Réponses au roi nouveau-né (Matthieu 2:1-23)

« Nous sommes venus pour l'adorer. »

Matthieu 2:1-23

Sommaire du sermon : La visite des mages d’Orient dans Matthieu 2 démontre trois réponses différentes à Jésus.

  1. Certaines personnes comme les grands prêtres et les scribes, malgré leur connaissance, n’honorent pas le Roi Jésus. 
  2. Certaines personnes comme le roi Hérode sont hostiles au Roi Jésus.
  3. Certaines personnes comme les mages honorent et adorent le Roi Jésus en esprit et vérité.

Introduction 

C’est un garçon!

Au fil des ans, nous avons reçu de nombreux faire-part de naissance de fiers parents. La naissance d’un enfant est un événement heureux attendu de beaucoup de joie et de planning. Les parents, la famille et les amis sont attendent impatiemment l’arrivée du nouveau-né. Tout le monde se demande si ce sera un garçon ou une fille, même si aujourd’hui avec l’échographie, il est possible de savoir avant la naissance. Parfois, une chambre spéciale est peinte et préparée. Des cadeaux sont offerts. Le mari s’inquiète d’amener sa femme enceinte à l’hôpital à temps. Enfin le moment heureux arrive et les fiers père et mère veulent que tout le monde soit au courant de la naissance de leur enfant.

Matthieu raconte l’histoire de la naissance de Jésus-Christ et les différentes réponses à la nouvelle de sa naissance. Il démontre au premier chapitre que Jésus est un descendant du roi David et un héritier légitime du trône de David.

Pourtant, cet enfant est plus qu’un descendant royal.

  • Il est né d’une vierge, conçu du Saint-Esprit dans le sein de Marie (Matthieu 1:20).
  • Il est le Sauveur : « elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21).
  • Il est Dieu avec nous : « …on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. » (Matthieu 1:23, SER)

Au chapitre 2, Jésus est présenté comme le nouveau-né Roi des Juifs. Des mages venus d’Orient arrivent à Jérusalem et demandent : « Où est celui qui est né roi des Juifs ?

De nombreuses prophéties sur sa naissance, sa vie, sa mission et son règne ont été données à travers les siècles. L’enfant qui avait été promis était enfin arrivé. Comment les gens réagiraient-ils ? Comment allez-vous répondre ?

Nous trouvons dans ce chapitre, différentes réponses à la venue du Roi Jésus. 

I. Certaines personnes, comme les grands prêtres et les scribes, négligent d’honorer le Roi Jésus (2:1-6).

Après la naissance de Jésus, des mages d’Orient vinrent à Jérusalem, demandant : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer. 3 A cette nouvelle le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. 4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. » (Matthieu 2:2–4, SER).

Voici maintenant un fait remarquable : la naissance du Christ avait été annoncée des siècles avant qu’elle n’ait lieu. La première promesse a été donnée à Adam et à Eve dans Genèse 3:15 – la descendance de la femme écraserait la tête du serpent. Les promesses du Christ à venir ont été faites à Abraham, à Isaac, à Jacob, à Moïse, à Samuel, à David et à d’autres. Isaïe a dit 700 ans avant la naissance du Christ qu’il naîtrait d’une vierge. Vers la même époque, le prophète Michée a écrit qu’il naîtrait à Bethléhem.

Lorsque Toyota ou Peugeot introduisent une nouvelle gamme de véhicules, ils envoient des publicités à la poste et à la télévision pour que vous sachiez qu’ils ont un nouveau modèle à vendre. Avant que Dieu ne nous parle par son Fils (Hébreux 1:1), il a annoncé sa venue de plusieurs manières afin que nous puissions reconnaître le Messie et savoir que Jésus-Christ est le vrai envoyé de Dieu. Aucun autre fondateur religieux ne peut faire cette affirmation :

  • La naissance de Bouddha n’a pas été prophétisée. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • La naissance de Confucius n’a pas été annoncée des centaines d’années à l’avance. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • La naissance de Mohamed n’a pas été annoncée par un ange. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • La naissance de Joseph Smith n’a pas été annoncée par une chorale angélique. Pourquoi le suivriez-vous ?
  • Ellen G. White n’est pas née d’une vierge. Pourquoi la suivriez-vous ?
  • La naissance d’aucun autre fondateur religieux n’a été annoncée des centaines et des milliers d’années à l’avance. 
  • Personne d’autre n’est né d’une vierge. 
  • Personne d’autre n’a fait apparaître une étoile dans les cieux pour annoncer sa naissance. 
  • Personne d’autre n’avait fait chanter des anges à sa naissance.
  • Personne d’autre n’est né pour mourir pour porter vos péchés et les miens afin que nous puissions être réconciliés avec Dieu.
  • Personne d’autre. Pourquoi suivre quelqu’un d’autre ? 

La venue du Christ seul était annoncée d’avance à maintes reprises au travers les siècles. Alors, quand les mages d’Orient ont demandé : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? », le ROI Hérode « assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ » (Matthieu 2:4, SER).

A. Ces personnes qui n’honorent pas le Roi Jésus peuvent être religieuses.

Les grands prêtres et les scribes du peuple juif étaient religieux. En fait, ils étaient les chefs religieux d’une nation religieuse. Ils étaient les descendants, les enfants, d’Abraham. Dieu les avait délivrés d’Égypte par la main de Moïse et en avait fait une nation. Leur vie s’est construite autour du temple, de la Loi, des fêtes religieuses et des Écritures. Ils étaient des gens très religieuses.

Il y a des gens aujourd’hui qui connaissent la Parole de Dieu mais ils ne la prennent pas au sérieux. Ils savent qu’il est dit que sans la sainteté, personne ne verra le Seigneur, mais ils vivent des vies impies et pensent que Dieu fera une exception pour eux. L’enfer est plein de gens religieux qui ont entendu la Parole de Dieu mais n’ont pas obéi.

B. Ces personnes qui n’honorent pas le Roi Jésus peuvent savoir quelque chose sur le Christ.

Dieu avait envoyé aux Juifs Moïse et Josué, des juges comme Gédéon, et des prophètes comme Samuel, Elie et Jérémie. Il leur avait donné les Écritures. Dans les Écritures, Dieu leur avait donné la promesse du Messie, le Christ, le Fils de David, qui régnerait en tant que roi pour toujours et à jamais.

Lorsque le roi Hérode apprit que les mages cherchaient le roi nouveau-né, il sut qui consulter : il rassembla les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple. C’étaient les gens qui étudiaient les Écritures et connaissaient la Loi et les Prophètes. Les mages cherchaient le roi nouveau-né, alors Hérode a demandé aux principaux sacrificateurs et aux scribes où le Christ devait naître. Ils ont su répondre sans hésiter :

Ils lui dirent : « A Bethléhem de Judée. »

Non seulement ont-ils pu dire au roi Hérode où le Christ naîtrait, mais ils ont pu lui dire pourquoi :

car voici ce qui a été écrit par le prophète :
« Et toi, Bethléhem, terre de Juda
Tu n’es certes pas la moindre
Parmi les principales villes de Juda ;
Car de toi sortira un prince,
Qui fera paître Israël, mon peuple » (Matthieu 2:5–6, SER).

