Peut-on prier le Saint-Esprit ou lui adresser des cantiques ?

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Une question m’a été posée au sujet de la prière :

Qu’en pensez vous de nos chants actuels, puisque on a l’habitude de chanter des cantiques adressés à l’Esprit de Dieu en personne. (Saint Esprit descends, par exemple) ? Serait-il d’après vous possible de les maintenir ou plutôt choisir des chants qui s’adressent plutôt à Dieu (trinitaire), au Père ou au Fils, tout en acceptant les chants qui implicitement parle de l’Esprit Saint ?

Au sujet de la prière et des cantiques adressés au Saint-Esprit, je donne la réponse de M. Wayne Grudem dans son livre Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine, p. 380-381. Voici ma traduction :

Un survol des prières du Nouveau Testament indique qu’elles ne sont généralement adressées ni à Dieu le Fils, ni au Saint-Esprit, mais à Dieu le Père. Pourtant, un simple comptage de ces prières peut être trompeur, car la majorité des prières qui sont enregistrées dans le Nouveau Testament sont celles de Jésus lui-même qui a constamment prié Dieu le Père, mais évidemment ne s’est pas prié à lui-même comme Dieu le Fils. En outre, dans l’Ancien Testament, la nature trinitaire de Dieu n’avait pas encore été si clairement révélée ; il n’est donc pas surprenant que nous ne trouvions pas beaucoup d’exemples de prières adressées directement à Dieu le Fils ou à Dieu le Saint-Esprit avant l’époque de Christ.

Bien qu’il y ait une tendance claire d’adresser la prière directement à Dieu le Père au travers du Fils (Matthieu 6:9; Jean 16:23; Éphésiens 5:20), il y a des indications qu’il convient aussi d’adresser la prière directement à Jésus. Le fait que c’était Jésus lui-même qui a nommé tous les autres apôtres, suggère que la prière dans les Actes 1:24 lui est adressée : « Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi. » En mourant, Étienne prie: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7:59). La conversation entre Ananias et « le Seigneur », dans Actes 9:10-16 est avec Jésus, parce qu’au verset 17 Ananias dit à Saul, « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus… m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. » La prière « Marana tha – Notre Seigneur, viens ! » (1 Corinthiens 16:22 BFC) est adressée à Jésus, ainsi que la prière dans l’Apocalypse 22:20, « Viens, Seigneur Jésus ! » Paul a également prié « le Seigneur » dans 2 Corinthiens 12:8 concernant son épine dans la chair.

En outre, le fait que Jésus est « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle » (Hébreux 2:17 NEG) qui est capable de « compatir à nos faiblesses » (Hébreux 4:15) nous encourage de nous approcher avec assurance « du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:16). Ces versets nous encourage à venir directement à Jésus dans la prière, tout en attendant qu’il compatisse à nos faiblesse tandis que nous le prions.

Il y a donc justification scripturaire assez claire pour nous encourager à prier non seulement à Dieu le Père (ce qui semble être le norme et qui suit certainement le exemple que Jésus nous a enseigné dans la prière dite dominicale), mais aussi de prier directement à Dieu le Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Les deux prières sont correctes, et nous pouvons prier soit au Père soit au Fils.

Mais devrions-nous prier au Saint-Esprit? Bien que le Nouveau Testament n’enregistre aucune prière adressée directement au Saint-Esprit, rien n’interdise une telle prière, car l’Esprit Saint, comme le Père et le Fils, est pleinement Dieu et est digne de la prière et est puissant pour répondre à nos prières. (Notez également l’invitation d’Ezéchiel au « souffle » ou « Esprit » (dans Ézéchiel 37:9). Dire que nous ne pouvons pas prier le Saint-Esprit, c’est dire que nous ne pouvons lui parler ou nous rapportent à lui d’une manière personnelle, ce qui ne semble guère correcte. Le Saint-Esprit se rapporte à nous d’une manière personnelle

  • puisqu’il est un « Consolateur » ou « Conseiller » (Jean 14:16, 26),
  • les croyants « le connaissent » (Jean 14:17),
  • il nous enseigne (cf. Jean 14:26),
  • il témoigne de nous que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8:16),
  • et il peut être attristé par notre péché (Éphésiens 4:30).

