Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 3

Dans les deux études précédentes (Part 1 et Part 2), nous avons vu que

  1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait.
  2. Satan n’est pas omniprésent.
  3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.
  4. Satan n’est pas omniscient.
  • Il ne connaît pas le futur.
  • Il ne sait pas sonder nos mobiles.
  • Il ne peut pas lire dans notre pensée.

En plus, nous apprenons que…

5. Satan n’est pas omnipotent.

Autrement dit, Satan est très limité.

Il est vrai que nous avons un adversaire redoutable :

Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5:8 NEG).

Pourtant, le verset suivant nous exhorte : “Résistez-lui avec une foi ferme” (1 Pierre 5:9 NEG). De même, l’apôtre Jacques nous commande :

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous (Jacq. 4:7 NEG).

Dans Job 1 et 2, il est clair que …

Satan est puissant,
mais il ne peut pas faire tout ce qu’il veut.
Dieu seul est Tout-Puissant.

How-big-is-your-enemyNotre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut (Ps. 115:3 NEG).

Satan est puissant mais il n’est pas tout puissant. Par rapport à nous, il est grand, mais devant Dieu, Satan n’est qu’une petite créature sur qui Dieu a la souveraineté absolue et sur qui Dieu place des limites qui ne peuvent être franchies.

Notons deux vérités :

1) Satan ne peut rien contre l’enfant de Dieu sans autorisation :

Cette vérité se manifeste clairement dans cette histoire de Job. Satan se plaint que Job soit sous la main protectrice de Dieu :

Dieu nous entoure d'une haie de protection.Ne l’as-tu pas, toi, entouré de toutes parts d’une haie de protection, lui, et sa maison, et tout ce qui lui appartient? (Job 1:10 DRB).

Job est connu dans l’orient comme un homme “intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal” (Job 1:1 NEG). Le témoignage de “cet homme [qui] était le plus éminent de tous les fils de l’Orient” (Job 1:3 NEG) était une source d’agacement pour cet esprit troublé qui ne cesse de parcourir la terre (Job 1:7). Satan ne peut mettre de main sur Job, enfant de Dieu car Dieu l’a entouré d’une haie de protection.

Enfin, Dieu lui accorde une certaine permission :

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre (Job 1:12 NEG).

Satan lui-même n’a pas non plus sur nous aucun pouvoir, s’il n’est pas accordé par Dieu.

Lors de la deuxième présentation devant Dieu, Satan doit de nouveau chercher une permission de Dieu avant de pouvoir toucher à Job :

Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre (Job 2:4-6 NEG).

Il est essentiel que nous comprenions que Satan ne peut rien contre nous sans permission. C’est exactement ce qu’enseigne le Nouveau Testament :

Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter (1 Cor. 10:13 NEG).

2) Avec chaque autorisation, Dieu impose une restriction.

L’autorisation qu’accorde Dieu à Satan n’est pas sans limite. Avec chaque permission accordée, Dieu impose une limite. Dans la première épisode de Job,

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui (Job 1:12 NEG).

Ensuite, Job a perdu “tout ce qui lui appartenait”, mais Satan n’avait pas eu la permission de toucher son corps. Dans la deuxième épisode, Dieu lui a donné cette permission-là mais encore avec une restriction :

L’Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie (Job 2:6 NEG).

Satan ne peut pas faire n’importe quoi. Il ne peut pas faire tout ce qu’il veut. Avant de toucher à un enfant de Dieu, il doit chercher la permission. Avec chaque permission que Dieu lui accorde, Dieu lui impose aussi une limite.

Enfant de Dieu, vous êtes entre les mains protectrices de Dieu. Soyez certain que Dieu pense à vous. Il considère votre intégrité. L’ennemi vous a aussi noté, mais il ne peut rien sans l’autorisation de Dieu qui vous aime et qui cherche à accomplir son intention chez vous. Il ne permettra pas que vous soyez tenté au-delà de vos forces. Il prépare un moyen d’en sortir afin que vous puissiez supporter l’épreuve.

Pourquoi ces épreuves ? Nous considérerons cette question prochainement.

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 2

Dans la première part de notre étude de Job 1, nous avons vu que

  1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait.
  2. Satan n’est pas omniprésent.
  3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.

Nous découvrons également que

4. Satan n’est pas omniscient.

  • Il ne connaît pas le futur.
  • Il ne sait pas sonder nos mobiles.
  • Il ne peut pas lire dans notre pensée.

