Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?

Les ministères de délivrance se basent sur la supposition qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas encore été délivrés. Nous sommes toujours liés par le péché, esclaves de nos passions et de nos anciennes habitudes, victimes d’esprits mauvais qui nous troublent, nous oppressent ou nous possèdent. Puisque l’arrivée de Jésus-Christ dans nos vies n’était pas suffisante pour bannir les puissances des ténèbres, nous avons besoin de quelqu’un avec un ministère de délivrance qui puisse discerner les mauvais esprits qui nous hantent ou la malédiction générationnelle que nous avons héritée et nous en libérer.

Il existe plusieurs raisons pourquoi l’église de nos jours est sol fertile pour les ministères de délivrance.

1. Bien des adeptes sont à la recherche d’une solution facile pour leurs difficultés dans la vie. Ils ne vivent pas une vie chrétienne normale, la vie abondante qu’avait promise Jésus (Jean 10:10), la vie de vainqueur que connaissent ceux qui marchent selon l’Esprit de Dieu (Romains 8:2). Ils sont prêts à accueillir toute personne qui leur promet ce qu’ils n’ont pas encore expérimenté.

2. Il existe chez beaucoup d’adeptes une grosse ignorance des Écritures. Bien différents des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact bien » (Actes 17:10-11), ils n’ont pas la capacité d’évaluer ceux qu’ils entendent et deviennent ainsi proie facile pour des enseignements non bibliques.

3. L’église est imbibée de la culture de tolérance dans laquelle il ne faut plus dénoncer quelqu’un ou quelque chose comme faux. Elle devient de plus en plus incapable de distinguer la vérité de l’erreur. Chacun a son avis de ce que la Bible enseigne et toute idée ou interprétation est mise sur le même pied d’égalité. Une personne dit ceci, une autre dit cela ; et le simple auditeur ne sait pas qui a raison. Finalement, les Écritures sont-elles privées de leur autorité et Dieu est de ce fait étouffé. Parfois nous préférons trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

4. Les ministères de délivrance fleurissent surtout dans une culture de victimes. Il est parfois agréable d’être la victime. La victime peut se plaindre de sa situation désespérée. Elle évoque parfois la sympathie d’autres personnes qui peuvent s’identifier avec elle. En plus, la victime ne se sent pas responsable de sa situation ; elle attendra à ce qu’une tierce personne la délivre. Ainsi préférons-nous trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

C’est dans ce contexte que prolifèrent les ministères de délivrance, cet autre évangile que nous ne trouvons pas sur les pages du Nouveau Testament.

Considérons quelques raisons pourquoi le ministère de délivrance n’est pas biblique.

1. Le ministère de délivrance dévalorise l’œuvre de Christ sur la croix ; il ne reconnaît pas la complétude de ce que Christ a accompli pour nous. Selon cet enseignement, bien que chrétiens, nous avons des problèmes, des liens, des péchés et des habitudes mauvaises dont nous avons besoin d’être délivrés. Satan a toujours accès à notre vie dans laquelle il a établi des forteresses. Il nous faut un ministère de délivrance pour trouver la vraie liberté en Christ.

Pourtant, il n’y a pas de verset dans la Bible qui indique que Christ ait fait son œuvre à moitié. Selon la Parole de Dieu,

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17).

« vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9 SER).

« Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:18).

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

« En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8:2).

Il serait bien de méditer ces versets pour que la vérité puisse pénétrer nos coeurs. Celui qui appartient à Christ a l’Esprit de Christ qui l’a libéré de l’emprise de la chair et du péché. Ce qui caractérisait l’ancienne vie ne caractérise pas la nouvelle vie. Le passé est passé. Tout est nouveau. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Pas à moitié. Pas simplement selon les apparences. Réellement. Nous sommes libres.

