Quand on doit s’attendre à un réveil.

Le bruit court en Polynésie française depuis un certain temps concernant un réveil qui devrait avoir lieu cette année. Dans son Les réveils religieux par Charles G. Finneylivre classique Les Réveils religieux, l’évangéliste américain Charles G. Finney donne un discours au sujet de « Quand on doit s’attendre à un réveil ». Il traite de ce sujet sous trois rubriques. D’abord, il parle de quand nous devons sentir le besoin d’un réveil. Malheureusement, chacun de ses sept points nous touche. Ensuite, il souligne l’importance d’un réveil dans de telles circonstances. Finalement, il parle de quand on peut attendre un réveil. En vue des conditions qu’il donne, il n’est pas certain que nous soyons au seuil d’un réveil. Le besoin est là et la promesse est toujours là :

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et recherche ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, moi, je l’écouterai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays. (2 Chroniques 7:14 SER)

Voici quelques extraits du discours de Finney qu’il traite en considérablement plus de détail et qui pourraient nous aider à trouver le bon chemin :

1.  Quand on doit sentir le besoin d’un réveil religieux.

  1. S’il y a manque d’amour fraternel et de confiance chrétienne parmi ceux qui professent être chrétiens, on doit sentir le besoin d’un réveil religieux.
  2. Il y a grand besoin d’un réveil religieux quand il y a des dissensions, des jalousies et des médisances au milieu de ceux qui professent être chrétiens. De telles choses montrent que les chrétiens sont éloignés de Dieu ; c’est le temps de penser sérieusement à un réveil.
  3. Il y a besoin d’un réveil quand l’esprit de mondanité s’est glissé dans l’Église. Si vous voyez les chrétiens se conformer au monde dans leurs vêtements, dans leur ameublement, dans leurs plaisirs ; si vous les voyez s’adonner à des amusements frivoles, lire des romans et d’autres livres que le monde recherche, il est manifeste que l’Église a rétrogradé et qu’elle est dans un état de déchéance.
  4. Quand des membres de l’Église sont tombés dans des péchés scandaleux, c’est le temps de s’éveiller et de crier à Dieu pour obtenir un réveil.
  5. On doit sentir le besoin d’un réveil, quand il y a dans l’Église un esprit de controverse. L’esprit de piété n’est pas un esprit de controverse.
  6. Il est temps de rechercher un réveil quand les méchants triomphent et se moquent de l’Église.
  7. Il est temps pour les chrétiens de s’émouvoir quand les pécheurs restent dans l’indifférence et la folie.

2.  L’importance d’un réveil dans de telles circonstances.

  1. Un réveil est la seule chose qui puisse enlever la honte qui pèse sur l’Église, et replacer la religion à la hauteur où elle doit être dans l’estime du public.
  2. Un réveil est la seule chose qui puisse rétablir l’amour et la confiance entre les membres de l’Église, et rien d’autre ne doit pouvoir les rétablir.
  3. Un réveil est indispensable pour détourner de l’Église les jugements de Dieu… Nous affirmons que les chrétiens qui ne se réveillent pas sont plus à blâmer que les pécheurs qui ne se convertissent pas, et que, s’ils ne sont pas réveillés, ils peuvent compter que Dieu les visitera de Ses verges.
  4. Il n’y a qu’un réveil qui puisse préserver une Église d’être anéantie. Une Église qui décline ne peut continuer d’exister sans un réveil. Si elle reçoit de nouveaux membres, ils seront pour la plupart dénués de piété.
  5. Seul un réveil empêchera les moyens de grâce de faire du mal aux impies. Sans réveil, les méchants s’endurciront de plus en plus en entendant prêcher l’Évangile et ils auront pour partage une damnation plus horrible que s’ils n’en avaient jamais rien connu.
  6. Un réveil est le seul moyen par lequel une Église puisse être sanctifiée, croître dans la grâce et être préparée pour le ciel.

