La formation de disciples, mesure de l’efficacité de l’église

Il y a quelques semaines, j’ai partagé avec vous une liste de comparaisons entre l’église en maintenance et l’église en mission. Je voudrais maintenant considérer le premier point en plus de détail :

Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : “Combien de visites le pasteur fait-il ?” L’église en mission demande : “Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ?”

Pour évaluer notre efficacité, nous devons connaître notre objectif. Pourtant, ce n’est pas à nous de choisir notre objectif. L’église en mission met l’accent sur la formation de disciples. Il est tellement facile pour l’église d’être distraite par de vrais besoins et par ce qu’on a appelé « la tyrannie de l’urgent », c’est-à-dire la réponse immédiate aux besoins qui sont urgents mais sans grande importance. Nos activités tombent en quatre quadrants que l’on peut évaluer par leur importance et par leur nature urgente :

Quadrants 450x375

QUADRANT 1 : Le premier quadrant N’est PAS où il convient d’être. Tout est important et tout est urgent. On est toujours en train de résoudre une crise, d’éteindre des feux, souvent parce que l’on ne s’est pas occupé des problèmes quand ils étaient toujours petits ; on n’était pas « proactif » (quadrant 2). Le premier quadrant est celui du surmenage. On ne peut pas continuer à travailler à long terme de cette manière sans conséquences néfastes.

QUADRANT 4 : Le quatrième quadrant est une perte de temps. On gaspille son temps sur des choses qui ne sont ni importantes ni urgentes.

QUADRANT 3 : Le troisième quadrant est le pire. On croit faire ce qui est important parce que c’est urgent. On croit que l’on est dans le premier quadrant, mais on est dans le quadrant de l’illusion ! C’est urgent comme une lettre à laquelle on n’a pas besoin de répondre ! Urgent, mais pas important. La plupart des gens passent la plupart de leur temps en Q3 !

QUADRANT 2 : Le deuxième quadrant est là où il fait être. On fait l’important, mais pas dans un état de crise. C’est le quadrant de la proactivité. On est proactif. On travaille sur des objectifs bien précis et importants, et cela d’une manière bien ordonnée sans les laisser au dernier moment.

Comment distinguer l’important de l’urgent ? L’urgent, de par sa nature, a une apparence importante. Nous sentons l’importance de l’urgent. L’urgent semble être important tout simplement parce que c’est urgent. Comment savoir si c’est vraiment important ? Toute tâche qui nous fait progresser vers notre objectif est importante. Si elle ne nous aide pas à accomplir notre but, elle n’est pas importante. Nous aide-t-elle à avancer vers l’accomplissement de notre mission ? Toute décision, toute activité et tout programme doivent passer par le tamis de notre but, votre objectif, notre mission ou notre raison d’être. Aussi urgente qu’elle puisse être, toute activité qui ne nous fait pas progresser vers l’accomplissement de notre mission n’est pas importante.

Si nous sommes occupés des choses urgentes et des choses qui ne sont pas importantes, nous ne pouvons être efficaces. Nous pouvons être tellement pris par toutes sortes d’activités et de programmes. Nous La mission que donna Jésus à l’église n’était pas simplement l’évangélisation, mais la formation de disciples de toutes les nations. pouvons courir à l’église chaque soir pour telle réunion, pour tel comité, pour un tas de raisons, tout en négligeant notre famille, nous-mêmes et même le Seigneur. Le pasteur visite les malades, prêche dimanche matin, parfois dimanche soir, encore une étude biblique au milieu de la semaine, encore un message pour une réunion de prière, il prépare une étude pour le comité, il prêche à la jeunesse et aux ados, il prêche à la prison et à l’hôpital… la liste ne se termine pas. Où sont les disciples ? Trop souvent la mission de l’église a été abrégée au verbe « évangéliser ». « La raison d’être de l’église est l’évangélisation du monde » nous dit-on. Non, l’objectif de l’église ne peut être réduit à l’évangélisation, aussi importante qu’elle soit. L’évangélisation n’est que la première étape de la mission de l’église. La mission que donna Jésus à l’église n’était pas simplement l’évangélisation mais la formation de disciples de toutes les nations. Jésus dit clairement que nous devons faire des disciples de toutes les nations :

« Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Matthieu 28:19-20 DRB).

