Ichtus02 vient d’écrire un article important qui contraste la vraie repentance avec la fausse et en donne des caractéristiques. Vous pouvez la lire ici.
Formation et croissance de l’Église en Côte d’Ivoire
C’est toujours une joie de recevoir des nouvelles d’anciens étudiants. Ça fait presque 22 ans que nous avons quitté la Côte d’Ivoire, et comment les choses ont changé ! En 1985 j’ai acheté mon premier ordinateur lorsque j’étais enseignant à l’Institut théologique et pastoral à Daloa, Côte d’Ivoire. Aujourd’hui mes anciens étudiants ont des téléphones mobiles et surfent l’Internet ! Mais cela n’est pas le changement le plus important.
Un ancien étudiant m’a écrit récemment. Il est pasteur depuis 1998 d’une église qui est responsable de six autres lieux de culte qui sont dirigés par huit pasteurs. Il enseigne dans plusieurs de nos écoles bibliques en Côte d’Ivoire et ailleurs. Il m’a aussi mis à jour concernant un autre ancien étudiant que j’ai rencontré la première fois dans son petit village en Côte d’Ivoire et qui n’avait jamais vu un bâtiment à étage avant de venir à l’Institut théologique et pastoral de Daloa où nous avons enseigné pendant trois ans : ce dernier sert maintenant comme missionnaire dans un autre pays en Afrique ! Que c’est merveilleux ce que le Seigneur fait à travers sa vie !
Voici un paragraphe du mail qui décrit ce que fait le Seigneur dans ce pays de l’Afrique occidentale :
L’oeuvre connaît une croissance en Côte d’Ivoire sous l’assistance du Saint-Esprit. Le nombre de fidèles continue d’augmenter (la ville de Daloa compte aujourd’hui 8 lieux de culte [il n’y avait qu’une seule assemblée de Dieu en 1986] avec une église dans le campus de l’institut), le nombre de serviteurs de Dieu est de 800 si nous ajoutons les 196 en formation dans nos Instituts. Nous rendons grâce à DIEU pour son soutien à l’église. Même la situation de crise que le pays a traversé n’a pas trop affecté cette croissance.
Cet ancien étudiant devenu pasteur met l’accent sur l’assistance du Saint-Esprit et sur le soutien de Dieu. En même temps, il démontre que la croissance de l’église est proportionnelle à la formation de serviteurs. Les Assemblées de Dieu de la Côte d’Ivoire continuent à mettre un accent important sur la formation de pasteurs et l’église expérimente la croissance qui en résulte. Malgré les temps difficiles, Christ bâtit son Église.
Priez pour l’église en Côte d’Ivoire, pour les serviteurs nombreux, pour les étudiants en formation et pour ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes.
(3) Raisons pourquoi nous devons tuer le péché en nous
Les meilleurs des croyants, bien que libérés de la condamnation (Romains 8:1), devraient quand même travailler chaque jour à faire mourir le péché qui habite en eux. Dans Colossiens 3:5, Paul dit : « Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. » À qui parle-t-il ? À ceux qui sont morts avec Christ (3:3), qui sont ressuscités avec Christ (3:1) et qui paraîtront avec Christ dans sa gloire (3:4).
Faites-vous mourir le péché en vous ?
Est-ce votre travail quotidien ?
Travaillez-y tandis que vous vivez.
N’abandonnez pas un seul jour ce travail.
Soyez toujours en train de tuer le péché
ou le péché sera en train de vous tuer (p. 50)
Le fait que nous soyons morts et ressuscités avec Christ ne nous enlève pas la responsabilité de nous occuper de ce travail. Le Père émonde tout sarment afin qu’il porte encore plus de fruit (Jean 15:2). Paul nous dit que c’était son habitude : « Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9:27).
Raisons pourquoi nous devons tuer le péché.
1. Comme le péché habite toujours en nous, nous devons toujours le faire mourir. Nous n’avons pas encore atteint la perfection (Philippiens 3:12). Nous ne pouvons dire que nous n’avons pas de péché (1 Jean 1:8). Nous devons rejeter « le péché qui nous enveloppe si facilement » (Hébreux 12:1) et nous purifier « de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2 Corinthiens 7:1).