3.  Quand on peut attendre un réveil.

  1. On peut attendre un réveil quand la Providence de Dieu en donne les indices, et ces indices sont quelquefois si clairs qu’ils tiennent lieu d’une révélation de Sa volonté.
  2. On peut attendre un réveil quand la dépravation des méchants humilie et afflige les chrétiens… la conduite des méchants pousse les chrétiens à la prière ; elle les brise, elle les remplit de tristesse et de compassion, à tel point qu’ils peuvent pleurer jour et nuit, et qu’au lieu de leur faire des reproches, ils intercèdent pour eux avec instance auprès du Seigneur.
  3. On peut attendre un réveil quand les chrétiens ont un esprit de prière en faveur d’un réveil, parce que leur cœur n’est occupé que de cela.
  4. On peut attendre un réveil, quand l’attention des pasteurs est tout particulièrement dirigée sur ce sujet, et quand leurs prédications et leurs efforts ont pour but principal la conversion des pécheurs.
  5. On peut attendre un réveil quand les chrétiens commencent à confesser leurs péchés les uns aux autres. En temps ordinaire, ils ne remplissent ce devoir que d’une manière vague, comme s’ils n’étaient qu’à moitié convaincus.
  6. On peut attendre un réveil quand les chrétiens sont disposés à faire les sacrifices nécessaires pour le développer. Ils doivent sacrifier volontairement pour cela leurs sentiments particuliers, leurs affaires et leurs temps. Les pasteurs doivent dépenser joyeusement leurs forces, et ne faire cas ni de leur santé, ne de leur vie. Ils ne doivent pas craindre d’offenser les non convertis par une prédication claire et fidèle, et même de s’attirer le blâme de plusieurs membres de l’Église, peu enclins à se joindre à l’œuvre.
  7. On peut attendre un réveil quand pasteur et troupeau s’accordent pour demander à Dieu qu’Il l’opère par les instruments qu’Il lui plaira d’employer.
  8. À strictement parler, je devrais dire que lorsque les indices ci-dessus mentionnés sont là, le réveil, dans une certaine mesure, est déjà là aussi.

La parole d’Osée nous convient :

Et vous, semez pour la justice, Moissonnez dans la loyauté, Défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Éternel, Jusqu’à ce qu’il vienne Et répande pour vous la justice. (Osée 10:12 SER)

Le plan secret de Dieu

Depuis toute éternité, Dieu avait un plan secret qu’il a réalisé en Jésus-Christ et révélé à ses saints apôtres et prophètes. L’Église doit maintenant répéter le secret et modeler le plan pour que la sagesse de Dieu soit manifestée dans sa grande diversité. Je viens d’ajouter au site www.coeurdeberger.org une prédication sur Éphésiens 3:1-13 concernant « Le plan secret de Dieu ». C’est un message important sur le plan de Dieu pour l’unité et la diversité dans l’Église.

Requin préhistorique attaque la théorie de l’évolution

Fossile vivant ! L’agence de presse Reuters a annoncé le 24 janvier 2007 qu’un rare requin « préhistorique »  (Chlamydoselachus anguineus) a été filmé par le « Awashima Marine Park » à Shizuoka, près de Tokyo. Selon R. Aidan Martin, la créature se ressemble à une anguille avec environ 300 dents en 25 rangs et peut atteindre une longueur de deux mètres. Le requin habite les eaux de mer à une profondeur de 120 à 1280 mètres. Le video MSNBC a dit que cet animal vivait il y a 50 millions d’années et n’a pas beaucoup changé.

Quand les évolutionnistes commençaient à trouver des créatures vivantes qu’ils croyaient disparus depuis – selon leur interprétation de la couche fossile – des millions d’années, ils ont dû inventer un nouveau terme : « fossile vivant ». Ainsi ce requin est désigné comme un « fossile vivant » qui selon Le Petit Robert est « animal ou végétal, seul ou l’un des seuls représentants trouvé actuellement d’une espèce autrefois florissante ».

Selon Wikipédia, « Les exemples [de fossiles vivants] les plus connus sont ceux des poissons coelacanthes (Latimeria chalumnae et Latimeria menadoensis) et du métaséquoïa, arbre découvert en 1943 dans une lointaine vallée chinoise. »

En parlant des fossiles non vivants, Gary Parker, Ph.D., biologiste/ paléontologiste et ancien évolutionniste, dit : « Les fossiles sont un grand embarras pour la théorie de l’évolution et appuient fortement le concept de la création. » L’article « Que nous apprennent les fossiles à propos de l’évolution ? » à www.christiananswers.net, donne les faits suivants qui sont embarrassants pour la théorie de l’évolution :