En outre, le Saint-Esprit exerce la volonté personnelle dans la distribution de dons spirituels, « les distribuant à chacun en particulier comme il veut » (1 Corinthiens 12:11). Par conséquent, il ne semble pas incorrect de prier directement à l’Esprit Saint à certains moments, en particulier lorsque nous lui demandons de faire quelque chose qui se rapporte à ses zones spéciales du ministère ou responsabilité. En fait, plusieurs cantiques qui ont été bien utilisés à travers l’histoire de l’église, sont des prières à l’Esprit Saint. Pourtant, cela n’est pas le modèle de la prière dans le Nouveau Testament et ne devrait pas devenir l’accent dominant dans notre vie de prière.

Grudem cite aussi J. I. Packer qui dit, « Est-ce correct de prier à l’Esprit ? Il n’y en a pas d’exemple dans les Écritures, mais puisque l’Esprit est Dieu, il ne peut être incorrect de l’invoquer et de s’adresser à lui s’il y en a juste raison » (Keep in Step with the Spirit [Old Tappan, N.J.: Revell, 1984], p. 261).

Il fait référence à plusieurs cantiques en anglais qu’il nomme et inclut dans son livre :

  • « Come, O Come Thou Quickening Spirit » par Heinrich Held, 1664
  • « Come, Thou Almighty King » un cantique trinitaire anonyme de 1757
  • « Come, O Creator Spirit » anonyme, 10e siècle
  • « Spirit of God, Descend Upon My Heart » par George Croly, 1854

Jésus-Christ, notre précurseur

Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile, 20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 6:19-20 NEG).

Nous employons souvent le terme « précurseur » ou « avant-coureur » pour indiquer Jean-Baptiste, l’avant-coureur de Christ. Pourtant, le nom commun « précurseur », tiré du grec πρόδρομος (prodromos) ne se trouve qu’une seule fois dans le Nouveau Testament, et c’est pour indiquer Jésus, notre précurseur : « Jésus est entré pour nous comme précurseur » (Hébreux 6:20 NEG).

Le précurseur est celui qui vient en avance à un endroit où les autres sont à suivre, ou celui qui est envoyé en avant comme éclaireur pour reconnaître le terrain. En ce sens, le Christ est notre précurseur car il nous a devancés au ciel pour préparer une place pour son peuple :

Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. 3 Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi (Jean 14:2-3 NEG).

Nous faisons ce que le peuple juif n’avait pas le droit de faire :
nous entrons dans le lieu très saint.

L’idée d’un précurseur est propre à la dispensation chrétienne. L’économie lévitique de l’Ancien Testament n’avait rien de pareil. Le grand-prêtre était un représentant, pas un précurseur : le peuple ne pouvait le suivre dans le lieu très saint. Là où va le Christ, son peuple peut le suivre. Christ marche devant son peuple pour leur préparer la voie, pour ouvrir les portes du ciel par son sang propitiatoire et son intercession sacerdotale. Le croyant est conduit dans une pleine communion avec Dieu par Jésus-Christ.

et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:12 NEG).

Il est notre plus grand privilège de faire ce que le peuple juif n’avait pas le droit de faire. Nous suivons notre Souverain Sacrificateur, notre Précurseur, dans le lieu très saint :

Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire 20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, 21 et nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu; 22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure (Hébreux 10:19-22 NEG).

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16 NEG).

Référence : “Forerunner” dans International Standard Bible Encyclopedia

Voir aussi sur “Christ” :

Le premier né fut-il créé avant toute autre chose ?

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création (Colossiens 1:15 NEG).

Que signifie l’expression “premier-né de toute la création” ? Le Fils fut-il créé avant toute autre chose ?

Le Fils a-t-il créé toutes les autres choses ?

Selon les Témoins de Jéhovah, Colossiens 1:15 prouve que le Fils de Dieu est le résultat du premier acte de création de Jéhovah. Le Fils n’est pas éternel car il est “le premier-né de toute la création” et donc une créature. S’il est un créature, il n’est pas Dieu. Étant la première création de Jéhovah, “le premier-né de toute la création” a créé tout autre créature, ce qui explique l’insertion de “[autres]” dans La Traduction du monde nouveau (TMN), version “spéciale” des Témoins :

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création ; 16 parce que par son moyen toutes les [autres] choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, que ce soient trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs. Toutes les [autres] choses ont été créées par son intermédiaire et pour lui. 17 Il est aussi avant toutes les [autres] choses, et par son moyen toutes les [autres] choses ont reçu l’existence, 18 et il est la tête du corps, la congrégation. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, pour devenir celui qui est le premier en toutes choses ; 19 parce que [Dieu] a jugé bon [de faire] habiter en lui toute plénitude 20 et, par son intermédiaire, de réconcilier de nouveau avec lui-même toutes les [autres] choses en faisant la paix grâce au sang [qu’il a versé] sur le poteau de supplice, que ce soient les choses sur la terre ou les choses dans les cieux (Colossiens 1:15-20, TMN).

