La mortification du péché : (4) Le rôle du Saint-Esprit

Articles précédents :

Overcoming Sin and Temptation by John Owen Je continue ma lecture de Overcoming Sin and Temptation (« Surmonter le péché et la tentation ») par John Owen.

Dans le chapitre 3, Owen donne son deuxième principe : Le Saint-Esprit est la grande cause souveraine de la mortification du péché : « Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13). Le Saint-Esprit seul est suffisant pour l’œuvre de faire mourir les actions du corps de péché… Tout autre remède est en vain. C’est « par l’Esprit » parce que le Saint-Esprit seul est suffisant pour cette œuvre de faire mourir les actions du corps de péché. Tout autre remède – ordres, pénitences et vœux prescrits par l’Église catholique, par exemple – est en vain.Owen étale plusieurs raisons pour lesquelles tout autre remède est vain :

  1. Bien de ces remèdes n’ont jamais été désignés par Dieu pour accomplir la mortification de la chair. « C’est en vain qu’ils me rendent un culte En enseignant des doctrines (Qui ne sont que) préceptes humains » (Matthieu 15:9).
  2. Les moyens désignés par Dieu comme la prière, le jeune, la veille et la méditation ne sont pas mis en pratique.

Pourquoi la mortification est une œuvre de l’Esprit Saint.

1. Il a promis de faire cette œuvre.

“Je leur donnerai un même cœur Et je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de leur chair le cœur de pierre Et je leur donnerai un cœur de chair, » (Ezékiel 11:19).

“Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair » (Ezékiel 36:26).

2. Tous les dons sont communiqués par le Saint-Esprit :

“Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5).

“Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez » (Actes 2:33).

Comment le Saint-Esprit fait-il mourir le péché ?
  1. Une vie remplie du Saint-Esprit ne laisse pas grande place pour les œuvres de la chair.Il fait abonder nos cœurs en grâce et en fruit qui sont contraires à la chair. L’apôtre Paul contraste les œuvres de la chair avec le fruit de l’Esprit : « Les œuvres de la chair sont… Mais le fruit de l’Esprit est… » (Galates 5:19-22). Si notre vie est remplie du fruit de l’Esprit, il ne reste pas grande place pour les œuvres de la chair car « Les désirs de l’Esprit sont contraires à ceux de la chair » (Galates 5:17). « Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (v. 24). De quelle manière ? Ils vivent et marchent « par l’Esprit » (v. 25). Nous sommes renouvelés par le Saint-Esprit (Tite 3:5). Il nous fait grandir, nous épanouir et abonder dans les grâces qui sont contraire aux œuvres de la chair.
  2. Le Saint-Esprit affaiblit, détruit et enlève la racine et l’habitude du péché. Cf. Ésaïe 4:4.

Il applique la croix de Christ au cœur du pécheur par la foi et nous fait entrer dans « la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort » (Philippiens 3:10).

Si l’Esprit Saint seul est la grande cause souveraine pour la mortification du péché, pourquoi sommes-nous exhortés à le faire mourir ?

  1. Nous devons faire mourir le péché parce que toutes les grâces et toutes les œuvres bonnes en nous viennent de lui. Il « opère en nous » (Philippiens 2:13). Il est l’« Esprit de grâce et de supplication » (Romains 8:26 ; Zacharie 12:10).
  2. Sa manière d’accomplir la mortification du péché en nous n’exclut pas notre obéissance. Le Saint-Esprit préserve notre liberté et notre arbitre libre. Il œuvre sur notre compréhension, notre volonté, notre conscience et nos affections d’une manière qui ne les domine pas. Il œuvre en nous et avec nous, pas contre nous ou sans nous.

Les leçons les plus importantes pour moi :

  1. J’ai besoin de comprendre la puissance du péché qui demeure en moi et la puissance infiniment plus grande de l’Esprit Saint.
  2. Le péché enlève de notre esprit toute pensée de Dieu, paralyse la volonté, « produit » la paresse, entraîne le mauvais emploi de notre temps et nous rend stériles plutôt que fructueux pour le Seigneur.
  3. Nous faisons mourir le péché en semant à la justice, en nous réveillant à Dieu, en croissant dans la grâce et la connaissance du Seigneur et en portant encore plus de fruit. Ce que vous nourrissez grandit ; ce que vous affamez meurt. Les deux moyens sont à employer, quand nous semons à l’Esprit, la chair est affaiblie.
  4. La grâce décline ; nous devons semer à l’Esprit chaque jour.

Passage supplémentaire à méditer :

« Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ; à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il a les yeux fermés, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 1:1-11).

