La repentance, don de Dieu

« Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (Actes 11:18).

Ce verset tire la conclusion de l’épisode de Pierre chez Corneille : l’église venait de se rendre compte que le salut de Dieu n’était pas seulement pour les Juifs ; Dieu avait « accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie ». Luc tisse ce point tournant de l’histoire de l’église avec beaucoup de habileté : Corneille, païen pieux, a une vision d’un homme du nom de Pierre qui pourra lui « dira des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison » (11:14), ce qui indique que malgré sa piété, sa crainte de Dieu, ses aumônes, ses prières, sa vision et sa justice (10:2-3, 22), il était un pécheur perdu. L’ange qui lui apparaît lui donne le nom et l’adresse d’un homme qui lui, et non l’ange, annoncera le message du salut. De sa part, Pierre a une vision d’animaux impurs qu’en tant que Juif, il ne peut manger, malgré sa faim (10:10-12). Voilà le plat que Dieu lui a préparé. Trois fois le Seigneur lui dit qu’il ne doit pas regarder comme souillé ce que Dieu a déclaré pur (10:15). (Je me demande si Pierre pensait au fait que Jésus lui avait demandé trois fois de faire paître ses brebis.) Têtes durs que nous sommes, Dieu doit répéter souvent le message que nous ne voulons pas recevoir. Une parole vraie de Dieu nous laisse à réfléchir (10:19) mais c’est l’obéissance qui accompli la volonté de Dieu (10:20). Pierre se rend chez Corneille, annonce le message, le Saint-Esprit tombe sur les auditeurs, et Pierre et son groupe tire la conclusion que l’on ne peut pas refuser le baptême à ces croyants païens (10:47).

L’histoire est tellement importante pour Luc, païen lui-même, qu’il la répète dans le chapitre 11. Enfin, c’est Pierre qui la raconte quand ses frères apôtres lui demandent de leur rendre compte de pourquoi il avait mangé avec des incirconcis (11:3). Nous lisons la même histoire racontée maintenant par Pierre qui y fera encore allusion à la Conférence de Jérusalem quelques années plus tard (15:7-9). Il conclut que refuser le baptême à ces pagano-croyants serait s’opposer à Dieu qui leur avait accordé le même Saint-Esprit que les 120 avaient reçu (10:47 ; 11:17). Les apôtres et les frères, convaincus maintenant par le témoignage et les faits, « se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (11:18).

Il y a une autre vérité fondamentale dans ce verset, c’est que la repentance est un préalable nécessaire au salut : Dieu a « accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie ». Dans les Actes 5:31, Pierre avait déjà prêché que « Dieu l’a élevé [Jésus] par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés ». Donc, la repentance a été donnée aux Juifs et aux païens pour qu’ils aient la vie. Paul a proclamé « aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus » (Actes 20:21). Il a annoncé « la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’oeuvres dignes de la repentance » (26:20), « afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés » (20:17).

C’est la repentance qui mène au salut : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10). Mais d’où vient la repentance, ce préalable qui est essentiel pour que nous ayons la vie ? Elle est produite par la tristesse selon Dieu, la tristesse que Dieu produit ! Dieu veut produire de la tristesse dans nos cœurs parce que c’est son tristesse (et non pas celle du monde) qui pousse à nous repentir. Quand nous voyons que nous avons violé la loi de Dieu, que nos cœurs sont corrompus devant lui, que nous n’avons rien à revendiquer et que nous ne pouvons qu’implorer la grâce de Dieu, cette conviction du Saint-Esprit, cette tristesse selon Dieu produit une repentance, un changement de vie, qui mène au salut. Voilà pourquoi les apôtres et les frères ont glorifié Dieu. Le Saint-Esprit qui a été envoyé pour convaincre le monde du péché, de la justice et du jugement à venir (Jean 16:7-11), nous comble de la tristesse selon Dieu pour que nous puissions nous repentir des œuvres mortes (Hébreux 6:1) et être sauvés. C’est seulement quand nous avons été attristés selon Dieu que nous savons nous réjouir et glorifier Dieu comme il le faut. Et alors, nous reconnaissons que la repentance est véritablement un don de Dieu.

Lire la Bible, encore !