Ces vérités se voient fort bien dans ses remarques à Dieu :

Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 1:9-11 NEG).

Satan ne connaît pas le futur. Il est un faux prophète ! Il avait prophétisé que Job maudirait Dieu en face (v. 11), mais il avait tort :

En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1:22 NEG).

Il a mal accusé job une deuxième fois dans Job 2 :

Et Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face (Job 2:4-5 NEG).

Sans doute a-t-il aussi provoqué la femme de Job :

Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! (Job 2:9 NEG).

Satan avait tort. Il ne connaissait pas le futur :

En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres (Job 2:10 NEG).

Satan ne sait pas sonder nos mobiles. Selon lui, Job suivait l’évangile de la prospérité. Son service envers Dieu était motivé par la protection, sa maison, ses biens, ses troupeaux – en un mot, la richesse. Le texte est clair : Job était un homme richissime, “le plus éminent de tous les fils de l’Orient” (Job 1:3 NEG). Pourtant, le texte explicite aussi :

cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal. (Job 1:1 NEG)

Dieu lui-même disait de Job :

Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Après la première série d’épreuves, le jugement de Dieu concernant Job est identique :

Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’excites à le perdre sans motif (Job 2:3 NEG).

Comme les hommes, Satan juge selon l’apparence.

L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur (1 Sam. 16:7 NEG).

Satan avait supposé que Job serve Dieu pour recevoir des biens, des bénédictions de Dieu, mais il avait tort. Quand Job a tout perdu—famille et fortune—tout à l’exception de Dieu lui-même (et sa femme qui était un outil de Satan), Satan reconnaissait que Job avait toujours sa santé sans laquelle il maudirait certainement Dieu.

Mais encore, Satan a eu tort. Job ne servait pas Dieu pour ce qu’il pouvait “retirer” de Dieu ni pour sa propre santé ; Job servait Dieu pour Dieu lui-même. Dieu est notre plus grand “bien”. Il nous appartient et nous lui appartenons. Il est notre Dieu et nous sommes son peuple.

Satan ne sait pas pourquoi nous servons Dieu. Comme il est corrompu, il veut croire que nous le sommes aussi. Mais il ne sait pas sonder notre cœur. Il ne connaît nos mobiles, nos motivations.

De même, Satan ne peut pas lire dans notre pensée. Il étudie les hommes depuis 6.000 ans. Il connaît quelque chose de la psychologie humaine. Il peut parfois discerner certaines choses de par nos actions, mais il n’est pas capable de lire dans notre pensée. Cela est démontré clairement dans ce récit. Satan s’est trompé. Il est très limité. Il n’est pas omniscient.

Par contraste, Dieu connaît tout. Il connaît nos pensées. Il nous connaît à fond :

Éternel ! tu me sondes et tu me connais, Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, Tu pénètres de loin ma pensée ;  Tu sais quand je marche et quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, Que déjà, ô Éternel ! tu la connais entièrement (Ps. 139:1-4 NEG).

C’est pourquoi le psalmiste demande à Dieu de le sonder, afin de corriger tout ce qui ne convient à un enfant de Dieu :

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! (Ps. 139:23-24 NEG).

Dieu seul nous connaît à fond. C’est à la fois une pensée terrifiante et rassurante :

Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ (Phil. 1:6 NEG).

…mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir  (Phil. 2:12-13 NEG).

À suivre…

Voir aussi :

Quelques vérités concernant Satan dans Job–Part 1

Le premier chapitre de Job est très instructif par rapport aux limitations de Satan.

1. Satan doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il fait. 

Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux (Job 1:6 NEG).

Il n’est pas question de privilège comme si Satan avait le droit d’accès à Dieu. Les “fils de Dieu”, c’est-à-dire les anges, y inclus les anges chutés et Satan, devaient se présenter pour rendre compte au Dieu Tout-puissant.

Les questions que pose Dieu à Satan n’indiquent pas une ignorance de sa part, mais sont un rappel à Satan qu’il est sous la souveraineté de Dieu et doit lui rendre compte de ses actions. Dieu pose fréquemment des questions, mais ces questions ne sont pas preuve d’ignorance :

Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? (Genèse 3:9 NEG).

Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? (Genèse 3:11 NEG).

Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé (Genèse 3:13 NEG).

Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? (Genèse 4:6 NEG).

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui (Genèse 4:7 NEG).

