Mohler : 6a. La prédication de la grande histoire de la Bible (1ère partie)

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous… ? » (Luc 24:32).

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Dr. Mohler constate la tendance de baser les sermons sur une petite partie du texte biblique tout en les isolant du reste des Écritures. Il avait déjà déclaré dans la préface : « La prédication devient une série d’exposés décousus sur des textes décousus. » Dans ce chapitre, il met l’accent sur le besoin de démontrer le rapport entre le texte que nous prêchons et la grande narration, souvent appelée le « métarécit » de la Bible. Faute de démontrer ce rapport, nos sermons deviennent moralisateurs. Il est trop facile, dit-il, de choisir une histoire bien connue, d’en retirer quelques points concernant ce que les gens devraient et ne devraient pas faire, et c’est fait. Mais cette sorte de prédication laissera l’église affaiblie et affamée parce que les chrétiens n’arriveront pas à se retrouver dans la grande histoire de ce que Dieu fait dans le monde.

Le rejet de la grande histoire

Nous prêchons à des gens postmodernes qui rejettent entièrement la notion d’une grande histoire. Ils n’acceptent pas qu’il y ait de métarécit ou de métadiscours auxquels tous les autres récits doivent rendre compte. Jean-François Lyotard, théoricien français d’un concept du « postmoderne » qui lui a valu une réputation mondiale[1], définissait le postmodernisme comme « l’incrédulité envers les métarécits ». Le Wikipédia donne l’explication suivante :

La thèse centrale de Lyotard est que les progrès des sciences ont à la fois rendu possible et exiger la fin de la crédulité à l’égard des métarécits de la Modernité, qui visent à donner des explications englobantes et totalisantes de l’histoire humaine, de son expérience et de son savoir.

Ainsi, les gens ne croient-ils plus aux Grands récits qui expliquaient la vie et lui imputaient une signification. Il n’existe que de petites histoires personnelles ou culturelles détachées d’autres histoires, des « tranches de vie » sans signification.

Le 20e siècle connaissait des métarécits qui ont échoué : le marxisme, le fascisme. Avec l’échec de ces métarécits, bien des gens ont abandonné la recherche d’un métarécit.

Un métarécit qui explique tous les autres récits

Mohler explique l’importance du métarécit qu’est le christianisme :

C’est pourquoi le christianisme semble comme une menace à tant de gens, car l’histoire chrétienne est un métarécit—une grande histoire qui explique toutes les autres histoires et à laquelle elles doivent rendre compte. Comme chrétiens, nous proclamons que nous sommes possédés par la seule histoire à laquelle toutes les autres histoires sont redevables. Par conséquent, quand nous partageons l’évangile chrétien avec quelqu’un, nous disons, « Oui, je veux entendre votre histoire, mais encore plus important, je veux que votre histoire soit absorbée dans une histoire différente et plus grande. Je veux placer votre histoire—votre petite histoire—dans le grand métarécit de que Dieu fait dans le monde afin que vous puissiez connaître Jésus-Christ comme Saveur et Seigneur, et ainsi savoir où vous êtes et qui vous êtes dans une manière tout à fait différente.

Quand nous prêchons, nous devons nous souvenir que ce que nous proclamons n’est pas simplement une petite histoire ni une séries de petites histoires. C’est le tout. Nous sommes responsables de présenter la grande histoire de l’œuvre de Dieu comme elle est narrée dans les Écritures.

C’est le Christ ressuscité qui introduit le métarécit des Écritures aux deux disciples sur le chemin d’Emmaüs dans Luc 24 :

Alors Jésus leur dit : Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. Il entra, pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction ; puis il le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? (Luc 24:25-32 SER)

Jésus leur dit en effet : « Pourquoi êtes-vous dans la confusion ? Ne lisez-vous pas la Bible ? » Il commençait avec Moïse, c’est-à-dire au commencement de la Bible, et procédait au travers des prophètes pour leur dire tout ce que la Bible disait le concernant. Leur réponse était ce que devait être la réponse des gens qui viennent d’entendre la prédication de la Parole de Dieu : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » Si nous voulons que nos auditeurs aient ce même sentiment au sujet de l’évangile, nous devons leur présenter le même grand métarécit qu’a déroulé Jésus à ces deux disciples.

Chaque fois que nous prêchons un texte, nous avon
s deux responsabilités devant ce texte :

  1. Nous avons la responsabilité de le lire, de l’expliquer et de faire l’application à la vie de nos auditeurs.
  2. Nous devons orienter nos auditeurs à la place de ce texte dans le grand plan des Écritures. C’est pourquoi il nous convient de prêcher des livres entiers de la Bible, passage par passage. Tout texte indique le Seigneur Jésus-Christ.

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[1] http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=11526

Mohler : 6a. La prédication de la grande histoire de la Bible (1ère partie)

« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous… ? » (Luc 24:32).

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).
 

