Ressources spirituelles, numéro 14, hiver 2006

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Ressources spirituelles, journal pour pasteurs et leaders chrétiens, vient de rendre disponible le dernier numéro. Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou vous pouvez télécharger le dernier numéro en cliquant ici. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi.

Ce numéro vise surtout « L’Église et les petits groupes » avec les articles suivants :

David Limm Le bien fondé des petits groupes
Dr Henry Well Enseigner « publiquement et dans les maisons
Dale Galloway Comment vivre la transition vers les petits groupes
T. Ray Rachels Clarifier votre message
Isaac J. Canales Étude de mots : KOINONIA
Dr Anthony Palma Remplis de l’Esprit – Deuxième partie
Sobhi Malek Parlons de l’islam
Richard D. Dobbins Gérer les conflits dans l’église avec créativité – Quatrième partie : Prendre des décisions

Bonne lecture ! 

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Silence, transition et paix

Parfois le silence vaut de l’or, mais il n’est pas volontaire pour le moment. Nous sommes en transition, un déménagement international de la Polynésie française au Vanuatu. Et ça prend du temps !

Nous enseignerons à Joy Bible Institute, ouvrant une section francophone dans cette école qui a formé quelque 200 pasteurs depuis son établissement en 1980, ce qui est une des raisons pourquoi le Seigneur bénit l’oeuvre au Vanuatu.

Pour le moment, nous sommes pris par les détails, les complications, les imprévus, mais nous nous contentons de savoir que nos vies sont entre les mains de Dieu qui nous donne sa paix qui surpasse toute intelligence.

À bientôt.

Christ est-il mort pour racheter la culture ?

« Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables—argent ou or—que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18–19).

De nos jours on parle assez souvent du concept de « racheter la culture » ou du « rachat de la culture ». Bien que ces expressions n’aient pas une longue histoire dans la littérature missiologi que, le concept de racheter la culture n’est pas nouveau. A travers l’histoire de l’Église, les chrétiens qui répandaient l’évangile ont toujours été confrontés avec ce problème : Qu’est-ce que nous pouvons assimiler, et que devons-nous rejeter ?

Une approche a été de tout assimiler—c’est ce qu’on appelle le syncrétisme. On a adopté les coutumes, les idées, les fêtes, les rites, etc., en essayant de les christianiser. Le problème est que les nouveaux convertis n’étaient convertis de rien. Ils avaient toujours les mêmes pensées concernant la vie, concernant Dieu. On leur a dit que le dieu suprême de leur religion était en réalité le Dieu chrétien. Mais puisqu’ils connaissaient déjà ce dieu, le dieu que les chrétiens revendiquaient aussi, il ne leur était pas nécessaire de changer leurs idées concernant Dieu.

Par exemple, dans le pays de Togo en Afrique où nous avons passé six ans, les chrétiens em ploient le nom Mawu pour Dieu. Mais si l’on étudie le vaudou, la religion principale de cette région, on décou vre que Mawu est parfois un dieu, parfois une déesse, et parfois les deux en même temps ! Donc, Mawu n’est pas le Dieu de la Bible ! Quand les chrétiens invo quent le nom de Mawu, ils ont des pen sées qui ne correspondent pas au Père de notre Seig neur Jésus-Christ. Nous devons faire très attention en adoptant d’une culture des idées qui ne sont pas révélées dans la Bible.

La Bible parle clairement de notre problème : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie » (Ésaïe 53:6). « Telle voie paraît droite devant un homme, mais à la fin, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14:12 ; 16:25). Jésus a parlé d’un homme qui a bâti sa maison sur le sable, mais quand les torrents sont venus, la maison est tombée et sa ruine a été grande. Un autre homme a bâti sa maison sur le roc et elle a pu résister aux torrents. Jésus a dit que l’homme qui met en pratique la parole de Dieu est comme l’homme qui a bâti sa maison sur le roc. Soyons certains de baser nos pratiques sur la parole de Dieu.

Une seconde approche était de s’extraire du monde. Encore à travers l’histoire de l’Église des individus ont essayé de s’écarter du monde. Des ermites se sont retirés de tout contact avec le monde. Plus souvent des hommes ou de femmes ont cherché à bâtir leur propre société dans soit un monastère, soit un couvent. Parfois des hommes et des femmes ont tenté ensemble de commencer une nouvelle société tout à fait retirée du monde.

Paul a dit aux Corinthiens qu’ils devaient se retirer de certaines gens, mais pas des gens de ce monde. Ils devaient plutôt s’écarter des gens qui s’appellent chrétiens mais qui ne mettent pas en pratique la parole. Au sujet des non-croyants, nous ne sommes pas appelés à sortir du monde. Comment pourrions-nous gagner des âmes si nous quittions le monde ? (Voir 1 Corinthiens 5:9–13.) Jésus a dit que nous sommes le sel et la lumière du monde—bien différents de ce monde, mais toujours présents dans le monde.

Nous trouvons ce problème épineux du rapport entre le peuple de Dieu et la culture d’un bout à l’autre de la Bible. Le peuple que Dieu avait appelé pour lui-même était tou jours environné de gens de cultures différentes. Qu’est-ce que Dieu attendait de son peuple ?

Dans les Actes chapitre 15, Église naissante a dû traiter de cette question : Com ment l’évangile change-t-il la culture ? Qu’est-ce qui est imposé par l’évangile, et qu’est-ce qu’un chrétien doit abandon ner ? Dans le verset un, il y avait des chrétiens à Antioche qui di saient que la circoncision était néces saire pour le salut. Paul et Barnabas ont eu un vif débat avec eux. C’est bien de savoir que nous ne sommes pas les premiers à faire face à de tels problèmes. C’est encore mieux de savoir que Dieu ne nous a pas laissés sans instruction parce que la Bible nous montre le chemin à suivre. Paul et Barnabas ont décidé de se rendre à Jérusalem pour parler avec les apôtres et les anciens à propos de cette ques tion. Néan moins, là aussi, des convertis du parti des Pharisiens ont insisté que la circoncision était nécessaire au salut. Nous lisons qu’il y avait encore « une vive discussion » (15:7). Pour tant, on a conclu qu’il ne fallait pas imposer la circoncision sur les non-juifs qui se convertis saient. Il n’était pas nécessaire d’observer la loi de Moïse que Dieu avait révélée. On a décidé de ne pas « imposer d’autre charge que ce qui était nécessaire » (15:5, 10, 19, 28).

Nonobstant, cela ne veut pas dire que la vie des païens qui se convertissaient ne chan geait pas. Le verset 20 nous dit que si les apôtres n’ont pas imposé de pratiques nouvelles, ils ont quand même obligé que les nouveaux convertis abandonnent des pratiques qui avaient fait partie de leur vie et de leur cul ture (vv. 20, 28–29). En tant que chrétiens, quoi que ce soit notre culture, il y a des choses que nous devons tous abandonner.

