Mohler : 6b. La prédication de la grande histoire de la Bible (2e partie)

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous… ? » (Luc 24:32).

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Dr Mohler parle dans la première partie de ce chapitre du métarécit que nous trouvons dans les Écritures, cette perspective qui englobe nos histoires individuelles et leur donne signification. Quand nous dévoilons à travers la prédication par exposition cette grande histoire de ce que fait Dieu dans l’univers, nous donnons aux auditeurs des points de repère et les orientons non seulement à la place du texte dans le grand plan des Écritures mais encore plus, nous les orientons à leur place dans le plan de Dieu. La présentation par Christ de ce que disaient les Écritures au sujet du Christ a embrasé le cœur des deux disciples :

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il… nous expliquait les Écritures ? » (Luc 24:32).

Tout texte
—non seulement ceux que nous connaissons bien—crie du Seigneur Jésus-Christ.

Dans la deuxième partie de ce chapitre, Mohler explique que la Bible n’est pas « un compendium de nouvelles, mais un grand métarécit qui comprend la vie et l’œuvre de Dieu pour la rédemption du monde ». Notre prédication doit être déterminée par le texte—nous expliquons le texte et sa pertinence pour les auditeurs—mais notre responsabilité ne s’arrête pas là. Nous devons orienter les auditeurs à la place du texte dans les Écritures. C’est pourquoi il convient de prêcher des livres entiers en série. De cette manière nous prêcherons « tout le conseil de Dieu » (Actes 20:27) sans négliger des textes que nous éviterions autrement. L’enseignement et la méthode de Jésus démontrent que « Tout texte—non seulement ceux que nous connaissons bien—crie du Seigneur Jésus-Christ. » En « commençant par Moïse et par tous les prophètes, [Jésus] leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (Luc 24:27).

Mohler parle de quatre grands mouvements dans la structure de la Bible et dans le plan de Dieu—création, chute, rédemption et consommation—qui indiquent notre besoin de Jésus-Christ.

Le premier mouvement : Création

Il existe deux explications pour l’origine de l’univers : soit l’univers est le résultat de causes naturelles, matérialistes et évolutionnistes, et que tout existe par hasard ; soit l’univers est le résultat intentionnel de la Première cause non causée : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). Soit nous ne sommes qu’une sorte d’accident biologique, soit nous sommes les seuls êtres vivants qui avons été créés à l’image de Dieu devant qui nous devrons rendre compte. Cette interprétation biblique donne signification à tout aspect de la vie et a de l’impact sur notre manière de nous comporter dans ce monde. Notre réponse à cette question touche tout aspect de la vie : « de la sexualité, à l’inviolabilité de la vie, à la signification de notre travail, à la signification de la vie même ». Notre tâche comme prédicateurs est de transmettre aux auditeurs une vision de la réalité qui les oriente en tant que créatures au Créateur.

Le deuxième mouvement : Chute

La création n’explique pas toute la réalité. Nous ne pouvons comprendre notre condition actuelle sans référence à la chute d’homme dans Genèse 3. Nous ne sommes plus dans le jardin d’Éden. Notre péché a tout changé. Nous ne sommes pas des êtres moralement bons ou même neutres :

La chute explique pourquoi nous sommes qui nous sommes, pourquoi nous faisons ce que nous faisons, pourquoi nous cachons ce que nous cachons. Elle explique pourquoi la société humaine est ce qu’elle est, pourquoi les divertissements sont tels qu’ils le sont, pourquoi nos époux sont tels qu’ils le sont. Elle explique pourquoi nos enfants n’ont pas besoin que l’on leur apprend à pécher, et pourquoi nous fermons nos portes à clé. Elle explique pourquoi nous ne sommes jamais satisfaits, jamais contents, jamais vraiment en paix.

Encore plus important, la chute explique pourquoi nous sommes spirituellement morts, et pourquoi nous le méritons : la condamnation et le jugement éternel sont la seule réponse juste d’un Dieu saint à la réalité de ce que nous sommes et de ce que nous avons fait.

Le troisième mouvement : Rédemption

Si ce n’était pour ce troisième mouvement, nous pourrions dire avec les épicuriens : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » Mais Dieu a fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes : il a agi pour nous sauver de notre péché. En nous rachetant, il se glorifie, démontre sa sainteté et révèle qu’il est plus que notre Créateur : il est aussi notre Rédempteur. « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5:21 SER). En Christ, Dieu a accompli un reversement cosmologique qui dépasse notre imagination.

Si nos gens imaginent que l’évangile est une petite histoire qui nous permet de nous lier d’amitié avec Jésus pour marcher seul à seul avec lui dans un jardin, s’ils ne comprennent pas quelle est la grandeur de leur salut du péché, nous les dépouillons de l’évangile.

Chaque fois que nous prêchons, nous devons créer une dissonance dans l’esprit de nos auditeurs. Nous devons déclarer notre misère, notre péché et notre impuissance, et nous devons avouer franchement que nous ne pouvons pas résoudre le problème. Alors nous proclamons l’évangile. Nous démontrons à nos gens comment Dieu lui-même a fait ce que nous étions totalement incapables de faire. Nous leur disons que le problème du péché n’était résolu que quand le Fils de Dieu sans
péché mourut sur la croix comme substitut pour son peuple.

