Dieu l’avait créé.

…il n’y a rien qui appartient à la composition de l’univers, soit en matière ou en forme, qui avait une existence… avant cet acte divin au commencement.

Citations bibliques

Il existe d’abondantes références bibliques à la création par Dieu (par l’agence de Christ) de toutes choses visibles et invisibles. En voici quelques-unes :

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses (Rom. 11:36 NEG).

il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses (1 Co. 8:6 NEG).

Dieu qui a créé toutes choses (Éph. 3:9 NEG).

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Col. 1:16 NEG).

tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées (Apo. 4:11 NEG).

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1:3 NEG).

La doctrine de création du néant reflète la compréhension des juifs de l’Ancien Testament ainsi que l’enseignement du Nouveau Testament. C’est la doctrine de l’Église depuis deux mille ans. Le Créateur est infiniment plus grand que nous ne pouvons imaginer.

Source : Francis J. Beckwith, et. al., The New Mormon Challenge, Zondervan, 2002, surtout les pages 99-115.

Une chose

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Une chose à savoir

Il répondit : S’il est un pécheur, je ne sais ; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois (Jean 9:25).

Une chose est nécessaire

Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait -il rien que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m ‘aider. Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée (Luc 10:39-42).

Une chose à faire

Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus–Christ (Philippiens 3:13-14).

Une chose à demander

Je demande à l’Éternel une chose,
que je désire ardemment :
Je voudrais habiter toute ma vie
dans la maison de l’Éternel,
Pour contempler la magnificence de l’Éternel
Et pour admirer son temple.

HT : Justin Taylor, Helen Roseveare

Trafiquants de la Parole de Dieu

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Nous ne sommes pas en effet comme tant d’autres qui trafiquent de la parole de Dieu ; c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, à la face de Dieu, dans le Christ, que nous parlons. (2Co 2:17 TOB).

Je partage quelque pensées inspirées par J. Mack Stiles, Marks of the Messenger.

L’évangélisation pragmatique s’intéresse à la promotion.

C’est une question de style et de méthode, pas de substance ou d’authenticité. “La fin justifie les moyens.”

Pierre venait de déclarer que Jésus était le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus a affirmé que cette déclaration provenait d’une révélation par le Père. Puis il dit aux disciples de ne pas parler de lui :

Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. (Mat 16:20 NEG).

Pourquoi ? Jésus savait que les disciples pouvait promouvoir ce qu’il ne fallait pas d’une manière qui ne convenait pas. Les disciples savaient certaines choses, mais leur message n’était pas juste. Quand Jésus commençait à parler de ses souffrances et de sa mort, Pierre l’a repris pour cette idée affreuse, ce qui prouve qu’il n’avait pas compris le message.

L’évangélisation pragmatique cherche une méthode qui marche.

“Ça marche ?” Elle est toujours à la recherche d’une nouvelle méthode. La formule magique. Elle court “la mer et la terre” pour trouver le programme qui transforme l’église, s’intéressant à la méthode qui produise des résultats plutôt qu’à l’intégrité du message.

L’évangélisation pragmatique compte…

Elle compte les assistants, les convertis, les adeptes, les membres et les programmes, mais la fidélité au message et la fidélité du messager ne comptent pas trop.

De quoi servons-nous pour attirer des gens à l’église ? Des programmes ? Des activités ? Des divertissements ? De la danse ? Alors, faudrait-il s’en servir pour les garder. Contraster la méthode de l’Apôtre Paul :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu.  Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.  Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement ;  et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance,  afin que votre foi soit fondée, non sur la sagesse des hommes (1Co 2:1-5 NEG).

La culture corinthienne mettait un accent fort sur la sagesse (1 Co. 1:17, 19-30 ; 2:1, 4-7, 13 ; 3:18-20 ; 4:10 ; 6:5)  et sur le discours (1:5, 17-18 ; 2:1, 4, 13). Le message de la croix était une folie pour les Corinthiens :

Les Juifs demandent comme preuves des miracles et les Grecs recherchent la sagesse.  Quant à nous, nous prêchons le Christ crucifié : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs (1Co 1:22-23 BFC).