Revenons à cette question de racheter la culture. Qu’est-ce que la culture ? La culture est l’ensemble des éléments d’un peuple—leur histoire, leur langue, leurs valeurs, et leur perspective du monde et de la réalité—qui lui donnent son sens d’identité. Nous pouvons parler des cultures fran çaise, tahitienne, américaine, africaine, chinoise, etc. Il existe également des sous cultures. Par exemple, aux Etats-Unis on peut parler de la culture du Sud, de la culture hispanique ou de la culture afro- américaine. En Afrique nous connais sions des Bétés, des Boaulés, des Abidjis, des Ashantis, des Ewés, etc. Vous avez entendu parler des Houtus et des Toutsis. Dans notre école en Afrique il y avait des étudiants de 15 pays différents, et chaque culture était différente. En Belgique nous avions des étudiants de quelque 25 pays différents : Belges, Français, Allemands, Portugais, Italiens, Autri chi ens, Finlan dais, Norvégiens, etc., etc ! Chaque groupe était distinct et identi fi able !

Il y a beaucoup de valeurs qui sont tenues par un peuple et qui l’identifient et le relient. Chaque culture a des éléments qui sont neutres—ni mauvais, ni bons. La langue, par exemple, est un élément sans lequel un peuple n’existerait pas. La géographie aussi contri bue à la culture. Si l’on habite une île au milieu de l’océan, on aura une culture—une perspec tive et des valeurs—bien différente que si l’on habitait le désert Sahara ou la Scandi navie. Nous lisons que Dieu lui-même a déterminé les bornes de toutes les nations humaines (Actes 17:26). Les races, les langues, les nations—ce sont des éléments de la culture que Dieu a déterminés, et qu’il préservera. Dans l’Apocalypse nous lisons que le ciel sera peuplé de gens de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues (7:9). De temps en temps on se demande quelle langue on parlera au ciel : les chrétiens français pensent que nous parle rons le français, les chrétiens tahitiens pensent que nous parlerons le tahitien, etc. Et ils ont tous raison ! La grande foule était composée de gens de toute langue. S’agit-il de racheter les langues ? Non, car Dieu qui a créé toutes les langues à Babel, les préservera au ciel.

D’autres éléments qui distinguent un peuple ne sont pas aussi louables. Les Crétois étaient connus comme « men teurs, méchantes bêtes, ventres paresseux » (Tite 1:12). Un peuple qui partage une histoire en commun est très souvent en rébellion contre Dieu à cause de leur histoire. Ils ont accepté les pratiques de leurs parents, leur religion, leurs croyances, et ils se sont ligués contre Dieu (voir Psaume 2:1–3).

Christ est-il mort pour racheter la culture ?

On pourrait parler de beaucoup de choses—des rites, des pratiques, des cérémonies, des croyan ces, tellement de choses qui ont caractérisé chaque culture du monde entier. Peut-on les racheter ? Sommes-nous appelés à racheter ces éléments ? Christ est-il mort pour racheter la culture ?

L’EMPLOI DES TERMES « RACHETER » ET « REDEMPTION » DANS LA BIBLE

A travers la Bible le verbe racheter et le nom rédemption sont employés quelque 150 fois. Il s’agit de payer un prix pour relâcher ou acheter une personne (Genèse 48:16 ; Exode 13:15 ; 21:8, 30), une nation (Exode 6:6 ; 15:13 ; 2 Samuel 7:23), un animal (Exode 34:20 ; Lévitique 27:13), un terrain (Lévitique 25:24 ; 27:19), une maison (Lévitique 25:32), ou la dîme (Lévitique 27:31). Dans le Nouveau Testament, la rédemption est centrée en Jésus-Christ qui a racheté l’Église de son propre sang (Actes 20:28). Il est le Bon Berger qui a donné sa vie pour ses brebis (Jean 10:11). C’est par lui que nous avons la rédemption (Éphésiens 1:7). Le corps du croyant a aussi été racheté et appartient à Dieu (Romains 8:23 ; 1 Corinthiens 6:19–20).

Puisque les termes racheter et rédemption sont des termes bibliques, quelques-uns ont pensé que le rachat de la culture est un concept biblique. Il ne l’est pas. Malgré tant de références à la rédemp tion, la Bible ne parle jamais de racheter la culture. Jésus-Christ n’est pas venu dans le monde racheter la culture ; il est venu racheter l’humanité. Est-il sage de bâtir une doctrine, une pratique, une vie, ou une église sur le sable ?

LA PERSPECTIVE BIBLIQUE SUR LES ELEMENTS CULTURELS

Pour apprécier la perspective biblique nous devons comprendre que la Bible emploie un terme spécifique pour la culture en opposition à Dieu : le monde. Les conventions et les coutumes de ce monde—la culture—font très souvent partie de cet aspect de la struc ture sociale qui s’oppose aux enfants de Dieu. Avec la communication de nos jours, le renverse ment de Babel, et une planète qui devient de plus en plus petite, les cultures de ce monde se liguent contre la connaissance de Dieu. Le psalmiste l’a exprimé ainsi : « Pourquoi les nations s’agitent-elles, et les peuples ont-ils de vaines pensées ? Les rois de la terre se dressent et les princes se liguent ensemble contre l’Éternel et contre son messie [en disant]: Brisons leurs liens, et rejetons loin de nous leur chaînes » (Psaume 2:1–3)

L’apôtre Jean vise clairement le problème dans ses écrits. Il nous dit que « le monde entier est au pouvoir du Malin » (1 Jean 5:19). Il nous avertit concernant la culture de ce monde : « N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le mon de, l’amour du Père n’est pas en lui ;car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternelle ment » (1 Jean 2:15–17). Encore dans chapitre 4, il lance un autre avertisse ment : « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, (pour savoir) s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde …Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoileurs paroles viennent du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous reconnaissons l’Esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur » (4:1, 5–6). Jean s’attend à ce que le croyant ne soit pas pris par les pièges culturels du monde : « …tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (5:4–5).

Paul dit aux Galates que Jésus-Christ « s’est donné lui-même pour nos péchés,afin de nous arra cher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (1:4). Au lieu de se glorifier de la culture, Paul a déclaré, « Quant à moi, certes non ! je ne me glori fie rai de rien d’autre que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » (Galates 6:14). Les Thessaloniciens se sont convertis à Dieu en se détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai (1 Thessalo ni ciens 1:9).

En effet, la différence entre la culture de ce monde et celle du chrétien est si frappante que notre citoyenneté n’est plus de ce monde ; c’est dans les cieux (Philippiens 3:20). Main te nant nous rendons grâces à Dieu qui nous « a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son filsbien-aimé » (Colossiens 1:12–13).

On entend que Dieu a donné à chaque peuple sa culture. Mais l’évidence biblique va à l’encontre de cette idée. Dieu a ordonné aux Israélites d’anéantir toute trace des sept na tions qui avaient habité la terre promise (Deutéronome 7:1–5). Leurs coutumes étaient abominables devant Dieu : « Car ce sont là toutes les horreurs qu’ont commises les hom mes du pays, qui y ont été avant vous… Vous obser verez mon ordre, et vous ne pratiquerez aucun des horribles principes qui se prati quaient avant vous ; vous ne vous en souillerez pas. Je suis l’Éternel, votre Dieu » (Lévitique 18:27,30). Clairement, il n’y avait rien dans ces cultures à racheter ; tout a été voué à l’interdit (Deutéro nome 7:2 ; 12:2 ; 20:17 ; 1 Sa muel 15:3, 9, 18).

