La prière, l’évangélisation du monde et le retour de Christ

Comment devrions-nous prier en cette fin d’année et dans l’année à venir ? La toute dernière prière de la Bible nous donne un point de repère : “Viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22:20, LSG). Nous devrions prier pour le retour de notre Seigneur.

Matthieu 24:14 indique qu’il existe un lien entre “la fin” et l’évangélisation du monde. Les disciples avaient posé cette question à Jésus : “…quel signe annoncera ta venue et la fin du monde” (Matthieu 1:3). Voici sa réponse :

Cette Bonne Nouvelle du règne de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. (Matthieu 24:14, Semeur)

L’évangile sera proclamé à tout peuple avant le retour de Christ. Cette promesse nous donne courage malgré toutes les difficultés qu’étale Jésus dans les versets précédents. Notre travail dans le Seigneur n’est pas en vain.

Pierre ajoute la pensée étonnante que nous pouvons hâter le retour de Christ ! Il dit que nous devons être fortement “attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue !” (2 Pierre 3:1-12, Semeur). Comment ? Nous pouvons hâter sa venue en priant pour l’accomplissement de Genèse 12:3, Apocalypse 7:9-10 et Matthieu 24:14.

…Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi (Genèse 12:3, Semeur).

Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers. Ils proclamaient d’une voix forte :
   —Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. (Apocalypse 7:9-10, Semeur).

Priez…

  1. Priez pour l’évangélisation la plus rapide du monde, de chaque peuple, groupe, région, ville, nation et pays non atteints.
  2. Priez pour que la “Grande Commission” soit restaurée comme base du ministère de l’Église globale.
  3. Priez concernant votre participation dans la réalisation de la Grande Commission. Quelle est la volonté de Dieu pour votre vie ? Dans le nouvel an, serez-vous obéissant à ses directives au sujet de l’évangélisation du monde ? Est-il possible que Dieu vous appelle à un ministère particulier pour prier, pour soutenir ou pour aller aux bouts du monde pour votre Maître ?
  4. Priez pour la participation de votre église. Priez que votre église croisse dans son zèle et engagement missionnaires dans l’année à venir.

Traduit et adapté de “Operation World

Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens

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Ce numéro vise le thème suivant : “Bâtir une église passionnée par les missions.” Il contient les articles suivants :

  • “Signes et prodiges en mission” par Robert W. Houlihan, ancien directeur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu pour l’Asie/Pacifique
  • “Une théologie de la mission” par John V. York, ancien coordinateur de l’éducation théologique pour l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu
  • “Les missionnaires : des agents de changement efficaces” par Cary et Faye Tidwell, administrateur de l’Action missionnaire des Assemblées de Dieu des États-Unis
  • “Pentecôte et les mission” une interview de Thomas E. Trask, ancien surintendant des Assemblées de Dieu aux USA
  • “Les six leviers de la prédication par série (1ère partie)” par Craig Brian Larson, éditeur des ressources pour la prédication du magazine Christianity Today International
  • “Rempli de l’Esprit” par Anthony D. Palma, professeur, théologien et auteur de plusieurs livres théologiques
  • “La fidélité de Charles Simeon” par William P. Farley, pasteur principal de l’église Grace Christian Fellowship à Spokane, Washington, USA.

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La mortification du péché : (5) essentielle pour notre épanouissement spirituel

Overcoming Sin and Temptation by John Owen

Articles précédents :

Dans le quatrième chapitre de son livre Overcoming Sin and Temptation (« Surmonter le péché et la tentation »), John Owen donne son troisième principe :

La vigueur et le confort
de notre vie spirituelle
dépendent dans une large mesure
de la mortification du péché en nous.

Autrement dit, notre épanouissement spirituelle dépend en grande partie de notre responsabilité de faire mourir le péché en nous :

…si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez (Romains 8:13).

1. Pourtant, la mortification du péché ne produit pas forcément la vie, la vigueur et le confort. C’est à nous de nous servir des moyens que Dieu nous a accordés pour obtenir ces grâces ; leur allocation est la prérogative de Dieu.