  • Apparition soudaine des animaux
  • Apparition soudaine aussi des plantes
  • Invariabilité des animaux
  • Abondance des fossiles
  • Formation rapide des strates géologiques
  • Formation rapide du charbon
  • Conditions très spéciales requises pour la fossilisation
  • Mauvais ordre chronologique pour l’évolution

Selon cet article, les fossiles démontrent :

Invariabilité des animaux. Contrairement à la croyance populaire, la plupart des fossiles ne sont pas des traces d’animaux éteints. La majorité des spécimens fossilisés sont très semblables (et souvent totalement identiques) aux créatures vivant aujourd’hui. On dit qu’il y a bien plus d’espèces animales vivantes qu’il y en a de connues uniquement à l’état fossile. Si l’évolution est vraie, on peut se demander pourquoi ce n’est pas exactement l’inverse! L’histoire évolutionniste est supposée être remplie des stades transitoires de l’amibe à l’homme.

Abondance des fossiles. Les évidences appuyant l’évolution sont toujours manquantes en dépit de l’énorme quantité de fossiles. Bien que les scientifiques découvriront encore de nouvelles variétés d’animaux et de plantes fossiles, on reconnaît généralement que les millions de fossiles déjà découverts (et les dépôts sédimentaires déjà explorés) fournissent une indication fiable sur la nature des indices fossiles : c’est qu’ils n’appuieront pas davantage dans le futur que maintenant la théorie de l’évolution.

Profile du requin « préhistorique »Les évolutionnistes ne semblent pas se rendre compte que les fossiles vivants sont des preuves que la théorie de Darwin et leur interprétation de la couche fossile sont défectueuses. Il est manifeste que les fossiles vivants n’ont pas disparu pendant des millions d’années pour réapparaître de nos jours comme l’interprétation évolutionniste des couches fossiles nous amènerait à croire. Psaume 104 nous explique qu’au Déluge, les strates géologiques ont été rapidement formées :

« Il a établi la terre sur ses fondements, A tout jamais elle est inébranlable. 6 Tu l’avais couverte de l’abîme comme d’un vêtement, Les eaux se tenaient sur les montagnes ; 7 Elles fuyaient devant ta menace Elles se précipitaient à la voix de ton tonnerre. 8 Des montagnes s’élevaient, des vallées s’abaissaient Au lieu que tu leur avais établi. 9 Tu as posé une limite que (les eaux) ne doivent pas franchir, Afin qu’elles ne reviennent pas couvrir la terre » (Psaumes 104:5-9 SER).

Si nous voulons comprendre la présence des soi-disant fossiles vivants, il nous convient de tenir compte du Déluge mondiale. L’Apôtre Pierre a dit que dans les derniers jours, des gens oublieraient volontairement les effets du Déluge :

« En effet, ils oublient volontairement qu’il y eut, autrefois, des cieux et une terre qui, du milieu de l’eau et formée par l’eau, surgit à la parole de Dieu, 6 et que, par les mêmes causes, le monde d’alors périt submergé par l’eau ; » (2 Pierre 3:5-6 SER).

Paul dit que les hommes « retiennent injustement la vérité captive » (Romains 1:18). Quand vous entendez parler de la capture des requins préhistoriques ou des coelacanthes ou d’autres « fossiles vivants », comprenez bien le message : ce sont des preuves « vivantes » que la théorie de l’évolution est mal fondée.

L’église en Chine

« Le sang des chrétiens est la semence de l’église » dit Tertullien (c. 160-220 après J.-C.). L’évangile de Jésus-Christ est souvent répandu par les feux de persécution.

« Ceux qui avaient été dispersés à cause de la persécution survenue après (la mort d’) Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche; ils n’annonçaient la parole à personne d’autre qu’aux Juifs » (Actes 11:19).