L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit: Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? (Genèse 4:9 NEG).

Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi (Genèse 4:10 NEG).

De même, le fait que Jésus a souvent posé des questions n’indique pas qu’il ait eu besoin d’information :

Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour l ‘éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. (Jean 6:5-6 NEG).

Satan doit continuellement rendre compte à Dieu.

2. Satan n’est pas omniprésent.

L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener (Job 1:7 NEG).

Satan est limité à un endroit à la fois. Son activité de parcourir la terre indique qu’il est comme tout autre créature : il est limité par rapport à l’espace. C’est aussi vrai concernant les autres esprits mauvais :

Il y avait loin d ‘eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Les démons priaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux. Il leur dit: Allez ! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux (Matthieu 8:30-32 NEG).

Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti ; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante (Matthieu 12:43-45 NEG).

Dieu seul est omniprésent :

Où irais-je loin de ton Esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira (Psaume 139:7-10 NEG).

Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28:20 NEG).

Il me semble que la plupart des chrétiens n’ont jamais eu affaire directement avec le diable – des démons, peut-être, mais la source principale de nos ennuis est notre propre chair : “Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise” (Jacques 1:14 NEG).

3. La pensée de Satan est un livre ouvert devant Dieu.

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal (Job 1:8 NEG).

Encore, Dieu ne lui pose pas la question parce qu’il n’est pas au courant ; il la pose parce qu’il est au courant et parce que Satan doit lui rendre compte ! Rien n’est caché devant Dieu, même dans la pensée ténébreuse de Satan. Il n’a aucun plan secret. Même en tant que chrétiens, “nous n’ignorons pas ses desseins” (2 Corinthiens 2:11 NEG).

À suivre…

Voir aussi :

Quelle place pour Jésus ? enregistré

Microphone StudioRecording_0J’ai eu récemment la joie de faire par voie de l’Internet la connaissance d’un frère pasteur du nom de Jean-Marc AUSSET. Ayant trouvé mon sermon Une place pour Jésus, il avait la gentillesse de me contacter et de me demander s’il pouvait enregistrer le message pour son site Gospelvoice ! Le pasteur Ausset exerce son ministère dans les Eglises Evangéliques Baptistes de Nîmes et de Lunel et sur les ondes internationales de l’Internet !

Vous pouvait écouter son enregistrement qui est actuellement “à la une” sur son site, en bas de la page. Autrement vous pourrez suivre ses instructions pour écouter Quelle place pour Jésus ? En rendant visite à son site, vous trouverez également des études bibliques, de beau chants sacrés en langues différentes, des poèmes et des prédications en Mp3, beaucoup de trésors pour fortifier votre foi en Christ-Jésus notre Seigneur.

Encore, je remercie mon frère de son œuvre dans le Seigneur et vous recommande son site que vous trouverez désormais dans mes “Liens” sur cette page. Que le Seigneur le bénisse !

Questions auxquelles il est impossible de répondre

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l ‘a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? 

Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! 

Qui les condamnera ? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! 

Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? (Romains 8:31-35 NEG).

O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car  

Qui a connu la pensée du Seigneur,
Ou qui a été son conseiller ?  
Qui lui a donné le premier,
pour qu’il ait à recevoir en retour ?
  

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! (Romains 11:33-36 NEG).

HT: Justin Taylor

Le Dieu Créateur

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre (Genèse 1:1 NEG).

La Bible nous dit que Dieu est le Créateur

L’accent du premier chapitre du livre de Genèse est sur le fait que c’est Dieu qui a tout créé. Le nom “Dieu” (אלהים, Elohim) se trouve 32 fois en 26 versets.

  • Dieu créa (3 fois : 1:1, 21, 27 ; plus 2 fois “il créa” : 1:27)
  • Dieu dit (10 fois : 1:3, 6, 9, 11, 14, 20, 24, 26, 28, 29)
  • Dieu vit (7 fois : 1:4, 10, 12, 18, 21, 25, 31 ; dont 6 fois “…que cela était [très] bon”)
  • Dieu sépara (2 fois : 1:4, 7)
  • Dieu appela (3 fois : 1:5, 8, 10 ; plus “il appela” : 1:5, 10)
  • Dieu fit (4 fois en 3 versets : 1:7, 16, 25)
  • Dieu plaça (1 fois : 1:17)
  • Dieu bénit (2 fois : 1:22, 28)

On ne peut pas ne pas reconnaître que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

En plus, nous trouvons que “l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux” (Gen. 1:2 NEG), et que Dieu créa l’homme “à l’image de Dieu” (Gen. 1:27 NEG).