Le quatrième mouvement : Consommation

La consommation dépassera la gloire de la création. Il ne s’agit pas d’un simple rétablissement de la création mais la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre (Apocalypse 21:1).

Dans le jardin d’Éden, Adam et Ève connaissaient certainement beaucoup de chants qu’ils pouvaient chanter à la gloire de Dieu comme Créateur, mais ils ne savaient pas chanter « Digne est l’agneau ! » [Apocalypse 5:9-12] Nous sommes plus privilégiés que l’étaient Adam et Ève dans le jardin. Nous pourrons chanter : « Digne est l’agneau qui a été immolé ! »

Raconter l’histoire entière

Bien des chrétiens meurent de faim spirituelle parce qu’ils ne connaissent pas le grand métarécit de la Bible. Ils ne connaissent que beaucoup de petites histoires bibliques sans comprendre leur rapport ou leur rapport avec ce que Dieu est en train de faire. Chaque fois que nous prêchons, nous devons aider nos auditeurs à voir la place du texte que nous prêchons dans le grand plan de Dieu ainsi que leur place dans le texte et dans le plan de Dieu. Nous devrions être passionnés de dévoiler la grande histoire de l’évangile pour que les gens se disent : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il nous expliquait les Écritures ? »

Un témoignage

J’avais 13 ou 14 ans quand le pasteur de notre église, qui était aussi mon grand-père, a fait une étude biblique un mercredi soir sur le métarécit de la Bible. En une heure il a présenté l’histoire de toute la Bible, de la création à la consommation en survolant la Bible entière. Pour la première fois de ma vie, je comprenais le rapport entre toutes les histoires bibliques et leur part dans le grand plan de Dieu. C’était pour moi un point tournant dans ma compréhension de la Bible et de ce que Dieu faisait. Cela fait 40 ans, mais je me souviens bien de cette soirée quand j’ai saisi la cohérence des histoires diverses et leur place dans l’intégralité du plan de Dieu. C’est ce que nous devrions faire en partie chaque fois que nous prêchons la Parole de Dieu pour ainsi embraser le cœur des disciples.

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Mohler : 6b. La prédication de la grande histoire de la Bible (2e partie)

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous… ? » (Luc 24:32).

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

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Dr Mohler parle dans la première partie de ce chapitre du métarécit que nous trouvons dans les Écritures, cette perspective qui englobe nos histoires individuelles et leur donne signification. Quand nous dévoilons à travers la prédication par exposition cette grande histoire de ce que fait Dieu dans l’univers, nous donnons aux auditeurs des points de repère et les orientons non seulement à la place du texte dans le grand plan des Écritures mais encore plus, nous les orientons à leur place dans le plan de Dieu. La présentation par Christ de ce que disaient les Écritures au sujet du Christ a embrasé le cœur des deux disciples :

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il… nous expliquait les Écritures ? » (Luc 24:32).

Tout texte
—non seulement ceux que nous connaissons bien—crie du Seigneur Jésus-Christ.

Dans la deuxième partie de ce chapitre, Mohler explique que la Bible n’est pas « un compendium de nouvelles, mais un grand métarécit qui comprend la vie et l’œuvre de Dieu pour la rédemption du monde ». Notre prédication doit être déterminée par le texte—nous expliquons le texte et sa pertinence pour les auditeurs—mais notre responsabilité ne s’arrête pas là. Nous devons orienter les auditeurs à la place du texte dans les Écritures. C’est pourquoi il convient de prêcher des livres entiers en série. De cette manière nous prêcherons « tout le conseil de Dieu » (Actes 20:27) sans négliger des textes que nous éviterions autrement. L’enseignement et la méthode de Jésus démontrent que « Tout texte—non seulement ceux que nous connaissons bien—crie du Seigneur Jésus-Christ. » En « commençant par Moïse et par tous les prophètes, [Jésus] leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (Luc 24:27).

Mohler parle de quatre grands mouvements dans la structure de la Bible et dans le plan de Dieu—création, chute, rédemption et consommation—qui indiquent notre besoin de Jésus-Christ.

Le premier mouvement : Création

Il existe deux explications pour l’origine de l’univers : soit l’univers est le résultat de causes naturelles, matérialistes et évolutionnistes, et que tout existe par hasard ; soit l’univers est le résultat intentionnel de la Première cause non causée : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). Soit nous ne sommes qu’une sorte d’accident biologique, soit nous sommes les seuls êtres vivants qui avons été créés à l’image de Dieu devant qui nous devrons rendre compte. Cette interprétation biblique donne signification à tout aspect de la vie et a de l’impact sur notre manière de nous comporter dans ce monde. Notre réponse à cette question touche tout aspect de la vie : « de la sexualité, à l’inviolabilité de la vie, à la signification de notre travail, à la signification de la vie même ». Notre tâche comme prédicateurs est de transmettre aux auditeurs une vision de la réalité qui les oriente en tant que créatures au Créateur.