2. Le ministère de délivrance sous-estime la position du croyant. Le ministère de délivrance se base sur le faux enseignement que le chrétien est toujours lié en quelque sorte par des puissances diaboliques.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul nous fait savoir que Christ a été élevé bien au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nomme (1:21). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques.Encore plus merveilleux pour nous, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus (2:6). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques. Les Éphésiens étaient autrefois sous l’emprise de Satan (Éphésiens 2:1-3, 11-12), et dominés par de mauvais esprits (Actes 19:11-16) et par la sorcellerie (Actes 19:19), mais tout a changé. A plusieurs reprises à travers cette épître, Paul démontre que, comme eux, nous sommes maintenant élus de Dieu (1:4), prédestinés à l’adoption (1:5), rachetés et pardonnés (1:7) et scellés par le Saint-Esprit jusqu’au jour de la rédemption (1:13 ; 4:30). La même puissance qui a ressuscité Christ d’entre les morts et qui l’a exalté bien au-dessus des pouvoirs diaboliques agit en nous (1:19-23). Cette puissance agit en nous et « peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (3:20).

Encore, la Parole de Dieu parle avec clarté concernant notre position : 

« Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Nous sommes libérés du péché et marchons dans la sanctification :

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

Notre position exaltée en Christ est incompatible avec l’enseignement selon lequel nous sommes toujours dominés par des forces diaboliques.

3. Le ministère de délivrance fait de nous des victimes plutôt que des vainqueurs. Ainsi, nous enlève-t-il la responsabilité de notre péché et la responsabilité de nous repentir. Quand nous péchons, selon le ministère de délivrance, ce n’est pas notre faute, c’est la chair et des esprits mauvais. Nous ne sommes que des victimes.

Selon la Bible, si vous êtes en Christ, vous êtes déjà délivrés de la puissance du péché par la croix de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables. Fois après fois la Parole de Dieu nous adresse des impératifs parce que nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables et capables d’obéir à la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Jean-Baptiste nous adresse des impératifs :

« Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).

« Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8).

De sa part, Jésus a donné le même commandement :

« Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17).

Il nous a commandé d’arracher le péché de nos vies (Matthieu 5:29-30)

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5:29-30).

Il nous a commandé non pas d’exercer un ministère de délivrance vis-à-vis des disciples mais de leur enseigner de garder tous ses commandements :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB)

Pour être libérés du péché dans nos vies, Paul ne dit pas que le chrétien a besoin d’être délivré ; il donne plutôt une série d’impératifs :

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. 12 Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (Romains 6:11-13).

Jacques nous dit qu’il suffit de résister au diable : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7).

John nous dit que notre victoire vient du fait que le Dieu qui est en nous est plus grand que l’esprit d’antichrist qui est dans le monde : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).

Nous ne sommes pas victimes : nous sommes vainqueurs et encore plus : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).

4. Le ministère de délivrance nous fait dépendre d’un homme plutôt que de Christ. Il nous oriente vers un homme avec certains dons plutôt que vers le Tout-Puissant Christ, vers un ministère dont nous aurions besoin pour être libérés plutôt que vers Christ qui a déjà tout accompli sur la croix. Tandis qu’un tel homme n’est pas présent, cela nous donne une excuse pour continuer dans notre péché. Nous attendons notre libérateur ! De temps en temps on entend soupirer un chrétien : « Ah, si seulement cet homme de Dieu pouvait venir ici. Nous avons besoin de son ministère. » N’avez-vous pas reçu l’évangile de Jésus-Christ qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) ? « Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu…? » (1 Corinthiens 6:19). « Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes… » (1 Corinthiens 3:21). C’est Jésus-Christ lui-même qui est tout pour nous (1 Corinthiens 1:30-31).

On m’a dit que je limite Dieu en disant que le ministère de délivrance n’est pas de Dieu. Au contraire ! Ils limitent Dieu, ceux qui insistent qu’il faut un certain homme avec certains dons spirituels et avec un certain ministère de délivrance pour que les chrétiens puissent être libérés et puissent marcher selon l’Esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu et dans la victoire que Dieu a prévue pour ses enfants. Vous n’avez pas à attendre un ministère de délivrance ; si vous êtes nés de nouveau, vous pouvez connaître la victoire maintenant pourvu que vous croyiez et obéissiez.