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Dr. Mohler constate la tendance de baser les sermons sur une petite partie du texte biblique tout en les isolant du reste des Écritures. Il avait déjà déclaré dans la préface : « La prédication devient une série d’exposés décousus sur des textes décousus. » Dans ce chapitre, il met l’accent sur le besoin de démontrer le rapport entre le texte que nous prêchons et la grande narration, souvent appelée le « métarécit » de la Bible. Faute de démontrer ce rapport, nos sermons deviennent moralisateurs. Il est trop facile, dit-il, de choisir une histoire bien connue, d’en retirer quelques points concernant ce que les gens devraient et ne devraient pas faire, et c’est fait. Mais cette sorte de prédication laissera l’église affaiblie et affamée parce que les chrétiens n’arriveront pas à se retrouver dans la grande histoire de ce que Dieu fait dans le monde.

Le rejet de la grande histoire

Nous prêchons à des gens postmodernes qui rejettent entièrement la notion d’une grande histoire. Ils n’acceptent pas qu’il y ait de métarécit ou de métadiscours auxquels tous les autres récits doivent rendre compte. Jean-François Lyotard, théoricien français d’un concept du « postmoderne » qui lui a valu une réputation mondiale[1], définissait le postmodernisme comme « l’incrédulité envers les métarécits ». Le Wikipédia donne l’explication suivante :

La thèse centrale de Lyotard est que les progrès des sciences ont à la fois rendu possible et exiger la fin de la crédulité à l’égard des métarécits de la Modernité, qui visent à donner des explications englobantes et totalisantes de l’histoire humaine, de son expérience et de son savoir.

Ainsi, les gens ne croient-ils plus aux Grands récits qui expliquaient la vie et lui imputaient une signification. Il n’existe que de petites histoires personnelles ou culturelles détachées d’autres histoires, des « tranches de vie » sans signification.

Le 20e siècle connaissait des métarécits qui ont échoué : le marxisme, le fascisme. Avec l’échec de ces métarécits, bien des gens ont abandonné la recherche d’un métarécit.

Un métarécit qui explique tous les autres récits

Mohler explique l’importance du métarécit qu’est le christianisme :

C’est pourquoi le christianisme semble comme une menace à tant de gens, car l’histoire chrétienne est un métarécit—une grande histoire qui explique toutes les autres histoires et à laquelle elles doivent rendre compte. Comme chrétiens, nous proclamons que nous sommes possédés par la seule histoire à laquelle toutes les autres histoires sont redevables. Par conséquent, quand nous partageons l’évangile chrétien avec quelqu’un, nous disons, « Oui, je veux entendre votre histoire, mais encore plus important, je veux que votre histoire soit absorbée dans une histoire différente et plus grande. Je veux placer votre histoire—votre petite histoire—dans le grand métarécit de que Dieu fait dans le monde afin que vous puissiez connaître Jésus-Christ comme Saveur et Seigneur, et ainsi savoir où vous êtes et qui vous êtes dans une manière tout à fait différente.

Quand nous prêchons, nous devons nous souvenir que ce que nous proclamons n’est pas simplement une petite histoire ni une séries de petites histoires. C’est le tout. Nous sommes responsables de présenter la grande histoire de l’œuvre de Dieu comme elle est narrée dans les Écritures.

C’est le Christ ressuscité qui introduit le métarécit des Écritures aux deux disciples sur le chemin d’Emmaüs dans Luc 24 :

Alors Jésus leur dit : Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. Il entra, pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction ; puis il le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? (Luc 24:25-32 SER)

Jésus leur dit en effet : « Pourquoi êtes-vous dans la confusion ? Ne lisez-vous pas la Bible ? » Il commençait avec Moïse, c’est-à-dire au commencement de la Bible, et procédait au travers des prophètes pour leur dire tout ce que la Bible disait le concernant. Leur réponse était ce que devait être la réponse des gens qui viennent d’entendre la prédication de la Parole de Dieu : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » Si nous voulons que nos auditeurs aient ce même sentiment au sujet de l’évangile, nous devons leur présenter le même grand métarécit qu’a déroulé Jésus à ces deux disciples.

Chaque fois que nous prêchons un texte, nous avons deux responsabilités devant ce texte :

  1. Nous avons la responsabilité de le lire, de l’expliquer et de faire l’application à la vie de nos auditeurs.
  2. Nous devons orienter nos auditeurs à la place de ce texte dans le grand plan des Écritures. C’est pourquoi il nous convient de prêcher des livres entiers de la Bible, passage par passage. Tout texte indique le Seigneur Jésus-Christ.

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[1] http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=11526

Mohler : 5. Un intendant de mystères – 2e partie : La responsabilité du prédicateur

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

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Ayant considéré l’autorité du prédicateur, dans cette deuxième partie du chapitre 5, Mohler considère la responsabilité du prédicateur qui se trouve dans Colossiens 1:28,

C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.

L’objectif du pasteur est de “rendre tout homme parfait en Christ” ! Pour le faire, notre tâche est triple : nous annonçons Christ, nous avertissons les hommes et nous les instruisons. Voilà le profil de notre “emploi”.

Nous annonçons Christ.