2. L’adoption dans la famille de Dieu et la justification par la foi — et non pas la mortification — sont les causes immédiates de la vie, de la vigueur et du confort. Pourtant…

3. Dans notre relation normale avec Dieu, la vigueur et le bien-être de notre vie spirituelle dépendent dans une grande partie de notre part dans la mortification du péché. La mortification est la condition essentielle.

Owen considère les effets du péché :

  • Le péché affaiblit l’âme et la prive de sa vigueur.

    Il n’y a rien d’intact dans ma chair à cause de ton courroux, Point de paix dans mes os à cause de mon péché… Je suis sans force, tout à fait brisé ; Je gémis à cause du trouble de mon cœur (Psaumes 38:3, 8).

  • Le péché assombrit l’âme et la prive de son confort et de sa paix.

    Car des maux sans nombre m’environnent ; Mes fautes me poursuivent, Et je ne puis en supporter la vue ; Elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, Et mon courage m’abandonne (Psaumes 40:12/13).

  • Le péché désaccorde et désencadre l’âme en enchevêtrant ses affections.

    Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais (Romains 7:15).

  • Le péché détourne le cœur d’une communion ardente avec Dieu, rend désirable son objet en expulsant l’amour de Dieu.

     
    N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui (1 Jean 2:15).

    Si quelqu’un possède les biens du monde, qu’il voie son frère dans le besoin et qu’il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeurera-t-il en lui ? (1 Jean 3:17 SER).

  • Le péché remplit le cœur de stratagèmes pour que l’on se mette en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises. C’est pourquoi nous devons renverser les raisonnements qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu et amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:4-5).
     
  • Le péché nous empêche de faire ce que nous devrions faire.

    Ce que je veux, je ne le pratique pas (Romains 7:15).

    Tous ces effets du péché empêchent la vigueur et l’épanouissement de notre communion avec Dieu, notre vie spirituelle.

    La mortification est le moyen d’émondage par lequel, en déracinant les convoitises et les affections qui empêchent la croissance en grâce, nous puissions porter du fruit. La mortification est l’opposition vigoureuse de l’âme contre le moi et la preuve de notre sincérité devant Dieu.

  • Catégories : péché, sanctification, tentation, Saint-Esprit, John Owen, études

La mortification du péché : (4) Le rôle du Saint-Esprit

Articles précédents :

Overcoming Sin and Temptation by John Owen Je continue ma lecture de Overcoming Sin and Temptation (« Surmonter le péché et la tentation ») par John Owen.

Dans le chapitre 3, Owen donne son deuxième principe : Le Saint-Esprit est la grande cause souveraine de la mortification du péché : « Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13). Le Saint-Esprit seul est suffisant pour l’œuvre de faire mourir les actions du corps de péché… Tout autre remède est en vain. C’est « par l’Esprit » parce que le Saint-Esprit seul est suffisant pour cette œuvre de faire mourir les actions du corps de péché. Tout autre remède – ordres, pénitences et vœux prescrits par l’Église catholique, par exemple – est en vain.Owen étale plusieurs raisons pour lesquelles tout autre remède est vain :

  1. Bien de ces remèdes n’ont jamais été désignés par Dieu pour accomplir la mortification de la chair. « C’est en vain qu’ils me rendent un culte En enseignant des doctrines (Qui ne sont que) préceptes humains » (Matthieu 15:9).
  2. Les moyens désignés par Dieu comme la prière, le jeune, la veille et la méditation ne sont pas mis en pratique.

Pourquoi la mortification est une œuvre de l’Esprit Saint.

1. Il a promis de faire cette œuvre.

“Je leur donnerai un même cœur Et je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de leur chair le cœur de pierre Et je leur donnerai un cœur de chair, » (Ezékiel 11:19).

“Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair » (Ezékiel 36:26).

2. Tous les dons sont communiqués par le Saint-Esprit :

“Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5).

“Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez » (Actes 2:33).

Comment le Saint-Esprit fait-il mourir le péché ?
  1. Une vie remplie du Saint-Esprit ne laisse pas grande place pour les œuvres de la chair.Il fait abonder nos cœurs en grâce et en fruit qui sont contraires à la chair. L’apôtre Paul contraste les œuvres de la chair avec le fruit de l’Esprit : « Les œuvres de la chair sont… Mais le fruit de l’Esprit est… » (Galates 5:19-22). Si notre vie est remplie du fruit de l’Esprit, il ne reste pas grande place pour les œuvres de la chair car « Les désirs de l’Esprit sont contraires à ceux de la chair » (Galates 5:17). « Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (v. 24). De quelle manière ? Ils vivent et marchent « par l’Esprit » (v. 25). Nous sommes renouvelés par le Saint-Esprit (Tite 3:5). Il nous fait grandir, nous épanouir et abonder dans les grâces qui sont contraire aux œuvres de la chair.
  2. Le Saint-Esprit affaiblit, détruit et enlève la racine et l’habitude du péché. Cf. Ésaïe 4:4.

Il applique la croix de Christ au cœur du pécheur par la foi et nous fait entrer dans « la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort » (Philippiens 3:10).

Si l’Esprit Saint seul est la grande cause souveraine pour la mortification du péché, pourquoi sommes-nous exhortés à le faire mourir ?

  1. Nous devons faire mourir le péché parce que toutes les grâces et toutes les œuvres bonnes en nous viennent de lui. Il « opère en nous » (Philippiens 2:13). Il est l’« Esprit de grâce et de supplication » (Romains 8:26 ; Zacharie 12:10).
  2. Sa manière d’accomplir la mortification du péché en nous n’exclut pas notre obéissance. Le Saint-Esprit préserve notre liberté et notre arbitre libre. Il œuvre sur notre compréhension, notre volonté, notre conscience et nos affections d’une manière qui ne les domine pas. Il œuvre en nous et avec nous, pas contre nous ou sans nous.

Les leçons les plus importantes pour moi :

  1. J’ai besoin de comprendre la puissance du péché qui demeure en moi et la puissance infiniment plus grande de l’Esprit Saint.
  2. Le péché enlève de notre esprit toute pensée de Dieu, paralyse la volonté, « produit » la paresse, entraîne le mauvais emploi de notre temps et nous rend stériles plutôt que fructueux pour le Seigneur.
  3. Nous faisons mourir le péché en semant à la justice, en nous réveillant à Dieu, en croissant dans la grâce et la connaissance du Seigneur et en portant encore plus de fruit. Ce que vous nourrissez grandit ; ce que vous affamez meurt. Les deux moyens sont à employer, quand nous semons à l’Esprit, la chair est affaiblie.
  4. La grâce décline ; nous devons semer à l’Esprit chaque jour.

Passage supplémentaire à méditer :

« Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ; à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il a les yeux fermés, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 1:1-11).

Catégories : péché, sanctification, tentation, Saint-Esprit, John Owen, études

(3) Raisons pourquoi nous devons tuer le péché en nous

Les meilleurs des croyants, bien que libérés de la condamnation (Romains 8:1), devraient quand même travailler chaque jour à faire mourir le péché qui habite en eux. Dans Colossiens 3:5, Paul dit : « Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. » À qui parle-t-il ? À ceux qui sont morts avec Christ (3:3), qui sont ressuscités avec Christ (3:1) et qui paraîtront avec Christ dans sa gloire (3:4).

Faites-vous mourir le péché en vous ?
Est-ce votre travail quotidien ?
Travaillez-y tandis que vous vivez.
N’abandonnez pas un seul jour ce travail.
Soyez toujours en train de tuer le péché
ou le péché sera en train de vous tuer (p. 50)

Le fait que nous soyons morts et ressuscités avec Christ ne nous enlève pas la responsabilité de nous occuper de ce travail. Le Père émonde tout sarment afin qu’il porte encore plus de fruit (Jean 15:2). Paul nous dit que c’était son habitude : « Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9:27).