« A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (1 Jean 5:2-5).

La victoire découle non pas d’un homme avec un certain ministère mais de la foi envers Jésus-Christ qui s’exprime par l’obéissance à ses commandements.

5. Il ne se trouve pas un seul exemple d’un ministère de délivrance envers un enfant de Dieu dans tout le Nouveau Testament. S’il n’y a pas d’exemple biblique de ce ministère, il va de soi que ce n’est pas biblique.

C’est Dieu lui-même qui est l’autorité finale quant à toute question de foi ou de pratique et il s’est exprimé dans sa Parole.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne » (2 Timothée 3:16-17).

Les Écritures sont « utiles » pour que nous soyons préparés « à toute oeuvre bonne » sans exception aucune.

Les apôtres ont parfois chassé des démons, mais aucun croyant n’a jamais été le sujet d’un tel ministère. Paul n’a jamais écrit à une église pour dire qu’ils ont besoin d’une délivrance d’un On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré.esprit de mensonge ou de colère ou de vol ou d’amertume ou de convoitise ; il ne donne que des impératifs : rejetez le mensonge (Éphésiens 4:25), maîtrisez votre colère (4:26), ne dérobez plus (4:28), ôtez l’amertume (4:31), que l’inconduite ne soit même pas mentionnée parmi vous (5:3), etc. On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré. Si l’enfant de Dieu est toujours lié par Satan, de quoi a-t-il été sauvé au moment de sa nouvelle naissance ? La Parole de Dieu est claire : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:13). La libération du chrétien est un fait accompli.

On me dirait : « Mais ça marche ! J’ai été délivré par tel homme de Dieu, telle date, et ma vie a été complètement changée ! » Quelques remarques conviennent :

  • Si vous avez été délivré de l’emprise de Satan, c’était en ce moment que vous avez été sauvé, pas avant. Il y a pas mal d’adeptes qui ont besoin d’entendre cette Parole de Dieu : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec » (2 Corinthiens 13:5).
  • Si vous avez été délivré, c’est simplement parce que vous avez enfin cru à la Parole de Dieu. L’incrédulité envers la Parole de Dieu est un péché.
  • Si vous avez été délivré, ne mettez pas votre gloire dans un homme ; c’est Christ qui est mort pour nous.

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ? Attendez-vous un libérateur ? Le vrai libérateur est déjà venu. Croyez à la Parole de Dieu qui déclare qu’en Jésus-Christ, vous êtes réellement libres. Des centains de versets qui l’enseignent, je vous laisse avec celui-ci :

« Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5:8).

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Le chemin du réveil

Dans son étude sur les réveils, la description par Richard M. Riss (aux pages 3 à 6) a provoqué pour moi plusieurs questions. Étant donné qu’il y a des conditions pour expérimenter la bénédiction de Dieu, nous devons nous demander si nous sommes réellement en en route pour un réveil. Considérons les traits de réveils que donne M. Riss et quelques questions qu’ils provoquent :

1. Dans un réveil, les gens développent un enthousiasme intense pour le christianisme. Ils sont si préoccupés des choses de Dieu qu’ils ne désirent pas parler d’autres choses. Il y a un fort sentiment d’amour, de joie, de paix et de la présence de Dieu tel que les gens ne veulent pas quitter les réunions. C’est le ciel sur terre.

  • Question : Sommes-nous préoccupés des choses de Dieu ? « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Colossiens 3:1). Dieu a-t-il réellement la première place dans notre pensée ?

2. Dans un réveil, la prédication, l’enseignement et la musique pénètrent d’une manière extraordinaire les cœurs des auditeurs qui ont bien soif de la Parole de Dieu.

