Objectifs 2008

calendar Small Web view Don Whitney propose une série de questions que nous devrions nous poser au nouvel an ou à notre anniversaire. Quand le peuple de Dieu est devenu imprudent dans son comportement, Dieu l’a repris au travers du prophète Aggée : « Ainsi parle maintenant l’Éternel des armées : Réfléchissez à votre conduite ! » (Aggée 1:5). Nous devrions réfléchir à notre comportement car le Jour arrive où chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même (Romains 14:12 ; cf. Matthieu 12:36 ; Hébreux 4:13 ; 13:17 ; 1 Pierre 4:5 ; Jude 15). Il conviendrait de demander au Seigneur de nous sonder à travers ces questions. Que le Seigneur nous aide à faire de cette année la plus fructueuse de notre vie chrétienne !

  1. Que pourriez-vous faire cette année pour vous réjouir encore plus de votre communion avec Dieu ?
  2. Humainement parlant, quelle impossibilité demanderez-vous à Dieu de faire cette année ?
  3. Quelle est la chose la plus importante que vous puissiez faire pour améliorer la qualité de votre vie de famille cette année ?
  4. Dans quelle discipline spirituelle (par exemple : témoignage, service, études, prière, silence, lecture biblique, mémorisation, méditation, maintenir un journal spirituel) voulez-vous faire le plus de progrès cette année, et qu’allez-vous faire pour l’accomplir ?
  5. Quel est le plus gros gaspillage de temps dans votre vie, et qu’allez-vous faire à ce propos cette année ?
  6. De quelle manière nouvelle pourriez-vous rendre votre église plus forte ?
  7. Pour qui prierez-vous d’une manière fervente cette année concernant son salut ?
  8. Quel est le sens le plus important dont vous tenterez, par la grâce de Dieu, d’améliorer cette année ?
  9. Comment pouvez-vous améliorer votre vie de prière cette année ?
  10. Quelle action pouvez-vous faire cette année qui aura de l’importance dans dix ans ? Dans l’Éternité ?
  11. Quelle est la décision la plus importante que vous devriez prendre cette année ?
  12. Quel domaine de votre vie avez-vous le plus besoin de simplifier et quelle est la meilleure manière de le simplifier
  13. Quel est le besoin le plus important pour lequel vous vous sentez contraint de combler cette année ?
  14. Quelle habitude aimeriez-vous former cette année ?
  15. Qui voudriez-vous encourager le plus cette année ?
  16. Quel est votre objectif financier le plus important cette année, et quelle est la mesure la plus importante que vous pouvez prendre en faveur de sa réalisation ?
  17. Quelle est la chose la plus importante que vous puissiez faire pour améliorer la qualité de vie de votre travail cette année ?
  18. De quelle façon nouvelle pouvez-vous être une bénédiction pour votre pasteur cette année ?
  19. Quelle est une chose que vous pourriez faire cette année pour enrichir l’héritage spirituel que vous laisserez à vos enfants et à vos petits-enfants ?
  20. Quel livre, à part la Bible, avez-vous le plus envie de lire cette année ?
  21. Qu’est-ce que vous regrettez le plus de l’année dernière, et qu’allez-vous faire à ce sujet cette année ?
  22. Quelle bénédiction de Dieu voulez-vous chercher le plus sérieusement cette année ?
  23. Dans quel domaine de votre vie avez-vous le plus besoin de croissance, et qu’allez-vous faire à ce sujet cette année ?
  24. Quel est le voyage le plus important que vous voulez faire cette année ?
  25. Quelle compétence avez-vous le plus besoin d’apprendre ou d’améliorer cette année ?
  26. À quel ministère allez-vous essayer de donner un montant sans précédent cette année ?
  27. Quelle est la chose la plus importante que vous puissiez faire pour améliorer la qualité de votre trajet journalier cette année ?
  28. Quelle doctrine biblique voulez-vous mieux comprendre cette année, et que ferez-vous pour l’accomplir ?
  29. Quel serait le conseil pour vous de ceux qui vous connaissent le mieux ? Auraient-ils raison ? Qu’allez-vous en faire ?
  30. Quel est l’article nouveau le plus important que vous souhaitez acheter cette année ?
  31. Dans quel domaine de votre vie, avez-vous le plus besoin de changer, et qu’allez-vous en faire ?

Voir aussi : Croissance spirituelle

Les chrétiens peuvent-ils célébrer Noël ?

Une sœur m’a demandé s’il était permis aux chrétiens de célébrer Noël. Selon les Témoins de Jéhovah, Dieu désapprouve la célébration de Noël. Les chrétiens peuvent-ils célébrer la naissance de Christ ? Pouvons-nous célébrer la résurrection de Christ ? À ces deux questions, les Témoins de Jéhovah répondent négativement. Selon eux, la Bible nous dit de commémorer la mort de Christ, mais pas sa naissance ni sa résurrection.

La position vacillante des Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah ont changé d’avis sur cette question. Voici quelques citations de leur magazine The Watchtower :

La date du jour de Noël n’a pas d’importance ; nous pouvons bien nous joindre [à la célébration] (Watchtower, 15 décembre 1903).

Ne pinaillez pas concernant la date ; joignez-vous au monde et célébrez Noël (Watchtower, le premier décembre 1904).

L’événement est si important qu’il convient toujours à le rappeler à la pensée des gens, sans se soucier de la date (Watchtower, 15 décembre 1926).

Selon les Témoins de Jéhovah, les vrais chrétiens ne célèbrent pas la naissance de Christ.