Raisons pourquoi nous devons tuer le péché.

1. Comme le péché habite toujours en nous, nous devons toujours le faire mourir. Nous n’avons pas encore atteint la perfection (Philippiens 3:12). Nous ne pouvons dire que nous n’avons pas de péché (1 Jean 1:8). Nous devons rejeter « le péché qui nous enveloppe si facilement » (Hébreux 12:1) et nous purifier « de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2 Corinthiens 7:1).

2. Le péché qui habite en nous est toujours actif. Le péché est à l’œuvre même quand il semble être le plus calme. Il se révolte contre la loi de l’intelligence (Romains 7:23). « La chair a des désirs contraires à l’Esprit (Galates 5:17). La convoitise cherche toujours à tenter, à concevoir et à enfanter le péché (Jacques 1:14-15). Le péché cherche (1) à nous incliner vers le mal, (2) à nous empêcher de faire le bien ou (3) à perturber notre communion avec Dieu.

3. Le péché qui habite en nous produira des péchés (des actes de péché) qui détruiront notre âme si nous ne le faisons mourir. « Or, les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).

4. Le péché qui habite en nous doit être opposé par l’Esprit et par la nouvelle nature. Dieu nous a donné son Esprit et une nouvelle nature pour opposer le péché et la convoitise. « La chair a des désirs contraires à l’Esprit » (Galates 5:17a). Que faire, alors ? « L’Esprit en a de contraires à la chair » (Galates 5:17b). « Je dis donc : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair » (Galates 5:16). Nous participons « à la nature divine en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4).

5. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce que dans l’absence de ce travail, la grâce dépérit, la convoitise prend le dessus, le caractère du cœur s’empire, s’endurcit par la séduction du péché (Hébreux 3:13).

6. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce qu’il est notre devoir de développer « jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Corinthiens 7:1). Nous devons grandir chaque jour (1 Pierre 2:2 ; 2 Pierre 3:18) et se renouveler de jour en jour (2 Corinthiens 4:16).

Owen résume ce chapitre 2 avec ce premier principe général : malgré l’œuvre de Christ sur la croix par laquelle le pouvoir du péché est brisé, le péché demeure de façon qu’il incombe à chaque croyant de le faire mourir aussi longtemps qu’il vit dans ce corps de chair.

La "mortification" du péché chez les croyants (2)

Qu’est-ce que la « mortification » du péché ? C’est l’action de faire mourir les actions du « corps de péché » (Romains 6:6).

« Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13).

Le terme « mortification » a certaines nuances non bibliques dans l’emploi courant en français. Le Petit Robert donne comme définition : « Privation, souffrance qu’on s’impose dans l’intention de racheter ses péchés, de se préserver de la tentation. Mortification de sa chair, de sa volonté. Faire qqch. par mortification. » Cette définition reflète la doctrine catholique, mais elle n’est pas tout à fait biblique. Il n’est pas simplement une question de se priver, de se faire souffrir, mais d’être rassasié de la justice : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5:6). Il n’est pas question de racheter ses péchés ; Christ nous a rachetés et nous a pardonné nos péchés. Nous parlons de « mortification » parce qu’elle est l’action de faire mourir par l’Esprit de Dieu les actions de la chair.

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6:6).

Nous devons faire distinction entre les péchés (au pluriel) et le péché (au singulier). Le péché (au singulier) est comme la racine de l’arbre tandis que les péchés (au pluriel) sont le fruit de la racine du péché dans nos vies. Notez l’emploi au singulier dans ces versets :

« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché » (Romains 6:6-7).

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice. Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:11-14).

« Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:17-18).

« Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous avez honte maintenant, car leur fin, c’est la mort. Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 6:20-23).

Dans chacun de ces versets, le péché est le principe ou le pouvoir en nous qui produit des aspirations, des attitudes et des actes individuels que Paul appelle ailleurs les « œuvres de la chair » :

« Or, les oeuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait: ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).