On ne peut pas ne pas reconnaître que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

La créatio ex nihilo

La Bible enseigne que Dieu a tout créé ex nihilo, c’est-à-dire “du néant”. Selon Walther Eichrodt, Ésaïe fait référence à Genèse 1:1 en parlant d’un commencement absolu de l’ordre créé :

Ne le savez-vous pas ? ne l’avez-vous pas appris ? ne vous l’a-t-on pas fait connaître dès le commencement ? N’avez-vous jamais réfléchi à la fondation de la terre ? (Isa. 40:21 NEG).

Bien que la formule “créatio ex nihilo” ne se trouve pas dans la Bible, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une récréation ou d’une réorganisation de la matière comme si Dieu n’était qu’un artisan ou un bâtisseur qui travaillait ce qui existait déjà plutôt que le Créateur de tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Le nom “commencement” fait référence au commencement absolu de tout l’ordre créé. Dit Claus Westermann :

Genèse 1:1 ne fait pas référence à un commencement de quelque chose ; elle fait référence tout simplement Au Commencement. Tout commença par Dieu.”

La phrase “les cieux et la terre” (Gen. 1:1, 21 fois dans la NEG) est une locution qui inclut tout le cosmos. Donc, tout l’univers – tout l’ordre créé – fut créé du néant par le Dieu Tout-Puissant.

Le petit dieu du mormonisme

Joseph Smith, fondateur du mormonisme, a dénoncé vers la fin de sa vie en 1844 la doctrine chrétienne de créatio ex nihilo. Selon Smith,

…le mot créer vient du mot baurau [sic], qui ne veut pas dire créer du néant ; il signifie… organiser le monde du chaos.

Pour Smith, la matière était éternelle. L’existence de Dieu dépendait de la matière et non le contraire. Brigham Young, successeur de Smith, a déclaré :

Affirmer que le Seigneur a fait ce monde du néant est ridicule et impossible. Dieu n’a jamais rien fait du néant.

Parley Pratt, un des premiers apôtres du mormonisme, a dit que “toutes les variétés d’éléments, de propriétés ou de choses” sont “éternelles, non créées et auto-existantes”.

La création n’est qu’une réorganisation pour les mormons. Leur petit dieu dépend des éléments, des lois et des principes qui déterminent les limites de son activité.

Bârâ’  (ברא) et l’argument étymologique

Le mormon B. H. Roberts avoue que le Jewish Encyclopedia indique que “la plupart des philosophes juifs trouve dans Genèse 1:1 que ‘création’ veut dire ‘création du néant’.” Pourtant, il commet le sophisme exégétique en disant que “la signification étymologique du verbe (“créer”) est ‘découper ou façonner’, et présuppose l’emploi de matière.” Il en extrapole que dans la création, Dieu a façonné des matières premières préexistantes.

Est-il valable de faire recours à un argument étymologique ? Par exemple, selon Le Petit Robert, l’adjectif “gentil” vient du latin gentilis et signifiait dans le XIe siècle « de famille, de race » et indiquait ceux qui était noble de naissance. Cela n’est pas sa signification quand on dit à un enfant : “Si tu es gentil, tu auras un bonbon.”

Le savant biblique Moisés Silva dit de manière catégorique :

Les études modernes nous contraignent de rejeter cette attitude [c’est-à-dire faire appel à l’étymologie d’un terme pour trouver sa signification de base ou réelle] et de nous méfier de l’histoire d’un mot.

Le professeur James Barr dit de même :

L’important, c’est que l’étymologie d’un mot n’est pas une déclaration de sa signification mais de son histoire.

Bârâ’ (créer) peut être employé pour la création par Dieu de la nation d’Israël (Ésaïe 43:15) ou pour sa création d’un cœur pur (Psaume 51:12), et nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’une création ex nihilo. La question importante est celle-ci : quand nous considérons les passages bibliques qui parlent de la création, quelle signification est le mieux soutenue par les Écritures – celle des mormons et l’interprétation chrétienne ?

Par exemple :

… Dieu… qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient (Rom. 4:17 NEG).

C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles (Héb.. 11:3 NEG).

Ces versets soutiennent une création du néant, non une réorganisation de matières premières.