Aujourd’hui, selon le site Internet officiel de la Watchtower Society, les vrais chrétiens ne fêtent pas Noël, Pâques ou les anniversaires de naissance. Nous pouvons lamenter la commercialisation flagrante de Noël et le fait que bien des gens célèbrent le 25 décembre et non pas la naissance de Christ, c’est-à-dire qu’ils aiment fêter sans discerner la signification du jour. Nous pouvons regretter la manière incompatible avec « le saint (enfant) » (Luc 1:35) dont bien des gens célèbrent le jour de sa naissance. Cela ne veut pas dire que nous devions céder la place aux païens. Si certaines gens cherchent à enlever Christ de la célébration de son incarnation, nous devons autant plus proclamer le message de la Parole faite chair (Jean 1:14), le message d’Emmanuel, « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23).

Personnellement, je n’arrive pas à comprendre pourquoi certains pasteurs loupent l’occasion de prêcher sur les grands événements de la vie de Christ (sa naissance, sa mort, sa résurrection ou son exaltation à la droite de Dieu) comme si l’église n’avait rien à dire concernant ces jours de fête. C’est céder la place aux autres qui ne connaissent pas l’importance et ne savent pas célébrer les fêtes chrétiennes comme il le faut.

Comme nous avons noté, les Témoins de Jéhovah déclarent que « les vrais chrétiens ne fêtent pas la naissance de Christ ». Il est aberrant que ceux qui ne demeurent pas dans la doctrine de Christ (2 Jean 7-10) se prennent pour des juges de qui sont « les vrais chrétiens » !

  • Ne pouvons-nous nous réjouir avec les bergers à qui cette naissance a été annoncée comme « la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2:10-11).
  • Ne pouvons-nous célébrer avec les anges qui ont chanté sa naissance (Luc 2:13-14) ?
  • Ne pouvons-nous faire comme les Mages qui se sont prosternés et ont adoré le divin enfant (Matthieu 2:1-12) ?

Arguments contre la célébration de la naissance de Christ

Argument 1 : C’est interdit par les Écritures.

Les Témoins de Jéhovah ne célèbrent ni la naissance de Christ ni sa résurrection, disent-ils, parce que ce n’était pas commandé dans les Écritures.

Dans les Écritures, il y a bien des choses qui ne sont ni commandés ni interdites. Par exemple, la fête de la Dédicace était une célébration de la purification du temple instituée après sa désacralisation par Antiochos IV en 165 avant J.-C. Elle n’a pas été commandée dans l’Ancien Testament, mais Jésus était lui-même présent pour la fête de la Dédicace à Jérusalem :

On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon (Jean 10:22-23).

Devrions-nous tirer la conclusion qu’il participait à une fête païenne tout simplement parce qu’elle n’était pas commandée dans les Écritures ?

Les Juifs ont également institué la fête de Purim pour célébrer la délivrance des Juifs de destruction en Babylone (Esther 9:26-32). Rien n’indique que c’était commandé par Dieu, mais ils étaient libres de célébrer ce que Dieu avait fait comme ils le font jusqu’à présent. La célébration était aussi marquée par la pratique d’envoyer des cadeaux à son voisin et des dons aux pauvres (Esther 9:19-22) comme se fait très souvent à Noël. Nous sommes libres de célébrer la naissance celui qui pour nous « s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Corinthiens 8:9).

Argument 2 : La Bible interdit les sapins de Noël.

Les Témoins de Jéhovah se servent de Jérémie 10:1-4 pour dire que les sapins de Noël ont été condamnés dans les Écritures. Une telle lecture ne prend pas au sérieux les intentions de l’auteur. Jérémie écrivait dans le sixième siècle avant J.-C. ; les sapins de Noël ont été introduits dans le 16e siècle après J.-C. C’est donc impossible que Jérémie ait pensé aux sapins de Noël ; il parlait plutôt des idoles que l’on façonnait de bois et couvrait d’or (Jérémie 10:8-9 ; Ésaïe 40:19-20). Les sapins de Noël représentent la lumière que Christ a amenée quand il est entré dans le monde (Jean 1:4-5).

Argument 3 : Le Noël trouve ses origines dans des fêtes païennes.

On suggère que les Pères de l’Église aient choisi le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus-Christ pour remplacer la fête païenne de Mithra qui était célébrée au solstice d’hiver, le 25 décembre. Si c’était vrai, je ne trouverais aucune inconvenance de remplacer quelque chose de païen avec quelque chose de chrétien. Les « origines païennes » de Noël sont un mythe sans base historique.C’est une chose d’adopter ou d’adapter une fête païenne – c’est du syncrétisme qui est interdit à maintes reprises dans les Écritures – c’est encore autre chose d’en remplacer une par une fête chrétienne. Pourtant, selon l’article « Calculating Christmas » (Calculer Noël), par William J. Tighe, professeur d’histoire à Muhlenberg College à Allentown, Pennsylvanie, le choix du 25 décembre n’avait rien affaire avec les fêtes païennes ; le choix résultait des efforts des chrétiens de déterminer la date de la naissance de Jésus sur la base des calculs calendaires. (Voir également mon article « Jésus-Christ est-il né le 25 décembre ?« ) En plus, il argumente que l’empereur Aurélien a établi la fête païenne Natalis solis invicti le 25 décembre 274 comme option païenne à une date qui portait déjà de l’importance pour les chrétiens romains. Il conclut :

Ainsi, les « origines païennes » de Noël sont un mythe sans base historique.

Dans son très bon article « Noël, fête païenne ?« , le pasteur Pierre-Alain Jacot à l’Ère d’Anduze tire cette même conclusion :

Ainsi, ce ne serait pas l’Église qui aurait tenté de christianiser un culte païen, mais ce serait l’empire romain encore païen, et se sentant menacé, qui aurait essayé de paganiser une fête des chrétiens. Et si Noël se paganise aujourd’hui par le commerce, c’est sans doute que Mammon, le dieu de l’argent et l’idole de notre temps, désire occuper le terrain qui revient en fait au seul vrai Dieu.