Catégories : péché, sanctification, tentation, Saint-Esprit, John Owen, études

Les chrétiens peuvent-ils célébrer Noël ?

Une sœur m’a demandé s’il était permis aux chrétiens de célébrer Noël. Selon les Témoins de Jéhovah, Dieu désapprouve la célébration de Noël. Les chrétiens peuvent-ils célébrer la naissance de Christ ? Pouvons-nous célébrer la résurrection de Christ ? À ces deux questions, les Témoins de Jéhovah répondent négativement. Selon eux, la Bible nous dit de commémorer la mort de Christ, mais pas sa naissance ni sa résurrection.

La position vacillante des Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah ont changé d’avis sur cette question. Voici quelques citations de leur magazine The Watchtower :

La date du jour de Noël n’a pas d’importance ; nous pouvons bien nous joindre [à la célébration] (Watchtower, 15 décembre 1903).

Ne pinaillez pas concernant la date ; joignez-vous au monde et célébrez Noël (Watchtower, le premier décembre 1904).

L’événement est si important qu’il convient toujours à le rappeler à la pensée des gens, sans se soucier de la date (Watchtower, 15 décembre 1926).

Selon les Témoins de Jéhovah, les vrais chrétiens ne célèbrent pas la naissance de Christ.

Aujourd’hui, selon le site Internet officiel de la Watchtower Society, les vrais chrétiens ne fêtent pas Noël, Pâques ou les anniversaires de naissance. Nous pouvons lamenter la commercialisation flagrante de Noël et le fait que bien des gens célèbrent le 25 décembre et non pas la naissance de Christ, c’est-à-dire qu’ils aiment fêter sans discerner la signification du jour. Nous pouvons regretter la manière incompatible avec « le saint (enfant) » (Luc 1:35) dont bien des gens célèbrent le jour de sa naissance. Cela ne veut pas dire que nous devions céder la place aux païens. Si certaines gens cherchent à enlever Christ de la célébration de son incarnation, nous devons autant plus proclamer le message de la Parole faite chair (Jean 1:14), le message d’Emmanuel, « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Personnellement, je n’arrive pas à comprendre pourquoi certains pasteurs loupent l’occasion de prêcher sur les grands événements de la vie de Christ (sa naissance, sa mort, sa résurrection ou son exaltation à la droite de Dieu) comme si l’église n’avait rien à dire concernant ces jours de fête. C’est céder la place aux autres qui ne connaissent pas l’importance et ne savent pas célébrer les fêtes chrétiennes comme il le faut.

Comme nous avons noté, les Témoins de Jéhovah déclarent que « les vrais chrétiens ne fêtent pas la naissance de Christ ». Il est aberrant que ceux qui ne demeurent pas dans la doctrine de Christ (2 Jean 7-10) se prennent pour des juges de qui sont « les vrais chrétiens » !

  • Ne pouvons-nous nous réjouir avec les bergers à qui cette naissance a été annoncée comme « la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2:10-11).
  • Ne pouvons-nous célébrer avec les anges qui ont chanté sa naissance (Luc 2:13-14) ?
  • Ne pouvons-nous faire comme les Mages qui se sont prosternés et ont adoré le divin enfant (Matthieu 2:1-12) ?

Arguments contre la célébration de la naissance de Christ

Argument 1 : C’est interdit par les Écritures.

Les Témoins de Jéhovah ne célèbrent ni la naissance de Christ ni sa résurrection, disent-ils, parce que ce n’était pas commandé dans les Écritures.

Dans les Écritures, il y a bien des choses qui ne sont ni commandés ni interdites. Par exemple, la fête de la Dédicace était une célébration de la purification du temple instituée après sa désacralisation par Antiochos IV en 165 avant J.-C. Elle n’a pas été commandée dans l’Ancien Testament, mais Jésus était lui-même présent pour la fête de la Dédicace à Jérusalem :

On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon (Jean 10:22-23).

Devrions-nous tirer la conclusion qu’il participait à une fête païenne tout simplement parce qu’elle n’était pas commandée dans les Écritures ?

Les Juifs ont également institué la fête de Purim pour célébrer la délivrance des Juifs de destruction en Babylone (Esther 9:26-32). Rien n’indique que c’était commandé par Dieu, mais ils étaient libres de célébrer ce que Dieu avait fait comme ils le font jusqu’à présent. La célébration était aussi marquée par la pratique d’envoyer des cadeaux à son voisin et des dons aux pauvres (Esther 9:19-22) comme se fait très souvent à Noël. Nous sommes libres de célébrer la naissance celui qui pour nous « s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Corinthiens 8:9).