Le deuxième mouvement : Chute

La création n’explique pas toute la réalité. Nous ne pouvons comprendre notre condition actuelle sans référence à la chute d’homme dans Genèse 3. Nous ne sommes plus dans le jardin d’Éden. Notre péché a tout changé. Nous ne sommes pas des êtres moralement bons ou même neutres :

La chute explique pourquoi nous sommes qui nous sommes, pourquoi nous faisons ce que nous faisons, pourquoi nous cachons ce que nous cachons. Elle explique pourquoi la société humaine est ce qu’elle est, pourquoi les divertissements sont tels qu’ils le sont, pourquoi nos époux sont tels qu’ils le sont. Elle explique pourquoi nos enfants n’ont pas besoin que l’on leur apprend à pécher, et pourquoi nous fermons nos portes à clé. Elle explique pourquoi nous ne sommes jamais satisfaits, jamais contents, jamais vraiment en paix.

Encore plus important, la chute explique pourquoi nous sommes spirituellement morts, et pourquoi nous le méritons : la condamnation et le jugement éternel sont la seule réponse juste d’un Dieu saint à la réalité de ce que nous sommes et de ce que nous avons fait.

Le troisième mouvement : Rédemption

Si ce n’était pour ce troisième mouvement, nous pourrions dire avec les épicuriens : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » Mais Dieu a fait pour nous ce que nous ne pouvions faire pour nous-mêmes : il a agi pour nous sauver de notre péché. En nous rachetant, il se glorifie, démontre sa sainteté et révèle qu’il est plus que notre Créateur : il est aussi notre Rédempteur. « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5:21 SER). En Christ, Dieu a accompli un reversement cosmologique qui dépasse notre imagination.

Si nos gens imaginent que l’évangile est une petite histoire qui nous permet de nous lier d’amitié avec Jésus pour marcher seul à seul avec lui dans un jardin, s’ils ne comprennent pas quelle est la grandeur de leur salut du péché, nous les dépouillons de l’évangile.

Chaque fois que nous prêchons, nous devons créer une dissonance dans l’esprit de nos auditeurs. Nous devons déclarer notre misère, notre péché et notre impuissance, et nous devons avouer franchement que nous ne pouvons pas résoudre le problème. Alors nous proclamons l’évangile. Nous démontrons à nos gens comment Dieu lui-même a fait ce que nous étions totalement incapables de faire. Nous leur disons que le problème du péché n’était résolu que quand le Fils de Dieu sans péché mourut sur la croix comme substitut pour son peuple.

Le quatrième mouvement : Consommation

La consommation dépassera la gloire de la création. Il ne s’agit pas d’un simple rétablissement de la création mais la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre (Apocalypse 21:1).

Dans le jardin d’Éden, Adam et Ève connaissaient certainement beaucoup de chants qu’ils pouvaient chanter à la gloire de Dieu comme Créateur, mais ils ne savaient pas chanter « Digne est l’agneau ! » [Apocalypse 5:9-12] Nous sommes plus privilégiés que l’étaient Adam et Ève dans le jardin. Nous pourrons chanter : « Digne est l’agneau qui a été immolé ! »

Raconter l’histoire entière

Bien des chrétiens meurent de faim spirituelle parce qu’ils ne connaissent pas le grand métarécit de la Bible. Ils ne connaissent que beaucoup de petites histoires bibliques sans comprendre leur rapport ou leur rapport avec ce que Dieu est en train de faire. Chaque fois que nous prêchons, nous devons aider nos auditeurs à voir la place du texte que nous prêchons dans le grand plan de Dieu ainsi que leur place dans le texte et dans le plan de Dieu. Nous devrions être passionnés de dévoiler la grande histoire de l’évangile pour que les gens se disent : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il nous expliquait les Écritures ? »

Un témoignage

J’avais 13 ou 14 ans quand le pasteur de notre église, qui était aussi mon grand-père, a fait une étude biblique un mercredi soir sur le métarécit de la Bible. En une heure il a présenté l’histoire de toute la Bible, de la création à la consommation en survolant la Bible entière. Pour la première fois de ma vie, je comprenais le rapport entre toutes les histoires bibliques et leur part dans le grand plan de Dieu. C’était pour moi un point tournant dans ma compréhension de la Bible et de ce que Dieu faisait. Cela fait 40 ans, mais je me souviens bien de cette soirée quand j’ai saisi la cohérence des histoires diverses et leur place dans l’intégralité du plan de Dieu. C’est ce que nous devrions faire en partie chaque fois que nous prêchons la Parole de Dieu pour ainsi embraser le cœur des disciples.

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Conviction ou accusation ?

Le suivant vient du pasteur Ray Ortland.

Et quand il (le Saint-Esprit) sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement (Jean 16:8 Colombe).

…Car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit (Apocalypse 12:10 Colombe).

Comment distinguer le ministère du Saint-Esprit qui nous convainc de péché et les accusations de Satan ?

