La médecine et la guérison divine

Corneal erosion eyes 226x320Je garde dans ma Bible une note du Docteur Rudolf Mayer, spécialiste FMH en ophtalmologie à Lausanne, Suisse. Je suis allé le voir en 1983, suite à plusieurs mois de souffrance intense dans l’œil droit. La douleur était intermittente mais aiguë. D’un coup, la douleur me saisirait et les larmes couleraient sur mon visage. Le docteur Mayer a écrit pour moi cette note : « D’érosion récidivante de la cornée ». Il m’a dit qu’il n’y avait pas de remède et que je devrais apprendre à vivre avec la douleur.

Quelques semaines plus tard, le pasteur de l’Assemblée de Dieu de Lausanne a demandé à tous ce qui avait besoin d’une guérison de se lever à leur place. Je me sentais concerné, alors je me suis levé. Le pasteur a prié simplement pour nous tous ensemble, là où nous étions tous à notre place. Je n’ai rien senti, mais en ce moment le Seigneur m’a guéri. Cela fait 24 ans que je ne souffre plus de cette maladie. Nous remercions le Seigneur de ce qu’il nous guérit.

En affirmant notre foi dans un Seigneur qui nous guérit, les Assemblées de Dieu ne dénigrent pas l’emploi de moyens naturels pour la guérison de nos corps. L’enseignant Wayne Grudem affirme que Dieu peut très bien se servir des substances qu’il a créées puisqu’il a lui-même dit que tout était « très bon » (Genèse 1:31). Il peut se servir des médicaments qui ont été fabriqués de sa création et il peut se servir de l’habileté des médecins. « A l’Éternel la terre et ce qui la remplit » (Psaumes 24:1). Grudem remarque que là où la médecine pourrait nous sauver la vie, nous risquons de mettre Dieu à l’épreuve dans le mauvais sens si nous refusons cette aide (cf. Luc 4:12 BFC, « L’Écriture déclare : Ne mets pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »). Quand il y a un escalier pour descendre du sommet du temple, sauter avec l’espérance que Dieu fera un miracle, c’est mettre Dieu à l’épreuve. Refuser l’aide médicale qui est disponible tout en insistant que Dieu fasse un miracle est très semblable.

Grudem nous avertit que c’est une erreur de mettre notre foi dans les médecins au lieu de la mettre en Dieu comme le roi Asa « ne rechercha pas l’Éternel, mais consulta les médecins » (2 Chroniques 16:12). « Mais si la médecine est employée en relation avec la prière, nous pouvons nous attendre à que Dieu bénisse et qu’il multiplie souvent l’efficacité de la médecine » (Systematic Theology, Paul 1064-1065).

La Bible indique que Dieu se sert de moyens naturels pour nous guérir. Ésaïe a ordonné qu’un paquet de figues soit appliqué sur l’ulcère d’Ézéchias, ce qui lui a sauvé la vie (2 Rois 20:7). Paul a dit à Timothée : « Cesse de boire uniquement de l’eau, mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions » (1 Timothée 5:23). Il est clair que Timothée avait des problèmes intestinaux et de « fréquentes indispositions ». Comme dit J. Rodman Williams : « Paul n’a pas dit : ‘Je prie pour ta guérison’ ou ‘Si tu as assez de foi, Dieu te guérira’ ou ‘Ne confesse pas que tu es malade de peur de rester malade.’ Non, puisque le vin – produit naturel de la création de Dieu et de la production humaine – était adéquat, il n’y avait pas besoin de chercher une guérison surnaturelle » (Renewal Theology, v. 2, p. 373).

Jésus n’a jamais condamné les médecins. Au contraire, il a dit : « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades » (Luc 5:31). Il approuva l’aide médicale lorsqu’il raconta la parabole d’un Samaritain qui « s’approcha et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin » (Luc 10:34). Quand Jésus ressuscita la fille du chef de la synagogue, il ordonna qu’on lui donne à manger (Marc 5:43).

Larry et Alice Parker étaient membres de l’Assemblée de Dieu de Barstow, Californie. Leur fils, Wesley, avait 11 ans. Les médecins ont découvert qu’il était diabétique quand il n’avait que 6 ans. Il suivait un traitement de insulinothérapie. Arrive dans leur église un évangéliste qui proclame la guérison de Wesley. Toute l’église se met à la prière et les parents arrêtent « par la foi » l’insulinothérapie. Quand la santé de Wesley se dégrade, les parents croient que Satan met leur foi à l’épreuve. Quand le garçon a des hallucinations, quelqu’un déclare que c’est un démon. Quand, enfin, Wesley meurt, des amis disent qu’ils ne savaient pas qu’il était tellement malade. Les parents, eux, s’accrochent à l’histoire de Lazare en proclamant que Dieu a choisi Wesley pour un miracle plus grand que la guérison : une résurrection. Résurrection qui n’a jamais eu lieu. Larry Parker écrivit leur histoire en 1980 dans le livre We Let Our Son Die (« Nous laissâmes mourir notre fils »). Les Parker croient toujours en Dieu et n’hésitent plus à se servir de la médecine. Quand on casse un os, il est normal de voir un médecin. Quand un médecin peut nous rendre service dont nous avons besoin, c’est une folie de le refuser. Refuser l’aide médicale à un enfant est criminel comme les Parker ont découvert.

Dieu peut très bien guérir n’importe quelle maladie, mais nous ne pouvons pas le forcer de le faire. La foi dira : « …le Dieu que nous servons, est capable de nous sauver ; …Et à supposer qu’il ne le fasse pas » nous le servirons quand même (cf. Daniel 3:17-18 BFC).

Finalement, concernant les médecins, Jésus a bien dit aux dix lépreux : « Allez vous montrer aux sacrificateurs » (Luc 17:14). Vérifiez bien avec ceux qui sont bien informés si vous avez été guéri. Si vous avez une condition médicale qui mérite leur soin, ne refusez pas leur aide au nom de la foi. Ils sont peut-être au service de Dieu pour votre bien (cf. Romains 13:4).

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Le don de prophétie : quelques mythes

Notre vision de la prophétie est très souvent tronquée, limitée. Sans être exhaustif, je partage quelques mythes concernant la prophétie et une perspective biblique sur le sujet.

Mythe 1 : La prophétie concerne toujours le futur.

Il est vrai que les prophètes ont prédit certains événements, mais l’essence de leur message était un appel à la repentance en vue du jugement à venir. L’apôtre Paul dit : « Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console » (1 Corinthiens 14:3). Pas un mot concernant la prédiction d’événements futurs.

Encore « Mais si tous prophétisent, et qu’il survienne quelque non-croyant ou un simple auditeur, il est convaincu par tous, il est jugé par tous ; les secrets de son cœur sont dévoilés. Alors, tombant sur la face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous » (1 Corinthiens 14:24-25). C’est exactement ce que Jésus avait dit concernant le ministère du Saint-Esprit : « Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement » (Jean 16:8). Le ministère de prophétie est surtout de nous rendre sensibles de notre péché, de la justice de Dieu et du jugement à venir. Nous voyons cet accent dans le ministère de l’apôtre Paul quand Félix était saisi de conviction : « Mais, comme Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir, Félix, saisi de crainte, lui dit : Pour le moment, tu peux t’en aller ; quand j’en trouverai le temps, je te rappellerai » (Actes 24:25). La prédication de Paul était prophétique parce qu’elle exhortait Félix à se repentir.

Mythe 2 : La prophétie n’est donnée que par des gens remplis du Saint-Esprit.

Le Seigneur peut bien se servir de non croyants pour nous parler. S’agit-il de la prophétie ? Parfois. Considérez ce que dit Jean au sujet de quelqu’un qui cherchait à faire mourir Jésus :

« L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : Vous n’y entendez rien ; vous ne vous rendez pas compte qu’il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. Or, il ne dit pas cela de lui-même mais, étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation » (Jean 11:49-51).