Les Témoins de Jéhovah refusent d’honorer le Fils.

Au fond de tous les arguments avancés par les Témoins de Jéhovah contre la célébration de la naissance de Jésus-Christ, on constate une objection à l’adoration de Jésus-Christ. Ésaïe avait prophétisé que l’enfant serait appelé « Dieu puissant, Père éternel » :

Car un enfant nous est né, Un fils nous est donné, Et la souveraineté (reposera) sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix (Ésaïe 9:6).

Les Témoins de Jéhovah ne veulent pas mettre un accent sur l’Incarnation de Dieu. Ils n’acceptent pas que le divine enfant soit adoré comme le Père. Voici une citation du Watchtower, premier novembre 1964, p. 671 :

Il est anti biblique pour les adorateurs du Dieu vivant et vrai de rendre un culte au Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Les Témoins de Jéhovah ont peur que l’adoration du Fils n’éclipse l’adoration du Père.

Cette attitude est manifestement anti-Christ. Ils ont peur que l’adoration du Fils n’éclipse l’adoration du Père. La Bible déclare :

De plus le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé (Jean 5:22-23).

Jésus-Christ dit que nous devons l’honorer comme nous honorons le Père. Quelques versets plutôt Jean explique pourquoi les Juifs cherchaient à le faire mourir :

A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu (Jean 5:18).

C’est Jean qui nous explique la signification de ce que Jésus avait dit : il était lui-même égal à Dieu. C’est pourquoi Jésus dit cinq versets plus tard que nous devons l’honorer comme nous honorons le Père, parce qu’il est égal avec Dieu.

Pouvons-nous célébrer la naissance de Christ ? Les Témoins de Jéhovah ont-ils raison de nous juger sur la base de notre célébration de l’Incarnation ? Voici ce que dit la Parole de Dieu : « …que personne ne vous juge… pour une question de fête… » (Colossiens 2:16).

Je conclus avec une citation de Pasteur Jacot :

Les démêlés de Noël avec le paganisme d’hier et d’aujourd’hui nous montrent que la conformité à l’Évangile ne consiste pas pour l’Église à fuir le monde pour éviter d’être contaminée par lui, mais qu’au contraire le chrétien est appelé à témoigner d’une vision du monde où chaque chose est à sa juste place et où Dieu reçoit l’honneur qui lui est dû. C’est une attitude exigeante, car elle nous oblige à être en tension permanente entre deux compréhensions radicalement différentes de pratiques parfois au premier abord semblables : fêtons Noël, non pas comme les médias et la société de consommation nous y invitent, mais comme le croyant se doit d’honorer la naissance de son Seigneur, en conformité avec la Parole de Dieu.

Je vous souhaite à tous, un Joyeux Noël !

Voir aussi :

Catégories : Doctrine de Christ (christologie), Noël, Sectes, Témoins de Jéhovah

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Jésus-Christ est-il né le 25 décembre ?

Naissance de Christ À quel temps Christ est-il né ? Craig S. Keener dit que le récit des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau (Luc 2:8) indique une saison plus tempérée que décembre[1] mais H. W. Hoehner et d’autres savants affirment que le récit ne rend pas improbable une date en plein hiver.[2] Même si nous ne pouvons affirmer d’une manière absolue que Jésus-Christ est né le 25 décembre, certaines données semblent rendre probable une date en fin d’année.

La célébration de Noël dans l’église
Dans son commentaire sur l’Évangile selon Luc, Geldenhuys dit que l’église à Rome a célébré Noël à partir de 354 après J.-C., l’église de Constantinople en 379 et celle d’Antioche en 388.[3] Pourtant, selon Hippolyte (environ 170 à 236 après J.-C.), l’Église de l’Ouest célébrait déjà la naissance de Christ le 25 décembre dès le deuxième siècle. L’Église de l’Est célébrait le 6 janvier comme anniversaire de sa naissance et de son baptême.[4]

Le service de la classe d’Abia comme indication
Luc nous dit que Zacharie, père de Jean-Baptiste, était prêtre de la classe d’Abia :

Au temps d’Hérode, roi de Judée, il y eut un sacrificateur, du nom de Zacharie, de la classe d’Abia… Or, dans l’exercice de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour y offrir le parfum.” (Luc 1:5, 8-9 SER)

Les prêtres occupaient leur poste par roulement : « selon le tour de sa classe, il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce » (Luc 2:8-9). Dans 1 Chroniques 24, David avait organisé les prêtres en 24 divisions ou classes qui suivaient un ordre chronologique fixe. Luc indique que Jean-Baptiste, qui avait six mois plus que Jésus (Luc 1:26, 36, 39, 56, 57) a été conçu juste après que Zacharie avait achevé son service (cf. Luc 1:5, 23, 25).[5] Selon la tradition juive, la classe de Yehoyarib (cf. 1 Chroniques 24:7) servait dans le temple lors de sa destruction en 70 après J.-C. De là nous pouvons calculer la date du service de la classe d’Abia. Un almanach de Qumrân, qui donne le nombre, le nom et l’ordre des classes des prêtres et de leur roulement, et d’autres preuves nous aident à déterminer le temps du service de Zacharie et conséquemment de fixer le temps de l’annonciation à Marie six mois plus tard au printemps et donc la naissance de Jésus en fin d’année.[6] La date du 25 décembre semble raisonnable, vu les données que nous avons à notre portée.