Il n’y avait aucune hésitation. La clarté ne manquait pas. Ils n’ont pas dit à Hérode qu’il y avait des interprétations différentes. Ils ne lui ont pas dit que personne ne savait vraiment avec certitude où le Christ naîtrait. Ces gens connaissaient les Écritures.

Il n’y a pas d’autre livre comme la Bible. C’est la Parole de Dieu. Dieu a déclaré les choses avant qu’elles n’arrivent afin que lorsqu’elles arrivent, nous sachions qu’il est Dieu et qu’il est incomparable. Il déclare des merveilles que nous ne pouvons imaginer et elles se produisent.

Les scribes et les principaux sacrificateurs savent quelque chose au sujet du roi à venir. Ils connaissent les Écritures, mais ils décident d’ignorer ce qu’ils savent. Pour une raison ou une autre, ils se détournent de la vérité et espèrent vainement qu’il n’y aura pas de conséquences.

C. Ces personnes sont parfois intimidées par les autres.

Le verset 3 nous dit que lorsque le roi Hérode apprit que les mages d’Orient avaient vu une étoile qui avait annoncé la naissance du roi des Juifs, il fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Quand le roi Hérode était troublé, tout le monde était troublé ! Les scribes étaient ceux qui copiaient, étudiaient et enseignaient les Écritures de l’Ancien Testament. La venue du Messie était l’espoir de la nation juive. Les promesses de Dieu, les prophéties de l’Ancien Testament s’accomplissaient enfin. Leurs cœurs auraient dû être remplis de joie, mais ils étaient troublés parce que le roi était troublé. Ils ont été intimidés par le roi. Les préoccupations du roi devinrent leurs préoccupations. Ils étaient troublés à cause de leur peur du roi.

Il y a des gens aujourd’hui qui n’honorent pas le Roi Jésus parce qu’ils ont peur de ce que diraient d’autres gens. Ils ont peur de ce que dirait leur famille. Ou des chefs religieux. Ou le chef de leur village. Jean a dit des Pharisiens,

« même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui ; mais à cause des Pharisiens, ils ne le confessaient pas, pour ne pas être exclus de la synagogue. Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu » (Jean 12:42-43, SER).

Qui honorez-vous ?

D. Ces gens n’agissent pas sur ce qu’ils savent.

Ils ne font pas ce qu’ils devraient faire. C’était là l’espoir du peuple juif. Dieu avait donné les promesses. Le Messie tant attendu était arrivé. Une étoile spéciale a annoncé sa naissance. Des dignitaires étrangers étaient venus de loin pour accueillir le roi nouveau-né. Mais les gens qui connaissaient les Écritures étaient troublés et n’ont pas pris la peine de marcher seulement huit kilomètres jusqu’à Bethléem pour voir ce que Dieu avait fait ! Des bergers et des mages vinrent le voir. Les anges ont chanté : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ! » Mais ces religieux étaient troublés et n’ont pas fait ce qu’ils auraient dû faire.

Il y a des gens qui savent ce qu’enseignent les Écritures. Ils savent ce qu’ils devraient faire. Ils savent qu’ils devraient se repentir. Ils savent qu’ils devraient obéir aux Écritures. Ils savent qui est Jésus. Ils savent qu’ils devraient se tourner vers lui, mais ils ne veulent pas que leur vie change. Ils ne veulent pas se donner la peine de se soumettre à celui qui est né Roi.

E. Ces gens ne sont pas prêts à se soumettre à un autre roi.

Les églises sont remplies de gens qui sont religieux. Beaucoup d’entre eux connaissent leur Bible. Ils peuvent répondre à des questions au sujet de la Bible. Ils peuvent citer des Écritures. Ils ont entendu les promesses de Dieu toute leur vie. Ils n’arrêtent pas de penser qu’un jour, ils se réconcilieront avec Dieu. Un jour, ils laisseront Jésus être le roi de leur vie.

Certains d’entre vous sont fidèles à l’église tous les dimanches, mais vous ne vous êtes pas soumis au roi Jésus. Vous faites confiance à vos bonnes œuvres, à ce que vous savez, à votre fréquentation de l’église, mais vous n’avez pas soumis le contrôle de votre vie au Roi Jésus. Vous continuez à penser que tout ira bien, qu’un jour vous serez en règle avec Dieu. La Bible dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:15).

Certaines personnes sont religieuses. Ils connaissent la Bible. Ils savent que Jésus est le Roi. Mais ils ne l’honorent pas en tant que roi. Ils refusent de se soumettre à sa royauté.

Certaines personnes, comme les scribes, n’honorent pas le roi Jésus.

II. Certaines personnes, comme Hérode, sont hostiles au roi.

Aimeriez-vous être votre propre roi ? Personne pour vous dire quoi faire à part vous-même ? C’est ainsi que la plupart des gens essaient de vivre.

A. Hérode était troublé (2:3).

A cette nouvelle le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui (Matthieu 2:3, SER).

Nous avons déjà remarqué que Hérode était troublé. Pourquoi a-t-il été troublé ? Hérode était troublé parce qu’il était le roi des Juifs. Remarquez l’accent que Matthieu met là-dessus dans les versets 1, 3 et 9. Rome avait nommé Hérode roi en 37 av. J.-C. Mais les mages avaient parlé d’une étoile surnaturelle qui avait annoncé la naissance d’un autre roi, un autre roi des Juifs. Remarquez qu’ils ont demandé : « Où est celui qui est né roi des Juifs ? Ils ne parlaient pas de quelqu’un qui serait nommé roi à un moment donné de l’histoire. Ils parlaient de celui qui était né roi, celui qui par sa nature même était et est roi. Il n’est ni nommé ni désigné. Sa royauté ne dépend pas de votre vote. Il n’est pas élu et ne devient pas roi par une procédure parlementaire et il ne peut être démis de ses fonctions par une motion de censure. Jésus est né Roi. C’est sa nature de gouverner. Regardez à nouveau la prophétie de Michée, citée par Matthieu au v. 5-6,

Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète : Et toi, Bethléhem, terre de Juda Tu n’es certes pas la moindre Parmi les principales villes de Juda ; Car de toi sortira un prince, Qui fera paître Israël, mon peuple (Matthew 2 :5–6, SER).

Il n’est donc pas étonnant qu’Hérode le roi soit troublé. 

  • Il était troublé parce que les mages étaient venus. 
  • Il était troublé parce qu’ils avaient parlé de quelqu’un qui était né roi des Juifs.
  • Il était troublé parce qu’un phénomène dans les cieux avait annoncé cette naissance.
  • Il était troublé parce que la parole des mages avait été confirmée par les Écritures.
  • Il était troublé parce que ce roi nouveau-né allait être un dirigeant qui ferait paître le peuple de Dieu d’Israël.

Hérode était troublé. Hérode était le roi des Juifs et n’accepterait aucun challenger. Hérode lui-même n’était même pas juif. Il n’était pas un héritier légitime du trône, mais par son bon sens politique, il avait convaincu César de le nommer roi des Juifs. Maintenant, il entend parler de celui qui est le « fils » ou descendant du roi David, l’héritier légitime du trône, celui que toutes les Écritures avaient indiqué. Hérode était un homme qui, par jalousie, avait tué sa femme préférée et deux de ses propres fils. Il ne tolérerait aucun rival.