  1. Le Saint-Esprit indique un péché spécifique que j’ai commis, quelque chose de concret que je peux reconnaître et confesser, tandis que les accusations de Satan sont vagues, floues, imprécises et simplement démoralisantes.
  2. Le Saint-Esprit m’indique Christ, l’ami puissant des pécheurs, tandis que le diable veut me faire descendre en vrille avec une attention malsaine sur ma propre personne.
  3. Le Saint-Esprit me conduit au seuil de la vie nouvelle, tandis que le diable veut me paralyser et m’arrêter là où je suis.
  4. Le Saint-Esprit remplit mon cœur de paix et me donne une haine du péché pour que je me prosterne devant le Seigneur Jésus dans une nouvelle consécration, tandis que le diable m’offre une sorte de tranquillité mélangée de ma propre suffisance pour que je me croise les bras et dise, "Ça y est. C’est terminé."
  5. Le Saint-Esprit m’aide à être transparent avec Dieu pour que je lui permette de contrôler la conversation, tandis que le diable me tente d’éviter certaines questions que je ne veux pas considérer et des péchés dont je ne veux pas lui rendre compte.

Ne remercions le Seigneur pour notre ami précieux, le Saint-Esprit.

Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens

Un nouveau numéro de Ressources spirituelles est maintenant disponible.

Cliquer pour télécharger ce numéro

Ce numéro vise le thème suivant : “Bâtir une église passionnée par les missions.” Il contient les articles suivants :

  • “Signes et prodiges en mission” par Robert W. Houlihan, ancien directeur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu pour l’Asie/Pacifique
  • “Une théologie de la mission” par John V. York, ancien coordinateur de l’éducation théologique pour l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu
  • “Les missionnaires : des agents de changement efficaces” par Cary et Faye Tidwell, administrateur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu des États-Unis
  • “Pentecôte et les mission” une interview de Thomas E. Trask, ancien surintendant des Assemblées de Dieu aux USA
  • “Les six leviers de la prédication par série (1ère partie)” par Craig Brian Larson, éditeur des ressources pour la prédication du magazine Christianity Today International
  • “Rempli de l’Esprit” par Anthony D. Palma, professeur, théologien et auteur de plusieurs livres théologiques
  • “La fidélité de Charles Simeon” par William P. Farley, pasteur principal de l’église Grace Christian Fellowship à Spokane, Washington, USA.

Pour télécharger gratuitement ce numéro, cliquez ici. Pour d’autres numéros de Ressources spirituelles , cliquez ici. Bonne lecture à tous !

Cliquer ici pour d’autres articles au sujet des ressources spirituelles.

Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens

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  • “Signes et prodiges en mission” par Robert W. Houlihan, ancien directeur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu pour l’Asie/Pacifique
  • “Une théologie de la mission” par John V. York, ancien coordinateur de l’éducation théologique pour l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu
  • “Les missionnaires : des agents de changement efficaces” par Cary et Faye Tidwell, administrateur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu des États-Unis
  • “Pentecôte et les mission” une interview de Thomas E. Trask, ancien surintendant des Assemblées de Dieu aux USA
  • “Les six leviers de la prédication par série (1ère partie)” par Craig Brian Larson, éditeur des ressources pour la prédication du magazine Christianity Today International
  • “Rempli de l’Esprit” par Anthony D. Palma, professeur, théologien et auteur de plusieurs livres théologiques
  • “La fidélité de Charles Simeon” par William P. Farley, pasteur principal de l’église Grace Christian Fellowship à Spokane, Washington, USA.

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Mohler : 6a. La prédication de la grande histoire de la Bible (1ère partie)

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous… ? » (Luc 24:32).

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Dr. Mohler constate la tendance de baser les sermons sur une petite partie du texte biblique tout en les isolant du reste des Écritures. Il avait déjà déclaré dans la préface : « La prédication devient une série d’exposés décousus sur des textes décousus. » Dans ce chapitre, il met l’accent sur le besoin de démontrer le rapport entre le texte que nous prêchons et la grande narration, souvent appelée le « métarécit » de la Bible. Faute de démontrer ce rapport, nos sermons deviennent moralisateurs. Il est trop facile, dit-il, de choisir une histoire bien connue, d’en retirer quelques points concernant ce que les gens devraient et ne devraient pas faire, et c’est fait. Mais cette sorte de prédication laissera l’église affaiblie et affamée parce que les chrétiens n’arriveront pas à se retrouver dans la grande histoire de ce que Dieu fait dans le monde.

Le rejet de la grande histoire

Nous prêchons à des gens postmodernes qui rejettent entièrement la notion d’une grande histoire. Ils n’acceptent pas qu’il y ait de métarécit ou de métadiscours auxquels tous les autres récits doivent rendre compte. Jean-François Lyotard, théoricien français d’un concept du « postmoderne » qui lui a valu une réputation mondiale[1], définissait le postmodernisme comme « l’incrédulité envers les métarécits ». Le Wikipédia donne l’explication suivante :

La thèse centrale de Lyotard est que les progrès des sciences ont à la fois rendu possible et exiger la fin de la crédulité à l’égard des métarécits de la Modernité, qui visent à donner des explications englobantes et totalisantes de l’histoire humaine, de son expérience et de son savoir.