Dans le grec, le seul verbe à l’impératif dans ce passage (mathteusate) veut dire « faites des disciples ». Le baptême d’eau fait partie de cette formation de disciples (« les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »), ainsi que l’enseignement « à garder toutes les choses que je vous ai commandées ». « Tout disciple accompli, dit Jésus, sera comme son maître » (Luc 6:40). Jésus nous a commandé de faire des disciples, des croyants qui obéissent à tout ce que Jésus nous a commandé. C’est également la raison pourquoi Christ a donné à l’église des pasteurs :

« pour le perfectionnement des saints. Cela en vue de l’oeuvre du service et de l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Ephésiens 4:12-13 SER).

Christ a donné des pasteurs (sans exclure les autres ministères d’Éphésiens 4:11) « pour le perfectionnement des saints » pour que chaque disciple mette en service le don que Christ lui a donné (Éphésiens 4:7 ; Romains 12:6-8 ; 1 Corinthiens 12:7) pour l’édification du corps du Christ. Le pasteur ne fait pas tout l’œuvre du ministère ; nous sommes tous ministres de Jésus-Christ. Le pasteur est facilitateur. Il aide les autres à trouver leur ministère. Il les encourage à mettre en service ce que le Seigneur leur a donné.

Il n’est pas question d’enfanter des bébés qui sont par la suite négligés et perdus. L’église est appelée à faire des disciples. L’enfantement n’est que le commencement. Pour mesurer l’efficacité de l’église, il suffit de voir si elle forme des disciples, des gens qui obéissent à tous les commandements de Christ, des gens qui mettent leurs dons de ministère en service de l’église et du Seigneur. Nous avons besoin de passer au crible toute activité, toute réunion et tout programme de l’église pour voir s’ils contribuent à la formation de disciples. Formons-nous des disciples qui obéissent à tous les commandements du Seigneur Jésus-Christ ? C’est ce qu’il nous a commandé de faire. C’est notre mission. La formation de disciples est la mesure de l’efficacité de l’église.

Que pensez-vous ? Je serais content de lire votre réponse.

(Les quatre quadrants ont été adaptés d’un séminaire donné par SkillPath.)

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Nous célébrons nos noces d’argent !

25e anniversaire

Rings1Famille Ellison Bonne NouvelleAujourd’hui, mon épouse et moi célébrons 25 ans de mariage ! Nous remercions le Seigneur Jésus-Christ de sa fidélité envers nous ; de sa direction précise et claire aux points tournants de notre vie ensemble ; du grand privilège de l’avoir servi en Afrique, en Europe et en Polynésie française ; du fruit qu’il nous a accordé dans son service ; des prières qu’il a exaucées ; des miracles qu’il a accomplis pour nous ; de nos enfants ; et de l’amour l’un pour l’autre qui ne cesse de grandir. Je remercie le Seigneur pour une épouse formidable qui aime le Seigneur et son oeuvre, qui a une sagesse et des dons extraordinaires, qui est patiente et persévérante, et qui, après toutes ces années ensemble, m’aime toujours ! Quelle bénédiction !

La croissance du corps de Christ

Bible 200x182Un nouveau message basé sur Éphésiens 4:11-16, sur la croissance du corps de Christ vers la maturité est maintenant disponible ici et en fichier PDF ici. Ce message important parle des moyens de la croissance spirituelle de l’église, les marques de l’immaturité et les caractéristiques d’une église mûre. Bonne lecture à tous !

Le débat fraternel continue : Les dons spirituels sont-ils pour aujourd’hui ?