Dans les années récentes, nous avons vu des dirigeants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient tuer des centaines d’innocents pour maintenir leur position de dirigeant. 

  • Dans sa tentative de maintenir son pouvoir, le colonel Mouammar Kadhafi s’est battu jusqu’à sa mort plutôt que de fuir vers un autre pays.
  • Le président Assad de Syrie a permis que des centaines de personnes soient tuées juste pour conserver sa position puissante en tant que dirigeant de la Syrie.

On pourrait parler des crimes de Kim Jong-un, dirigeant suprême de Corée du Nord, ou de Xi Jinping, président de la Chine. Hérode n’hésiterait pas à se débarrasser d’un enfant né roi des Juifs. Ainsi, quand Hérode était troublé, tout le monde était troublé.

Hérode s’intéressait plus à sauver son trône qu’à sauver son âme !

B. Hérode a fait une enquête auprès des principaux sacrificateurs et des scribes pour savoir où le Christ devait naître (2:4).

Les mages vinrent à Jérusalem en demandant : « Où est celui qui est né roi des Juifs ? » Il était clair pour eux que la naissance avait déjà eu lieu. Ils demandaient aux habitants de Jérusalem où se trouvait le roi nouveau-né. Il n’y avait pas de lumières de Noël. Il n’y a pas eu de célébration. Pourtant l’enfant roi était né. Hérode a fait une enquête :

Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 5 Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée… (Matthieu 2:4–5, SER).

Le roi Hérode voulait savoir le lieu de naissance de l’enfant. Il a déterminé d’après les principaux sacrificateurs et les scribes que le Christ devait naître à Bethléhem. 

Le mot parvint à Hérode. Hérode était troublé, mais feignit d’être heureux de la nouvelle. Il avait été informé par les scribes que le Christ devait naître à Bethléhem. Sept cents ans auparavant, Michée avait prophétisé que le souverain viendrait de Bethléhem. Grâce à cette prophétie, Hérode savait maintenant où chercher, mais il devait faire attention. Ce n’était pas le moment pour ses conseillers de comprendre ce qu’il mijotait. Les mages avaient vu une étoile. Avec cette information, ils sauraient maintenant où trouver l’enfant. Mais quel âge aurait cet enfant ? Hérode a pris les mages à part pour leur parler en privé. 

C. Hérode fit d’autres recherches auprès des mages pour savoir quand Christ était né (2:7).

Hérode voulait établir la date de naissance du Christ. Il feignit d’être sympathique aux mages. Ils étaient venus adorer le roi nouveau-né. Ils supposaient que tout le monde se réjouirait. Ils supposaient que tout le monde était au courant de sa naissance. Mais les gens n’étaient pas au courant. Peut-être n’avaient-ils pas vu l’étoile. Peut-être ne savaient-ils pas ce que cela signifiait. 

Hérode dirait aux mages où chercher, mais il voulait d’abord obtenir des informations de leur part. Quand l’étoile est-elle apparue ? Pourquoi avait-il besoin de savoir cela ? Il n’a pas dit.

Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et se fit préciser par eux l’époque de l’apparition de l’étoile. 8Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations précises sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille moi aussi l’adorer (Matthieu 2:7–8, SER).

Comme il est étrange que le roi sache que l’enfant allait naître à Bethléem mais ne sache pas qu’il était déjà né. Comme il était étrange qu’il demande à des diplomates étrangers de lui trouver l’enfant plutôt que d’aller lui-même adorer l’enfant. Ils en savaient apparemment plus que lui, alors il les utiliserait comme ses informateurs.

Il dit aux mages qu’il voulait aussi adorer l’enfant. Comme les mages ont dû être heureux. Il n’y avait aucune manifestation de jalousie. Le roi voulait adorer l’enfant Jésus.

Mais non! Pas du tout. Il avait demandé quand l’étoile était apparue parce qu’il voulait savoir quel âge devait avoir l’enfant. Il voulait pouvoir l’identifier, non pas pour l’adorer, mais pour le tuer.

Les mages n’avaient pas besoin de savoir. Ils iraient à Bethléem. Ils trouveraient l’enfant. Ils l’adoreraient. Ils retourneraient à Jérusalem pour dire au roi Hérode où le trouver, puis retourneraient dans leur pays d’origine. Ils n’en soupçonneraient rien.  Hérode irait tuer l’enfant. Tant pis pour le roi nouveau-né. Hérode ne tolérerait aucun rival à son trône.

Mais Hérode n’était pas le seul à avoir un trône. Celui qui siège sur le Trône dans les cieux est souverain sur toute la terre. Il ne se laisse pas tromper par les Hérodes de ce monde.

Les mages ont été avertis dans un rêve de ne pas retourner à Hérode, alors ils sont retournés dans leur pays d’origine par une autre route, sans indiquer à Hérode l’endroit précis de l’enfant roi. Au même moment, un ange du Seigneur apparut à Joseph dans un rêve et lui dit de se lever et de prendre l’enfant et de fuir en Égypte. Il n’y avait pas de temps à perdre. Au milieu de la nuit, Joseph se réveilla et prit l’enfant et sa mère et partit pour l’Egypte.

Hérode vit que les mages n’étaient pas revenus quand ils auraient dû. Il était furieux ! Il savait quand l’étoile était apparue aux mages, alors il envoya et tua tous les enfants mâles de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région. Hérode ne reculerait devant rien pour tuer tout concurrent au trône.

Il a été dit qu’Hérode est l’image de ceux qui font des recherches sans aucune intention d’agir correctement sur l’information qu’ils reçoivent. Il est pire que ça. Hérode est l’image de ceux qui sont hostiles au Christ et à Dieu.

Il existe des ennemis de Dieu aujourd’hui. Les gens qui essaient de tuer Dieu à cause de la pensée des autres. Christopher Hitchens était un athée bien connu. Il ne croyait pas en Dieu et ne voulait pas non plus que quelqu’un d’autre croie en lui. En 2007, il écrit Dieu n’est pas grand : Comment la religion empoisonne tout. Ce n’était qu’un des nombreux livres et articles qu’il a écrits pour mettre fin à Dieu. Il détestait l’idée même de Dieu. Malheureusement, le jeudi 15 décembre 2011, Christopher Hitchens est décédé d’un cancer de l’œsophage – trop de cigarettes et trop d’alcool. « il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, – après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27).

Il y a de nombreux ennemis de Dieu dans le monde aujourd’hui. Ils connaissent Dieu. Ils savent qu’il existe. Mais ils ne veulent pas qu’il interfère avec leur vie. Ils seront rois de leur vie. Aucun autre roi ne s’assiéra sur le trône de leur cœur. Ils sont leur propre dieu. Ils s’adorent eux-mêmes. Ils montrent leur hostilité envers Dieu en enfreignant ses commandements et en vivant comme ils le souhaitent.