Qu’est-ce que donc la mortification ? Bibliquement parlant, la mortification est l’action de faire mourir le péché en nous (1) en le privant de ce qui le fortifie et (2) en cultivant la justice. Notez cette double action dans Tite 2:11-14.

« La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne…

NÉGATIVEMENT

POSITIVEMENT

à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. Il s’est donné lui-même pour nous,
afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les oeuvres bonnes. »

Comme dit John Owen, il n’est pas question de simplement vider notre coupe de l’injustice mais de la remplir de la justice pour que l’injustice n’y ait plus de place.

C’est pour cette raison que les disciplines chrétiennes sont tellement importantes dans la vie d’un disciple de Jésus-Christ. Elles nous aident à procurer la grâce de Dieu pour une vie abondante et victorieuse.

La mortification du péché : Introduction (1)

Overcoming Sin and Temptation by John Owen Je lis en anglais La mortification du péché par John Owen (1616 à 1683). En le lisant, je ne m’étonne pas de ce que ce livre est toujours publié et chéri de nos jours. À vrai dire, la plupart des livres de nos jours sont très superficiels. Le pasteur John Owen se sert des Écritures pour sonder les profondeurs du coeur de l’homme.

Dans cette édition de 2006, l’anglais a été mis à jour ce qui facilite la lecture. Je n’écris pas d’article, mais je partage quelques notes que je prends de ce livre.

L’humilité est essentielle pour la croissance spirituelle. Cette humilité comprend une certaine compréhension de la nature de Dieu dans toute sa grandeur et dans sa sainteté ainsi qu’une compréhension de qui nous sommes dans toute notre faiblesse et du péché qui habite en nous. Pour remporter la victoire sur le péché, nous devons d’abord comprendre que le péché habite en nous (p. 26). Paul le déclare deux fois en quelques versets :

“Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne. Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi. Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi” (Romains 7:16-20).

Le péché en moi me fait faire ce que je ne veux pas faire et m’empêche de faire ce que je veux faire. Owen dit que le péché éloigne la pensée de Dieu, détourne le cœur, pervertit les désires, paralyse la volonté et empêche la croissance spirituelle. Nous avons des désires contradictoires parce que le péché est en nous. Si l’on ne s’occupe pas du péché, il sera comme une braise qui réduira en cendres toute la maison (p. 27).

Dans la guerre contre le péché, il ne suffit pas d’agir d’une manière négative en cherchant simplement à éviter le péché. Il n’est pas suffisant de vider notre coupe des tentations ; nous devons la remplir de Christ pour qu’il n’y ait pas de place pour le péché. Résister le péché n’est pas l’affaiblissement des affections mais l’éveil des passions pour Dieu lui-même. D’une manière positive, nous devons nous affectionner à la beauté et à la gloire de Dieu, à la seigneurie de Jésus-Christ et à la merveille de l’évangile (p. 28). La sanctification est bien plus que l’absence du péché ; c’est la présence de l’amour et de l’obéissance. C’est plus que la fuite de la convoitise ; c’est un respect et un amour authentique et convenable (p. 34).

Satan cherche à nous agresser selon notre tempérament ou notre personnalité (p. 30). Les tentations repondent à nos inclinaisons :

“Mais chacun est tenté, parce que sa propre convoitise l’attire et le séduit” (Jacques 1:14).

La tentation est un grave danger parce que nous la trouvons très attirante et séduisante. C’est pour cette raison que nous devons Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.faire mourir le péché en nous. Notre fidélité dans le passé ne nous protège pas contre des dangers actuels (p. 30). La grâce décroît (p. 14) ; comme la manne dans le désert, nous devons donc procurer de la grâce chaque jour. Nous devons « entretenir » notre relation avec Dieu. Cet amour pour Dieu est une arme puissante contre le péché.

Personne n’est exempt de la nécessité de combattre contre le péché. Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.