En effet, prêcher la mort du Christ sur la croix est une folie pour ceux qui se perdent (1Co 1:18 BFC).

Pourtant, Paul n’a pas changé de message :

Le Christ … m’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle, et cela sans utiliser le langage de la sagesse humaine, afin de ne pas priver de son pouvoir la mort du Christ sur la croix. (1Co 1:17 BFC).

Avons-nous besoin d’amuser des gens pour qu’ils écoutent l’évangile ? On se sert du spectacle, de la danse et de bien d’autres méthodes pour attirer des gens, mais on ne les attire pas ainsi à la croix. Ces méthodes peuvent produire des spectateurs, des assistants et même des participants, mais elles ne produisent pas de disciples qui se chargent de la croix et suivent les traces du Maitre.

Comment se fait-il que certains adeptes vivent de la même manière que les gens du monde ? Nous vivons comme la culture qui nous entoure sans voir de problème. Les enfants grandissent dans l’église, se conforment à la culture à l’encontre de Romains 12:2 et nous le considérons normal !

Comment se fait-il qu’aux États-Unis d’Amérique, selon les sondages Barna, 45 pour cent des Américains (130 millions) se disaient nés de nouveau en 2006 tandis que seulement 9 pour cent (26 millions) semblent prendre au sérieux les commandements de Christ ? Selon Jésus, ils ne sont pas ses disciples :

Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? (Luc 6:46 NEG).

Pourquoi y a-t-il tellement de soi-disant chrétiens qui ne sont pas disciples ? Est-il possible que nous sommes devenus trafiquants de la Parole ? Nous réduisons le commandement de Jésus de se charger de la croix chaque jour à la répétition d’une prière de repentance. Nous nous complaisons des adeptes qui sont présents le dimanche matin tandis que Jésus a ordonné que nous faisions des disciples qui obéissent à tout ce qu’il nous a commandé (Matthieu 28:19).

Nous devenons trafiquants de la Parole quand…

  • La méthode prime le message.
  • Nous nous intéressons plus à la quantité d’adeptes qu’à la qualité des disciples.
  • Nous cherchons à rendre l’évangile plus acceptable.

L’évangéliste fidèle…

  • S’intéresse plus à sa fidélité à Christ qu’aux résultats.
  • Respecte les personnes et refuse de les manipuler pour les faire prier une prière d’engagement.
  • Cherche à présenter l’évangile avec sincérité.

Nous avons renoncé à toute action cachée ou honteuse ; nous agissons sans ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu. Au contraire, nous faisons connaître clairement la vérité et nous nous rendons ainsi recommandables au jugement de tout être humain devant Dieu (2Co 4:2 BFC).

L’évangélisation biblique n’est pas
une question de ce que nous faisons autant que
c’est une question de ce que nous sommes.

Voir aussi :

Pasteur Spurgeon sur les pasteurs chutés

Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.  Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible.  Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air.  Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres. (1Co 9:24-27 NEG).

Il faut donc que l’évêque soit irréprochable (1Ti 3:2 NEG).

Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable. (1Ti 3:7 NEG).

Que faire quand un pasteur n’est plus “irréprochable” ? Quand il ne reçoit plus “un bon témoignage de ceux du dehors” ? Le pasteur C. H. Spurgeon parle avec clarté :

imageLa plus haute moralité doit être assidûment maintenue. Beaucoup de personnes sont disqualifiées pour une charge dans l’église qui autrement sont bien comme de simples membres. Je tiens de très sévères opinions à l’égard des hommes chrétiens qui ont chuté dans un péché flagrant ; je me réjouis de qu’ils peuvent être vraiment convertis, et peuvent être reçus dans l’église avec un espoir mélangé de prudence ; mais je doute, je doute gravement qu’un homme qui a péché d’une manière flagrante doive être très rapidement restauré à la chaire. Comme John Angell James remarque, « Quand un prédicateur de justice s’arrête sur la voie des pécheurs, il ne devrait plus jamais ouvrir les lèvres dans la grande assemblée jusqu’à ce que sa repentance soit aussi notoire que son péché. » …

