La conférence TGC 2011 : Christ dans l’Ancien Testament

La conférence TGC (“The Gospel Coalition”) 2011 est en pleine session et les messages sont simultanément traduits en français. Le thème est Christ dans l’Ancien Testament. Vous pourrez visiter leur site et télécharger les messages en audio au fur et à mesure qu’ils seront disponibles. Les quatre premiers messages par Albert Mohler, Tim Keller, Alistair Begg, et la discussion sont déjà en ligne.

mardi le 12 avril
mercredi le 13 avril
  • Session 5: James MacDonald: «Pas selon nos péchés» (Psaume 25)
  • Session 6: Conrad Mbewe: «Le germe juste» (Jérémie 23:1-8)
  • Session 7: Matt Chandler: «La jeunesse» (Ecclésiaste 11:7-12:14)
jeudi le 14 avril
  • Session 8: Mike Bullmore: «Le grand coeur d’amour de Dieu envers les siens» (Sophonie)
  • Session 9: Don Carson: «Être vraiment emballé concernant Melchisédek»

L’évangélisation qui transforme une ville

To Transform a City

Tim Keller, pasteur de Redeemer Presbyterian Church de Manhattan, New York, a récemment parlé à un groupe de pasteurs concernant le défi de toucher une ville pour Christ. Je résume quelques pensées de l’article “To Transform a City” qui se trouve dans la revue Leadership.

Il faut un mouvement pour atteindre une ville pour Christ.

Il faut plus que quelques églises efficaces avec un éclat d’énergie de réveil et de nouveaux convertis. Dans presque toutes les villes du monde, il se trouve des églises qui grandissent. Dieu œuvre et des gens viennent à Christ. Pourtant, c’est une autre question de demander si la ville est atteinte pour Dieu.

Souvent la croissance d’une église se fait par un transfert de membres. Une église passe par un temps difficile, un temps de division. Certains chrétiens mûrs trouvent qu’il n’est pas possible d’inviter leurs amis à l’église parce que l’ambiance n’est pas saine. Ils transfèrent leur appartenance à une église grandissante qui est en bonne santé. C’est une bonne décision mais cela n’indique pas que la ville soit atteinte pour Dieu.

Pour atteindre une ville pour Christ, il faut un mouvement aussi large que la ville qui fait en sorte que le nombre de chrétiens dans la ville augmente plus rapidement que la population : un pourcentage grandissant de la population (1) trouve le salut en Jésus-Christ et (2) fait partie des églises bibliques. Ces croyants finiront par produire un impact sur la vie de la ville. Voilà un mouvement évangélique qui touche une ville.

Un tel mouvement est organique. Son énergie n’est pas limitée à une église ou à un dénomination. Il n’a pas de leader qui le dirige. C’est un mouvement du Saint-Esprit qui transcende les barrières de dénomination, fait grandir le corps de Christ, et fait un impact pour Christ dans la ville entière.

1.  Le noyau du mouvement : biblique et contextuel

Keller voit trois couches essentielles à cette sorte d’influence.

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Au noyau du mouvement, cette influence est biblique et contextuelle. L’influence est biblique. Par exemple, selon l’Épître de Paul aux Romains, l’évangile évite les pièges du moralisme légaliste et du relativisme licencieux. Et les païens et les juifs ont loupé l’évangile.

Cette influence est aussi contextuelle. C’est-à-dire qu’elle se rapporte à son contexte culturel. L’église doit éviter deux extrêmes : elle doit éviter l’isolationnisme, cette tendance de se renfermer dans la coquille de sa propre culture ecclésiastique. En entrant dans certaines églises en Europe, nous avions l’impression de retourner dans le temps quelques décennies. Il n’était pas étonnant que ces églises avaient peu d’impact sur leur ville.

D’autre part, l’église vraie se distingue du monde. Si elle n’est qu’un reflet de la culture, elle cesse d’offrir aux gens une option à la culture dominante. Une église, qui fait partie d’un mouvement qui touche une ville, est à la fois biblique et contextuelle.