Ressources spirituelles, numéro 14, hiver 2006

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Ressources spirituelles, journal pour pasteurs et leaders chrétiens, vient de rendre disponible le dernier numéro. Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou vous pouvez télécharger le dernier numéro en cliquant ici. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi.

Ce numéro vise surtout « L’Église et les petits groupes » avec les articles suivants :

David Limm Le bien fondé des petits groupes
Dr Henry Well Enseigner « publiquement et dans les maisons
Dale Galloway Comment vivre la transition vers les petits groupes
T. Ray Rachels Clarifier votre message
Isaac J. Canales Étude de mots : KOINONIA
Dr Anthony Palma Remplis de l’Esprit – Deuxième partie
Sobhi Malek Parlons de l’islam
Richard D. Dobbins Gérer les conflits dans l’église avec créativité – Quatrième partie : Prendre des décisions

Bonne lecture ! 

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Le chemin du réveil

Dans son étude sur les réveils, la description par Richard M. Riss (aux pages 3 à 6) a provoqué pour moi plusieurs questions. Étant donné qu’il y a des conditions pour expérimenter la bénédiction de Dieu, nous devons nous demander si nous sommes réellement en en route pour un réveil. Considérons les traits de réveils que donne M. Riss et quelques questions qu’ils provoquent :

1. Dans un réveil, les gens développent un enthousiasme intense pour le christianisme. Ils sont si préoccupés des choses de Dieu qu’ils ne désirent pas parler d’autres choses. Il y a un fort sentiment d’amour, de joie, de paix et de la présence de Dieu tel que les gens ne veulent pas quitter les réunions. C’est le ciel sur terre.

  • Question : Sommes-nous préoccupés des choses de Dieu ? « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Colossiens 3:1). Dieu a-t-il réellement la première place dans notre pensée ?

2. Dans un réveil, la prédication, l’enseignement et la musique pénètrent d’une manière extraordinaire les cœurs des auditeurs qui ont bien soif de la Parole de Dieu.

  • Question : Les auditeurs de la prédication de Pierre « eurent le coeur vivement touché » (Actes 2:37). Notre prédication, notre enseignement et le message de notre musique sont-ils tellement saturés de la Parole et de l’Esprit de Dieu qu’ils pénètrent les cœurs des auditeurs ?

3. Un réveil est caractérisé par un accent fort sur la Bible et son enseignement, surtout sur les souffrances, la croix, le sang, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

  • Question : Paul a dit : « Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens 2:2). Et encore, « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est le Christ-Jésus, le Seigneur, que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus » (2 Corinthiens 4:5). Prêchons-nous nous-mêmes ou Christ-Jésus ?

4. Un réveil est caractérisé par une forte conviction du péché, conviction de la justice et du jugement à venir (Jean 16:8). Bien des gens sont saisis d’une révélation de la gloire de Dieu, d’un sentiment de leur méchanceté et de leur état désespéré devant Dieu, et d’une crainte bouleversante de Dieu et de son jugement. Ils se rendent compte qu’ils méritent la mort et la rétribution divine, et ils implorent la miséricorde de Dieu.

  • Question : Paul prêchait « sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir » de façon que le gouverneur Félix était « saisi de crainte » (Actes 24:25). Prêchons-nous ces thèmes de conséquence éternelle de manière que les gens soient secoués de leur indifférence ?

5. Dans un réveil, des individus sont libérés de l’esclavage du péché, des habitudes et des attitudes mauvaises. Les préjugés sont brisés, les foyers brisés sont guéris et il y a un fort sentiment d’unité entre les croyants.

  • Question : La Bible dit que la grâce « nous enseigne à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse » (Tite 2:12). « Maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22). Notre prédication produit-elle de tels résultats ?

6. Dans ces circonstances, des multitudes de pécheurs sont convertis tandis que les chrétiens entrent plus profondément dans la plénitude de la foi. Les rétrogrades reviennent au Seigneur. Il y a même des pasteurs qui sont sauvés en reconnaissant qu’ils ne savaient rien de la puissance de Dieu avant de le rencontrer dans ces circonstances.