Argument 2 : La Bible interdit les sapins de Noël.

Les Témoins de Jéhovah se servent de Jérémie 10:1-4 pour dire que les sapins de Noël ont été condamnés dans les Écritures. Une telle lecture ne prend pas au sérieux les intentions de l’auteur. Jérémie écrivait dans le sixième siècle avant J.-C. ; les sapins de Noël ont été introduits dans le 16e siècle après J.-C. C’est donc impossible que Jérémie ait pensé aux sapins de Noël ; il parlait plutôt des idoles que l’on façonnait de bois et couvrait d’or (Jérémie 10:8-9 ; Ésaïe 40:19-20). Les sapins de Noël représentent la lumière que Christ a amenée quand il est entré dans le monde (Jean 1:4-5).

Argument 3 : Le Noël trouve ses origines dans des fêtes païennes.

On suggère que les Pères de l’Église aient choisi le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus-Christ pour remplacer la fête païenne de Mithra qui était célébrée au solstice d’hiver, le 25 décembre. Si c’était vrai, je ne trouverais aucune inconvenance de remplacer quelque chose de païen avec quelque chose de chrétien. Les « origines païennes » de Noël sont un mythe sans base historique.C’est une chose d’adopter ou d’adapter une fête païenne – c’est du syncrétisme qui est interdit à maintes reprises dans les Écritures – c’est encore autre chose d’en remplacer une par une fête chrétienne. Pourtant, selon l’article « Calculating Christmas » (Calculer Noël), par William J. Tighe, professeur d’histoire à Muhlenberg College à Allentown, Pennsylvanie, le choix du 25 décembre n’avait rien affaire avec les fêtes païennes ; le choix résultait des efforts des chrétiens de déterminer la date de la naissance de Jésus sur la base des calculs calendaires. (Voir également mon article « Jésus-Christ est-il né le 25 décembre ?« ) En plus, il argumente que l’empereur Aurélien a établi la fête païenne Natalis solis invicti le 25 décembre 274 comme option païenne à une date qui portait déjà de l’importance pour les chrétiens romains. Il conclut :

Ainsi, les « origines païennes » de Noël sont un mythe sans base historique.

Dans son très bon article « Noël, fête païenne ?« , le pasteur Pierre-Alain Jacot à l’Ère d’Anduze tire cette même conclusion :

Ainsi, ce ne serait pas l’Église qui aurait tenté de christianiser un culte païen, mais ce serait l’empire romain encore païen, et se sentant menacé, qui aurait essayé de paganiser une fête des chrétiens. Et si Noël se paganise aujourd’hui par le commerce, c’est sans doute que Mammon, le dieu de l’argent et l’idole de notre temps, désire occuper le terrain qui revient en fait au seul vrai Dieu.

Les Témoins de Jéhovah refusent d’honorer le Fils.

Au fond de tous les arguments avancés par les Témoins de Jéhovah contre la célébration de la naissance de Jésus-Christ, on constate une objection à l’adoration de Jésus-Christ. Ésaïe avait prophétisé que l’enfant serait appelé « Dieu puissant, Père éternel » :

Car un enfant nous est né, Un fils nous est donné, Et la souveraineté (reposera) sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix (Ésaïe 9:6).

Les Témoins de Jéhovah ne veulent pas mettre un accent sur l’Incarnation de Dieu. Ils n’acceptent pas que le divine enfant soit adoré comme le Père. Voici une citation du Watchtower, premier novembre 1964, p. 671 :

Il est anti biblique pour les adorateurs du Dieu vivant et vrai de rendre un culte au Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Les Témoins de Jéhovah ont peur que l’adoration du Fils n’éclipse l’adoration du Père.

Cette attitude est manifestement anti-Christ. Ils ont peur que l’adoration du Fils n’éclipse l’adoration du Père. La Bible déclare :

De plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé (Jean 5:22-23).

Jésus-Christ dit que nous devons l’honorer comme nous honorons le Père. Quelques versets plutôt Jean explique pourquoi les Juifs cherchaient à le faire mourir :

A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu (Jean 5:18).

C’est Jean qui nous explique la signification de ce que Jésus avait dit : il était lui-même égal à Dieu. C’est pourquoi Jésus dit cinq versets plus tard que nous devons l’honorer comme nous honorons le Père, parce qu’il est égal avec Dieu.