Laissons à côté “le poteau de supplice” qui est une autre erreur des Témoins. Cinq fois dans ce passage, la TMN ajoute sans justificatif grammatical l’adjectif “autres” pour indiquer que le Fils fait partie de l’ordre créé. Pourtant, le grec (τὰ πάντα ou ta panta) signifie tout simplement “toutes les choses”. L’adjectif indéfini panta dans ses formes variées se trouve huit fois dans Colossiens 1:15-20 ; 1,243 fois dans le Nouveau Testament ; et 5,278 dans la Septante (traduction grecque de l’Ancien Testament). Mais la phrase “toutes les autres choses” ne se trouve aucune fois dans les traductions fiables.

Traduction “toutes les choses” “toutes choses”
Darby (1885) 67 fois 145 fois
Nouvelle Édition de Genève (1979) 20 fois 78 fois
Bible de Jérusalem 7 fois 39 fois
Bible en français courant (1997) 2 fois 38 fois
Traduction Œcuménique (1988) 2 fois 40 fois
Louis Segond (1910) 20 fois 83 fois

N.B. “Toute chose” (singulier) se trouve 55 fois dans ces six traductions. Il se peut que les phrases ci-dessus soient traduites d’un autre terme grec.

Voici quelques versets qui emploient ta panta, “toutes choses” ou “toutes les choses” :

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! (Romains 11:36 NEG).

néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes (1 Corinthiens 8:6 NEG).

et de mettre en lumière le moyen de faire connaître le mystère caché de toute éternité en Dieu qui a créé toutes choses (Ephésiens 3:9 NEG).

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Colossiens 1:16 NEG).

Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui (Colossiens 1:17 NEG).

Le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts (Hébreux 1:3 NEG).

Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, ait élevé à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut (Hébreux 2:10 NEG).

Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées (Apocalypse 4:11 NEG).

D’autres passages indiquent également que tout l’ordre créé existe de par le Fils, par exemple Jean 1:1-3,

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses (panta) ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1:1-3 NEG).

Ce passage exclut d’une manière catégorique le Fils de l’ordre créé : “rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle,” c’est-à-dire la Parole qui est le Fils.

La signification de “premier-né”

Si le Fils avait été créé, pourquoi serait-il appelé le premier-né ? “Création” et “naissance” sont deux concepts distincts. Il est difficile de concilier les deux si nous avons affaire avec significations littérales.

Il convient de considérer l’emploi du terme “premier-né” dans les Écritures.

Ruben, toi, mon premier-né, Ma force et les prémices de ma vigueur, Supérieur en dignité et supérieur en puissance, 4 Impétueux comme les eaux, tu n’auras pas la prééminence ! Car tu es monté sur la couche de ton père, Tu as souillé ma couche en y montant (Genèse 49:3-4 NEG).

Le premier-né est celui qui a la prééminence. Malgré sa position dans l’ordre des naissances, Ruben n’aurait pas la prééminence (cf. 1 Chroniques 5:1).

En principe, Manassé aurait dû avoir la prééminence sur Éphraïm, mais Jacob a renversé l’ordre (Genèse 48:17-20).

David est un autre exemple. Il était le plus jeune de huit fils :

Or David était fils de cet Ephratien de Bethléhem de Juda, nommé Isaï, qui avait huit fils, et qui, du temps de Saül, était vieux, avancé en âge. 13 Les trois fils aînés d’Isaï avaient suivi Saül à la guerre; le premier-né de ses trois fils qui étaient partis pour la guerre s’appelait Éliab, le second Abinadab, et le troisième Schamma. 14 David était le plus jeune… (1 Samuel 17:12-14 NEG).