Cette année je suis le plan de Robert McCheyne pour la lecture de la Bible. Comme il le recommande, j’ai commencé avec Genèse et Matthieu avec les enfants, ce qui nous permettra de lire la moitié de l’Ancien Testament et tout le Nouveau Testament, si je maintiens le rythme ! En plus, j’ai commencé une lecture privée, toujours selon le plan, d’Esdras et des Actes. Ainsi j’aurai lu le Nouveau Testament deux fois et l’Ancien Testament une fois. Ne lire que deux chapitres en privée me donne plus de temps pour entrer dans plus de détail. Lire la Bible avec les enfants approfondit notre relation et leur permet de poser des questions qui m’étonnent parfois par leur perspicacité. Les enfants sont capables de comprendre beaucoup de choses dans la Parole de Dieu si nous prenons le temps de la lire ensemble. Vous pouvez trouver le plan de McCheyne qui date de 1842 en PDF, encore en PDF, ou ici ou ici. Les références sont en anglais, mais ce n’est pas difficile de les déchiffrer.  Autrement, vous pouvez lire en ligne et en français le Nouveau Testament ou toute la Bible. Bonne lecture !

Le secret le mieux gardé de l’enfer

English: Ray Comfort
English: Ray Comfort (Photo credit: Wikipedia)

Dans « Le secret le mieux gardé de l’enfer« , Ray Comfort constate que nos efforts à l’évangélisation ne produisent pas beaucoup de fruit durable.

A la fin des années 70, alors que je voyageais, j’ai découvert avec horreur des statistiques sur la croissance de l’Eglise : 80 à 90 % des gens qui prennent une décision pour Christ s’éloignent de la foi. C’est l’évangélisation moderne, avec ses méthodes, qui crée ces 80 à 90 % (des gens qu’on appelle communément des rétrogrades).

Dans cet article important, il considère les méthodes modernes qui sont fautives, la méthode et l’enseignement bibliques au sujet de l’évangélisation, et ce que nous devons faire.

Les liens ont été mis à jour aujourd’hui 9 mars 2013.

 

Changer. Aujourd’hui.

Dans son livre Maximized Manhood, Edwin Louis Cole dit : « Le changement n’est pas changement s’il n’y pas de changement. » Élémentaire. Mais profond. Il dit que nous pouvons parler de changement sans changer. Nous pouvons prier de changer sans changer. Nous pouvons décider de changer sans changer. Une once d’obéissance vaut mieux qu’une tonne de prière.

Notre invité à l’église ce dimanche nous a donné une définition de la folie que vous avez peut-être déjà entendue. La folie est de répéter les mêmes actes, les mêmes habitudes, les mêmes routines, de suivre les mêmes méthodes, tout en espérant des résultats différents. C’est vraiment de la folie que nous vivons trop souvent. Nous n’aurons pas le changement que nous désirons dans nos vies si nous ne changeons pas.

Un ami qui est pasteur d’une grande église encourage les membres à prendre un passage comme thème de l’année. J’ai été impressionné cette année par 2 Pierre 1:5-13 que j’ai cité dans mon blog du premier janvier : « …faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour… » (v. 5-7). Nous devons nous efforcer d’autant plus d’affermer notre vocation et notre élection (v. 10). Il faut « tous nos efforts » pour joindre à notre foi la vertu, la connaissance, etc. Il faut tous nos efforts pour… changer. Je veux changer. Mais pour changer, je dois…changer.

Je ne suis pas d’accord qu’un jour convient mieux qu’un autre, si ce n’est aujourd’hui. Que nous soyons le 7 janvier 2007 ou le 7 du 7e mois de 2007 n’a pas d’importance devant Dieu. Le jour qu’il désigne comme important est « aujourd’hui ». Cinq fois dans les chapitres 4 et 5 de son épître aux Hébreux, l’auteur souligne l’importance d’aujourd’hui. « Aujourd’hui, si vous entendez la voix du Saint-Esprit, n’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:7-8, encore dans le verset 15). Nous devons nous exhorter les uns les autres « aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! » (3:13). Et encore, « Dieu fixe de nouveau un jour—aujourd’hui—en disant bien longtemps après… Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 4:7).