2. Une multiplication d’églises bibliques et diverses

Cette influence embrasse la multiplication d’églises qui sont à la fois bibliques et diverses. Des églises bibliques, qui prêchent l’évangile, qu’elles soient baptistes, méthodistes, pentecôtistes ou presbytériennes (et j’en passe), attireront des non chrétiens différents. Nous sommes premièrement chrétiens. Je ne prône pas la coopération œcuménique avec des églises non bibliques. Pourtant, on ne peut pas toucher une ville si le corps de Christ est si divisé que les dénominations bibliques refusent de travailler ensemble pour l’avancement du royaume de Dieu.

3. Un écosystème de ministères

Cette influence inclut un écosystème de ministères

  • La prière les uns pour les autres à l’échelle de la ville.
  • L’évangélisation bien ciblée pour les jeunes, les étudiants, les hommes d’affaire, les artistes et les gens d’autres religions.
  • La justice et la miséricorde vis-à-vis par exemple les pauvres pour démontrer l’impact de l’évangile.
  • Des rencontres et des discussions par groupes professionnels pour comprendre les implications de l’évangile pour le travail et pour les mettre en pratique.
  • Des institutions qui soutiennent la vie de famille au cœur de la ville.
  • Des institutions pour la formation théologique. Nous avons besoin de former d’une manière adéquate, rapide, et efficace des gens pour le ministère chrétien.
  • Un réseau de ministères et de leaders d’églises qui coopèrent pour le bien de l’œuvre de Dieu

La culture d’une ville commence à être transformée quand le nombre de chrétiens qui sont véritablement transformés par l’évangile atteint 10 à 20 pourcent. La culture entière d’une ville peut être changée par l’impact des chrétiens. Voilà le but.

Il faut un mouvement pour atteindre une ville. C’est plus que de planter une église. C’est plus que de voir une dénomination grandir. Que le Seigneur nous aide à effectuer un tel changement dans nos villes.

Minuit chrétien ?

Express coverL’Express consacre un numéro spécial “à la grande histoire de la chrétienté” (no 3103-3104 du 22 décembre 2010 au 4 janvier 2011). Même si Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, semble pessimiste au sujet de l’avenir du christianisme, il y est plutôt sympathique.

La persécution des chrétiens dans l’Orient

En parlant dans son éditorial “Minuit chrétien” de l’oppression et de la persécution des chrétiens dans “l’Orient proche ou lointain, comme en maints endroits de ce que l’on appelle le « Sud »”, M. Barbier dit :

Un silence de sépulcre accompagne cette oppression rampante et le christianisme, vite stigmatisé quand il est la religion des bourreaux, n’a guère droit, quand il est le credo des suppliciés, à la compassion des bonnes âmes ou à l’indignation des droits-de-l’hommistes. Sans conteste, il est plus facile de pratiquer une autre religion dans un pays chrétien que d’être chrétien dans un pays qui ne l’est pas.

Tandis que les États-Unis d’Amérique tissent des rapports plus étroits avec la Chine, la persécution des chrétiens chinois n’y feront pas blocage. Nous nous intéressons plus au commerce qu’au sort des chrétiens chinois inconnus.

La marginalisation du christianisme dans l’Occident

Sans conteste, il est plus facile de pratiquer une autre religion dans un pays chrétien que d’être chrétien dans un pays qui ne l’est pas. Même dans l’Occident, les chrétiens sont ridiculisés et “soupçonnés de tous les archaïsmes”.

Les chrétiens, s’ils ne vivent leur foi en apnée, invisibles, doivent nager à contre-courant dans le « main stream » matérialiste et « cool » de ce début de siècle. Pis, tous peuvent se moquer d’eux à qui mieux mieux, jusqu’à l’injure, sans que les censeurs lèvent le sourcil, tandis qu’au moindre trait contre une autre religion on est frappé d’infamie.