D’abord, nous annonçons Christ. Dans les versets précédents (Colossiens 1:26-27), Paul parle du mystère dont Dieu nous a chargés d’annoncer. Dans quel sens l’évangile est-il un mystère ? Bibliquement parlant, un mystère n’est pas quelque chose de mystérieux ; c’est plutôt le dessein éternel de Dieu qui était “caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:26 ; voir aussi Éphésiens 3:6-11). “Le mystère du christianisme en est un qui a été publiquement révélé par Dieu dans l’incarnation, la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ.”

Tout simplement, le mystère est Christ. C’est lui que nous annonçons. Il est la cible de notre prédication.

C’est facile de dire, mais le faire exige une prédication par exposition qui est minutieuse, systématique et rigoureuse. Notre tâche est de démontrer comment Christ, mystère des âges, est révélé partout dans le tout des Écritures, dans l’Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau. Autrement dit, nous devons peindre le tableau entier de la vérité du mystère de Jésus-Christ.

Trop de prédicateurs ont tendance à travailler dans un tout petit coin de la grande toile de l’œuvre de Dieu.

Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.”

Nous lisons dans Luc 24:27, que le Christ ressuscité en “commençant par Moïse et par tous les prophètes” a expliqué aux deux disciples “dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Le grand prédicateur baptiste Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.” Ayant prêché la signification immédiate du texte, nous devons démontrer comment Jésus-Christ est l’accomplissement du texte. Nous annonçons Christ.

Nous avertissons tout homme.

Paul dit que c’est son intention d’avertir tout homme à travers sa prédication. Cette question d’avertir, d’admonester, de réprimander ou d’exhorter est un devoir qui n’est pas bien accepté ou apprécié. Pourtant, Paul le considérait comme faisant partie de la prédication.

Il est capital que nous réclamions la vérité que parmi les rôles du prédicateur est celui d’exposer l’erreur et de révéler le péché. Dans 2 Timothée 3:16-17, Paul dit à Timothée qu’en prêchant la Parole, il doit reprendre et corriger. Il doit assumer la responsabilité de dire aux gens qu’ils ont tort et que leur pensée a besoin de s’aligner avec l’Écriture.

Trop souvent la prédication est sans rapport avec la vie des auditeurs parce que le prédicateur ne fait pas l’application de la Parole. Les auditeurs restent dans leur indifférence parce que le prédicateur ne veut rien dire qui puisse troubler la conscience de ses adeptes. Ainsi ils peuvent continuer dans leur péché sans prise de conscience. Nous n’aurions pas tant de cas de fornication, de concubinage, de divorce, d’adultère, d’abus dans toutes ses formes, etc., sans parler des autre péchés encore “plus acceptables”, dans l’église si seulement le pasteur avertissait tout le monde des conséquences éternelles du péché. Paul le fait dans toutes ses épîtres. Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Trop souvent le prédicateur cherche à plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. Trop souvent il est lâche.

Nous instruisons tout homme.

Paul dit que la prédication de la Parole de Dieu inclut l’instruction ou l’enseignement des Écritures et l’application des Écritures à la vie des auditeurs. L’enseignement n’est pas limité à l’École de dimanche, au club des enfants ou à des cours bibliques. Je ne sais pas comment on peut prêcher la Parole de Dieu sans l’enseigner, mais j’ai entendu trop de prédications qui ne comportait pas d’instruction parce qu’elles consistaient en histoires personnelles, témoignages ou encore pire et non pas en la Parole de Dieu. Si nous sommes fidèles à la Parole de Dieu, nous instruirons tout homme dans la justice.

…afin de rendre tout homme parfait en Christ

 La puissance impressionnante de la prédication authentique se voit dans le fait que Dieu se sert de la prédication pour présenter ses saints complets en Christ.

 Comment les chrétiens croissent-ils ? Comment arriveront-ils à la maturité ? Comment le processus de la sanctification dirigé par le Saint-Esprit sera-t-il réalisé en eux ? Tout par la prédication de la Parole.

…Quand nous nous demandons si notre ministère est fructueux, nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

Nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

D’ailleurs, c’est pourquoi Christ a donné les pasteurs/enseignants à l’église :

C’est lui qui a donné… les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ (Éphésiens 4:11-13 SER)

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Mohler : 5. Un intendant de mystères – 2e partie : La responsabilité du prédicateur

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

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Ayant considéré l’autorité du prédicateur, dans cette deuxième partie du chapitre 5, Mohler considère la responsabilité du prédicateur qui se trouve dans Colossiens 1:28,

C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.

L’objectif du pasteur est de “rendre tout homme parfait en Christ” ! Pour le faire, notre tâche est triple : nous annonçons Christ, nous avertissons les hommes et nous les instruisons. Voilà le profil de notre “emploi”.

Nous annonçons Christ.

D’abord, nous annonçons Christ. Dans les versets précédents (Colossiens 1:26-27), Paul parle du mystère dont Dieu nous a chargés d’annoncer. Dans quel sens l’évangile est-il un mystère ? Bibliquement parlant, un mystère n’est pas quelque chose de mystérieux ; c’est plutôt le dessein éternel de Dieu qui était “caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:26 ; voir aussi Éphésiens 3:6-11). “Le mystère du christianisme en est un qui a été publiquement révélé par Dieu dans l’incarnation, la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ.”