Pouvons-nous célébrer la naissance de Christ ? Les Témoins de Jéhovah ont-ils raison de nous juger sur la base de notre célébration de l’Incarnation ? Voici ce que dit la Parole de Dieu : « …que personne ne vous juge… pour une question de fête… » (Colossiens 2:16).

Je conclus avec une citation de Pasteur Jacot :

Les démêlés de Noël avec le paganisme d’hier et d’aujourd’hui nous montrent que la conformité à l’Évangile ne consiste pas pour l’Église à fuir le monde pour éviter d’être contaminée par lui, mais qu’au contraire le chrétien est appelé à témoigner d’une vision du monde où chaque chose est à sa juste place et où Dieu reçoit l’honneur qui lui est dû. C’est une attitude exigeante, car elle nous oblige à être en tension permanente entre deux compréhensions radicalement différentes de pratiques parfois au premier abord semblables : fêtons Noël, non pas comme les médias et la société de consommation nous y invitent, mais comme le croyant se doit d’honorer la naissance de son Seigneur, en conformité avec la Parole de Dieu.

Je vous souhaite à tous, un Joyeux Noël !

Voir aussi :

Catégories : Doctrine de Christ (christologie), Noël, Sectes, Témoins de Jéhovah

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Comment reconnaître l’Envoyé de Dieu

L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et du village de Bethléhem, d’où était David, que le Christ doit venir ? (Jean 7:42).

Dans son livre, Life of Christ (Vie de Christ), Fulton J. Sheen dit que l’histoire humaine est remplie d’hommes qui se disaient être venus de Dieu ou qu’ils étaient des dieux ou porte-parole de Dieu : Bouddha, Mahomet, Confucius, Christ et encore des milliers. Toutefois, il semble raisonnable que Dieu annonce au préalable son envoyé, son lieu de naissance, où il habiterait, son enseignement, ses ennemis, son programme, la manière de sa mort, etc. – des critères par lesquels on pourrait juger la validité de tout réclamant. Sinon, rien n’empêcherait des imposteurs de dire : « Je viens de Dieu » ou « Un ange m’a donné ce message. » Quand un pays envoie un ambassadeur à l’étranger, tout est arrangé avant son départ, et quand il arrive, il porte les pièces justificatives pour valider ses réclamations.

Les nombreuses prophéties concernant le Christ furent accomplis par Jésus de Nazareth. Pour en citer quelques-unes, Dieu avait promis des siècles auparavant que le Christ serait de la descendance d’Abraham, de la tribu de Juda, de la lignée de David, qu’il naîtrait d’une vierge à Bethléhem, qu’il exercerait son ministère en Galilée, qu’il serait rejeté par les Juifs, trahi par un ami, vendu pour trente pièces d’argent, haï sans cause, crucifié, ressuscité et exalté à la droite de Dieu ! Toutes ces « pièces d’identité » indiquent que Jésus est le Christ que l’on attendait et éliminent en même temps tout autre concurrent. Comme dit Pierre quelques semaines après la Résurrection : « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Il pouvait l’affirmer parce qu’il avait déjà vérifié les pièces d’identité de Christ : « Et nous avons cru, et nous avons connu que c’est toi le Christ, le Saint de Dieu » (Jean 6:69).

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?

Les ministères de délivrance se basent sur la supposition qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas encore été délivrés. Nous sommes toujours liés par le péché, esclaves de nos passions et de nos anciennes habitudes, victimes d’esprits mauvais qui nous troublent, nous oppressent ou nous possèdent. Puisque l’arrivée de Jésus-Christ dans nos vies n’était pas suffisante pour bannir les puissances des ténèbres, nous avons besoin de quelqu’un avec un ministère de délivrance qui puisse discerner les mauvais esprits qui nous hantent ou la malédiction générationnelle que nous avons héritée et nous en libérer.

Il existe plusieurs raisons pourquoi l’église de nos jours est sol fertile pour les ministères de délivrance.

1. Bien des adeptes sont à la recherche d’une solution facile pour leurs difficultés dans la vie. Ils ne vivent pas une vie chrétienne normale, la vie abondante qu’avait promise Jésus (Jean 10:10), la vie de vainqueur que connaissent ceux qui marchent selon l’Esprit de Dieu (Romains 8:2). Ils sont prêts à accueillir toute personne qui leur promet ce qu’ils n’ont pas encore expérimenté.

2. Il existe chez beaucoup d’adeptes une grosse ignorance des Écritures. Bien différents des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact bien » (Actes 17:10-11), ils n’ont pas la capacité d’évaluer ceux qu’ils entendent et deviennent ainsi proie facile pour des enseignements non bibliques.