L’emploi de bârâ’ (ברא)

Comme nous avons constaté, le verbe bârâ’ tout seul n’implique pas forcément une création ex nihilo mais son emploi est important :

  1. Dieu est toujours le sujet du verbe bârâ’. Le verbe n’est jamais employé pour indiquer le travail de l’homme.
  2. Un autre terme, le verbe ‘asah (‘faire’), est employé pour parler de personnes qui fabriquent quelque chose de matières préexistantes.
  3. Quand le verbe bârâ’ est employé, il n’y a jamais mention de matières premières employées par Dieu.
  4. Le verbe bârâ’ est le meilleur terme pour indiquer une création ex nihilo ; nul autre terme hébreu ne conviendrait.
  5. En plus, l’idée de créatio ex nihilo est implicite dans Genèse 1:1 puisque nul commencement de Dieu n’est mentionné.

Quelques citations de savants bibliques

Jürgen Moltmann, théologien allémand :

Dire que Dieu créa le monde indique que Dieu est distinct de ce monde, et souligne que Dieu l’a désiré… C’est le résultat spécifique de sa volonté. Puisqu’ils sont le résultat de l’activité créatrice de Dieu, les cieux et la terre sont… contingents.

John Sailhamer, professeur de l’Ancien Testament :

Les savants bibliques croient depuis fort longtemps que l’idée de ‘création du néant’ peut se trouver dans la phrase d’ouverture de Genèse 1…. Il y a très peu que le texte pourrait signifier autre qu’une ‘création du néant’. La simple notion que le monde a un ‘commencement’ semblerait nécessiter qu’il soit créé ‘du néant’.

Les commentateurs Keil et Delitzsch :

La terre était informe et vide pas avant, mais quand ou après que Dieu l’avait créé.

…il n’y a rien qui appartient à la composition de l’univers, soit en matière ou en forme, qui avait une existence… avant cet acte divin au commencement.

Citations bibliques

Il existe d’abondantes références bibliques à la création par Dieu (par l’agence de Christ) de toutes choses visibles et invisibles. En voici quelques-unes :

C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses (Rom. 11:36 NEG).

il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses (1 Co. 8:6 NEG).

Dieu qui a créé toutes choses (Éph. 3:9 NEG).

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui (Col. 1:16 NEG).

tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées (Apo. 4:11 NEG).

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1:3 NEG).

La doctrine de création du néant reflète la compréhension des juifs de l’Ancien Testament ainsi que l’enseignement du Nouveau Testament. C’est la doctrine de l’Église depuis deux mille ans. Le Créateur est infiniment plus grand que nous ne pouvons imaginer.

Source : Francis J. Beckwith, et. al., The New Mormon Challenge, Zondervan, 2002, surtout les pages 99-115.

La conférence TGC 2011 : Christ dans l’Ancien Testament

La conférence TGC (“The Gospel Coalition”) 2011 est en pleine session et les messages sont simultanément traduits en français. Le thème est Christ dans l’Ancien Testament. Vous pourrez visiter leur site et télécharger les messages en audio au fur et à mesure qu’ils seront disponibles. Les quatre premiers messages par Albert Mohler, Tim Keller, Alistair Begg, et la discussion sont déjà en ligne.

mardi le 12 avril
mercredi le 13 avril
  • Session 5: James MacDonald: «Pas selon nos péchés» (Psaume 25)
  • Session 6: Conrad Mbewe: «Le germe juste» (Jérémie 23:1-8)
  • Session 7: Matt Chandler: «La jeunesse» (Ecclésiaste 11:7-12:14)
jeudi le 14 avril
  • Session 8: Mike Bullmore: «Le grand coeur d’amour de Dieu envers les siens» (Sophonie)
  • Session 9: Don Carson: «Être vraiment emballé concernant Melchisédek»

La vierge Marie, mère de Jésus, dans les Écritures

Dans l’Église catholique, Marie est exaltée à la position de médiatrice entre Dieu et les hommes. L’Église catholique enseigne qu’elle est née sans péché (la conception immaculée, dogme depuis 1854), qu’elle est restée vierge toute sa vie, qu’au lieu de mourir, elle a été reçue corporellement au ciel (l’Assomption, dogme depuis 1950) où elle intercède pour nous.