Tout simplement, le mystère est Christ. C’est lui que nous annonçons. Il est la cible de notre prédication.

C’est facile de dire, mais le faire exige une prédication par exposition qui est minutieuse, systématique et rigoureuse. Notre tâche est de démontrer comment Christ, mystère des âges, est révélé partout dans le tout des Écritures, dans l’Ancien Testament ainsi que dans le Nouveau. Autrement dit, nous devons peindre le tableau entier de la vérité du mystère de Jésus-Christ.

Trop de prédicateurs ont tendance à travailler dans un tout petit coin de la grande toile de l’œuvre de Dieu.

Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.”

Nous lisons dans Luc 24:27, que le Christ ressuscité en “commençant par Moïse et par tous les prophètes” a expliqué aux deux disciples “dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Le grand prédicateur baptiste Charles Spurgeon a dit : “Je prends mon texte et me dirige tout droit vers la croix.” Ayant prêché la signification immédiate du texte, nous devons démontrer comment Jésus-Christ est l’accomplissement du texte. Nous annonçons Christ.

Nous avertissons tout homme.

Paul dit que c’est son intention d’avertir tout homme à travers sa prédication. Cette question d’avertir, d’admonester, de réprimander ou d’exhorter est un devoir qui n’est pas bien accepté ou apprécié. Pourtant, Paul le considérait comme faisant partie de la prédication.

Il est capital que nous réclamions la vérité que parmi les rôles du prédicateur est celui d’exposer l’erreur et de révéler le péché. Dans 2 Timothée 3:16-17, Paul dit à Timothée qu’en prêchant la Parole, il doit reprendre et corriger. Il doit assumer la responsabilité de dire aux gens qu’ils ont tort et que leur pensée a besoin de s’aligner avec l’Écriture.

Trop souvent la prédication est sans rapport avec la vie des auditeurs parce que le prédicateur ne fait pas l’application de la Parole. Les auditeurs restent dans leur indifférence parce que le prédicateur ne veut rien dire qui puisse troubler la conscience de ses adeptes. Ainsi ils peuvent continuer dans leur péché sans prise de conscience. Nous n’aurions pas tant de cas de fornication, de concubinage, de divorce, d’adultère, d’abus dans toutes ses formes, etc., sans parler des autre péchés encore “plus acceptables”, dans l’église si seulement le pasteur avert
issait tout le monde des conséquences éternelles du péché. Paul le fait dans toutes ses épîtres. Pourquoi ne le fait-on pas aujourd’hui ? Trop souvent le prédicateur cherche à plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. Trop souvent il est lâche.

Nous instruisons tout homme.

Paul dit que la prédication de la Parole de Dieu inclut l’instruction ou l’enseignement des Écritures et l’application des Écritures à la vie des auditeurs. L’enseignement n’est pas limité à l’École de dimanche, au club des enfants ou à des cours bibliques. Je ne sais pas comment on peut prêcher la Parole de Dieu sans l’enseigner, mais j’ai entendu trop de prédications qui ne comportait pas d’instruction parce qu’elles consistaient en histoires personnelles, témoignages ou encore pire et non pas en la Parole de Dieu. Si nous sommes fidèles à la Parole de Dieu, nous instruirons tout homme dans la justice.

…afin de rendre tout homme parfait en Christ

 La puissance impressionnante de la prédication authentique se voit dans le fait que Dieu se sert de la prédication pour présenter ses saints complets en Christ.

 Comment les chrétiens croissent-ils ? Comment arriveront-ils à la maturité ? Comment le processus de la sanctification dirigé par le Saint-Esprit sera-t-il réalisé en eux ? Tout par la prédication de la Parole.

…Quand nous nous demandons si notre ministère est fructueux, nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

Nous devons évaluer notre ministère par ce seul critère : Constatons-nous la croissance des saints à l’état d’homme fait en Christ ?

D’ailleurs, c’est pourquoi Christ a donné les pasteurs/enseignants à l’église :

C’est lui qui a donné… les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’œuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ (Éphésiens 4:11-13 SER)

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Mohler : 5. Un intendant de mystères – première partie : L’autorité du prédicateur

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Première partie : L’AUTORITÉ DU PRÉDICATEUR

Avant tout autre chose, Paul se voit comme serviteur de la Parole de Dieu. Il comprend qu’il est sur la terre pour prêcher la Parole et pour proclamer Jésus-Christ, même s’il en souffre comme résultat :

Maintenant, je me réjouis des souffrances que j’endure pour vous. Car, en ma personne, je complète, pour le bien de son corps—qui est l’Eglise—ce qui manque aux détresses que connaît le Christ. 25 C’est de cette Eglise que je suis devenu le serviteur, selon la responsabilité que Dieu m’a confiée à votre égard. Il m’a chargé d’annoncer sa Parole dans toute sa plénitude (Colossiens 1:24-25, Semeur).

L’autorité de Paul se voit dans le fait que Dieu l’a “chargé d’annoncer sa Parole dans toutes sa plénitude”. Son autorité n’est pas la sienne ; elle lui est confiée pour accomplir la tâche de prêcher la Parole de Dieu.

Il existe trois formes de fausse autorité.