Dans son livre Jesus in Beijing, How Christianity is Transforming China and Changing the Global Balance of Power (« Jésus à Beijing : comment le christianisme transforme la Chine et change l’équilibre de forces globales »), David Aikman, ancien chef de bureau à Beijing pour Time Magazine, trace l’expansion du christianisme dans le pays de Chine à part de l’arrivée des missionnaires nestoriens en 635 après J.-C., juste après le commencent de la dynastie Tang, jusqu’à présent. Il parle du prix payé par des missionnaires qui, à travers les siècles et surtout dans le 20e siècle, ont semé la semence de l’évangile pour que foi en Jésus-Christ s’enracine dans le cœur des Chinois. La partie majeure du livre met l’accent sur la croissance de l’église sous le régime des communistes, malgré leurs efforts draconiens de l’étouffer. Les leaders du mouvement ont persévéré en face d’une persécution intense. Le « patriarche » Allen Yuan (Yuan Xiangchen) a passé 22 ans en prison et dans les camps de travaux forcés. « Si vous osez prêche, dit-il, les gens croiront » (p. 58). D’autres pasteurs ont souffert terriblement pour le Seigneur, comme Simon Zhao qui a survécu 45 ans en prison et de torture en Xinjiang sans compromettre son témoignage pour Jésus-Christ (p. 200).

L’église en Chine connaît beaucoup de guérisons miraculeuses. Les chrétiens croient que Dieu exaucera leurs prières s’ils persévèrent. La majorité des églises maisons sont pentecôtistes en théologie : le parler en langues, la guérisons, la prophétie et d’autres dons spirituels caractérisent leurs réunions clandestines.

Des femmes comme Ding Hei ont aussi eu un grand impact sur l’église en Chine (p. 98-108). « Sœur Ding » a été sauvée et baptisée à l’âge de 13 ans. C’était une vieille femme qui l’avait poussée à se repentir en lui disant tout simplement : « Si tu crois en Jésus, tu iras au ciel. Si tu ne le fais pas, tu iras en enfer. » Puisque les Bibles étaient si rares, elle en faisait à la main sa propre copie. On lui demandait d’apporter des messages aux églises maisons dans son village et des les environs. Bientôt elle était connue comme une oratrice dynamique. Persécutée et battue par son père à cause de sa foi, elle a finalement fui sa maison à l’âge de 20 ans, mais elle est devenue une des femmes leaders du mouvement. Elle aussi a été interrogée 123 fois et a passé trois ans dans un camp de travaux forcés, mais 40 jours après son arrivée, elle était responsable de 189 autres prisonnières.  Elle continue à jouer un rôle important dans la croissance de l’église en Chine.

On estime qu’il y a plus de 200 séminaires clandestins pour la formation de pasteurs dans les quatre principaux réseaux d’églises maisons. À Shanghai seul, il y en a près de 100 (p. 128-132).

L’auteur fait des prédictions étonnantes. Il estime qu’il y a environ 80 millions de chrétiens en Chine et que 30 pour cent de la population sera chrétiens par l’année 2050. En plus, il parle de certains politiciens bien placés qui sont chrétiens et il imagine un président chrétien de la Chine d’ici quelques décennies. En plus, les chrétiens de la Chine veulent envoyer 100.000 missionnaires pour faire des disciples de toutes les nations. Bien des chrétiens chinois servent déjà dans plusieurs pays. Par exemple, en 2000, une soixantaine de missionnaires chinois travaillaient déjà au Myanmar. Encore plus merveilleux, c’est que les chrétiens chinois veulent évangéliser les musulmans et sont bien placés pour le faire : ils ne sont pas étrangers à la persécution et ils ne sont pas détestés comme les missionnaires venant de l’Ouest. Les chrétiens chinois ont l’intention de porter l’évangile vers le Moyen-Orient et d’évangéliser la fenêtre dite « 10-40 » dans laquelle se trouvent la plupart des pays musulmans ainsi que les hindous et les bouddhistes.

Les chrétiens de la Chine nous donnent un exemple à imiter : fidélité face à la persécution et zèle pour le Seigneur. Cette force de 80 millions de chrétiens chinois est seulement une partie du tableau que l’on ne voit pas dans son entièreté : si l’église est en déclin en Europe, en Australie, en Nouvelle Zélande, au Canada et aux États-Unis d’Amérique – c’est-à-dire dans l’Ouest – elle est en plein expansion dans l’Est et dans l’hémisphère austral (en Amérique du Sud et en Afrique).