Normalement, les gens qui exercent des dons spirituels dans l’église auront été baptisés dans le Saint-Esprit. Cela n’empêche pas quand même le Saint-Esprit de se servir de non croyants ou d’un âne (Nombres 22:28) pour nous adresser la parole de manière prophétique.

Mythe 3 : La prophétie se manifeste à un moment réservé pour les dons spirituels le dimanche matin.

Nous pensons reconnaître ce qui prophétique par la formule que l’on emploie (« Ainsi parle l’Éternel ») ou par la tonalité élevée ou par le caractère de la voix, mais le Seigneur nous adresse très souvent des paroles « prophétiques » de manières inaperçues. En effet, l’apôtre Pierre dit que les Écritures sont prophétiques (2 Pierre 1:19-20). Chaque fois que les Écritures sont lues et expliquées, nous entendons « la parole prophétique » (2 Pierre 1:19).

Pasteur John LindellCette semaine j’ai reçu dans ma boîte postale un nouveau numéro de Enrichment, une revue pour les pasteurs des Assemblées de Dieu. Un article sur la prédication par exposition a attiré mon attention. C’est, en effet, une interview avec deux pasteurs, parmi eux, John Lindell qui est devenu pasteur de James River Assembly of God en 1991 quand il n’y avait que 75 adeptes dans l’église. Aujourd’hui, environ 6.000 (six mille) adeptes se réunissent chaque dimanche à l’assemblée de James River à Ozark, Missouri. Un des facteurs de la croissance de cette église est l’accent sur la prédication par exposition. Pasteur Lindell prêche la Bible verset par verset ; les gens viennent par milliers pour entendre l’exposition des Écritures.

Concernant la prédication prophétique , Pasteur Lindell a dit ceci :

Le sommet de la prédication est atteint le moment où vous vous quittez vous-même, dans le sens que vous laissez à côté vos notes et vous savez que ce n’est plus vous qui parlez dans votre propre intelligence autant que le Seigneur qui parle à travers vous. Le sommet de la prédication se trouve dans ce moment d’inspiration. C’est une des raisons pourquoi je crois que l’emploi le plus important du don de la prophétie dans l’église est dans le pupitre , et non quelqu’un qui s’élève dans les bancs pour dire, « Ainsi parle l’Éternel », mais quelqu’un qui chaque semaine est debout dans le pupitre et qui dispense avec droiture la Parole de Dieu. Dans ce moment, ou à plusieurs moments dans le message, cet éclair d’inspiration quand l’Esprit vient sur le prédicateur et le porte avec les auditeurs au-delà de ce que le prédicateur pourrait faire dans sa propre capacité, c’est cela le sommet de la prédication.

Un prédicateur ne devrait pas chercher à faciliter ce moment ; c’est une action spontanée et authentique de Saint-Esprit. La conscience de soi empêche la liberté de l’Esprit. Quand un prédicateur est absorbé dans la tâche, c’est-à-dire prêcher le message de tout son cœur et de toute son âme, cela conduit à un oubli de soi qui crée une occasion pour Dieu de se servir du prédicateur dans une manière spéciale et surnaturelle. Tandis que beaucoup de prédicateurs se sont réjouis de ces moments quand l’Esprit a inspiré leur prédication, ces actions de Dieu peuvent avoir lieu sans que nous nous en rendions compte . À ce moment, c’est peut-être moins un miracle de parler et plus un miracle d’entendement. Ou bien, c’est un miracle de parler dont nous ne sommes pas au courant ou capables d’apprécier à cause d’une variété de circonstances.

Il y avait des moments dans la préparation de mes sermons que j’ai senti l’action de l’Esprit et j’ai cru que le sermon serait utilisé par Dieu d’une manière prophétique. Je dirais, quand même, que ces expériences sont plutôt l’exception à la règle. La plupart de mon expérience avec la prédication prophétique a eu lieu pendant le culte ; c’était inattendu . En général, c’est une surprise – du néant Dieu souffla et créa quelque chose.

Bien souvent, des gens me demandent : « Avez-vous un grand sermon aujourd’hui ? En avez-vous un bon feeling ? » Souvent je n’ai pas d’impression particulièrement positive concernant le sermon, et j’ai découvert que quand j’en ai une impression positive, j’ai devrais m’inquiéter. Il y a, donc, un mystère, et je crois que cela fait partie de l’aventure de la prédication. Vous ne savez pas ce que Dieu fera avec un sermon. C’est une question de prier : « Seigneur, permets que cette semence semée pleine de faiblesse soit ressuscitée pleine de force », et puis d’observer comment Dieu le fera. Observer ce que Dieu fera et avec vous et avec les auditeurs est une des grandes bénédictions et aventures de la prédication.[1]

[1] »Expositional Preaching – Connection With Today’s Postmodern Listener. Interview with John Lindell and Chris Lewis: Part One », Enrichment , Winter 2007, p. 155-156.

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Nouveau site « Berger de Tahiti » met l’accent sur la Polynésie française

Berger de Tahiti Large Web view
J’ai la joie de vous annoncer le lancement d’un nouveau blog : “Berger de Tahiti” (bergerdetahiti.wordpress.com). Ce blog mettra l’accent sur l’église en Polynésie française, particulièrement sur les Assemblées de Dieu de la Polynésie française. Les articles à ce propos qui ont été publié sur ce blog-ci, coeurdeberger.wordpress.com, seront transférés sur le nouveau site “Berger de Tahiti”.

Le blog “Coeur de berger” continuera à mettre l’accent sur la vie de l’église, tandis que le blog “Berger de Tahiti” mettra l’accent sur l’église en Polynésie française, surtout sur les Assemblées de Dieu.

À ne pas oublier, mon premier site www.coeurdeberger.org contient des études bibliques, des messages, des messages audio et des enseignements sur la vie et le ministère du berger.

En résumé, voici les trois sites :

  1. www.coeurdeberger.org – études, messages, messages audio, plus enseignements divers, sur la vie de berger.
  2. coeurdeberger.wordpress.com – réflexions sur la vie de l’église.
  3. bergerdetahiti.wordpress.com – réflexions sur la vie de l’église en Polynésie française.

Bonne lecture !

Nouveau site "Berger de Tahiti" met l’accent sur la Polynésie française

Berger de Tahiti Large Web view
J’ai la joie de vous annoncer le lancement d’un nouveau blog : “Berger de Tahiti” (bergerdetahiti.wordpress.com). Ce blog mettra l’accent sur l’église en Polynésie française, particulièrement sur les Assemblées de Dieu de la Polynésie française. Les articles à ce propos qui ont été publié sur ce blog-ci, coeurdeberger.wordpress.com, seront transférés sur le nouveau site “Berger de Tahiti”.

Le blog “Coeur de berger” continuera à mettre l’accent sur la vie de l’église, tandis que le blog “Berger de Tahiti” mettra l’accent sur l’église en Polynésie française, surtout sur les Assemblées de Dieu.

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Ressources au sujet de l’abus spirituel

Book 200x132Nous avons considéré dans les articles ci-dessous plusieurs aspects de l’abus spirituel sans épuiser le sujet :

Je vous donne plusieurs ressources pour approfondir votre recherche.

Articles disponibles sur Internet (il suffit de cliquer sur le titre) :

Livres :

Le site « Make Up Your Mind » (« Faites-vous une opinion ») recommande les livres suivants. Il suffit de cliquer sur le titre pour trouver où vous pouvez les procurer. Vous pouvez également les commander de CLC France

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Livre : Le pouvoir subtil de l’abus spirituel

On trouve beaucoup de sites qui font référence au livre Le pouvoir subtil de l’abus spirituel par David Johnson et Jeff Van Vonderen. Publié en anglais en 1991 et en français en 1998 par Éditions Jaspe (Québec), ce livre est reproduit en partie sur plusieurs sites, par exemple : le chapitre 5, « Identifier un système abusif » et le chapitre 6 « Lorsqu il est impossible de partir ».