L’immoralité flagrante, dans la plupart des cas, malgré la profondeur de la repentance, est signe fatal que les grâces ministérielles n’ont jamais été présentes dans le caractère de l’homme. La femme de César doit être hors de soupçon, et il faut qu’il n’y ait pas de rumeurs au sujet d’une inconstance ministérielle dans le passé, sinon l’espoir de l’utilité future sera faible. Dans l’église de tels hommes devraient être reçus comme personnes repentantes, et dans le ministère ils peuvent être reçus si Dieu les y met ; je ne le doute pas, mais je doute que Dieu les y ait jamais placés ; et je crois que nous devrions être très lents à aider le retour à la chaire des hommes qui une fois mis à l’épreuve ont démontré qu’ils ont eux-mêmes trop peu de grâce pour faire face au test crucial de la vie ministérielle.

– Traduction de C. H. Spurgeon, Lectures to My Students, p. 8-9.

D’autres articles :

Pasteur Spurgeon sur les pasteurs chutés

Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.  Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible.  Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air.  Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres. (1Co 9:24-27 NEG).

Il faut donc que l’évêque soit irréprochable (1Ti 3:2 NEG).

Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable. (1Ti 3:7 NEG).

Que faire quand un pasteur n’est plus “irréprochable” ? Quand il ne reçoit plus “un bon témoignage de ceux du dehors” ? Le pasteur C. H. Spurgeon parle avec clarté :

imageLa plus haute moralité doit être assidûment maintenue. Beaucoup de personnes sont disqualifiées pour une charge dans l’église qui autrement sont bien comme de simples membres. Je tiens de très sévères opinions à l’égard des hommes chrétiens qui ont chuté dans un péché flagrant ; je me réjouis de qu’ils peuvent être vraiment convertis, et peuvent être reçus dans l’église avec un espoir mélangé de prudence ; mais je doute, je doute gravement qu’un homme qui a péché d’une manière flagrante doive être très rapidement restauré à la chaire. Comme John Angell James remarque, « Quand un prédicateur de justice s’arrête sur la voie des pécheurs, il ne devrait plus jamais ouvrir les lèvres dans la grande assemblée jusqu’à ce que sa repentance soit aussi notoire que son péché. » …

L’immoralité flagrante, dans la plupart des cas, malgré la profondeur de la repentance, est signe fatal que les grâces ministérielles n’ont jamais été présentes dans le caractère de l’homme. La femme de César doit être hors de soupçon, et il faut qu’il n’y ait pas de rumeurs au sujet d’une inconstance ministérielle dans le passé, sinon l’espoir de l’utilité future sera faible. Dans l’église de tels hommes devraient être reçus comme personnes repentantes, et dans le ministère ils peuvent être reçus si Dieu les y met ; je ne le doute pas, mais je doute que Dieu les y ait jamais placés ; et je crois que nous devrions être très lents à aider le retour à la chaire des hommes qui une fois mis à l’épreuve ont démontré qu’ils ont eux-mêmes trop peu de grâce pour faire face au test crucial de la vie ministérielle.

– Traduction de C. H. Spurgeon, Lectures to My Students, p. 8-9.

D’autres articles :

Notre plus grand besoin

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Si Dieu s’était aperçu que notre plus grand besoin était économique, il aurait envoyé un économiste. S’il s’était aperçu que notre plus grand besoin était le divertissement, il nous aurait envoyé un humoriste ou un artiste. Si Dieu s’était aperçu que notre plus grand besoin était la stabilité politique, il nous aurait envoyé un politicien. S’il s’était aperçu que notre plus grand besoin était la santé, il nous aurait envoyé un médecin.

Mais il s’est aperçu que notre plus grand besoin avait affaire avec notre péché, notre éloignement de lui, notre rébellion profonde ; et il nous envoya un Sauveur.

— Traduit de D. A. Carson,  A Call to Spiritual Reformation

HT : Take Your Vitamin Z

Le jugement dernier prévu pour le 21 mai 2011 ! (Certainement pas !)

Panneau à Port Vila, Vanuatu annonçant le dernier jugement pour le 21 mai 2011

L’organisation www.FamilyRadio.com a presque entouré le monde de panneaux d’affichage annonçant le retour de Christ et le jugement dernier pour samedi 21 mai 2011. Selon leur site web et des traités distribués par leur représentants (même ici à Port Vila, Vanuatu – au bout du monde !), l’enlèvement de l’Église aura lieu le 21 mai et le jugement de Dieu sur les habitants de la Terre commencera, concluant avec la fin du monde le 21 octobre 2011.