  • Question : Les auditeurs de la prédication de Pierre « eurent le coeur vivement touché » (Actes 2:37). Notre prédication, notre enseignement et le message de notre musique sont-ils tellement saturés de la Parole et de l’Esprit de Dieu qu’ils pénètrent les cœurs des auditeurs ?

3. Un réveil est caractérisé par un accent fort sur la Bible et son enseignement, surtout sur les souffrances, la croix, le sang, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

  • Question : Paul a dit : « Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens 2:2). Et encore, « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est le Christ-Jésus, le Seigneur, que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus » (2 Corinthiens 4:5). Prêchons-nous nous-mêmes ou Christ-Jésus ?

4. Un réveil est caractérisé par une forte conviction du péché, conviction de la justice et du jugement à venir (Jean 16:8). Bien des gens sont saisis d’une révélation de la gloire de Dieu, d’un sentiment de leur méchanceté et de leur état désespéré devant Dieu, et d’une crainte bouleversante de Dieu et de son jugement. Ils se rendent compte qu’ils méritent la mort et la rétribution divine, et ils implorent la miséricorde de Dieu.

  • Question : Paul prêchait « sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir » de façon que le gouverneur Félix était « saisi de crainte » (Actes 24:25). Prêchons-nous ces thèmes de conséquence éternelle de manière que les gens soient secoués de leur indifférence ?

5. Dans un réveil, des individus sont libérés de l’esclavage du péché, des habitudes et des attitudes mauvaises. Les préjugés sont brisés, les foyers brisés sont guéris et il y a un fort sentiment d’unité entre les croyants.

  • Question : La Bible dit que la grâce « nous enseigne à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse » (Tite 2:12). « Maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22). Notre prédication produit-elle de tels résultats ?

6. Dans ces circonstances, des multitudes de pécheurs sont convertis tandis que les chrétiens entrent plus profondément dans la plénitude de la foi. Les rétrogrades reviennent au Seigneur. Il y a même des pasteurs qui sont sauvés en reconnaissant qu’ils ne savaient rien de la puissance de Dieu avant de le rencontrer dans ces circonstances.

  • Question : Est-ce notre désir profond de connaître Christ (Philippiens 3:10) ? De progresser toujours dans l’œuvre du Seigneur (1 Corinthiens 15:58) ? Nous efforçons-nous d’ajouter à notre foi et d’affermir notre vocation et notre élection (2 Pierre 1:5-11) ?

7. Quand l’Église est réveillée, il y a une onction puissante de l’Esprit de Dieu et parfois des guérisons et d’autres miracles.

  • Question : Pour l’exercice de notre ministère, dépendons-nous de nos talents, de notre savoir-faire et de notre éducation, c’est-à-dire la chair (Philippiens 3:4) ou de la force que Dieu nous donne (1 Pierre 4:11), cette l’onction précieuse du Saint-Esprit (Éphésiens 6:19) ?

8. Dans un réveil, un esprit de sacrifice est présent. Des gens passent des nuits entières à chercher la face de Dieu et à prier pour ceux qui sont perdus, ce qui donne naissance à des actions missionnaires pour faire des disciples des nations.

  • Question : Sommes-nous prêts à nous dépenser nous-mêmes pour les âmes d’autrui (2 Corinthiens 12:15), à prier, à jeûner et à souffrir pour ceux qui sont sans Dieu, sans Christ et sans espérance dans le monde (Éphésiens 2:12 ; 2 Corinthiens 11:22-30) ? Le faisons-nous ?

Dieu veut bénir et il veut nous réveiller, mais il est temps pour chacun de nous d’obéir à son commandement de nous réveiller nous-mêmes : « C’est pourquoi il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et le Christ resplendira sur toi » (Ephésiens 5:14).