Pourquoi les nations s’agitent-elles Et les peuples ont-ils de vaines pensées ? 2 Les rois de la terre se dressent Et les princes se liguent ensemble Contre l’Éternel et contre son messie : 3 Brisons leurs liens, Et rejetons loin de nous leurs chaînes ! 4 Il rit, celui qui siège dans les cieux, Le Seigneur se moque d’eux. 5 Il leur parle dans sa colère, Et dans sa fureur il les épouvante : 6 C’est moi qui ai sacré mon roi Sur Sion, ma montagne sainte ! 7 Je publierai le décret de l’Éternel ; Il m’a dit : Tu es mon fils ! C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui. 8 Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Et pour possession les extrémités de la terre ; 9 Tu les briseras avec un sceptre de fer. Comme le vase d’un potier, tu les mettras en pièces. 10 Et maintenant, rois, ayez du discernement ! Recevez instruction, juges de la terre ! 11 Servez l’Éternel avec crainte, Soyez dans l’allégresse, en tremblant. 12 Embrassez le fils, de peur qu’il ne se mette en colère, Et que vous ne périssiez dans votre voie, Car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se réfugient en lui ! (Psaumes 2, SER).

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie (Ésaïe 53:6a, SER).

Nous avons tous été hostiles à Dieu à un moment donné de notre vie. La bonne nouvelle se trouve à la fin de ce verset : « Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous » (Ésaïe 53:6b).

Et toi? Vivez-vous chaque jour votre vie dans la soumission à Jésus-Christ, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ? Ou êtes-vous le maître de votre propre vie, le capitaine de votre propre navire ? Qui est assis sur le trône de votre cœur ?

Certaines personnes, comme Hérode, sont hostiles au roi Jésus.

III. Certaines personnes honorent et adorent le roi.

Cette histoire commence avec l’arrivée des mages d’Orient. Ils ont vu des preuves de la naissance du roi.

Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue céleste annonce l’œuvre de ses mains (Psaumes 19.2, SER).

car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté. 20 En effet, les (perfections) invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages (Romains 1:19–20, SER).

Ces non Juifs, des Gentiles, ont été inclus dans le plan de Dieu. Ils sont arriver à Jérusalem pour adorer « l’enfant né roi ». (Je crois que c’est plutôt le sens de ὁ τεχθεὶς βασιλεὺς (ho techtheis basileus = le nouveau-né roi).

et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer (Matthieu 2:2, SER).

Qui sont-ils venus adorer ? Ils sont venus adorer…

  • Ils sont venus adorer celui qui est né de la vierge : 

Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l’action) du Saint-Esprit (Matthieu 1:18, SER).

  • Ils sont venus adorer celui qui a été conçu du Saint-Esprit :

Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, (Matthieu 1:19–20, SER).

  • Ils sont venus adorer celui qui sauverait son peuple de ses péchés :

elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés (Matthieu 1:21, SER).

  • Ils sont venus adorer celui qui est Dieu avec nous : 

Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : 23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous (Matthieu 1:22–23, SER).

Ils sont venus adorer Dieu.

Les mages savaient que rien d’autre ne compte autant que la naissance de ce Roi dont ils ont vu l’étoile. Ce roi est au centre de leur vie. Ils voyageraient des mois depuis l’Est, peut-être ce que nous appelons l’Irak ou l’Iran aujourd’hui. Les Juifs avaient été exilés à Babylone. Beaucoup d’entre eux étaient encore là. Peut-être que ces mages avaient appris les prophéties de la venue du Christ par les Juifs qui vivaient à Babylone. Maintenant, ils sont venus l’adorer.

L’adoration n’est pas un style. L’adoration n’est pas chanter pas sur l’adoration. L’adoration implique toute la personne dans l’adoration de l’être le plus glorieux qui existe. L’adoration est un accord total avec Dieu. Jésus a dit : « Dieu est Esprit, et ceux qui adorent Dieu doivent l’adorer en esprit et en vérité » (Jean 4:24).

Adorer Dieu en esprit, c’est l’adorer du fond du cœur. Il ne s’agit pas simplement de chanter un chant d’adoration ; c’est chanter du fond du coeur. C’est spirituel.

Le cœur des mages était rempli de joie:

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici : l’étoile qu’ils avaient vue en Orient les précédait ; arrivée au-dessus (du lieu) où était le petit enfant, elle s’arrêta. 10 A la vue de l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. 11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe (Matthieu 2:9-11, SER).

Adorer Dieu en vérité, c’est adorer selon la vérité sur Dieu…

ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

L’or signifie qu’ils reconnaissaient la royauté de l’enfant.

L’encens signifie qu’ils offraient un culte de Dieu.

La myrrhe prévoyait son l’enterrement.

Jésus est né pour mourir. Il est né pour prendre sur lui vos péchés et les miens. Dieu seul pouvait ôter nos péchés. Jésus est né pour mourir à notre place et pour être ressuscité d’entre les morts pour que nous puissions vivre dans la puissance de sa résurrection.

Quelle est votre réponse à celui qui est né roi ?

  • La négligence ? Ne pas l’honorer comme Dieu ?
  • L’hostilité ?
  • Ou l’adoration ? 

Suivons l’exemple des mages qui se sont donnés pour venir adorer l’enfant né roi, Jésus-Christ, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

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Dimanche après Pâques : L’apparition de Christ à Thomas (Jean 20:19-29)

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Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610)

Jean 20:19-29

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se pré­senta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! 20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les re­tiendrez, ils leur seront reten­us. 24 Thomas, ap­pelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. 26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se pré­senta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! 27 Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. 28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : 29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !

Introduction

Il est merveilleux de voir comment les apparitions du Christ ressuscité ont répondu à toute variété de tempé­rament et de condition spirituelle. Jésus s’est manifesté à :

Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. Cette femme qui aimait de tout coeur le Seigneur, pleurait et s’affligeait au tombeau de Jésus. Ce matin de la résurrection, Jésus a apparu d’abord à Marie. Cette apparition de Jésus a guérit son coeur brisé (Jean 20).

Il s’est manifesté à Pierre qui avait renié son Maître. Le message des anges était : « Allez dire à ses disciples et à Pierre que vous le verrez en Galilée » (Marc 16:7). Jésus a sondé la profondeur de l’amour de Pierre ; il l’a restauré et l’a commissionné de nouveau (Jean 21).

Sur le chemin vers Emmaüs, Jésus a trouvé deux disciples qui s’interrogeaient concernant la signification des événements associés avec la mort et la résurrection de Jésus. A ces deux pen­seurs, Jésus a expliqué toutes les écritures ce qui le concernait (Luc 24:27).

Jésus savait également répondre aux doutes de Thomas. Une semaine après sa résurrection, Christ se manifeste à Thomas et transforme le douteur en croyant.

La présence de Christ est suffisante pour tous. Elle guérit ceux qui sont blessés, et rend heureux ceux qui sont tris­tes.

Je ne vais pas raconter cette histoire que vous connais­sez aussi bien que moi. Ses grandes lignes sont :

    1. L’absence de Thomas de la première réunion de Christ et ses disciples le soir de Pâques.
    2. Son incrédulité rigide par rapport à leur témoig­nage.
    3. Sa présomption arrogante qu’il avait le droit d’éta­ler les conditions de sa foi, et l’acceptation miséricordi­euse par Christ de ces conditions.
    4. La découverte par Thomas que ces conditions n’éta­ient pas nécessaires.
    5. L’éclat de sa conviction qui l’a poussé à déclarer, « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    6. La Béatitude, « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » du Seigneur qui relie toutes les générations avec cette histoire.

Considérons quelques leçons de cette histoire.