Malgré tout, la date n’est pas un objet de notre foi. Ce n’est pas la date mais l’événement qui est important. En célébrant la naissance de Jésus, nous célébrons l’événement annoncé aux bergers par l’ange :

Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple: aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur (Luc 2:10-11).


[1] Craig S. Keener, The IVP Bible Background Commentary, New Testament, Downers Grove: InterVarsity Press, 1993, 194.

[2] H. W. Hoehner, « Chronologie » dans Dictionary of Jesus and the Gospels, Downers Grove: InterVarsity Press, 1992, 118. W. P. Armstrong et J. Finegan, « Chronology of the NT » dans International Standard Bible Encyclopedia, Grand Rapids: Eerdmans, 1979, v. 1, 688.

[3] Norval Geldenhuys, Commentary on the Gospel of Luke, NICNT, Grand Rapids: Eerdmans, 1988, 102.

[4] W. P. Armstrong et J. Finegan, « Chronology of the NT » dans International Standard Bible Encyclopedia, Grand Rapids: Eerdmans, 1979, v. 1, 688.

[5] W. R. Thompson, « Chronology of the New Testament » dans The Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible, Grand Rapids: Zondervan, 1976, v. 1, 816.

[6] W. P. Armstrong et J. Finegan, « Chronology of the NT » dans International Standard Bible Encyclopedia, Grand Rapids: Eerdmans, 1979, v. 1, 688.

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Catégories : Noël, Questions diverses

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Comment reconnaître l’Envoyé de Dieu

L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et du village de Bethléhem, d’où était David, que le Christ doit venir ? (Jean 7:42).

Dans son livre, Life of Christ (Vie de Christ), Fulton J. Sheen dit que l’histoire humaine est remplie d’hommes qui se disaient être venus de Dieu ou qu’ils étaient des dieux ou porte-parole de Dieu : Bouddha, Mahomet, Confucius, Christ et encore des milliers. Toutefois, il semble raisonnable que Dieu annonce au préalable son envoyé, son lieu de naissance, où il habiterait, son enseignement, ses ennemis, son programme, la manière de sa mort, etc. – des critères par lesquels on pourrait juger la validité de tout réclamant. Sinon, rien n’empêcherait des imposteurs de dire : « Je viens de Dieu » ou « Un ange m’a donné ce message. » Quand un pays envoie un ambassadeur à l’étranger, tout est arrangé avant son départ, et quand il arrive, il porte les pièces justificatives pour valider ses réclamations.

Les nombreuses prophéties concernant le Christ furent accomplis par Jésus de Nazareth. Pour en citer quelques-unes, Dieu avait promis des siècles auparavant que le Christ serait de la descendance d’Abraham, de la tribu de Juda, de la lignée de David, qu’il naîtrait d’une vierge à Bethléhem, qu’il exercerait son ministère en Galilée, qu’il serait rejeté par les Juifs, trahi par un ami, vendu pour trente pièces d’argent, haï sans cause, crucifié, ressuscité et exalté à la droite de Dieu ! Toutes ces « pièces d’identité » indiquent que Jésus est le Christ que l’on attendait et éliminent en même temps tout autre concurrent. Comme dit Pierre quelques semaines après la Résurrection : « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Il pouvait l’affirmer parce qu’il avait déjà vérifié les pièces d’identité de Christ : « Et nous avons cru, et nous avons connu que c’est toi le Christ, le Saint de Dieu » (Jean 6:69).

Quand un enfant meurt…

Nous savons tous que tôt ou tard, il nous incombera probablement d’enterrer nos parents. Par contre, nous ne nous attendons pas à ce que les petits que nous avons mis au monde nous devancent sur ce trajet à leur demeure éternelle. Quelle espérance donne la Bible aux parents qui ont perdu un petit enfant ? « Quand un enfant meurt… » traite de ce problème tragique et offre aux parents une perspective biblique. Il est actuellement disponible sur mon site www.coeurdeberger.org. Vous pouvez lire l’étude ici ou téléchager le fichier PDF ici.

L’Évangélisation globale dans un contexte de catastrophes naturelles

Articles précédents :

  1. L’Evangélisation globale dans un âge de séduction spirituelle
  2. L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

3.

Jésus a dit que l’évangélisation du monde entier devrait se faire dans un contexte

  • de déception spirituelle,
  • de désarroi politique international, et
  • de catastrophes naturelles.


« … et il y aura, par endroit, des famines et des tremblements de terre » (Matthieu 24:7).

Le site www.notre-planete.info nous met à jour concernant les catastrophes naturelles. Les données sont étonnantes. On constate une forte augmentation dans le nombre de catastrophes naturelles depuis 1975.

Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004

Bilan des catastrophes naturelles dans le monde de 1975 à 2004
  • En rouge, le nombre de personnes tuées par les catastrophes naturelles
  • En bleu, le nombre de personnes affectées par les catastrophes naturelles
  • En noir, le nombre de catastrophes naturelles.

    Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database, Université catholique de Louvain, Brussels, Belgium, 2005

Christophe MAGDELAINE, responsable du site, donne l’analyse suivante :

Bien qu’il soit difficile de discerner une tendance sur le nombre de personnes tuées dans les catastrophes naturelles, on constate une augmentation du nombre d’évènements et de personnes affectées par les catastrophes dans les dernières décennies. On pourrait croiser cette dernière évolution avec la démographie mondiale et l’urbanisation galopantes et l’augmentation significative des températures depuis 1980.En moyenne par an, de 2000 à 2005, près de 300 millions de personnes ont été affectées par les catastrophes naturelles et près de 78 000 y ont trouvé la mort (CRED, 01/2007).