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Le réveil et nos mort-nés

Quand nous considérons le besoin d’un réveil, nous devrons avouer que nous avons donné naissance à pas mal de mort-nés. En cherchant à faciliter la nouvelle naissance, à éviter les douleurs d’enfantement, les larmes et trop de tension sur les nouveaux-nés, nous nous sommes servis de formules qui ont produit des avortons plutôt que des enfants viables. Quand Paul a-t-il jamais conduit des gens dans une prière de repentance ? Le premier verbe de l’évangile est « Repentez-vous ! » (Marc 1:15). Nul pasteur ne peut le faire pour vous. Nul prédicateur ne peut confesser vos péchés à votre place. Vous avez à faire avec Dieu.

En conduisant des gens dans la prière de confession, nous avons court-circuité un processus saint qui doit avoir lieu dans la profondeur du cœur du pécheur pénitent. « Quand [le Saint-Esprit] sera venu, dit Jésus, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Bien des gens sont dans l’église parce que l’on leur a promis la joie, la paix, l’amour, une meilleure vie, la résolution de tous leurs problèmes, mais ils n’ont jamais été convaincus de péché. Il ne se voient pas comme pécheurs que dans le sens général que « Nous sommes tous pécheurs », comme en Polynésie française, « Nous sommes tous croyants. » Ils ne se voient pas comme personnellement coupables devant un Dieu saint à qui chacun rendra compte pour des péchés qu’il a commis contre Sa Majesté.

Dans notre présentation de l’évangile, nous ne voulons pas mettre les gens mal à l’aise. Quel contraste avec la prédication de Paul devant le gouverneur Félix : « Mais, comme Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir, Félix, saisi de crainte, lui dit : Pour le moment, tu peux t’en aller ; quand j’en trouverai le temps, je te rappellerai » (Actes 24:25). La prédication de l’évangile n’a pas mis Félix à l’aise ; il était saisi de crainte !

On note que le message de Paul s’alignait avec l’œuvre du Saint-Esprit : le Saint-Esprit « convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » ; « Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir. » C’est cette sorte de prédication qui permet au Saint-Esprit de convaincre les pécheurs de péché et de les conduire à une tristesse selon Dieu. Encore, Paul explique : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10). C’est la conviction du péché qu’opère le Saint-Esprit qui produit la repentance. Des gens ne savent pas se repentir parce qu’ils n’ont pas été convaincus de péché. Ils n’ont pas été convaincus du péché parce que nous avons laissé à côté cette partie de l’évangile qui exposerait leur besoin de se repentir mais qui produirait en eux la vie éternelle. Ils ont machinalement répété après nous une prière de confession sans se rendre compte de leur culpabilité profonde et personnelle devant Dieu ; ils l’ont fait sans être attristés selon Dieu et sans arriver à « une repentance (qui mène) au salut ».

Dans son livre Les Réveils religieux, le grand évangéliste, Charles G. Finney, nous rappelle que la nouvelle naissance n’est pas produite par des formules magiques :

L’examen de vous-mêmes consiste à diriger vos regards sur votre vie, à considérer vos actions, à vous rappeler le passé pour en connaître le vrai caractère. Prenez vos péchés personnels un à un et considérez-les. Je ne dis pas que vous devez jeter un rapide coup d’œil sur votre vie passée, reconnaître qu’elle est remplie de péchés et demander pardon à Dieu, après une confession générale. Je dis qu’il faut prendre vos péchés un à un. Il ne serait pas mal de prendre une plume et du papier, et de les noter à mesure qu’ils se présentent à votre souvenir. Faites ce compte avec le même soin qu’un commerçant apporte à tenir sur ses livres ; et à mesure qu’un péché se présente à votre mémoire, ajoutez-le à votre liste. Des confessions générales ne serviront jamais à rien ; vos péchées ont été commis un à un ; et autant que vous pourrez les atteindre par le souvenir, vous devez en faire la revue et vous en repentir pareillement un à un (p. 27).

Si nous voulons voir un réveil, nous devons changer nos méthodes faciles et nos formules magiques qui ne font qu’accoucher des mort-nés. Le vrai réveil commencera avec la conversion des « croyants » et la résurrection de nos avortons.