Ainsi, les gens ne croient-ils plus aux Grands récits qui expliquaient la vie et lui imputaient une signification. Il n’existe que de petites histoires personnelles ou culturelles détachées d’autres histoires, des « tranches de vie » sans signification.

Le 20e siècle connaissait des métarécits qui ont échoué : le marxisme, le fascisme. Avec l’échec de ces métarécits, bien des gens ont abandonné la recherche d’un métarécit.

Un métarécit qui explique tous les autres récits

Mohler explique l’importance du métarécit qu’est le christianisme :

C’est pourquoi le christianisme semble comme une menace à tant de gens, car l’histoire chrétienne est un métarécit—une grande histoire qui explique toutes les autres histoires et à laquelle elles doivent rendre compte. Comme chrétiens, nous proclamons que nous sommes possédés par la seule histoire à laquelle toutes les autres histoires sont redevables. Par conséquent, quand nous partageons l’évangile chrétien avec quelqu’un, nous disons, « Oui, je veux entendre votre histoire, mais encore plus important, je veux que votre histoire soit absorbée dans une histoire différente et plus grande. Je veux placer votre histoire—votre petite histoire—dans le grand métarécit de que Dieu fait dans le monde afin que vous puissiez connaître Jésus-Christ comme Saveur et Seigneur, et ainsi savoir où vous êtes et qui vous êtes dans une manière tout à fait différente.

Quand nous prêchons, nous devons nous souvenir que ce que nous proclamons n’est pas simplement une petite histoire ni une séries de petites histoires. C’est le tout. Nous sommes responsables de présenter la grande histoire de l’œuvre de Dieu comme elle est narrée dans les Écritures.

C’est le Christ ressuscité qui introduit le métarécit des Écritures aux deux disciples sur le chemin d’Emmaüs dans Luc 24 :

Alors Jésus leur dit : Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. Il entra, pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction ; puis il le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? (Luc 24:25-32 SER)

Jésus leur dit en effet : « Pourquoi êtes-vous dans la confusion ? Ne lisez-vous pas la Bible ? » Il commençait avec Moïse, c’est-à-dire au commencement de la Bible, et procédait au travers des prophètes pour leur dire tout ce que la Bible disait le concernant. Leur réponse était ce que devait être la réponse des gens qui viennent d’entendre la prédication de la Parole de Dieu : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » Si nous voulons que nos auditeurs aient ce même sentiment au sujet de l’évangile, nous devons leur présenter le même grand métarécit qu’a déroulé Jésus à ces deux disciples.

Chaque fois que nous prêchons un texte, nous avon
s deux responsabilités devant ce texte :

  1. Nous avons la responsabilité de le lire, de l’expliquer et de faire l’application à la vie de nos auditeurs.
  2. Nous devons orienter nos auditeurs à la place de ce texte dans le grand plan des Écritures. C’est pourquoi il nous convient de prêcher des livres entiers de la Bible, passage par passage. Tout texte indique le Seigneur Jésus-Christ.

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[1] http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=11526

Mohler : 6a. La prédication de la grande histoire de la Bible (1ère partie)

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous… ? » (Luc 24:32).

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Dr. Mohler constate la tendance de baser les sermons sur une petite partie du texte biblique tout en les isolant du reste des Écritures. Il avait déjà déclaré dans la préface : « La prédication devient une série d’exposés décousus sur des textes décousus. » Dans ce chapitre, il met l’accent sur le besoin de démontrer le rapport entre le texte que nous prêchons et la grande narration, souvent appelée le « métarécit » de la Bible. Faute de démontrer ce rapport, nos sermons deviennent moralisateurs. Il est trop facile, dit-il, de choisir une histoire bien connue, d’en retirer quelques points concernant ce que les gens devraient et ne devraient pas faire, et c’est fait. Mais cette sorte de prédication laissera l’église affaiblie et affamée parce que les chrétiens n’arriveront pas à se retrouver dans la grande histoire de ce que Dieu fait dans le monde.

Le rejet de la grande histoire

Nous prêchons à des gens postmodernes qui rejettent entièrement la notion d’une grande histoire. Ils n’acceptent pas qu’il y ait de métarécit ou de métadiscours auxquels tous les autres récits doivent rendre compte. Jean-François Lyotard, théoricien français d’un concept du « postmoderne » qui lui a valu une réputation mondiale[1], définissait le postmodernisme comme « l’incrédulité envers les métarécits ». Le Wikipédia donne l’explication suivante :

La thèse centrale de Lyotard est que les progrès des sciences ont à la fois rendu possible et exiger la fin de la crédulité à l’égard des métarécits de la Modernité, qui visent à donner des explications englobantes et totalisantes de l’histoire humaine, de son expérience et de son savoir.

Ainsi, les gens ne croient-ils plus aux Grands récits qui expliquaient la vie et lui imputaient une signification. Il n’existe que de petites histoires personnelles ou culturelles détachées d’autres histoires, des « tranches de vie » sans signification.