Pourtant, Dieu fait de David le premier-né :

J’ai trouvé David, mon serviteur, Je l’ai oint de mon huile sainte… 27 Et moi, je ferai de lui le premier-né, Le plus élevé des rois de la terre. (Psaumes 89:20, 27 NEG).

David a la prééminence sur ses frères et sur les autres rois de la terre. De même, le Fils de David a la prééminence sur toute la création. Mais pourquoi ?

“Premier-né” veut dire que le Fils a la prééminence

C’est ce que le contexte de Colossiens 1:15-18 indique. Christ est prééminent.

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

Le verset 18 se sert du terme “premier-né” une seconde fois :

le premier-né d’entre les morts (Col 1:18 NEG)

1. Le Fils a la prééminence par rapport à la création.

Pourquoi est-il le premier-né de toute la création ? Le verset suivant explique :

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont

  • dans les cieux et sur la terre,
  • les visibles et les invisibles,
  • trônes, dignités, dominations, autorités.

Tout a été créé

  • par lui et
  • pour lui.

17  Il est avant toutes choses, et
toutes choses subsistent en lui.
… afin d’être en tout le premier (Colossiens 1:15-18 NEG).

L’accent est sur la prééminence du Fils. Considérez les traductions suivantes :

  • afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place (Col 1:18 DRB)
  • afin de tenir en tout, lui, le premier rang (Col 1:18 TOB)
  • afin d’avoir en tout le premier rang (Col 1:18 BFC)
  • il fallait qu’il obtînt en tout la primauté (Col 1:18 FBJ)

Le Fils a donc prééminence sur l’ordre créé parce que c’était

  • en lui,
  • par lui, et
  • pour lui

que tout fut créé, lui qui est “l’image du Dieu invisible” (v. 15).

Sa prééminence se voit dans le fait qu’avant la création de toutes choses, il était déjà. En plus “toutes choses subsistent en lui.” Comme dit Hébreux 1:3,

Le Fils…  il soutient toutes choses par sa parole puissante… (Hébreux 1:3 NEG).

2. Le Fils a la prééminence par rapport à l’Église.

18  Il est la tête du corps de l’Église ;
il est le commencement,
le premier-né d’entre les morts,
afin d’être en tout le premier (Colossiens 1:15-18 NEG).

En tant que tête de l’Église, il est prééminent (voir aussi Éphésiens 1:20-23).

Le terme “premier-né” est employé une seconde fois dans Colossiens 1 pour indiquer la résurrection de Christ qui est appelé “le premier-né d’entre les morts”. Le Fils a la prééminence dans sa résurrection. Paul explique cette vérité en détail dans 1 Corinthiens 15 où il déclare :

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. 21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. 22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, 23 mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement (1Co 15:20-23 NEG).

De même dans Romains 8, le Fils est “le premier-né” pour indiquer qu’il a la prééminence :

Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères (Romains 8:29 NEG).

La prééminence du Fils dans Hébreux 1

La prééminence du Fils est un thème majeur de l’Épître aux Hébreux, et nous n’avons pas la place pour la considérer en détail. Pourtant nous jetons un coup d’œil au verset 6 qui emploie le terme “premier-né” :

Et de nouveau, lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l ‘adorent ! (Hébreux 1:6 NEG).

Quand le Fils est devenu un homme (voir Hébreux 10:5-10) et naquit, Dieu dit aux anges de Dieu de l’adorer parce qu’il a la prééminence. En fait, sans entrer dans les beaux détails de ce chapitre, il suffit de pointer le verset 8 où Dieu le Père appelle le Fils “Dieu” :

Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité (Hébreux 1:8 NEG).

En somme, le terme “premier-né” indique la prééminence du Fils (1) sur tout l’ordre créé parce que c’est lui qui créa tout ce qui fut créé, et (2) sur l’Église parce que le Fils qui mourut pour l’Église est les prémices de la résurrection. Le Fils a la prééminence parce qu’il est Dieu.

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 4

Mieux dit : Les épreuves de Job, et nous…

(Je vous présente mes excuses pour le retard de cette étude.)

Job dans l'adversité

Pourquoi ces dures épreuves ? C’est la question de Job, question qui indique un désir ardent à comprendre. Quand nous comprenons la source, la cause ou la raison de nos épreuves, nous sommes quelque peu soulagés. Mais quand nous ne comprenons pas, l’épreuve est encore plus dure. Un des aspects les plus difficiles des épreuves, c’est que très souvent nous ne savons pourquoi nous les subissons.