LES INNOVATIONS DANS LE CULTE À DIEU

Nous devons donc faire très attention avant d’importer des nouveautés dans l’adoration de Dieu. Il n’est pas nécessaire de lire loin dans la Bible avant de trouver que Dieu accepte certaines formes d’adoration tout en rejetant d’autres formes : Dieu accepte ce qu’il a prescrit ; il rejette ce qu’il n’a pas prescrit. Dans le quatrième chapitre de Genèse, Caïn, qui était cultivateur, « apporta des fruits du sol comme offrande à l’Éternel » (4:3). Il a sans doute apporté ses meilleurs fruits, mais Dieu avait déjà prescrit la sorte d’offrande qui lui était agréable en habillant les parents de Caïn d’une peau d’animal (3:21). Abel, frère de Caïn, avait bien accepté ce principe divin et « apporta des premiers-nés de son petit bétail avec leur graisse » (4:4). Peut-être Dieu accepterait-il une innovation puisque Caïn apportait son meilleur. Non, Dieu n’accepterait que le sacrifice qui était un type du sacrifice qu’il ferait lui-même sur la croix. Donc, « L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn ni sur son offrande » (4:4–5). Caïn « fut très irrité, et son visage fut abattu » (4:5).

Il n’est pas à nous de faire des innovations dans l’adoration de Dieu.

Dieu lui-même a adressé une parole à Caïn en lui demandant de dominer sur le péché au lieu d’être sa victime (4:6–7). Caïn ne s’est pas mis en règle avec la forme d’adoration que Dieu avait prescrite ; son innovation l’a emporté loin de Dieu et dans sa colère il a tué son frère. Il finit en sortant « de la présence de l’Éternel » (4:16). Aujourd’hui, bien des gens suivent l’exemple de Caïn : ils introduisent des éléments que Dieu n’a pas prescrits. Le Nouveau Testament considère cette innovation comme une mauvaise œuvre (1 Jean 3:12) et nous avertit de ne pas suivre « la voie de Caïn » (Jude 11).

Dans Lévitique 8, Dieu avait révélé la nature de l’adoration qui lui était agréable, mais dans chapitre 10 les fils d’Aaron ont apporté « devant l’Éternel du feu étran ger, ce qu’il ne leur avait pas ordonné. Alors le feu sortit de devant l’Éternel et les consuma : ils moururent devant l’Éternel » (10:1–2). Il n’est pas à nous de faire des innova tions dans l’adoration de Dieu.

On a demandé pourquoi la danse hula ne serait pas agréable à Dieu, comme si les Polynésiens avaient un monopole sur des danses. Nous sommes tous descendants d’Adam. Il faut comprendre que toute culture a des danses qui sont abominables devant le Seigneur : les Africains, les Américains, les Français, et même les Tahitiens.

En tant que jeune chrétien, j’ai toujours refusé de participer aux danses de l’école, même le bal des étudiants à la fin des études. Je savais bien que c’était une ruse du diable pour m’enduire dans le péché. La convoitise de la chair dont Jean a parlé régnait à ces danses.

On essaie parfois de justifier la danse hula en faisant appel à David qui a dansé devant le Seigneur de toute sa force. Une forme de danse n’en justifie pas une autre. La danse de David n’avait pas de rapport avec la danse hula.

Qu’est-ce qu’il y a de mauvais dans la danse hula ? L’histoire révélerait vraisemblable ment que dans le passé cette danse était associée avec l’adoration de faux dieux (le réveil actuel d’un grand nom bre de cultures anciennes dans le monde entier fait partie du mouve ment religieux du Nouvel Age). Pour cette raison seule Dieu n’accepterait pas la danse hula mais la considérerait comme une pratique horrible (Lévi tique 18:30). A plusieurs reprises la Bible nous donne des avertissements concernant la « viande » sacrifiée aux idoles : nous ne devons pas la manger ! (1 Corinthiens 10:20–24 ; Apocalypse 2:14, 20).

En plus, la danse hula est érotique, désignée à attirer les regards sur les hanches des dan seuses et non pas sur Dieu, autrement dit, désignée à stimuler la convoitise de la chair (1 Jean 2:15–17). Les danseuses se regardent elles-mêmes, et parfois l’une l’autre ; elles ne regardent pas au Seigneur. Ba laam ne pouvait pas maudire le peuple d’Israël, mais il a pu l’entraîner dans la fornication par des fem mes séduisantes. La forme et les mouvements de la danse sont conçus pour attirer l’attention au corps et non pas à Dieu. Job a dit, « J’avais fait un pacte avec mes yeux ; Comment aurais-je pu fixer mon attention sur une vierge ? » (31:1).

La danse de David était bien différente. David n’avait pas étudié sa danse ; elle était spontanée. Notez qu’il sautait et dansait (2 Samuel 6:16, LS). Il n’a pas dansé pour être vu des hommes ; il a dansé devant le Seigneur. Cette danse a été motivée par la joie qu’il avait de voir l’arche de Dieu revenir à la cité de David ; il célébrait devant le Seigneur (1 Chroniques 15:29 ; 2 Samuel 6:21). C’était aussi un acte d’humilité (2 Samuel 6:22).

David n’était pas la seule personne de la Bible à danser (Exode 15:20 ; Psaume 30:11–12 ; 149:3 ; 150:4 ; Ecclésiastes 3:4 ; Jérémie 31:3–4 ; Luc 15:25). La danse de louange n’a pas de rap port avec les danses érotiques de ce monde ; elle se fait en esprit et vérité (Jean 4:23–24). Le chrétien peut très bien danser devant le Seigneur quand son coeur déborde de joie. Quand cela arrive, les témoins ne restent pas spectateurs ; ils glorifient Dieu ensemble.

QUE DOIT ÊTRE L’ATTITUDE CHRETIENNE ENVERS LA CULTURE ?

Nous avons déjà vu que notre citoyenneté n’est pas de ce monde, ni de notre culture ; elle est du ciel.

Vivons ce que nous sommes : un peuple racheté !

Pierre dit que nous ne sommes pas comme les autres : « Vous, par contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple racheté [pas une culture !], afin d’annoncer les vertus de celui que vous a appelés [pas les vertus de notre culture !] des ténèbres [en sommaire, c’est que toute culture nos offre—des ténèbres] à son admirable lumière ; vous qui, autrefois, n’étiez pas un peuple et qui, maintenant, êtes le peuple de Dieu [une nouvelle culture !]… » (1 Pierre 2:9–10).

Dans 1 Corinthiens 9:19–23 Paul savait s’adapter à la culture sans faire de compromis, mais dans le chapitre suivant il nous avertit que les Israélites, qui ont été délivrés de l’Égypte et qui avaient telle ment de privilèges spirituels, n’étaient pas agréables à Dieu parce qu’ils se sont impliqués dans certains aspects de la culture qui n’étaient pas acceptables à Dieu (1 Corinthiens 10:1–12)

Encore Paul s’adresse au sujet : « Ne formez pas avec les incroyants un attelage disparate. Car quelle association y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle commu nion entre la lumière et les ténèbres ? Et quel accord entre Christ et Bélial ? Quelle part le croyant a-t-il avec le non-croyant ? Quel contrat d’alliance entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu a dit : …C’est pour quoi : Sortez du milieu d’eux ; Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur,Et moi, je vous ac cueillerai » (2 Corinthiens 6:14–18).