Le 20e siècle connaissait des métarécits qui ont échoué : le marxisme, le fascisme. Avec l’échec de ces métarécits, bien des gens ont abandonné la recherche d’un métarécit.

Un métarécit qui explique tous les autres récits

Mohler explique l’importance du métarécit qu’est le christianisme :

C’est pourquoi le christianisme semble comme une menace à tant de gens, car l’histoire chrétienne est un métarécit—une grande histoire qui explique toutes les autres histoires et à laquelle elles doivent rendre compte. Comme chrétiens, nous proclamons que nous sommes possédés par la seule histoire à laquelle toutes les autres histoires sont redevables. Par conséquent, quand nous partageons l’évangile chrétien avec quelqu’un, nous disons, « Oui, je veux entendre votre histoire, mais encore plus important, je veux que votre histoire soit absorbée dans une histoire différente et plus grande. Je veux placer votre histoire—votre petite histoire—dans le grand métarécit de que Dieu fait dans le monde afin que vous puissiez connaître Jésus-Christ comme Saveur et Seigneur, et ainsi savoir où vous êtes et qui vous êtes dans une manière tout à fait différente.

Quand nous prêchons, nous devons nous souvenir que ce que nous proclamons n’est pas simplement une petite histoire ni une séries de petites histoires. C’est le tout. Nous sommes responsables de présenter la grande histoire de l’œuvre de Dieu comme elle est narrée dans les Écritures.

C’est le Christ ressuscité qui introduit le métarécit des Écritures aux deux disciples sur le chemin d’Emmaüs dans Luc 24 :

Alors Jésus leur dit : Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. Il entra, pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction ; puis il le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? (Luc 24:25-32 SER)

Jésus leur dit en effet : « Pourquoi êtes-vous dans la confusion ? Ne lisez-vous pas la Bible ? » Il commençait avec Moïse, c’est-à-dire au commencement de la Bible, et procédait au travers des prophètes pour leur dire tout ce que la Bible disait le concernant. Leur réponse était ce que devait être la réponse des gens qui viennent d’entendre la prédication de la Parole de Dieu : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » Si nous voulons que nos auditeurs aient ce même sentiment au sujet de l’évangile, nous devons leur présenter le même grand métarécit qu’a déroulé Jésus à ces deux disciples.

Chaque fois que nous prêchons un texte, nous avons deux responsabilités devant ce texte :

  1. Nous avons la responsabilité de le lire, de l’expliquer et de faire l’application à la vie de nos auditeurs.
  2. Nous devons orienter nos auditeurs à la place de ce texte dans le grand plan des Écritures. C’est pourquoi il nous convient de prêcher des livres entiers de la Bible, passage par passage. Tout texte indique le Seigneur Jésus-Christ.

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[1] http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=11526

Christ pour nous

Samedi soir, Pasteur Joseph John qui est un artiste local bien connu, après avoir fait une méditation sur l’œuvre de Christ, a fait en dix minutes un tableau de “Christ pour nous” sur la croix. Il s’est servi de quatre couleurs en peinture acrylique : noir, blanc, bleu et rouge.

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Il était transpercé à cause de nos crimes

Voici mon serviteur, Il prospérera ;
Il montera, il s’élèvera,
Il sera très haut placé.
14 De même que tu as été pour beaucoup un sujet d’effroi,
De même son aspect n’était plus celui de l’homme,
Son apparence n’était plus celle des fils d’Adam,
15 De même il purifiera par l’aspersion beaucoup de nations,
Devant lui des rois fermeront la bouche ;
Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté,
Ils comprendront ce qu’ils n’avaient pas entendu.

1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
A qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ?
2 Il s’est élevé devant lui comme un rejeton,
Comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ;
Il n’avait ni apparence, ni éclat
Pour que nous le regardions,
Et son aspect n’avait rien pour nous attirer.
3 Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur
Et habitué à la souffrance,
Semblable à celui devant qui l’on se voile la face,
Il était méprisé,
Nous ne l’avons pas considéré.

4 Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées,
C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
Et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie ;
Comme frappé par Dieu et humilié.
5 Mais il était transpercé à cause de nos crimes,
Écrasé à cause de nos fautes ;
Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui,
Et c’est pas ses meurtrissures que nous sommes guéris.
6 Nous étions tous errants comme des brebis,
Chacun suivait sa propre voie ;
Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
7 Il a été maltraité, il s’est humilié
Et n’a pas ouvert la bouche,
Semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie,
A une brebis muette devant ceux qui la tondent ;
Il n’a pas ouvert la bouche.
8 Il a été emporté par la violence et le jugement ;
Dans sa génération qui s’est soucié
De ce qu’il était retranché
De la terre des vivants,
A cause des crimes de mon peuple,
De la plaie qui les avait atteints ?
9 On a mis sa tombe parmi les méchants.
Son sépulcre avec le riche,
Quoiqu’il n’ait pas commis de violence
Et qu’il n’y ait pas eu de fraude dans sa bouche.