L’incompréhension exacerbe la souffrance

Le problème majeur pour Job, c’est qu’il ne comprend pas pourquoi il souffre tandis que ses trois “amis” croient savoir. Pour eux, c’est simple : Job a péché. Si nous apprenons quoi que ce soit du livre de Job, c’est que souvent nous souffrons sans raison apparente, sans cause humaine.

Nous les hommes, qui cherchons toujours à comprendre la relation de cause à effet, le trouvons difficile d’accepter la souffrance sans explication. Des siècles après la rédaction de Job, les disciples de Christ, qui connaissaient sans doute le contenu du livre de Job, ne peuvent s’empêcher de proposer des causes pour la cécité de l’aveugle-né :

Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?” (Jean 9:2 NEG).

La réponse de Jésus n’a peut-être pas satisfait à leur curiosité :

Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui (Jean 9:3 NEG).

Bien entendu, parfois le péché est une cause pour la souffrance (1 Corinthiens 11:30), mais Job est qualifié par Dieu lui-même comme un homme intègre et droit :

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Job cherche une explication. Ses “amis” croient connaître la cause et le traitent de coupable, ce qui exacerbe sa souffrance et le pousse à protester plus fort son innocence. Enfin, il court la risque de traiter Dieu d’injuste.

Pourtant, quelque chose s’était passé dont personne n’est au courant, ni Job, ni ses trois amis, ni Élihu qui se croit plus sage que les trois. Personne ne sait ce qui s’était passé à la cour du ciel. Les amis de Job ne savent pas que ses mobiles avaient été mis en question par “l’accusateur de nos frères” (Apocalypse 12:10 NEG).

Selon Satan, Job ne servait Dieu que pour ce qu’il pouvait gagner, pour des bénédictions matérielles :

Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 1:9-11 NEG).

Bien des gens “servent” Dieu de nos jours pour ce qu’ils peuvent gagner. “L’évangile” qu’ils ont embrassé est “l’évangile de la prospérité”. Ils suivent Dieu pour les sous, mais dès que la souffrance arrive, ils s’enfuient. L’évangile de la prospérité fait appel à l’homme dans son état de pécheur ; il n’est pas nécessaire de naître de nouveau pour l’accepter. Tout pécheur aime l’idée que Dieu existe pour nous enrichir financièrement. L’évangile de la prospérité enlève le scandale de la croix. Il faut une œuvre de l’Esprit de Dieu pour embrasser la croix de Christ.

Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni !  En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1:21-22 NEG).

Il est facile de croire en Dieu quand Il nous comble de bénédictions, quand la vie est belle, quand notre confiance en Dieu n’est pas mis à l’épreuve. La tribulation et la persécution révèlent la profondeur ou le manque de profondeur des racines de cette confiance :

Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute (Matthew 13:20-21 NEG).

Notre confiance en Dieu n’est pas démontrée que quand nous ne comprenons pas ce qu’Il est en train de faire. Ce n’est qu’au moment – quelque soit sa durée – quand nous ne comprenons pas et que le ciel est silencieux que nous puissions manifester une confiance vraie en Dieu.

L’auteur aux Hébreux conclut son chapitre fameux des héros de la foi en disant, “Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis…” (Hébreux 11:39 NEG). La foi, après tout, est “une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1).

Pourquoi, donc, ces épreuves ?

Si les épreuves incompréhensibles nous donnent l’occasion de manifester une confiance vraie en Dieu, elles sont également un outil dont Dieu se sert pour accomplir son dessein chez nous.

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Romains 5:3-5 NEG).

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Encore dans Romains 8, l’intention de Dieu dans nos épreuves est clairement explicitée :

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein (Romains 8:28).

Quel est le bien ? Quel est son dessein, son intention dans les épreuves qui nous arrivent ? Paul explique dans les versets suivants :

Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères. 29 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés (Romains 8:29-30 NEG).

L’intention de Dieu dans les épreuves, c’est de nous transformer dans l’image de son Fils. Il veut inculquer en nous le caractère de Christ. C’est au travers des épreuves que Dieu nous façonne pour produire en nous le fruit de l’Esprit, si nous nous confions à Lui.