1.   L’ISOLEMENT FAIT MANQUER LA MANIFESTA­TION DE CHRIST (20:19-24).

Verse 24. « Thomas, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. » La raison pour son absence ne nous est pas donnée. Mais peut‑être que cette petite phrase, « l’un des douze » suggère qu’il était sa responsa­bilité en tant qu’un des disciples de se réunir avec eux pour l’en­couragement mutuel.

Si jamais un homme avait besoin d’être encouragé, c’était Thomas ! Il était mélancolique de nature. Nous le trouvons dans Jean chapitre 11. Jésus avait décidé de retourner à Jérusalem, mais les disciples lui ont dit, « Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapi­der, et tu y retournes ! » Pour Thomas, cette possibilité était un fait accompli. « Allons, nous aussi, afin de mourir avec lui » (11:7‑16). Nous voyons, donc, son pessimisme, mais c’est un pessimisme mélangé avec un engage­ment total : Thomas est prêt à mourir avec Christ.

Plus tard, Jésus préparait les disciples pour son départ. Dans Jean 14:3‑4, il dit : « Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et où je vais, vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Sei­gneur, nous ne savons où tu vas ; comment en sau­rions‑nous le chemin ? » Il est désespéré. Il ne veut pas faire face à une séparation d’avec Jésus.

Ce jour de la résurrection c’est Thomas le pessimiste, le désespéré qui s’est isolé de ses compagnons. Il avait placé toute son espérance en Jésus, mais cette espé­rance avait été brisée, clouée à la croix, et scellée dans le tombeau. C’était fini. Pourquoi continuer ? Pourquoi se réunir avec les disciples ? On pourrait se demander pourquoi les disciples se sont réunis, mais ce matin Jésus avait apparu à quelques femmes de leur compag­nie. Ces femmes ont rendu témoignage à la résurrection de Christ. La plupart des disciples ne les croyaient toujours pas, mais ils se sont réunis pour en parler. Mais « Thomas n’était pas avec eux lors­que Jésus vint » (20:24).

Thomas était peut‑être angoissé par sa propre fuite. Il s’était prononcé prêt à mourir avec Christ, mais comme tous les autres, il s’était enfui. Il est vrai que Pierre s’était déclaré prêt à mourir aussi, et qu’il s’est joint aux autres. Mais Thomas était d’une nature plus sensible. Dans son découragement et sa honte, il s’était écarté des disciples. Donc, il a manqué l’ap­parition de Jésus dans la chambre haute.

Quelle est la leçon pour nous ? Lorsque nous sommes frappés par l’incrédulité ou le doute ou un sens d’échec, le pis que nous puissions faire c’est de chercher la solitude, d’être seul avec nos doutes, nos tracas. Le mieux est de chercher la communion de nos frères et de nos sœurs. Si le message ne fait aucun bien, les prières et la louange et le sens d
e fraternité le feront. « Et là où deux ou trois sont assemblés en son nom, il est au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Si le feu essaie de s’éteindre, tirez la braise ensemble pour qu’elle s’enflamme.

Si Thomas avait été là ce soir‑là, il n’aurait pas manqué la présence transformatrice de Christ.

2.   FACE AUX PREUVES QUE DIEU NOUS A DONNÉES, L’INCREDULITÉ N’EST PAS JUSTIFIÉE (20:25).

La nature mélancolique de Thomas qui était probablement la cause de son absence, le poussait à être plus sceptique que tous les autres disciples concernant les nouvelles de la résurrection. Quand les autres disciples lui avaient dit qu’ils avaient vu le Seigneur, il a répondu avec véhémence : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » (20:25). Il n’était pas satisfait du témoignage de ses frères ; il devait avoir de l’évidence palpable pour lui-même. Il n’a pas questionné leur véracité ; mais il a soupçonné la réalité de ce qu’ils avaient cru voir.

Nous devons souligner que les disciples n’étaient pas des gens crédules. Je veux dire qu’ils n’étaient pas prêts à croire n’importe quoi, ce qui n’était pas soutenu par les faits. Ils avaient vu à maintes reprises des hommes crucifiés. Ils reconnaissaient la mort. Tout le monde savait que Jésus était mort. Les Pharisiens le savaient. Les Sadducéens le savaient. Les Juifs le savaient. Les bourreaux romains le savaient. Et les disciples le savaient. Et quand les femmes ont rendu témoignage aux disciples qu’elles avaient vu le Christ ressuscité, les disciples ne les ont pas cru. Cette hésitation à croire met en valeur leur témoignage postérieur. Ils n’étaient pas des gens crédules, prêts à croire n’importe quoi. Ils devaient être convaincus par la présence physique véritable de Jésus lui‑même, ce qui est pour nous une grande preuve de la résurrection.

En principe, le témoignage des femmes n’était pas acceptable dans la société juive. Si les évangélistes falsifiaient les évangiles, ils n’auraient jamais fait des femmes les premiers témoins de la résurrection, mais s’ils l’ont écrit de cette manière, c’est simplement parce que les femmes étaient en fait les premiers témoins du fait que Christ était ressuscité. Les disciples restaient plutôt incrédules devant leur témoignage.

Thomas avait quelque chose que les autres disciples n’avaient pas : le témoignage de ses frères disciples. Le fait que Thomas insiste sur une évidence palpable indique qu’il est allé plus loin que les autres disciples dans son incrédulité. Pourtant, Thomas n’était pas un rationaliste. Il y a des gens qui ne croient pas parce qu’ils ne veulent pas croire ou bien parce qu’ils ont une vision du monde et de la réalité qui ne donne pas de place à Dieu ou au surnaturel. D’autres ne veulent pas croire à la résurrection des morts parce qu’ils ne veulent pas faire face au Juge de toute la terre. Thomas, par contraste, n’était ni rationaliste ni athée. Il ne rejetait pas les miracles de Jésus. Il ne doutait pas de la résurrection de Lazare. Et il voulait croire, semble-t-il, à la résurrection de Jésus, mais il était empêché par son anxiété. Il voulait ardemment connaître la vérité. Il sentait le sérieux et l’importance immense de la question, et il tremblait devant la décision qu’il devait prendre. Il est si déçu et brisé qu’il ne peut accepter le témoignage de ses frères. Mais Jésus sait traiter avec nos déceptions et nos doutes.

3.   DIEU SAIT RÉPONDRE À NOS DOUTES HONNÊTES (20:26-28).

Une semaine s’est écoulée avant que Jésus ne fasse une autre apparition. On pourrait se demander pourquoi Jésus a laissé seuls les disciples pendant cette semaine‑là. La nouvelle foi des disciples avait besoin de mûrir afin de ne pas dépendre de la présence physique de Jésus. Comme une mère s’éloigne de son petit enfant afin de l’encourager à marcher, Jésus a laissé seuls les disciples afin qu’ils apprennent à marcher par la foi. Alors une semaine s’est écoulée pendant laquelle les disciples ont réfléchi à la signification du Christ ressuscité.