Un écrivain, avant de citer le chapitre 5, « Identifier le système abusif », a fait le commentaire suivant :

…Dieu veut libérer son peuple qui doit prendre conscience qu’il aura des comptes à rendre à Dieu s’il accepte de se laisser ôter son autorité et ses dons, se mettre sous le joug des Nicolaïtes : Les Pharisiens nouvelle moûture [sic] s’adaptant à l’Église…

Il ne s’agit en aucun cas d’encourager une rébellion face aux autorités établies par Dieu, ou une errance d’une assemblée à une autre, parce que la sienne n’est pas parfaite. Il s’agit de rappeler au peuple de Dieu que d’accepter des jougs qui ne sont pas de Dieu, et une démission face à sa responsabilité de disciple, ce n’est pas de la soumission, c’est de la démission. Je rappelle ce que disait Néhémie : « … Ils raidirent leur nuque et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur esclavage… » (Né 9:17).
Obéir aveuglément à certains chefs religieux, sans chercher à savoir si telle est vraiment la volonté de Dieu pour nous, peut être considéré par Dieu, non comme de l’obéissance, mais comme de la rébellion contre Lui ! Qu’on y réfléchisse !

Voici quelques extraits importants de ce chapitre, « Identifier le système abusif » :

« Plusieurs trouvent le courage de quitter une église abusive, mais ils auront vite fait de se joindre à une autre église du même genre, ou encore ils s’épuiseront à dénoncer cette même dynamique qui dominait le milieu auquel ils venaient à peine d’échapper. Les relations entre les gens qui font partie d’un environnement religieux abusif sont soumises aux dynamiques suivantes:

1. La revendication du pouvoir

La première caractéristique d’un système religieux abusif, c’est l’accent qui est placé sur le pouvoir. Cela veut simplement dire que les dirigeants sont très centrés sur leur propre autorité et qu’ils passent beaucoup de temps à se rappeler à eux-mêmes et aux autres l’importance de leur position. Il leur est nécessaire d’agir ainsi car leur autorité spirituelle n’est pas authentique, ni fondée sur un vrai caractère chrétien ; ce n’est qu’un titre.

Il est évident qu’il y a plusieurs dirigeants dans le corps de Christ à qui Dieu a donné l’autorité de prendre soin du troupeau, et c’est pour cette raison que les gens vont les suivre. Ils conduisent les gens à la liberté. Malheureusement, certains autres sont élus au poste de dirigeant sans démontrer aucune autorité réelle pour libérer les gens. Ils dépensent beaucoup d’énergie à élever leur position d’autorité et à insister pour que les gens s’y soumettent. Le fait qu’ils attachent une telle importance à la soumission à leurs paroles et à leur « autorité » est un indice qu’ils agissent de leur propre chef.

2. Obsédés par les accomplissements religieux

Dans les milieux spirituels abusifs, le pouvoir est placé sur un piédestal et l’autorité a force de loi. C’est la raison pour laquelle ces systèmes sont tellement axés sur les actes religieux de leurs membres. L’obéissance et la soumission y sont des mots importants que l’on y utilise très souvent.

Pour plusieurs raisons, les gens vont parfois exécuter des ordres dans le seul but d’éviter l’humiliation, de gagner l’approbation de quelqu’un ou de garder intact leur statut personnel ou celui de l’église. Ceci n’est pas la vraie obéissance, ni la vraie soumission. C’est plutôt une recherche de conformité. Lorsqu’une action est imposée de l’extérieur plutôt que de jaillir d’un cœur rempli d’amour pour Dieu, il ne peut être question d’obéissance. Ce n’est que de la faiblesse conformiste qui plie devant une pression extérieure.

3. Les règles sous-entendues

Dans les milieux spirituels abusifs, la vie des gens est contrôlée de l’extérieur par le moyen de règles verbales ou sous-entendues. Les églises ou les familles disfonctionnelles sont gouvernées par ces règles sous-entendues : c’est-à-dire qu’on ne les exprime pas ouvertement. C’est pourquoi on ne peut soupçonner leur existence jusqu’à ce qu’on les enfreigne.

Par exemple, personne, dans une réunion d’église, n’oserait affirmer ouvertement : « Vous savez, vous ne devez jamais être en désaccord avec le pasteur ou avec ses sermons et si cela se produisait, vous ne pourriez être dignes de confiance, ni exercer de ministère dans cette église. »

Dans ce cas, la règle sous-entendue est : ne soyez pas en désaccord avec les autorités de l’église et spécialement avec le pasteur sinon votre loyauté sera remise en question. Ces règles doivent demeurer sous-entendues, car si elles étaient examinées à la lumière d’un dialogue intelligent, leur nature illogique, pernicieuse et contraire au christianisme apparaîtrait vite. Ainsi, le silence devient le mur de protection de cette forteresse, couvrant le pasteur et le pouvoir relié à sa position, tout cela sans risque de contestation.

Si toutefois vous exprimiez votre désaccord ouvertement ou en public, le silence serait rompu et vous seriez probablement punis. Vous découvririez alors accidentellement qu’il y avait bel et bien une règle, même si elle est sous-entendue. Lorsque vous découvrez ainsi, par hasard, une règle sous-entendue, vous devez en subir les conséquences : ou bien vous serez par la suite ignorés (négligés, mis de côté, évités) ou vous vous heurterez au mur du légalisme agressif (vous serez questionnés, censurés publiquement, mis à la porte et dans les cas extrêmes vous serez maudits). Les règles sous-entendues ont une puissance incroyable.

Votre vie est peut-être actuellement sous l’effet de certaines d’entre elles.

La règle du silence

La plus puissante de toutes les règles sous-entendues, c’est celle du silence. Elle contient à la base cette pensée : « On ne peut pas exposer le vrai problème car il faudrait ensuite le régler et pour cela, apporter certains changements ; alors il vaut mieux le protéger dernière le mur du silence (la négligence) ou encore au moyen d’assauts (les attaques légalistes). Si vous décidez de parler ouvertement du problème, c’est vous qui devenez le problème. On devra alors vous garder sous silence ou vous éliminer. Ceux qui osent parler ouvertement seront vite repris : « Nous n’avions pas tous ces problèmes jusqu’à ce que vous ouvriez votre bouche. Tout allait bien jusqu’à ce que vous commenciez à vous agiter la langue. » Ou encore, pour avoir une apparence plus spirituelle : « Vous étiez en colère et vous n’avez pas abordé la situation dans une attitude d’amour. Cela prouve que vous n’avez pu traiter la question d’une façon adulte et chrétienne. » La vérité, c’est que lorsque les gens parlent ouvertement des problèmes, ils ne les causent pas, ils les exposent simplement.

Dans les milieux spirituels abusifs, il existe une « soi-disant paix » que le prophète Jérémie a dénoncé dans ces termes : « Les prophètes disent paix, paix, mais il n’y a pas de paix. » Si notre lien d’unité consiste à prétendre que nous sommes d’accord alors que nous ne le sommes pas, il ne nous reste qu’une fausse paix et une fausse unité jalonnée de tensions et de médisances. Ceci est loin de « préserver l’unité de la paix par le lien du Saint-Esprit », ce qui devrait être la marque des églises chrétiennes en bonne santé.