2. Le péché qui habite en nous est toujours actif. Le péché est à l’œuvre même quand il semble être le plus calme. Il se révolte contre la loi de l’intelligence (Romains 7:23). « La chair a des désirs contraires à l’Esprit (Galates 5:17). La convoitise cherche toujours à tenter, à concevoir et à enfanter le péché (Jacques 1:14-15). Le péché cherche (1) à nous incliner vers le mal, (2) à nous empêcher de faire le bien ou (3) à perturber notre communion avec Dieu.
3. Le péché qui habite en nous produira des péchés (des actes de péché) qui détruiront notre âme si nous ne le faisons mourir. « Or, les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).
4. Le péché qui habite en nous doit être opposé par l’Esprit et par la nouvelle nature. Dieu nous a donné son Esprit et une nouvelle nature pour opposer le péché et la convoitise. « La chair a des désirs contraires à l’Esprit » (Galates 5:17a). Que faire, alors ? « L’Esprit en a de contraires à la chair » (Galates 5:17b). « Je dis donc : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair » (Galates 5:16). Nous participons « à la nature divine en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4).
5. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce que dans l’absence de ce travail, la grâce dépérit, la convoitise prend le dessus, le caractère du cœur s’empire, s’endurcit par la séduction du péché (Hébreux 3:13).
6. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce qu’il est notre devoir de développer « jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Corinthiens 7:1). Nous devons grandir chaque jour (1 Pierre 2:2 ; 2 Pierre 3:18) et se renouveler de jour en jour (2 Corinthiens 4:16).
Owen résume ce chapitre 2 avec ce premier principe général : malgré l’œuvre de Christ sur la croix par laquelle le pouvoir du péché est brisé, le péché demeure de façon qu’il incombe à chaque croyant de le faire mourir aussi longtemps qu’il vit dans ce corps de chair.
(3) Raisons pourquoi nous devons tuer le péché en nous
Les meilleurs des croyants, bien que libérés de la condamnation (Romains 8:1), devraient quand même travailler chaque jour à faire mourir le péché qui habite en eux. Dans Colossiens 3:5, Paul dit : « Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. » À qui parle-t-il ? À ceux qui sont morts avec Christ (3:3), qui sont ressuscités avec Christ (3:1) et qui paraîtront avec Christ dans sa gloire (3:4).
Faites-vous mourir le péché en vous ?
Est-ce votre travail quotidien ?
Travaillez-y tandis que vous vivez.
N’abandonnez pas un seul jour ce travail.
Soyez toujours en train de tuer le péché
ou le péché sera en train de vous tuer (p. 50)
Le fait que nous soyons morts et ressuscités avec Christ ne nous enlève pas la responsabilité de nous occuper de ce travail. Le Père émonde tout sarment afin qu’il porte encore plus de fruit (Jean 15:2). Paul nous dit que c’était son habitude : « Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9:27).
Raisons pourquoi nous devons tuer le péché.
1. Comme le péché habite toujours en nous, nous devons toujours le faire mourir. Nous n’avons pas encore atteint la perfection (Philippiens 3:12). Nous ne pouvons dire que nous n’avons pas de péché (1 Jean 1:8). Nous devons rejeter « le péché qui nous enveloppe si facilement » (Hébreux 12:1) et nous purifier « de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2 Corinthiens 7:1).
2. Le péché qui habite en nous est toujours actif. Le péché est à l’œuvre même quand il semble être le plus calme. Il se révolte contre la loi de l’intelligence (Romains 7:23). « La chair a des désirs contraires à l’Esprit (Galates 5:17). La convoitise cherche toujours à tenter, à concevoir et à enfanter le péché (Jacques 1:14-15). Le péché cherche (1) à nous incliner vers le mal, (2) à nous empêcher de faire le bien ou (3) à perturber notre communion avec Dieu.
3. Le péché qui habite en nous produira des péchés (des actes de péché) qui détruiront notre âme si nous ne le faisons mourir. « Or, les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).