C’est aujourd’hui que nous devons changer. N’atermoyons plus. N’attendons pas le premier janvier 2008 ou une autre date ultérieure. C’est aujourd’hui qu’il nous convient de changer. Ne parlons plus de changer. Ne prions plus de prières de contrition qui ne font que nous soulager dans notre désobéissance. Changeons nos habitudes. Changeons nos attitudes. Changeons notre comportement. Qu’est-ce que vous voulez changer ? Qu’est-ce qui est nécessaire pour changer ? Prenez le temps pour planifier et écrire les changements que voulez effectuer cette année, ce mois, cette semaine. Aujourd’hui. Nous pouvons changer « par celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3:20). Il n’y a pas de changement sans… changement.

Une prière de Thomas d’Aquin

Seigneur, mon Dieu, donne-moi
L’intelligence pour te connaître,
Le zèle pour te chercher,
La sagesse pour te trouver,
Une vie qui te plaise,
Une persévérance inébranlable,
Et une espérance qui t’embrasse un jour.

Thomas d’Aquin (c. 1225-1274)

Lire la Bible en un an

genese-272×200.jpg5 …faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, 6 à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, 7 à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. 8 En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; 9 mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il a les yeux fermés, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. 10 C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais. 11 C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ” (2 Pierre 1:5-13 SER).

L’apôtre Pierre dit que nous devons faire des efforts pour grandir dans le Seigneur et nous avons besoin d’un plan. La lecture régulière de la Bible devrait faire partie de votre plan pour la croissance de votre foi. Voici quelques plans qui vous aideront à lire la Bible en un an.

D’UN BOUT À L’AUTRE
Lisez trois chapitres les jours de semaine et cinq le dimanche. Vous achèverez la lecture de la Bible en un an.

QUATRE CHAPITRES PAR JOUR
Lisez quatre chapitres par jour pour achever la lecture de l’Ancien Testament une fois et le Nouveau Testament deux fois en un an.

QUATRE ENDROITS À LA FOIS (McCheyne)
Lisez un chapitre par jour commençant en Genèse, les Psaumes, Matthieu et les Actes. Quand vous achevez la lecture des Évangiles et du reste du Nouveau Testament, lisez des chapitres supplémentaires (toujours un total de quatre chapitres par jour) dans l’Ancien Testament. Recommencez la lecture du Nouveau Testament pour une deuxième fois le premier juillet. Après la deuxième lecture du Nouveau Testament, complétez la lecture de l’Ancien Testament avant la fin de l’année en lisant quatre chapitres par jour.

L’ANCIEN ET LE NOUVEAU TESTAMENT EN MEME TEMPS
Lisez trois chapitres de l’Ancien Testament les jours de la semaine et cinq chapitres du Nouveau Testament le dimanche. Vous achèverez ainsi la lecture de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament à la fin de l’année.

UNE FOIS PAR TRIMESTRE
Pour les très courageux, lisez 13 chapitres par jour pour achever la lecture de la Bible quatre fois par an !

PSAUMES ET PROVERBES
En plus de sa lecture quotidienne de la Bible, Billy Graham lit cinq Psaumes et un chapitre du livre des Proverbes chaque jour. Ainsi il lit le livre des Psaumes et le livre des Proverbes 12 fois par an.  Bonne lecture ! 

Le pasteur pragmatique

Le Dictionnaire portatif du futur bachelier donne la définition suivante pour le « pragmatisme » :

Attitude qui consiste à régler les problèmes directement, par l’action et l’adaptation aux situations concrètes, et non pas à partir d’idées préconçues ou d’analyses théoriques. L’individu pragmatique met la pratique au-dessus de tout ; il cherche ce qui résout immédiatement le problème, en tâtonnant éventuellement, en s’aidant du bon sens. L’attitude pragmatique cherche ce qui est opérationnel, utilitaire, efficace, sans se soucier de principes préétablis.

Le pragmatisme est aussi une doctrine philosophique, élaborée par [le psychologue américain] W. James (1812-1910), selon laquelle la valeur d’une idée, sa « vérité », dépend uniquement de son efficacité pratique, de son utilité lorsqu’on l’expérimente. N’est vrai que ce qui réussit ; n’est valable que ce qui est socialement utile.

Dans l’église, nous confondons parfois le succès avec la bénédiction de Dieu. Il y avait dans la ville où j’ai grandi une grande église de plusieurs centaines de membres. Le pasteur prêchait des doctrines aberrantes, les chrétiens venaient avec de petits sacs pour y cracher leurs démons, et l’église grandissait ! « Eh ben, ça marche ! » ai-je entendu dire à quelqu’un. On a découvert plus tard que le pasteur avait aussi une maîtresse, mais ça marchait. Dieu bénissait, disait-on.