Tout cela pour dire que tous les sujets devraient être ouverts à la discussion. Que nous soyons en accord ou en désaccord sur certains points, le dialogue doit demeurer ouvert si les deux parties le désirent. Nous pourrons toutefois interrompre le débat pour un certain temps si la tension est trop forte. L’important, c’est que les deux prennent ensemble cette décision. Si le vrai lien de l’unité est le Saint-Esprit et l’amour les uns envers les autres, alors il est possible d’être en désaccord sans que notre unité en soit affectée.

La « loi du silence » cherchera toujours à blâmer la personne qui parle ouvertement et la punition qu’on lui inflige aura pour effet d’inciter les autres à demeurer silencieux.

Trop d’églises propagent cette intimidation : « Le problème n’est pas que vos droits ont été violés, mais que vous avez parlé. Si vous n’aviez pas fait une si grosse histoire de tout cela, tout irait bien. » Toute personne qui accepte ce message gardera le silence. Toutefois, le vrai problème, c’est que si les chrétiens dont les droits ont été violés n’en parlent pas, le propagateur de ces abus ne sera jamais tenu responsable de ses mauvais comportements. Et les victimes seront dans l’obligation de garder secrètes la douleur et la colère causées par ces abus. Même si certains dirigeants préfèrent ne jamais être remis en question, le fait demeure que cet environnement deviendra un piège qui amènera leur chute. Si le fait d’exposer des problèmes constitue un acte déloyal, un manque de soumission, une tentative d’amener la division et un affront à l’autorité, c’est qu’il n’y a qu’une paix apparente et une unité artificielle. Dans ces circonstances, les blessures ne guériront jamais et l’abus va continuer d’augmenter. Si les dirigeants ne sont pas redevables de leurs actes, alors il s’agit d’un système en opposition avec la liberté qui se trouve en Jésus-Christ. Le passage de l’épître de Jacques deviendrait donc invalide : « Qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement » (Jacques 3 : 1). Les dirigeants sont plus redevables à cause de leur position, d’autorité et non pas moins redevables. Pourquoi ? Parce que si vous êtes un dirigeant, les gens vont vous suivre et vont agir de la même manière que vous. C’est comme si vous vous reproduisiez spirituellement. Quelle sorte de rejetons produisez-vous ?

4. Un manque d’équilibre

La quatrième caractéristique d’un milieu spirituel abusif est une approche déséquilibrée de la vie chrétienne quotidienne. Cette tangente se manifeste sous deux aspects:

Une objectivité exagérée

Dans le premier cas, on élève une vérité objective en excluant les expériences subjectives valides. Nous pouvons constater ce phénomène dans les systèmes religieux où l’action du Saint-Esprit est reconnue sur une base théologique, mais ignorée ou rejetée au niveau pratique. Cette approche de la spiritualité crée un cadre dans lequel l’autorité s’acquiert par l’éducation ou par les capacités intellectuelles plutôt que sur l’intimité avec Dieu ou l’obéissance et la sensibilité à son Esprit.…

Une subjectivité exagérée

À l’autre extrême, se trouvent les gens pour qui la vie chrétienne n’est que subjectivité. Ils jugent de ce qui est digne de foi sur la base de leurs sentiments et expériences, leur accordant plus de poids que les déclarations contenues dans la Bible. Dans ce système, personne ne peut connaître et comprendre la vérité (même si en réalité, ils connaissent et comprennent déjà) sans que les dirigeants « aient d’abord reçu des révélations spirituelles venant du Seigneur » et les « aient transférées » ensuite aux individus. Il est aussi énormément important, dans ce système, d’agir selon « la parole inspirée » que le dirigeant a reçue pour vous, que la connaissance de la vérité que vous trouvez dans les Écritures ou que vous avez apprise au cours de votre croissance chrétienne. Personnellement, nous croyons que Dieu peut nous parler encore aujourd’hui au moyen de « paroles de sagesse » et de « paroles de connaissance » données par des hommes et des femmes sensibles à son Saint-Esprit. Mais ces « paroles » n’occupent pas automatiquement le même niveau d’autorité que celles de Paul, Pierre, Jacques ou Jean, contenues dans la Bible qui est la Parole même de Dieu. La seule façon de vous assurer qu’une « parole » est vraiment pour vous, c’est de la puiser dans la Parole du Seigneur, c’est-à-dire : les Écritures. Encore là, il n’est jamais honnête d’utiliser la Bible pour manipuler les gens : « J’étais en train de lire le récit d’Ananias et Saphira et tu es venu dans mes pensées. Es-tu certain que tu donnes assez d’argent à l’église ? »

Le fait qu’une personne utilise la Parole de Dieu ne signifie pas nécessairement qu’elle a une « parole » venant du Seigneur pour vous. Une parole du Seigneur qui contient des directives, des corrections ou des indices pour vous guider, doit vous être confirmée par le Saint-Esprit qui habite en vous. Jusqu’à ce que cette confirmation vous soit donnée, vous ne devriez pas considérer cette parole comme venant du Seigneur, même si elle vous a été communiquée par le pasteur ou par un ancien de l’église. Et il est encore plus dangereux de recevoir et d’agir suite à une directive spirituelle que vous avez reçue, simplement parce que vous « devez être soumis », ou parce que celui qui vous l’a communiquée occupe un poste d’autorité. Dieu seul doit avoir le dernier mot. C’est à lui que nous avons à répondre.

Comme pour l’approche objective extrémiste, les chrétiens qui sont trop subjectifs ont aussi leur propre façon de voir certains aspects de la vie. L’éducation, par exemple est souvent perçue comme mauvaise ou inutile. Certains sont presque fiers de ne pas être éduqués et ils regardent avec dédain tous ceux qui le sont. Tout ce dont nous avons besoin d’apprendre peut nous être enseigné par le Saint-Esprit. « Après tout, Pierre et Timothée n’ont reçu aucune éducation universitaire et ils n’ont étudié à aucun séminaire… »

En vérité, Pierre a justement été dans un séminaire où la vérité objective et les expériences subjectives lui ont été enseignées par Jésus. Le professeur de Timothée était l’apôtre Paul. À leur époque, on communiquait l’enseignement par la méthode rabbinique, c’est-à-dire que l’étudiant vivait avec son enseignant, son mentor spirituel. Le cours de disciple a duré trois ans pour Pierre. Quant à Timothée, il continuait à recevoir de la formation par correspondance, même après qu’il ait été en charge d’une église !

Dans sa deuxième lettre, Paul lui écrit : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la Parole de vérité. ». Une autre version de la Bible « King James » traduit ce passage en disant : « Étudie afin d’être approuvé… » ( 2 Timothée 2:15). Il est important d’étudier la Parole de Dieu. Cela n’est pas une mauvaise chose, mais une bonne chose d’acquérir des outils efficaces pour pouvoir utiliser correctement la Parole de Dieu. Soyez prudents avec ceux qui insistent sur le fait de ne pas être éduqués ou encore de recevoir de l’éducation seulement dans certaines écoles. Sous la couverture d’une « lumière supérieure » venant du Saint-Esprit, il s’agit peut-être d’un professeur qui ne se laisse enseigner par personne, à cause de sa perception limitée de la réalité.

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Actualités des églises : Le vrai prophète selon la Bible.

Moses Orange 248x232Le site suivant a un article intéressant sur le vrai prophète selon la Bible : 

Actualités des églises: Le vrai prophète selon la Bible. Je reproduis l’article avec autorisation.

Quels sont les critères d’un vrai prophète selon la Bible ? Comment distinguer un vrai prophète d’un faux prophète ?

Au moment où s’élèvent tant de voix prophétiques souvent discordantes, il nous semble important de rappeler, dans ce bref article, quels sont les critères bibliques nous permettant de reconnaître les vrais prophètes de Dieu.

Qu’est-ce qu’un prophète ?