Débat Small Web viewJe suis en discussion avec un frère concernant les dons spirituels et comment Dieu nous parle aujourd’hui. Il est « cessationniste », c’est-à-dire qu’il croit que les dons ont cessé de fonctionner quand le Nouveau Testament a été achevé. J’ai répondu à son premier article que vous pouvez lire ici. Si vous suivez déjà notre discussion, vous pouvez lire la suite de nos interactions ici. Vous verrez deux approches assez différentes de deux frères qui sont bien engagés à l’autorité des Écritures.

 

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Réponse : Le don de prophétie est-il pour aujourd’hui ?

Je viens de poster la réponse suivante à l’article « Le don de prophétie aujourd’hui » sur le site réformé évangélique Réflexions chaunypsiennes. Selon l’article, ceux qui pensent que le don de prophétie est toujours disponible aujourd’hui adoptent une position « un peu schizophrène ». Vous pouvez lire son article en cliquant ici. Voici ma réponse (qui est aussi publié sur le site mentionné).

Nous affirmons l’autorité finale des Écritures.

Je vous remercie pour un article intéressant et bien recherché. En tant que pentecôtiste, j’aimerais bien répondre, s’il vous plaît. Le pentecôtiste reconnaît bien que le Nouveau Testament est aussi inspiré que l’Ancien Testament. Paul était conscient du fait qu’il écrivait la Parole de Dieu (1 Thessaloniciens 4:8) et Pierre reconnaissait les écrits de Paul comme « Écritures » (2 Pierre 3:15-16). Pourtant, le pentecôtiste fait une distinction entre la parole dite et la Parole écrite. Tout ce qui se dit doit s’accorder avec ce qui est écrit. Le divin processus de l’inspiration s’appliquait surtout à la rédaction des Écritures : « Toute écriture est inspirée de Dieu… » (2 Timothée 3:16-17). Si les hommes ont été « poussés » par le Saint-Esprit (2 Pierre 1:21), le terme « inspiration » s’applique aux Écritures de sorte que toute parole écrite est la Parole de Dieu grâce à (1) l’élévation de la compréhension de l’auteur humain, (2) la surveillance par le Saint-Esprit du processus pour que les Écritures soient partout et entièrement inspirées (inspiration plénière) et (3) la suggestion de termes pour que le vocabulaire choisi communique avec précision la pensée de Dieu (inspiration verbale), (sans parler de la préparation de l’homme pour cette tâche). Ainsi, la Parole de Dieu écrite est la mesure de toute prophétie ultérieure tout comme à travers l’histoire du peuple de Dieu, toute prophétie devait s’accordait avec tout ce qui avait été prophétisé ou révélé antérieurement.

C’est pour cette raison que Paul dit que toute prophétie qui est donnée dans l’assemblée doit être jugée (1 Corinthiens 14:29). Paul parle de prophétie et en même temps de la nécessité de la juger. Encore il dit d’examiner les prophéties et de retenir ce qui est bon : « N’éteignez pas l’Esprit ; ne méprisez pas les prophéties ; mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:19-21).

Le don de prophétie de 1 Corinthiens 12 et 14 ne sert pas à donner de nouvelles doctrines.

En tant que pentecôtiste traditionnel, je dis un grand AMEN que la Bible est « complète, efficace, suffisante, inerrante, infaillible et faisant autorité ». C’est exactement ce que nous enseignons. Mais il faut comprendre que le but de la prophétie, en contraste avec les Écritures données par l’inspiration verbale et plénière, n’est pas de donner de nouvelles révélations. On ne s’attend pas à ce qu’il y ait de nouveaux enseignements. Paul dit : « Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console » (1 Corinthiens 14:3). Édification, exhortation et consolation ; pas de nouveaux enseignements. Comme les Écritures sont adéquates (2 Timothée 3:15-17), nous ne devons pas nous attendre à de nouvelles doctrines.