Une voix de l’Apocalypse nous appelle, « Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés et de ne pas recevoir (votre part) de ses plaies » (18:4).

Encore dans 1 Corinthiens 6, « …tout n’est pas utile… je ne me laisserai pas asser vir par quoi que ce soit… le corps n’est pas pour l’inconduite… Fuyez l’inconduite… Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n’êtes pas à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (6:12–20).

« C’est pour la liberté que Christ nous a libérés. Demeurez donc fermes, et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour (vivre selon) la chair, mais par amour, soyez serviteurs les uns des autres » (Galates 5:1, 13).

Christ est-il venu racheter la culture ? Voici ce que dit l’Apôtre Pierre : « Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables—argent ou or—que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:18–19). La Parole de Dieu dit que ce n’est pas la culture qui est rachetée ; au contraire, nous avons été rachetés de notre culture, ce que la Bible décrit comme « la vaine manière de vivre, héritée de vos pères ».

Il est clair que le langage de racheter la culture n’est pas biblique. Jésus ne s’est pas donner pour racheter la culture ; il s’est donné pour nous racheter. Il « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre de Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » (Galates 1:4–5).

Que doit être alors notre position vis-à-vis de la culture ? Nous devons être transformés par le renouvellement de notre intelligence (Romains 12:1–2) pour devenir des agents de transformation—sel et lumière—dans ce monde pourri et ténébreux (Matthieu 5:13–16). Je conclus avec Éphésiens 5:8, « Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière. »

Et le combat spirituel ?

Le combat spirituel n’est pas une indication que nous avons besoin d’un ministère de délivrance.

En réponse à l’article « Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?« , un lecteur m’a écrit : « Je comprends votre position, mais n’est il pas dit que nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang mais contre les principautés… ? »

Merci bien de votre réponse. En ce moment, je ne peux que donner une réponse brève. Certainement, la Bible est claire : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12).

Il convient de noter le contexte culturel et textuel de ce passage. D’abord, Paul écrivit cette épître aux Éphésiens. Nous apprenons dans les Actes 19:13-19, qu’Éphèse était une culture dominée par les pratiques occultes. Les nouveaux convertis ont apporté leurs livres de magie et de sorcellerie et les ont brûlés devant tout le monde. Ces livres valaient 50.000 pièces d’argent, ce qui vaut le salaire de 166 ans (à 300 jours de travail par an) ! Clinton E. Arnold, professeur du Nouveau Testament à Biola University en Californie, a beaucoup écrit sur ce sujet (voir Power and Magic : The Concept of Power in Ephesians, The Colossian Syncretism : The Interface between Christianity and Fold Belief at Colossae, et Powers of Darkness : Principalities and Powers in Paul’s Letters). Il explique que ces nouveaux convertis à Éphèse, qui ont abandonné leurs formules et incantations par lesquelles ils avaient cherché à contrôler et à apaiser les puissances démoniaques, étaient peut-être tentés maintenant de penser qu’ils étaient désarmés et sujets à ces principautés. C’est dans ce contexte que Paul met tellement d’accent sur les « principautés, autorités, puissances et souverainetés ». Et chaque fois, il veut faire savoir aux Éphésiens qu’ils ne sont pas dominés par ces puissances parce qu’ils ont déjà été délivrés par l’évangile de Jésus-Christ.

Paul prie que les Éphésiens comprennent « la grandeur surabondante de sa puissance envers nous » (Éphésiens 1:15-19), cette même puissance qui a ressuscité le Christ et l’a exalté bien au-dessus tout autre pouvoir :

« Il l’a mise en action dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, 21 au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir » (Éphésiens 1:20-21).

Toutes ces puissances ont été mises sous les pieds de Christ :

« Il a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef suprême à l’Église, 23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éphésiens 1:22-23).

Encore plus, nous ne sommes pas dominés par ces puissances parce que Dieu « nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus » (Éphésiens 2:6).

Si nous sommes en Christ, et toutes les forces ténébreuses sont sous les pieds de Christ, nous n’en sommes pas victimes. C’est ce qui permet à Paul de dire ailleurs :

« Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, 39 ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 8:37-39).

« Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous ! » (Romains 16:20).

Encore dans Éphésiens 3:16, Paul prie pour les Éphésiens « afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur ». Quelques versets plus tard, il souligne la grandeur de la puissance de Dieu en nous :

« Or, à celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3:20).

C’est vrai que nous sommes dans un combat spirituel et nous serions sans espérance si ce n’était pour l’œuvre de Christ qui a déjà vaincu l’ennemi. C’est comme ce qui arrive dans un jeu aux échecs. À un certain point dans le jeu, vous pouvez regarder votre adversaire et lui dire : « Ça y est ! C’est fini, j’ai gagné ! » Il peut protester : « Ce n’est pas terminer ; je peux toujours déplacer des pièces. » Il peut déplacer des pièces, mais le résultat est assuré. C’est simplement une question de temps. De même, notre ennemi est battu. Il peut toujours déplacer des pièces, mais le résultat est déjà décidé. Il a été lié par Christ et pour l’enfant de Dieu, il ne peut pas nous toucher (1 Jean 5:18).

Il n’y a rien dans Éphésiens 6 ni dans le Nouveau Testament qui indique qu’en tant que chrétiens nous n’avons pas encore été libérés et que nous avons besoin d’un ministère de délivrance. Au contraire, tout l’enseignement du Nouveau Testament indique que malgré le combat spirituel, nous sommes vainqueurs ; nous pouvons marcher dans l’obéissance à ses commandements :

« Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde : notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5:3-5).

Si nous sommes toujours dominés par le péché, par des esprits mauvais, au lieu de protester que nous ne pouvons pas marcher dans la victoire et dans l’obéissance à cause de tant de raisons, nous avons besoin d’entendre la Parole de Dieu :

« Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne l’a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui (le Seigneur) est juste. 8 Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu est apparu, afin de détruire les œuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pécher, puisqu’il est né de Dieu. 10 C’est par là que se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère » (1 Jean 3:6-10).

La Parole de Dieu est claire : si nous sommes nés de Dieu, nous ne pouvons pas continuer à marcher dans le péché. Le péché est quelque chose d’exceptionnel pour l’enfant de Dieu (cf. 1 Jean 1:9). Si nous sommes dominés par le péché, nous ne sommes pas en Christ. La délivrance dont nous avons alors besoin, c’est la nouvelle naissance par laquelle nous devenons les enfants de Dieu et par laquelle nous sommes délivrés de l’emprise de la chair (Romains 7:5 ; 8:8-9) et du diable.

Si nous sommes en Christ, il est essentiel de comprendre que nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ, bien au-dessus de toute force de l’ennemi. Le combat continue, mais nous gagnons parce que Christ a déjà gagné.

D’autres articles :

Mary Pierce a pour coachs la Bible et Jésus

Mary PierceEn tant qu’Américain, je m’indentifiais avec Mary Pierce, championne française et américaine qui fait son foyer en Floride, l’état où j’ai grandi. Les similarités s’arrêtent là. Si je joue au tennis, au moins une fois par décennie, je suis toujours à la recherche de quelqu’un que je puisse battre.