3. L’église est imbibée de la culture de tolérance dans laquelle il ne faut plus dénoncer quelqu’un ou quelque chose comme faux. Elle devient de plus en plus incapable de distinguer la vérité de l’erreur. Chacun a son avis de ce que la Bible enseigne et toute idée ou interprétation est mise sur le même pied d’égalité. Une personne dit ceci, une autre dit cela ; et le simple auditeur ne sait pas qui a raison. Finalement, les Écritures sont-elles privées de leur autorité et Dieu est de ce fait étouffé. Parfois nous préférons trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

4. Les ministères de délivrance fleurissent surtout dans une culture de victimes. Il est parfois agréable d’être la victime. La victime peut se plaindre de sa situation désespérée. Elle évoque parfois la sympathie d’autres personnes qui peuvent s’identifier avec elle. En plus, la victime ne se sent pas responsable de sa situation ; elle attendra à ce qu’une tierce personne la délivre. Ainsi préférons-nous trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

C’est dans ce contexte que prolifèrent les ministères de délivrance, cet autre évangile que nous ne trouvons pas sur les pages du Nouveau Testament.

Considérons quelques raisons pourquoi le ministère de délivrance n’est pas biblique.

1. Le ministère de délivrance dévalorise l’œuvre de Christ sur la croix ; il ne reconnaît pas la complétude de ce que Christ a accompli pour nous. Selon cet enseignement, bien que chrétiens, nous avons des problèmes, des liens, des péchés et des habitudes mauvaises dont nous avons besoin d’être délivrés. Satan a toujours accès à notre vie dans laquelle il a établi des forteresses. Il nous faut un ministère de délivrance pour trouver la vraie liberté en Christ.

Pourtant, il n’y a pas de verset dans la Bible qui indique que Christ ait fait son œuvre à moitié. Selon la Parole de Dieu,

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17).

« vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9 SER).

« Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:18).

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

« En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8:2).

Il serait bien de méditer ces versets pour que la vérité puisse pénétrer nos coeurs. Celui qui appartient à Christ a l’Esprit de Christ qui l’a libéré de l’emprise de la chair et du péché. Ce qui caractérisait l’ancienne vie ne caractérise pas la nouvelle vie. Le passé est passé. Tout est nouveau. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Pas à moitié. Pas simplement selon les apparences. Réellement. Nous sommes libres.

2. Le ministère de délivrance sous-estime la position du croyant. Le ministère de délivrance se base sur le faux enseignement que le chrétien est toujours lié en quelque sorte par des puissances diaboliques.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul nous fait savoir que Christ a été élevé bien au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nomme (1:21). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques.Encore plus merveilleux pour nous, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus (2:6). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques. Les Éphésiens étaient autrefois sous l’emprise de Satan (Éphésiens 2:1-3, 11-12), et dominés par de mauvais esprits (Actes 19:11-16) et par la sorcellerie (Actes 19:19), mais tout a changé. A plusieurs reprises à travers cette épître, Paul démontre que, comme eux, nous sommes maintenant élus de Dieu (1:4), prédestinés à l’adoption (1:5), rachetés et pardonnés (1:7) et scellés par le Saint-Esprit jusqu’au jour de la rédemption (1:13 ; 4:30). La même puissance qui a ressuscité Christ d’entre les morts et qui l’a exalté bien au-dessus des pouvoirs diaboliques agit en nous (1:19-23). Cette puissance agit en nous et « peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (3:20).

Encore, la Parole de Dieu parle avec clarté concernant notre position : 

« Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Nous sommes libérés du péché et marchons dans la sanctification :

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

Notre position exaltée en Christ est incompatible avec l’enseignement selon lequel nous sommes toujours dominés par des forces diaboliques.

3. Le ministère de délivrance fait de nous des victimes plutôt que des vainqueurs. Ainsi, nous enlève-t-il la responsabilité de notre péché et la responsabilité de nous repentir. Quand nous péchons, selon le ministère de délivrance, ce n’est pas notre faute, c’est la chair et des esprits mauvais. Nous ne sommes que des victimes.

Selon la Bible, si vous êtes en Christ, vous êtes déjà délivrés de la puissance du péché par la croix de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables. Fois après fois la Parole de Dieu nous adresse des impératifs parce que nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables et capables d’obéir à la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Jean-Baptiste nous adresse des impératifs :

« Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).

« Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8).

De sa part, Jésus a donné le même commandement :

« Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17).

Il nous a commandé d’arracher le péché de nos vies (Matthieu 5:29-30)

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5:29-30).