  • Question : Est-ce notre désir profond de connaître Christ (Philippiens 3:10) ? De progresser toujours dans l’œuvre du Seigneur (1 Corinthiens 15:58) ? Nous efforçons-nous d’ajouter à notre foi et d’affermir notre vocation et notre élection (2 Pierre 1:5-11) ?

7. Quand l’Église est réveillée, il y a une onction puissante de l’Esprit de Dieu et parfois des guérisons et d’autres miracles.

  • Question : Pour l’exercice de notre ministère, dépendons-nous de nos talents, de notre savoir-faire et de notre éducation, c’est-à-dire la chair (Philippiens 3:4) ou de la force que Dieu nous donne (1 Pierre 4:11), cette l’onction précieuse du Saint-Esprit (Éphésiens 6:19) ?

8. Dans un réveil, un esprit de sacrifice est présent. Des gens passent des nuits entières à chercher la face de Dieu et à prier pour ceux qui sont perdus, ce qui donne naissance à des actions missionnaires pour faire des disciples des nations.

  • Question : Sommes-nous prêts à nous dépenser nous-mêmes pour les âmes d’autrui (2 Corinthiens 12:15), à prier, à jeûner et à souffrir pour ceux qui sont sans Dieu, sans Christ et sans espérance dans le monde (Éphésiens 2:12 ; 2 Corinthiens 11:22-30) ? Le faisons-nous ?

Dieu veut bénir et il veut nous réveiller, mais il est temps pour chacun de nous d’obéir à son commandement de nous réveiller nous-mêmes : « C’est pourquoi il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et le Christ resplendira sur toi » (Ephésiens 5:14).

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Quand on doit s’attendre à un réveil.

Le bruit court en Polynésie française depuis un certain temps concernant un réveil qui devrait avoir lieu cette année. Dans son Les réveils religieux par Charles G. Finneylivre classique Les Réveils religieux, l’évangéliste américain Charles G. Finney donne un discours au sujet de « Quand on doit s’attendre à un réveil ». Il traite de ce sujet sous trois rubriques. D’abord, il parle de quand nous devons sentir le besoin d’un réveil. Malheureusement, chacun de ses sept points nous touche. Ensuite, il souligne l’importance d’un réveil dans de telles circonstances. Finalement, il parle de quand on peut attendre un réveil. En vue des conditions qu’il donne, il n’est pas certain que nous soyons au seuil d’un réveil. Le besoin est là et la promesse est toujours là :

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et recherche ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, moi, je l’écouterai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays. (2 Chroniques 7:14 SER)

Voici quelques extraits du discours de Finney qu’il traite en considérablement plus de détail et qui pourraient nous aider à trouver le bon chemin :

1.  Quand on doit sentir le besoin d’un réveil religieux.

  1. S’il y a manque d’amour fraternel et de confiance chrétienne parmi ceux qui professent être chrétiens, on doit sentir le besoin d’un réveil religieux.
  2. Il y a grand besoin d’un réveil religieux quand il y a des dissensions, des jalousies et des médisances au milieu de ceux qui professent être chrétiens. De telles choses montrent que les chrétiens sont éloignés de Dieu ; c’est le temps de penser sérieusement à un réveil.
  3. Il y a besoin d’un réveil quand l’esprit de mondanité s’est glissé dans l’Église. Si vous voyez les chrétiens se conformer au monde dans leurs vêtements, dans leur ameublement, dans leurs plaisirs ; si vous les voyez s’adonner à des amusements frivoles, lire des romans et d’autres livres que le monde recherche, il est manifeste que l’Église a rétrogradé et qu’elle est dans un état de déchéance.
  4. Quand des membres de l’Église sont tombés dans des péchés scandaleux, c’est le temps de s’éveiller et de crier à Dieu pour obtenir un réveil.
  5. On doit sentir le besoin d’un réveil, quand il y a dans l’Église un esprit de controverse. L’esprit de piété n’est pas un esprit de controverse.
  6. Il est temps de rechercher un réveil quand les méchants triomphent et se moquent de l’Église.
  7. Il est temps pour les chrétiens de s’émouvoir quand les pécheurs restent dans l’indifférence et la folie.