Brocarder le christianisme fait bon rire. Critiquer l’islam, on est qualifié d’intolérant. En fait, on constate que les historiens révisent l’histoire de l’Occident :

…il se développe parfois dans les pays riches, notamment en France, une nouvelle barbarie, qui s’attache à renier l’héritage judéo-chrétien, socle de notre civilisation.

On trouve des documentaires télévisés qui nous enseignent que la civilisation occidentale se doit à l’islam, et non au christianisme.

Sonne-t-il minuit pour le christianisme ? Nous considérerons cette question prochainement.

Voir : « Sonne-t-il minuit pour l’église« 

La capacité intellectuelle et l’irrationalité spirituelle

« Les Pharisiens et les Sadducéens abordèrent Jésus et pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel. Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge ; et le matin : Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel et vous ne pouvez discerner les signes des temps ! Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas. Puis il les laissa et s’en alla » (Matthieu 16:1-4 SER).

Dans son livre Think (chapitre 4), John Piper note que les Juifs se servaient de ce qu’on appelle la logique aristotélicienne dans Matthieu 16:2.

  • Prémisse majeure : Le ciel rouge le soir annonce qu’il fera beau.
    Or…
  • Prémisse mineure : Le ciel est rouge ce soir.
    Donc…
  • Conclusion : Il fera beau.

Encore dans le verset suivant, nous en trouvons un autre exemple :

  • Prémisse majeure : Le ciel rouge le matin annonce qu’il fera mauvais.
    Or…
  • Prémisse mineure : Le ciel est rouge ce matin.
    Donc…
  • Conclusion : Il fera mauvais.

Jésus note avec approbation la capacité des gens—dans ce cas, les pharisiens et les sadducéens—de penser rationnellement et d’en tirer des conclusions justes : « Vous savez discerner l’aspect du ciel. » Mais il désapprouve leur incapacité de discerner les signes des temps. Il ne s’agit pas d’une incapacité mentale, mais d’une irrationalité quant aux réalités spirituelles. Les pharisiens et les sadducéens semblaient avoir des capacités rationnelles qui étaient normalement compétentes mais qui ne fonctionnaient pas pour les conduire à Jésus. Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ne pouvaient-ils reconnaître la présence de Dieu en Christ ?

Jésus donne la réponse de cette question dans le verset 4 : « Une génération mauvaise et adultère recherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas. » Jésus dit que les gens qui demandent d’autres signes sont mauvais et adultères. Pourquoi adultères ? Parce qu’au lieu d’aimer Dieu comme une épouse fidèle, leur cœur était attaché à d’autres dieux comme l’argent (Luc 16:14) et la louange des hommes (Matthieu 6:5).


Piper explique que c’est cela la raison pourquoi les pharisiens demandent un signe : Ils veulent donner l’impression qu’il n’y a pas assez de preuves que Jésus est le messie et qu’ils sont justifiés de ne pas le recevoir.


En réalité, ils ne le veulent pas. Ils sont dominés par un esprit adultère. Ils préfèrent d’autres sources de satisfaction à Jésus.

L’univers est rempli de preuves de la gloire de Dieu manifestée suprêmement dans la personne de Jésus-Christ. Comment se fait-il que des gens raisonnables ne le voient pas ? Ils ont d’autres loyautés. Ils sont une génération mauvaise et adultère. La séduction du péché (Hébreux 3:13) les aveugle de leur besoin du salut qui ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Un cœur adultère et endurci les rend ignorants et obscurcit l’intelligence (Ephésiens 4:18). « Ils sont devenus durs d’entendement » (2 Corinthiens 3:14). Paul explique qu’ils « se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1:21) parce que par leur impiété et injustice ils « retiennent injustement la vérité captive » (Romains 1:18). Intelligents et logiques dans d’autres domaines de la réalité, leur amour du péché les rend incapable de discerner les réalités spirituelles.

Comment pouvons-nous arriver à connaître la vérité ? Jésus nous donne la formule dans Jean 7:17,

Si quelqu’un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si cet enseignement vient de Dieu, ou si mes paroles viennent de moi-même.