Concernant la prophétie dans le Nouveau Testament, nous lisons que certains frères « (Poussés) par l’Esprit, ils disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem » (Actes 21:4). Quant à Paul, il a compris que « de ville en ville, le Saint-Esprit atteste et me dit que des liens et des tribulations m’attendent » (Actes 20:23), et non pas qu’il ne devait pas monter à Jérusalem. Après la prophétie d’Agabus, « nous et ceux de l’endroit, nous avons supplié Paul de ne pas monter à Jérusalem. Alors Paul répondit : Qu’avez-vous à pleurer et à me briser le cœur ? Car moi, je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus. Comme il ne se laissait pas persuader, nous n’avons plus insisté et nous avons dit : Que la volonté du Seigneur se fasse ! (Actes 21:12-14). Nous notons que cette sorte de prophétie n’avait rien affaire avec une nouvelle doctrine et qu’elle était sujette à de diverses interprétations : les uns disaient que Paul ne devait pas monter à Jérusalem ; Paul a bien compris qu’il serait lié à Jérusalem. Dieu ne disait pas à Paul de ne pas monter à Jérusalem ; il le préparait pour ce que l’attendait.

On ne peut pas argumenter pour une cessation des dons spirituels sur la base de 1 Corinthiens 13.

Avec mes respects, votre argument concernant la cessation des dons spirituels, basé sur 1 Corinthiens 13:8-13, est plutôt forcé. Si, comme vous le dites, nous voyons Christ maintenant « face-à-face » grâce au Saint-Esprit (et je suis d’accord que le Saint-Esprit demeure en tout chrétien né de nouveau, Romains 8:9), Paul n’aurait pas pu faire le contraste entre « aujourd’hui » et « alors » parce que l’Esprit avait déjà été donné quand Paul écrivait ces paroles. En plus, ce contraste continue dans la phrase suivante : « aujourd’hui je connais partiellement, mais alors, je connaîtrai comme j’ai été connu » (1 Corinthiens 13:12). Pouvons-nous affirmer que nous connaissons Christ comme nous avons été connus ? Cette parole que nous connaissons partiellement, était-elle seulement pour les chrétiens du premier siècle ? Sommes-nous vraiment arrivés à la perfection ?

Que penser des prophéties vagues ?

Vous avez raison de dire que les prophéties que l’on entend parfois dans les milieux pentecôtistes et charismatiques « ne sont que de vagues exhortations sans contenu spécifique et que l’on [ne] peut [pas] donc juger vrai ou faux ». Quand j’entends quelqu’un ne prophétiser que Dieu nous aime, je tire la conclusion que ce « message » était sur le cœur de la personne, mais qu’elle n’a pas été « poussée » par l’Esprit de Dieu. Les pasteurs sont trop souvent laxistes à cet égard. Paul dit « que les autres jugent » (1 Corinthiens 14:29). C’est rare d’entendre un pasteur dire aux brebis si une prophétie était ou n’était pas de Dieu. Et trop souvent, comme le pasteur ne dit rien, les brebis acceptent la prophétie comme un message de Dieu. Les bergers sont appelés à protéger les brebis, mais trop souvent ils abandonnent leur poste.

Au sujet de ces « vagues exhortations », il y a quand même une certaine tension dans les Écritures entre la foi et la révélation. La révélation de Dieu n’enlève pas la nécessité de marcher par la foi et de lui faire confiance. Par exemple, dans les Actes 16:6-10, Paul marche pendant des semaines sans savoir d’une manière précise la volonté de Dieu : Quand Dieu nous parle, ce n’est pas pour nous épargner l’effort de discerner, d’évaluer et de marcher par la foi. « Empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils tentèrent d’aller en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas » (Actes 16:6-7). Arrivé à Troas, Paul a une vision : « un Macédonien debout le suppliait en disant : Passe en Macédoine, viens à notre secours ! » (Actes 16:9). Pourtant, Dieu n’a pas dit d’aller en Macédoine. Mais Luc nous dit que c’est la conclusion qu’ils ont tirée de la vision : « nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous appelait à y annoncer l’Évangile » (Actes 16:10). La parole prophétique n’enlève pas la nécessité de réfléchir. Nous marchons par la foi, nous évaluons les circonstances, et nous sommes à l’écoute pour bien discerner la direction de Dieu, mais quand il parle, il nous reste toujours d’évaluer et de tirer une conclusion. C’est une des raisons pourquoi les prophéties directives ne sont pas bibliques : elles enlèvent l’élément du discernement, du jugement et la nécessité de marcher par la foi.