2.  L’importance d’un réveil dans de telles circonstances.

  1. Un réveil est la seule chose qui puisse enlever la honte qui pèse sur l’Église, et replacer la religion à la hauteur où elle doit être dans l’estime du public.
  2. Un réveil est la seule chose qui puisse rétablir l’amour et la confiance entre les membres de l’Église, et rien d’autre ne doit pouvoir les rétablir.
  3. Un réveil est indispensable pour détourner de l’Église les jugements de Dieu… Nous affirmons que les chrétiens qui ne se réveillent pas sont plus à blâmer que les pécheurs qui ne se convertissent pas, et que, s’ils ne sont pas réveillés, ils peuvent compter que Dieu les visitera de Ses verges.
  4. Il n’y a qu’un réveil qui puisse préserver une Église d’être anéantie. Une Église qui décline ne peut continuer d’exister sans un réveil. Si elle reçoit de nouveaux membres, ils seront pour la plupart dénués de piété.
  5. Seul un réveil empêchera les moyens de grâce de faire du mal aux impies. Sans réveil, les méchants s’endurciront de plus en plus en entendant prêcher l’Évangile et ils auront pour partage une damnation plus horrible que s’ils n’en avaient jamais rien connu.
  6. Un réveil est le seul moyen par lequel une Église puisse être sanctifiée, croître dans la grâce et être préparée pour le ciel.

3.  Quand on peut attendre un réveil.

  1. On peut attendre un réveil quand la Providence de Dieu en donne les indices, et ces indices sont quelquefois si clairs qu’ils tiennent lieu d’une révélation de Sa volonté.
  2. On peut attendre un réveil quand la dépravation des méchants humilie et afflige les chrétiens… la conduite des méchants pousse les chrétiens à la prière ; elle les brise, elle les remplit de tristesse et de compassion, à tel point qu’ils peuvent pleurer jour et nuit, et qu’au lieu de leur faire des reproches, ils intercèdent pour eux avec instance auprès du Seigneur.
  3. On peut attendre un réveil quand les chrétiens ont un esprit de prière en faveur d’un réveil, parce que leur cœur n’est occupé que de cela.
  4. On peut attendre un réveil, quand l’attention des pasteurs est tout particulièrement dirigée sur ce sujet, et quand leurs prédications et leurs efforts ont pour but principal la conversion des pécheurs.
  5. On peut attendre un réveil quand les chrétiens commencent à confesser leurs péchés les uns aux autres. En temps ordinaire, ils ne remplissent ce devoir que d’une manière vague, comme s’ils n’étaient qu’à moitié convaincus.
  6. On peut attendre un réveil quand les chrétiens sont disposés à faire les sacrifices nécessaires pour le développer. Ils doivent sacrifier volontairement pour cela leurs sentiments particuliers, leurs affaires et leurs temps. Les pasteurs doivent dépenser joyeusement leurs forces, et ne faire cas ni de leur santé, ne de leur vie. Ils ne doivent pas craindre d’offenser les non convertis par une prédication claire et fidèle, et même de s’attirer le blâme de plusieurs membres de l’Église, peu enclins à se joindre à l’œuvre.
  7. On peut attendre un réveil quand pasteur et troupeau s’accordent pour demander à Dieu qu’Il l’opère par les instruments qu’Il lui plaira d’employer.
  8. À strictement parler, je devrais dire que lorsque les indices ci-dessus mentionnés sont là, le réveil, dans une certaine mesure, est déjà là aussi.

La parole d’Osée nous convient :

Et vous, semez pour la justice, Moissonnez dans la loyauté, Défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Éternel, Jusqu’à ce qu’il vienne Et répande pour vous la justice. (Osée 10:12 SER)