Dans l’Ancien Testament, le prophète (« nabhi » en Hébreu, et « prophetès » en Grec) est considéré comme le porte-parole de Dieu, celui qui parle à la place de Dieu.

Le prophète ne parle jamais de lui-même, mais il parle en tant que représentant de Dieu, ayant un message divin à délivrer au peuple du Seigneur. C’est un homme qui a reçu une révélation divine directe, des paroles directement inspirées par Dieu, paroles qu’il est appelé à transmettre fidèlement, qu’il soit écouté ou non.

Le prophète est donc un homme appelé par Dieu pour effectuer une mission particulière : transmettre la Parole de Dieu dans sa pureté et dans son intégralité.

« L’Eternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon : et Aaron, ton frère, sera ton prophète. Toi, tu diras tout ce que je t’ordonnerai ; et Aaron, ton frère, parlera à Pharaon, pour qu’il laisse aller les enfants d’Israël hors de son pays » (Exode 7 : 1-2).

« Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire. Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu » (Exode 4 : 15-16).

Ces deux passages montrent clairement le fonctionnement du ministère prophétique : Dieu met littéralement Ses Paroles dans la bouche du prophète, qui doit les transmettre au peuple telles que le Seigneur les lui a données. Le prophète doit dire tout ce que le Seigneur lui a ordonné de dire.

Il s’agit d’une grande responsabilité. Le prophète doit veiller à ne rien ajouter, et à ne rien retrancher, aux Paroles que le Seigneur lui a demandé de transmettre. Il doit fidèlement exprimer le message divin.

Cette fidélité est d’ailleurs un gage d’infaillibilité de la parole donnée. Le vrai prophète, qui s’exprime au Nom de l’Eternel, sait que les paroles qu’il transmet sont celles du Seigneur Lui-même. Elles sont revêtues de toute l’autorité divine, comme si Dieu S’était exprimé Lui-même directement. Ces paroles doivent donc s’accomplir intégralement.

Le ministère du vrai prophète selon la Bible.

1. L’accent sur l’obéissance et la fidélité.

Le vrai prophète met toujours l’accent sur l’obéissance au Seigneur et à Sa Parole. Il rappelle constamment la relation indispensable qui doit exister entre l’obéissance et le culte considéré comme acceptable par le Seigneur.

Le Seigneur Se soucie toujours d’abord de l’obéissance de Son peuple. Mais il s’agit d’une obéissance de cœur, et pas simplement d’une obéissance légaliste et rituelle. Le simple fait de respecter certaines règles et pratiques ne suffit pas. Il faut que la vie de l’adorateur de Dieu traduise l’obéissance de son cœur.

Le prophète Samuel dit à Saül :

« L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Eternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Eternel, il te rejette aussi comme roi » (1 Samuel 15 : 22-23).

L’obéissance à la Parole de Dieu implique que cette Parole soit d’abord connue par le peuple. L’une des missions essentielles du prophète est d’expliquer et d’interpréter correctement la Parole du Seigneur pour le peuple.

Le vrai prophète est donc avant tout caractérisé par un amour profond pour le Seigneur, pour Sa Parole, et donc pour la Vérité.

Le péché étant fondamentalement la désobéissance à la Parole de Dieu, le prophète est aussi appelé à constamment dénoncer le péché, et à reprendre le peuple qui s’égare. Il rappelle les jugements divins sur les rebelles, exhorte, reprend, censure, avec une pleine autorité. Il appelle à la repentance ceux qui se sont égarés. Il apporte aussi un message de pardon et de consolation pour tous ceux qui se repentent.

2. L’accent sur la prédiction d’événements futurs.

Dans la Bible, les prophètes apportent aussi de nombreuses prédictions sur l’avenir d’Israël, des nations et sur l’âge messianique à venir.

Ces prédictions leur ayant été directement révélées par le Seigneur, elles ne pouvaient manquer de s’accomplir à 100 %. La Bible ne connaît aucunement la notion de « prophète qui peut se tromper » ! Il s’agit d’une notion moderne introduite par certains faux prophètes actuels, qui ont inventé une nouvelle catégorie de prophètes, que la Bible ne connaît pas : celle des prophètes faillibles ! Quelle manière honteuse de dégrader un aussi beau ministère !

N’importe qui peut être un prophète faillible ! Il suffit d’être doué d’une bonne capacité de discernement pour annoncer d’avance, en des termes souvent assez flous, des événements baptisés « prophéties. »

Ce sont des hommes auxquels Dieu n’a jamais parlé. Car s’Il leur avait parlé, leurs paroles seraient parfaitement claires, et les événements prédits se seraient tous fidèlement accomplis à la lettre !

Dans ces conditions, le ministère de prophète ne fait pas de celui-ci un homme populaire. Pratiquement tous les prophètes de la Bible ont été rejetés ou mis à mort, car ils prononçaient des paroles que la plupart de leurs auditeurs ne voulaient pas entendre, contrairement aux faux prophètes, qui flattaient l’oreille d’un public avide de les entendre.

Malgré cela, les prophètes ne pouvaient se retenir, car un feu divin brûlait dans leurs entrailles !

« Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis » (Jérémie 20 : 9).

« Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 Pierre 1 : 21).

Le vrai prophète de Dieu est donc un homme appelé à transmettre fidèlement la Parole que Dieu lui a clairement révélée. C’est une sentinelle postée sur le rempart, appelée à sonner la trompette pour dénoncer l’ennemi et l’apostasie.

A l’inverse, le faux prophète, qui peut aussi prétendre s’exprimer au Nom de l’Eternel, parle de son propre cœur. Il n’a reçu aucune révélation divine, et ne s’exprime donc pas sous l’inspiration de Dieu.

« Alors Sédécias, fils de Kenaana, s’étant approché, frappa Michée sur la joue, et dit : Par où l’esprit de l’Eternel est-il sorti de moi pour te parler ? » (1 Rois 22 : 24).

« Dans la même année, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, le cinquième mois de la quatrième année, Hanania, fils d’Azzur, prophète, de Gabaon, me dit dans la maison de l’Eternel, en présence des sacrificateurs et de tout le peuple : Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Je brise le joug du roi de Babylone ! » (Jérémie 28 : 1-2).

« Et Jérémie, le prophète, dit à Hanania, le prophète : Ecoute, Hanania ! L’Eternel ne t’a point envoyé, et tu inspires à ce peuple une fausse confiance. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Voici, je te chasse de la terre ; tu mourras cette année ; car tes paroles sont une révolte contre l’Eternel. Et Hanania, le prophète, mourut cette année-là, dans le septième mois » (Jérémie 28 : 15-17).

« Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru ; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. S’ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions » (Jérémie 23 : 21-22).

Il est donc de la plus haute importance que le peuple de Dieu sache distinguer un vrai prophète d’un faux prophète. Fort heureusement, le Seigneur n’a pas laissé Son peuple à la merci des loups ravisseurs. Il a donné, dans Sa Parole, toute une série de critères permettant de reconnaître un vrai prophète, et donc de reconnaître et de rejeter un faux prophète.

C’est la méconnaissance ou la non-observation de ces critères qui explique pourquoi le peuple du Seigneur peut être séduit par tant de faux prophètes.

Quelles sont donc les caractéristiques bibliques du vrai prophète ?

La Bible nous donne clairement les caractéristiques du vrai prophète de Dieu.

Il est d’une importance capitale de bien comprendre que tous ces critères doivent s’appliquer au vrai prophète, sans en omettre un seul ! Le faux prophète peut correspondre à presque tous ces critères, mais jamais à tous, alors que le vrai prophète correspondra toujours à tous ces critères, sans aucune exception.

Le vrai prophète est conscient d’un appel divin précis.

Il a reçu une claire révélation du Seigneur et de Sa Parole. Il le sait, d’une manière absolue et indubitable.