Nous discernons que

  • Le christianisme n’est pas la religion des occidentaux. Le judéo-christianisme n’a pas été bercé l’Ouest mais dans le Moyen-Orient, et cela avec des intentions universelles. Dieu a dit à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12:3). Jésus nous a ordonné de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:19-20). La croissance de l’église en Chine fait partie du plan de Dieu et de Christ qui a été immolé et a racheté pour Dieu, par son sang, « des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation » (Apocalypse 5:9).
  • La persécution contribue souvent à l’expansion de l’église comme cela s’est produit dans l’église naissante quand « ceux donc qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, en annonçant la bonne nouvelle de la parole » (Actes 8:3-4 ; cf. 11:19).
  • Jésus-Christ bâtira son église et que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle (Matthieu 16:18). Malgré les conditions les plus hostiles à l’église, la graine de l’évangile pousse, parfois d’une manière inaperçue comme elle l’a fait pendant des décennies en Chine, et le Seigneur bâtit son église.
  • Le danger le plus grave pour l’église n’est pas la persécution mais la nonchalance ou l’indifférence qui résultent parfois des conditions plus hospitalières à l’évangile. Il nous convient de part
    ager le fardeau de nos frères et de nos soeurs en Christ dans les régions du monde les plus hostiles, d’apprendre de leur exemple et de les soutenir dans la prière.

L’église en Chine

« Le sang des chrétiens est la semence de l’église » dit Tertullien (c. 160-220 après J.-C.). L’évangile de Jésus-Christ est souvent répandu par les feux de persécution.

« Ceux qui avaient été dispersés à cause de la persécution survenue après (la mort d’) Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche; ils n’annonçaient la parole à personne d’autre qu’aux Juifs » (Actes 11:19).

Dans son livre Jesus in Beijing, How Christianity is Transforming China and Changing the Global Balance of Power (« Jésus à Beijing : comment le christianisme transforme la Chine et change l’équilibre de forces globales »), David Aikman, ancien chef de bureau à Beijing pour Time Magazine, trace l’expansion du christianisme dans le pays de Chine à part de l’arrivée des missionnaires nestoriens en 635 après J.-C., juste après le commencent de la dynastie Tang, jusqu’à présent. Il parle du prix payé par des missionnaires qui, à travers les siècles et surtout dans le 20e siècle, ont semé la semence de l’évangile pour que foi en Jésus-Christ s’enracine dans le cœur des Chinois. La partie majeure du livre met l’accent sur la croissance de l’église sous le régime des communistes, malgré leurs efforts draconiens de l’étouffer. Les leaders du mouvement ont persévéré en face d’une persécution intense. Le « patriarche » Allen Yuan (Yuan Xiangchen) a passé 22 ans en prison et dans les camps de travaux forcés. « Si vous osez prêche, dit-il, les gens croiront » (p. 58). D’autres pasteurs ont souffert terriblement pour le Seigneur, comme Simon Zhao qui a survécu 45 ans en prison et de torture en Xinjiang sans compromettre son témoignage pour Jésus-Christ (p. 200).

L’église en Chine connaît beaucoup de guérisons miraculeuses. Les chrétiens croient que Dieu exaucera leurs prières s’ils persévèrent. La majorité des églises maisons sont pentecôtistes en théologie : le parler en langues, la guérisons, la prophétie et d’autres dons spirituels caractérisent leurs réunions clandestines.

Des femmes comme Ding Hei ont aussi eu un grand impact sur l’église en Chine (p. 98-108). « Sœur Ding » a été sauvée et baptisée à l’âge de 13 ans. C’était une vieille femme qui l’avait poussée à se repentir en lui disant tout simplement : « Si tu crois en Jésus, tu iras au ciel. Si tu ne le fais pas, tu iras en enfer. » Puisque les Bibles étaient si rares, elle en faisait à la main sa propre copie. On lui demandait d’apporter des messages aux églises maisons dans son village et des les environs. Bientôt elle était connue comme une oratrice dynamique. Persécutée et battue par son père à cause de sa foi, elle a finalement fui sa maison à l’âge de 20 ans, mais elle est devenue une des femmes leaders du mouvement. Elle aussi a été interrogée 123 fois et a passé trois ans dans un camp de travaux forcés, mais 40 jours après son arrivée, elle était responsable de 189 autres prisonnières.  Elle continue à jouer un rôle important dans la croissance de l’église en Chine.