Ça marchait bien aussi pour Ted Haggard, président de la « National Association of Evangelicals » (NAE, Association nationale des évangéliques) et pasteur de l’église New Life Church de Colorado Springs qu’il avait commencé en 1984 dans son sous-sol et qui a maintenant 14.000 membres. Ça marchait bien jusqu’en novembre 2006 quand il a dû confesser son comportement sexuel immoral. Il a été démis de son église et de la présidence de la NAE.

L’approche pragmatique ne pose pas la question : « Est-ce que c’est juste ? », mais « Est-ce que ça marche ? » Ce système philosophique « made in America »[1] est dévastateur quand on l’adopte dans l’église. La Bible ne constitue plus « la révélation de Dieu à l’homme, la règle infaillible, faisant autorité en matière de foi et de conduite ». On règle les situations d’une manière directe et « non pas à partir d’idées préconçues ou d’analyses théoriques ». On « met la pratique au-dessus de tout », la Parole de Dieu y incluse. On se sert de son « bon sens ». On « cherche ce qui est opérationnel, utilitaire, efficace, sans se soucier de principes préétablis » comme ce que dit Dieu dans sa Parole. Le pasteur pragmatique ne s’inquiète pas des principes bibliques ; il ne considère que les résultats. Il dit : « Donnez-moi quelque chose de pratique ! », comme si la Parole de Dieu n’était pas en fin de compte pratique ou comme si nous étions dans une position pour juger la Parole de Dieu de par notre compréhension de ce qui est pratique.

Le pasteur pragmatique peut même arriver à dire que la sainteté est bien biblique mais qu’elle n’est pas pratique pour la croissance de l’église et qu’il préfère une église remplie de gens à une église à moitié vide. Ainsi, il n’exerce pas la discipline biblique dans son église. Il ne prêche pas la repentance par peur d’offenser. Il accepte en pratique les valeurs culturelles comme le concubinage et l’adultère même s’il se dit être pour les valeurs bibliques. Il peut même arriver à implanter une nouvelle église dans la maison des gens qui vivent en rébellion à la Parole de Dieu tout simplement parce que « ça marche ».

Dieu a une parole pour ces pasteurs pragmatiques :

« Que le méchant abandonne sa voie, Et l’homme de rien ses pensées ; Qu’il retourne à l’Éternel, Qui aura compassion de lui, A notre Dieu, Qui pardonne abondamment. 8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, —Oracle de l’Éternel. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies Et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55:7-9).

Satan présentait à Christ des options pratiques, des raccourcis à la gloire, mais Jésus a choisi le chemin de la croix. Paul aurait pu se servir des méthodes culturelles pour se faire bien voir par les Corinthiens, mais il a décidé de prêcher ce qui leur était un scandale et une folie. Il n’était pas très pratique selon les méthodes de ce monde, mais Dieu voit les choses autrement.

Nous nous disons bibliques mais si nous croyons qu’il y a des « cas particuliers » qui font exception à la Parole de Dieu, nous n’avons pas compris la nature adéquate de la Parole de Dieu. Si nous croyons que la Bible est inspirée, mais pas utile pour toute œuvre bonne, nous n’avons pas bien compris que les Écritures ne laissent pas d’exception :

“Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne” (2 Timothée 3:16-17).

C’est la Bible qui porte autorité en ce qui concerne non seulement la foi mais également nos pratiques. Cela ne concerne pas seulement les membres de l’église ; cela concerne d’autant plus les dirigeants. La Parole de Dieu justifie ou invalide notre style de louange et d’adoration, nos méthodes pour attirer des jeunes, de financer l’œuvre de Dieu, d’évangéliser et d’implanter des églises. Si nous agissons d’une manière qui n’est pas soutenue par les Écritures, comment pouvons-nous attendre la bénédiction de Dieu ? « Ça marche. » Peut-être, mais ce n’est pas béni de Dieu. La Parole de Dieu est adéquate pour toute situation sans exception aucune. 

[1] Charles Colson, Being the Church, (Nashville, W Publishing Group, 2003), p. 195.