« Amos répondit à Amatsia : Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète ; mais je suis berger, et je cultive des sycomores. L’Eternel m’a pris derrière le troupeau, et l’Eternel m’a dit : Va, prophétise à mon peuple d’Israël » (Amos 7 : 14-15).

« Samuel grandissait. L’Eternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Éternel » (1 Samuel 3 : 19-20).

Puisque c’est Dieu qui Se révèle directement à Son prophète, il est clair que l’on ne peut « apprendre à être prophète » ! Tous les prophètes ont reçu un appel divin clair et précis. Les « écoles de prophètes » sont des inventions humaines.

Le vrai prophète parle clairement au Nom de l’Eternel, uniquement par révélation ou inspiration divine.

Il ne se contente pas de donner une impression personnelle, ou une probabilité d’occurrence d’un événement futur. Dieu lui a parlé. Il le sait. Il répète fidèlement les Paroles de Dieu, sans en omettre ni en rajouter une seule.

Le vrai prophète ne parle que quand Dieu lui a parlé. Il peut avoir reçu une vision ou un songe, ou avoir directement reçu la Parole du Seigneur. Dieu est maître du moyen qu’Il choisit pour communiquer Sa Parole à Son prophète. L’essentiel est de savoir que la parole que transmet le prophète est véritablement la Parole de Dieu.

Parlant au Nom de l’Eternel, le vrai prophète ne peut donc que faire référence au vrai Dieu de la Bible, au vrai Jésus, et au véritable Saint-Esprit. Un prophète qui accomplit de vrais miracles, mais qui annonce un autre Dieu, un autre Jésus, un autre Evangile ou un autre Esprit, ne peut être un vrai prophète.

Le message du prophète est toujours conforme à la Parole de Dieu, la Bible.

Le vrai prophète ne fait jamais état d’une « révélation nouvelle » qui ne figure pas clairement dans la révélation écrite déjà donnée par le Seigneur, la Bible.

Aux époques bibliques, les révélations divines apportées par les prophètes correspondaient toujours aux révélations divines déjà reçues auparavant, et suivaient le fil directeur de la pensée de Dieu. Tous les rédacteurs de la Bible ont été des prophètes. Leurs paroles et leurs écrits qui nous sont conservés dans la Bible ont été entièrement inspirés, dans le fond comme dans la forme.

Aujourd’hui, la Bible est achevée. Un prophète ne peut donc que confirmer ou expliquer ce qui est déjà écrit, et n’apportera jamais de révélation nouvelle. « Tout est accompli. »

Souvent, le peuple du Seigneur manifeste sa rébellion cachée par le fait qu’il ne se contente pas de la révélation divine déjà donnée par la Bible, la Parole de Dieu. Il n’accepte pas qu’elle soit pleinement suffisante, et recherche avidement des nouveautés qui ne sont que des mensonges.

« Car c’est un peuple rebelle, ce sont des enfants menteurs, des enfants qui ne veulent point écouter la loi de l’Eternel, qui disent aux voyants : Ne voyez pas ! Et aux prophètes : Ne nous prophétisez pas des vérités, dites-nous des choses flatteuses, prophétisez des chimères ! Détournez-vous du chemin, écartez-vous du sentier, éloignez de notre présence le Saint d’Israël ! » (Esaïe 30 : 9-12).

Le vrai prophète prophétise la Vérité de la Parole. Il indique le Chemin de la Parole, car c’est par Sa Parole que Se révèle d’abord le Saint d’Israël !

Le message du prophète de l’Eternel est donc toujours un message pur et saint, un message spirituel de haute tenue et de haute valeur morale. Car c’est Dieu qui parle par sa bouche.

C’est parce que le peuple de Dieu ne connaît pas la Parole du Seigneur qu’il se laisse facilement séduire par les faux prophètes. Il ne peut ou ne veut contrôler la parole de ces faux prophètes, en la comparant à la Parole de Dieu, la Bible.

La parole du vrai prophète est authentifiée par des signes et des miracles.

[NOTE : Le plus grand des prophètes n’a fait aucun miracle. « Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai » (Jean 10:41). « Qu’êtes-vous donc allés (faire) ? Voir un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. Car c’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi. En vérité je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il ne s’en est pas levé de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui » (Matthieu 11:9-11). J. Gary Ellison]
Il suffit de relire l’histoire de Moïse, de Samuel, d’Elie, d’Elisée, d’Esaïe, d’Ezéchiel, et, en fait, de tous les prophètes, pour constater que Dieu confirme Sa Parole par les miracles qu’accomplissent Ses envoyés.

Toutefois, les faux prophètes peuvent aussi accomplir des miracles et des signes. Mais ils ne correspondent pas à tous les critères bibliques caractérisant les vrais prophètes, notamment sur le plan de leur message.

« S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t’annonce un signe ou un prodige, et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant : Allons après d’autres dieux, des dieux que tu ne connais point, et servons-les ! tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c’est l’Eternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Eternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. Vous irez après l’Eternel, votre Dieu, et vous le craindrez ; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui. Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l’Eternel, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d’Egypte et vous a délivrés de la maison de servitude, et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l’Eternel, ton Dieu, t’a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi » (Deut. 13 : 1-5).

La venue d’un faux prophète accomplissant de vrais miracles, mais sans annoncer la pure Parole de Dieu, représente donc une mise à l’épreuve du peuple de Dieu, voulue par le Seigneur. Celui-ci veut voir si Son peuple préfère courir après les signes et les miracles, ou s’il reste fidèle à Sa Parole.

La manifestation de faux prophètes au milieu des enfants de Dieu est donc un test d’obéissance, que doit passer victorieusement le peuple du Seigneur.

L’Histoire confirme toujours la véracité des paroles du vrai prophète.

Les prophéties annoncées par les vrais prophètes de Dieu s’accomplissent toutes fidèlement, notamment si elles comportent des précisions de dates et de lieux. Celles qui ne se sont pas encore accomplies s’accompliront certainement, car il s’agit de la Parole de Dieu.

« Si un prophète prophétise la paix, c’est par l’accomplissement de ce qu’il prophétise qu’il sera reconnu comme véritablement envoyé par l’Eternel » (Jérémie 28 : 9).

La notion moderne de « prophète faillible » est complètement inconnue dans la Bible. Cette notion résulte sans doute d’une mauvaise interprétation de l’exhortation de Paul : « Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thes. 5 : 20-21).

Paul parle ici du don de prophétie dans l’Eglise de la Nouvelle Alliance. Ce don de prophétie, qui est l’une des manifestations de l’Esprit, est différent du ministère de prophète.

Paul définit le don de prophétie de la manière suivante :

« Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console » (1 Cor. 14 : 1-3).

Le don de prophétie est le don spirituel qui consiste à parler aux hommes sous l’inspiration de l’Esprit, pour les édifier, les exhorter et les consoler. Tout Chrétien peut recevoir et exercer ce don, sans avoir reçu l’appel au ministère de prophète. Dans son exercice, le véritable don de prophétie peut être mélangé à des manifestations de la chair, ce qui nécessite le discernement de l’assemblée, afin de retenir ce qui est bon, qui est vraiment inspiré par l’Esprit, et rejeter ce qui est mauvais, qui est inspiré par la chair.

Celui qui exerce le don de prophétie ne peut donc pas affirmer qu’il parle « au Nom de l’Eternel » si toutes ses paroles ne lui ont pas été directement révélées ou inspirées par le Seigneur. Tandis que le prophète, quand il parle au Nom de l’Eternel, le fait parce qu’il a réellement reçu une révélation divine, ou une inspiration divine. C’est pour cette raison qu’une prophétie, ou une prédiction, apportée au Nom de l’Eternel par un vrai prophète, s’accomplira toujours infailliblement.