  1. L’autorité professionnelle vient des diplômes et des références, mais la prédication de la Parole de Dieu n’est pas une profession mais un appel que donne Dieu dans sa grâce. On ne peut le mériter.
  2. L’autorité positionnelle vient de sa position dans l’église. Personne ne devrait suivre le pasteur tout simplement parce qu’il est “Le Pasteur” ; le pasteur de devrait pas s’attendre à ce que son église le suive tout bonnement parce qu’il porte le titre de pasteur. Il devrait marcher selon les voies de Dieu et s’attendre à ce que l’on le suive parce qu’il suit les Écritures. Paul et Silas n’ont pas insisté que les Béréens acceptent leur message sans hésitation purement sur la base de leur autorité en tant qu’apôtres. Les Béréens étaient considérés comme plus nobles parce qu’ils ont tout vérifié par la Parole de Dieu (Actes 17:10-11).
  3. L’autorité personnelle est également une fausse autorité. Malheureusement l’église souffre sous la direction de certains pasteurs charismatiques qui se présentent comme des autorités qui n’ont à rendre compte à personne. Paul exécrait cette sorte d’autorité personnelle : “Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !” (Galates 1:8 SER).

L’autorité du prédicateur ne se trouve ni dans sa profession, ni dans sa position, ni dans sa position. Elle ne se trouve que dans la Parole de Dieu.”

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Mohler : 5. Un intendant de mystères – première partie : L’autorité du prédicateur

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Première partie : L’AUTORITÉ DU PRÉDICATEUR

Avant tout autre chose, Paul se voit comme serviteur de la Parole de Dieu. Il comprend qu’il est sur la terre pour prêcher la Parole et pour proclamer Jésus-Christ, même s’il en souffre comme résultat :

Maintenant, je me réjouis des souffrances que j’endure pour vous. Car, en ma personne, je complète, pour le bien de son corps—qui est l’Eglise—ce qui manque aux détresses que connaît le Christ. 25 C’est de cette Eglise que je suis devenu le serviteur, selon la responsabilité que Dieu m’a confiée à votre égard. Il m’a chargé d’annoncer sa Parole dans toute sa plénitude (Colossiens 1:24-25, Semeur).

L’autorité de Paul se voit dans le fait que Dieu l’a “chargé d’annoncer sa Parole dans toutes sa plénitude”. Son autorité n’est pas la sienne ; elle lui est confiée pour accomplir la tâche de prêcher la Parole de Dieu.

Il existe trois formes de fausse autorité.

  1. L’autorité professionnelle vient des diplômes et des références, mais la prédication de la Parole de Dieu n’est pas une profession mais un appel que donne Dieu dans sa grâce. On ne peut le mériter.
  2. L’autorité positionnelle vient de sa position dans l’église. Personne ne devrait suivre le pasteur tout simplement parce qu’il est “Le Pasteur” ; le pasteur de devrait pas s’attendre à ce que son église le suive tout bonnement parce qu’il porte le titre de pasteur. Il devrait marcher selon les voies de Dieu et s’attendre à ce que l’on le suive parce qu’il suit les Écritures. Paul et Silas n’ont pas insisté que les Béréens acceptent leur message sans hésitation purement sur la base de leur autorité en tant qu’apôtres. Les Béréens étaient considérés comme plus nobles parce qu’ils ont tout vérifié par la Parole de Dieu (Actes 17:10-11).
  3. L’autorité personnelle est également une fausse autorité. Malheureusement l’église souffre sous la direction de certains pasteurs charismatiques qui se présentent comme des autorités qui n’ont à rendre compte à personne. Paul exécrait cette sorte d’autorité personnelle : “Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !” (Galates 1:8 SER).

L’autorité du prédicateur ne se trouve ni dans sa profession, ni dans sa position, ni dans sa position. Elle ne se trouve que dans la Parole de Dieu.”

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Mohler : 4. La prédication par exposition – deuxième partie : ses marques

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Nous continuons la deuxième partie de ce quatrième chapitre qui expose les caractéristiques ou les marques de la prédication par exposition authentique.

La prédication par exposition qui est authentique porte certaines marques :

  1. La prédication par exposition porte une autorité.
  2. Elle produit une révérence.
  3. Elle a un rôle central.

1.  La prédication par exposition est caractérisée par autorité, ce qui est problématique pour l’homme moderne ou postmoderne qui cherche à se débarrasser de toute autorité.

La culture du Siècle des lumières qui donna naissance à la modernité était subversive à toute forme d’autorité, bien qu’il fallait quelque siècles pour que la rébellion contre l’autorité se répande partout dans la société. Dans la culture postmoderne de l’Ouest, toute forme d’autorité est attaquée, et le sentiment d’autonomie personnelle est fondamental aux idéales contemporaines des droits de l’homme et de la liberté. Nous n’acceptons nul roi pour régner sur nous ; nul parent pour nous discipliner ; nul enseignant pour nous instruire ; et nulle vérité pour nous astreindre.