Le même site donne les types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007 :

les types de catastrophes naturelles

Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database http://www.em-dat.net – Université Catholique de Louvain – Brussels – Belgium, 06/2007

Les inondations et les tempêtes restent les catastrophes les plus fréquentes ces dernières années. En effet, elles représentent plus de 60% des catastrophes naturelles dans le monde. Nous noterons la part des épidémies qui est de 14%.

Un dernier graphique donne le bilan des catastrophes naturelles survenues dans le monde par type de 1900 à 2007, regroupées par décennie.

le bilan des catastrophes naturelles

Les catastrophes hydrométéorologiques comprennent les sécheresses, les températures extrêmes, les inondations, les mouvements de terrain, les tsunamis, les feux et les tempêtes.
Les catastrophes géologiques comprennent les séismes et les éruptions volcaniques.
Les catastrophes biologiques comprennent les épidémies et les invasions d’insectes.

Crédit : notre-planete.info d’après EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database http://www.em-dat.net – Université Catholique de Louvain – Brussels – Belgium, 06/2007


Le commentaire sur le ce dernier graphique est révélateur :

Tandis que les catastrophes hydrométéorologiques sont prépondérantes et en augmentation forte, on constate également une hausse très nette du nombre total de catastrophes dans le monde. La dernière série est particulièrement inquiétante : bien qu’incomplète, elle surpasse déjà nettement les décennies précédentes avec une augmentation de 20% par rapport à la décade 1990-1999.

Tremblements de terre

Tremblement de terre à Gölcük

Cette photo est du séisme qui a frappé la région d’Izmit, le 17 août 1999 à 3 h 02. Il « avait une magnitude de 7,4 degrés sur l’échelle de Richter. L’épicentre était situé à Gölcük, ville industrielle de 65 000 habitants. Ce tremblement de terre a officiellement provoqué la mort d’au moins 15 500 personnes, ensevelies pendant leur sommeil. »

Les mouvements de terrain ne comprennent que 4,9 pourcent des types de catastrophes naturelles dans le monde de 1990 à 2007, mais ils sont très meurtriers :

Plus rares que les tempêtes ou les inondations, les tremblements de terre ont néanmoins provoqué la mort de 169 000 personnes à travers le monde entre 1985 et 2000.

Famines
Les famines sont souvent le résultat de changements climatiques, de sécheresse, de tempêtes ou d’inondations, voire des guerres, c’est-à-dire des manières différentes par lesquelles la récolte est perdue. Selon
http://www.notre-planete.info, « plus de 850 millions d’êtres humains continuent à être victimes d’une grave insécurité alimentaire ».

Famine

La famine tue plus que la guerre dans le monde. By Filipe Moreira . Licence

Les disciples ont demandé à Jésus quand le temple de Jérusalem serait détruit et quel serait le signe de son avènement et de la fin du monde, il leur a répondu qu’il y aurait des tremblements de terre et des famines, mais

« Tout cela ne sera que le commencement des douleurs » (Matthieu 24:8).

Il existe des catastrophes naturelles parce que « la création a été soumise à la vanité » (Romains 8:20). La terre a été maudite à cause du péché d’Adam (Genèse 3:17-18), mais cette malédiction est accompagnée de l’espérance d’une libération future. La création « soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » en attendant la libération de la servitude et « la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8:19-22). Les « jours » avant l’avènement de Christ seront caractérisés par une augmentation des « douleurs de l’enfantement », mais ce n’est que le commencement des douleurs.

Dans ce contexte de catastrophes naturelles, Jésus dit que la bonne nouvelle du royaume doit être prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage parmi tous les peuples (Matthieu 24:14). En effet, d’un point de vue pastoral, la famine et les catastrophes naturelles donnent à l’église l’occasion de manifester l’amour et la compassion de Christ, tout comme l’église naissante répondait aux besoins de ceux qui étaient dans la souffrance (Actes 11:28-30 ; Galates 6:10 ; Jacques 1:27).

Au lieu de nous relâcher en face de ces catastrophes naturelles, nous devons redoubler nos efforts pour annoncer la bonne nouvelle à tous les peuples dans ces jours qui sont les derniers.

Articles précédents :

  1. L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle
  2. L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

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L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

2.

Jésus dit dans Matthieu 24 que l’évangélisation de toutes les nations aura lieu non seulement dans un âge de séduction spirituelle, mais aussi dans un contexte de désarroi politique.

« Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume… » (Matthieu 24:6-7).

On aimerait bien que la mission de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:18-20) ait lieu dans un contexte de paix internationale, démontrée par une coopération globale et des efforts intenses de la communauté globale des nations de faciliter la dissémination de l’évangile de Jésus-Christ. Jésus nous avertit que cela ne sera pas le cas : nous devons prêcher l’évangile dans le monde entier malgré les tensions et le désarroi politique international.

Jésus parle de « guerres et de bruits de guerres ». Quelques commentateurs croient qu’il s’agit de guerres qui sont proches, géographiquement parlant, et des guerres qui sont loin. Il me semble qu’il s’agit plutôt de guerres et de rumeurs de guerres, comme une guerre éventuelle entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran ou la Corée du Nord.

Jésus ajoute qu’« une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ». Le terme « nations » (grec : ethnos) ne fait pas référence aux entités politiques ou gouvernementales que nous identifions avec l’Organisation des Nations Unies. « Ethnos » signifie plutôt un peuple ou une ethnie, ensemble d’individus qui s’identifient comme un peuple de par leur langue et leur culture. Ainsi nous entendons parler de guerres non seulement sur l’échelle internationale, mais également « intra nationales », entre peuples d’un pays comme les musulmanes et les hindous, les Serbes et les Croates ou les Tutsis et les Hutus. Le site Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke donne des listes de 314 conflits depuis 1945. Les nations du monde – pays et peuples – sont malheureusement bien représentées sous les rubriques de Guerres civiles (50), Guerres ethniques (45), Guerres entre États (22), Guerres d’indépendance (14), Violences civiles (85), Violences ethniques (51) et Violences entre États (47).