Ce plan démontre les régions qu’ils ont infiltrées par panneaux d’affichage, traités, visites ou radiodiffusion :

image

Qu’en dit les Écritures ?

Nous ne pouvons pas savoir quand Christ reviendra.

Dans son livre massif, Systematic Theology: An Introduction to Biblical Theology, Wayne Grudem démontre des Écritures que nous ne pouvons savoir quand Christ reviendra (p. 1093-1094). “Plusieurs passages indiquent que nous ne savons pas et que nous ne pouvons pas savoir le temps du retour de Christ.

C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas. (Mat 24:44 NEG).

Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (Mat 25:13 NEG).

Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul.  33 Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra. (Mar 13:32-33 NEG).

“Il est tout simplement un faux-fuyant, dit Grudem, de dire que nous ne pouvons savoir le jour ou l’heure, mais nous pouvons savoir le mois ou l’an. Le fait demeure que Jésus revient… “à l’heure où vous n’y penserez pas” (Luc 12:40 et Mat 24:44 NEG). (Dans ces versets, le mot “heure” [ὥρᾳ, hôra] se comprend dans son sens général référant au temps quand quelque chose se passera, pas forcément à une période de 60 minutes.)

“L’intérêt de ces passages, c’est que Jésus nous dit que nous ne pouvons pas savoir quand il revient. Puisqu’il reviendra à un temps inattendu, nous devrions être prêts à tout moment pour son retour.”

Nous devrions rejeter tout enseignement qui prétend savoir la date du retour de Christ.

Nous devons automatiquement considérer comme ayant tort toute personne qui prétend savoir spécifiquement quand Jésus revient.

“Le résultat pratique de cet enseignement de Jésus, c’est que nous devons automatiquement considérer comme ayant tort toute personne qui prétend savoir spécifiquement quand Jésus revient. Les Témoins de Jéhovah ont fait beaucoup de prédictions de dates spécifiques pour le retour de Christ, et chaque fois ils ont eu tort.

“D’autres personnes ont également fait des prédictions, parfois en revendiquant une nouvelle perspicacité concernant les prophéties bibliques. Parfois elles ont prétendu avoir reçu une révélation personnelle de Jésus lui-même indiquant le temps de son retour.”

Conséquences néfastes

“Il est regrettable que beaucoup de gens ont été trompés par ces prétentions, parce que si des gens sont convaincus que Christ reviendra (par exemple) dans un mois, ils commenceront à se retirer de tous leurs engagements à long terme. Ils retireront leurs enfants de l’école, vendront leur maison, quitteront leur emploi, et laisseront tomber leurs projets à long terme que ce soit à l’église ou ailleurs. Au départ, ils auront peut-être plus de zèle pour l’évangélisation ou pour la prière, mais la nature bizarre de leur comportement contrebalancera tout impact d’évangélisation. En plus, ils désobéissent tout simplement l’enseignement des Écritures que la date du retour de Christ ne peut être connue, ce qui veut dire que même leur prière et leur communion avec Dieu seront aussi empêchées.

“Toute personne qui prétend savoir la date du retour de Christ—de quelle que source que ce soit—devrait être rejetée comme ayant tort” (Grudem, p. 1093-1094).

Je vois encore un autre danger. Il est vrai que Jésus-Christ revient, mais l’erreur de ceux qui prétendent savoir le temps de son retour, agit comme un vaccin contre la vérité de son retour et endurcit les non croyants contre l’évangile pour qu’ils se moquent de la vérité comme prédit l’apôtre Pierre :

…dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, et marchant selon leurs propres convoitises.  4 Ils disent : Où est la promesse de son avènement ? (2 Pierre 3:3-4 NEG).

Jésus revient bientôt, mais certainement pas le 21 mai 2011 !

Le jugement dernier prévu pour le 21 mai 2011 ! (Certainement pas !)