Il nous a commandé non pas d’exercer un ministère de délivrance vis-à-vis des disciples mais de leur enseigner de garder tous ses commandements :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB)

Pour être libérés du péché dans nos vies, Paul ne dit pas que le chrétien a besoin d’être délivré ; il donne plutôt une série d’impératifs :

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. 12 Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (Romains 6:11-13).

Jacques nous dit qu’il suffit de résister au diable : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7).

John nous dit que notre victoire vient du fait que le Dieu qui est en nous est plus grand que l’esprit d’antichrist qui est dans le monde : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).

Nous ne sommes pas victimes : nous sommes vainqueurs et encore plus : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).

4. Le ministère de délivrance nous fait dépendre d’un homme plutôt que de Christ. Il nous oriente vers un homme avec certains dons plutôt que vers le Tout-Puissant Christ, vers un ministère dont nous aurions besoin pour être libérés plutôt que vers Christ qui a déjà tout accompli sur la croix. Tandis qu’un tel homme n’est pas présent, cela nous donne une excuse pour continuer dans notre péché. Nous attendons notre libérateur ! De temps en temps on entend soupirer un chrétien : « Ah, si seulement cet homme de Dieu pouvait venir ici. Nous avons besoin de son ministère. » N’avez-vous pas reçu l’évangile de Jésus-Christ qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) ? « Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu…? » (1 Corinthiens 6:19). « Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes… » (1 Corinthiens 3:21). C’est Jésus-Christ lui-même qui est tout pour nous (1 Corinthiens 1:30-31).

On m’a dit que je limite Dieu en disant que le ministère de délivrance n’est pas de Dieu. Au contraire ! Ils limitent Dieu, ceux qui insistent qu’il faut un certain homme avec certains dons spirituels et avec un certain ministère de délivrance pour que les chrétiens puissent être libérés et puissent marcher selon l’Esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu et dans la victoire que Dieu a prévue pour ses enfants. Vous n’avez pas à attendre un ministère de délivrance ; si vous êtes nés de nouveau, vous pouvez connaître la victoire maintenant pourvu que vous croyiez et obéissiez.

« A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (1 Jean 5:2-5).

La victoire découle non pas d’un homme avec un certain ministère mais de la foi envers Jésus-Christ qui s’exprime par l’obéissance à ses commandements.

5. Il ne se trouve pas un seul exemple d’un ministère de délivrance envers un enfant de Dieu dans tout le Nouveau Testament. S’il n’y a pas d’exemple biblique de ce ministère, il va de soi que ce n’est pas biblique.

C’est Dieu lui-même qui est l’autorité finale quant à toute question de foi ou de pratique et il s’est exprimé dans sa Parole.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne » (2 Timothée 3:16-17).

Les Écritures sont « utiles » pour que nous soyons préparés « à toute oeuvre bonne » sans exception aucune.

Les apôtres ont parfois chassé des démons, mais aucun croyant n’a jamais été le sujet d’un tel ministère. Paul n’a jamais écrit à une église pour dire qu’ils ont besoin d’une délivrance d’un On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré.esprit de mensonge ou de colère ou de vol ou d’amertume ou de convoitise ; il ne donne que des impératifs : rejetez le mensonge (Éphésiens 4:25), maîtrisez votre colère (4:26), ne dérobez plus (4:28), ôtez l’amertume (4:31), que l’inconduite ne soit même pas mentionnée parmi vous (5:3), etc. On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré. Si l’enfant de Dieu est toujours lié par Satan, de quoi a-t-il été sauvé au moment de sa nouvelle naissance ? La Parole de Dieu est claire : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:13). La libération du chrétien est un fait accompli.

On me dirait : « Mais ça marche ! J’ai été délivré par tel homme de Dieu, telle date, et ma vie a été complètement changée ! » Quelques remarques conviennent :

  • Si vous avez été délivré de l’emprise de Satan, c’était en ce moment que vous avez été sauvé, pas avant. Il y a pas mal d’adeptes qui ont besoin d’entendre cette Parole de Dieu : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec » (2 Corinthiens 13:5).
  • Si vous avez été délivré, c’est simplement parce que vous avez enfin cru à la Parole de Dieu. L’incrédulité envers la Parole de Dieu est un péché.
  • Si vous avez été délivré, ne mettez pas votre gloire dans un homme ; c’est Christ qui est mort pour nous.

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ? Attendez-vous un libérateur ? Le vrai libérateur est déjà venu. Croyez à la Parole de Dieu qui déclare qu’en Jésus-Christ, vous êtes réellement libres. Des centains de versets qui l’enseignent, je vous laisse avec celui-ci :

« Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5:8).