On estime qu’il y a plus de 200 séminaires clandestins pour la formation de pasteurs dans les quatre principaux réseaux d’églises maisons. À Shanghai seul, il y en a près de 100 (p. 128-132).

L’auteur fait des prédictions étonnantes. Il estime qu’il y a environ 80 millions de chrétiens en Chine et que 30 pour cent de la population sera chrétiens par l’année 2050. En plus, il parle de certains politiciens bien placés qui sont chrétiens et il imagine un président chrétien de la Chine d’ici quelques décennies. En plus, les chrétiens de la Chine veulent envoyer 100.000 missionnaires pour faire des disciples de toutes les nations. Bien des chrétiens chinois servent déjà dans plusieurs pays. Par exemple, en 2000, une soixantaine de missionnaires chinois travaillaient déjà au Myanmar. Encore plus merveilleux, c’est que les chrétiens chinois veulent évangéliser les musulmans et sont bien placés pour le faire : ils ne sont pas étrangers à la persécution et ils ne sont pas détestés comme les missionnaires venant de l’Ouest. Les chrétiens chinois ont l’intention de porter l’évangile vers le Moyen-Orient et d’évangéliser la fenêtre dite « 10-40 » dans laquelle se trouvent la plupart des pays musulmans ainsi que les hindous et les bouddhistes.

Les chrétiens de la Chine nous donnent un exemple à imiter : fidélité face à la persécution et zèle pour le Seigneur. Cette force de 80 millions de chrétiens chinois est seulement une partie du tableau que l’on ne voit pas dans son entièreté : si l’église est en déclin en Europe, en Australie, en Nouvelle Zélande, au Canada et aux États-Unis d’Amérique – c’est-à-dire dans l’Ouest – elle est en plein expansion dans l’Est et dans l’hémisphère austral (en Amérique du Sud et en Afrique).

Nous discernons que

  • Le christianisme n’est pas la religion des occidentaux. Le judéo-christianisme n’a pas été bercé l’Ouest mais dans le Moyen-Orient, et cela avec des intentions universelles. Dieu a dit à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12:3). Jésus nous a ordonné de faire des disciples de toutes les nations (Matthieu 28:19-20). La croissance de l’église en Chine fait partie du plan de Dieu et de Christ qui a été immolé et a racheté pour Dieu, par son sang, « des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation » (Apocalypse 5:9).
  • La persécution contribue souvent à l’expansion de l’église comme cela s’est produit dans l’église naissante quand « ceux donc qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, en annonçant la bonne nouvelle de la parole » (Actes 8:3-4 ; cf. 11:19).
  • Jésus-Christ bâtira son église et que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle (Matthieu 16:18). Malgré les conditions les plus hostiles à l’église, la graine de l’évangile pousse, parfois d’une manière inaperçue comme elle l’a fait pendant des décennies en Chine, et le Seigneur bâtit son église.
  • Le danger le plus grave pour l’église n’est pas la persécution mais la nonchalance ou l’indifférence qui résultent parfois des conditions plus hospitalières à l’évangile. Il nous convient de partager le fardeau de nos frères et de nos soeurs en Christ dans les régions du monde les plus hostiles, d’apprendre de leur exemple et de les soutenir dans la prière.

Qu’est-ce que Dieu attend de moi ?

Il est le désir de tout chrétien sérieux de connaître la volonté de Dieu pour sa vie.  En parlant de sa volonté, nous mettons normalement l’accent sur nos choix (par exemple : dans le mariage, le métier, la ville ou le pays que nous habiterons).  Ce sont des décisions importantes, mais la Bible met l’accent non sur nos choix mais sur notre caractère.  C’est de notre caractère chrétien que découlent nos choix.  Vous pouvez lire d’avantage concernant ce que Dieu attend de vous dans cette série de messages sur la volonté de Dieu.

La repentance, don de Dieu

« Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (Actes 11:18).