Et puis Jésus revient, et il revient pour le bénéfice de Thomas. Il s’adresse à Thomas en employant les mêmes termes qu’il avait adressés à ses frère : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets‑la dans mon côté » (20:27). Il y avait peut-être un reproche dans cette invitation, mais elle manifeste aussi la grâce et la compassion de Jésus. Il parle à un disciple sincère dont la foi est faible. Il ne le condamne pas. Quand des gens qui ne voulaient pas croire lui demandaient des preuves, Jésus leur a répondu, « Une génération méchante et adultère demande un signe; il ne lui sera donné d’autre signe que celui du prophète Jonas » (Matthieu 12:39).

Puis Thomas a entendu un avertissement très pénétrant : « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » (20:27). Qu’est‑ce que cela veut dire ? Cela veut dire ceci : « Ce n’est pas une question d’évidence, Thomas ; c’est une question d’un bon naturel. Ton incrédulité n’est pas due à un manque d’évidence, mais plutôt à ta tendance et à ton attitude d’esprit et de coeur. » Si l’on ne voit pas la lumière du soleil, cela ne veut pas dire que le soleil ne brille pas. Cela veut dire que l’on a fermé les yeux. « Ne sois pas incré­dule, mais crois ! » Ouvre les yeux !

Il y a encore une leçon dans ses paroles. Littéralement Jésus a dit, « Ne deviens pas incrédule, mais deviens un croyant. » Il y a deux tendances travaillant en nous. Et l’une d’entre elles va prédominer. Vous pouvez cultiver l’habitude de l’incrédulité pour descendre, enfin, dans la catégorie des gens sans foi. Ou vous pouvez cultiver la foi pour avoir une certitude divine.

Les paroles de Jésus ont percé le coeur de Thomas. Il a compris que Jésus était là quand il avait exprimé son incrédulité, comme il est là maintenant. Il s’est dit, « Il m’a entendu, pourtant il m’aime. » Thomas était tellement frappé par l’omniscience et l’amour de Jésus, qu’il a oublié son incrédulité et a prononcé sa confession merveil­leu­se. La vue de Jésus a convaincu Thomas qu’il était ressuscité, mais c’était quelque chose d’intérieur qui l’a poussé à s’ex­clam­er, « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (20:28). Thomas a reconnu que celui qui était devant lui était son Maître bien-aimé, celui qu’il connaissait avant la crucifixion. Mais puisque la mort ne pouvait pas le retenir, il devait être aussi Dieu, ce qui le provoque à s’écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Si vous êtes honnêtes devant Dieu, si vous prenez le temps, si vous faites l’effort pour évaluer les preuves qu’il nous a déjà données avec un cœur ouvert, celui qui sonde les cœurs est au courant de ce qui se passe dans votre cœur. Il sait convaincre le cœur ouvert et honnête. En fait, c’est lui qui vous recherche (Jean 4:23).

4.   DIEU RÉSERVE UNE BÉNÉDICTION SPÉCIALE POUR NOUS QUI N’AVONS PAS VU CE QU’ONT VU LES DISCIPLES (20:29).

« Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (20:29). Dans le Nouveau Testament, croire est plus qu’accepter quelque chose comme vrai. C’est aussi se confier. L’objet de notre foi n’est pas une doctrine, mais une Personne. Croire est s’engager totalement à Christ. C’est de reconnaître que Christ est Seigneur et Dieu à qui nous devons rendre une obéissance complète.

Pourquoi Jésus a‑t‑il prononcé cette
béatitude ? Nous pensons parfois qu’il aurait été préférable de vivre à cette époque-là, de voir le Seigneur et ses miracles. Les disciples étaient confrontés par le Christ ressuscité d’une manière qu’ils ne pouvaient pas ne pas croire. Mais nous, nous avons l’occasion d’exercer une foi qui ne dépend pas de ce que nous voyons, mais plutôt une foi qui se repose sur ce que nous entendons. « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10:17). La nôtre est une foi qui croit ce que Dieu dit. Nous acceptons sa parole. Nous ne sommes pas crédules, mais nous avons examiné l’évidence et nous avons trouvé que Dieu est véridique. Nous le croyons parce qu’il est Dieu. Qu’est‑ce la vraie foi ? « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1). « Or, sans la foi il est impossible de lui plaire » (Hébreux 11:6). C’est pourquoi Jésus a prononcé cette bénédiction sur nous qui croyons. Mieux que les disciples, nous pouvons exercer la foi, une foi qui accepte les preuves « dignes de foi » (Actes 17:31 ; cf. Actes 1:3) qui Dieu a données, une foi qui accepte la parole de Dieu.

CONCLUSION

Et vous, comment vous trouvez‑vous devant cette question ? Etes‑vous difficiles à convaincre ? Etes‑vous lents à croire ? Apprenons quelque chose de cette histoire de Thomas et Christ. Agissons sur la foi que nous avons. Fréquentons l’église où Christ se manifeste. Nourrissons notre foi de la nourriture solide de sa parole.

Pour Thomas, Christ était crucifié quelques jours auparavant. Pour des gens, Christ est toujours crucifié, toujours suspendu sur la croix, toujours en train de souffrir. Mais non ! La Bible déclare que son sacrifice était tellement puissant qu’il suffit une fois pour toutes. Pour nous il est ressuscité, exalté à la droite de Dieu, et il reviendra bientôt.

Chaque fois que quelqu’un est sauvé nous savons que Christ est sorti du tombeau parce que c’est Christ seul qui puisse sauver un homme. Chaque fois que quelqu’un est transformé, qu’il quitte son ancienne vie, qu’il commence à marcher selon la parole de Dieu et dans la sainteté, nous savons que Christ est ressuscité parce que Christ seul puisse transformer un homme et lui rendre capable d’obéir aux commandements de Dieu. Chaque fois que quelqu’un est baptisé dans l’Esprit Saint, nous savons que Christ est exalté à la droite de Dieu parce qu’il dit : « Il est avantageux pour vous que je parte, mais si je m’en vais vers le Père, je vous enverrai le Consolateur, et vous serez baptisés dans l’Esprit Saint, et vous serez revêtus de la puissance d’en haut, et vous serez mes témoins » (Jean 16:7). Chaque fois que quelqu’un est guéri, nous savons que Christ est vivant parce qu’il est notre guérisseur. Que c’est clair! Christ est ressuscité!

1. N’abandonnez pas votre assemblée (Hébreux 10:25). Vous n’allez pas grandir dans la foi en vous tenant à l’écart de vos frères et de vos sœurs. Vous avez besoin de l’encouragement et de l’amour qui vient de la manifestation de la présence de Dieu au milieu de nous.

2. Dieu s’est manifesté et nous a parlé par son Fils. Il fait preuve de son amour envers vous dans la croix de Christ. Il fait preuve que Christ est digne de foi par sa résurrection d’entre les morts. Autour de vous se trouvent des gens dont la vie a été transformée par la puissance du Christ ressuscité. L’incrédulité n’est pas justifiée.

3. Ouvrez votre cœur à Dieu. Agissez sur la base des preuves qu’il vous a déjà données. Vous verrez que Dieu est plus que prêt à fortifier votre foi.

4. Acceptez la bénédiction que Dieu veut vous donner. Reconnaissez que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus qu’il a ressuscité d’entre les morts. Ce même Jésus viendra dans votre vie d’une manière inattendue et vous recevrez la bénédiction que Dieu seul puisse vous donner.