Jésus et sa mère

Les Écritures donne une autre image de Marie. Elles disent très peu de cette vierge qui “à qui une grâce a été faite” (Luc 1:28). Plus tard, dans les évangiles, chaque fois que Marie est mentionnée, Jésus met une distance entre lui-même et sa mère. Par exemple, un jour une foule a annoncé à Jésus que sa mère et ses frères voulaient le voir :

Quelqu’un lui dit : Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler. Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère (Matthieu 12:47-50).

Selon Jésus, l’obéissance est plus importante que la position de sa mère.

Encore, dans Luc 11:27-28, Jésus détourne de sa mère une certaine honneur :

Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !

Encore, l’obéissance à la parole de Dieu importe plus que la position de Marie.

Aux noces de Cana de Galilée, Jésus a dit à sa mère : “Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue” (Jean 2:4). Il ne l’appelle pas “mère” mais “femme”, mettant une certaine distance entre eux.


Marie devait apprendre qu’elle ne pouvait plus s’approcher de Jésus comme sa mère,
mais comme son disciple.


John Piper ajoute quelques commentaires sur Marie qui confirment cette perspective. Paul dit de manière générique que Jésus est né d’une femme, mais il décide de ne pas mentionner Marie de nom : “mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi” (Galates 4:4).

Piper dit que la naissance de Jésus par la vierge Marie n’est jamais mentionnée en dehors les récits de sa naissance par Matthieu et par Luc. Le fait que Jésus est né d’une vierge n’est jamais mentionné dans les épîtres aux églises. Cela ne diminue pas sa vérité ni son importance, mais la naissance de Jésus ne faisait pas partie essentielle du culte de l’église du Nouveau Testament.

Quand Marie est mentionnée dans les Évangiles, elle n’est pas signalée à l’attention du lecteur. Par exemple, à la croix, Matthieu fait allusion à Marie sans mentionner qu’elle est la mère de Jésus :

Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée (Matthieu 27:55-56).

Parler de Marie tout simplement comme “mère de Jacques et de Joseph” est frappant. Nous savons qu’il s’agit de la mère de Jésus à cause de Matthieu 13:55.

N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

Ainsi, Matthieu fait allusion à Marie sans l’appeler la mère de Jésus, et quelques versets plus tard, il y fait allusion comme “l’autre Marie” (Matthieu 27:61).


Tout cela indique tout simplement que dans les Évangiles, Marie n’est pas élevée comme si elle était un objet de foi ou d’adoration.


 

Le dogme catholique de la virginité perpétuelle

Le dogme catholique de la virginité perpétuelle de Marie ne se tient pas car la Bible parle des frères et des sœurs de Jésus :

Comme Jésus s’adressait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler (Matthieu 12:46).

N’est-ce pas le fils du charpentier ? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ? (Matthieu 13:55–56).

Certains interprètes ont suggéré que ces frères et sœurs étaient cousins ou des enfants de Joseph d’un mariage antérieur, mais aucune preuve n’existe ni dans les mots grecs adelphoi (“frères”) et adelphai (“sœurs”) ni dans l’information historique pour cette interprétation. Les rapports sexuels entre Marie et son mari Joseph ne diminuent pas sa sainteté ; au contraire, ils contribuent à sa sainteté (voir Genèse 1:28 ; 1 Corinthiens 7:3-5 et 1 Timothée 5:14 ; English Standard Version Study Bible sur Matthieu 13:55-56).

Marie dans le reste du Nouveau Testament

Marie est mentionnée dans les Évangiles une dernière fois sous la croix où Jésus a confié sa mère à Jean (Jean 19:27). Après cet événement, elle se trouve encore une fois dans la Bible, dans la chambre haute avec 120 disciples qui priaient et cherchaient la face de Dieu (Actes 1). Les 120 disciples ne priaient pas Marie ni lui demandaient de prier pour eux. Elle faisait partie de ce groupe qui attendait la promesse du Père concernant l’effusion du Saint-Esprit.

Marie n’est plus jamais mentionnée de nom dans le Nouveau Testament. Elle ne se trouve pas dans les écrits de Paul, ni dans les épîtres de Jacques (frère de Jésus et fils de Marie), ni dans les épîtres de Jean qui s’est occupé d’elle. Cette Juive obéissante est devenue un disciple de Christ, pas une médiatrice entre Dieu et les hommes car nous lisons dans 1 Timothée 2:5 qu’il y a “un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme”.