Le non-accomplissement d’une prophétie faite au Nom de l’Eternel caractérise donc le faux prophète. Le vrai prophète n’est pas infaillible en tant qu’homme, dans tout ce qu’il dit et tout ce qu’il fait. Mais c’est la parole qu’il apporte à un moment donné de la part de l’Eternel, sous inspiration divine, qui est toujours une parole infaillible.

Le vrai prophète peut être identifié par le témoignage de son caractère moral.

Un vrai prophète de Dieu offre le témoignage d’une vie personnelle pure et sainte. Il produit le fruit de l’Esprit dans sa vie.

Les faux prophètes présentés dans la Bible sont toujours des hommes dont la conduite est immorale ou impure. Jésus a dit à Ses disciples, à propos des faux prophètes :

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7 : 15-20).

Voici comment la Bible définit le « bon fruit » que nous devons juger dans la vie des prophètes, comme dans la vie de tout véritable Chrétien :

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5 : 22-25).

Il n’est pas toujours facile de constater le bon fruit dans la vie personnelle d’un prophète. Il faut pour cela pouvoir connaître l’homme d’une manière intime et personnelle. Mais un bon fruit ne peut rester caché, ni un mauvais fruit.

Il ne faut donc pas nous contenter d’écouter les paroles d’un prophète, ni de lire ses écrits. Il faut aussi que nous puissions nous informer réellement de ses actes, et de sa vie personnelle.

Le message d’un vrai prophète est toujours confirmé par le Saint-Esprit dans le cœur des brebis du Seigneur.

Jésus a dit :

« Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés » (Jean 10 : 7-8). « Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (verset 5).

« Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui » (Jean 7 : 17-18).

Une vraie brebis du Seigneur cherche toujours à faire la volonté de son Dieu. La promesse du Seigneur est formelle : Ses brebis connaîtront toujours si la parole d’un prophète vient bien de leur Père céleste !

Les prophètes dans le Nouveau Testament.

Certains disent qu’aujourd’hui le ministère de prophète est terminé. Toutefois, ce n’est pas ce que dit la Bible. Dans le Nouveau Testament, le ministère de prophète est clairement appelé à continuer. Avec, en particulier, celui des apôtres, ce ministère constitue même un élément essentiel de la vie spirituelle de l’Eglise.

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Ephésiens 8 : 11-15).

Jésus nous a avertis qu’à la fin des temps, de nombreux faux prophètes feront leur apparition. En effet, la fin des temps est un temps d’apostasie et de ténèbres spirituelles. C’est une époque qui nécessite donc aussi, et plus que jamais, la manifestation de vrais prophètes de l’Eternel, pour dénoncer l’apostasie et faire briller la vraie lumière de la Parole de Dieu. Dieu y veillera jusqu’à la fin. Même si les vrais prophètes sont très peu nombreux, leur voix retentira toujours jusqu’au retour du Seigneur. Elle sera reconnue par ceux qui ont des oreilles pour entendre.

« Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2 Tim. 4 : 1-4).

« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience » (1 Tim. 4 : 1-2).

« Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux. Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point » (2 Pierre 2 : 1-3).

« Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux » (Actes 20 : 28-30).

« Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien » (2 Cor. 11 : 2-4).

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1 : 6-9).

Si les faux prophètes abondent actuellement, les brebis du Seigneur doivent rester en paix. Car le Seigneur Lui-même leur donnera le discernement et les gardera jusqu’à la fin !

« Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3 : 10-11).

Frères et sœurs de la véritable Eglise de Jésus-Christ, gardons précieusement Sa Parole, par amour pour notre Sauveur et Seigneur, qui est la Vérité ! Il nous gardera fidèles et, par Sa grâce, nous saurons reconnaître les faux prophètes, parce que nous aimons la Parole de Dieu. Nous saurons aussi reconnaître les vrais prophètes qui nous parleront de la part de l’Eternel ! A Lui soit la gloire.

Article de Parole de Vie.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

(Parole de vieDisclaimer) ajoutée le 2006-02-05

Caractéristiques du leader abusif

AbusDans leur livre excellent sur Les abus spirituels, Pascal Zivi et Jacques Poujol définissent le terme :

Le petit Larousse illustré donne les définitions suivantes du mot abus : « Excès préjudiciable à la collectivité, à la société ; une injustice causée par le mauvais usage qui est fait d’un droit, d’un pouvoir. »

L’abus spirituel est une injustice émanant du mauvais usage que certains pasteurs, prêtres ou autres responsables chrétiens, font des droits et des pouvoirs associés à leur fonction. Ces personnes en situation d’autorité causent, dans ce cas-là, un préjudice énorme aux membres de leur communauté.[1]

L’abus spirituel est donc un acte d’un ministère de culte « qui outrepasse le pouvoir qui lui a été confié » (cf. Le Petit Robert : « abus »).  À la page 47, les auteurs donnent neuf « caractéristiques du dirigeant qui pratique l’abus spirituel ». Je vous les donne avec des commentaires et des versets bibliques ajoutés. Leur explication suivra la liste de caractéristiques.

Quelles sont les caractéristiques du responsable d’église qui pratique l’abus spirituel ?

1.    Personnalité charismatique, il possède d’énormes facultés de séduction.

Une assurance ou forte présence n’indique pas que l’on a raison. La Bible nous avertit concernant les beaux parleurs qui savent séduire les gens :

« Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, contrairement à l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent pas Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; par de bonnes paroles et par des éloges, ils séduisent les coeurs des gens sans malice » (Romains 16:17-18).
« Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manoeuvres séductrices » (Éphésiens 4:14).
« Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup d’indisciplinés, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche » (Tite 1:10).

Malheureusement, ceux qui sont séduits ne s’en rendent pas compte. Ils sont séduits sans le savoir.

2.    Autoritaire, il cherche systématiquement à tout contrôler.

Un ministre de culte a tort d’outrepasser le pouvoir que l’on lui a confié. En manipulant des gens et en imposant son autorité, il démontre qu’il n’a pas d’autorité légitime :

« Jésus les appela et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands abusent de leur pouvoir sur elles. Il n’en sera pas de même parmi nous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, sera votre serviteur et quiconque veut être le premier parmi vous sera votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Matthieu 20:25-28).
« Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu ; ni pour un gain sordide, mais de bon coeur ; non en tyrannisant ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5:2-3).
« J’ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas » (3 Jean 1:9).

3.    Il n’admet aucune critique. Il discrédite ceux qui s’opposent à son autorité.

« Ne reçois pas d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi en aient de la crainte » (1 Timothée 5:19-20).
« Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu » (Jean 8:47).
« S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un péager » (Matthieu 18:17).

4.    Il dit avoir reçu directement de Dieu cette autorité lui donnant le pouvoir de connaître la seule juste interprétation de la Bible.

« Avant tout, sachez qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière » (2 Pierre 1:20).
« Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, (pour savoir) s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4:1).

5.    En général, ce pouvoir se manifeste par de soi-disant dons particuliers : accomplir des miracles, prophétiser, guérir, diri­ger, discerner, être le berger sont souvent les dons les plus cités.

« (13-2) S’il se lève au milieu de toi un prophète ou un visionnaire qui t’annonce un signe ou un prodige, (13-3) et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant : Rallions-nous à d’autres dieux—(des dieux) que vous ne connaissez pas—et rendons-leur un culte ! (13-4) tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce visionnaire, car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme » (Deutéronome 13:1-3).
« Quand le prophète parlera au nom de l’Éternel, et que sa parole ne se réalisera pas et n’arrivera pas, ce sera une parole que l’Éternel n’aura pas dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite : Tu n’en auras pas peur » (Deutéronome 18:22).
« Les prophètes prophétisent avec fausseté. Les sacrificateurs les tiennent en leur pouvoir, Et mon peuple aime qu’il en soit ainsi ! Mais que ferez-vous pour l’avenir du pays ? » (Jérémie 5:31).
« Car ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Ne vous laissez pas abuser par vos prophètes qui sont au milieu de vous, ni par vos devins ; ne prêtez pas attention aux rêves que vous faites ! Car c’est faux ce qu’ils vous prophétisent en mon nom. Je ne les ai pas envoyés, —oracle de l’Éternel » (Jérémie 29:8-9).