Ce verset tire la conclusion de l’épisode de Pierre chez Corneille : l’église venait de se rendre compte que le salut de Dieu n’était pas seulement pour les Juifs ; Dieu avait « accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie ». Luc tisse ce point tournant de l’histoire de l’église avec beaucoup de habileté : Corneille, païen pieux, a une vision d’un homme du nom de Pierre qui pourra lui « dira des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison » (11:14), ce qui indique que malgré sa piété, sa crainte de Dieu, ses aumônes, ses prières, sa vision et sa justice (10:2-3, 22), il était un pécheur perdu. L’ange qui lui apparaît lui donne le nom et l’adresse d’un homme qui lui, et non l’ange, annoncera le message du salut. De sa part, Pierre a une vision d’animaux impurs qu’en tant que Juif, il ne peut manger, malgré sa faim (10:10-12). Voilà le plat que Dieu lui a préparé. Trois fois le Seigneur lui dit qu’il ne doit pas regarder comme souillé ce que Dieu a déclaré pur (10:15). (Je me demande si Pierre pensait au fait que Jésus lui avait demandé trois fois de faire paître ses brebis.) Têtes durs que nous sommes, Dieu doit répéter souvent le message que nous ne voulons pas recevoir. Une parole vraie de Dieu nous laisse à réfléchir (10:19) mais c’est l’obéissance qui accompli la volonté de Dieu (10:20). Pierre se rend chez Corneille, annonce le message, le Saint-Esprit tombe sur les auditeurs, et Pierre et son groupe tire la conclusion que l’on ne peut pas refuser le baptême à ces croyants païens (10:47).

L’histoire est tellement importante pour Luc, païen lui-même, qu’il la répète dans le chapitre 11. Enfin, c’est Pierre qui la raconte quand ses frères apôtres lui demandent de leur rendre compte de pourquoi il avait mangé avec des incirconcis (11:3). Nous lisons la même histoire racontée maintenant par Pierre qui y fera encore allusion à la Conférence de Jérusalem quelques années plus tard (15:7-9). Il conclut que refuser le baptême à ces pagano-croyants serait s’opposer à Dieu qui leur avait accordé le même Saint-Esprit que les 120 avaient reçu (10:47 ; 11:17). Les apôtres et les frères, convaincus maintenant par le témoignage et les faits, « se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (11:18).

Il y a une autre vérité fondamentale dans ce verset, c’est que la repentance est un préalable nécessaire au salut : Dieu a « accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie ». Dans les Actes 5:31, Pierre avait déjà prêché que « Dieu l’a élevé [Jésus] par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés ». Donc, la repentance a été donnée aux Juifs et aux païens pour qu’ils aient la vie. Paul a proclamé « aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus » (Actes 20:21). Il a annoncé « la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’oeuvres dignes de la repentance » (26:20), « afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés » (20:17).

C’est la repentance qui mène au salut : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10). Mais d’où vient la repentance, ce préalable qui est essentiel pour que nous ayons la vie ? Elle est produite par la tristesse selon Dieu, la tristesse que Dieu produit ! Dieu veut produire de la tristesse dans nos cœurs parce que c’est son tristesse (et non pas celle du monde) qui pousse à nous repentir. Quand nous voyons que nous avons violé la loi de Dieu, que nos cœurs sont corrompus devant lui, que nous n’avons rien à revendiquer et que nous ne pouvons qu’implorer la grâce de Dieu, cette conviction du Saint-Esprit, cette tristesse selon Dieu produit une repentance, un changement de vie, qui mène au salut. Voilà pourquoi les apôtres et les frères ont glorifié Dieu. Le Saint-Esprit qui a été envoyé pour convaincre le monde du péché, de la justice et du jugement à venir (Jean 16:7-11), nous comble de la tristesse selon Dieu pour que nous puissions nous repentir des œuvres mortes (Hébreux 6:1) et être sauvés. C’est seulement quand nous avons été attristés selon Dieu que nous savons nous réjouir et glorifier Dieu comme il le faut. Et alors, nous reconnaissons que la repentance est véritablement un don de Dieu.

Lire la Bible, encore !

Cette année je suis le plan de Robert McCheyne pour la lecture de la Bible. Comme il le recommande, j’ai commencé avec Genèse et Matthieu avec les enfants, ce qui nous permettra de lire la moitié de l’Ancien Testament et tout le Nouveau Testament, si je maintiens le rythme ! En plus, j’ai commencé une lecture privée, toujours selon le plan, d’Esdras et des Actes. Ainsi j’aurai lu le Nouveau Testament deux fois et l’Ancien Testament une fois. Ne lire que deux chapitres en privée me donne plus de temps pour entrer dans plus de détail. Lire la Bible avec les enfants approfondit notre relation et leur permet de poser des questions qui m’étonnent parfois par leur perspicacité. Les enfants sont capables de comprendre beaucoup de choses dans la Parole de Dieu si nous prenons le temps de la lire ensemble. Vous pouvez trouver le plan de McCheyne qui date de 1842 en PDF, encore en PDF, ou ici ou ici. Les références sont en anglais, mais ce n’est pas difficile de les déchiffrer.  Autrement, vous pouvez lire en ligne et en français le Nouveau Testament ou toute la Bible. Bonne lecture !