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Le chemin du réveil

Dans son étude sur les réveils, la description par Richard M. Riss (aux pages 3 à 6) a provoqué pour moi plusieurs questions. Étant donné qu’il y a des conditions pour expérimenter la bénédiction de Dieu, nous devons nous demander si nous sommes réellement en en route pour un réveil. Considérons les traits de réveils que donne M. Riss et quelques questions qu’ils provoquent :

1. Dans un réveil, les gens développent un enthousiasme intense pour le christianisme. Ils sont si préoccupés des choses de Dieu qu’ils ne désirent pas parler d’autres choses. Il y a un fort sentiment d’amour, de joie, de paix et de la présence de Dieu tel que les gens ne veulent pas quitter les réunions. C’est le ciel sur terre.

  • Question : Sommes-nous préoccupés des choses de Dieu ? « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Colossiens 3:1). Dieu a-t-il réellement la première place dans notre pensée ?

2. Dans un réveil, la prédication, l’enseignement et la musique pénètrent d’une manière extraordinaire les cœurs des auditeurs qui ont bien soif de la Parole de Dieu.

  • Question : Les auditeurs de la prédication de Pierre « eurent le coeur vivement touché » (Actes 2:37). Notre prédication, notre enseignement et le message de notre musique sont-ils tellement saturés de la Parole et de l’Esprit de Dieu qu’ils pénètrent les cœurs des auditeurs ?

3. Un réveil est caractérisé par un accent fort sur la Bible et son enseignement, surtout sur les souffrances, la croix, le sang, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

  • Question : Paul a dit : « Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens 2:2). Et encore, « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est le Christ-Jésus, le Seigneur, que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus » (2 Corinthiens 4:5). Prêchons-nous nous-mêmes ou Christ-Jésus ?

4. Un réveil est caractérisé par une forte conviction du péché, conviction de la justice et du jugement à venir (Jean 16:8). Bien des gens sont saisis d’une révélation de la gloire de Dieu, d’un sentiment de leur méchanceté et de leur état désespéré devant Dieu, et d’une crainte bouleversante de Dieu et de son jugement. Ils se rendent compte qu’ils méritent la mort et la rétribution divine, et ils implorent la miséricorde de Dieu.

  • Question : Paul prêchait « sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir » de façon que le gouverneur Félix était « saisi de crainte » (Actes 24:25). Prêchons-nous ces thèmes de conséquence éternelle de manière que les gens soient secoués de leur indifférence ?

5. Dans un réveil, des individus sont libérés de l’esclavage du péché, des habitudes et des attitudes mauvaises. Les préjugés sont brisés, les foyers brisés sont guéris et il y a un fort sentiment d’unité entre les croyants.

  • Question : La Bible dit que la grâce « nous enseigne à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse » (Tite 2:12). « Maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22). Notre prédication produit-elle de tels résultats ?

6. Dans ces circonstances, des multitudes de pécheurs sont convertis tandis que les chrétiens entrent plus profondément dans la plénitude de la foi. Les rétrogrades reviennent au Seigneur. Il y a même des pasteurs qui sont sauvés en reconnaissant qu’ils ne savaient rien de la puissance de Dieu avant de le rencontrer dans ces circonstances.

  • Question : Est-ce notre désir profond de connaître Christ (Philippiens 3:10) ? De progresser toujours dans l’œuvre du Seigneur (1 Corinthiens 15:58) ? Nous efforçons-nous d’ajouter à notre foi et d’affermir notre vocation et notre élection (2 Pierre 1:5-11) ?

7. Quand l’Église est réveillée, il y a une onction puissante de l’Esprit de Dieu et parfois des guérisons et d’autres miracles.

  • Question : Pour l’exercice de notre ministère, dépendons-nous de nos talents, de notre savoir-faire et de notre éducation, c’est-à-dire la chair (Philippiens 3:4) ou de la force que Dieu nous donne (1 Pierre 4:11), cette l’onction précieuse du Saint-Esprit (Éphésiens 6:19) ?

8. Dans un réveil, un esprit de sacrifice est présent. Des gens passent des nuits entières à chercher la face de Dieu et à prier pour ceux qui sont perdus, ce qui donne naissance à des actions missionnaires pour faire des disciples des nations.

  • Question : Sommes-nous prêts à nous dépenser nous-mêmes pour les âmes d’autrui (2 Corinthiens 12:15), à prier, à jeûner et à souffrir pour ceux qui sont sans Dieu, sans Christ et sans espérance dans le monde (Éphésiens 2:12 ; 2 Corinthiens 11:22-30) ? Le faisons-nous ?