Si nous vivons dans une culture qui résiste à toute autorité, comment pouvons-nous prêcher avec autorité ? Nous pouvons prêcher avec autorité au milieu d’une culture antiautoritaire parce que notre autorité ne dérive pas de la culture mais de Dieu qui nous a donné sa Parole qui porte l’autorité suprême. Toute prédication par exposition porte l’autorité de Dieu parce que c’est la Parole de Dieu que nous annonçons.

Peut-être aurait-on voulu que Mohler développe plus profondément le défi d’annoncer une parole faisant autorité dans une culture qui rejette toute autorité, mais en réalité, la postmodernité ne change rien. Le message des prophètes a souvent été rejeté. Nous ne modifions pas le message pour plaire aux destinataires. Le message n’est pas le nôtre et nous ne sommes pas autorisés à l’altérer.

Mohler souligne l’importance de l’appel. Nous ne sommes pas des auto-appelés et tout appel doit être reconnu et affirmé par l’église. L’office du pasteur-enseignant est un des dons de Dieu à l’église.

L’autorité du prédicateur est enracinée dans cet appel divin à prêcher, et l’église doit respecter l’office de prédication, mais en fin de compte, l’autorité ultime pour la prédication est l’autorité de la Bible en tant que la Parole de Dieu.

Bref, la prédication par exposition porte autorité parce qu’elle expose la Parole de Dieu qui fait autorité.

2. La prédication par exposition authentique crée un sentiment de révérence parmi le peuple de Dieu. Les croyants comprennent que c’est au travers de la prédication qu’ils entendent la Parole de Christ et qu’ils s’approchent de Christ. La congrégation ne dépassera pas le prédicateur dans sa révérence pour la Parole de Dieu.

Calvin a dit concernant l’objectif de la prédication :

Nous nous assemblons au nom du Seigneur. Ce n’est pas pour entendre de chants joyeux, pour être nourri du vent, c’est-à-dire de la curiosité vaine et stérile, mais pour recevoir une nourriture spirituelle.

Luther a expliqué que les auditeurs entendaient la voix du prédicateur mais les paroles de Dieu.

3. La prédication par exposition doit être au centre de l’adoration chrétienne.

L’adoration n’est pas quelque chose que nous faisons comme préliminaire à la prédication.

En fin de compte, l’église sera jugée par son Seigneur, non pour la qualité de sa musique mais pour la fidélité de sa prédication.

C’est l’acte au travers duquel le people de Dieu dirige toute leur attention pour entendre parler à son peuple le seul Dieu vrai et vivant. L’adoration la plus belle a lieu quand le people de Dieu entendent sa Parole, aime sa Parole et obéissent à sa Parole.

En fin de compte, l’église sera jugée par son Seigneur, non pour la qualité de sa musique mais pour la fidélité de sa prédication. Le prédicateur sera jugé pour sa prédication, et la congrégation sera jugée pour son écoute—et pour la prédication qu’elle a demandée.

 

Voilà les trois marques de la prédication par exposition :

  • son autorité en tant que la Parole de Dieu,
  • la révérence qu’elle engendre chez les auditeurs croyants et
  • son rôle central dans l’adoration de l’église.

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Mohler : 4. La prédication par exposition – deuxième partie : ses marques

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Nous continuons la deuxième partie de ce quatrième chapitre qui expose les caractéristiques ou les marques de la prédication par exposition authentique.

La prédication par exposition qui est authentique porte certaines marques :

  1. La prédication par exposition porte une autorité.
  2. Elle produit une révérence.
  3. Elle a un rôle central.

1.  La prédication par exposition est caractérisée par autorité, ce qui est problématique pour l’homme moderne ou postmoderne qui cherche à se débarrasser de toute autorité.

La culture du Siècle des lumières qui donna naissance à la modernité était subversive à toute forme d’autorité, bien qu’il fallait quelque siècles pour que la rébellion contre l’autorité se répande partout dans la société. Dans la culture postmoderne de l’Ouest, toute forme d’autorité est attaquée, et le sentiment d’autonomie personnelle est fondamental aux idéales contemporaines des droits de l’homme et de la liberté. Nous n’acceptons nul roi pour régner sur nous ; nul parent pour nous discipliner ; nul enseignant pour nous instruire ; et nulle vérité pour nous astreindre.

Si nous vivons dans une culture qui résiste à toute autorité, comment pouvons-nous prêcher avec autorité ? Nous pouvons prêcher avec autorité au milieu d’une culture antiautoritaire parce que notre autorité ne dérive pas de la culture mais de Dieu qui nous a donné sa Parole qui porte l’autorité suprême. Toute prédication par exposition porte l’autorité de Dieu parce que c’est la Parole de Dieu que nous annonçons.

Peut-être aurait-on voulu que Mohler développe plus profondément le défi d’annoncer une parole faisant autorité dans une culture qui rejette toute autorité, mais en réalité, la postmodernité ne change rien. Le message des prophètes a souvent été rejeté. Nous ne modifions pas le message pour plaire aux destinataires. Le message n’est pas le nôtre et nous ne sommes pas autorisés à l’altérer.

Mohler souligne l’importance de l’appel. Nous ne sommes pas des auto-appelés et tout appel doit être reconnu et affirmé par l’église. L’office du pasteur-enseignant est un des dons de Dieu à l’église.