Nous terminons avec les paroles d’un des disciples qui était témoin oculaire de la résurrection de Christ : « Vous l’aimez, sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse, en remportant pour prix de votre foi le salut de vos âmes » (1 Pierre 1:8‑9).


*Source : Ce message est extrait et adapté d’un message par le pasteur britannique G. Campbell Morgan (1863-1945).

 

L’influence d’une mère fidèle (un sermon)

Bonne fête mamanVoici quelques trajectoires pour un sermon pour la fête des mères.

Introduction

 On a posé les questions suivantes à de jeunes élèves :

Pourquoi Dieu a-t-il fait des mères ?

  • C’est le meilleur moyen pour avoir plus de gens.
  • Parce que ce n’est que ma mère qui sait où se trouve le scotch.

Pourquoi Dieu t’a-t-il donné ta mère et pas une autre mère ?

  • Dieu savait qu’elle m’aime plus que les mères des autres enfants ne m’aiment.
  • Parce que nous sommes apparentés.

Quels sont les ingrédients dont Dieu s’est servi pour faire les mères ?

  • Dieu fait des mères de nuages et des cheveux d’anges et de tout ce qui est gentil dans le monde avec une touche de sévère.
  • Il a commencé avec les os des hommes. Puis il s’est servi de beaucoup de ficelle. Je crois.

Quelle sorte de petite fille était ta mère ?

  • Ma mère a toujours été ma mère et rien d’autre.
  • Je ne sais pas parce que je n’étais pas là, mais j’imagine qu’elle jouait au petit chef.
  • On dit qu’elle était gentille, avant.

Y a-t-il quelque chose de parfait chez ta mère ?

  • Ces dents sont parfaites, mais elle les a achetées chez le dentiste.
  • Que ses enfants !

Si seulement toutes les mères avaient des enfants parfaits !

Dans les livres des Rois et des Chroniques, 25 fois nous trouvons le nom d’un roi et la phrase « Le nom de sa mère était… » Cela est suivi 24 fois par une évaluation. Soit : « Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel » ou « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. » L’implication est que les mères ont une très grande influence sur les enfants, les futurs rois et les nations, soit pour le bien, soit pour le mal.

Je voudrais vous parler aujourd’hui de l’influence d’une mère fidèle. Vous pouvez influencer vos enfants pour Dieu. Nous voulons considérer une femme qui contre toute attente a élevé un garçon qui est devenu utile dans le service de Dieu.

Actes 16:1. Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec. 2 Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage. 3 Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

2 Timothée 1:1. Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ, 2 à Timothée, mon enfant bien-aimé : que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre Seigneur ! 3 Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de toi dans mes prières, 4 me rappelant tes larmes, et désirant te voir afin d’être rempli de joie, 5 gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

2 Timothée 3:14. Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises : 15 dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ.

Quand Paul a fait sa connaissance, Timothée était un jeune homme de peut-être 16 ans. C’était en 48 après J.-C., lors du premier voyage missionnaire de Paul. Paul et Barnabas sont allés à Lystre en Asie Mineure, ce que nous appelons la Turquie aujourd’hui. Nous lisons de cette première visite dans Actes 14:8-20. C’était un voyage mouvementé. Ils venaient de fuir Iconium parce que les gens cherchaient à les lapider. Arrivés aux environs de Lystre, ils se sont mis à prêcher l’Évangile. Lystre était la ville de Timothée.

La réception à Lystre

Timothée n’est pas mentionné lors de la première visite à Lystre, mais jeune homme qu’il était, il est fort possible qu’il soit toujours chez sa mère pour être témoin des événements extraordinaires qui se sont passés. À la vue de la guérison d’un homme boiteux de naissance, la foule cherchait à offrir un sacrifice à Barnabas et à Paul qu’ils croyaient être la manifestation des dieux Zeus et Mercure (Actes 14:8-18). Le verset suivant indique que ces mêmes adorateurs païens ont changé d’avis à l’instigation des Juifs venant d’autres villes, ont lapidé Paul « le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. »

Pourtant, l’équipe missionnaire n’était pas sans amis ni fruit pour leur peine : « les disciples l’ayant entouré » sans doute pour prier pour Paul (Acts 14:20).

Nous pouvons nous demander si ce groupe de disciples incluait Timothée, sa mère et sa grand-mère. En tout cas, avec un courage extraordinaire, Paul rentre dans la ville, repart pour évangéliser la ville de Derbe avant de repasser encore une fois par Lystre lors de ce premier voyage missionnaire.

Juste avant son exécution à Rome, Paul écrit sa dernière lettre à Timothée où il indique que Timothée avait suivi de près non seulement son enseignement, mais aussi ses persécutions et ses souffrances, mêmes à Lystre :

2 Timothée 3:10. Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance, 11 mes persécutions, mes souffrances. A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes.

Paul fait référence aussi à la foi de Eunice, mère de Timothée, et de on aïeule Loïs :

2 Timothée 1:5. …gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

Que Paul et Barnabas aient logé chez Timothée ou non, il est certain que Paul connaissait la famille, surtout au moment de son deuxième voyage missionnaire quand il a pris Timothée comme membre de son équipe.

Le deuxième voyage missionnaire – 51 après J.-C.

Imaginez avec moi l’arrière-plan d’Eunice, mère de Timothée. Eunice était mariée avec un païen. Loïs et Eunice avaient cru aux promesses de ce jeune grec. Il allait se convertir. Il fréquentait la synagogue ; il donnait tous les indices d’une intention sincère. Il était sincère autant qu’il se connaissait. Peut-être qu’il était d’une famille de haut rang. Quoiqu’il en soit, la Juive Eunice et ce Grec s’aimaient et Loïs a donné son approbation pour leur mariage.

Après le mariage, il n’a pas trouvé le temps pour fréquenter la synagogue comme auparavant ; il avait beaucoup de responsabilités. Et l’idée de se faire circoncire ne lui était pas agréable. Bientôt Eunice et ce Grec avaient un fils qu’ils ont nommé Timothée. Elle voulait le faire circoncire le huitième jour comme la loi précisait, mais son mari n’était plus sympathisant ; il semble qu’il l’ait interdit (Actes 16:3).

Combien de fois est-ce que Eunice a regretté son mariage ? Combien de fois a-t-elle regretté pour elle-même… pour son fils ? Combien de fois Loïs a-t-elle regretté d’avoir donné sa permission ?

D’autres femmes auraient laissé tombé les bras. D’autres femmes auraient cédé aux influences de leur mari. Mais Eunice et Loïs n’étaient pas les autres femmes. Une erreur était assez.

Qu’est-ce qu’elles pouvaient faire pour que le jeune Timothée ne grandisse pas comme un païen ? Comment pouvaient-elles l’influencer pour qu’il serve le Seigneur ? Elles avaient à leur disposition le courage et les Écritures.

Comment pouvons-nous influencer nos enfants pour Dieu?

I.    Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons nous servir des Écritures.

2 Timothée 3:15  « dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »

A.    Les Écritures nous donnent de bons modèles à suivre.

Un garçon a besoin d’un modèle à imiter. Le père de Timothée n’était pas un bon modèle. Comment combler ce vide ? Les Écritures pourraient rendre jeune Timothée sage à salut. Les histoires d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Joseph, de Moïse, de Josué, de Gédéon, de David et des autres…

On peut imaginer Eunice en train de sélectionner un passage. Elle le relit plusieurs fois pour bien saisir le sens. Elle lui prépare un verset à mémoriser…

B.    Les Écritures nous aident à marcher dans la pureté.

Psaume 119:9-11  Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. 10 Je te cherche de tout mon cœur : Ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! 11 Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi.