Dieu veut bénir et il veut nous réveiller, mais il est temps pour chacun de nous d’obéir à son commandement de nous réveiller nous-mêmes : « C’est pourquoi il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et le Christ resplendira sur toi » (Ephésiens 5:14).

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Le réveil et nos mort-nés

Quand nous considérons le besoin d’un réveil, nous devrons avouer que nous avons donné naissance à pas mal de mort-nés. En cherchant à faciliter la nouvelle naissance, à éviter les douleurs d’enfantement, les larmes et trop de tension sur les nouveaux-nés, nous nous sommes servis de formules qui ont produit des avortons plutôt que des enfants viables. Quand Paul a-t-il jamais conduit des gens dans une prière de repentance ? Le premier verbe de l’évangile est « Repentez-vous ! » (Marc 1:15). Nul pasteur ne peut le faire pour vous. Nul prédicateur ne peut confesser vos péchés à votre place. Vous avez à faire avec Dieu.

En conduisant des gens dans la prière de confession, nous avons court-circuité un processus saint qui doit avoir lieu dans la profondeur du cœur du pécheur pénitent. « Quand [le Saint-Esprit] sera venu, dit Jésus, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Bien des gens sont dans l’église parce que l’on leur a promis la joie, la paix, l’amour, une meilleure vie, la résolution de tous leurs problèmes, mais ils n’ont jamais été convaincus de péché. Il ne se voient pas comme pécheurs que dans le sens général que « Nous sommes tous pécheurs », comme en Polynésie française, « Nous sommes tous croyants. » Ils ne se voient pas comme personnellement coupables devant un Dieu saint à qui chacun rendra compte pour des péchés qu’il a commis contre Sa Majesté.

Dans notre présentation de l’évangile, nous ne voulons pas mettre les gens mal à l’aise. Quel contraste avec la prédication de Paul devant le gouverneur Félix : « Mais, comme Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir, Félix, saisi de crainte, lui dit : Pour le moment, tu peux t’en aller ; quand j’en trouverai le temps, je te rappellerai » (Actes 24:25). La prédication de l’évangile n’a pas mis Félix à l’aise ; il était saisi de crainte !

On note que le message de Paul s’alignait avec l’œuvre du Saint-Esprit : le Saint-Esprit « convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » ; « Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir. » C’est cette sorte de prédication qui permet au Saint-Esprit de convaincre les pécheurs de péché et de les conduire à une tristesse selon Dieu. Encore, Paul explique : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10). C’est la conviction du péché qu’opère le Saint-Esprit qui produit la repentance. Des gens ne savent pas se repentir parce qu’ils n’ont pas été convaincus de péché. Ils n’ont pas été convaincus du péché parce que nous avons laissé à côté cette partie de l’évangile qui exposerait leur besoin de se repentir mais qui produirait en eux la vie éternelle. Ils ont machinalement répété après nous une prière de confession sans se rendre compte de leur culpabilité profonde et personnelle devant Dieu ; ils l’ont fait sans être attristés selon Dieu et sans arriver à « une repentance (qui mène) au salut ».

Dans son livre Les Réveils religieux, le grand évangéliste, Charles G. Finney, nous rappelle que la nouvelle naissance n’est pas produite par des formules magiques :

L’examen de vous-mêmes consiste à diriger vos regards sur votre vie, à considérer vos actions, à vous rappeler le passé pour en connaître le vrai caractère. Prenez vos péchés personnels un à un et considérez-les. Je ne dis pas que vous devez jeter un rapide coup d’œil sur votre vie passée, reconnaître qu’elle est remplie de péchés et demander pardon à Dieu, après une confession générale. Je dis qu’il faut prendre vos péchés un à un. Il ne serait pas mal de prendre une plume et du papier, et de les noter à mesure qu’ils se présentent à votre souvenir. Faites ce compte avec le même soin qu’un commerçant apporte à tenir sur ses livres ; et à mesure qu’un péché se présente à votre mémoire, ajoutez-le à votre liste. Des confessions générales ne serviront jamais à rien ; vos péchées ont été commis un à un ; et autant que vous pourrez les atteindre par le souvenir, vous devez en faire la revue et vous en repentir pareillement un à un (p. 27).

Si nous voulons voir un réveil, nous devons changer nos méthodes faciles et nos formules magiques qui ne font qu’accoucher des mort-nés. Le vrai réveil commencera avec la conversion des « croyants » et la résurrection de nos avortons.