La réponse de Dieu

À la fin du livre de Job, Dieu intervient. Il répond mais sa réponse n’est pas une explication de ce qui s’est passé ou pourquoi Job a dû vivre de telles épreuves. Même à la conclusion du livre, Job n’est au courant de ce qui s’était passé dans les lieux célestes. En plus, la réponse de Dieu ne contient pas de note de sympathie ou d’excuse. Plutôt, Dieu souligne sa souveraineté, sa sagesse et sa puissance pour faire ce qu’il veut avec sa création.

L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Qui est celui qui obscurcit mes desseins Par des discours sans intelligence ? Ceins tes reins comme un vaillant homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence (Job 38:1-4 NEG).

L’Éternel, s’adressant à Job, dit : Celui qui dispute contre le Tout-Puissant est-il convaincu ? Celui qui conteste avec Dieu a-t-il une réplique à faire? (Job 40:1-2 NEG).

Job n’a pas de réplique :

Voici, je suis trop peu de chose ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; Deux fois, je n’ajouterai rien (Job 40:4-5 NEG).

Mais Dieu n’a pas terminé :

L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Ceins tes reins comme un vaillant homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Anéantiras-tu jusqu’à ma justice ? Me condamneras-tu pour te donner droit ? (Job 40:6-8 ; cf. 38:3 NEG).

Encore Dieu souligne dans ces chapitres 38 au 41 sa puissance et son autorité absolues sur sa création. Job conclut :

Je sais que tu peux tout,
et que rien ne saurait t’empêcher d’accomplir les projets que tu as conçus…

Oui, j’ai parlé sans les comprendre
de choses merveilleuses qui me dépassent et que je ne connaissais pas…

Aussi je me condamne, je regrette mon attitude
en m’humiliant sur la poussière et sur la cendre (Job 42:2-6 BDS).

Quel est son projet pour nous ? Pourquoi ces dures épreuves ? Dieu forme Christ en nous, l’espérance de la gloire (Colossiens 1:27).

Que doit être notre réponse aux épreuves ?

Vous trouvez-vous dans la fournaise de l’épreuve ? Réjouissez-vous !

Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire.  13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra (1 Pierre 4:12-13 NEG).

Passez-vous par des épreuves que vous ne comprenez pas ? Armez-vous !

Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, 2 afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair (1 Pierre 4:1-2 NEG).

Dieu n’exauce-t-il pas vos prières de délivrance de la fournaise ? Glorifiez-vous de vos faiblesses !

Trois fois l’Apôtre Paul a supplié le Seigneur d’éloigner de lui “une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir” (2 Corinthiens 12:7 NEG). La réponse du Seigneur ?

Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi  10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Corinthiens 12:9-10 NEG).

Pourquoi ces dures épreuves qui dépassent notre compréhension ? Dieu est en train d’accomplir son plan dans nos vies.

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 3

Dans les deux études précédentes (Part 1 et Part 2), nous avons vu que

  1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait.
  2. Satan n’est pas omniprésent.
  3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.
  4. Satan n’est pas omniscient.
  • Il ne connaît pas le futur.
  • Il ne sait pas sonder nos mobiles.
  • Il ne peut pas lire dans notre pensée.

En plus, nous apprenons que…

5. Satan n’est pas omnipotent.

Autrement dit, Satan est très limité.

Il est vrai que nous avons un adversaire redoutable :

Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5:8 NEG).

Pourtant, le verset suivant nous exhorte : “Résistez-lui avec une foi ferme” (1 Pierre 5:9 NEG). De même, l’apôtre Jacques nous commande :

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous (Jacq. 4:7 NEG).

Dans Job 1 et 2, il est clair que …

Satan est puissant,
mais il ne peut pas faire tout ce qu’il veut.
Dieu seul est Tout-Puissant.

How-big-is-your-enemyNotre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut (Ps. 115:3 NEG).

Satan est puissant mais il n’est pas tout puissant. Par rapport à nous, il est grand, mais devant Dieu, Satan n’est qu’une petite créature sur qui Dieu a la souveraineté absolue et sur qui Dieu place des limites qui ne peuvent être franchies.

Notons deux vérités :

1) Satan ne peut rien contre l’enfant de Dieu sans autorisation :

Cette vérité se manifeste clairement dans cette histoire de Job. Satan se plaint que Job soit sous la main protectrice de Dieu :

Dieu nous entoure d'une haie de protection.Ne l’as-tu pas, toi, entouré de toutes parts d’une haie de protection, lui, et sa maison, et tout ce qui lui appartient? (Job 1:10 DRB).