Le secret le mieux gardé de l’enfer

English: Ray Comfort
English: Ray Comfort (Photo credit: Wikipedia)

Dans « Le secret le mieux gardé de l’enfer« , Ray Comfort constate que nos efforts à l’évangélisation ne produisent pas beaucoup de fruit durable.

A la fin des années 70, alors que je voyageais, j’ai découvert avec horreur des statistiques sur la croissance de l’Eglise : 80 à 90 % des gens qui prennent une décision pour Christ s’éloignent de la foi. C’est l’évangélisation moderne, avec ses méthodes, qui crée ces 80 à 90 % (des gens qu’on appelle communément des rétrogrades).

Dans cet article important, il considère les méthodes modernes qui sont fautives, la méthode et l’enseignement bibliques au sujet de l’évangélisation, et ce que nous devons faire.

Les liens ont été mis à jour aujourd’hui 9 mars 2013.

 

Changer. Aujourd’hui.

Dans son livre Maximized Manhood, Edwin Louis Cole dit : « Le changement n’est pas changement s’il n’y pas de changement. » Élémentaire. Mais profond. Il dit que nous pouvons parler de changement sans changer. Nous pouvons prier de changer sans changer. Nous pouvons décider de changer sans changer. Une once d’obéissance vaut mieux qu’une tonne de prière.

Notre invité à l’église ce dimanche nous a donné une définition de la folie que vous avez peut-être déjà entendue. La folie est de répéter les mêmes actes, les mêmes habitudes, les mêmes routines, de suivre les mêmes méthodes, tout en espérant des résultats différents. C’est vraiment de la folie que nous vivons trop souvent. Nous n’aurons pas le changement que nous désirons dans nos vies si nous ne changeons pas.

Un ami qui est pasteur d’une grande église encourage les membres à prendre un passage comme thème de l’année. J’ai été impressionné cette année par 2 Pierre 1:5-13 que j’ai cité dans mon blog du premier janvier : « …faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour… » (v. 5-7). Nous devons nous efforcer d’autant plus d’affermer notre vocation et notre élection (v. 10). Il faut « tous nos efforts » pour joindre à notre foi la vertu, la connaissance, etc. Il faut tous nos efforts pour… changer. Je veux changer. Mais pour changer, je dois…changer.

Je ne suis pas d’accord qu’un jour convient mieux qu’un autre, si ce n’est aujourd’hui. Que nous soyons le 7 janvier 2007 ou le 7 du 7e mois de 2007 n’a pas d’importance devant Dieu. Le jour qu’il désigne comme important est « aujourd’hui ». Cinq fois dans les chapitres 4 et 5 de son épître aux Hébreux, l’auteur souligne l’importance d’aujourd’hui. « Aujourd’hui, si vous entendez la voix du Saint-Esprit, n’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:7-8, encore dans le verset 15). Nous devons nous exhorter les uns les autres « aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! » (3:13). Et encore, « Dieu fixe de nouveau un jour—aujourd’hui—en disant bien longtemps après… Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 4:7).

C’est aujourd’hui que nous devons changer. N’atermoyons plus. N’attendons pas le premier janvier 2008 ou une autre date ultérieure. C’est aujourd’hui qu’il nous convient de changer. Ne parlons plus de changer. Ne prions plus de prières de contrition qui ne font que nous soulager dans notre désobéissance. Changeons nos habitudes. Changeons nos attitudes. Changeons notre comportement. Qu’est-ce que vous voulez changer ? Qu’est-ce qui est nécessaire pour changer ? Prenez le temps pour planifier et écrire les changements que voulez effectuer cette année, ce mois, cette semaine. Aujourd’hui. Nous pouvons changer « par celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3:20). Il n’y a pas de changement sans… changement.