10 Il a plu l’Éternel de le briser par la souffrance ;
Après s’être livré en sacrifice de culpabilité,
Il verra une descendance Et prolongera ses jours,
Et la volonté de l’Éternel s’effectuera par lui.
11 Après les tourments de son âme,
Il rassasiera ses regards ;
Par la connaissance qu’ils auront de lui,
Mon serviteur juste justifiera beaucoup (d’hommes)
Et se chargera de leurs fautes.
12 C’est pourquoi je lui donnerai beaucoup (d’hommes) en partage ;
Il partagera le butin avec les puissants,
Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort,
Et qu’il a été compté parmi les coupables,
Parce qu’il a porté le péché de beaucoup
Et qu’il a intercédé pour les coupables.”
(Ésaïe 52:13-53:12 “Colombe” – SER)

Mohler : 5. Un intendant de mystères – 2e partie : La responsabilité du prédicateur

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Ayant considéré l’autorité du prédicateur, dans cette deuxième partie du chapitre 5, Mohler considère la responsabilité du prédicateur qui se trouve dans Colossiens 1:28,

C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.

L’objectif du pasteur est de “rendre tout homme parfait en Christ” ! Pour le faire, notre tâche est triple : nous annonçons Christ, nous avertissons les hommes et nous les instruisons. Voilà le profil de notre “emploi”.

Nous annonçons Christ.

D’abord, nous annonçons Christ. Dans les versets précédents (Colossiens 1:26-27), Paul parle du mystère dont Dieu nous a chargés d’annoncer. Dans quel sens l’évangile est-il un mystère ? Bibliquement parlant, un mystère n’est pas quelque chose de mystérieux ; c’est plutôt le dessein éternel de Dieu qui était “caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:26 ; voir aussi Éphésiens 3:6-11). “Le mystère du christianisme en est un qui a été publiquement révélé par Dieu dans l’incarnation, la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ.”

Tout simplement, le mystère est Christ. C’est lui que nous annonçons. Il est la cible de notre prédication.

C’est facile de dire, mais le faire exige une prédication par exposition qui est minutieuse, systématique et rigoureuse. Notre tâche est de démontrer comment Christ, mystère des âges, est révélé partout dans le tout des Écritures, dans l’Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau. Autrement dit, nous devons peindre le tableau entier de la vérité du mystère de Jésus-Christ.

Trop de prédicateurs ont tendance à travailler dans un tout petit coin de la grande toile de l’œuvre de Dieu.

Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.”

Nous lisons dans Luc 24:27, que le Christ ressuscité en “commençant par Moïse et par tous les prophètes” a expliqué aux deux disciples “dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Le grand prédicateur baptiste Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.” Ayant prêché la signification immédiate du texte, nous devons démontrer comment Jésus-Christ est l’accomplissement du texte. Nous annonçons Christ.

Nous avertissons tout homme.

Paul dit que c’est son intention d’avertir tout homme à travers sa prédication. Cette question d’avertir, d’admonester, de réprimander ou d’exhorter est un devoir qui n’est pas bien accepté ou apprécié. Pourtant, Paul le considérait comme faisant partie de la prédication.

Il est capital que nous réclamions la vérité que parmi les rôles du prédicateur est celui d’exposer l’erreur et de révéler le péché. Dans 2 Timothée 3:16-17, Paul dit à Timothée qu’en prêchant la Parole, il doit reprendre et corriger. Il doit assumer la responsabilité de dire aux gens qu’ils ont tort et que leur pensée a besoin de s’aligner avec l’Écriture.

Trop souvent la prédication est sans rapport avec la vie des auditeurs parce que le prédicateur ne fait pas l’application de la Parole. Les auditeurs restent dans leur indifférence parce que le prédicateur ne veut rien dire qui puisse troubler la conscience de ses adeptes. Ainsi ils peuvent continuer dans leur péché sans prise de conscience. Nous n’aurions pas tant de cas de fornication, de concubinage, de divorce, d’adultère, d’abus dans toutes ses formes, etc., sans parler des autre péchés encore “plus acceptables”, dans l’église si seulement le pasteur avert
issait tout le monde des conséquences éternelles du péché. Paul le fait dans toutes ses épîtres. Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Trop souvent le prédicateur cherche à plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. Trop souvent il est lâche.

Nous instruisons tout homme.

Paul dit que la prédication de la Parole de Dieu inclut l’instruction ou l’enseignement des Écritures et l’application des Écritures à la vie des auditeurs. L’enseignement n’est pas limité à l’École de dimanche, au club des enfants ou à des cours bibliques. Je ne sais pas comment on peut prêcher la Parole de Dieu sans l’enseigner, mais j’ai entendu trop de prédications qui ne comportait pas d’instruction parce qu’elles consistaient en histoires personnelles, témoignages ou encore pire et non pas en la Parole de Dieu. Si nous sommes fidèles à la Parole de Dieu, nous instruirons tout homme dans la justice.

…afin de rendre tout homme parfait en Christ

 La puissance impressionnante de la prédication authentique se voit dans le fait que Dieu se sert de la prédication pour présenter ses saints complets en Christ.

 Comment les chrétiens croissent-ils ? Comment arriveront-ils à la maturité ? Comment le processus de la sanctification dirigé par le Saint-Esprit sera-t-il réalisé en eux ? Tout par la prédication de la Parole.