Job est connu dans l’orient comme un homme “intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal” (Job 1:1 NEG). Le témoignage de “cet homme [qui] était le plus éminent de tous les fils de l’Orient” (Job 1:3 NEG) était une source d’agacement pour cet esprit troublé qui ne cesse de parcourir la terre (Job 1:7). Satan ne peut mettre de main sur Job, enfant de Dieu car Dieu l’a entouré d’une haie de protection.

Enfin, Dieu lui accorde une certaine permission :

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre (Job 1:12 NEG).

Satan lui-même n’a pas non plus sur nous aucun pouvoir, s’il n’est pas accordé par Dieu.

Lors de la deuxième présentation devant Dieu, Satan doit de nouveau chercher une permission de Dieu avant de pouvoir toucher à Job :

Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre (Job 2:4-6 NEG).

Il est essentiel que nous comprenions que Satan ne peut rien contre nous sans permission. C’est exactement ce qu’enseigne le Nouveau Testament :

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter (1 Cor. 10:13 NEG).

2) Avec chaque autorisation, Dieu impose une restriction.

L’autorisation qu’accorde Dieu à Satan n’est pas sans limite. Avec chaque permission accordée, Dieu impose une limite. Dans la première épisode de Job,

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui (Job 1:12 NEG).

Ensuite, Job a perdu “tout ce qui lui appartenait”, mais Satan n’avait pas eu la permission de toucher son corps. Dans la deuxième épisode, Dieu lui a donné cette permission-là mais encore avec une restriction :

L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie (Job 2:6 NEG).

Satan ne peut pas faire n’importe quoi. Il ne peut pas faire tout ce qu’il veut. Avant de toucher à un enfant de Dieu, il doit chercher la permission. Avec chaque permission que Dieu lui accorde, Dieu lui impose aussi une limite.

Enfant de Dieu, vous êtes entre les mains protectrices de Dieu. Soyez certain que Dieu pense à vous. Il considère votre intégrité. L’ennemi vous a aussi noté, mais il ne peut rien sans l’autorisation de Dieu qui vous aime et qui cherche à accomplir son intention chez vous. Il ne permettra pas que vous soyez tenté au-delà de vos forces. Il prépare un moyen d’en sortir afin que vous puissiez supporter l’épreuve.

Pourquoi ces épreuves ? Nous considérerons cette question prochainement.

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 2

Dans la première part de notre étude de Job 1, nous avons vu que

  1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait.
  2. Satan n’est pas omniprésent.
  3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.

Nous découvrons également que

4. Satan n’est pas omniscient.

  • Il ne connaît pas le futur.
  • Il ne sait pas sonder nos mobiles.
  • Il ne peut pas lire dans notre pensée.

Ces vérités se voient fort bien dans ses remarques à Dieu :

Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 1:9-11 NEG).

Satan ne connaît pas le futur. Il est un faux prophète ! Il avait prophétisé que Job maudirait Dieu en face (v. 11), mais il avait tort :

En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1:22 NEG).

Il a mal accusé job une deuxième fois dans Job 2 :

Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 2:4-5 NEG).

Sans doute a-t-il aussi provoqué la femme de Job :

Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! (Job 2:9 NEG).

Satan avait tort. Il ne connaissait pas le futur :

En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres (Job 2:10 NEG).

Satan ne sait pas sonder nos mobiles. Selon lui, Job suivait l’évangile de la prospérité. Son service envers Dieu était motivé par la protection, sa maison, ses biens, ses troupeaux – en un mot, la richesse. Le texte est clair : Job était un homme richissime, “le plus éminent de tous les fils de l’Orient” (Job 1:3 NEG). Pourtant, le texte explicite aussi :

cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal. (Job 1:1 NEG)

Dieu lui-même disait de Job :

Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Après la première série d’épreuves, le jugement de Dieu concernant Job est identique :

Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’excites à le perdre sans motif (Job 2:3 NEG).

Comme les hommes, Satan juge selon l’apparence.

L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur (1 Sam. 16:7 NEG).

Satan avait supposé que Job serve Dieu pour recevoir des biens, des bénédictions de Dieu, mais il avait tort. Quand Job a tout perdu—famille et fortune—tout à l’exception de Dieu lui-même (et sa femme qui était un outil de Satan), Satan reconnaissait que Job avait toujours sa santé sans laquelle il maudirait certainement Dieu.