C’est au milieu de ces conflits que l’évangile doit être annoncé car Jésus a dit : « L’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (Matthieu 24:14). C’est pourquoi en ce moment des missionnaires risquent leurs vies dans des pays comme l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’attendent pas que les conditions deviennent plus propices et paisibles ; ils comprennent que l’évangile doit être annoncé dans les situations conflictuelles les plus adverses.

Jésus nous adresse trois mots :
1. « Gardez-vous de vous alarmer. » D’autres hommes mourront de frayeur en pensant ce qui devra survenir sur toute la terre (Luc 21:26), mais le disciple ne doit pas s’alarmer. Jésus nous a annoncé toutes ces choses à l’avance pour que nous ne soyons pas alarmés (Matthieu 24:25 ; cf. Jean 13:19 ; 16:4). Au milieu de ces conditions qui bouleversent le monde, le disciple de Christ est rempli de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4:6-7).

2. « Cela doit arriver. » Nous devons chercher à être en paix avec tous les hommes autant que cela dépend de nous (Romains 12:18). Nous faisons des efforts pour être des artisans de paix (Matthieu 5:9). Nous prions pour la paix de Jérusalem (Psaume 122:6). Nous désirons la paix internationale. Pourtant, nous ne nous faisons pas d’illusions comme si la prédication de l’évangile établissait le règne millénaire sur terre. « Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! c’est alors que soudainement la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5:3). Nous devons nous armer de cette pensée que ces choses doivent arriver.

3. « Ce ne sera pas encore la fin. » Les disciples avaient posé la question à Jésus : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? » (Matthieu 24:3). Jésus parle des conditions qui précéderont la fin : de faux Christs et de faux prophètes viendront en son nom et séduiront beaucoup de gens. Les tensions intra nationales et internationales s’intensifieront. Il y aura des guerres internationales et des guerres raciales. Mais ce n’est pas encore la fin.

Quand viendra la fin ? « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14). Cela veut dire que malgré les guerres et les conditions adverses, nous devons continuer à prêcher l’évangile dans le monde entier, à tous les peuples, sans exception aucune. Nous devons faire des disciples de tous les peuples, gens de toute culture et de toute langue puisque Dieu nous a révélé qu’il y aura devant le trône et devant l’Agneau une grande foule que nul ne peut compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils crieront d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7:9-10). Malgré le désarroi politique international, nous devons annoncer l’évangile du Royaume de Dieu dans le monde entier parmi tous les peuples jusqu’à ce que vienne notre Roi.

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L’Evangélisation globale dans un âge de déception spirituelle

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L’Evangélisation globale dans un âge de séduction spirituelle

1.

L’évangélisation globale sera le signe de la fin de l’âge. Les disciples demandent à Jésus de leur donner un signe concernant la fin de l’âge : « Dis-nous quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Quelques versets plus tard, Jésus leur déclare que l’évangile sera proclamé dans le monde entier avant la fin de l’âge :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14).

Entre les versets 3 et 14, Jésus décrit le contexte dans lequel l’évangélisation globale. (Le terme « évangélisation globale » n’indique pas que le monde entier sera sauvé, mais seulement que l’évangile est annoncé globalement.)

Jésus dit que l’évangélisation globale aura lieu dans un contexte de messages contradictoires et de séduction spirituelle :

« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:4-5, 11).

L’évangélisation globale ne se fait pas dans un milieu où tout le monde annonce le même message. Au contraire, de voix différentes disputent le cœur des hommes et rendent la situation confuse. Au lieu d’accepter ou de rejeter un seul message, les gens sont confrontés d’une cacophonie de messages disparates dont ils doivent chercher à distinguer le vrai des faux. Même les gens qui proclament la relativité de la vérité et un message de tolérance se montrent intolérants envers eux qui disent que la « vraie vérité » ne se contredit pas. C’est dans ce contexte que nous sommes appelés à proclamer que « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom (« Jésus-Christ de Nazareth », Actes 4:10) donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent au nom de Christ.

La mission de faire des disciples de toutes les nations serait plus facile si les autres messages n’étaient que ceux d’autres religions comme l’islam ou l’hindouisme ou le bouddhisme. Pourtant, ce n’est pas de ce défi que le Seigneur Jésus parle. La menace la plus grave et la plus séduisante pour l’église vient de ceux qui viennent « sous son nom », ceux qui viennent au nom de Christ. Jésus donc nous avertit concernant le plus grave danger dans la chrétienté : « plusieurs viendront sous mon nom… ils séduiront beaucoup de gens… Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. »

Il ne manque pas de faux prophètes.
« Plusieurs. » La Bible en français courante, celle de Jérusalem et la TOB donnent « beaucoup ». Beaucoup de faux prophètes viendraient sous son nom. Sans être paranoïaque, nous pouvons dire qu’il n’en manque pas. Connaissez-vous de faux prophètes ? En pouvez-vous nommer quelques-uns ? Jésus dit que nous les reconnaîtrons à leurs fruits (Matthieu 7:16), mais la plupart des chrétiens ne croient pas avoir jamais vu un faux prophète. Soit Jésus a eu tort, soit il nous manque de discernement. Nous imaginons que les faux prophètes sont des gens que nous ne connaissons pas ! Si c’était le cas, cet avertissement de Jésus ne serait pas nécessaire : « Prenez garde que personne ne vous séduise » dit-il. Les faux prophètes sont des gens comme nous. Jésus nous dit dans Matthieu 7:15 qu’ils nous viennent comme des brebis. Ils ont l’air d’être des brebis mais ils sont des loups ravisseurs. Par exemple, les mormons et les témoins de Jéhovah parlent de Dieu et de Jésus, mais c’est un autre Jésus qu’ils prêchent, un Jésus dépouillé de sa pleine divinité (2 Corinthiens 11:4). Ils travaillent dur pour gagner des gens et beaucoup sont séduits par leur message, mais leur évangile est un évangile différent que celui que nous avons reçu (Galates 1:6-9 ; 2 Corinthiens 11:4). Eux, on les reconnaît assez facilement.