Marie est née comme tout autre enfant ; elle avait besoin du Sauveur à qui elle a donné naissance de manière virginale grâce à un miracle accompli par le Saint-Esprit. Elle est devenue un disciple de Jésus-Christ, elle a vécu pour lui, elle est morte et enterrée, et elle sera ressuscitée avec tous ceux qui sont morts en Christ au jour de la résurrection.

Tandis que les catholiques ont construit beaucoup de mythes sans soutien biblique aucun autour de Marie, en tant que protestants, nous avons trop souvent réagi en refusant de voir en elle le modèle d’une jeune femme pieuse qui s’est soumise à la volonté de Dieu.

Nous pouvons conclure en citant John Piper :

La vénération que donne l’Église catholique (romaine) à Marie n’est pas justifiée par le Nouveau Testament. En fait, il est étonnant de constater que son rôle dans le Nouveau Testament est vraiment minime. Nous pouvons reconnaître la bénédiction qu’elle a reçue de Dieu pour devenir la mère de notre Seigneur incarné, mais nous ne devrions pas la mettre sur un piédestal que ni elle ni Jésus l’aurait approuvé.

La mortification du péché : (5) essentielle pour notre épanouissement spirituel

Overcoming Sin and Temptation by John Owen

Articles précédents :

Dans le quatrième chapitre de son livre Overcoming Sin and Temptation (« Surmonter le péché et la tentation »), John Owen donne son troisième principe :

La vigueur et le confort
de notre vie spirituelle
dépendent dans une large mesure
de la mortification du péché en nous.

Autrement dit, notre épanouissement spirituelle dépend en grande partie de notre responsabilité de faire mourir le péché en nous :

…si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez (Romains 8:13).

1. Pourtant, la mortification du péché ne produit pas forcément la vie, la vigueur et le confort. C’est à nous de nous servir des moyens que Dieu nous a accordés pour obtenir ces grâces ; leur allocation est la prérogative de Dieu.

2. L’adoption dans la famille de Dieu et la justification par la foi — et non pas la mortification — sont les causes immédiates de la vie, de la vigueur et du confort. Pourtant…

3. Dans notre relation normale avec Dieu, la vigueur et le bien-être de notre vie spirituelle dépendent dans une grande partie de notre part dans la mortification du péché. La mortification est la condition essentielle.

Owen considère les effets du péché :

  • Le péché affaiblit l’âme et la prive de sa vigueur.

    Il n’y a rien d’intact dans ma chair à cause de ton courroux, Point de paix dans mes os à cause de mon péché… Je suis sans force, tout à fait brisé ; Je gémis à cause du trouble de mon cœur (Psaumes 38:3, 8).

  • Le péché assombrit l’âme et la prive de son confort et de sa paix.

    Car des maux sans nombre m’environnent ; Mes fautes me poursuivent, Et je ne puis en supporter la vue ; Elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, Et mon courage m’abandonne (Psaumes 40:12/13).

  • Le péché désaccorde et désencadre l’âme en enchevêtrant ses affections.

    Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais (Romains 7:15).

  • Le péché détourne le cœur d’une communion ardente avec Dieu, rend désirable son objet en expulsant l’amour de Dieu.

     
    N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui (1 Jean 2:15).

    Si quelqu’un possède les biens du monde, qu’il voie son frère dans le besoin et qu’il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeurera-t-il en lui ? (1 Jean 3:17 SER).

  • Le péché remplit le cœur de stratagèmes pour que l’on se mette en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises. C’est pourquoi nous devons renverser les raisonnements qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu et amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:4-5).
     
  • Le péché nous empêche de faire ce que nous devrions faire.

    Ce que je veux, je ne le pratique pas (Romains 7:15).

    Tous ces effets du péché empêchent la vigueur et l’épanouissement de notre communion avec Dieu, notre vie spirituelle.

    La mortification est le moyen d’émondage par lequel, en déracinant les convoitises et les affections qui empêchent la croissance en grâce, nous puissions porter du fruit. La mortification est l’opposition vigoureuse de l’âme contre le moi et la preuve de notre sincérité devant Dieu.

  • Catégories : péché, sanctification, tentation, Saint-Esprit, John Owen, études

La mortification du péché : (4) Le rôle du Saint-Esprit

Articles précédents :

Overcoming Sin and Temptation by John Owen Je continue ma lecture de Overcoming Sin and Temptation (« Surmonter le péché et la tentation ») par John Owen.