Le Dieu de la Bible est le Dieu d’aujourd’hui et le message de la Bible est le message pour aujourd’hui.

Ce qui me semble plus problématique dans votre article, c’est que le Dieu de la Bible n’est plus disponible pour son peuple. Le Dieu qui a parlé à Adam, Abraham, Isaac, Jacob, David, Pierre, Philippe, Paul et à tous les autres, est maintenant déiste et muet. Il m’a donné la Bible pour que je sache ce qu’il était et ce qu’il a fait dans le passé, et bien sûr – et pour ce point, je suis d’accord – pour que je vive selon sa parole, mais concernant mes choix de métier, de mariage, de ville, etc., il m’abandonne. Il n’a pas de plan spécifique pour ma vie. Il n’est pas important avec qui je me marie pourvu que cette personne soit chrétienne. C’est à moi de décider grosso modo comment je vais passer mes jours sur cette terre. Cette vision de la vie ne me plaît pas du tout parce qu’elle n’est pas biblique. Voilà le problème de cette interprétation. Je dois vivre selon la Bible mais je ne peux pas m’attendre à vivre comme les gens de la Bible qui ont marché avec Dieu. Je dois croire en Dieu, mais je ne peux pas le connaître ici-bas. Désolé, mais ce n’est pas une vision biblique. Jésus dit : « Mes brebis me connaissent… mes brebis entendent ma voix » (Jean 10:14, 27).

Avec tous mes respects, selon votre vision des choses, tout est bien ordonné, il n’y a pas de désordre, tout est à sa place. C’est beaucoup plus facile de supprimer ce qui peut dérailler que de ranger les choses qui se dérangent de temps en temps. Mais la Parole de Dieu n’est-elle pas pour nous aujourd’hui ? « N’éteignez pas l’Esprit ; ne méprisez pas les prophéties ; mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:19-21). Cette parole n’est-elle pas pour nous ? Quelle sorte d’herméneutique se termine par supprimer la Parole de Dieu ? Nous lisons dans 1 Corinthiens 14, que l’auditeur de la prophétie « est convaincu par tous, il est jugé par tous ; les secrets de son cœur sont dévoilés. Alors, tombant sur la face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous » (1 Corinthiens 14:24-25). N’en avons-nous pas toujours besoin aujourd’hui ?

Je suis bien d’accord avec vous qu’il y a des choses à corriger dans les églises pentecôtistes et charismatiques. Concernant les prophéties, John Bevere a écrit un livre excellent : Ainsi parle l’Éternel ? Il y a des pasteurs pentecôtistes qui cherchent à corriger les excès afin que Dieu soit glorifié. S’il y a des problèmes, corrigeons-les, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau de bain. Que le Seigneur nous aide. Et qu’il vous bénisse abondamment, mon frère.

Mise à jour : Les liens du premier paragraphe ont été mis à jour le 11 octobre 2012.

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Ressources spirituelles pour pasteurs et leaders chrétiens

Ressources spirituelles Medium Web viewJ’ai la grande joie de vous annoncer que le magazine Ressources spirituelles est désormais disponible sur Internet. Ce magazine, composé d’articles choisis et traduits de Enrichment Journal, une publication des Assemblées de Dieu des États-Unis, est destiné aux pasteurs et aux leaders chrétiens. Il y a quelques années, j’ai abonné tous les pasteurs de la Polynésie française à ce magazine excellent. Aujourd’hui, mon ami et collègue, Gerald Branum, qui est coordinateur de Ressources spirituelles, m’a fait savoir que tous les numéros sont désormais disponibles sur Internet en PDF.