C.    Les Écritures nous rendent sages à salut.

Psaume 119:98 Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, Car je les ai toujours avec moi. 99 Je suis plus instruit que tous mes maîtres, Car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. 100 J’ai plus d’intelligence que les vieillards, Car j’observe tes ordonnances. 101 Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin, Afin de garder ta parole.

Voilà ce que Eunice a assuré : elle a agit de manière que Timothée connaisse les Écritures qui nous rendent sages à salut. Cette mère a fait face à une situation difficile, une situation qu’elle aurait pu éviter, une situation qu’elle aurait dû éviter selon la parole de Dieu, mais elle a déterminé dans son cœur de ne pas lâcher.

Nous devons nous servir de ce moyen divin.

Parfois nous voulons donner à Dieu ce qu’il nous a donné. Nous confions nos enfants à Dieu et nous voulons qu’il fasse tout pour les sauver. Pourtant, Dieu nous a confié nos enfants pour que nous les conduisions à Dieu. Nous devons prier pour nos enfants, mais la prière seul n’est pas suffisante ; nous devons nous servir du moyen divin que Dieu nous a donné.

Deutéronome 6:6-9. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. 7 Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8 Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

Quand ma sœur et moi grandissions, des gens disaient à mes parents que nous étions exceptionnels… notre comportement, notre engagement au Seigneur, etc. Nous n’étions pas exceptionnels ; nos parents étaient exceptionnels :

Chaque matin avant de quitter la maison, ma mère nous a fait lire ensemble trois chapitres de la Bible ce qui était suivi par la prière. Elle croyait que les Écritures pouvaient nous rendre sages à salut. Je sais que ma mère a prié pour moi, mais ce qui était beaucoup plus important est le fait qu’elle ait lu la Bible et a prié avec moi.

II.   Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons être fidèles.

Notons dans Actes 16:1 que Timothée était le « fils d’une femme juive fidèle ». Darby rend le mot « croyante ». Paul est allé à Lystre la première fois en 48 après J.-C. A ce temps, il est fort probable qu’il a logé chez Timothée. Il pourra parler quelque 19 ans plus tard dans 2 Timothée 1:5 de « la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi ». Loïs et Eunice ont été sauvées lors de sa première visite. La foi sincère a habité d’abord dans sa mère et dans sa grand-mère. Mais quand Paul revient en 51 après J.-C., trois ans plus tard, Timothée est un disciple. Paul l’appellera son fils légitime dans la foi, non pas parce qu’il a été sauvé sous son ministère, mais parce que Paul l’a formé pour le ministère. Timothée a été sauvé parce qu’il a vu la fidélité de sa mère et de sa grand-mère.

En parlant de la fidélité, nous pouvons aussi parler de la foi sincère. Si notre foi est sincère, nous sommes fidèles. Notre fidélité est une expression de notre foi sincère. Nous montrons notre foi par notre fidélité. C’est que Jacques disait dans son épître : c’est une chose de dire que nous croyons, c’est une autre chose de montrer notre foi par nos œuvres.

C’était la fidélité de mes parents à la maison de Dieu, la sincérité de leur foi qui m’a montré la réalité de l’Évangile qu’ils m’enseignaient dans la parole de Dieu. Mon père était un homme d’affaires très occupé, mais chaque fois qu’il y avait une réunion à l’église, nous étions là, et avant l’heure. Quand il y avait des croisades qui duraient parfois des semaines, nous étions là chaque soirée. Puisque ma sœur et moi étions élèves, nous avons dû faire nos devoirs dès que nous arrivions à la maison. Nous avons été convaincus de la réalité de l’Évangile par la fidélité de nos parents. Si nous ne sommes pas fidèles en tant que parents, comment attendions-nous à ce que nous enfants soient fidèles ?

Soulignons cette sincérité de foi. Notre sincérité ou son manque se manifeste en tout ce que nous faisons. Vivons-nous selon la parole de Dieu que nous professons ? La Colombe donne une traduction plus littérale : « je garde aussi le souvenir de la foi sans hypocrisie qui est en toi… » Nous devons vivre la foi devant nos enfants si nous voulons les gagner pour Christ. Autrement ils nous trouveront coupables d’hypocrisie.

Paul dit que la foi sans hypocrisie qui était en Timothée, habitait d’abord dans sa grand-mère Loïs et dans sa mère Eunice avant d’habiter en Timothée. Les enfants nous regardent. Ils attendent. Ils veulent voir si c’est authentique.

Mais nous transférons à nos enfants ce qui est en nous, soit l’hypocrisie, soit la fidélité.

Proverbes 22:6. « Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point. »

Conclusion : Vous avez une grande influence

Il ne faut pas sous-estimer votre influence en tant que mère ou grand-mère. Malgré les plus grandes difficultés, Loïs et Eunice ont instruit jeune Timothée dans la parole de Dieu. Elles l’ont arrosé comme une plante de cette parole. Elles l’ont formé. Elles sont restées fidèles à la tâche, et avec le temps, elles ont vu le fruit de leur labeur.

Je voudrais dire aux mères et aux grands-mères aujourd’hui, Dieu vous a donné une grande responsabilité. Dans vos enfants sont toutes les capacités de la création de Dieu. Qui aurait jamais pensé que de cette union malheureuse entre Eunice et le Grec, Dieu tirerait un pasteur et un prédicateur de l’Évangile ? Quelles sont vos espérances pour vos enfants ? Ouvrez les yeux aux possibilités. Ouvrez les yeux à vos responsabilités. Soyez sincères dans votre foi. Soyez fidèles à la tâche.

Appel :

  • Engagement à lire la Bible, des livres avec des histoires bibliques, des leçons bibliques, la Bible en français courant…
  • Engagement à mémoriser des versets bibliques avec les enfants.
  • Engagement à prier avec les enfants chaque matin et soir.

Quelle place pour Jésus ? enregistré

Microphone StudioRecording_0J’ai eu récemment la joie de faire par voie de l’Internet la connaissance d’un frère pasteur du nom de Jean-Marc AUSSET. Ayant trouvé mon sermon Une place pour Jésus, il avait la gentillesse de me contacter et de me demander s’il pouvait enregistrer le message pour son site Gospelvoice ! Le pasteur Ausset exerce son ministère dans les Eglises Evangéliques Baptistes de Nîmes et de Lunel et sur les ondes internationales de l’Internet !

Vous pouvait écouter son enregistrement qui est actuellement “à la une” sur son site, en bas de la page. Autrement vous pourrez suivre ses instructions pour écouter Quelle place pour Jésus ? En rendant visite à son site, vous trouverez également des études bibliques, de beau chants sacrés en langues différentes, des poèmes et des prédications en Mp3, beaucoup de trésors pour fortifier votre foi en Christ-Jésus notre Seigneur.

Encore, je remercie mon frère de son œuvre dans le Seigneur et vous recommande son site que vous trouverez désormais dans mes “Liens” sur cette page. Que le Seigneur le bénisse !