L’autorité du prédicateur est enracinée dans cet appel divin à prêcher, et l’église doit respecter l’office de prédication, mais en fin de compte, l’autorité ultime pour la prédication est l’autorité de la Bible en tant que la Parole de Dieu.

Bref, la prédication par exposition porte autorité parce qu’elle expose la Parole de Dieu qui fait autorité.

2. La prédication par exposition authentique crée un sentiment de révérence parmi le peuple de Dieu. Les croyants comprennent que c’est au travers de la prédication qu’ils entendent la Parole de Christ et qu’ils s’approchent de Christ. La congrégation ne dépassera pas le prédicateur dans sa révérence pour la Parole de Dieu.

Calvin a dit concernant l’objectif de la prédication :

Nous nous assemblons au nom du Seigneur. Ce n’est pas pour entendre de chants joyeux, pour être nourri du vent, c’est-à-dire de la curiosité vaine et stérile, mais pour recevoir une nourriture spirituelle.

Luther a expliqué que les auditeurs entendaient la voix du prédicateur mais les paroles de Dieu.

3. La prédication par exposition doit être au centre de l’adoration chrétienne.

L’adoration n’est pas quelque chose que nous faisons comme préliminaire à la prédication.

En fin de compte, l’église sera jugée par son Seigneur, non pour la qualité de sa musique mais pour la fidélité de sa prédication.

C’est l’acte au travers duquel le people de Dieu dirige toute leur attention pour entendre parler à son peuple le seul Dieu vrai et vivant. L’adoration la plus belle a lieu quand le people de Dieu entendent sa Parole, aime sa Parole et obéissent à sa Parole.

En fin de compte, l’église sera jugée par son Seigneur, non pour la qualité de sa musique mais pour la fidélité de sa prédication. Le prédicateur sera jugé pour sa prédication, et la congrégation sera jugée pour son écoute—et pour la prédication qu’elle a demandée.

 

Voilà les trois marques de la prédication par exposition :

  • son autorité en tant que la Parole de Dieu,
  • la révérence qu’elle engendre chez les auditeurs croyants et
  • son rôle central dans l’adoration de l’église.

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Mohler : 4. La prédication par exposition – première partie : sa définition

Sa définition

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

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Mohler commence ce chapitre avec une définition de la prédication par exposition.

La prédication par exposition est ce mode de prédication chrétienne qui assume comme objectif central la présentation et l’application du texte de la Bible. Tout autre intérêt ou question est subordonnée à la tâche centrale de présenter le texte biblique. En tant que la Parole de Dieu, le texte des Écritures a le droit d’établir et le contenu et la structure du sermon. L’exposition authentique a lieu quand le prédicateur fait ressortir la signification et le message du texte biblique et démontre clairement comment la Parole de Dieu établit l’identité et la vision globale de l’église comme le peuple de Dieu.

La prédication par exposition et la Parole de Dieu

1.   La prédication par exposition est ce mode de prédication chrétienne qui assume comme objectif central la présentation et l’application du texte de la Bible.

Cette partie de la définition indique que le prédicateur commence non pas avec le problème ou la question humaine mais avec le texte et du texte il cherche à mettre en valeur sa valeur pour la vie des croyants. Ainsi, la prédication par exposition est liée à l’exégèse sérieuse du texte. Puisque plusieurs prédicateurs dépendent de l’inspiration du moment et ne comprennent pas le sérieux de leur travail, je cite :

Si le prédicateur est à expliquer le texte, il doit d’abord étudier le texte et consacrer des heures d’étude et de recherche nécessaires pour le comprendre. Le pasteur doit investir la plus grande portion de son énergie et de son engagement intellectuel (sans parler de son temps) à la tâche de “dispense[r] avec droiture la parole de la vérité” (2 Timothée 2:15). Il n’existe pas de raccourcis à l’exposition authentique. L’expositeur n’est pas un explorateur qui revient pour raconter des histoires de son voyage mais un guide qui conduit le peuple dans le texte tout en enseignant l’art de l’étude et de l’interprétation biblique tandis qu’il le démontre.

Le prédicateur s’approche du pupitre pour accomplir un objectif central—faire ressortir le message et la signification du texte biblique. Cela exige une investigation historique, un discernement littéraire et l’usage fidèle de l’analogia fidei (“l’analogie de la foi”), c’est-à-dire, l’interprétation des Écritures par les Écritures.

2.   Tout autre intérêt ou question est subordonnée à la tâche centrale de présenter le texte biblique.

Que notre intérêt soit l’évangélisation ou l’édification de l’église, tout cela est accompli quand nous présentons et expliquons le texte biblique.

Si le prédicateur quitte le pupitre sans accomplir cette tâche primaire, peu importe combien les auditeurs ont apprécié le sermon ou combien ils ont été émus, son peuple mourra.

3.   Le texte des Écritures a le droit d’établir et le contenu et la structure du sermon.

Tout simplement, nous ne devons pas imposer sur le texte une structure préconçue. La structure du passage—que ce soit narrative, discours, symbolique, poésie, prophétie—devrait façonner la structure le sermon ainsi que son contenu.