Jusqu’à présent, il y a 13 numéros de 30 à 40 pages avec des articles par des pasteurs comme Rick Warren, Tommy Barnett, Billy Graham, John Maxwell, David Yonggi Cho et encore beaucoup d’autres.

Chaque numéro a un thème particulier :

Pourtant, il y a toujours d’autres articles intéressants sur, par exemple, des prédicateurs dans l’histoire de l’église, des études de mot ou la cure d’âme. Par exemple, dans le dernier numéro sur le thème « Équiper les croyants en vue du service », on peut trouver les articles suivants :

  • « Transformer l’auditoire en une armée » par Rick Warren
  • « Équiper les croyants : six éléments essentiels » par Don R. Simmons
  • « Pour que grandisse l’Église » par Barry J. Meguiar
  • « Être rempli de l’Esprit — 1ère partie : Herméneutique, promesses de l’Ancien Testament, et terminologie alternative » par Anthony Palma
  • « Les sentiments cachés du coeur » par Richard Dobbins
  • « La prière change tout » par Donald R. Spradling
  • « Parlons de l’islam » par Sobhi Malek
  • « Charles Finney : un évangéliste controversé » par William P. Farley

Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou en vous pouvez aller directement à un numéro en cliquant un thème ci-dessus. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi. Je vous souhaite bonne lecture !

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Une église en maintenance ou une église en mission ?

Votre église est-elle une église en maintenance ou une église en mission ? J’ai trouvé cette description en anglais sur plusieurs sites comme celui de l’évêque William H. Willimon, mais il semble être retiré du livre Good News People par Harold Percy. J’aime bien le contraste entre « maintenance » et « mission ». L’efficacité ne dépend pas seulement du pasteur, mais de tous les membres du corps de Christ qui ont aussi reçu un ministère qu’ils doivent mettre en pratique par l’onction du Saint-Esprit.

  1. Pour mesurer son efficacité, l’église en maintenance pose la question : « Combien de visites le pasteur fait-il ? » L’église en mission demande : « Combien y a-t-il de disciples qui sont en train d’être formés ? »
  2. En considérant la possibilité d’un changement quelconque, l’église en maintenance dit : « Si ce changement s’avère troublant à des membres, nous ne le ferrons pas. » L’église en mission dit : « Si ce changement peut nous aider à toucher quelqu’un du dehors, nous prendrons le risque et le ferrons. »
  3. En pensant à un changement, la majorité des membres dans l’église en maintenance se demandent : « Comment cela me concernera-t-il ? » La majorité des membres d’une église en mission demandent : « Ce changement augmentera-t-il notre capacité de toucher ceux du dehors ? »
  4. En pensant à sa vision pour le ministère, l’église en maintenance dit : « Nous devons être fidèles au passé. » L’église en mission dit : « Nous devons être fidèles au futur. »
  5. Le pasteur d’une église en maintenance dit au nouveau venu : « J’aimerais vous présenter à quelques-uns de nos membres. » Dans l’église en mission, les membres disent : « Nous aimerions vous présenter à notre pasteur. » [Les membres prennent l’initiative d’accueillir le nouveau venu.]
  6. Confronté par un souci pastoral légitime, le pasteur de l’église en maintenance se pose la question : « Comment puis-je combler ce besoin ? » Le pasteur de l’église en mission demande : « Comment peut-on combler ce besoin ? »L’église en mission comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. [Le pasteur voit l’ensemble des ministères de l’église.]
  7. L’église en maintenance chercher à éviter tout conflit à tout prix (mais ne réussit que rarement). L’église en mission comprend que le conflit fait partie du prix du progrès, et elle est prête à payer le prix. Elle comprend qu’elle ne peut pas emmener tout le monde avec elle. Cela lui cause du chagrin mais ne l’empêche pas de faire ce qu’il faut faire.
  8. Le style de leadership dans l’église en maintenance est surtout managérial, où les leaders cherchent à maintenir l’ordre et font en sorte que tout fonctionne parfaitement. Le style de leadership de l’église en mission est surtout transformationnel, où les leaders lancent une vision de ce qui peut être réalisé et s’écartent de ce qui est habituel et attendu pour transformer la vision en réalité.
  9. L’église en maintenance s’occupe de l’église, ses organisations et structure, ses statuts et ses comités. L’église en mission s’occupe de la culture en cherchant à comprendre la perspective des gens du dehors et ce qui les motive. Elle cherche à déterminer leurs besoins et leurs points d’accès pour l’évangile.
  10. En considérant la croissance, l’église en maintenance pose la question : « Combien de luthériens [ou pentecôtistes, etc.] habitent pas plus de 20 minutes de cette église ? » L’église en mission pose la question : « Combien de gens non pratiquants habitent pas plus de 20 minutes de cette église ? »
  11. L’église en maintenance regarde la communauté et demande : « Comment pouvons-nous persuader ces gens de soutenir notre église ? » L’église en mission demande : « Comment cette église peut-elle soutenir ces gens ?« 
  12. L’église en maintenance pense aux moyens de sauvegarder ses membres. L’église en mission pense aux moyens de toucher le monde.