6.    Il utilise les techniques de manipulation mentale pour contrô­ler les gens.

« Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus » (Matthieu 24:24).
« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs » (Matthieu 7:15).

7.    Il n’est jamais satisfait.

« J’ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas. C’est pourquoi, si je viens, je rappellerai les actes qu’il commet, en répandant contre nous des paroles mauvaises ; non content de cela, lui-même ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Église » (3 Jean 1:9-10).

8.    Plutôt que de conduire des personnes à Jésus-Christ, il recher­che avant tout à être servi et à assouvir son désir de pouvoir.

« Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau, et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux » (Actes 20:29-30).

9.    Il est sujet à la paranoïa.

Les auteurs citent Jean-Marie Abgrall : « C’est cette psychose qui donne au gourour le sentiment d’être différent du reste de l’humanité, c’est elle aussi qui va lui donner la conviction qu’il a un rôle de leader et de guide à jouer. Il s’agit là d’une pathologie de la personnalité caractérisée par quatre critères que la psychiatrie connaît depuis longtemps : l’hypertrophie du moi, la fausseté du jugement, la méfiance et la psychorigidité. »[2]

Les auteurs expliquent ces quatre critères :

1. L’hypertrophie du moi
Tout ce que le responsable pense, fait, veut faire, est l’expression de la volonté de Dieu. C’est lui qui détient la vérité absolue. Il est le centre de chaque chose. Le salut ne peut passer que par lui. On lui doit entière obéissance, même si cela conduit jusqu’à la mort.

2. La fausseté du jugement
Les commentaires et les enseignements du responsable sont tou­jours remplis de contradictions et d’absurdités. Ils justifient cependant tous les faux jugements au sein du groupe. Mais pour les adeptes, ils représentent la vérité et remplacent toutes les ma­nières cohérentes de penser de notre société. Contredire la parole du responsable équivaut à remettre en question tout le groupe.

3. La méfiance
Toutes les critiques émises par des gens de l’extérieur à l’égard du responsable sont considérées par celui-ci comme une attaque satanique. Les adeptes, croyant fermement que le responsable est persécuté à cause de son savoir et de son pouvoir, renforcent cet aspect de méfiance. C’est un véritable cercle vicieux où les adep­tes qui sont soumis au leader persuadent celui-ci que ce qu’il dit, fait et pense est vrai. Ce processus permet au leader de maintenir ses adeptes dans l’obsession que toute la société les persécute.

4. La psychorigidité
Le responsable ne reconnaîtra jamais les erreurs de son enseigne­ment, même si des preuves irréfutables sont produites. Pour lui, seul son jugement est valable. Il a raison et c’est le reste de l’huma­nité qui a tort. Rien ne pourra venir ébranler ses convictions. D’après lui, ceux qui le critiquent ne sont que des ignares. Leurs objections l’embarrassent peu, bien au contraire elles lui servent d’arguments pour prouver à ses adeptes que le monde est incapa­ble de le comprendre.


[1] Pascal Zivi et Jacques Poujol, Les abus spirituels, Empreinte temps présent : 2006, p. 19.  [2] Jean-Marie Abgrall, La mécanique des sectes, Document Payot, p. 249, cité par Zivi et Poujol à la page 47.

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Les églises dysfonctionnelles*

AVERTISSEMENT : CETTE ÉGLISE PEUT CAUSER DES DOMMAGES À VOTRE SANTÉ SPIRITUELLE ET PSYCHOLOGIQUE.

IsectelogoSelon InfoSecte, « si les standards de classification dans la publicité étaient appliqués aux églises, certaines porteraient la mention : Avertissement : cette église peut causer des dommages à votre santé spirituelle et psychologique. » Je partage quelques paragraphes de cet article important. Veuillez voir leur site pour d’autres informations.

Malheureusement, l’abus spirituel et pastoral est beaucoup plus fréquent que la majorité des gens pourrait le croire. Tout comme l’abus d’enfant, ce phénomène demeure souvent caché ou si découvert, vigoureusement nié. L’abus spirituel est perpétré par des personnes à qui l’on accorde respect et honneur en raison de la vertu que suppose leur position d’autorité et de leadership religieux. Lorsque des leaders violent la confiance sacrée qui leur a été accordée, et lorsqu’ils utilisent à mauvais escient leur position ecclésiastique pour contrôler leur congrégation, les résultats peuvent s’avérer catastrophiques.

Quelles sont les caractéristiques d’une église malsaine?

  • L’indicteur-clé est le leadership orienté vers le contrôle et les ministres du culte qui ont un grand besoin d’être l’autorité suprême.

  • Les leaders abusifs réclament la soumission et une fidélité aveugle de la part des membres.

  • Les personnes qui posent des questions gênantes ou qui ne s’intègrent pas, sont mises de côté.

  • La culpabilité, la peur et l’intimidation sont utilisées pour manipuler et contrôler les membres vulnérables, particulièrement ceux à qui on a appris à ne pas questionner l’autorité du pasteur parce que cela revient à questionner l’autorité de Dieu.

Quelles sont les raisons qui expliquent qu’un pasteur ou un prêtre se transforme en tyran spirituel ?

  • Nous croyons que cela s’explique en grande partie par la nature même de l’être humain qui désire contrôler, exercer un pouvoir sur ses semblables.

  • Nous avons tous, à un moment donné, été exposé à la tentation du pouvoir, que ce soit comme parent, époux ou professeur.

  • Un désir excessif de pouvoir, combiné à des motifs religieux sincères, peut amener à un mauvais usage de l’autorité spirituelle.

Les jeunes adultes représentent le groupe le plus attiré par les églises abusives, par leur programme apparemment dynamique et leur leader qui prend tout en charge. Ces églises ciblent souvent les jeunes mariés. Par conséquent, l’énergie nécessaire à la vie familiale est investie dans une cause très intense. Les obligations familiales sont sacrifiées et les besoins des enfants sont négligés.

Comment peut-on reconnaître une église saine ? Au delà des questions de base sur la doctrine, une église saine réconcilie et fortifie,

  • elle ne divise pas et n’est pas élitiste.

  • Les membres de telles églises cherchent à renforcer et fortifier leur engagement familial.

  • Les leaders légitimes acceptent les questions difficiles et critiques des membres sans menace de représailles.

  • Les leaders dignes de confiance vont s’assurer de l’existence de moyens de contrôle contre les excès.

Choisissez une église soigneusement. Souvenez-vous, ce ne sont pas toutes les religions qui sont inoffensives et toutes les expériences dans une église qui sont bénéfiques.

* Traduit et adapté de « Dysfunctional Churches », de Ronald Enroth Ph.D., in AFF’s Cults and Psychological Abuse: A Resource Guide avec la permission de l’American Family Foundation (AFF). AFF, un centre d’information et d’éducation, offre plusieurs services et possède une importante quantité d’information en anglais sur le phénomène sectaire. Info-Secte possède un centre de documentation comprenant de l’information en français et en anglais. Pour obtenir plus d’information, contactez Info-Secte au (514) 274-2333.

Info-Secte 5655, avenue du Parc, Bureau 208 Montréal (Québec), Canada H2V 4H2 Tél. (514) 274-2333   Fax (514) 274-7576

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