Encore, Jésus dit que beaucoup viendront sous son nom en disant : « C’est moi qui suis le Christ. » Et ils séduiront beaucoup de gens. Connaissez-vous des gens qui se disent le Christ ? Jésus parle de beaucoup, mais il nous serait difficile de nommer quelqu’un qui se dit le Christ. Le pasteur John Bevere suggère qu’il s’agit de personnes qui disent qu’ils sont « oints » de Dieu. Le mot christos en grec se traduire « oint » ou « Christ » qui veut dire « oint ». Nous pouvons donc traduire les mots de Jésus de cette manière : « Plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint. » Les faux Christs sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Beaucoup de prédicateurs parlent de leur propre onction, de comment ils ont chassé des démons, fait des miracles, guéri des malades et prophétisé. Ils sont toujours en train de parler de leurs exploits spirituels. Ils parlent d’eux-mêmes, ils se prêchent eux-mêmes (2 Corinthiens 4:5), ils sont souvent le sujet de leurs propres prédications. Ils s’exaltent eux-mêmes et beaucoup de gens sont séduits par eux. Ils sont séduisants parce qu’ils sont eux-mêmes séduits (2 Timothée 3:13). Ils se croient vraiment des serviteurs avec une onction et un ministère pas comme les autres. Jésus dit que beaucoup, qui prophétisent en son nom, qui chassent des démons en son nom et qui font beaucoup de miracles en son nom, seront étonnés de se retrouver expulsés de son royaume (Matthieu 7:21-23). Ils se servent du nom de Christ pour se montrer aux autres. Encore dans Matthieu 24, Jésus dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24). Ils se servent du nom de Christ, opèrent de grands signes et séduisent beaucoup de monde.

Le défi dans cet âge de séduction spirituelle
C’est dans ce milieu de séduction spirituelle, d’égarement et de voix opposantes et contradictoires que nous devons prêcher la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous savons que notre message n’est pas le seul message, mais nous l’annonçons parce que c’est le seul message qui sauve. Nous savons que notre message sera repoussé par beaucoup, mais nous l’annonçons face à l’opposition parce que Christ dit que ce message servira de témoignage à toutes les nations. Ce n’est pas avec des notions romantiques que nous nous engageons à la tâche de faire des disciples de toutes les nations mais avec les yeux grands ouverts, en comprenant le défi spirituel, l’autorité de celui qui nous a mandatés et la nature de notre mission, et en saisissant la promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20).

Suite : L’Évangélisation globale dans un âge de désarroi politique international

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(UPDATE)

La faille de l’évangélisation rapide

« Si vous voulez voir des résultats rapides, la prédication de la Parole n’est pas forcément la meilleure formule. Si vous cherchez des résultats en termes de statistiques, chiffres et réponses visibles, il se peut qu’il y ait d’autres méthodes, d’autres programmes et d’autres moyens qui produisent plus rapidement. La question est de savoir s’ils produisent des chrétiens. » – Albert Mohler, Président, The Southern Baptist Theological Seminary, Louisville, Kentucky.

« Vingt mille personnes ont accepté Jésus ! » s’est-elle extasiée. La jeune femme me parlait d’un effort d’évangélisation qui a eu lieu dans un pays du Pacifique. Impliquée dans un ministère qui a participé à l’effort, elle me parlait avec beaucoup d’enthousiasme des ministères des danses polynésiennes et du smurf qui ont produit ces résultats extraordinaires. Un tel témoignage nous rappelle les paroles solennelles de Jean 2:23-25,

Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, à la vue des miracles qu’il faisait, mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage de quelqu’un; il savait de lui-même ce qui était dans l’homme.

La question de mandat
Le pasteur américain A. W. Tozer a dit dans son livre That Incredible Christian (Ce chrétien incroyable), publié en 1964, qu’il n’était pas surprenant que le pays qui avait donné au monde le café instantané lui donne également le christianisme instantané. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples… n’est pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.Nous parlons de décisions pour Christ ou d’accepter Christ comme si notre mandat était d’amener des gens à une décision ou de les conduire dans une prière. C’est trop souvent le « quick fix » qui manque de profondeur et qui rend plus difficile l’accomplissement de l’objectif parce qu’il sert d’inoculation contre la transformation qu’a mandatée Christ. Le mandat qu’a donné Christ aux disciples était de faire d’autrui ce qu’ils étaient eux-mêmes : des disciples. Ce n’était pas quelque chose d’instantané. Jésus nous a ordonné de « faire des disciples » (Matthieu 28:18-20). La tâche de « leur enseigner à obéir à tout ce que je vous ai commandé » fait partie de cette formation de disciple, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6:40). L’objectif n’est donc pas achevé quand nous avons chanté un chant, dansé une danse ou même prié une prière.