 

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Le facteur est de retour !

FacteurPour ceux qui sont abonnés par mail, nous avons eu un problème technique, mais comme vous le constatez, ça marche de nouveau ! Le facteur est de retour ! Vous risquez d’avoir manqué les articles que voici :

Je vous remercie de votre compréhension.

L’Église : pyramide, autobus ou corps ?

Pyramid-Bus Medium Web view

Quel est votre modèle de l’Eglise ? Une pyramide avec le pasteur au sommet ? Un autobus dont le pasteur est chauffeur ? Dans son excellent commentaire La lettre aux Éphésiens : Vers une nouvelle société, le pasteur John Stott fait l’analogie suivante :

À quel modèle l’Église doit-elle se conformer ? Le modèle traditionnel est celui d’une Église en forme de pyramide au sommet de laquelle est perché précairement le pasteur, comme un petit pape dans son Église, trônant au-dessus des laïcs. Cette image n’est absolument pas biblique, car le Nouveau Testament ne conçoit pas un pasteur unique dominant sur un troupeau docile, mais une pluralité de responsables et une participation de tous au ministère. Le modèle de l’autobus, dans lequel le pasteur fait office de chauffeur et dirige tout pendant que les membres somnolent paisiblement à l’arrière, n’est pas davantage biblique. Le modèle biblique du corps est très différent de la pyramide et de l’autobus. L’Église est le corps de Christ dont chaque membre a une fonction propre. La métaphore du corps peut certes s’accommoder du pastorat distinct (en tant que fonction – très importante, d’ailleurs – parmi d’autres), mais elle ne laisse aucune place ni à une hiérarchie, ni à cette espèce de cléricalisme autoritaire qui concentre tous les ministères entre les mains d’un seul homme et interdit au peuple de Dieu l’exercice légitime de son propre ministère.

Il y a quelques années, aux États-Unis, j’ai découvert une belle illustration du ministère exercé par tous les membres d’une Église. C’était une Église presbytérienne qui avait subi l’influence du mouvement charismatique. Sur la page de couverture du bulletin paroissial hebdomadaire figurait le nom du recteur, suivi de ceux de son associé et de son assistant. Sur la ligne suivante je lus, surpris : « Ministres : la congrégation tout entière. » Étonnant, mais indiscutablement biblique !

Que le Seigneur nous aide à nous débarrasser des modèles et des méthodes de ce monde et à embrasser le modèle qu’il nous a donné.

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Joyeuses Pâques

Je souhaite à vous tous de joyeuses Pâques. Christ est ressuscité ! Je partage avec vous un message sur « La plus grande preuve de la résurrection » que vous pouvez trouver ici ou en fichier PDF ici. Que Dieu vous bénisse !