Dans le chapitre 3, Owen donne son deuxième principe : Le Saint-Esprit est la grande cause souveraine de la mortification du péché : « Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13). Le Saint-Esprit seul est suffisant pour l’œuvre de faire mourir les actions du corps de péché… Tout autre remède est en vain. C’est « par l’Esprit » parce que le Saint-Esprit seul est suffisant pour cette œuvre de faire mourir les actions du corps de péché. Tout autre remède – ordres, pénitences et vœux prescrits par l’Église catholique, par exemple – est en vain.Owen étale plusieurs raisons pour lesquelles tout autre remède est vain :

  1. Bien de ces remèdes n’ont jamais été désignés par Dieu pour accomplir la mortification de la chair. « C’est en vain qu’ils me rendent un culte En enseignant des doctrines (Qui ne sont que) préceptes humains » (Matthieu 15:9).
  2. Les moyens désignés par Dieu comme la prière, le jeune, la veille et la méditation ne sont pas mis en pratique.

Pourquoi la mortification est une œuvre de l’Esprit Saint.

1. Il a promis de faire cette œuvre.

“Je leur donnerai un même cœur Et je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de leur chair le cœur de pierre Et je leur donnerai un cœur de chair, » (Ezékiel 11:19).

“Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair » (Ezékiel 36:26).

2. Tous les dons sont communiqués par le Saint-Esprit :

“Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5).

“Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez » (Actes 2:33).

Comment le Saint-Esprit fait-il mourir le péché ?
  1. Une vie remplie du Saint-Esprit ne laisse pas grande place pour les œuvres de la chair.Il fait abonder nos cœurs en grâce et en fruit qui sont contraires à la chair. L’apôtre Paul contraste les œuvres de la chair avec le fruit de l’Esprit : « Les œuvres de la chair sont… Mais le fruit de l’Esprit est… » (Galates 5:19-22). Si notre vie est remplie du fruit de l’Esprit, il ne reste pas grande place pour les œuvres de la chair car « Les désirs de l’Esprit sont contraires à ceux de la chair » (Galates 5:17). « Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (v. 24). De quelle manière ? Ils vivent et marchent « par l’Esprit » (v. 25). Nous sommes renouvelés par le Saint-Esprit (Tite 3:5). Il nous fait grandir, nous épanouir et abonder dans les grâces qui sont contraire aux œuvres de la chair.
  2. Le Saint-Esprit affaiblit, détruit et enlève la racine et l’habitude du péché. Cf. Ésaïe 4:4.

Il applique la croix de Christ au cœur du pécheur par la foi et nous fait entrer dans « la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort » (Philippiens 3:10).

Si l’Esprit Saint seul est la grande cause souveraine pour la mortification du péché, pourquoi sommes-nous exhortés à le faire mourir ?

  1. Nous devons faire mourir le péché parce que toutes les grâces et toutes les œuvres bonnes en nous viennent de lui. Il « opère en nous » (Philippiens 2:13). Il est l’« Esprit de grâce et de supplication » (Romains 8:26 ; Zacharie 12:10).
  2. Sa manière d’accomplir la mortification du péché en nous n’exclut pas notre obéissance. Le Saint-Esprit préserve notre liberté et notre arbitre libre. Il œuvre sur notre compréhension, notre volonté, notre conscience et nos affections d’une manière qui ne les domine pas. Il œuvre en nous et avec nous, pas contre nous ou sans nous.

Les leçons les plus importantes pour moi :

  1. J’ai besoin de comprendre la puissance du péché qui demeure en moi et la puissance infiniment plus grande de l’Esprit Saint.
  2. Le péché enlève de notre esprit toute pensée de Dieu, paralyse la volonté, « produit » la paresse, entraîne le mauvais emploi de notre temps et nous rend stériles plutôt que fructueux pour le Seigneur.
  3. Nous faisons mourir le péché en semant à la justice, en nous réveillant à Dieu, en croissant dans la grâce et la connaissance du Seigneur et en portant encore plus de fruit. Ce que vous nourrissez grandit ; ce que vous affamez meurt. Les deux moyens sont à employer, quand nous semons à l’Esprit, la chair est affaiblie.
  4. La grâce décline ; nous devons semer à l’Esprit chaque jour.

Passage supplémentaire à méditer :

« Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ; à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il a les yeux fermés, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 1:1-11).

Catégories : péché, sanctification, tentation, Saint-Esprit, John Owen, études