4. Le péché qui habite en nous doit être opposé par l’Esprit et par la nouvelle nature. Dieu nous a donné son Esprit et une nouvelle nature pour opposer le péché et la convoitise. « La chair a des désirs contraires à l’Esprit » (Galates 5:17a). Que faire, alors ? « L’Esprit en a de contraires à la chair » (Galates 5:17b). « Je dis donc : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair » (Galates 5:16). Nous participons « à la nature divine en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4).
5. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce que dans l’absence de ce travail, la grâce dépérit, la convoitise prend le dessus, le caractère du cœur s’empire, s’endurcit par la séduction du péché (Hébreux 3:13).
6. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce qu’il est notre devoir de développer « jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Corinthiens 7:1). Nous devons grandir chaque jour (1 Pierre 2:2 ; 2 Pierre 3:18) et se renouveler de jour en jour (2 Corinthiens 4:16).
Owen résume ce chapitre 2 avec ce premier principe général : malgré l’œuvre de Christ sur la croix par laquelle le pouvoir du péché est brisé, le péché demeure de façon qu’il incombe à chaque croyant de le faire mourir aussi longtemps qu’il vit dans ce corps de chair.
La « mortification » du péché chez les croyants (2)
Qu’est-ce que la « mortification » du péché ? C’est l’action de faire mourir les actions du « corps de péché » (Romains 6:6).
« Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13).
Le terme « mortification » a certaines nuances non bibliques dans l’emploi courant en français. Le Petit Robert donne comme définition : « Privation, souffrance qu’on s’impose dans l’intention de racheter ses péchés, de se préserver de la tentation. Mortification de sa chair, de sa volonté. Faire qqch. par mortification. » Cette définition reflète la doctrine catholique, mais elle n’est pas tout à fait biblique. Il n’est pas simplement une question de se priver, de se faire souffrir, mais d’être rassasié de la justice : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5:6). Il n’est pas question de racheter ses péchés ; Christ nous a rachetés et nous a pardonné nos péchés. Nous parlons de « mortification » parce qu’elle est l’action de faire mourir par l’Esprit de Dieu les actions de la chair.
« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).
« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6:6).
Nous devons faire distinction entre les péchés (au pluriel) et le péché (au singulier). Le péché (au singulier) est comme la racine de l’arbre tandis que les péchés (au pluriel) sont le fruit de la racine du péché dans nos vies. Notez l’emploi au singulier dans ces versets :
« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché » (Romains 6:6-7).
« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice. Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:11-14).
« Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:17-18).
« Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous avez honte maintenant, car leur fin, c’est la mort. Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 6:20-23).
Dans chacun de ces versets, le péché est le principe ou le pouvoir en nous qui produit des aspirations, des attitudes et des actes individuels que Paul appelle ailleurs les « œuvres de la chair » :
« Or, les oeuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait: ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).
Qu’est-ce que donc la mortification ? Bibliquement parlant, la mortification est l’action de faire mourir le péché en nous (1) en le privant de ce qui le fortifie et (2) en cultivant la justice. Notez cette double action dans Tite 2:11-14.
« La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne…
|
NÉGATIVEMENT |
POSITIVEMENT |
| à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, | et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. Il s’est donné lui-même pour nous, |
| afin de nous racheter de toute iniquité, | et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les oeuvres bonnes. » |
Comme dit John Owen, il n’est pas question de simplement vider notre coupe de l’injustice mais de la remplir de la justice pour que l’injustice n’y ait plus de place.
C’est pour cette raison que les disciplines chrétiennes sont tellement importantes dans la vie d’un disciple de Jésus-Christ. Elles nous aident à procurer la grâce de Dieu pour une vie abondante et victorieuse.
La "mortification" du péché chez les croyants (2)
Qu’est-ce que la « mortification » du péché ? C’est l’action de faire mourir les actions du « corps de péché » (Romains 6:6).
« Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13).