Les 10 erreurs les plus graves dans la prédication

Les dix erreurs les plus graves dans la prédication :

10. L’imitation d’autres prédicateurs

9. L’emploi de trop d’illustrations

8. L’allégorisation ou la spiritualisation injustifiée du texte

7. Le manque de préparation

6. Le manque d’application

5. La décontextualisation (l’interprétation du texte biblique sans considération de son contexte biblique)

4. Le manque de prière

3. Prêcher aux autres avant de prêcher à soi-même

2. Prêcher d’une manière ennuyante

1. Ne pas prêcher Christ.

HT : Encouraging Expository Excellence

La prière, l’évangélisation du monde et le retour de Christ

Comment devrions-nous prier en cette fin d’année et dans l’année à venir ? La toute dernière prière de la Bible nous donne un point de repère : “Viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22:20, LSG). Nous devrions prier pour le retour de notre Seigneur.

Matthieu 24:14 indique qu’il existe un lien entre “la fin” et l’évangélisation du monde. Les disciples avaient posé cette question à Jésus : “…quel signe annoncera ta venue et la fin du monde” (Matthieu 1:3). Voici sa réponse :

Cette Bonne Nouvelle du règne de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. (Matthieu 24:14, Semeur)

L’évangile sera proclamé à tout peuple avant le retour de Christ. Cette promesse nous donne courage malgré toutes les difficultés qu’étale Jésus dans les versets précédents. Notre travail dans le Seigneur n’est pas en vain.

Pierre ajoute la pensée étonnante que nous pouvons hâter le retour de Christ ! Il dit que nous devons être fortement “attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue !” (2 Pierre 3:1-12, Semeur). Comment ? Nous pouvons hâter sa venue en priant pour l’accomplissement de Genèse 12:3, Apocalypse 7:9-10 et Matthieu 24:14.

…Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi (Genèse 12:3, Semeur).

Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers. Ils proclamaient d’une voix forte :
   —Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. (Apocalypse 7:9-10, Semeur).

Priez…

  1. Priez pour l’évangélisation la plus rapide du monde, de chaque peuple, groupe, région, ville, nation et pays non atteints.
  2. Priez pour que la “Grande Commission” soit restaurée comme base du ministère de l’Église globale.
  3. Priez concernant votre participation dans la réalisation de la Grande Commission. Quelle est la volonté de Dieu pour votre vie ? Dans le nouvel an, serez-vous obéissant à ses directives au sujet de l’évangélisation du monde ? Est-il possible que Dieu vous appelle à un ministère particulier pour prier, pour soutenir ou pour aller aux bouts du monde pour votre Maître ?
  4. Priez pour la participation de votre église. Priez que votre église croisse dans son zèle et engagement missionnaires dans l’année à venir.

Traduit et adapté de “Operation World

Chuck Swindoll : 10 leçons en 50 ans de leadership

Chuck Swindoll a offert les leçons suivantes qu’il a apprises pendant presque 50 ans de leadership :

  1. La voie de leadership est une voie solitaire. Le leadership implique des décisions difficiles. Plus la décision est difficile, plus le leadership est solitaire.
  2. Il est dangereux de réussir. Je suis plus concerné pour ceux qui n’ont pas encore 30 ans, qui sont doués et qui réussissent. Parfois Dieu se sert de quelqu’un qui vient d’atteindre l’âge adulte, mais normalement il se sert de leaders qui ont été écrasés.
  3. Il est plus difficile chez soi. Personne ne me l’a dit au séminaire.
  4. Il est essentiel d’être réel. S’il y a un domaine où l’on a tendance de jouer un rôle, c’est parmi les leaders. Restez réels.
  5. Il est pénible d’obéir. Le Seigneur vous dirigera de faire certaines choses que vous n’auriez pas faites. Vous céderez ce que vous voulez faire pour vous charger de votre croix.
  6. Le brisement et l’échec sont nécessaires.
  7. L’attitude est plus importante que les actions. Peut-être votre famille ne vous l’a-t-elle pas dit, mais quelques-uns d’être vous sont difficiles de supporter. Une mauvaise attitude assombrit de bonnes actions.
  8. L’intégrité éclipse l’image. Aujourd’hui nous mettons l’accent sur l’image, mais ce qui compte, c’est ce que vous faites en fond de scène.
  9. La voie de Dieu est meilleure que la mienne.
  10. La ressemblance de Christ commence et se termine avec l’humilité.