La question de méthode et de message
Le mandat détermine la méthode. Si notre objectif est d’attirer le plus grand nombre, la présentation d’un spectacle serait peut-être idéale. Pourtant, nous ne devrions pas oublier ce que nous disent les spécialistes de la communication : « La méthode est le message. » Une méthode inconvenable peut bien obscurcir le message que nous voulons transmettre et nous faire rater notre mandat de faire des disciples. En regardant nos spectacles, la réponse de bien des spectateurs est tout simplement : « Cool ! » Quel contraste avec l’œuvre du Saint-Esprit ! Jésus a dit que le Saint-Esprit convaincrait « le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Cette conviction de péché s’exprime par « la tristesse selon Dieu [qui] produit une repentance (qui mène) au salut » (2 Corinthiens 7:10), une expérience que trop de « chrétiens » n’ont malheureusement pas faite.

Le péril des méthodes mal adaptées
Paul refusait de se servir de méthodes mal adaptées à l’évangile. Les Corinthiens, à 69 km d’Athènes, étaient fiers de leur héritage, de leurs philosophes (par exemple, Aristote, Platon et Socrate), de leur « sagesse », de leur art oratoire… autrement dit, tout ce qui constituait leur culture. Bien d’entre eux méprisaient la présentation de Paul et auraient préféré qu’il soit plus éloquent, plus adapté à leur contexte. De sa part, Paul leur répond : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Corinthiens 2:1). Il a refusé de se servir de « la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Corinthiens 1:17). Il dit, en effet, que s’il s’était servi de l’éloquence qu’attendaient les Corinthiens, la croix de Christ aurait été rendue vaine. « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » dit-il (1:22). Il aurait pu être plus sympathique à leurs sensibilités culturelles. Il aurait pu modifier son approche pour être plus « seeker friendly », mais en pleine connaissance de cause il déclare : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1:23).

On cite souvent 1 Corinthiens 9:22 pour justifier toute approche : «Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. » Dans le contexte de ce chapitre 9, Paul dit qu’il n’a pas usé de ses droits d’apôtre parce qu’il ne voulait pas que ses droits deviennent un empêchement au progrès de l’évangile. Au contraire, il s’est « rendu serviteur de tous afin de gagner le plus grand nombre » (9:19). Il était comme Juif avec les Juifs, comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, comme sans loi avec ceux qui sont sans loi et faible avec les faibles afin de les gagner. Pourtant, l’identification n’était pas totale car il a ajouté qu’il n’était ni sous la loi ni sans la loi car il était sous la loi de Christ (9:20-22). Donc, dans son désir d’identifier avec ceux qu’il voulait gagner, Paul devait respecter certaines limites pour que l’évangile ne soit pas compromis. Nous serions en erreur d’interpréter ce passage de façon qui contredise ce qu’il avait déjà dit dans le chapitre 2 :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. …ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu (1 Corinthiens 2:1-5)

La dernière phrase, « afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu », indique que la méthode porte des conséquences. Combien de nos « convertis » ont fait une confession de foi fondée sur notre sagesse, nos méthodes, nos danses, etc., plutôt que sur la puissance de Dieu ? C’est pourquoi Paul nous donne l’avertissement solennel : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus… car le Jour la (l’œuvre) fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’oeuvre de c
hacun
» (1 Corinthiens 3:10, 13).

Dans ces derniers jours quand la vraie mission de l’église est trop souvent perdue de vue parmi toute une panoplie de méthodes qui obscurcissent le message de l’évangile, nous devons être clairs concernant notre mandat de faire des disciples, le message de la croix et la méthode de communiquer de l’évangile. Paul nous l’annonce sans ambages : « Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine… Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:17, 21).

Le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu.

Nous ne nous faisons pas d’illusions, comme si un seul prêche pouvait faire des disciples, mais le mandat de faire des disciples ne peut pas être rempli sans la prédication fidèle, régulière et systématique de la Parole de Dieu. Paul nous montre le chemin : « prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Comme dit le pasteur Mohler, d’autres méthodes peuvent attirer des foules, mais la question est de savoir si elles produisent des chrétiens.

COMMENT FAIRE PREUVE DE LEADERSHIP ?

J’ai trouvé récemment ces principes de leadership dans un bulletin d’église.

La pensée et la conduite de tout vrai leader ont une sous-couche de principes fondamentaux qui sont bien définis pour les leaders dans le Royaume de Dieu. De temps en temps, ont besoin de s’examiner eux-mêmes, dans le miroir de ces maximes qui font réfléchir, ceux que le Seigneur a choisis pour le leadership. Ces proverbes sont destinés à aider les leaders chrétiens à avancer dans l’excellence administrative.

  • Les leaders responsables ne font pas de déclarations irresponsables.
  • Un leader pieux parle de par sa relation personnelle avec Dieu.
  • Un leader humble ne parle jamais à la légère des vérités éternelles ; il les estime avec révérence.
  • Un leader sage résout les conflits d’une manière paisible, pas avec force.
  • Un leader durable résiste aux insultes sans se mettre en colère.
  • Un leader respectable est caractérisé par la tolérance qui lui épargne des décisions hâtives dans une crise et des représailles en face d’un esprit de contrariété.
  • Un leader bon cherche à faire des amis, pas des ennemis.
  • Traiter durement avec les adversaires provoque plus de contrariété et d’hostilité. Un leader poli se sert de la gentillesse et de la douceur.
  • Un leader qui écoute bien ses subalternes les dirige bien.
  • La grandeur d’un leader se manifeste dans son humilité devant Dieu, non pas dans son éloquence devant les hommes.
  • Un leader dévoué se donne totalement à ceux qu’il dirige en les aidant à découvrir et à développer leur potentiel.
  • Un leader patient se rappelle que les réponses des gens varient selon leur nature, tempérament et niveau de développement.
  • Un leader mûr démontre le plus haut respect pour autrui sans distinction de race ou de rang.
  • Un leader sage se tient des écueils du succès, de l’affirmation de soi et de l’assurance excessive.
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