J’inclus cet article sur Mary parce que je viens d’apprendre qu’elle est chrétienne. Nous ne nous servons pas des témoignages des personnalités ou de scientifiques pour valider le christianisme — notre foi se base non sur leur témoignage mais sur le témoignage de Dieu, celui qui rend témoignage de Jésus-Christ (Jean 8:18) — mais nous sommes contents d’apprendre que ces personnes aiment et adorent notre Seigneur Jésus-Christ. Je partage l’article avec vous.

La française Mary Pierce a connu une véritable renaissance après sa conversion au christianisme. Depuis elle témoigne de sa foi avec simplicité mais conviction, sur les courts comme en dehors…

Lisez le reste de cette entrée.

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Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?

Les ministères de délivrance se basent sur la supposition qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas encore été délivrés. Nous sommes toujours liés par le péché, esclaves de nos passions et de nos anciennes habitudes, victimes d’esprits mauvais qui nous troublent, nous oppressent ou nous possèdent. Puisque l’arrivée de Jésus-Christ dans nos vies n’était pas suffisante pour bannir les puissances des ténèbres, nous avons besoin de quelqu’un avec un ministère de délivrance qui puisse discerner les mauvais esprits qui nous hantent ou la malédiction générationnelle que nous avons héritée et nous en libérer.

Il existe plusieurs raisons pourquoi l’église de nos jours est sol fertile pour les ministères de délivrance.

1. Bien des adeptes sont à la recherche d’une solution facile pour leurs difficultés dans la vie. Ils ne vivent pas une vie chrétienne normale, la vie abondante qu’avait promise Jésus (Jean 10:10), la vie de vainqueur que connaissent ceux qui marchent selon l’Esprit de Dieu (Romains 8:2). Ils sont prêts à accueillir toute personne qui leur promet ce qu’ils n’ont pas encore expérimenté.

2. Il existe chez beaucoup d’adeptes une grosse ignorance des Écritures. Bien différents des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact bien » (Actes 17:10-11), ils n’ont pas la capacité d’évaluer ceux qu’ils entendent et deviennent ainsi proie facile pour des enseignements non bibliques.

3. L’église est imbibée de la culture de tolérance dans laquelle il ne faut plus dénoncer quelqu’un ou quelque chose comme faux. Elle devient de plus en plus incapable de distinguer la vérité de l’erreur. Chacun a son avis de ce que la Bible enseigne et toute idée ou interprétation est mise sur le même pied d’égalité. Une personne dit ceci, une autre dit cela ; et le simple auditeur ne sait pas qui a raison. Finalement, les Écritures sont-elles privées de leur autorité et Dieu est de ce fait étouffé. Parfois nous préférons trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

4. Les ministères de délivrance fleurissent surtout dans une culture de victimes. Il est parfois agréable d’être la victime. La victime peut se plaindre de sa situation désespérée. Elle évoque parfois la sympathie d’autres personnes qui peuvent s’identifier avec elle. En plus, la victime ne se sent pas responsable de sa situation ; elle attendra à ce qu’une tierce personne la délivre. Ainsi préférons-nous trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

C’est dans ce contexte que prolifèrent les ministères de délivrance, cet autre évangile que nous ne trouvons pas sur les pages du Nouveau Testament.

Considérons quelques raisons pourquoi le ministère de délivrance n’est pas biblique.

1. Le ministère de délivrance dévalorise l’œuvre de Christ sur la croix ; il ne reconnaît pas la complétude de ce que Christ a accompli pour nous. Selon cet enseignement, bien que chrétiens, nous avons des problèmes, des liens, des péchés et des habitudes mauvaises dont nous avons besoin d’être délivrés. Satan a toujours accès à notre vie dans laquelle il a établi des forteresses. Il nous faut un ministère de délivrance pour trouver la vraie liberté en Christ.

Pourtant, il n’y a pas de verset dans la Bible qui indique que Christ ait fait son œuvre à moitié. Selon la Parole de Dieu,

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17).

« vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9 SER).

« Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:18).

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

« En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8:2).

Il serait bien de méditer ces versets pour que la vérité puisse pénétrer nos coeurs. Celui qui appartient à Christ a l’Esprit de Christ qui l’a libéré de l’emprise de la chair et du péché. Ce qui caractérisait l’ancienne vie ne caractérise pas la nouvelle vie. Le passé est passé. Tout est nouveau. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Pas à moitié. Pas simplement selon les apparences. Réellement. Nous sommes libres.

2. Le ministère de délivrance sous-estime la position du croyant. Le ministère de délivrance se base sur le faux enseignement que le chrétien est toujours lié en quelque sorte par des puissances diaboliques.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul nous fait savoir que Christ a été élevé bien au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nomme (1:21). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques.Encore plus merveilleux pour nous, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus (2:6). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques. Les Éphésiens étaient autrefois sous l’emprise de Satan (Éphésiens 2:1-3, 11-12), et dominés par de mauvais esprits (Actes 19:11-16) et par la sorcellerie (Actes 19:19), mais tout a changé. A plusieurs reprises à travers cette épître, Paul démontre que, comme eux, nous sommes maintenant élus de Dieu (1:4), prédestinés à l’adoption (1:5), rachetés et pardonnés (1:7) et scellés par le Saint-Esprit jusqu’au jour de la rédemption (1:13 ; 4:30). La même puissance qui a ressuscité Christ d’entre les morts et qui l’a exalté bien au-dessus des pouvoirs diaboliques agit en nous (1:19-23). Cette puissance agit en nous et « peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (3:20).

Encore, la Parole de Dieu parle avec clarté concernant notre position : 

« Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Nous sommes libérés du péché et marchons dans la sanctification :

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

Notre position exaltée en Christ est incompatible avec l’enseignement selon lequel nous sommes toujours dominés par des forces diaboliques.

3. Le ministère de délivrance fait de nous des victimes plutôt que des vainqueurs. Ainsi, nous enlève-t-il la responsabilité de notre péché et la responsabilité de nous repentir. Quand nous péchons, selon le ministère de délivrance, ce n’est pas notre faute, c’est la chair et des esprits mauvais. Nous ne sommes que des victimes.

Selon la Bible, si vous êtes en Christ, vous êtes déjà délivrés de la puissance du péché par la croix de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables. Fois après fois la Parole de Dieu nous adresse des impératifs parce que nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables et capables d’obéir à la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Jean-Baptiste nous adresse des impératifs :

« Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).

« Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8).

De sa part, Jésus a donné le même commandement :

« Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17).

Il nous a commandé d’arracher le péché de nos vies (Matthieu 5:29-30)

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5:29-30).

Il nous a commandé non pas d’exercer un ministère de délivrance vis-à-vis des disciples mais de leur enseigner de garder tous ses commandements :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB)

Pour être libérés du péché dans nos vies, Paul ne dit pas que le chrétien a besoin d’être délivré ; il donne plutôt une série d’impératifs :

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. 12 Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (Romains 6:11-13).

Jacques nous dit qu’il suffit de résister au diable : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7).

John nous dit que notre victoire vient du fait que le Dieu qui est en nous est plus grand que l’esprit d’antichrist qui est dans le monde : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).

Nous ne sommes pas victimes : nous sommes vainqueurs et encore plus : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).