HT : Justin Taylor

Mohler : 7d. Le pasteur comme théologien (partie 4)

He is not silent La prédication et la doctrine

Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

Pour les autres articles sur ce livre He Is Not Silent, cliquer ici.

Nous avons pris plus de temps pour considérer le contenu de ce chapitre concernant le pasteur en tant que théologien. Ayant déjà considéré l’appel du pasteur, la concentration du pasteur et la conviction du pasteur, Dr Mohler poursuit son sujet sous la rubrique suivante :

4. LA CONFESSION DU PASTEUR

Le ministère du pasteur est enraciné en et découle de la confession de foi du pasteur, c’est-à-dire de ses convictions personnelles profondes. L’appel et le devoir du pasteur ne sont pas à présenter l’enseignement et la théologie de la Bible avec un détachement académique, neutre ou objectif. Le pasteur est appelé par le Maître, touché et transformé par la vérité, possédé d’une conviction profonde qui le rend passionné pour transmettre cette vision et cette conviction aux membres de son église.

Le pasteur devrait être prêt à définir, défendre et documenté ses propres convictions profondes qui dérivent de sa propre étude méticuleuse de la Parole de Dieu et de sa connaissance de l’enseignement fidèle de l’église. »

L’autorité de notre prédication ne dérive pas de notre expérience ni de notre conviction ; elle provient de la Parole de Dieu. Pourtant, la conviction personnelle n’est pas sans importance. Comme dit Phillips Brooks, « La prédication est la vérité communiquée au travers de la personnalité. » Tout prédicateur est sous le mandat que transmit Paul à Timothée :

Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous. (2 Timothée 1:13-14)


Le pasteur qui

n’est nullement théologien

n’est nullement pasteur.

—Albert Mohler


Mohler conclut ce chapitre en disant :

Autrement dit, nous sommes les intendants des saines paroles et les gardiens du trésor doctrinal qui nous fut confié au cœur même de notre appel en tant que pasteurs. Le pasteur qui n’est nullement théologien n’est nullement pasteur.

Pour les autres articles sur ce livre He Is Not Silent, cliquer ici.

Mohler : 7c. Le pasteur comme théologien (partie 3)

La prédication et la doctrine

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

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Dans ce chapitre sur “Le pasteur comme théologien”, le pasteur Mohler a déjà considéré l’appel du pasteur et la concentration du pasteur. Il poursuit son sujet sous la rubrique suivante :

LA CONVICTION DU PASTEUR

Mohler fait plusieurs remarques saisissantes dans cette section :

La santé de l’église dépend des pasteurs qui insufflent dans leur assemblée de fidèles une conviction profondément biblique et théologique ; le moyen principal pour transmettre cette conviction, c’est la prédication de la Parole de Dieu.

C’est la raison pour laquelle, dit Mohler, l’apôtre Paul a ordonné en termes les plus solennels à Timothée de prêcher la Parole :

Je t’adjure, devant Dieu et devant le Christ-Jésus qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant (2 Timothée 4:1-2).

L’appel suprême du pasteur, c’est la prédication de la Parole.

“La prédication de la Parole de Dieu est la première marque de l’église.” —Martin LutherComme Martin Luther a justement affirmé, la prédication de la Parole de Dieu est la première marque de l’église. Où qu’elle se trouve, on trouve l’église. Où qu’elle soit absente, il n’y a pas d’église, quoi que d’autres personnes puissent prétendre.