Le terme « mortification » a certaines nuances non bibliques dans l’emploi courant en français. Le Petit Robert donne comme définition : « Privation, souffrance qu’on s’impose dans l’intention de racheter ses péchés, de se préserver de la tentation. Mortification de sa chair, de sa volonté. Faire qqch. par mortification. » Cette définition reflète la doctrine catholique, mais elle n’est pas tout à fait biblique. Il n’est pas simplement une question de se priver, de se faire souffrir, mais d’être rassasié de la justice : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5:6). Il n’est pas question de racheter ses péchés ; Christ nous a rachetés et nous a pardonné nos péchés. Nous parlons de « mortification » parce qu’elle est l’action de faire mourir par l’Esprit de Dieu les actions de la chair.
« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).
« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6:6).
Nous devons faire distinction entre les péchés (au pluriel) et le péché (au singulier). Le péché (au singulier) est comme la racine de l’arbre tandis que les péchés (au pluriel) sont le fruit de la racine du péché dans nos vies. Notez l’emploi au singulier dans ces versets :
« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché » (Romains 6:6-7).
« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice. Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:11-14).
« Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:17-18).
« Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous avez honte maintenant, car leur fin, c’est la mort. Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 6:20-23).
Dans chacun de ces versets, le péché est le principe ou le pouvoir en nous qui produit des aspirations, des attitudes et des actes individuels que Paul appelle ailleurs les « œuvres de la chair » :
« Or, les oeuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait: ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).
Qu’est-ce que donc la mortification ? Bibliquement parlant, la mortification est l’action de faire mourir le péché en nous (1) en le privant de ce qui le fortifie et (2) en cultivant la justice. Notez cette double action dans Tite 2:11-14.
« La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne…
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NÉGATIVEMENT |
POSITIVEMENT |
| à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, | et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. Il s’est donné lui-même pour nous, |
| afin de nous racheter de toute iniquité, | et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les oeuvres bonnes. » |
Comme dit John Owen, il n’est pas question de simplement vider notre coupe de l’injustice mais de la remplir de la justice pour que l’injustice n’y ait plus de place.
C’est pour cette raison que les disciplines chrétiennes sont tellement importantes dans la vie d’un disciple de Jésus-Christ. Elles nous aident à procurer la grâce de Dieu pour une vie abondante et victorieuse.
La mortification du péché : Introduction (1)
Je lis en anglais La mortification du péché par John Owen (1616 à 1683). En le lisant, je ne m’étonne pas de ce que ce livre est toujours publié et chéri de nos jours. À vrai dire, la plupart des livres de nos jours sont très superficiels. Le pasteur John Owen se sert des Écritures pour sonder les profondeurs du coeur de l’homme.
Dans cette édition de 2006, l’anglais a été mis à jour ce qui facilite la lecture. Je n’écris pas d’article, mais je partage quelques notes que je prends de ce livre.
L’humilité est essentielle pour la croissance spirituelle. Cette humilité comprend une certaine compréhension de la nature de Dieu dans toute sa grandeur et dans sa sainteté ainsi qu’une compréhension de qui nous sommes dans toute notre faiblesse et du péché qui habite en nous. Pour remporter la victoire sur le péché, nous devons d’abord comprendre que le péché habite en nous (p. 26). Paul le déclare deux fois en quelques versets :
“Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne. Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi. Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi” (Romains 7:16-20).
Le péché en moi me fait faire ce que je ne veux pas faire et m’empêche de faire ce que je veux faire. Owen dit que le péché éloigne la pensée de Dieu, détourne le cœur, pervertit les désires, paralyse la volonté et empêche la croissance spirituelle. Nous avons des désires contradictoires parce que le péché est en nous. Si l’on ne s’occupe pas du péché, il sera comme une braise qui réduira en cendres toute la maison (p. 27).
Dans la guerre contre le péché, il ne suffit pas d’agir d’une manière négative en cherchant simplement à éviter le péché. Il n’est pas suffisant de vider notre coupe des tentations ; nous devons la remplir de Christ pour qu’il n’y ait pas de place pour le péché. Résister le péché n’est pas l’affaiblissement des affections mais l’éveil des passions pour Dieu lui-même. D’une manière positive, nous devons nous affectionner à la beauté et à la gloire de Dieu, à la seigneurie de Jésus-Christ et à la merveille de l’évangile (p. 28). La sanctification est bien plus que l’absence du péché ; c’est la présence de l’amour et de l’obéissance. C’est plus que la fuite de la convoitise ; c’est un respect et un amour authentique et convenable (p. 34).