4. Le ministère de délivrance nous fait dépendre d’un homme plutôt que de Christ. Il nous oriente vers un homme avec certains dons plutôt que vers le Tout-Puissant Christ, vers un ministère dont nous aurions besoin pour être libérés plutôt que vers Christ qui a déjà tout accompli sur la croix. Tandis qu’un tel homme n’est pas présent, cela nous donne une excuse pour continuer dans notre péché. Nous attendons notre libérateur ! De temps en temps on entend soupirer un chrétien : « Ah, si seulement cet homme de Dieu pouvait venir ici. Nous avons besoin de son ministère. » N’avez-vous pas reçu l’évangile de Jésus-Christ qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) ? « Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu…? » (1 Corinthiens 6:19). « Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes… » (1 Corinthiens 3:21). C’est Jésus-Christ lui-même qui est tout pour nous (1 Corinthiens 1:30-31).

On m’a dit que je limite Dieu en disant que le ministère de délivrance n’est pas de Dieu. Au contraire ! Ils limitent Dieu, ceux qui insistent qu’il faut un certain homme avec certains dons spirituels et avec un certain ministère de délivrance pour que les chrétiens puissent être libérés et puissent marcher selon l’Esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu et dans la victoire que Dieu a prévue pour ses enfants. Vous n’avez pas à attendre un ministère de délivrance ; si vous êtes nés de nouveau, vous pouvez connaître la victoire maintenant pourvu que vous croyiez et obéissiez.

« A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (1 Jean 5:2-5).

La victoire découle non pas d’un homme avec un certain ministère mais de la foi envers Jésus-Christ qui s’exprime par l’obéissance à ses commandements.

5. Il ne se trouve pas un seul exemple d’un ministère de délivrance envers un enfant de Dieu dans tout le Nouveau Testament. S’il n’y a pas d’exemple biblique de ce ministère, il va de soi que ce n’est pas biblique.

C’est Dieu lui-même qui est l’autorité finale quant à toute question de foi ou de pratique et il s’est exprimé dans sa Parole.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne » (2 Timothée 3:16-17).

Les Écritures sont « utiles » pour que nous soyons préparés « à toute oeuvre bonne » sans exception aucune.

Les apôtres ont parfois chassé des démons, mais aucun croyant n’a jamais été le sujet d’un tel ministère. Paul n’a jamais écrit à une église pour dire qu’ils ont besoin d’une délivrance d’un On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré.esprit de mensonge ou de colère ou de vol ou d’amertume ou de convoitise ; il ne donne que des impératifs : rejetez le mensonge (Éphésiens 4:25), maîtrisez votre colère (4:26), ne dérobez plus (4:28), ôtez l’amertume (4:31), que l’inconduite ne soit même pas mentionnée parmi vous (5:3), etc. On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré. Si l’enfant de Dieu est toujours lié par Satan, de quoi a-t-il été sauvé au moment de sa nouvelle naissance ? La Parole de Dieu est claire : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:13). La libération du chrétien est un fait accompli.

On me dirait : « Mais ça marche ! J’ai été délivré par tel homme de Dieu, telle date, et ma vie a été complètement changée ! » Quelques remarques conviennent :

  • Si vous avez été délivré de l’emprise de Satan, c’était en ce moment que vous avez été sauvé, pas avant. Il y a pas mal d’adeptes qui ont besoin d’entendre cette Parole de Dieu : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec » (2 Corinthiens 13:5).
  • Si vous avez été délivré, c’est simplement parce que vous avez enfin cru à la Parole de Dieu. L’incrédulité envers la Parole de Dieu est un péché.
  • Si vous avez été délivré, ne mettez pas votre gloire dans un homme ; c’est Christ qui est mort pour nous.

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ? Attendez-vous un libérateur ? Le vrai libérateur est déjà venu. Croyez à la Parole de Dieu qui déclare qu’en Jésus-Christ, vous êtes réellement libres. Des centains de versets qui l’enseignent, je vous laisse avec celui-ci :

« Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5:8).

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Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ?

Les ministères de délivrance se basent sur la supposition qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas encore été délivrés. Nous sommes toujours liés par le péché, esclaves de nos passions et de nos anciennes habitudes, victimes d’esprits mauvais qui nous troublent, nous oppressent ou nous possèdent. Puisque l’arrivée de Jésus-Christ dans nos vies n’était pas suffisante pour bannir les puissances des ténèbres, nous avons besoin de quelqu’un avec un ministère de délivrance qui puisse discerner les mauvais esprits qui nous hantent ou la malédiction générationnelle que nous avons héritée et nous en libérer.

Il existe plusieurs raisons pourquoi l’église de nos jours est sol fertile pour les ministères de délivrance.

1. Bien des adeptes sont à la recherche d’une solution facile pour leurs difficultés dans la vie. Ils ne vivent pas une vie chrétienne normale, la vie abondante qu’avait promise Jésus (Jean 10:10), la vie de vainqueur que connaissent ceux qui marchent selon l’Esprit de Dieu (Romains 8:2). Ils sont prêts à accueillir toute personne qui leur promet ce qu’ils n’ont pas encore expérimenté.

2. Il existe chez beaucoup d’adeptes une grosse ignorance des Écritures. Bien différents des Béréens qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact bien » (Actes 17:10-11), ils n’ont pas la capacité d’évaluer ceux qu’ils entendent et deviennent ainsi proie facile pour des enseignements non bibliques.

3. L’église est imbibée de la culture de tolérance dans laquelle il ne faut plus dénoncer quelqu’un ou quelque chose comme faux. Elle devient de plus en plus incapable de distinguer la vérité de l’erreur. Chacun a son avis de ce que la Bible enseigne et toute idée ou interprétation est mise sur le même pied d’égalité. Une personne dit ceci, une autre dit cela ; et le simple auditeur ne sait pas qui a raison. Finalement, les Écritures sont-elles privées de leur autorité et Dieu est de ce fait étouffé. Parfois nous préférons trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

4. Les ministères de délivrance fleurissent surtout dans une culture de victimes. Il est parfois agréable d’être la victime. La victime peut se plaindre de sa situation désespérée. Elle évoque parfois la sympathie d’autres personnes qui peuvent s’identifier avec elle. En plus, la victime ne se sent pas responsable de sa situation ; elle attendra à ce qu’une tierce personne la délivre. Ainsi préférons-nous trouver la cause de nos insuffisances en dehors de nous-mêmes que d’assumer nos propres responsabilités.

C’est dans ce contexte que prolifèrent les ministères de délivrance, cet autre évangile que nous ne trouvons pas sur les pages du Nouveau Testament.

Considérons quelques raisons pourquoi le ministère de délivrance n’est pas biblique.

1. Le ministère de délivrance dévalorise l’œuvre de Christ sur la croix ; il ne reconnaît pas la complétude de ce que Christ a accompli pour nous. Selon cet enseignement, bien que chrétiens, nous avons des problèmes, des liens, des péchés et des habitudes mauvaises dont nous avons besoin d’être délivrés. Satan a toujours accès à notre vie dans laquelle il a établi des forteresses. Il nous faut un ministère de délivrance pour trouver la vraie liberté en Christ.

Pourtant, il n’y a pas de verset dans la Bible qui indique que Christ ait fait son œuvre à moitié. Selon la Parole de Dieu,

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17).

« vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

« Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8:9 SER).

« Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:18).

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

« En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Romains 8:2).

Il serait bien de méditer ces versets pour que la vérité puisse pénétrer nos coeurs. Celui qui appartient à Christ a l’Esprit de Christ qui l’a libéré de l’emprise de la chair et du péché. Ce qui caractérisait l’ancienne vie ne caractérise pas la nouvelle vie. Le passé est passé. Tout est nouveau. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Pas à moitié. Pas simplement selon les apparences. Réellement. Nous sommes libres.

2. Le ministère de délivrance sous-estime la position du croyant. Le ministère de délivrance se base sur le faux enseignement que le chrétien est toujours lié en quelque sorte par des puissances diaboliques.

Dans l’épître aux Éphésiens, Paul nous fait savoir que Christ a été élevé bien au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nomme (1:21). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques.Encore plus merveilleux pour nous, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus (2:6). Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ-Jésus, nous ne sommes plus dominés par les pouvoirs diaboliques. Les Éphésiens étaient autrefois sous l’emprise de Satan (Éphésiens 2:1-3, 11-12), et dominés par de mauvais esprits (Actes 19:11-16) et par la sorcellerie (Actes 19:19), mais tout a changé. A plusieurs reprises à travers cette épître, Paul démontre que, comme eux, nous sommes maintenant élus de Dieu (1:4), prédestinés à l’adoption (1:5), rachetés et pardonnés (1:7) et scellés par le Saint-Esprit jusqu’au jour de la rédemption (1:13 ; 4:30). La même puissance qui a ressuscité Christ d’entre les morts et qui l’a exalté bien au-dessus des pouvoirs diaboliques agit en nous (1:19-23). Cette puissance agit en nous et « peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (3:20).

Encore, la Parole de Dieu parle avec clarté concernant notre position : 

« Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Nous sommes libérés du péché et marchons dans la sanctification :

« Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (Romains 6:22).

Notre position exaltée en Christ est incompatible avec l’enseignement selon lequel nous sommes toujours dominés par des forces diaboliques.

3. Le ministère de délivrance fait de nous des victimes plutôt que des vainqueurs. Ainsi, nous enlève-t-il la responsabilité de notre péché et la responsabilité de nous repentir. Quand nous péchons, selon le ministère de délivrance, ce n’est pas notre faute, c’est la chair et des esprits mauvais. Nous ne sommes que des victimes.

Selon la Bible, si vous êtes en Christ, vous êtes déjà délivrés de la puissance du péché par la croix de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables. Fois après fois la Parole de Dieu nous adresse des impératifs parce que nous ne sommes pas victimes ; nous sommes responsables et capables d’obéir à la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Jean-Baptiste nous adresse des impératifs :

« Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2).

« Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8).

De sa part, Jésus a donné le même commandement :

« Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17).

Il nous a commandé d’arracher le péché de nos vies (Matthieu 5:29-30)

« Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne » (Matthieu 5:29-30).

Il nous a commandé non pas d’exercer un ministère de délivrance vis-à-vis des disciples mais de leur enseigner de garder tous ses commandements :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB)

Pour être libérés du péché dans nos vies, Paul ne dit pas que le chrétien a besoin d’être délivré ; il donne plutôt une série d’impératifs :

« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. 12 Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (Romains 6:11-13).

Jacques nous dit qu’il suffit de résister au diable : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7).

John nous dit que notre victoire vient du fait que le Dieu qui est en nous est plus grand que l’esprit d’antichrist qui est dans le monde : « Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).

Nous ne sommes pas victimes : nous sommes vainqueurs et encore plus : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Romains 8:37).

4. Le ministère de délivrance nous fait dépendre d’un homme plutôt que de Christ. Il nous oriente vers un homme avec certains dons plutôt que vers le Tout-Puissant Christ, vers un ministère dont nous aurions besoin pour être libérés plutôt que vers Christ qui a déjà tout accompli sur la croix. Tandis qu’un tel homme n’est pas présent, cela nous donne une excuse pour continuer dans notre péché. Nous attendons notre libérateur ! De temps en temps on entend soupirer un chrétien : « Ah, si seulement cet homme de Dieu pouvait venir ici. Nous avons besoin de son ministère. » N’avez-vous pas reçu l’évangile de Jésus-Christ qui est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) ? « Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu…? » (1 Corinthiens 6:19). « Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes… » (1 Corinthiens 3:21). C’est Jésus-Christ lui-même qui est tout pour nous (1 Corinthiens 1:30-31).

On m’a dit que je limite Dieu en disant que le ministère de délivrance n’est pas de Dieu. Au contraire ! Ils limitent Dieu, ceux qui insistent qu’il faut un certain homme avec certains dons spirituels et avec un certain ministère de délivrance pour que les chrétiens puissent être libérés et puissent marcher selon l’Esprit de Dieu, selon la volonté de Dieu et dans la victoire que Dieu a prévue pour ses enfants. Vous n’avez pas à attendre un ministère de délivrance ; si vous êtes nés de nouveau, vous pouvez connaître la victoire maintenant pourvu que vous croyiez et obéissiez.

« A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi. 5 Qui est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu » (1 Jean 5:2-5).

La victoire découle non pas d’un homme avec un certain ministère mais de la foi envers Jésus-Christ qui s’exprime par l’obéissance à ses commandements.

5. Il ne se trouve pas un seul exemple d’un ministère de délivrance envers un enfant de Dieu dans tout le Nouveau Testament. S’il n’y a pas d’exemple biblique de ce ministère, il va de soi que ce n’est pas biblique.

C’est Dieu lui-même qui est l’autorité finale quant à toute question de foi ou de pratique et il s’est exprimé dans sa Parole.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne » (2 Timothée 3:16-17).

Les Écritures sont « utiles » pour que nous soyons préparés « à toute oeuvre bonne » sans exception aucune.

Les apôtres ont parfois chassé des démons, mais aucun croyant n’a jamais été le sujet d’un tel ministère. Paul n’a jamais écrit à une église pour dire qu’ils ont besoin d’une délivrance d’un On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré.esprit de mensonge ou de colère ou de vol ou d’amertume ou de convoitise ; il ne donne que des impératifs : rejetez le mensonge (Éphésiens 4:25), maîtrisez votre colère (4:26), ne dérobez plus (4:28), ôtez l’amertume (4:31), que l’inconduite ne soit même pas mentionnée parmi vous (5:3), etc. On cherche en vain un verset biblique qui indique que l’enfant de Dieu a besoin d’être libéré. Si l’enfant de Dieu est toujours lié par Satan, de quoi a-t-il été sauvé au moment de sa nouvelle naissance ? La Parole de Dieu est claire : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1:13). La libération du chrétien est un fait accompli.

On me dirait : « Mais ça marche ! J’ai été délivré par tel homme de Dieu, telle date, et ma vie a été complètement changée ! » Quelques remarques conviennent :

  • Si vous avez été délivré de l’emprise de Satan, c’était en ce moment que vous avez été sauvé, pas avant. Il y a pas mal d’adeptes qui ont besoin d’entendre cette Parole de Dieu : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec » (2 Corinthiens 13:5).
  • Si vous avez été délivré, c’est simplement parce que vous avez enfin cru à la Parole de Dieu. L’incrédulité envers la Parole de Dieu est un péché.
  • Si vous avez été délivré, ne mettez pas votre gloire dans un homme ; c’est Christ qui est mort pour nous.