Mais encore, Satan a eu tort. Job ne servait pas Dieu pour ce qu’il pouvait “retirer” de Dieu ni pour sa propre santé ; Job servait Dieu pour Dieu lui-même. Dieu est notre plus grand “bien”. Il nous appartient et nous lui appartenons. Il est notre Dieu et nous sommes son peuple.

Satan ne sait pas pourquoi nous servons Dieu. Comme il est corrompu, il veut croire que nous le sommes aussi. Mais il ne sait pas sonder notre cœur. Il ne connaît nos mobiles, nos motivations.

De même, Satan ne peut pas lire dans notre pensée. Il étudie les hommes depuis 6.000 ans. Il connaît quelque chose de la psychologie humaine. Il peut parfois discerner certaines choses de par nos actions, mais il n’est pas capable de lire dans notre pensée. Cela est démontré clairement dans ce récit. Satan s’est trompé. Il est très limité. Il n’est pas omniscient.

Par contraste, Dieu connaît tout. Il connaît nos pensées. Il nous connaît à fond :

Éternel ! tu me sondes et tu me connais, Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, Tu pénètres de loin ma pensée ;  Tu sais quand je marche et quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, Que déjà, ô Éternel ! tu la connais entièrement (Ps. 139:1-4 NEG).

C’est pourquoi le psalmiste demande à Dieu de le sonder, afin de corriger tout ce qui ne convient à un enfant de Dieu :

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! (Ps. 139:23-24 NEG).

Dieu seul nous connaît à fond. C’est à la fois une pensée terrifiante et rassurante :

Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ (Phil. 1:6 NEG).

…mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir  (Phil. 2:12-13 NEG).

À suivre…

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 1

Le premier chapitre de Job est très instructif par rapport aux limitations de Satan.

1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait. 

Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux (Job 1:6 NEG).

Il n’est pas question de privilège comme si Satan avait le droit d’accès à Dieu. Les “fils de Dieu”, c’est-à-dire les anges, y inclus les anges chutés et Satan, devaient se présenter pour rendre compte au Dieu Tout-puissant.

Les questions que pose Dieu à Satan n’indiquent pas une ignorance de sa part, mais sont un rappel à Satan qu’il est sous la souveraineté de Dieu et doit lui rendre compte de ses actions. Dieu pose fréquemment des questions, mais ces questions ne sont pas preuve d’ignorance :

Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? (Genèse 3:9 NEG).

Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? (Genèse 3:11 NEG).

Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé (Genèse 3:13 NEG).

Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? (Genèse 4:6 NEG).

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui (Genèse 4:7 NEG).

L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit: Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? (Genèse 4:9 NEG).

Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi (Genèse 4:10 NEG).

De même, le fait que Jésus a souvent posé des questions n’indique pas qu’il ait eu besoin d’information :

Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour l ‘éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. (Jean 6:5-6 NEG).

Satan doit continuellement rendre compte à Dieu.

2. Satan n’est pas omniprésent.

L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener (Job 1:7 NEG).

Satan est limité à un endroit à la fois. Son activité de parcourir la terre indique qu’il est comme tout autre créature : il est limité par rapport à l’espace. C’est aussi vrai concernant les autres esprits mauvais :

Il y avait loin d ‘eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Les démons priaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux. Il leur dit: Allez ! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux (Matthieu 8:30-32 NEG).

Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti ; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante (Matthieu 12:43-45 NEG).

Dieu seul est omniprésent :

Où irais-je loin de ton Esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira (Psaume 139:7-10 NEG).

Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28:20 NEG).

Il me semble que la plupart des chrétiens n’ont jamais eu affaire directement avec le diable – des démons, peut-être, mais la source principale de nos ennuis est notre propre chair : “Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise” (Jacques 1:14 NEG).

3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Encore, Dieu ne lui pose pas la question parce qu’il n’est pas au courant ; il la pose parce qu’il est au courant et parce que Satan doit lui rendre compte ! Rien n’est caché devant Dieu, même dans la pensée ténébreuse de Satan. Il n’a aucun plan secret. Même en tant que chrétiens, “nous n’ignorons pas ses desseins” (2 Corinthiens 2:11 NEG).

À suivre…

Voir aussi :