Panneau à Port Vila, Vanuatu annonçant le dernier jugement pour le 21 mai 2011

L’organisation www.FamilyRadio.com a presque entouré le monde de panneaux d’affichage annonçant le retour de Christ et le jugement dernier pour samedi 21 mai 2011. Selon leur site web et des traités distribués par leur représentants (même ici à Port Vila, Vanuatu – au bout du monde !), l’enlèvement de l’Église aura lieu le 21 mai et le jugement de Dieu sur les habitants de la Terre commencera, concluant avec la fin du monde le 21 octobre 2011.

Ce plan démontre les régions qu’ils ont infiltrées par panneaux d’affichage, traités, visites ou radiodiffusion :

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Qu’en dit les Écritures ?

Nous ne pouvons pas savoir quand Christ reviendra.

Dans son livre massif, Systematic Theology: An Introduction to Biblical Theology, Wayne Grudem démontre des Écritures que nous ne pouvons savoir quand Christ reviendra (p. 1093-1094). “Plusieurs passages indiquent que nous ne savons pas et que nous ne pouvons pas savoir le temps du retour de Christ.

C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas. (Mat 24:44 NEG).

Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. (Mat 25:13 NEG).

Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul.  33 Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra. (Mar 13:32-33 NEG).

“Il est tout simplement un faux-fuyant, dit Grudem, de dire que nous ne pouvons savoir le jour ou l’heure, mais nous pouvons savoir le mois ou l’an. Le fait demeure que Jésus revient… “à l’heure où vous n’y penserez pas” (Luc 12:40 et Mat 24:44 NEG). (Dans ces versets, le mot “heure” [ὥρᾳ, hôra] se comprend dans son sens général référant au temps quand quelque chose se passera, pas forcément à une période de 60 minutes.)

“L’intérêt de ces passages, c’est que Jésus nous dit que nous ne pouvons pas savoir quand il revient. Puisqu’il reviendra à un temps inattendu, nous devrions être prêts à tout moment pour son retour.”

Nous devrions rejeter tout enseignement qui prétend savoir la date du retour de Christ.

Nous devons automatiquement considérer comme ayant tort toute personne qui prétend savoir spécifiquement quand Jésus revient.

“Le résultat pratique de cet enseignement de Jésus, c’est que nous devons automatiquement considérer comme ayant tort toute personne qui prétend savoir spécifiquement quand Jésus revient. Les Témoins de Jéhovah ont fait beaucoup de prédictions de dates spécifiques pour le retour de Christ, et chaque fois ils ont eu tort.

“D’autres personnes ont également fait des prédictions, parfois en revendiquant une nouvelle perspicacité concernant les prophéties bibliques. Parfois elles ont prétendu avoir reçu une révélation personnelle de Jésus lui-même indiquant le temps de son retour.”

Conséquences néfastes

“Il est regrettable que beaucoup de gens ont été trompés par ces prétentions, parce que si des gens sont convaincus que Christ reviendra (par exemple) dans un mois, ils commenceront à se retirer de tous leurs engagements à long terme. Ils retireront leurs enfants de l’école, vendront leur maison, quitteront leur emploi, et laisseront tomber leurs projets à long terme que ce soit à l’église ou ailleurs. Au départ, ils auront peut-être plus de zèle pour l’évangélisation ou pour la prière, mais la nature bizarre de leur comportement contrebalancera tout impact d’évangélisation. En plus, ils désobéissent tout simplement l’enseignement des Écritures que la date du retour de Christ ne peut être connue, ce qui veut dire que même leur prière et leur communion avec Dieu seront aussi empêchées.

“Toute personne qui prétend savoir la date du retour de Christ—de quelle que source que ce soit—devrait être rejetée comme ayant tort” (Grudem, p. 1093-1094).

Je vois encore un autre danger. Il est vrai que Jésus-Christ revient, mais l’erreur de ceux qui prétendent savoir le temps de son retour, agit comme un vaccin contre la vérité de son retour et endurcit les non croyants contre l’évangile pour qu’ils se moquent de la vérité comme prédit l’apôtre Pierre :

…dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, et marchant selon leurs propres convoitises.  4 Ils disent : Où est la promesse de son avènement ? (2 Pierre 3:3-4 NEG).

Jésus revient bientôt, mais certainement pas le 21 mai 2011 !