4.  Le prédicateur doit démontrer clairement comment la Parole de Dieu établit l’identité et la vision globale de l’église comme le peuple de Dieu.

La Parole de Dieu a le droit de façonner notre vision globale, notre vision du monde et de qui nous sommes. La Bible nous place sous la seigneurie de Jésus-Christ et place Dieu au centre de notre existence et de toutes choses. Notre prédication devrait refléter la gloire et la souveraineté de Dieu. La prédication devait pousser les auditeurs à prendre une décision d’obéir ou de désobéir à la Parole de Dieu.

La Parole prêchée, appliquée au cœur par le Saint-Esprit, est l’instrument essentiel par lequel Dieu façonne son peuple. Comme nous rappellent les réformateurs, c’est au travers la prédication que Christ est présent parmi son peuple.

Nous continuerons prochainement la deuxième partie de ce chapitre qui expose les caractéristiques ou les marques de la prédication par exposition authentique.

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Mohler : 4. La prédication par exposition – première partie : sa définition

Sa définition

He is not silent Je partage des notes du livre par Albert Mohler, He Is Not Silent: Preaching in a Postmodern World (“Il n’est pas silencieux : prêcher dans un monde postmoderne”).

Pour les autres articles sur ce livre “He Is Not Silent”, cliquer ici.

Mohler commence ce chapitre avec une définition de la prédication par exposition.

La prédication par exposition est ce mode de prédication chrétienne qui assume comme objectif central la présentation et l’application du texte de la Bible. Tout autre intérêt ou question est subordonnée à la tâche centrale de présenter le texte biblique. En tant que la Parole de Dieu, le texte des Écritures a le droit d’établir et le contenu et la structure du sermon. L’exposition authentique a lieu quand le prédicateur fait ressortir la signification et le message du texte biblique et démontre clairement comment la Parole de Dieu établit l’identité et la vision globale de l’église comme le peuple de Dieu.

La prédication par exposition et la Parole de Dieu

1.   La prédication par exposition est ce mode de prédication chrétienne qui assume comme objectif central la présentation et l’application du texte de la Bible.

Cette partie de la définition indique que le prédicateur commence non pas avec le problème ou la question humaine mais avec le texte et du texte il cherche à mettre en valeur sa valeur pour la vie des croyants. Ainsi, la prédication par exposition est liée à l’exégèse sérieuse du texte. Puisque plusieurs prédicateurs dépendent de l’inspiration du moment et ne comprennent pas le sérieux de leur travail, je cite :

Si le prédicateur est à expliquer le texte, il doit d’abord étudier le texte et consacrer des heures d’étude et de recherche nécessaires pour le comprendre. Le pasteur doit investir la plus grande portion de son énergie et de son engagement intellectuel (sans parler de son temps) à la tâche de “dispense[r] avec droiture la parole de la vérité” (2 Timothée 2:15). Il n’existe pas de raccourcis à l’exposition authentique. L’expositeur n’est pas un explorateur qui revient pour raconter des histoires de son voyage mais un guide qui conduit le peuple dans le texte tout en enseignant l’art de l’étude et de l’interprétation biblique tandis qu’il le démontre.

Le prédicateur s’approche du pupitre pour accomplir un objectif central—faire ressortir le message et la signification du texte biblique. Cela exige une investigation historique, un discernement littéraire et l’usage fidèle de l’analogia fidei (“l’analogie de la foi”), c’est-à-dire, l’interprétation des Écritures par les Écritures.

2.   Tout autre intérêt ou question est subordonnée à la tâche centrale de présenter le texte biblique.

Que notre intérêt soit l’évangélisation ou l’édification de l’église, tout cela est accompli quand nous présentons et expliquons le texte biblique.

Si le prédicateur quitte le pupitre sans accomplir cette tâche primaire, peu importe combien les auditeurs ont apprécié le sermon ou combien ils ont été émus, son peuple mourra.

3.   Le texte des Écritures a le droit d’établir et le contenu et la structure du sermon.

Tout simplement, nous ne devons pas imposer sur le texte une structure préconçue. La structure du passage—que ce soit narrative, discours, symbolique, poésie, prophétie—devrait façonner la structure le sermon ainsi que son contenu.

4.  Le prédicateur doit démontrer clairement comment la Parole de Dieu établit l’identité et la vision globale de l’église comme le peuple de Dieu.

La Parole de Dieu a le droit de façonner notre vision globale, notre vision du monde et de qui nous sommes. La Bible nous place sous la seigneurie de Jésus-Christ et place Dieu au centre de notre existence et de toutes choses. Notre prédication devrait refléter la gloire et la souveraineté de Dieu. La prédication devait pousser les auditeurs à prendre une décision d’obéir ou de désobéir à la Parole de Dieu.

La Parole prêchée, appliquée au cœur par le Saint-Esprit, est l’instrument essentiel par lequel Dieu façonne son peuple. Comme nous rappellent les réformateurs, c’est au travers la prédication que Christ est présent parmi son peuple.

Nous continuerons prochainement la deuxième partie de ce chapitre qui expose les caractéristiques ou les marques de la prédication par exposition authentique.

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