Êtes-vous liés par un ministère de délivrance ? Attendez-vous un libérateur ? Le vrai libérateur est déjà venu. Croyez à la Parole de Dieu qui déclare qu’en Jésus-Christ, vous êtes réellement libres. Des centains de versets qui l’enseignent, je vous laisse avec celui-ci :

« Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5:8).

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La responsabilité du berger d’avertir

Récemment mes messages sur l’épître de Paul aux Éphésiens ont provoqué certaines réactions, surtout concernant le soi-disant « ministère de délivrance » et le « mouvement prophétique » (voir surtout les messages sur Éphésiens 4:11-16, « La croissance du corps vers la maturité » sur 4:14, et sur Éphésiens 4:25-5:2, Enlevez les obstacles à l’unité de l’église ! sur 4:27). Une personne a indiqué que personne n’avait le droit de critiquer d’autres ministères parce que nous sommes tous tachés de la chair. Si l’on suivait cette logique, on ne pourrait jamais analyser ou évaluer un ministère ou ses fruits. On ne pourrait jamais dénoncer ce qui est faux. On ne pourrait jamais avertir les brebis. Une telle conclusion est anti-biblique et irresponsable.

Nous devons reconnaître et nous garder des faux prophètes.
La Parole de Dieu est claire. Jésus nous met sur nos gardes. Il nous dit comment nous pouvons reconnaître les faux prophètes. Ils se présentent comme des brebis, mais au-dedans ils sont des loups ravisseurs qui ont l’intention de tout dévorer. On les reconnaît par leurs mauvais fruits :

wolf« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits, 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. 19 Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7:15-20).

Jésus nous dit de prendre garde contre la séduction.

« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. 5 Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:4-5).

Ce verset est intéressant parce que le terme Christ (christos dans le grec) veut dire tout simplement « oint ». Jésus nous avertit que plusieurs viendront sous son nom en disant qu’ils sont les oints. Quand quelqu’un parle de lui-même en disant qu’il est l’oint de Dieu ou qu’il a une onction particulière, prenez garde ! Jésus nous avertit : « Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis l’oint . Et ils séduiront beaucoup de gens. » Encore il nous avertit que beaucoup de gens seront séduits :

« Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:11).

Ces faux prophètes séduiront beaucoup de monde en opérant de grands signes et des prodiges !

« Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24).

Ces faux prophètes invoquent le nom du Seigneur. Ils prophétisent au nom de Christ. Ils chassent des démons en son nom. Et en son nom ils font beaucoup de miracles. À cause de leur ministère « puissant », ils se croient en sécurité mais ils seront étonnés au jour de jugement parce qu’ils seront exclus du Royaume de Dieu ! Pour quelle raison ? Parce qu’ils n’étaient pas justes ; ils ont fait des compromis avec l’iniquité.

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22 Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! N’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé des démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? 23 Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:21-23).

Les vrais bergers avertissent les brebis.Danger
Les brebis sont parfois choquées quand le berger donne un avertissement. Les brebis sages apprécient l’avertissement et se mettent sur leurs gardes contre les dangers. Elles s’approchent encore plus du Bon Berger. Les brebis folles sont perturbées par les avertissements. Elles se complaisent à se promener et n’aiment pas les avertissements concernant les dangers qu’ils considèrent être des restrictions, préférant s’aventurer vers des pâturages qui de loin semblent être plus verts.

Jésus a parlé de deux groupes de personnes qui s’occupent des brebis (Jean 10:11-15). Celles du premier groupe ont un attachement spécial avec les brebis. Les brebis leur appartiennent. Ils se mettent en peine pour les brebis. Quand les brebis sont menacées, ils ne font aucun cas de leur vie, comme si elle leur était précieuse ; ils donnent leur vie pour les brebis. Ils sont les vrais bergers.

Dans le deuxième groupe se trouvent les mercenaires. Ils travaillent par intérêt ; ils s’occupent des brebis parce qu’ils sont payés. C’est leur boulot. Ils ne sont que des employés. Les brebis ne leur appartiennent pas. Ils ne se mettent pas en peine pour les brebis. Quand ils voient venir le loup, ils abandonnent les brebis et s’enfuient.

En tant que vrai berger, Paul a averti les pasteurs de l’église d’Éphèse concernant les « loups redoutables » (Actes 20:17-35). Il indique que les « loups » peuvent s’introduire de l’extérieur de l’église ou ils peuvent se lever du milieu des pasteurs ou anciens. C’est-à-dire qu’un pasteur peut se transformer en loup. Dans son avertissement, Paul a donné plusieurs caractéristiques de ces loups :

  • Ils n’épargnent pas le troupeau.
  • Ils prononcent des paroles perverses.
  • Ils entraînent les disciples après eux.

« Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau, 30 et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux. 31 Veillez donc… » (Actes 20:29-31).

La Bible en français courant dit que ces hommes « se mettront à dire des mensonges pour entraîner ainsi les croyants à leur suite ».

Pour ces hommes, ce qui compte, c’est eux. Ces hommes se prêchent eux-mêmes. Ils parlent de leurs expériences, des gens qu’ils ont guéris, des démons qu’ils ont chassés. Ils répètent déjà ce qu’ils diront au Seigneur en ce Jour-là (Matthieu 7:21-23) : « En son nom nous avons prophétisé, en son nom que nous avons chassé des démons, en son nom nous avons fait beaucoup de miracles… »

Quelle différence des vrais bergers : « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est le Christ-Jésus, le Seigneur, que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus » (2 Corinthiens 4:5). Les vrais bergers ne se prêchent pas eux-mêmes ; ils n’entraînent pas les disciples après eux parce qu’ils veulent les conduire au Seigneur.

De même, les vrais bergers doivent signaler toute anomalie . Ils doivent avertir les brebis…

  • Quand ils voient un faux berger qui cherche la loyauté personnelle qui n’appartient qu’au Seigneur.
  • Quand ils constatent qu’un « ministère » n’est pas biblique.
  • Quand ils découvrent un « ministère » qui prêche un évangile qui est différent que l’évangile que nous avons reçu.
  • Quand ils trouvent des « ministères » qui cherchent à entraîner les disciples après eux.
  • Quand ils remarquent un « ministère » qui prêche…
    • un évangile qui minimise l’œuvre de Christ sur la croix.
    • un évangile qui nous rend dépendants d’un homme.
    • un évangile qui fait de nous des victimes et non des vainqueurs.

Avertir, c’est un des devoirs principaux du berger. Esquiver cette responsabilité, et nous ne sommes que des mercenaires.

Dieu voulant, j’écrirai plus tard concernant le soi-disant « ministère de délivrance ».

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Comment devons-nous marcher ?

Go 3J’ajoute sur le site web www.coeurdeberger.org un nouveau message sur Éphésiens 4:17-24 concernant pourquoi nous ne devons plus marcher comme les païens et comment nous devons marcher. La pureté de l’Église est essentielle pour son unité. Paul explique pourquoi nous ne devons pas marcher comme les païens et comment nous devons marcher en tant que saints. Vous pouvez le lire ici ou le télécharger en fichier PDF ici.