Satan cherche à nous agresser selon notre tempérament ou notre personnalité (p. 30). Les tentations repondent à nos inclinaisons :
“Mais chacun est tenté, parce que sa propre convoitise l’attire et le séduit” (Jacques 1:14).
La tentation est un grave danger parce que nous la trouvons très attirante et séduisante. C’est pour cette raison que nous devons Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.faire mourir le péché en nous. Notre fidélité dans le passé ne nous protège pas contre des dangers actuels (p. 30). La grâce décroît (p. 14) ; comme la manne dans le désert, nous devons donc procurer de la grâce chaque jour. Nous devons « entretenir » notre relation avec Dieu. Cet amour pour Dieu est une arme puissante contre le péché.
Personne n’est exempt de la nécessité de combattre contre le péché. Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.
La mortification du péché : Introduction (1)
Je lis en anglais La mortification du péché par John Owen (1616 à 1683). En le lisant, je ne m’étonne pas de ce que ce livre est toujours publié et chéri de nos jours. À vrai dire, la plupart des livres de nos jours sont très superficiels. Le pasteur John Owen se sert des Écritures pour sonder les profondeurs du coeur de l’homme.
Dans cette édition de 2006, l’anglais a été mis à jour ce qui facilite la lecture. Je n’écris pas d’article, mais je partage quelques notes que je prends de ce livre.
L’humilité est essentielle pour la croissance spirituelle. Cette humilité comprend une certaine compréhension de la nature de Dieu dans toute sa grandeur et dans sa sainteté ainsi qu’une compréhension de qui nous sommes dans toute notre faiblesse et du péché qui habite en nous. Pour remporter la victoire sur le péché, nous devons d’abord comprendre que le péché habite en nous (p. 26). Paul le déclare deux fois en quelques versets :
“Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne. Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi. Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi” (Romains 7:16-20).
Le péché en moi me fait faire ce que je ne veux pas faire et m’empêche de faire ce que je veux faire. Owen dit que le péché éloigne la pensée de Dieu, détourne le cœur, pervertit les désires, paralyse la volonté et empêche la croissance spirituelle. Nous avons des désires contradictoires parce que le péché est en nous. Si l’on ne s’occupe pas du péché, il sera comme une braise qui réduira en cendres toute la maison (p. 27).
Dans la guerre contre le péché, il ne suffit pas d’agir d’une manière négative en cherchant simplement à éviter le péché. Il n’est pas suffisant de vider notre coupe des tentations ; nous devons la remplir de Christ pour qu’il n’y ait pas de place pour le péché. Résister le péché n’est pas l’affaiblissement des affections mais l’éveil des passions pour Dieu lui-même. D’une manière positive, nous devons nous affectionner à la beauté et à la gloire de Dieu, à la seigneurie de Jésus-Christ et à la merveille de l’évangile (p. 28). La sanctification est bien plus que l’absence du péché ; c’est la présence de l’amour et de l’obéissance. C’est plus que la fuite de la convoitise ; c’est un respect et un amour authentique et convenable (p. 34).
Satan cherche à nous agresser selon notre tempérament ou notre personnalité (p. 30). Les tentations repondent à nos inclinaisons :
“Mais chacun est tenté, parce que sa propre convoitise l’attire et le séduit” (Jacques 1:14).
La tentation est un grave danger parce que nous la trouvons très attirante et séduisante. C’est pour cette raison que nous devons Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.faire mourir le péché en nous. Notre fidélité dans le passé ne nous protège pas contre des dangers actuels (p. 30). La grâce décroît (p. 14) ; comme la manne dans le désert, nous devons donc procurer de la grâce chaque jour. Nous devons « entretenir » notre relation avec Dieu. Cet amour pour Dieu est une arme puissante contre le péché.
Personne n’est exempt de la nécessité de combattre contre le péché. Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.