…c’est au travers de la prédication par exposition de la Parole de Dieu que la connaissance biblique est transmise à l’assemblée, et le people de Dieu est armé de conviction profondément théologique. Autrement dit, la conviction du pasteur au sujet de la prédication théologique devient le fondement pour le transfert de ces convictions au cœur du peuple de Dieu. L’agent divin de ce transfert est le Saint-Esprit qui ouvre le cœur, les yeux et les oreilles pour entendre, comprendre et recevoir la Parole de Dieu. Mais le prédicateur a aussi une responsabilité — c’est d’être clair, spécifique, systématique et complet en présentant la vérité biblique qui construit une compréhension biblique de la foi et de la vie chrétiennes.

C’est pour cette raison que Paul a pu dire : “Je glorifie mon ministère” (Romains 11:13). Ne sous-estimons pas la gloire de notre appel. C’est à travers le ministère de la prédication de la Parole de Dieu, ministère que Dieu nous a confié, que Dieu accomplit son œuvre dans l’église. Approchons nous de la tâche avec une conviction de la gloire du ministère, avec la joie d’être au service de Dieu, et avec le sérieux que mérite la dignité de cet appel.

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Mohler : 7b. Le pasteur comme théologien (partie 2)

La prédication et la doctrine

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

 

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Albert Mohler a commencé ce chapitre sur le rôle du pasteur comme théologien en parlant de l’appel du pasteur. Il poursuit son sujet en s’adressant à ce qu’il appelle…

LA CONCENTRATION DU PASTEUR

En ce qui concerne la théologie, le pasteur doit savoir faire le tri entre ce qui est non négociable et ce qui est discutable. Mohler fait la distinction entre les doctrines de première grandeur, celles de deuxième grandeur et celles de troisième grandeur.

Les doctrines de première grandeurLe rejet des doctrines de première grandeur est un rejet de l’évangile même.
—Albert Mohler

Les doctrines de première grandeur sont celles qui sont non négociables, par exemple, la divinité ou la déité et l’humanité plénières de Christ, la Trinité, l’expiation (la propitiation) et la justification par la foi seule. Quand le pasteur entend dire qu’il n’est pas nécessaire de croire à la résurrection littérale de Jésus-Christ, il doit reconnaître que le rejet de telles doctrines est un rejet de l’évangile même.

Les doctrines de deuxième grandeur

Les doctrines de deuxième grandeur sont celles qui sont essentielles à la vie de l’église locale mais qui ne définissent pas l’évangile. Il s’agit de questions qui concernent l’organisation de l’église ou certains systèmes ecclésiologiques ou théologiques. Par exemple, la question de si la Bible prescrit le baptême d’enfants est importante pour la vie d’une église. Il serait impossible de fonctionner comme une église locale si les membres étaient divisés par cette question. C’est pareil avec la question des dons spirituels. Sommes-nous cessationnistes (les dons ont cessé avec la mort des apôtres) ou continuationnistes (les dons continuent) ? Malgré notre position sur de telles questions, nous pouvons nous reconnaître comme chrétiens même si ces différences nous séparent.

Les doctrines de troisième grandeur

Les doctrines de troisième grandeur sont toujours importantes, mais elles ne menacent pas la communion de l’église locale. Nous pouvons être d’accord sur bien des points fondamentaux sans s’accorder sur toute question biblique. Les différences d’interprétation concernant le temps et la séquence des événements associés avec le retour de Christ sont importantes à cause de leur nature biblique, mais elles ne constituent pas la base d’une séparation d’autres croyants.

Le pasteur doit veiller et savoir évaluer les questions diverses. Parfois les différences qui semblent petites sont quand même grandes dans leur étendue. Dans le quatrième siècle, Arius a proposé que le Fils était d’une substance similaire (“homoiousias”) du Père tandis qu’Athanase s’accordait avec la Bible que le Fils était de la même substance (“homoousias”) que le Père. La différence entre “homoiousias” et “homoousias” est la simple lettre "i", mais quelle différence entre leurs déclarations ! Grâce au rôle d’Athanase comme pasteur et théologien, l’église a évité un grand désastre.

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