…Quand nous nous demandons si notre ministère est fructueux, nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

Nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

D’ailleurs, c’est pourquoi Christ a donné les pasteurs/enseignants à l’église :

C’est lui qui a donné… les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ (Éphésiens 4:11-13 SER)

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Mohler : 5. Un intendant de mystères – 2e partie : La responsabilité du prédicateur

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Ayant considéré l’autorité du prédicateur, dans cette deuxième partie du chapitre 5, Mohler considère la responsabilité du prédicateur qui se trouve dans Colossiens 1:28,

C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.

L’objectif du pasteur est de “rendre tout homme parfait en Christ” ! Pour le faire, notre tâche est triple : nous annonçons Christ, nous avertissons les hommes et nous les instruisons. Voilà le profil de notre “emploi”.

Nous annonçons Christ.

D’abord, nous annonçons Christ. Dans les versets précédents (Colossiens 1:26-27), Paul parle du mystère dont Dieu nous a chargés d’annoncer. Dans quel sens l’évangile est-il un mystère ? Bibliquement parlant, un mystère n’est pas quelque chose de mystérieux ; c’est plutôt le dessein éternel de Dieu qui était “caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:26 ; voir aussi Éphésiens 3:6-11). “Le mystère du christianisme en est un qui a été publiquement révélé par Dieu dans l’incarnation, la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ.”

Tout simplement, le mystère est Christ. C’est lui que nous annonçons. Il est la cible de notre prédication.

C’est facile de dire, mais le faire exige une prédication par exposition qui est minutieuse, systématique et rigoureuse. Notre tâche est de démontrer comment Christ, mystère des âges, est révélé partout dans le tout des Écritures, dans l’Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau. Autrement dit, nous devons peindre le tableau entier de la vérité du mystère de Jésus-Christ.

Trop de prédicateurs ont tendance à travailler dans un tout petit coin de la grande toile de l’œuvre de Dieu.

Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.”

Nous lisons dans Luc 24:27, que le Christ ressuscité en “commençant par Moïse et par tous les prophètes” a expliqué aux deux disciples “dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Le grand prédicateur baptiste Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.” Ayant prêché la signification immédiate du texte, nous devons démontrer comment Jésus-Christ est l’accomplissement du texte. Nous annonçons Christ.

Nous avertissons tout homme.

Paul dit que c’est son intention d’avertir tout homme à travers sa prédication. Cette question d’avertir, d’admonester, de réprimander ou d’exhorter est un devoir qui n’est pas bien accepté ou apprécié. Pourtant, Paul le considérait comme faisant partie de la prédication.

Il est capital que nous réclamions la vérité que parmi les rôles du prédicateur est celui d’exposer l’erreur et de révéler le péché. Dans 2 Timothée 3:16-17, Paul dit à Timothée qu’en prêchant la Parole, il doit reprendre et corriger. Il doit assumer la responsabilité de dire aux gens qu’ils ont tort et que leur pensée a besoin de s’aligner avec l’Écriture.

Trop souvent la prédication est sans rapport avec la vie des auditeurs parce que le prédicateur ne fait pas l’application de la Parole. Les auditeurs restent dans leur indifférence parce que le prédicateur ne veut rien dire qui puisse troubler la conscience de ses adeptes. Ainsi ils peuvent continuer dans leur péché sans prise de conscience. Nous n’aurions pas tant de cas de fornication, de concubinage, de divorce, d’adultère, d’abus dans toutes ses formes, etc., sans parler des autre péchés encore “plus acceptables”, dans l’église si seulement le pasteur avertissait tout le monde des conséquences éternelles du péché. Paul le fait dans toutes ses épîtres. Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Trop souvent le prédicateur cherche à plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. Trop souvent il est lâche.

Nous instruisons tout homme.

Paul dit que la prédication de la Parole de Dieu inclut l’instruction ou l’enseignement des Écritures et l’application des Écritures à la vie des auditeurs. L’enseignement n’est pas limité à l’École de dimanche, au club des enfants ou à des cours bibliques. Je ne sais pas comment on peut prêcher la Parole de Dieu sans l’enseigner, mais j’ai entendu trop de prédications qui ne comportait pas d’instruction parce qu’elles consistaient en histoires personnelles, témoignages ou encore pire et non pas en la Parole de Dieu. Si nous sommes fidèles à la Parole de Dieu, nous instruirons tout homme dans la justice.

…afin de rendre tout homme parfait en Christ

 La puissance impressionnante de la prédication authentique se voit dans le fait que Dieu se sert de la prédication pour présenter ses saints complets en Christ.

 Comment les chrétiens croissent-ils ? Comment arriveront-ils à la maturité ? Comment le processus de la sanctification dirigé par le Saint-Esprit sera-t-il réalisé en eux ? Tout par la prédication de la Parole.

…Quand nous nous demandons si notre ministère est fructueux, nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

Nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

D’ailleurs, c’est pourquoi Christ a donné les pasteurs/enseignants à l’église :

C’est lui qui a donné… les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ (Éphésiens 4:11-13 SER)

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